L'indépendance belge

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s.n. 1916, 12 April. L'indépendance belge. Konsultiert 06 Dezember 2021, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/f18sb3xs86/
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I tfime année. No. 87 L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI : ONE PENNY BELGE. CONTINENT: !5 CENTIMES (HOLLANDE : 6 CENTS) mercredi 12 avril 1916. ' f| mois, » =; j Conservation par le Procès. telephone: CïTY 39b0. TELEPH.: j 238-75, venîe à Londres à 3 h. le mardi 11 avril. ( i AN. 32 SHILLINGS, j grr- . . n - ■— r ^ ; ""' » LA SITUATION. —■— Mardi, midi. Ic seu! résultat tangible obtenu par foffensive allemande de dimanche est ! |'0CCupation d'une tranchée avancée, j développement d'un demi-kilomètre sur le versant de la Côte 295 qui est' comme on sait, le point culminant du Mort Homme. | C'est le communiqué français de lundi après-midi qui nous l'apprend, car- le communiqué de Berlin ayant affirmé de-I puis longtemps la prise du Mort Homme, ne saurait-, sans s'infliger un démenti à I itti-même, en parler comme ayant été I attaqué par les troupes du Kronprinz. I Les Allemands, qui occupèrent la I iranchée en question vers la fin de la j ournée de dimanche, essayèrent.,_ lundi, I après un bombardement préparatoire, de poursuivre leur avance dans ce secteur, [ laais ils en furent empêchés par un tir I de barrage exécuté par l'artillerie fran-[ raise. | Les autres secteurs du front de Ver-I dun furent également l'objet de nou-I veaux assauts de la part des Allemands, [ et le communiqué de minuit de Paris I donne l'impression que l'attaque géné-I raie contre les positions françaises a été ,-eprise avec une vigueur et une détermi-I nation égales à celle de dimanche. Tout le long du front Haucourt-Bé-I ihincourt - Mort Homme - Bois de Cu-f mières, les colonnes allemandes sont mon-[ tées à l'assaut, mais la ligne française n'a cédé sur aucun point. De même sur la rive droite de la Meuse tous les efforts de l'ennemi sont restés stériles. Le bombardement des positions autour de [ la Côte du Poivre s'est poursuivi et plusieurs attaques d'infanterie contre le Bois des Caillettes (Douaumont) furent repoussées. Sur les deux ailes de ce front (en Woevre et en Argonne) le duel i d'artillerie est incessant. Dm nouvelles de source allemande i transmises via Amsterdam parfont de la I concentration de 30,000 hommes dans la I région de Malancourt " en vué de pren-I dre d'assaut le Mort Homme." Quelle I que soit la valeur de cette information, en ce qui concerne les chiffres cités, I une chose est certaine: les Allemands | feulent le Mort Homme et la Côte 304, i et ils sont décidés affaire pour cela les i sacrifices nécessaires. Maîtres de ces deux : positions, ils pourraient " préparer" une avance nouvelle sur la rive droite de la Meuse et s'installer " éventuellement" sur la Côte du Poivre qui, actuellement, est exposée à un feu d'enfilade des positions françaises cle la rive gauche de la Meuse. On voit par là que l'occupation du Mort Homme et de la Côte 304 ne changerait pas grand chose à la situation générale. Elle rapprocherait simplement les Allemands des positions "d'acheminement' qui doivent leur permettre un jour d'aborder les obstacles " principes' de la défense. Si les Allemands persistent dans leurs attaques devant lerdun, ils en ont encore pour quelque temps avant de pouvoir songer à l'effort ultime dont ils se promettent un résultat décisif. Mais d'ici là d'autres faits ne manqueront pas de se produire qui pourraient bien détourner les regards de cette partie du front. A Saint-Eloi les troupes britanniques ont repris aux Allemands le dernier 63 cratères de mines qu'ils occupaient encore ainsi que des tranchées allemandes au sud-ouest de ce cratère. Rien cle nouveau sur le front russe à part- une tranchée capturée par nos Alliés dans la région de la St-rypa inférieure. Les aviateurs allemands survolent fréquemment les positions russes en jetant des bombes qui ne font généralement que peu de mal. Une tentative britannique de forcer les lignes turques sur le Tigre, à Sanna-i-Yat, a échoué. L'échec est attribué en grande partie aux inondations, qui prennent une nouvelle extension. Le siège de la colonne britanique à Kut el Amara dure maintenant depuis plus de quatre mois. Profitant de la présence à Londres des sénateurs et députés français venus pour visiter leurs collègues anglais et échanger avec eux des idées sur les questions intéressant les pays et les peuples alliés, M. Asquith a prononcé, au cours du dîner offert à Lancaster House, un discours qui constitue une réponse aux récentes déclarations du chancelier allemand. Nous reproduisons plus loin les passages essentiels de ce discours, dans lequel M. Asquith a cîifc notamment' que les Alliés désirent et sont résolus à restaurer 1' " ancienne" Belgique, qui ne peut être condamnée (comme le voudrait le chancelier allemand) à souffrir d'une façon permanente de l'invasion injustifiée dont pâtit sa liberté et que tout ce qui a été détruit devra être réparé et restauré ! Les Belges enregiste-ront avec satisfaction ce nouvel engagement de notre puissante alliée. Ils compareront oe langagesimpleethonnêfce avec les paroles arrogantes de M. von Bethmann-Holwegg voulant faire de la Belgique une vassale de l'Allemagne et ils n'auront aucune difficulté à discerner de quel côté se trouvent leurs vrais amis. Les Allemands ont beau se faire les champions du peuple flamand clans l'unique but de semer la discorde parmi les Belges, les Flamands ne s'y tromperont pas. Une nation qui comme. l'Allemagne a sur la conscience l'oppression des Alsaciens-Lorrains, des Polonais et des Danois n'a pas le droit de revendiquer le rôle de protecteur de peuples prétendument opprimés. Si l'Allemagne avait voulu faire œuvre de " libération," elle avait l'occasion de le faire chez elle, et ce serait faire injure à l'intelligence de la population flamande de Belgique que de la croire accessible aux protestations de bonne foi des Allemands. Une campagne de conférences vénizé-listes a été inaugurée hier à Athènes et au Pirée. Les orateurs ont fait valoir la dette de gratitude contractée par la Grèce à l'égard des Alliés et ont établi que la Grèce ne peut rien attendre de la part des Puissances Centrales alliées de la Turquie et de la Bulgarie. Cette campagne ne pourra qu'élargir le fossé qui sépare les interventionistes des neutralistes. Ces derniers, qui représentent les vues de la Cour et do l'état-major, s-ent être très enuuyés par suite des révélations du "Temps" de Pafts, qui fournit la preuve de la vente de certaines marchandises à la Bulgarie (après l'entrée de celle-ci dans la guerre), réquisitionnées à Salonique pour le service de l'armée grecque et qui ont été secrètement envoyées à Sofia de connivance avec les autorités grecques. On voit par là combien justifiée était la méfiance des Alliés à l'égard de certains milieux hellènes. REVANCHES DE LA PENSEE. 11 est parfois salutaire de jeûner. Mai Exercice de piété ou d'hygiène ne doi pas durer trop longtemps. L'estomac n tar<fe point à fairo valoir ses droits. Di me on ne peut empêcher les homme Penser. Ou a beau vouloir comprime ■j raison; elle parvient bientôt à s'exté 'Oiisei. L on ne s'est pas encore aperçi chominWteI C'U'e^e a déjà Pas mal d< saer'lf lau?S6 compréhension de l'unioi ee avait poussé beaucoup de gens tum'6 ?aua' c.eux 1uo l'°u avait accou " c.e c™sidérér comme d!es défen tont^ "-a ^re-examen, à s'interdiri tiT renexion, à s'enjoindre à propo nom-»1 11116 ^miration patriotique et dide a-X e^an^s c'e chœur à l'âme can "Ame ,er sur tous les ton 3w,' '1 réponse aux officiants oi partis X C'Ul c®'®^raient l'entente de; l'Unir» ^ ■'a conception d< P®dance "n® ^ PTalut à l' "Indé lue m' 11 y professa fréquemmen' pouvait Ô Umo? désirée et désirable n< «noe. ew(,rntenir que Par la tolé 9U au moment où l'on se bat s tait pour la liberté contre le despotisme, c il était absurde d'exiger des citoyens une j aveugle et muette soumission à l'arbi- ; traire, et d'empêcher toute manifesta- ' tion et la formation même d'une opinion ' publique. r Ne plus penser, pour les peuples, - comme pour les individus, équivaut à i mourir. ; Il s'impose évidemment que les discussions entre Belges soient courtoises et i fraternelles, que l'on n'y retrouve pas , cette préoccupation jadis fréquente de - meurtrir celui dont on combat les ■ opinions, que l'on y sente au contraire à > travers les divergences de vues, une com-s munauté de sentiments, venue des fiertés , et des souffrances vécues ensemble, des - mêmes révoltes contre l'inexpiable in-5 justice dont est victime notre pays, de la i même détermination de tout sacrifier à s la restauration de notre patrie. Mais ceux qui sous prétexte d'accord > des partis, ne trouvaient rien de mieux - que de macérer dans un idéal de silence, ' oubliaient qu'il est précisément une poli-i tique qui s'accommode admirablement ■ d'une telle attitude, étant celle de cer-• taines gens qui ont la prétention de pen ser pour les autres. Naturellement ils pensent à leur profit. Ce qui nous induit à conclure que la démocratie n'est possible que par le libre examen. Toutefois, telle est la force de la pensée, que ceux-là même qui en sont les adversaires, ne se conforment plus aujourd'hui à la consigne de silence sous laquelle s'étiolait l'union sacrée. Des journaux belges paraissant en exil rapportent en effet avec joie que M. René Bazin vient d'exposer à Paris au cours d'une réunion corporative d'écrivains et de journalistes catholiques, "un beau programme" : "11 importe, mes confrères et amis, que vous tous, qui êtes les soldats de la défense intellectuelle et de la propagande française, écrivains du livre ou du journal, vous portiez votre attention sur les réformes nécessaires, que nous mettions en commun nos observations, et quo nous n'ayons qu'une même pensée et qu'une même action, soit pour corriger, soit pour développer, soit pour créer." Conserver, empêcher, améliorer, disait l'autre, si je me souviens bien, de son trop fameux propos. Nous avons payé chçr certains de ses empêchements. Corriger, développer, créer, nous pro-pose-t-on aujourd'hui. Nous le voulons; le tout est de savoir dans quel esprit se pratiquera cette opération qui pourrait présenter quelque gravité ! Et quelle autre moyen de le savoir que de discuter, cle penser au préalable et, n'en déplaise aux ténébrions conscients ou inconscients d'exprimer sa pensée. Les Belges en exii le comprennent tous les jours davantage. Nos compa-> triotes résidant à Genève se sont réunis J le 26 mars, sous la présidence de M. Paul j Otlet, directeur do l'Institut bibliographique cle Bruxelles; et ils ont voté à l'unanimité un " vœu " qu'ils ont adressé au Roi, aux ministres et aux membres du Parlement belge et que 1' " Indépen-dance Belge " a d'ailleurs publié. En le notifiant, ils disaient notamment : Séparés les uns des autres, vivant dans les provinces occupées, en territoire belge indépendant, en Hollande, en Angleterre, en France, on Suisse, au Congo même, les Belges souffrent de plus on plus dans leur esprit d'une telle dispersion. L'âme qu'ils se sentent profondément commune, rattachement les uns aux autres, l'attachement à leur armée, à . leurs institutions, à leur Roi, manquent de moyens d'expression. Privés de libre communication entre eux, et privés de leurs journaux habituels, ils sont aussi privés des associations en lesquelles se concentrait une partie importante do leur existence, privés surtout du Parlement, la grande tribune où venaient retentir toutes les voix de la Nation en discussions d'autant plus ardentes qu'elles ne visaient que le bien public, l'Assemblée où se prenaient les résolutions affirmant la Pensée et la V olonté de la Patrie. D'autre part, une association générale deâ Belges réfugiés en France est en train de se constituer à Paris. Là aussi s'éprouve le besoin de cohésion signalé par nos compatriotes résidant actuellement à Genève. Pourtant, il n'est^pas loin le temps où l'on reprochait à 1' " Indépendance Belge" ses revendications parlementaires. Il est vrai qu'on lui avait reproché non moins sévèrement ses "vœux" eu faveur d'un gouvernement national. Tout vient à point... EMILE ROYEE, Député de Tournai-Ath. LETTRE DE HOLLANDE. Plus d'apôtres de la modération, La consigne officielle de se taire pès< terriblement à certains organes aile mandes. Non pas, comme on pourrait L croire, parce-qu'elle constitue une en trave à la liberté—liberté! le mot et h chose sont inconnus en Allemagne-mais parce que la situation qu'elle- créi "pèse sur l'opinion publique et n'est in terprétée, ni à l'extérieur ni à l'intérieu; du pays, comme un signe de puissance.' Et la "Kôlnisehe Volkszeitung" qu a publié ces mots ajoute : "L'Allemagne devant désespérer di succès complet final, voila pourquoi — c'est la conclusion tirée par plus d'un elle observerait cette réserve compré hensible." Et le journal teuton dévoil "qu'à l'abri de la consigne donnée de si taire les apôtres de la modération (di Flaumâcher) commencent leur œuvre, si font importants et jouent aux personne bien renseignées." Il les malmène rucle ment, ces apôti-es de la modération, e décrivant les considérations qui les fon agir il ajoute cyniquement : Une eliase est certaine, c'est que ce ne son pas des considérations allemandes, des con sidérations nationales allemandes qui ne s trouvent même pas d'une façon éloignée ei rapport avec le courage et la force déployé par l'Allemagne et qui lui ont fait atteindr dans cette guerre mondiale des résultats vrai ment surprenants. Il est bien entendu que tout ce qu n'est pas conquête, rapine, banditismi n'est pas allemand. Et c'est comme une véritable abomi nation que sont dénoncés "les vieux con seillers continues (Geheimrate) qui prê client en ce moment qu'on devrait lin de la littérature russe et des journaux étrangers afin de devenir juste envers no ennemis." Puis il essaye de remettre l'eau à 1; bouche des Allemands en pariant d< notre pays, sur lequel,quoiqu'on en dise les Allemands de toutes les opinion avaient jeté leur dévolu : L'Allemagne et la Belgique. Que pouvons-nous lire chez les autres, di moment que nous nous taisons nous-mêmes? Où est la parole libératrice qui nous gué rira sous ce rapport? Pourquoi ne lit-on riei par rapport à la mission et à, l'avenir d< l'Allemagne vi3-à-vis do la Belgique? Ih moment que même un homme tel que le gou verneur-général von Bissing a représenté es d'excellents termes, foncièrement allemands cette tâche comme existante? On entend, i est vrai, parfois dire que l'avenir do l'Aile magne se trouverait du côté de l'est et l'oi parle beaucoup et volontiers, aussi en public de questions se rapportant à la Baltique et i la Pologne. Il est d'autant plus étonnan qu'en oe qui concerne le sort au moins auss important des pays de l'ouest, un silenci significatif l'ègno en public. Beaucoup rli personnes "trient dans un sens comme s c'était une affaire décidée de rendre simple ment tous les territoires occupée, en se basan sur la définition de "gages" dans le sens 1< plus étroit de ce mot. L'ignorance manifesté* par les milieux les plus étendus principale ment en ce qui concerne des choses belges es extrêmement grande et permet par conséquen aux apôtres de la modération de pêcher ei eau trouble et de représenter leurs plans di retraite anéantissant les fruits de la victoiri comme des choses les plus naturelles di monde, comme dictés par suite de la situation , militaire, comme sans danger aucun pour l'avenir, voire même comme sagesse gouvernementale. L'apathie observée par une cer-3 taine presse vis-à-vis de la Belgique est bien - des fois telle qu'on serait tenté de croire à l des a .rangements conclue pour pouvoir la _ comprendre. Le devoir patriotique n'a cér-s tainement jamais pu l'avoir dictée. Les arrêtés de la censure qui défendent la discussion des buts de paix n'expliquent pas ' approximativement l'indifférence témoignée ' par une partie de notre presse pour toutes les i questions belges. Il y a pourtant encore toujours plus d'une chose qui concerne la Bel-( gique et peut êtro discutée sans aller à rencontre des dispositions prises par la censure. Toute connaissance approfondie des conditions ' belges sera utilo lorsque'sous peu la discue- ■ sion des buts de guerre sera permise. Pour-î quoi une grande partie de notre presse fait-5 elle si peu clans ce but? ■> Le plan allemand, î 11 serait finalement fortement temps qu'un 5 changement se produisit à ce sujet. Les nécessités do l'avenir de l'Allemagne exigent impé-^ rieusement que nous nous documentions com-, jilètement et sérieusement sur les territoires c' occupés. Ceci s'applique également à la Belgique. Non pas pour élaborer des projets 1 exagérés d'annexion—non—rien que pour apprendre à connaître des faits, dont l'ignorance j pourrait créer un préjudice incalculable, j Pour aujourd'hui nous n'attirerons l'attention , que sur une chose. Dernièrement, Léo 2 Sclivrering s'est étonné à raison dans un article . fort instructif décrivant des tendances jeunes flamandes (voir Koeln. Volksztg. 1916, No. 82) . quo ce n'est pour ainsi dire que la presse du 1 centre qui manifeste de l'intérêt positif pour 3 la Belgique et pour son avenir. Depuis, un revirement ne s'est pas produit. Toutes les . études esthétiques se rapportant à l'art et aux poésies flamands n'ont pas encore écarté les préjugés qu'on rencontre en Allemagne vis'à-vis du peuple flamand qui nous est aussi in-5 'timement apparenté et dont le ton assez sou-: vent méprisant respire une ignorance absolue. 3 Je pourrais encore raconter davantage, mais je me bornerai à ne poser pour aujourd'hui ( que quelques questions. Est-ce que les messieurs qui laissent dans toutes leurs considérations politiques d'avenir • la Belgique intentionellement hors du jeu 3 savent s'il est réellement possible de rétablir en Belgique purement et simplement un status quo ante? Est-ce qu'ils ignorent que l'Etat belge n'était avant la guerre qu'un vassal de i la France et dont ça neutralité extérieure ne cachait. que fort mal vis-à-vis de nous le - caractère dangereux? Est-ce qu'on ne sait pas i que la majorité des Wallons aspire à union ; directe avec la France? Que le rétablissement t absolu de la Belgique déclarerait le danger . gigantesque, dans lequel nous nous trouvions i avant et pendant la guerre en permanence? Que ce rétablissement absolu signifie la re-l mise de la Belgique à nos ennemis en vue de - la "pénétration pacifique" provisoire—avant i la guerre on a déjà parlé, en Belgique, sé-, rieusenlent de "marocanisation"? Que l'an-i cien gouvernement belge, au cas où il reviendrait au pouvoir, a écrit sur son drapes,u i l'oppression des Flamands et, partant, de la > marche néerlando-teutonique située entre la j Meuse et la mer. Même du Havre, ce gouver-i nement ne sait rien faire de mieux que de - priver ses sujets flamands qui se sont, au même degré, sacrifiés pour la Belgique que les ■ Wallons de leurs droits et de les traiter s comme des citoyens de second rang. Mais - assez de tout ceci. Le rouge de la honte vous monte à la figure en pensant aux milliers et i milliei's de tombes de soldats allemands qui i ont dû être creusées en terre flamande et que » bien des personnes voudraient sacrifier sans î nécessité par suite d'un esprit de renonce-i ment incompréhensible en croyant faire IllIllIllIllllIlllllllilIlllllllllIlHIIIllllillllllllllllllllllllli N'y a~t»il pas de danger ? transmettre aux enfants par leurs parents. Ne vous accrochez pas aux voitures, aux camions, ou aux charrettes. Ne sautez par sur le marche-pied des trams ou des bus, lorsque le receveur ne regarde pas. Ne courrez pas au milieu de la rue pour rechercher une balle, un cerceau ou un jouet. Attendez que quelqu'un vous le rapporte. Ne vous asseyez pas sur le bord du trottoir. Il y a des bancs. Ne jouez pas dans une rue animée, choisissez une rue déserte à moins qu'à proximité ne, se trouve un terrain de jeux. Regardez et vous éviterez le danger The London General Omnibns Co., Ltd., Electric Railway tlouse. Broadway, Westminster, S.W. iiHiininiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiHi acte de modestie allemande qui égalerait, toutefois, dans ce cas-ci à un sui» c.ide et nous déshonorerait vis-à-vis de notr» propre avenir. La manœuvre hypocrite. Tendons une main allemande au peuple! flamand, bas-allemand! voilà comment notre mot d'ordro doit s'appeler. Qu'au lieu d'être opprimé, il soit libéré. Les Flamands no pourront, toutefois, être libéré» que si ce n'est pas l'Entente qui encaisse comme faible compensation pour les projets d'anéantissement du statu quo ante en Belgique, mais, au contraire, l'Empire allemand qui étend son bras protecteur sur les destinées de la Flandre. L'avenir' de l'Allemagne ne se trouve pas uniquement du côté de l'est! Des champs de vie germanique plus anciens et plus prometteurs sont situés sur les bords de la Meuse et de l'Escaut et ont été cultivés par des frères de race. Qui est-ce qui voudrait les arracher aux Flamands au cas où ils peuvent compter siir nous? Les sombres desseins de ces sinistres bandits à l'égard de notre patrie, venant après la claire et loyale déclaration des Alliés à Sainte-Adresse, sont plus significatifs encore. Ces lignes du journal de Cologne devraient être méditées par tous les Belges. Que la honte nous soient à jamais épargnée, à nous et à nos enfants, de voir le "bras protecteur" du bourreau indélébilement teinté du sang des nôtres s'étendre sur n'importe quelle œuvre belge, sur n'importe quelle partie de notre pays. * Dr TERWAGNE. LA VIE DE PARIS. Notes d'une Parisienne. Paris," 6 avril 1916. Parmi les peu intéressants comparses qui gravitent autour de l'affaire Lombait et Compagnie, truqueurs, faussaires, capons, se profile pourtant une touchante figure de femme qui semble toute troublée de se trouver dans ce milieu interlope.C'est une très jeune épouse, presque une enfant. Elle est assise au banc des prévenus "libres. Apeurée, tremblante, elle essaye de

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel L'indépendance belge gehört zu der Kategorie Oorlogspers, veröffentlicht in Londres von 1914 bis 1918.

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