L'indépendance belge

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s.n. 1916, 10 April. L'indépendance belge. Konsultiert 04 Dezember 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/2r3nv9b56b/
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■ j7ime année. No. 85 L' INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI: ONE PENNY BELGE. CONTINENT: Î5 CENTIMES (HOLLANDE : 5 CENTS) administration et redaction: jpdob house. tudor st., london._e.< TELEPHONE: CITY 3960. 3 11. place de la bourse. LUNQ! 10 AVRJL 1916. f3 mois. 9 shillings. ) __u ( 31 1-57 et . _ abonnements: ] 6 mois. 17 shillings. \ ( TELEPH.: j238.7S. En vente à Londres à 3 h. ie samedi 8 avril (i an. 32 shillings. J * "" " ' ■ ' . Conservation par le Progrès. AU ROI ALBERT à l'occasion de son 41e anniversaire, nous adressons nos sincères et respectueuses félicitations. Sire, Depuis vingt mois nos soldats sont aux tranchées, faisant face vaillamment à l'ennemi. Depuis vingt mois la presque totalité des Belges subit le joug odieux et cruel des Barbares oui ont dévasté et pillent notre cher pays. Depuis vingt mois bien des Belges supportent les amertumes et les difficultés do l'exil. Toujours, cependant, le moral de nos vaillants défenseurs, soutenus par votre exemple, est excellent et leur ardeur toujours vive. Toujours les Belges, au pays, montrent une unité d'action, un esprit de résistance, une fermeté morale admirables. Toujours les Belges en exil supportent leurs privations avec courage. Car tous les Belges ont confiance dans l'issue de la lutte ; ils tiennent la victoire des Alliés pour certaine, ils la sentent proche. Sire, Les Belges savent ce que vous avez fait pour défendre leur honneur. Ils savent que vous serez là aussi, pour défendre leurs droits. Vous avez grandi la renommée de la Belgique, vous allez bientôt assurer son avenir. D'avance, Sire, les Belges vous expriment leur profonde reconnaissance et, en attendant le moment si ardemment souhaité de vous acclamer dans votre capitale délivrée, ils vous envoient, Sire, l'assurance de leur entier dévouement. Vive le Roi ! LA SITUATION. .samedi, midi. Le quarante-huitième jour cl© la ba-! Iaille pour Verdun voit les Allemands | aussi loin de leur but. qu'il y a quelques semaines. Il leur arrive encore de remporter des succès locaux, mais à ceux-ci j répondent de plus en plus des progrès | français qui compensent, et au delà, deo I avances éphémères de l'ennemi. Celui-ci, après le bombardement clas-I fujue, passa, dans la nuit de jeudi à ven-I a'recfi, à l'attaque des positions i'ran-| jaises entre Béthincourt et la Côte 265 | et pénétra dans la première ligne des tranchées le long de la route de Béthin-i court à Chatlancourt . Mais nos Alliés ne lui laissèrent guère le temps de s'y installer. Ils contre-at-(aquèrent une première fois et délogèrent les Allemands de la plus grande partie des tranchées perdues, puis, dans une nouvelle ruée, les en chassèrent complètement au moyen de grenades. Le communiqué de Berlin oublie de parler de ces "incidents." > Dans le secteur voisin de Haucourt 'es Allemands attaquèrent sur un front de deux kilomètres, visant les approches sud et est du village, mais les colonnes d'assaut furent fauchées par les mitrailleuses et les colonnes de soutien furent arrêtées par un rideau de feu qui 1er t'mpêcha de déboucher. Les Allemands se vengèrent en bombardant violemment le Mort Homme et le village de Cumières. Berlin préfère | également lie pas insister sur cet éche.. I et se borne à parler d'attaques fran-I çaises à l'est d'Avocourt et dans le Bois I de la Caillette (Douaumont), reppussées. Sur les autres parties du front français n'y a rien à signaler si ce n'est, an-I nonce par le communiqué allemand, I l'usage, par les Français, de projecteurs de flammes (dans l'Argonne, au nord du P'our de Paris). Nous ignorons si le fait i t-t exact, mais nous le souhaitons car il serait bon que nos ennemis ressentissent sur leur propre corps les bienfaits [ de cette arme diabolique introduite par eux dans cette guerre. Sur le front britannique, nos ennemis ont remporté un léger succès en enlevant a nos Alliés, après une âpre lutte, qui 6 est prolongée pendant deux jours et qui n'est pas encore terminée, une par-j <ie du terrain qu'ils avaient conquis le 1 27 mars. . Sur le front russe, an sud de Riga et jusqu à Dvinsk, la lutte a dégénéré, à 'a suite des inondations, en un duel d'ar-I 1 Jllerie qui est vigoureusement poursuivi par nos Alliés. Ceux ci ne souffrent pas ■ du manque de munitions, car nous lisons | 'tans un compte-rendu du "Berliner Ta-; geblatt" que pendant l'offensive récente : «es Russes nos amis ont lancé jusqu'à 0,000 obus en un jour sur les positions ; allemandes ! iJans la région du Lac Narotch, les -eusses, après un violent bombardement, ont occupé quelques positions ennemies * " ,a^ des prisonniers. Sur la Strypa •uperieure et dans la région de Bojan, s Kusses ne laissent aucun repos à l'en-infligent des pertes sensibles c"ace au tir excellent de leurs batteries. amis italiens ont remporté liier ,7 "nc série de succès dans le Tren-,l." (yaîlées de la Camonica et de la m •)■ dans la vallée de Cordevole, ainsi wue aur P&rso et* claiw l'Isonzo. Une attaque aérienne effectuée par sept appareils autrichiens dans la région côtière a abouti à la capture de deux avions ennemis et des quatre aviateurs qui les montaient. Les nouvelles venant des bords du Tigre sont satisfaisantes. La colonne de secours, commandée maintenant par le général Gorringe, a dû faire suivre sa récente avance d'un arrêt dicté par la nécessité de reconnaître les positions nouvelles qu'il s'agit d'enlever à l'ennemi. La situation des troupes britanniques s'est beaucoup améliorée, mais la crue des eaux gêne considérablement les opérations. Dans l'Afrique Orientale Allemande un détachement de cavalerie, commandé par le générai boer Van der Venter, est parvenu à cerner un détachement allemand dans le district montagneux d'Arusha. L'ennemi a dû se rendre. On signale de nouveaux incidents en Grèce, où les Alliés se heurtent à certaines oppositions activement entretenues et exploitées par les agents aile-' mands. Un officier grec, pris en flagrant délit d'interception de communications militaires françaises, a dû être explusé manu militari de la gare de Karassuli, où il opérait, et à la suite de cet incident les troupes alliées occupèrent la gare. L'incident a fait l'objet d'une demande d'explication officielle grecque. Mais c'est surtout à Athènes que nos ennemis poursuivent leur campagne contre les Alliés. Celle-ci est menée par une presse reptilienne qui s'applique à répandre de fausses nouvelles sur le compte des troupes alliées. Le général Sarrail a demandé que ces organes germanophiles soient contraints à se rétracter. Tous ces incidents prouvent combien délicate, pour ne pas dire précaire, est la situation dans les Balkans et combien il est nécessaire aux Alliés d'agir avec prudence. Les journaux allemands regorgent, eux aussi, de fausses nouvelles sur la situation à Salonique et le "Tageblatt," qui tient à justifier son sobriquet de "Tas de blagues," essaye de faire avaler à ses lecteurs cette couleuvre que les Alliés "préparent" leur retraite. Car, pour 1e correspondant du journal berlinois, les routes nouvelles construites par les Alliés, l'établissement de quais de débarquement, etc., sont autant de précautions prises en vue de la retraite. Dans la même dépêche oe correspondant constate que les Alliés disposent maintenant de nombreux dépôts de munitions et d'appareils optiques et qu'ils procèdent dans le Golfe de Cassandre à des sondages suspects ! Et voilà comment le lecteur allemand est tenu au courant des événements. Etonnons-nous après cela de son optimisme incorrigible. En Hollande, la situation n'a pas changé, la panique, si panique il y avait, a disparu, et les Allemands sont contents de leur coup. Car les bruits d'un ultimatum anglais, répandus si adroitement, l'ont été par le consul allemand à Amsterdam, qui dit l'avoir reçu de La Haye. Ces gens-là se croient tout permis, et comme on les laisse tout faire, faut-il s'étonner ûu'ils continuent î POLITIQUE FISCALE BRITANNIQUE et l'UNION DOUANIÈRE des ALLIÉS. -■ ♦ « Nous ne devons pas rester indifférents aux mouvements d'opinion qui se font jour, en Angleterre, au sujet de la politique fiscale à suivre après la guerre. Déjà, dans divers numéros de "l'Indépendance" il a été formulé certaines observations au sujet du vœu émis parles Chambres anglaises tendant à assujettir à une taxe les bateaux des pays actuellement ennemis qui aborderaient dans un port de Grande-Bretagne. La Belgique subirait un préjudice considérable ei une telle txixo devait être appliquée à nos ports sans que, en même temps, des mesures fussent prises pour parer à la raréfaction de notre tonnage transporteur, comme le faisait très bien remarquer M. Teugels-Devos. Tendances ultra libre-échangistes. A un autre point de vue, il convient peut-être de s'occuper de tendances ultra libre-échangistes qui animent certains esprits. M. Royer a répondu déjà à M. Henri Lambert qui avait rompu une lance dans le présent journal en faveur d'une politique coloniale plus large dont l'Allemagne ne serait pas exclue. Il vient de paraître chez Cassel et Co., Ludgate Hill, à Londres, une brochu rette intitulée "Fiscal Policy after the War," due à J. M. Robertson. Ce petit tract n'est point à négliger car il est édité par le "Cobden Club" qui, comme on sait, bénéficie de toute la considération du Gouvernement anglais. Deux tendances. M. Robertson constate que deux tendances se font jour dans l'opinion anglaise.L'une d'elles veut délibérément empêcher toute importation allemande en Angleterre soit par veto soit par de> droits de douane prohibitifs. L'autre veut qu'il soit dressé un ia.ru général de droits de douane, divisé eu trois classes : le traitement favorable serait réservé aux Alliés, aux colonies ei protectorats britanniques, le traitement moyen aux neutres et le traitement hostile mais non prohibitif aux Allemands. M. Robertson estime que ces deux tendances sont dangereuses, car elles ont pour but de "déprimer" la production allemande, et, pour conséquence, "de diminuer la production du monde." L'affaiblissement de l'Allemagne (im-poverished Germany) au point de- vue commerce, veut dire un affaiblissement des neutres et cela aura, dit l'auteur, une répercussion fâcheuse sur notre commerce.L'auteur estime en un mot que la politique du libre-échange absolu est 1e seul moyen de ramener, dans l'avenir, la paix sur la terre, et que l'Angleterre commettrait une faute très grave en se départissant de sa politique traditionnelle du free-trade ou en excluant l'Allemagne de cette politique. L'élément moral. Les idées de M. Robertson ne doivent pa3 être, admises, à notre avis, sans examen ni discussion. Certes, nous sommes partisans du libre-échange, et nous ne perdons pas de vue le développement du maximum des capacités productives de toutes les nations au point de vue de l'intérêt général. Mais l'auteur paraît oublier qu'il n'y a pas que le mercantilisme qui oompte. 11 existe au-dessus de la loi d'échange, qui domine le monde et met les richesses en valeur, un élément moral qui ne peut être oublié. Actuellement, il n'est pas possible d'accueillir avec une bienveillance égale les produits de toutes les nations. Il n'est pas possible que, légalement, nous soyons tenus, nous, Belges, de recevoir de la même façon la marchandise qu'a façonnée un ouvrier allemand sur une machine allemande, d'après des ordres allemands, et la marchandise qu'a façonnée un ouvrier anglais ou français. Nous ne pouvons être soupçonnés de germanophobie aiguë, car plus que tout autre nous avons 'le respect de la science allemande, de la méthode allemande, de l'effort industriel allemand. Mais il y a des choses qu'on ne pardonne et qu'on n'oublie pas; et l'agression allemande contre la Belgique est de celles-là. L'union douanière. Certes, le libre-échange intégral est le principe qui devrait dominer les échanges des nations. Free-trade is the best peace-maker. Mais, comme les nations ne sont pas également développées, que les gouvernants des nations estiment souvent utile, dans l'intérêt de la nation qu'ils gouvernent, d'augmenter l'intensité de production d'une certaine marchandise, ou de faire naître certaines industries, le libre-échange intégral ne pourra s'imposer au monde que le jour où régnera l'entente complète entre nations unies. La solution actuelle, répondant aux circonstances présentes, nous paraît dès lors comme devant bien être la constitution d'une union douanière avec l'adoption de trois tarifs : alliés, neutres, hostiles. Mais ces trois tarifs appellent quelques réflexions. Tarif uniforme entre Alliés. C'est au point de vue économique une solution admirable : l'hinterland de tous les produits est considérablement augmenté.Mais au point de vue de chaque nation, ne va-t-il pas se produire de réels bouleversements ? Des centres régionaux prospères ne seront-ils pas menacés par des afflux étrangers ? Des industries qui végétaient ne verront-elles pas leur champ d'action décuplé et leur prospérité augmenter d'une façon inouïe? Les gouvernants oseront-ils marcher dans cette voie ? Ne craindront-ils pas d'être plus honnis par la partie de leurs nationaux atteints par le nouvel état de choses qu'ils ne seront soutenus par la partie de leurs nationaux dont ils auront augmenté la prospérité 2 Ils devraient oser. Le bouleversement auquel nous assistons permet seul une pareille révolution économique. L'heure du traité de paix est un moment solennel dans l'histoire de 1 humanité. Il ne faut pas laisser échapper cette occasion unique. Ce tarif des Alliés constituerait d'ailleurs un admirable base de sanction pour le futur arbitrage obligatoire qui ne peut pas m pa« s'établir aprçs la guerre entre toutes les nations. Et la sanction à toute la dérogation a ce traité d'arbitrage existerait du coup ;ar la nation récalcitrante, qui ne vou-Irait pas se soumettre à une décision l'arbitrage, pourrait être exclue pour une période à déterminer de l'union douanière. Tarif pour neutres. Quant aux tarifs des neutres il est entendu qu'il serait bien stipulé que toute nation neutre faisant avec le groupe allemand un accord douanier l'avantageant spécialement au détriment des Alliés perdrait le bénéfice du tarif des neutres et serait traité comme pays allemand.Car sinon le neutre s'empressera de compenser la faiblesse de ses échanges avec les Alliés par une union étroite avec le Zollverein. Si les Alliés depuis le début des hostilités avaient déclaré—et il n'est pas trop tard encore pour le faire—que les neutres subiront des entraves et des entraves sérieuses dans leurs transactions économiques, il est fort probable que la guerre eût été écourtée. Les prodiges d'équilibre ne sont plus de saison. Il n'est pas possible de laisser les hommes continuer à s'entretuer et l'on arrive à dire: Ceux qui ne sont pa9 avec nous sont contre nous î Tarif pour Allemands. Il est nécessaire que les Alliés, pour qu'ils puissent panser leurs plaies, affaiblissent la concurrence allemande. Il est moral que la génération actuelle allemande sente peser sur ses épaules les conséquences terribles de la guerre qu'elle a déchaînée ou a laissé déchaîner. D'autre part comment obtenir de l'Allemagne le remboursement des dégâts qu'elle a commis? Tout l'or qu'elle a en banque n'y suffirait pas ! Il faut obliger l'Allemagne à subir, à notre profit, des droits d'entrée et des droits de sortie. Ce serait un impôt de travail que la génération allemande sentirait peser sur elle et qui avantagerait considérablement les Alliés sur les marchés des neutres. R. BILLIARD. Industriel ingénieur C.C. LETTRE DES ETATS-UNIS. i.,tnn»|i|i.»iw. » i i «j.—ai wi .in* PoM«quoi et comment on change de nom aux Etats-Unis. — iVméricanisation des noms teutoniques. i t\ , \ » • 111a «v « - î 1 tijcr/iiil- * î * « n n ï*» (De notre correspondant.) Je ne saurais dire au juste, maïs je crois me rappeler que quand un Belge ou un Français désire changer de nom ii doit, non seulement avoir pour cela de très bonnes raisons, mais il faut aussi que les autorités y consentent. Il est même à peu près certain que la chose ne peut se faire sans mettre en mouvement une mécanique très compliquée, ni sans passer par des procédés longs et coûteux. Aux Etats-Unis, la chose est beaucoup plus simple et plus expéditive. Elle a, en outre, le grand avantage de coûter très bon marché, donnant ainsi un démenti de plus à ceux qui disent que tout coûte cher en Amérique. Quand on a décidé de changer de nom et arrêvî comment on s'appellera désormais, on notifie la chose au maître des postes du village. Si on_ est très connu et assez en vue, on fait imprimer des cartes de visite portant, en première ligne, les nouveaux noms et prénoms et, en seconde ligne, les anciens, précédés du mot "formerly," qui veut dire "autrefois." On envoie ces cartes par la poste à ses amis et connaissances. La carte et son enveloppe coûtent un cent, le timbre un cent, total dix centimes par carte envoyée. C'est tout. Il faut avouer que c'est d'une simplicité élémentaire et pas coûteux du tout. Un violiniste Sarnand. Il y a mille et une raisons différentes pour qu'un citoyen désire changer de nomv Vous citerai-je, en .passant, le cas du violoniste flamand que je connus autrefois en Amérique, qui mangea de la vache enragée aussi longtemps qu'il conserva le nom sous lequel il était connu dans la paisible ville d'Ingel-munster? Je ne dirai pas ici ce nom car il est probable que l'honnête Flamand est inscrit sur la liste des abonnés de ('"Indépendance." Je ne veux pas offenser sa modestie. Il habite maintenant quelque part en Angleterre, ou dans le Nord-Ouest de la France, vivant du revenu des très nombreux dollars acquis en Amérique au cours des quatre ou cinq années qui suivirent le remplacement, sur nos affiches et programmes musicaux, d'un nom tro-p typiquement Flamand par un nom polonais non moins typique, mais plus harmonieux. Cela se passait pendant les dernières années du siècle dernier. Ysaye faisait al<?rs fureur en Amérique, allant de viiixj. cil viiicj iîsociul ucj tu» unb ' traînée éclatante dont le pauvre Flamand, mal avisé, chercha sans doute à profiter. Venant trop tôt après Ysaye et annoncé aux affiches comme un compatriote du grand violoniste belge, il eût fallu être bien fort pour attirer Ja foule. Un beau soir, à Saint-Louis du Missouri, après avoir joué devant une salle à peu près vide, le virtuose d'Ingel-munster fut abordé par un Juif polonais qui lui dit : "Tu as du talent, mais toni nom est impossible. "Si tu consens a t'appeler Werze-nios-ki, je réponds de ton avenir. Je serai ton accompagnateur. Nous par-courerons ensemble toute l'Amérique. Nous partagerons les recettes." Un contrat fut signé sur l'heure. Au bout de quelques années, le Juif Polonais et -le musicien de Flandre étaient riches tous deux. Qui oserait blâmer ce Belge d'avoir abandonné provisoirement le nom de ses ancêtres pour adopter celui plus harmonieux de Werzenioski? Le nom de Dubois. Il y a quelquefois des personnes qui changent de nom pour des raisons qu'ils n'oseraient avouer, mais il y a tout un tas d'honnêtes gens qui le font dans une intention très louable. Il y a, par exemple, ceux qui portent des noms Turcs, Italiens, Polonais, Grecs, Arméniens, d'une trop grande longueur ou trop difficiles à prononcer. Chose assez étonnante, ces personnes adoptent souvent des noms qui ne rappellent en riet& leurs pays d'origine. Un Calabrais, uni Sicilien adoptera souvent un nom Irlandais, tandis que les Grecs et les Arméniens ont une préférence marquée pour des noms Français très courts et relativement faciles à prononcer. Dubois, par exemple, que l'on prononce ict Deubboilles, en mouillant les 1. Il ne faudrait pas croire que tous ceux qui décident de changer de nom le font toujours aussi simplement que je l'ai dit tout à l'heure. Il y en a beaucoup qui annoncent la chose par la voie des journaux. Quelques-uns s'arrangent même de façon à y donner un cachet plus ou moins officiel. On peut, par exemple, demander à un tribunal de première instance ou à une cour fédérale de district, de déclarer qu'il n'y a aucune raison connue qui empêche M. X de s'appeler dorénavant M. Y, Depuis quelque temps iî y a un grand nombre de personnes qjui procèdent de

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'indépendance belge gehört zu der Kategorie Liberale pers, veröffentlicht in Bruxelles von 1843 bis 1940.

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