L'indépendance belge

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s.n. 1915, 05 Juli. L'indépendance belge. Konsultiert 20 Mai 2022, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/319s17th6p/
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L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI: ONE PENNY, BELGE. CONTINENT: 15 CENTIMES ADMIKIS1 RATION ET REDACTION : BUREAUX ^ FAKJUo-c ^ „ TTT,..^T TTTTT T M r ,3 MOIS. S SHILLINGS, i SUD OR HOUSE, TCDOW ST., L03SD0N, E.O. U' , - - i k-T0* LONDRES, LUNDI 5 JUILLET, 1915. ABONNEMENTS : J 6 MOIS, 17 SHILLINGS. I conservation parole PROGRÈS. TELEPHONE: CSTY 3960, TELEPH.: '( ^glyg. 6t 11 AN, 32 SHULINGS. t S O M M A I R E. LA SITUATION : Combat naval dans la Baltique. — Un cuirassé et un croiseur allemands coulés. —Succès russe dans !a Mer Noire. — La retraite russe en Galicie. — L'offensive allemande dans l'Argonne. — Un fanatique allemand tente de faire sauter le Capitole de Wash= ington et d'assassiner le banquier Pierpont Morgan. La guerre, creaset d'idées.—Arthur Détry.. Lettre du Vatican. Lettre du Donetz. — P. Billet Parisien. — Jean-Bernard. Etc. LA SITUATION. Lundi, midi. On- possède maintenant des détails teàqâeanentair-es sur le combat naval dans la Baltique signalé samedi. Une escadre casse forte de quatre croiseurs cuirassés, et.accompag-aée de torpilleurs, surprit entre Windan etl'îlede Gothland (Suède) une escadre allemande qui se préparait sans doute à un nouveau bombardement de la côte russe. Les croisent? russes engagèrent aussitôt les nasrbes ennemis, croiseurs légers du type " Magdebourg " et " Breslau ", et, après un combat de deux heures, les obligea de battre en retraite. L' " Albatros ", un navire de 2,200 tonnes, spécialement aménagé pour le placement de mines, touché par une vingtaine d'obus, dut s'échouer sur la côte suédoise. Peu après, un sous-marin russe réussit à couler un cuirassé allemand du type " Deutschland ", c'est-à-dire de la classe des pré-dreadnougfats, ayant un déplacement de 13,000 tonnes et filant 19.5 nœuds. C'est le premier navire de cette classe, qui compte le "Deutschland", le " Pommera ", le " Hannover le " Schlesien ", le "Schleswig-Holstein", qui ait été coulé depuis le début de 'a guerre. Dans la Mer Noire également, les sous-marins russes ont été à même d'infliger des pertes sensibles à l'ennemi, uouiant un vapeur de 2,500 tonnes, mettant le feu à deux autres de 1,500 et de 400 tonnes et obligeant plusieurs charbonniers à s'échouer. Les sous-marins allemands, de leur côté, ne. sont pas restés inactifs, et leurs plus récentes victimes sont le vapeur Gadsby," 3,497 tonnes, le " Rich-mond " 3,214 tonnes, le " Boduognat " (belge) 1,440 tonnes, le " Renfrew, " le " Larcbtaore"" 4,355 tonnes, et le "Crafgnard, *' etc., la plupart attaqués sur les côtes d'Irlande par des sous-marins du dernier type. Pendant la semaine finissant le 30 juin, cinq navires marchands d'un tonnage- global de 11,626 tonnes, ainsi que quatorze chalutiers furent coulés, sur 1*359 qui fréquentèrent les ports britanniques pendant cette période. Sur le front oriental, les Allemands continuent d'avancer au nord et au | nord-anest entre les rivières Wierpz et Bug- et à l'ouest de la Wierpz. Sur la Vjsnâtza une contre-offensive lusse a réussi à arrêter l'ennemi. Entre Sokal et Halicz, dans la région du. Dniester, toutes les attaques allemandes furent repoussées, excepté an-sud de Rohatyn, où l'ennemi parvint à s'établir sur la rive gauche du Gnila Lipa. Les Russes avouent s'être retirés dans la nnit de 2 juillet de la Gnila Lipa sur la Gkrta Lipa, ce qui équivaut à dire que . les Aostro-Aflemands ont encore progressé dans ce secteur du côté oriental. Sur 5e front occidental les Allemands poursuivent leur mouvement offensif dans l'Argonne. Ils prétendent avoir fait dans cette région 2,000 prisonniers'en deux jours, le 1er et le 2 juillet, et on dit que le Kronprinz se serait vanté de percer les lignes françaises avant le 4 août ! Mais le prince propose, et Jofire dispose. Entre la Meuse et la Moselle, l'activité des deux côtés a été grande. Sur le front belge, notamment dans la région de Nieuport, le duel d'artillerie continue avec une grande intensité. Sur le front austro-italien nos Alliés progressent toujours, mais aucune information officielle n'est venue jusqu'à présent confirmer la prise de Tolmino, annoncée de source privée. Le bombardement des positions autrichiennes est très efficace, mais dans les Alpes le mauvais temps gêne beaucoup les opérations. On signale dans le Tyrol de fortes gelées, jusqu'à 15 degrés sous zéro, des chutes de neige et du brouillard, mais rien ne rebute les vaillants " alpini," dont l'audace est devenue proverbiale. Sur le haut plateau Carnique des contre-attaques autrichiennes furent repoussées avec des pertes sérieuses pour l'assaillant qui laissa aux mains de nos amis plus de 500 prisonniers, deux canons, un lance-bombes, de nombreux fusils et des quantités considérables^ de munitions. ^es troupes serbes reprennent peu à peu l'offensive, mais jusqu'à présent, il n'y a eu sur cette partie du front des engagements d'un caractère purement local. Des nouvelles de source italienne, non confina:ées officiellement, parlent de l'occupation de Durazzo par les Serbes. Quant aux territoires albanais occupés précédemment par les troupes serbes dans le nord de l'Epire, ils ont été remis par les Serbes aux autorités grec-i ques, conformément au traité gréco-serbe de 1913. Tous les Serbes d'âge militaire résidant en Suisse ont été rappelés sous les drapeaux. Un communiqué allemand signale un raid aérien sur la côte britannique, au-dessus de Harwich. Les Américains qui, après le crime du Lusitania," gardaient encore des illusions sur la mentalité et la Kultur teutonnes, doivent être édifiés maintenant, après les deux attentats que le télégraphe rapporte des Etats-Unis. Un professeur allemand, du nom de Holt, pénétrant de vive force chez le banquier J. Pierpont Morgan, tenta de l'assassiner à coups de revolver, mais ne réussit qu'à le blesser assez sérieusement. Holt avoue avoir agi sur des instructions " venues d'en haut," afin de débarrasser son pays d'un ami des Alliés ! Le banquier est, en effet, agent général des Alliés pour l'achat de munitions de guerre, et c'est lui qui est chargé de négocier aux Etats-Unis un emprunt de guerre d'un demi-milliard de francs. Avant de perpétrer son attentat contre M. Pierpont Morgan, Holt tenta de faire sauter, à la dynamite, le Capitole de Washington, "afin," dit-il, "d'attirer l'attention du peuple américain sur les meurtres qui se commettent en Europe !" Ce double attentat, qui montre la " Kultur" allemande sous un nouveau jour, a augmenté encore l'exaspération contre les Teutons et leurs partisans américains. TRIBUNE LIBRE. LA GUERRE, CREUSET D'IDÉES En deux exposés schématiques, nous avons tracé le développement de l'Ecole des Monstres et l'acquiescement des peuples qui permit son efflorescence. Cet acquiescement, avons-nous dit, fut engendré par de mauvaises 'plaies individuelles et collectives. Il va de soi que nous écartons d'emblée, à l'heure actuelle, 1 xamen en ces colonnes des facteurs actifs, latents et passifs d'ordre politique tant intérieur qu'extérieur, qui devra't prendre place à cet endroit de notre concise note. Mais cette lacune voulue ne peut nuire à la compréhension de nos méditations par tout esprit averti, refléchi et logique. Qui dit politique, dit gouvernement. Or, clama le sage Léo-pold II, "les peuples ont les gouvernements qu'ils méritent..." En examinant les plaies individuelles et collectives, nous savons qu'elles affectent les politiques eties ji'ouyeriH-rognts .autant par leur , essence que paT leurs plus lointaines conséquences. Inutile dès lors, puisque l'avenir, le mieux des demains, nous préoccupent seuls, de noter ici des précisions qui auraient le tort, pour formelles qu'elles puissent être, de n'avoir point la force du recul du temps exigé par la sa'ne recherche historique. Demandons, au contraire, au lecteur qui consent à nous suivre, de s'abstraire de tout souvenir de nature politique, de s'efforcer de regarder vivre simplement les individus qui formèrent les générations desvingtou trentedernièresannées, de recueil'ir les principes, ou tout au moins les mobiles qui guidèrent, aiguillèrent leur instruction et leur éducation, leur formation et plus tard leur existence. Et, bornons-nous dans ce simple échange de pensées, à parler de notre Belgique, des Belges car, en ce domaine il faudrait dire autre chose du peuple de France et des choses bien plus différentes encore des sujets britanniques qui, sans vouloir diminuer autrui en quoi que ce soit sont bien les gens les p!us humainement éduqués du monde. De tant de restrictions qu'ordonnent à tout patriote l'heure et les temps, il appert qtie nous laisserons au lecteur le soin de mettre lui-même-sur les mauvaises plaies, le nom, l'étiquette. Analysons d'abord la première erreur qui fut l'excuse de l'aveuglement volontaire et général dont bénéficie l'Allemagne et qui porte en elle-même le germe d'une des deux aberrations fondamentales que nous voulons,signaler. Parce que, au cours du dernier siècle et durant les quinze années qui seront bientôt révolues, le.s progrès des sciences exactes ont été presque démesurés ou trop rapides (2), on en déduit une conséquence que l'on croit devoir être fatale, à savoir, un état social, une civilisation en tout merveilleux etfl'on est stupéfié que l'Allemagne, si méticuleuse en ses critiques scientifiques, ait fait fausse route si grossièrement en se vouant à l'adoration de la force brutale. Un peuple aussi savant ne pouvait être qu'un grand peuple. Cette masse humaine toute vouée à la culture des sciences, à ses laboratoires, ne pouvait être dotée que de vertus... Ainsi raisonnait-on. Ainsi donnait-on l'Allemagne; ses savants, ses labeurs de fourmis en exemple aux individus, aux écoliers, aux jeunes gens, certains que les peuples simplement savants deviendraient de par leur savoir des peuples supérieurs. Et nous ne distinguons pas entre sciences exactes et sciences morales ou spécula-ti\es. Car, contrairement à ce que d'anciens pourraient croire, les procédés d'investigations et de recherches des unes et des autres sont similaires, sinon semblables, quand ils ne se confondent pas. La psychologie n'existe pas dans la physiologie et partant, sans ses méthodes que seraient, qne peu eut êtt' • les sciences ethnologiques sans la zoologie? Que dviennent les problèmes du droit pénal, les questions de responsabilité sans les minutieuses observations qu'imposent à la fois notamment la médecine légale et la chimie biologique? L'histoire même ne s'est-elle pas depuis longtemps entièrement constituée du criticisme le plu^ aigu, du contrôle le plus jaloux, des vérifications les plus soucieuses, et en son domaine " l'Histoire des Religions " de Salomon Reinach, n'est-il pas légal en valeur scientifique de " l'Encyclopédie Chimique " de Frémy? En raisonnant de la façon que nous venons d'indiquer, on oubliait bien des enseignements parmi lesquels celui-ci, de naïve simplicité. La science, le savoir ne sont que des outils, rien de plus, rien de moins. Ces outils seront des instruments de bien ou de mal, d'édification ou de destruction, suivant que l'ouvrier qui les maniera sera un maître ou un gâcheur, un homme ou un bandit. On ouhliait encore que quelques lustres ne changent ni l'âme, ni le cerveau d'un peuple, que l'hérédité ne s'annihile pas devant la simpliste et trop souvent mécanique accumulation des connaissances. Et pourtant si l'on compare ce que les peuples ont apporté à la civilisation dans le domaine de la chimie par exemple, on est frappé du menu que constitue le patrimoine allemand. Voilà Un peuple qui à lui seul réunit dans ses laboratoires industriels, médicaux et autres plus de chimistes que n'en compte le reste du monde. Quelle est sa contribution à la science? à la philosophie de la chimie ? Quelles lois a-t-il découvertes ? C'est bien réduit si l'on songe à ce que le seul génie français a fourni. Sans doute, en totalité est-ce honorable, et mais lorsqu'on songe à l'armée, qui devrait être une armée de chercheurs, c'est minime. Et l'on s'aperçoit immédiatement par les utilisations que le guide et le moteur de ces ouvriers ne furent en général ni la science, ni le savoir, mais l'intérêt et la vanité, la domination pour eux-mêmes et pour leur Empire. Le but et l'idéal que se proposent les individus sont les pierres de touche d'une nation et non pas le seul fait quelles s'assimile promptement les connaissances quelconques, qu'elle s'en empare, s'en gorge, en use et en abuse. Nous sommes amené à insister sur cette différence d'apports entre la chimie allemande et les autres, car la conclusion est de nature à faire réfléchir. Si nous examinons l'histoire de la chimie au XlXme siècle, vraiment le bilan est curieux. De quatre grandes lois chimiques,trois sont dues aux Français: Lavoisier et Louis Proust : (1) conservation du poids d'un système chimiquement isolé; (2) conservation en quantité et qualité des éléments qui constituent ce système ; (3) loi des proportions définies ; une, la loi des nombres proportionnels ou équiva lents est due à l'Allemand Benjamin Richter. En physico-chimie les Allemands fondent l'analyse spectrale, mais les Français avec Niepce de Saint-Victor, Becquerel, M. et Mme Curie, Debierne, étudient la radio activité. Gay-Lussac qui établit la loi de relation entre les nombres proportionnels et les propriétés physiques est Français; de même Dulong et Petit, Roault.— Van't Hof est Hollandais. En ce domaine ^le seul Allemand qui s'illustre est Litschelich en établissant les lois de l'isomorphisme. En électrochimie, c'est à l'Anglais Davy et au Suédois Arrhenius que l'on doit les seuls principes définitifs acquis. Parlons-nous de l'énergétique? Si l'idée en revient à l'Allemand Jules Mayer, cette science fut caractérisée, limitée et basée par le Français Pierre Duhem. Les études de Henri Sainte-Claire Deville, consacrées au phénomène de la dissociation, restent une des hautes acquisitions de la philosophie naturelle. Si von Helm-holtz est une des belles figures du chercheur, l'Anglais Gibbs n'en a pas moins avant lui établi la "règle des-phases." Enfin tout l'école atomiste illustrée par Dalton, Laurent, J.-B. Dumas, Laurent, Gerhardt, en France; Dimitri Mendeleef et Boutlerof, en Russie ; Coo-per, en Angleterre, ne compte que Ke-kule et Gothar Meyer! en Allemagne. La chimie biologique même, qui réu- ' nit tant de travailleurs germaniques, a vu Buchner simplement confirmer Ber-thelot. Tandis que la philosophie de cette branche de la science a vu dégager de grands principes par Lavoisier, Boussingault avec le cycle de l'azote; Pasteur, Berthelot, Payen, Pfersoz avec la microbiologie, les fermentations et les diastases. Par contre, en chimie appliquée, industrielle, en mise en œuvre, en utilisation des découvertes faites, on peut le dire presque actuellement par le reste du monde, les chimistes allemands dépassent et de beaucoup tous les autres, i De la science, des sciences, ils conçoivent l'immédiat et profitable rendement. Les lointains idéals, les lois générales par lesquelles se haussent les cerveaux, s'élèvent les esprits, ne marquent pas le but que s'assignent leur masse, mais l'accident vers lequel ne tendent que de rares et lointaines exceptions. (3) (4). L'homme gavé de connaissances, sans plus, n'est ni plus, ni moins, idéalement parlant, que le nègre d'Afrique, hier tout nu, aujourd'hui revêtu d'un éclatant costume Manc, engoncé d'un col empesé et chaussé de souliers qui le gênent. L'un et l'autre sont des primitifs. Le nègre est moins dangereux, voilà tout. L'erreur qui fut le prétexte, l'excuse à l'aveuglement général dont bénéficia l'Allemagne ainsi signalée, de façon peut-être un peu brutale, amenons le lecteur à citer les deux aberrations individuelles et collectives qu'elle engendra et qui sous la forme adéquate de notre tempérament sévirent dans notre pays. Elles ne nous tuèrent point, laissèrent intact notre héréditaire fond d'honnêteté et d'indépendance, ce qui fait que le remède ne sera pas plus difficile à déceler que la guérison à obtenir. Possédant un outillage civilisateur chaque jour étendu, plus vaste, plus complet dans toutes les acquisitions scientifiques (matérielles et morales), a-t-on formé des ouvriers capables de manier cet outillage en vue du bien-être de tous et, partant, du bien-être individuel? Le respect des lois dont on avait connaissance a-t-il été cnsciar'né? A-t-on fait ou voulu faire des hommes? Sinon, comment créer le bon ouvrier, le maître allant à l'idéal que doit être un chacun dans sa sphère d'activité? ARTHUR DETRY. (1) Voir article de tK. Z., 4' Indépendance Belge," numéro 77, du 3l mars 1915. (2) Voir nos articles dss 28 mai et 14 juin, " Indépendance Belge." nuiîiéxOo 124 et 138, A I>. {3S «tv < a j s p^ '.r jritiêx ni - sou venirs à. l'oi vrage récent de Màrcel Oswald. (4) Nous avons cru dévoir passer sous silei.ee nos savants belges dont plusieurs pourtant sont illustres. LETTRE DU VATICAN. Rome-Vatican, 25 juin 1915. Le Pape a trouvé à l'improviste des défenseurs de ses droits et de sa liberté, d'un côté où il s'y attendait le moins. Les "Neueste Nachrichten" de Munich lui promettent la reconstitution du pouvoir temporel par l'empereur d'Allemagne qui punira les Italiens de leur félonie en d'visant la Péninsule, rétablissant les anciens états qui, supposons-le, redeviendront d'excellents fiefs pour les nombreux princes des maisons impériales Hohenzollern et Habsbourg. Ce serait aussi une solution pour se refaire des pertes subies d'un autre côté. Mais les Allemands s'empressent trop de vendre la peau de l'ours, et avant de se la partager il faudrait avoir de son côté la victoire. Si, à Munich on promet un territoire au Pape, à Vienne on ratifie les promesses allemandes et, risum teneatis amici! La "Neue Freie Presse" devient le champion de la libert ; du Pape, elle renouvelle les doléances cléricales et déclare que Bénoît XV en son Vatican, est prisonnier des Italiens. Le journal viennois s'est toujours distingué par son anticléricalisme à outrance et a été un des organes les plus violents contre le Vatican, prêchant la scission avec Rome et soutenant le Los von Rom. Au Vatican on est fort gêné d'avoir de pareils défenseurs qui se préoccupent même de l'application loyale de la loi des garanties, aussi, un journal romain qui reçoit des communiqués de la secrétaire-rie d'Etat vient de prier le public italien de ne pas prendre au sérieux ces nouveaux défenseurs du Pape. Plus gênés encore sont les jésuites. La luthérienne " Vossische Zeitung " vient de les prendre sous sa protection et déplore que le général de la compagnie se soit vu contraint de quitter sa résidence de Rome. Le père Ledochow-ski est un Polonais Autrichien. Son frère est général de l'armée autrichienne. Si le général des Jésuites a jugé qu'il était opportun de quitter l'Italie pour se réfugier probablement en Autriche, il doit avoir eu ses bonnes raisons ; comme bien d'autres préla.ts et religieux allemands et autrichiens qui sont partis de Rome spontanément sans que le gouvernement italien les ait invités d'aucune façon à s'en aller. Il en reste encore un assez bon nombre à Rome, surtout des Allemands, personne ne les moleste, mais ils sentent qu'ils sont surveillés tant par la police que la population qui se défient d'eux et non sans raison. On sait trop bien que l'espionnage est une des meilleures vertus que les Allemands cultivent avec un pa triotisme intense lorsqu'ils se trouvent en pays étranger. Les palinodies de la presse austro-allemande au sujet de la liberté du pape sont démenties par les faits. Le gouvernement italien n'a entravé d'aucune façon la liberté de Benoît XV, qui peut correspondre avec le nonce de Vienne comme avec celui de Munich. La preuve en est fournie par le fait que récemment encore le pape a traité avèc les gouvernements autrichien et allemand au sujet des malades qu'il veut faire interner en Suisse et il y a peu de jours encore il a pu se mettre d'accord avec l'empereur François-Joseph pour la nomination de l'évêque de Zengg, en Croatie. En ce moment, les rapports entre îe Quirinal et le Vatican sont excellents, et l'on évite tout ce qui pourrait froisser les susceptibilités italiennes. Dans bien des villes et des bourgades d'Italie, des prêtres et des moines ont affiché pendant des mois leurs préférences austro-allemandes. Le bons sens populaire réagit maintenant et fait justice. La grande majorité du clergé italien, et surtout du jeune clergé, est animée de sentiments patriotiques qu'on ne saurait mettre en doute; mais il n'en reste pas moins un nombre assez considérable de prélats, de chanoines, de religieux qui font montre d'opinions contraires. Ce sont généralement les anciens intransigeants, ceux qui dénonçaient le libéralisme et le modernisme et, de ce chef, obtenaient toutes les faveurs de la curie romaine sous le pontificat de Pie X. Benoît XV a compris le danger, il essaye maintenant de réagir. Certain journal romain'déploie surtout un zèle extraordinaire dans la défense du clergé. Il s'agit du "Corriere d'Ita-lia." Neutraliste et germanisant à outrance, ce journal jouit maintenant de toutes les grâces du Vatican après avoir été autrefois désavoué et déploré par 86cme année* No. 156

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'indépendance belge gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Londres von 1914 bis 1918.

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