L'indépendance belge

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s.n. 1916, 13 Mai. L'indépendance belge. Konsultiert 13 November 2019, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/6d5p844n0q/
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ROYAUME-UNI ; ONE PENNY CONTINENT: 15 CENTIMES (HOLLANDE ; 5 CENTS) ADMINISTRATION ET REDACTION: BtTRËAU A PARIS: CAPil^Af SUIA 8 ts MOIS 9 SHILLINGS 1 STOOR HOUSB. TUDOR ST.. LONDON. E.C. «■ PUCE DE LA BOURSE SAMEDI 13 MAI 1916. ABONNEMENTS : |6 S 17 IIILLINGI: l CONSERVATION PAR LE PROGRÈS. TELEPHONE: CITY 39SO. TELEPH.: ] 238-75. En vente à Londres à 3 h. le vendredi 12 mai. (l AN. 32 SHILLINGS. J LA SITUATION Vendredi, midi. i Le débat sur l'Irlande s'est terminé, s à la Chambre des Lords, par l'adoption ' unanime de la motion de blâme, in- é troduit-e par lord Loreburn, après que J Jord Beresford, lord Halsbury, lord Sa- < Jisbury et lorcl Cromer l'avaient appuyée * Lord Lansdowne, parlant au nom du ffouvernement, a déclaré se rallier à la motion de blâme si celle-ci devait être ' interprétée comme signifiant "qu'il y • avait quelque chose de pourri dans la situation du pays, et que quelqu'un de- * yait être tenu pour responsable." ( L'orateur déclara être de ceux qui con- 1 sidéraient la situation comme ayant eu un caractère d'extrême gravité : " Grâce : à l'action rapide des troupes," a dit le ; noble lord, " nous avons échappé à un ^ désastre dont il est impossible de suppu- ^ ter l'étendue." 11 est d'avis que si la ré-bellion n'avait pas échoué dès le début, tous les mécontents du pays auraient fait cause commune avec les rebelles ! Il est impossible qu'une pareille situation puisse se représenter. Il reconnaît que la motion est un blâme à l'adresse du Pouvoir Exécutif d'Irlande, et du gouvernement. Les chefs du Pouvoir Exécutif ont donné leur démission et une comi-iission d'enquête est chargée de faire la lumière =ur les événements. D'autre part, le gouvernement a décidé d'exclure les Fénians de tout emploi officiel et de maintenir la loi martiale en vigueur.aussi longtemps que le général Maxwell le jugerait nécessaire.Lord Halsbury, succédant à lord Lansdowne, déclara insatisfaisantes les explications gouvernementales. Il désira savoir si le cabinet approuvait ou désapprouvait la politique suivie par M. Birréll et s'élevait- contre la politique du "wait aridsee " (attendre et voir), qui a donné d'aussi détestables résultats. lordMacDqnïtel! fit une charge à fond contre le gouvernement. " C'est le devoir de la Chambre des Lords," dit-il. " de ne pas évitei; la discussion publique car ceux qui ont permis à M. Churchill de jouer avec le sort de l'Empire dans les Dardanelles et à M. Birréll de laisser la rébellion se produire-en Irlande sont ton-jours au pouvoir." Finalement, la motions fut adoptée, comme nous l'avons dit- plus haut, sans opposition. A la Chambre Basse, M. Dillon s'éleva avec beaucoup de vigueur contre les exécutions capitales, mais son discours avait une tendance à exagérer les choses. Il parla de la révolte noyée dans une < mer de sang, et se laissa aller jusqu'à dire ; qu'il était fier des rebelles, ce qui ne concorde guère d'ailleurs a/ec , ses appréciations précédentes. < M. Àsquith, mettant les choses au ; point, déclara que le nombre des vie- 1 fimes civiles était de 794 (y compris ISO < tués), ce qui, avec les victimes parmi les < soldats et la police (521), faisait un total j de 1,315 ! Le chef de cabinet ajouta, en . ce qui concerne les sentences de mort < qu'il ne restait plus que deux de celles-ci à exécuter, et que seuls les chefs responsables avaient été condamnés à la peine < suprême. Les autres auront, dit-il, l'occasion de racheter ce qui n'était, de leur : part, qu'une erreur plus ou moins pardonnable. , Quant au regrettable incident qui . provoqua la mort de M. Sheeliy Skeffing-ton, le ministre déclara qu'il fera l'objet d'un procès public. Enfin, le chef de cabinet annonça qu'il se rendait cette mit même en Irlande afin de conférer sur place avec les autorités civiles et militaires en vue de la reconstruction, ;ur de nouvelles bases, du futur gouvernement de l'Irlande, en accord avec les îésiderata des Irlandais de tous les par-:is et de îa Chambre. Il est probable que le nouveau gouvernement irlandais comprendra les chefs des deux groupes irlandais, M. John Redmond et- sir Edward Carson. Le projet de loi sur le service obligatoire a passé la discussion en comité vers :leux. heures vendredi matin avec quelques légères modifications. La situation militaire devant Verdun reste inchangée. Du côté de Vaux, les Français repoussèrent une attaque de nuit à la baïonnette et au moyen de grenades, sur le restant du front les opérations se réduisent à un bombardement in- j bermittent. Berlin parle toujours d'attaques françaises repoussées et, faute d'un succès réel, s'amuse une fois de plus à faire le relevé des prisonniers qui pour sept jours se chiffrent, paraît-il, à 1,515 hommes et 53 officiers. Plus intéressant que ce petit jeu inoffensif est l'article que le générai Morahfe consacre dans le " Berliner Tageblatt" à la situation militaire. Prenant texte des déclarations faite., par M. Asquith, "que la situation navale et militaire des Alliés n'a jamais été meilleure," le critique allemand rappelle que sur le point décisif clu front occidental, ce sont toujours encore les Allemands qui attaquent. "Nous avons," dit-il, "contraint la France à abandonner complètement l'offensive qu'elle- avait préparée et qui visait une attaque entre Metz et Strasbourg." "'Nous les avons obligés de raccourcir leur front (sic), et de concentrer toutes leurs forces disponibles devant Verdun, les obligeant- à céder aux Ai: glais une section plus large du front qu'il ne peut être agréable à une politique française honnête de leur accorder (re-sic), et ainsi nous avons privé les Anglais de toute cette force superflue qui peut-être leur aurait permis de prendre une brève offensive sur un front restreint." Pour un critique obligé de se soumettre à la tâche si difficile de n'écrire que ce qui est admis par une censure sévère tout en donnant au public les éléments sur lesquels il peut fonder lui-même son raisonnement, c'est là un petit chef-d'œuvre. Point n'est besoin de lire "entre" les lignes pour comprendre et, pour voilé qu'il soit, le dépit de nos ennemis de voir la "méprisable petite armée de lqrd Kitchener," occuper un front si étendu, n'en est pas moins évident. Quant à l'offensive des Alliés =ntre Metz et Strasbourg, nous ne le leur avons pas fait dire. ,11 nous suffit de savoir que pour les Allemands la menace existait- et existe certainement encore, et qu'ils la considèrent comme assez grave pour justifier les assauts désespérés auxquels ils se livrent devant Verdun que, quoiqu'en ait dit le "Matin," il n'a jamais été question d'évacuer. En revanche, n,ous comprenons, à la lumière des appréciations du major Moraht, les bruits d'évacuation dè Metz qui nous sont parvenus l'autre jour. Décidément, il devient de plus en plus difficile à nos adversaires de cacher leur détresse. "Y a bon," comme disait le nègre. Encore un peu de patience, le vautour allemand bat de l'aile, il sera bientôt abattu ! TRIBUNE LIBRE. LA BELGIQUE DE DEMAIN. Xous publions les deux articles suivants, l'un dû à un éminent ingénieur, professeur à l'Université, l'autre à un négociant important de notre métropole commerciale. iYouS ne partageons pas la manière de voir de nos estimés correspondants et, trouvant leurs propositions dangereuses ou irréalisables, nous exposerons notre sentiment et le justifierons dans un prochain article.—Ind. B. Les deux courants. Deux courants opposés se manifestent «ans les études déjà nombreuses que * ''Indépendance" a publiées sur la future politique douanière de la Belgique. ■Us reflètent les deux sentiments bien distincts qu'éprouvent les Belges actuelle-,n»nt en exil—les seuls dont nous puisions connaître exactement l'opinion—au 'U]et de la reprise des relations commerces avec l'Allemagne au lendemain de victoire des Alliés. Quelques-uns de compatriotes envisagent cette reprise quinine* pussiuie, ncucoactirt; eu jireiiie ae-I sirable. D'autres, beaucoup plus nombreux, manifestent une invincible répugnance à rétablir des relations avec un peuple qui, de propos délibéré, nous a fait tant de mal et annonce l'intention de nous en faire encore. L©s libre»échangistes absolus. Dans la première Catégorie se rangent-d'abord certains économistes et industriels qui restent inébranlablement attachés aux idées théoriques du libre-échange et du pacifisme. Ils voient dans ces principes la base du développement harmonique des nations, la condition même de la cessation de leurs luttes fratricides et de la réalisation du maximum de bien-être pour tous les peuples. Ils sont donc tout prêts,non seulement à traiter de nouveau avec les Allemands, mais à leur ouvrir le plus grandes possible les portes de notre pays, et à les accueillir comme si » rien ne s'était passé depuis le mois d'août 1914. Nous nous bornerons à leur rappe ler, en ce qui concerne le libre-échange, qu'un de nos plus grands économistes belges le considérait comme une duperie, quand il n'est, pas réciproque. Les utilitaires. D'autres se placent- uniquement sur le terrain des intérêts immédiats de certaines industries ou de certains commerces, ou même de certaines villes (le poift d'Anvers, par exemple). Ils pensent sans cesse à rétablir immédiatement leur ancienne situation et à retrouver de ia-ciles et plantureux bénéfices. Ils déclarent volontiers que tout est perdu si nous n'acceptons pas de nouveau la clientèle allemande et les fournitures allemandes, en un mot, si nous ne retombons pas dans cette sorte de vasselage économique que l'Allemagne nous avait peu à peu imposé. Sans s'en douter, ou sans vouloir le voir, ils souscrivent ^ la dépendance que lè chancelier Von Bethmann-Hollweg a déclaré récemment au Beichstag être le minimum de ce que l'Allemagne aurait à imposer à la Belgique au triple point de vue économique, politique et militaire.L'hostilité irrémissible. En face des deux groupes précédents qui, pour des raisons divers, manifestent les mêmes tendances, qui sont prêts, si non à tout pardonner et à tout oublier, au moins à tout sacrifier sur l'autel des principes qui les ont- bercés d'illusions dangereuses ou sur celui du veau d'or teuton, se place le groupe, heureusement plus nombreux, des Belges qui ne veu- • lent plus, à aucun prix, traiter d'une façon quelconque avec les Allemands. Et ce groupe, nous en sommes certains,, s'augmentera encore de tous ceux qui. actuellement, se contentent d'exposer leur vie dans les tranchées, mais qui, au jour de leur rentrée triomphale, ne pourront admettre que les produits allemands rentrent avec eux dans le pays reconquis au prix de tant de souffrances et de deuils. Ce n'c.-i pa=-, aâËllriul^-îé, un a'véugfé esprit de vengeance, si légitime qu'il puisse paraître, qui les anime. C'est bien plutôt la conception nette du terrible danger que nous avons couru et qui nous menacerait de nouveau, si nous retombions dans nos anciens errements d'étroit utilitarisme ou- dans de funestes illusions.Ce qu'on voyait. Oui, certes, nous avons gagné de l'argent en acceptant la mainmise de plus en plus complète de l'Allemagne sur une grande partie de notre commerce, de notre industrie, de notre finance. Oui, on ne peut le nier, nous avons trouvé chez elle certaines facilités qui nous permettaient de produire sans nous donner trop de mal, qui donnaient à certains industriels le moyen de vivre en assemblant simplement des éléments fournis par l'Allemagne. Oui, on doit le reconnaître, il ne manquait pas chez nous d'ingénieurs, d'industriels, et de commerçants qui n'étaient en réalité que les représentants des' industriels allemands et- qui, grâce à la facilité de la vie en Belgique, pouvaient se contenter du mince tribut que leurs prétendus amis leur permettaient de pré lever sur leurs bénéfices. Tout cela, c'est ce qu'on voyait et. c'est ce qui fait encore dire à certains:.' " Nous ne pourrons pas nous passer des Allemands !" Ce qu'on ne voyait pas. Mais ce qu'on nie voyait pas, ou ce qu'on ne voulait pas voir, malgré les fréquents avertissements des gens plus clairvoyants, malgré les menaces non déguisées qui s'étalaient dans les ouvrages'des généraux, des historiens et des philosophes allemands, c'était l'emprise pro gressive, calculée, obstinée de l'Allemagne sur notre pays, l'absorption, lente d'abord, puis de plus en plus rapide, de nos établissements nationaux dont plusieurs n'étaient plus belges que de nom, l'écrasement systématique de ceux qui n'étaient- pas assez forts pour résister au dumping, c'était l'infiltration insidieuse d'abord, menaçante ensuite, de la banque allemande et du commerce allemand qui nous inondaient d'une foule de gens d'affaires dont chacun était, consciemment ou non, un'espion à la dévotion du militarisme conquérant, c'était l'assujettissement toujours croissant des Belges qui se laissaient endormir par l'esprit de lucre et de vie facile, c'était l'asservissement à brève échéance de nos libertés au despotisme étouffant de la caste des Junkers, c'était notre esprit d'indépendance sombrant peu à peu dans une servitude que les admirateurs de la Kultur germanique décoraient des beaux noms d'organisation et de discipline. Pour nous empêcher de voir le danger, de sentir le poids du joug qu'on nous imposait peu à peu, il n'était pas de belles paroles^ de protestations d'amitié^ de garanties de protection, de promesses i même impériales, qu'on ne nous prodi- ' guait. C'est au point que certains Belges représentaient toute proposition d'augmenter notre armée comme une in-jure à cette grande nation qui était l'u- ^ ne des signataires de notre charte d'in- ; dépendance. Et c'est ainsi que la Belgi-qù« s'endormait dans une sécurité trom- ( p?-use. Le réveil. Le réveil'a été terrible. C'est par nos < villes incendiées, nos villages et nos fer- / o mes brûlés, nos usines et nos demeures ; pillés, nos trésors d'art détruits, nos paisibles populations assassinées, c'est par , nos plus braves enfants décimés, la fleur , de notre jeunesse fauchée, c'est par une , perte que l'on chiffre aujourd'hui à , quinze milliards au moins, que nous ; avons payé notre confiance aveugle et les , bénéfices réalisés par nos relations avec , nos ennemis. , Questions à résoudre. Que devons-nous faire? Voulons-nous recommencer? Voulons-- ■ nous, pour pouvoir jouir de nouveau d'une vie facile, rendre notre confiance à ceux qui nous ont traités de si barbare : façon? Voulons-nous oublier leurs atten- : tat-s et ne pas voir, sur les mains qui vieil- 1 dront nous offrir leurs produits, le sang de nos martyrs? Ou bien, voulons-nous, même au prix de certaines difficultés passagères, que nos Alliés ont promis et s'ef- 1 forceront certainement de diminuer, au prix de quelques privations, de certains ! sacrifices que nous aurons à faire provi -soirement, redevenir vraiment indépendants ? Voulons-nous travailler, avec les nations qui nous ont soutenus, à briser 1 irrémédiablement les armes militaires et économiques dans les mains de ceux qui, même maintenant, déclarent que nous sommes pour eux des ennemis vaincus, que la Belgique est de bonne prise, qu'ils ne lui rendront pas son indépendance et qu'ils feront de nous des serfs? Voulons-w, «ii »» Jus débarrassant de la «uzé-raineté économique de la Germanie, en sacrifiant une partie de nos gains et de nos jouissances d'autrefois, faire l'éco nomie de nouveaux désastres et de nouveaux deuils ? La solution. Telles sont les questions que le-- Belges sut à se poser. L'immense majorité d'en-Ir'e-ux les a déjà résolues et est préparée i rompre toute relation avec un peuple qui ne connaît d'autre droit que la force 3-t l'intérêt. Déjà ceux qui sont restés en Belgique manifestent de toute façon leur aversion pour les produits allemands. La solution est donc certaine. Mais nous dirons à nos alliés: "Nous avons combattu avec vous pour la Justice et pour le. Droit! Nous avons, les premiers, tout sacrifié pour la défense de notre patrimoine commun de civilisation. La Belgique épuisée et ruinée, qui a préféré courir la chance d'expirer plutôt que de manquer à sa parole, plutôt- que de trahir votre c'onfiance, préfère encore souffrir plutôt que de recevoir quoi que ce soit dp ceux qui l'ont si traîtreusement assaillie et martyrisée. Mais vous pouvez la relever rapidement. Il nous suffira de l'aider économiquement comme vous l'avez aidée militairement. Ouvrez-lui toutes grandes vos portes comme elle vous ouvrira les siennes. Accueillez-la comme une sœur affaiblie, dont il ffcut restaurer les forces. Concluez avec elle une union féconde." Plus encore : Créez entre tous les peuples qui ont uni leurs armes une étroite alliance économique. Fas est ab hoste doceri. Voyez ce qu'une telle alliance a donné de force à nos ennemis autrefois divisés. Qu'à la fraternité des champs de • bataille succède là fraternité sur les champs de travail! Que dans la grande famille des peuples civilisés, libérés du cauchemar de l'oppression germanique, la Belgique soit accueillie avec tendresse et respect. Elle se remettra courageusement au travail. Elle vous demandera ce qu'elle demandait aux Allemands et elle vous fournira en revanche les fruits: de son-activité. Avec vous, elle marchera à la conquête des marchés que l'Allemagne voulait accaparer, et sur lesquels ses fils reconnaissants seront désormais vos plus utiles et vos plus dévoués auxiliaires. H. LEOD. MISE EN GARDE DES ALLIES ET DE TOUS LES NEUTRES CONTRE LE DANGER ALLEMAND. • - La presse alliée s'occupe depuis quelque temps des mesures à j^reiidre pour concentrer autant que possible les relations commerciales des pays de " l'Entente," et restreindre dans la même mesure l'importance et l'influence du commerce et de l'industrie des Empires du Centre, et tout spécialement de l'Allemagne.Je suis également absolument d'avis qu'il faut faire quelque chose pour éviter que l'Allemagne, après la guerre, reprenne sa 2)lace dominante,dans le commerce mondial et- se fournisse par cela même encore une fois les moyens de nous combattre les armes à la main* mais franchement je ne crois pas que les mesures préconisées', entre autres l'enceinte douanière, soient suffisamment efficaces.A mon avis, tout le danger résulte en ceci : permettre à l'avenir, comme par le passé, que des Allemands s'établissent dans les pays de l'Entente." A l'heure qu'il est, nous devons tous être convaincus d'une chose, c'est que tout Allemand qui s'expatrie, même pour la vie, reste-Allemand malgré tout-, et, au moment propice, sacrifiera et même trahira ses nouvelles amitiés âu profit de la cause allemande. Et- si ces Allemands importés et souvent naturalisés se montrent avenants, soumis ou respectueux, jusqu'à la bassesse .même, ils n'en sont que plus dangereux, car ils comptent- par ces artifices endormir notre méfiance et- pouvoir à l'occasion espionner plus librement leurs futures victimes. En Belgique nous avons, hélas ! appris à nos dépens ce qu'il en coûte de se montrer hospitaliers envers ce peuple, mais s'il était possible de douter encore, il suffirait d'observer ce qui se passe actuellement aux Etats-Unis d'Amérique. La propagande et l'espionnage allemands y ont atteint une puissance telle qu'elle pa ralyse la volonté du gouvernement et maintient le pays dans une neutralité qui n'est déjà plus honorable. D'autre part, nous ne devons pas perdre de vue que la caractéristique politique de l'Allemand de nos jours est une soumission aveugle à l'Etat centralisateur symbolisé pas l'empereur. Cette obéissance passive lui est inculquée dès , sa plus tendre enfance et représente le "leitmotiv" dè toute l'éducation allemande. Cette éducation tend entre autres à prouver la supériorité du peuple allemand par rapport aux autres nations du monde, et par suite son droit incontestable à l'hégémonie en Europe d'abord, clans le monde entier ensuite. Pour atteindre ce but l'Allemagne met en pratique les deux monstrueuses locutions suivants, "la force prime le droit" et "la fin justifie les moyens." Aussi longtemps donc que le peuple allemand n'aura pas prouvé, par des mej sures radicales intérieures, qu'il a atteint le niveau politique des autres pays de l'Europe-Occidentale, nous ne pourrions pas, sans risquer de nous laisser surprendre à nouveau, permettre aux Allemands de s'établir parmi nous. Ce serait une fois de plus introduire le loup dans la bergerie et provoquer un nouveau carnage, dont le résultat pourrait, cette fois, nous être fatal. J'appelle l'attention des neutres et isurtout des petits pays neutres, aussi bien que de nos Alliés, sur le fait.que je préconise : l'interdiction aux Allemands de s'établir dans nos pays respectifs. Rien n'empêche, naturellement, que nous renouions après la guerre nos relations commerciales avec l'Allemagne, et, au besoin, que dans certains cas nous fournissions dans ce but'aux Allemands, par exemple, des "permis de séjour"' pour un certain nombre de jours ou de semaines. Un Abonne norvégien d'Anvers. Lettre de l afrique du sud. Ce que pensent les Nationalistes. (.De notre correspondant.) i Kimberley, avril 1916. Dans l'Afrique du Sud, comme dans les autres Dominions, la politique intérieure est dominée par une circonstance d'ordre supérieur : lia guerre. En fait, la plupart des questions à l'ordre du jour du Parlement de l'Union^ tout an myigs les plus importantes, telles que les opérations militaires dans l'Afrique Orientale allemande, les indemnités allouées aux divers contingents, etc., etc., s'v rattachent directement ou indirectement, et je m'empresse de dire qu'elles reçoivent — et j'ose ajouter — recevront toujours et à une majorité considérable une solution conforme au^ intérêts de l'Em- g7ème année,. No. 112

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'indépendance belge gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Londres von 1914 bis 1918.

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