L'indépendance belge

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s.n. 1916, 05 Dezember. L'indépendance belge. Konsultiert 10 April 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/n872v2dd60/
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L'INDÉPENDANCE BELGE. ROYAUME-UNI: OME PZ^NY CONTINENT: 15 CENTIMES (HOLLANDE: g>CENTS) ADMINISTRATION ET REDACTION : BUREAU A PARIS : MAOni E? f\C f*CIMID19ET <Q«ig (, ■» r^\7 n n-mr T T-v/-»O \ 1UD0P H01/SE. ÏUDOR ST.. LONDON, E.C, U. PLACE DE LA BOURSE. " M»«DI 5 DECEMBRE t916. ABOIEMENTS : H ,7 oSr t njrll CONSERVATION P\R LE PROGRÈS. TELEPHONE: city 3960. TELEPH : | 238-"f I. en vente à Londres à 3 h. le lundi 4 dec. Il A° i2 LA SITUATION. I. midi. Les dernières quarante-huit heures ont été fertiles en événements. Ls communiqué do Berlin de samedi annonce un importa) ît succès de l'armée Mackensen dans le secteur de la rivière Arges, à l'est de Pitesti, où les Roumains, essayant d'arrêter le flot allemand, ont livré une bataille qui s'est terminée, aux dires de ncs ennemis, par une assez sérieuse défaite. Les Allemands affirment avoir capturé, là et sur d'autres parties du front, un total de plus de 6,000 prisonniers et 49 canons, auquels sont venus s'ajouter, depuis, 15 canons et près de 3.000 prisonniers ! Les communiqués ennemis de dimanche parlent du passage de la» rivière Arges au sud-ouest de. Bucarest, et c'est ce moment que choisissent nos Alliés roumains pour annoncer que "contrairement aux I affirmations de l'Agence Wolff, qui ré pand ces bruits dans un but de propagande ( ?), Bucarest n'est pas transforme en camp retranché, puisqu'au contraire, avant la guerre déjà, Bucarest a été privé de son caractère de forteresse et quf l'élément militaire a évacué la ville dès qu'il y avait danger d'occupation." Pour notre part nous avouons franchement avoir cru, avec nos grands confrères de la presse anglaise, et «ans aucune intervention de l'Agence Wolff. que Bucarest était restés la grande forteresse que nous avons décrite, et si l'abandon du camp retranché a été décide avant la guerre la nouvelle n'a jamais été annoncée dans la presse alliée. Au reste, que l'abandon de la capitale roumaine ait été décidé hier ou avant-hier, le fait crû est que l'heure est arrivée où on croit nécessaire de préparai l'opinion publique à cette fâcheuse éventualité.Se produisant simultanément avec la tournure grave prise par les événements & en Grèce, l'échec roumain prouve qu'"i! I y a quelque chose de pourri chez le: I Alliés." La grande majorité du public estime que la guerre, du côté des Alliés, n'esi pas menée avec la vigueur et la décisior nécessaires, et les récents incidents par lementaires en Russie, en France et s Londres indiquent que l'opinion publique est en plein accord avec une grande par tie de la représentation nationale qui elle aussi, réclame des changements radi eaux dans 1' "organisation de la- vie toire." y En Russie l'opinion publique et h Douma viennent de recevoir des satisfac tions qui rendent notre grande allié* plus forte à l'intérieur et à l'extérieur et il est certain que l'annonce, par M TrepOff, de l'accord complet entre la Rus ise, la France, la Grande-Bretagne ei l'Italie au sujet des droits de la Russie sur Constantinople et les Dardanelles aura l'effet d'un puissant stimulant sui nos Alliés moscovites. La prolongation des séances secrètes à la Chambre française (la sixème séance eut lieu dimanche après-midi) prouve également que la représentation nationale en France est anxieuse de connaître les raisons d'échecs qui demandent une sanc tion et qui justifient des demandes d'ex plications de la part des représentants d'une nation qui' a accepté et qui est prête encore à supporter tous les sacrifices qu'on lui demande, à condition qu'ils errent à assurer la victoire des Ce sont des raisons analogues qui ont t'ait éclater la crise ministérielle au sein du cabinets do coalition que' préside M. ut Asquith et qui a cté rendue publique, [i- samedi, par l'annonce de la démission de n- il. Lloyd George. >n La démission n'a pas été et ne sera st probablement pas acceptée, M. Lloyd it George étant précisément l'homme d'ac-ie tion que beaucoup, même parmi ses 'ad-le ver,-aires politiques d'antan, croient in-é- dispensable dans les circonstances ac-p- tuelles. Le geste de M. Lloyd George t, n'a pas été une surprise pour ceux qui et étaient au courant de la situation politi-r, que et parlementaire. Le pays demande •i- impérieusement- que la guerre soit menée plus vigoureusement, et pour y arriver le une simplification des rouages adminis-es tratifs s'impose. M. Lloyd George préco-0. nise un comité de guerre restreint ne ils comprenant cjue quatre membres (M. IX Lloyd George, Sir Edward Carson, M. Bonar Law et un représentant du parti a_ cfvriev, éventuellement M. A. Hender-aé son), lesquels, avec l'aide de Sir John e> Jc'licoe (chef de l'amirauté) et Sir Wil--i_ liam Rcbertson (chef d'état-major de ,P l'armée britannique) seraient seuls res-ès pensables de la conduite de3 opérations de guerre. e_ Tout indique que la crise recevra une u_ solution dans cet ordre el'idées, mais il u_ est à peu près certain que d'autres modi-(Y fications en résulteront, dictées plus ou moins par le cour3 des événements. A u_ l'heure où nous écrivons oh annonce offi-.jg ciellement que M. Asquith a conseillé au Roi de consentir à un remaniement du cabinet. Ie L'intervention russe en Roumanie, ^ après s'être produite d'abord dans les Carpathes boisées, où nos Alliés ont encore occupé des hauteurs tout en faisant près de 900 prisonniers, s'est fait sentir également au sud-ouest de Bucarest, sur la rivière Arges, où nos Alliés, avec l'aide des Roumains, ont repoussé les tïf-pes du maréchal Mackensen et leur 1_ ont enlevé 26 canons. Il semble résulter es cependant des communiqués viennois que malgré cet échec local, l'avance de i'en-ne nemi n'a pas été arrêtée. !St Entretemps la capitale roumaine est 311 transportée à .Tassy, où s'ouvrira inces-■r" samment la session parlementaire. a A Athènes les événements ont pris la Lle tournure que nous avons prévue. Le gou-■r~ vernement grec a refusé d'accepter les demandes des Alliés et ceux-ci ont débar-'1_ qué des troupes, qui furent attaquées à IC~ coups de fusils et ele mitrailleuses par les soldats du roi Tino ! la Près de 200 soldats français ont été ic- tués ou blessés parce que le roi Tino, traî-ée tre à sa parcle, n'a pas su maintenir l'or-r, dre. L'armée royaliste, qui a abandonné >1- aux Bulgares sans tirer un coup de fusil ls- des forts armés et dont tout un corps d'ar-et rnée s'est rendu avec armes et bagage >ie aux Allemands, ne retrouve du courage es que pour tirer sur les fils de cette France Llr à qui la Grèce doit tant ! Le roi de Grèce et son,armée ont agi en traîtres et les à gouvernements alliés s'humilient en né-ce gociant encore avec un souverain qui tra-vo hit les Alliés depuis le premier jour, le Nous espérons qtie la confiscation de e3 tous les navires grecs et le blocus des c- côtes hellène:, ne sont que le commence-x- ment d'une série de mesures qui rappel-ts leront à 1<-. Grèce qu'il y a plus à perdre st qu'à gagner à violer ses engagements, •i- La destruction d'une série nouvelle do m navires de commerce rappelle qu'il est es temps, en ce qui concerne les pirates teutons, de prendre 1ère mesures' que comporté te la situation présents et d'armer indis-i;i tiuctement tou les navires de commerce. PESSIMISTES. L'avance des Allemands en Roumanie donne depuis quelques jours beau jeu aux pessimistes ; les événements du mois dernier, cjui se déroulèrent à l'avantage des Alliés, les avaient mis dans l'obligation de' se taire. Le moindre échec étant pour eux présage de (grands désastres, ils repartent avec un nouvel entrain: " L'armée roumaine est détruite, nos Alliés ont perdu en prisonniers, blessés et morts plus d'un million d'hommes! Dans Constan-za, Craiova, etc., l'ennemi a trouvé du b!é, de quoi remplir ses greniers presque vides... d'énormes provisions de pétrole. Tout est fini ! Oublient-ils ceux' qui discutent ainsi la plupart du temps à l'heurt de l'apéritif, ou bien assise autour d'une table bien garnie (le repas y servi serait un festin pour bien des nôtres restés au pays), qu'il ne nous appartient pas de désespérer de l'avenir. Sur quoi basent-ils leur dire? Leur \ ie, peut-être moins eonforiu-b'e qu'auparavant, se borne, s'ils ne 1 1 sont point attachés à quelque comité, à ( la lecture des journaux, à écouter ce que 5 d'autres, qui se disent bien renseignés, j leur racontent à la partie de bridge quo- ] tkl'ienne. ( Leur santé, leur -situation d'homme j marié, père de famille, peuvent peut- ] être les excuser de ne pas être avec ceux ( qui, depuis des mois, se battent sur ] l'Yser. Mais si nos pessimistes se com- ( plaient à voir l'avenir en sombre, ne ] comprennent-ils pas ce qu'il y a de beau , à avoir confiance dans la bonne fin de la j cause commune ? 5 Il serait inutile de revenir ici sur ce qui aurait pu être si le mauvais vouloir de certains n'avaient mis un obstacle n l'armement militaire en Belgique,'le suprême désir de Léopc'd IL * Les Alliés sont sûrs de la Victoire. Elle sera la notre. Il va sans dire que 1 nous avons eu des revers, que nous en } aurons encore. Parmi les Alliés, il en est ï qui souffrent plus "que les autres; niais i n'avons-nous pas tous un même but : < l'anéantissement des Germains? « Perdrions-nous ie souvenir de ce ciu'ils r ont commis depuis 1914, les souffrance-innombrables de notre petit pays? j Doutent-ils du succès, ceux qui souf ' frent depuis vingt-quatre mois sous h jê ]<>ug prussien? Laisserons-nous suppe set' à la pauvre maman bruxelloise, qui _a en apprenant la mort de trois de ses fil' 1 tombés à l'ennemi, disait: "J'en ai en core deux autres, mes plus jeunes, ils ,j_ sont en Flandre, je les ai offerts comm-leurs aînés "—que son sacrifice pourrai c_ être vain? 7e Que penseraient de nous, nos prison ^ niers d'Allemagne, qui, endurant priva tions sur privations, se rient des souf frances, s'ils apprenaient que nous nom -e croyons perdus? er Et nos soldats en notre petii coin d< g_ pays qu'ils gardent courageusement de 0 puis deux ans, allons-nous leur laisse: 16 supposer que leurs sacrifices constant: ! et ceux de leurs camarades dont le san£ j rougit 'la terre de Belgique, auraient éti ti nuls? /->> . 1 . r . .. _ : . . r es l'écho de nos stratégistes en chambre et de nos pessimistes, usent d'influence au-f- près de leurs maris et de leurs frères et le leur fassent comprendre l'inanité de tels c- propos. Et que ceux-ci, pour distraire ii, leur esprit par trop disposé à voir tout ls en noir, aillent, puisqu'il paraît qu'il ne il- leur est pas possible de faire du service ls actif,.aider à fabriquer, soit ici en An-ie gleterre, soit en France, les millions lit de munitions nécessaires aux Alliés, et dont les Anglais emploient actuellement il- en Flandre et à la Soimme, au grand a- désarroi de l'ennemi, près de 4 millions f- d'obus par jour. Ils feront œuvre utile; js et, le corps étant fatigué par le travail, l'esprit sera moins enclin à semer la graine mauvaise du pessimisme. c" Si, par extraordinaire, ils ne peuvent ^ ou ne veulent collaborer à la gloire de |0. notre petit pays, qu'ils se disent qu'ils tl'. ne sont point seuls au monde et feraient acte de sages en se laissant ignorer. a x LETTRE CONGOLAISE. s {De notre correspondant.) ' Pigeon-vol&î' 1 Les temps durs que nous traversons - ri'on pas tué tout plaisir. O11 s'en aper- 1 çoit quand vient le soir, alors que la lune ' 1- éclaire la danse des soldats, le jeu des - boys. Le " makata " est très en faveur 3 pour l'instant. Je dis pour l'instant 1 parce que chaque saison, comme chez nous, amène l'enfance, à son jeu favori, . qui cesse bientôt pour être remplacé par ' s un autre, sans que le mystère de cotte 1 - Succession ait jamais pu être éclairci, t Ceux qui furent jeunes se souvisnnent-r ils du temps où ils lançaient joyeusement v leurs toupies dans tes allées du parc? 2 Puis, un beau matin, sans qu'on sache 1 3 pourquoi ni comment, fyii de la massive r i'pin drop" à pointu' longue, acérée, ou r du joyeux sabot, la " clacli dop " ian- - cée si aimablement au nez des passants. " La mode en est passée, plus une toupie à 1 trouver, les marchands les remisent au k fond du grenier. Voici venir les billes, " remplacées-par leurs modestes "juniors," les simples noyaux de cerises qu'on s'en 1 1 va chercher partout où on les trouve, " même dans les coins les plus cachés. . . s A quoi rêvent les boys? i Personne n'a jamais pu expliquer cette s mode annuelle cles mêmes jeux revenant aux mêmes époques. Pour l'instant, à S Irmu, MM. Ie3 boys jouent avec rage au - "makata," sorte de pigeon-vole. Les - deux champions, placés à 15 pas, l'un en 3 face de l'autre, se mesurent du regard. 1 Le meneur se met à danser, battant les - entrechats,esquissantdesailes de pigeons, - que doit imiter en tout point l'autre s joueur. Puis, sur une habile feinte, le 3 " banquier " met habilement le ponte 3 dedans, arrêtant net un gracieux rond s de jambe, que l'autre achève naïvement, - et le tour est joué, 011 crie " à la Ban- - que!" la main passe! Comme on 11e peut toujours rire, on finit par causer e aussi, et de quoi parler, si ce n'est de la s guerre. Puisque c'est chose défendue^ - vous 11e connaîtrez pas tout, sachez que - le roi Albert jouit ici do la même popu-3 larité qu'en Belgique. De3 boys discutaient l'autre jour pour savoir si 3 c'était ce même roi Albert qui autrefois t avait visité leur pays. Beaucoup se sou- - venaient de l'avoir vu et sont venus nous - demander comment la chose avait pu se - faire. Cours d'hisloire à l'usage des . populations noires. On croit que ces gens r vivent seulement pour boire, manger ou prier; mais non, ils ont quelque chose • au cœur et au cerveau. Les officiers qui les mènent en parleront, diront leur héroïsme, le désir de faire mieux et l'in-1 différence au danger. L'orgueil du noir - n'est pas toujours placé comme le nôtre, • tel indigène- grignotera sans vergogne " le restant d'un poulet rongé et exigera certains égards : le service ele la voirie est fait,par les prisonniers; aimablement, je leur dis en substance: " C'est vous, -les c employés de la Compagnie Richers?". . . Fièrement, ils se redressent en disant : employés de la Compagnie Richer?".. ' Ils semblent dire: " Pour qui nous pre-1 nez-vous?" et pour un rien ils ajoute-1 raient: " Nous faisons la vidange pour notre plaisir, un passe-temps, en dehors des heures." r Français et Flamands. Comme les distractions sont rares, on attend de mois en mois l'arrivée du " Bulletin Officiel du Congo belge " en > français et en flamand, avec la classique i page eu blanc pour les gens qui ne t savent pas lire. De plus en plus, s'af-, firme le désir ele donner à chacun son dû, : on ne se met donc à vérifier les poids, mesures eb instruments ele pesage neufs 011 i rj'errasion ri Vils sont reconnus"iùsfes" 1 « ^ 1 j ils seront marqués de la lettre U (up- 1 silon)... U (pas u mais bien upsilon). 1 ins Et chose extraordinaire càt U en fia- 1 ar_ mand fait encore upsilon Et allez e ne donc ! Hu ! dit-il en portugais. c [es Ceci est l'article premier, mais dans <- ur l'article 2 il est dit que ces mêmes instru- c n£ merits seront périodiquement marqués de c le7 la lettre U (up.ilon)—en flamand IJ (up- é silon). Et il y aura de. gens pour croire r iEj, qu'on ne s'amuse pas en tejnps de e bte guerra ! 1 ci. D'urgence. lt- Comme ça, le temps passe tout douce- :nt ment, un jour pousse l'autre, nous rap- , ■cl prochant de la finale. Rien ne presse au 1 he Congo, deux jeunes officiers arrivés tout 1 ve frais de l'Europe amènent une canon- j ou nière qui doit voyage* J'urgence n- Urgence, ils n'ont que ce mot à la ' ta. bouche, mais voilà que les porteurs mail- " ; à quent, plus loin la pluie transforme un au ruisseau eh torrent, il faut stopper deux es, jours en attendant du renfort. Les gros- * i," ses plaques de blindage se sont enfon- en eées dans le "petopoto," c'est ainsi que /e, le noir elésigne la boue. Bref, c'est un travail de fourmis amenant à grand renfort de pattes et de têtes des matériaux deux fois plus lourds qu'elles. Ce tte qUi lie peut se faire aujourd'hui sera ;llfc pour demain parce que si tout1 était fini, f a il ne resterait plus rien pour les autres au jours. Dépêchons-nous, dit-on, à la ca-ravane, " ils " nous attendent là-bas. en Flegmatiquement, le boy répond,: "<*• " Oui, mais ceux qui nous attendent ne les sont pas pressés." as, tre Nos "chochetés." le Dans les centres de l'arrière, c'est la ite vie habituelle, les vivres moins abon- , nd dants, la poste moins rapide. On y voit ( ut, fleurir les bonnes "chochetés" illus- ] in. trées par Beulemans aggravées de ceci , ne qu'elles s'intitulent "Club" et pren- ^ =er uent le "genre anglais." On y fait du < la tennis, on y bridge, on y tient des , io, séances solennelles. Ce cercle 1' "Union" , ue est très uni en effet, la magistrature s'y iu. attrape ave: le "territpire," les finances [is- avec la faculté et le Commissaire du elis- si trict s'en va de l'un à l'autre, tirant 0;s chacun par les basques de soii habit, di- ,u. saut comme M. Jourdain: "Monsieur >us 1®. Philosophe!... Monsieur le Juge! . se Monsieur l'Administrateur!"... Tout ]es finit par s'arranger, Capalet embrasse >;ls Montagu, laclaymorerentreaufourreau, j ou on recherche son soulier dont on s'ap- , ;36 prêtait à faire un projectile. Ce font les | j,,i joies des petites garnisons, on épilogue ; jg. sans fin sur la guerre pendant que là- ; in. bas, dans la B.E. allemande, ncs' braves cir boivent de l'eau pas toujours filtrée, < r0i mangeant moins souvent de brioche que , ■ne de pain, le moral restant toujours de ;ra quaiité supérieure. Le retour au pays. j^e Depuis la guerre, les termes au Congo ( s'allongent d'autant plus facilement que ' la dispersion des familles en Europe a rendu le retour moins agréable. On rit " encore à Dima de l'aventure de ce brave Luxembourgeois, rentré après quatre années de séjour, espérant embrasser sa 11,1 femme et son enfant restés "au pays." , JlS Notre homme parlejin français de Zurich, bien fait pour le rendre suspect. , Arrivé à Paris, on lui cherche un tas de , on misères, il raconte son histoire en large du et surtout en long. Taisez-vous, méfiez- ; en vous, personne ne le croit ; il a failli pas-[tte ses ses vacances au bloc. Au bout d'un ne mois de congé, ça l'a dégoûté, il est af- parti, et voyez comme il a l'âme large, , lu, l'esprit grand. 11 est rentré au Kwango ie- avec un phonographe et dix plaques plus ou patriotiques les unes que les autres. Mais , :s" il fera chaud quand on l'y reprendra à t retourner dans son pays. "Mais c'est ici, mon pays".. Pensez donc, il y est depuis :t bientôt quarante ans. s Pendant que les soldats se battent, c d'autres personnes pensent déjà à rebâ-,t tir, font des plans fort beaux sur le pa-e pier, sans savoir encore quand ni com-e ment pourra s'organiser la reprise des - affaires. A les entendre, il semblerait que s déjà les architectes, les maîtres-maçons, t les manoeuvres sont là, plans et truelles t en main, prêts à refaire du neuf sur des d monceaux de ruines et de désolation. Pas s si vite, il faut tailler avant de coudre, ; comme pensait 1 ^ vieille Catherine, qui , s'y connaissait. Songeous à ceux-qui ren-a treront pauvres, vieillis, dépouillés, découragés; préparons-leur dès maintenant ^ les moyens de se raccrocher à la vie. U a paru à Londres, en français et en anglais, une brochure des plus intéres-s sautes: "Avant-projet de constitution * d'une Société coopérative de secours aux Belges après la guerre," ele M. Lucien Herman, un constructeur anversois réfu- ' gié en Angleterre. Dans cette plaquette, faite surtout au point de vue pratique, l'auteur cherche les meilleurs moyens de remettre à fiot ces épaves de la guerre rentrant désemparées au pays. Sans exa- - miner le détail même de l'organisation préconi éo par M. .Her">'an, dont chacun - lira l'œuvre avec intérêt, il est judicieux z de considérer avec lui 1™ - moyens mis en œuvre pour reconstituer le mouvement s commercial : c'est par un- ingénieux cou- * - cours de coopérateur-, acheteurs spé-e ciaux, détaillants, fournisseurs belges ou étrangers, ou'en' arrivera à la mise en O ' i _ * e marche de cet 'organisme qui, au "point e de vue éeoncmiejue, rôaltse; se nble-t jl, un des meilleur - medes d'actiôjx elont on puisse pratiquement disposer. C'est l'extension élu système de la coopération au commerce général pour e ux qui, trop éprouvés par la tourmente, n'auraient plus en eux-mêmes ou dans leur entourage les moyens utiles de recommencer la lutte. A côté des gouvernements s'oc-"cupant de remetlrè le- affaires du pays à flot, il faudra une ent nte générale ele tou? pour se consoler, s'aider, se réconforter les uns les autres le jour où l'on pourra se compter, inventorier la casse. Irura.;:, octobre 1916. ROBINSON CRUSOE I LA VIE DE PARIS. e _ "-0* " a " Gagne-t-on en cinq-ans un million •> sans ciime ? " fait dire Regnard à un de lS ses personnages ; aujourd hui il y faut -- moins de temps, en cinq mois on gagne • dix fois plus'; ainsi on cite des fortunes '• subites; qui s'expliquent, mais qu'on e. n'approuve pas. On répète le mot d'un journaliste —si on peut dire — qui était dans la misère avant la guerre, ancien condamné de dro't commun, et qui' pos-a sède aujourd'hui automobile, Uomesti-l" ques, comptes-courants dans les ban-lf:' ques ; il dirige un quotidien et jouit de l'amitié d'un ministre puissant par-des-sus le marché. Comme cette fortune un l" peu subite avait étonné et qu'on avait u chargé un fonctionnaire de savoir s'il ;s n y avait pas au fond de tout cela quelque ingérence étrangère, notre homme y donna cctte explication : •s " — N'ayr z aucune crainte de ce côté ; 5" qu'il vous suffise de sivoir que j'ai reçu une commission de Fr. 250,000 dans une l~ affaire de fournitures." r On en pourrait citer des cas nombreux. Des comités de vigilance se sont formés où on enquête officieusement s'il est :e exact que tel chef de cabinet ait ainsi '> pu mettre do.côte plus d'un million, si tel personnage important a pu acheter deux >s magnifiques châteaux en six mois. Les 6 faits sont prouvés, dit-on, et on en de-l- mandera compte plus tard : nous verrons ■ s plus tard ; nous verrons bien. Pour le , quart d'heure, cela ne nous préoccupe e guère ; quelques maltotiers de plus ou de e moins, cela n'a pas grande importance. A peine pourrait-on regretter que certains ministres, trôp occupes par ailleurs, ac-çordent-s.i mal leur confiance. Ce sont 0 des accidents inévitables et qui, au de-;e meurant, n'ont pas grande importance. ,a Sous tous les régimes, dans tous les pays, dans toutes les commotions, il en e a été de même. Il y a toujours des pê-l" cheurs en eau trouble. D'ailleurs, dans a les crises économiques, il est inévitable que certains s'enrichissent avec prompti-l" tude aux dépens de la nation. Nous n'échappons pas à la loi commune. Il faut :e au surplus reconnaître qu'il y a des fournisseurs honnêtes qui ne violent aucune des prescriptions^ de la morale ; 3" ils profitent des circonstances ; ils sont II habiles et ont de ia chance. 't Ceux-là sont plus nombreux qu'on ne 3> croit ; par un jeu de bascule un peu ra-;o pide, ils montent de la médiocrité à la is grosse fortune, à laquelle ils ne s'atten-is daient pas. Quelques-uns sont surpris à ■ oar cette ascensiou subite à laquelle uc l'ème acaie, No 288

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'indépendance belge gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Londres von 1914 bis 1918.

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