Lloyd anversois: journal maritime emanant des courtiers de navires

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s.n. 1918, 24 Dezember. Lloyd anversois: journal maritime emanant des courtiers de navires. Konsultiert 20 Oktober 2020, https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/de/pid/5x2599zw2w/
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ANVERS, Mardi 24, Mercredi 25 et Jeudi 26 Décembre 1918 Le numéro 19 centimes Soixante-unième Année No 1830 PRIX DE L'ABONNEMENT : PAYABLE PAR ANTICIPATION : Intérieur . . . . Frs 11,SO par trimestre. Hollande et Grand/ it.tr Duché de Luxembourg \ " '■ " Autres pays de l'Union Postale Frs 16,— par trimestre. Ou s'abonae à tous les bureaux de poste LLOYD ANVERSOIS Seul Journal Maritime quotidien émanant des Courtiers de Navires AnnonceP-" 1 50 centimes la petite ligne . „ | 75 centimes la ligne y //••>' ii 1,50 la ligne sar double'Colonne ?.9v 1 Émissions, Aunonces financières'4P 1 Adresses Industrielles et Commerciales : Prix à çonvenir , : ! . : 9.1 . I fî'IKOO Les annonces sont mesurées m Le ^ titres ce paient d'après l'espace qa ns-occupent ADMIS PAR LA CENSURE AVIS Les bureaux de la rédaction et les ateliers étant fermés mercredi 25 et jeudi 26 décembre, le journal ne paraîtra pas. Observations météorologique:. de M. F. Àglie, opticien, rue Léopeld, 51. Anvers 24 déc. 1918, 10 h. du matin. — Baromètre 756. — Thermomètre cent, (nax.) 4- 8. -- Tkeraom. cent, (aiu.) -f 3. — Pluviomètre : 3,5 m'm.—Vent : S.-O.— Prévision : Pluie Port d'Anvers ARRIVAGES DU 23 DECEMBRE 1918 Steamer belge Général Léman, cap. Ryez, du Havre, ! avec marchandises diverses. » Temsçhe 2, de Tamise, avec 5 t. march.div. j » Union 6, de Bruxelles, avec 150 t. march.div. Bateau-moteur Koophandel 2, de Louvain, avec 20 t. marchandises diverses: Allège Industrie, de Bruxelles, avec 36 i. vêtements. » Crescendo, de la Hollande, avec 749 t. froment » Wijjcbienst 2, de la Hollande, avec 717 tonnes froment. » Joséphine, de la Hollande, avec 470 ton. lard et saindoux. » A.ntonia, de la Hollande, avec 661 ton. froment et, maïs. 1 » Cornélius Heinric.ii, de la Hollande, avec 530 tonnes maïs. DEPARTS DU 23 DECEMBRE 1918 Steamer belge Pervyse, cap. Kesteloot, pour Calais, avec marchandises diverses. Allège Elisa, pour Bruxelles, avec 287 t. seigle. » Archipel, pour Bruxelles, avec 200 t. lait. » La Reine, pour Bruxelles, avec 150 t. seigle. » Ylaanderen Vlaamsch, pour Bruxelles, avec 276 tonnes marchandises diverses: » St. Antoine, pour Louvain, avec 570 t. riz. » Secret, pour Louvain, avec 200 t. savon. » Trois Cousins, pour Mons, avec 100 t.froment ; BASE NAVALS — G. S. M. M. — 2, *wai •rtei.tws j NAVIRES ATTENDUS A ANVB«S A PARTIR DU 2a DECEMBRE 1918 POUR L'ARMEE BELGE St. Abbot, de Londres, avec marchandises diverses. St. Topaze, de Tilbury viâ Le Havre, avec marchandises diverses. Cargaisons d'entrée pour l'armée beige St. Adour, arrivé de Tilbury avec 1300 t. marchandises diverses. — Amarré Hangar 17 (rectifié). / St. General Léman arrivé du Havre avec 671 tonnes marchandises diverses. — Amarré Hangar 4. St. Prince Leopold de Belgique, arrivé du Havre; avec 849 tonnes marchandises diverses — Amarré Hangar 13. Evénements de mer Johannes Franciscus. — Hambourg, 22 décembre : Le cotre Johannes Franciscus a été relevé, niais après avoir été remorqué à une longueur de cable de l'endroit de l'accident, il est retombé. L'allège Borea, dans laquelle a été transbordé une partie de la cargaison du Johannes Franciscus, a eu des avaries sé- j rieuses au dessus de la ligne de flottaison et a été conduite à Copenhague pour y être réparée. navigation Communication entre l'Angleterre et la Belgique Afin de faciliter le retour des réfugiés, un service de bateaux pourra fonctionner à la fin de ce mois, entre l'Angleterre et Ostende, provisoirement il y aura un départ par jour. Les personnes désireuses de faire le voyage, doivent être munies d'un permis délivré par un consul anglais. S'adreser au Consulat général d'Angleterre. 39, avenue du Commerce, ou au vice-consulat, 3, rue du Bastion. Navires en ciment armé On a procédé, il y a quelques jours, au Grand Quevilly, sur la Seine, au lancement du premier des cent navires en ciment armé commandés pour les transporte maritimes. Au lieu d'effectuer le lancement suivant la mé- j thode habituelle, c'est-à-dire dans le sens de la longueur du bâtiment, le premier navire en béton armé a été mis à 'leau par le travers, nouvelle méthode imaginée par un ingénieur français. L'opération a parfaitement réussi. Port de Rotterdam Pendant la semaine écoulée il est entré dans le Nieuwe Waterweg 75 navires (contre 14 dans l'époque correspondant en 1917, et 60 dans l'époque correspondante de 1914). La crise de charbon Outre I'Ambon et le Java, dont nous avons annoncé , hier le départ, les vapeurs Saturnus et Stella, de ln ! Koninklfjke Nederlandsche Stoomboot Maâtschappij, ; sont partis pour l'Amérique, aux fins de prendre , des chargements de charbon. Les quatre navires jaugent ensemble 13.989 tonnes briit. Mines. — Flessingue, 21 décembre. — Ce midi une mine flottante a été jeté sur la plage et détruite par la marine. — Dans les Wielingen, une autre mine flottante a été détruite par l'équipage du steamer Lenord. LA VILLE FETES DE NOËL Les Banques resteront fermées demain, jour dr fête légal. Elles seront ouvertes leudi pour la continuation ' d« l'échange de marcs. ARMEE A partir du 24 courant les bureaux de la Suret-1 militaire de l'armée de campagne et de la circula tion (passeports) sont transférés du Palais de Jus tice à la Place Verte (ancien hôtel Van den Abeele) TRAINS Depuis quelques jours, le train bloc, complète ment restauré, roule entre Anvers et. Bruxelles eî vice-versa. C'est un des trains que le gouvernement au début des hostilités avait mis en sûreté en France. Journellement des trains entiers reviennent an pays natal et viennent améliorer notre service des chemins de fer. NOS THEATRES M. Georges Villier, directeur du Théâtre des Varié tés, où par suite de la guerre, il avait dû monte' l'opérette avec sa troupe d'Opéra, se met sur les rangs pour obtenir encore cette année la direction du Royal, dont tous, civils et militaires, souhaitent la prompte réouverture. Artiste de talent et consciencieux, bon citoyen c'est une figure sympathique. Fait prisonnier à. Na mur par les Allemands, il fut retenu treize mois par l'ennemi, puis échangé. De retour en Belgique, il dirigea une saison d'opéra au Palace, :ï la satisfaction du public. N'ayant pratiqué que le répertoin français, il fut contraint sous l'occupation allemande de jouer en flamand pour ne pas laisser son personnel dans le dénuement. Les autorités compétentes examineront certaine ment avec bienveillance la requête de ce citoyen si méritant, et bon patriote, et nous lui souhaitons le succès qu'il mérite. Chambre de Commerce d'Anvers COMITE CENTRAL Séance du 21 décembre 1918 Présidence de M. Castelein Le Comité décide que la prochaine assemblée générale de la Chambre, la première depuis le mois de décembre 1913, aura lieu le 25 janvier 1919. Il sera recommandé à toutes les sections de préparer avec une attention toute particulière la désignation de candidats pour le poil et l'élection de leurs bureaux respectifs. La Chambre de commerce belge de Genève se met à la disposition des industriels et négociants beiges pour leur transmettre tous renseignements concernant l'écoulement de leurs produits et pour leur indiquer des sources (essentiellement suisses) de matières premières, etc., indispensables à leurs affaires. La section de navigation intérieure transmet une résolution prise en sa. séance du 20 courant, exprimant divers desiderata qu'elle prie de-faire parvenir au gouvernement. Cette résolution sera transmise au ministre compétent. M. le Président donne connaissance des conditions dans lesquelles se sont constitués le groupement cuirs, crins, matières tannantes, etc., ainsi que le groupement grains et graines. 11 communique que le gouvernement renonce à exiger des groupements comprenant le pays entier. Il se contentera de groupements régionaux, par province. Le ministre de ravitaillement mettra, les plus grandes facilités à accorder des licences d'importation pour des matières alimentaires. D'un échange de vues au sujet de la reprise du trafic d'importation il ressort qu'une des difficultés capitales du moment réside dans le problème des frêts. Une requête au ministre des affaires économiques priera celui-ci de donner des indications précises et définitives quant aux arrangements qui doivent avoir été pris,à cet égard avec la conférence interalliée. Le bureau est chargé de constituer une commission spéciale de, membres de la Chambre, même en dehors du Comité central, pour examiner les revendications à faire valoir au nom du commerce d'Anvers auprès des délégués belges à la conférence de la paix. Le secrétaire-général, ff. Georges block. PROVINCE D'ANVERS A DM INISTR AT ION PRO VIN CIA LE Adjudication de Travaux d'impression (Traduction de l'affiche flamande) Le mardi 31 décembre 1918, à 11 heures du matin, il sera procédé â l'administration provinciale, 15, rue Rubens, à l'ouverture des soumissions plour l'adjudication relative à la livraison de travaux d'impression £t de fournitures de bureau pour le service de la province d'Anvers pendant l'année mil neuf cent dix-neuf. Le soumissionnaire doit être établi dans l'enceinte d'Anvers et y exercer la profession d'imprimeur. Le cahier des charges des clauses et conditions d.e cette adjudication peut s'obtenir au premier bureau de l'administration provinciale, 15, rue Rubens. Anvers, 14 décembre 1918. Le Gouverneur de la Province, Baron G. Van de Werve et df. Schildk arrèté-loi Albert, Roi des Belges, A tous, présents et à venir, salut. Vu l'article 26 de la constitution qui confère l'exercice du pouvoir législatif au Roi, à 1a. Chambre des représentants et au Sénat ; Vu l'impossibilité de réunir les Chambres législatives ; Sur la proposition de nos ministres des finances, de l'intérieur, de la. justice, de la guerre et de l'in tendance civile et militaire ; De l'avis conforme de nos ministres réunis en Conseil, Nous avons arrêté et nous arrêtons : Art. 1. — Sauf les exceptions prévues à l'article 2, sont interdite la fabrication, l'importation, le transport, l'achat pour revendre, l'exposition en vente, la vente, le débit : 1. De l'alcool distillé et de tous liquides qui en renferment, sauf une tolérance de 2 % d'alcool distillé à 50° pour les vins ; 2. De vins de liqueurs, vins aromatisés et autres titrant plus de 15 degrés d'alcool ; 3. De liquides fabriqués au moyen de fruits secs et titrant plus de 15 degrés d'alcool ; 4. De bières, cidres et autres liquides similaires titrant plus de 8 degrés d'alcool. Est interdite également l'offre à titre gratuit de ces liquides par les personnes visées à l'article 4 même dans les locaux qui font partie de leur domicile privé. Art. 2. — Les interdictions relatives aux produits énumérés à ,l'article précédent ne sont pas applicables lorsque ces produits sont destinés : 1. A des usages médicaux, vétérinaires, pharmaceutiques et de droguerie ; 2. A des usages scientifiques ; 3 A des usages industriels ; 4. A l'exportation ; 5. Au. transit. Un arrêté royal détermine les conditions auxquelles ces exceptions seront subordonnées. Art. ,3. — Pendant la durée du temps de guerre, un arrêté royal peut, pour tout ou partie du .territoire, étendre sous les mêmes sanctions les inter dictions prononcées par l'article 1 aux bières, ci dres et autres boissons similaires titrant plus de 5 degrés d'alcool. Il peut également interdire l'ouverture de nouveaux cafés, cabarets et autres débits de boissons fermentées. Art. 4. — Les producteurs, marchands et débitants d'alcool, de liquides renfermant de l'alcool distillé, de vins, de bières et autres liquides fermentées qui à partir de la mise en application du présent ai-rêté-loi, détiendraient des liquides visés par l'article 1 sont tenus d'en faire la déclaration, sauf empêchement -Légitime, dans la quinzaine, au bourgmestre de leur résidence ou à celui qui en fait fonc tion. La même obligation est imposée à toute personne qui détiendrait de ces liquides pour compte des producteurs, marchands et débitants. Cette déclaration indiquera : I Les noms et adresses des détenteurs et propriétaires ; 2. La nature et la quantité des liquides détenus : 3. L'endroit où ils sont déposés. Art. 5. — Quiconque aura, en contravention d:: présent arrêté-loi, fabriqué, importé, transporté, exposé en vente, vendu ou débité, acheté pour les revendre des liquides visés à l'article 1, ou aura contrevenu à l'article 4 du présent arrêté-loi, sera puni d'un emprisonnement de huit jours à six mois et d'une amende de 100 francs à. 5000 francs, ou d'une de ces peines seulement. Les peines pourront être élevées au double, si, depuis moins de deux ans, le coupable a déjà été condamné du chef d'une de ces infractions. Art. 6. — Quiconque aura, en contravention du ; présent arrêté-loi, offert à titre gratuit des liquides visés à l'article 1, dans les conditions prévues pa. cet article, sera puni d'un emprisonnement de huit jours à quinze et d'une amende de 26 francs a* 50 francs ou d'une de ces peines seulement. Ces peines pourront être élevées au double si, depuis moins d'un an, le coupable a déjà été condamné du chef d'une de ces infractions. Art. 7. — En cas de contravention aux dispositions de l'art. 1 du présent arrêté-loi, le tribunal ordonnera la confiscation des liquides; il pourra l'ordonner en cas de contravention aux dispositions de l'article 4. II pourra ordonner l'affichage du jugement dans les lieux qu'il désignera et son insertion, en entier ou par extrait, dans les journaux qu'il indiquera, le tout aux frais du condamné. Navigation fluviale Mécanisation du travail Dans son numéro du 11 décembre, le Lloyd An ver-sols a parlé des avantages que la Batellerie retirerait. de l emploi de l'hélice amovible; à bord-de nos bateaux d'intérieur. En fait, il s'agit d'un intérêt général, car si, par l'usage de l'hélice amovible, le propriétaire d'allégés est assuré de faire des voyages plus rapides et par conséquent de gagner davantage, l'industrie et le commerce y trouveront aussi leur compte par la plus grande célérité dans ies transports. *** Après avoir indiqué la solution du problème de la navigation accélérée, nous voulons aujourd'hui examiner la question des.délais de chargement et do déchargement Jadis, les allégés étaient abondantes et représentaient une immobilisation de capital peu importante ; les salaires a payer aux bateliers étaient très réduits ; tes tarifs réduits et les facilités accordées par le chemin de fer faisaient une concurrence très , aiguë à la navigation fluviale. Cette situation forçait les bateliers à accepter des ' conditions d'affrètement très défavorables pour eux, ; notamment pour ce qui concernait les délais de char-gement et de déchargement. ■ Que- de fois avons nous vu des chaire-parties ac-•' cordant jusque 10 jours peur les opérations de char-l gement aux usines et de 10 parfois 12 et même 15 : jours pour le déchargement à Anvers. \ Ces mêmes charte-parties stipulaient un taux ne ■ surestaries de fr. 10.— par jour. . C'était é\ iden ment abusif. \ Les circonstances sont bien changées par suite de j la guerre. ; D'ici très longtemps la navigation fluviale n'aura j plus à craindre la concurrence du chemin de fer et i vraisemblablement, notre Railway devra augmenter 5 ses tarifs. I Une allège représente/ aujourd'hui un. capital con-: séquent et les réparations et l'entretien sont, devenus j plus onéreux. t Le propriétaire de bateaux voudra en retirer l'in-| térêt de son argent l'amortissement de son matériel, i les frais d'exploitation comprenant des frais d'assu-| rance plus élevés que dans le passé.... plus, naturel-g iernent, son bénéfice. | .On ne reverra plus non plus les salaires de famine dont se contentaient jadis les bateliers et ce sera du reste très heureux. ' ■ ## Il ne s'agit pas de faire supporter toute 1 augmen tation des charges d'exploitation par les tauv des frets, car ce serait compromettre l'existence de notre industrie-et de notre commerce déjà si éprouves et qui auront à faire face à la concurrence de l'étranger Considérons la navigation fluviale comme une industrie quelconque et tendons nos efforts vers l'abaissement du prix de revient beaucoup plus que vers l'élévation du prix de vente. Il n'est pas encore bien éloigné de nous le temps où le patron se tournait vers ia main-d'œuvre chaque fois que la concurrence le forçait à abaisser ses prix de vente et l'ouvrier a été plus souvent, qu'à son tour victime de ces lattes industrielles. Ce système était mauvais et il ne serait du reste plus toléré au joui d'hui. Nous reprendrons ce côté spécial de la question dans une prochaine étude où nous montrerons que le fait d'intéresser les bateliers dans l'exploitation des bateaux donnerait d'heureux résultats pour le propriétaire d'allèges et puni' le commerce en général.*** C'est la mécanisation du travail qui sauvera l'industrie parce qu'elle seule assure un prix de revient convenable tout en payant des salaires suffisants. Dans le domaine Navigation Fluviale surtout, la mécanisation doit marcher de pair avec l'organisation.Dans les ports maritimes ou fluviaux, on dispose généralement de moyens mécaniques pour effectuer les opérations de chargement et de débarquement, ; .il en est de même aux quais privés appartenant à nos grandes industries ; lorsqu'il s'agit de transborder d'une allège dans un navire ou inversement, on se sert des treuils et mâts du navire. Par contre, partout ailleurs où il n'y a pas d'engin mécanique, le déchargement ou le chargement des allèges doit, se faire à la main. La manipulation est alors coûteuse et elle est surtout très lente. C'est à. ce mal qu'il s'agit de porter remède. *** Les allèges qui seront pourvues d'un moteur pour actionner l'hélice amovible pendant la navigation, pourront employer ce même moteur comme force motrice pour commander un arbre de charge qui sera placé à peu de frais. Tout le monde y trouvera son profit.. Le batelier qui fera ainsi une exploitation plus intensive du moteur d'une part pour l'hélice pendant la navigation et d'autre part pour la grue pendant le chargement êt le déchargement : il accéléra les manipulations eî augmentera son bénéfice en faisant un plus grand nombre de voyages par an : il se fera payer une taxe supplémentaire rémunératrice pour lui. Les chargeurs et destinataires, même en payant. un supplément au batelier, feront des économies sur la main-d'œuvre. *#• Il convient de considérer que les allèges seront appelées à exécuter des transports très importants à destination des contrées belges et françaises qui ont été dévastées et que là il y aura peu ou pas d'outillage et que la main d'œuvre y sera probablement rare et en tout cas très chère. Pour de tels transports, les bateaux bien outillés seront préférés et ces bateaux obtiendront les plus hauts prix. Nous aurons aussi à étudier le type de moteur qui conviendra le mieux pour les allèges tant pour le poids mort que pour l'encombrement, la consommation et le prix. Nos préférences iront,au système le plus robuste et le plus simple pouvant, être Conduit facilement et saiisidanger par le premier ouvrier venu Importation et exportation Voici le texte dé l'arrêté royal relatif à l'exportation et à l'importation des marchandises de toute nature, qui a t'ait l'objet d'une communication que nous avons publié hier dans « la Ville » : Article- lor. — L'arrêté royal du 8 novembre 191 relatif à l'exportation et à l'importation des denrées et marchandise de toute nature est rapporté. Art. 2. — L'exportation et l'importation par le. frontières de terre et de mer des denrées et marchandise de toute nature sont subordonnées à l'octroi d'une licence, sauf ce qui sera dit à l'article 5. Art. 3. — Les licences sont accordées, pour tout ce qui concerne l'alimentation et l'habillement par notre ministre de l'industrie, du travail et du ravitaillement.Elles sont accordées pour toutes les autres marchandises par notre ministre des affaires économiques. Ces licences sont générales ou spéciales. Elles peuvent comporter des conditions relatives notamment à la destination, et à la. répartition des marchandises. * Art. 4. — Nos ministres de l'industrie, du .travail et du ravitaillement, et des affaires économiques peuvent désigner des délégués chargés de délivrer des licences. Art. 5. — Nos ministres de l'industrie, du travail et du ravitaillement, et des affaires économiques peuvent dispenser de licence -l'exportation ou l'im-"portation de certaines denrées et marchandises dé terminées dont la liste-sera publiée au Moniteur. Art. 6. — Sera punie d'un emprisonnement de huit jours à deux ans et d'une amende de 26 à 10.000 francs ou d'une de ces peines seulement, toute personne qui aura exporté, tenté d'exporter ou importé, sans licence ou en violation de celle-ci, une denrée ou marchandise dont l'exportation ou l'irnpor tation n'a pas été dispensée de licence en vertu de l'article 5. Tout agent de l'autorité qualifié pour constater les infractions, pourra saisir les denrées ou marchandises qui en constituent l'objet ; il mettra immédiatement en vente celles qui ne peuvent pas se conserver ; le procureur du Roi pourra, à tout instant, ordonner la. mise en vente de toute denrée ou marchandise saisie. Le prix de ces ventes sera versé à la Caisse des dépôts et des consignations. La confiscation au profit du Trésor public de ln denrée ou de la. marchandise ou du produit de la vente pourra être prononcée. Si la confiscation n'est pas prononcée, le produit de la vente éventuellement effectuée sera, versé aux ayants droit. N Dans le cas où la denrée ou la marchandise n'aurait pas été saisie, sa confiscation pourra être remplacée par la condamnation au paiement, au profit du Trésor public, d'une somme égale à sa valeur. Nos ministres des finances, de l'industrie, du travail et du ravitaillement, et des affaires économi ques sont chargés chacun pour ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui entrera en vigueur le jourfde sa publication. revue industrielle Il n'est pas inutile de présenter quelques précisions.Aux usines' de Thy-le-Château. à Marcinelle, hauts fourneaux, laminoirs, gazogènes, turbines, etc., tout est. détruit. De plus, on a enlevé environ 50.000 tonnes de mitrailles diverses. Le préjudice I global est évalué à environ 20 millions. Pour tout i réparer et remettre en activité, il faudra plus d'un \ an. Aux usines Léonard Giot, à Marchienne, c'est la ! même chose. Centrale, ateliers, outillages, tout à été j détruit. A Monceau-Saint-Fiacre, il ne reste plus qu'un seul iiaut fourneau sur quatre et encore ce quatrième est-il momentanément tout à fait inutilisable. Fours à coke, récupérateurs, etc., tout est détruit.Les ateliers Detombay, à Marcinelle, qui compre- i naient, avant la guerre, fonderie, forge, chaudron- | nerie, ateliers etc. sont vidés de tout leur matériel, i C'est par centaines que l'on compte les machines- 1 outils enlevées. De l'outillage ordinaire il ne reste ; rien. Aux usines Bonehill à Marchienne, la rage des- ! tructive de l'ennemi n'a pas été moins grande. Les laminoirs, les puddlages, la fonderie, etc., tout a ; été ravagé. Les Allemands ont enlevé un tonnage de plus de 2 millions. Ils ont même détruit systémati- : qùement des halls, des bâtiments, les cheminées. Là aussi -c'est un véritable désastre. Aux usines des Constructions électriques, à Char-leroi, des usines tout à fait modèles, outillées avec les derniers perfectionnements, les Allemands ont enlevé Je matériel — un matériel qui valait des ni illions. — De plus, ils ont ou détruit une bonne partie des bâtiments ou transformé l'usine en vue d'y fabriquer le matériel de guerre (notamment dans la. fonderie). Toute cette installation remarquable est un v-éritable chaos, un fouillis de mitrailles, de matériel volé ailleurs, etc. Et la liste pourrait s'allonger, voire indéfiniment, car si nous avons présenté quelques faits au sujet de quelques-unes de nos grandes industries, il s'en faut que les Allemands aient respecté les industries modestes, les ateliers de construction, etc. Partout où ils n'ont pas trouvé des industriels complaisants, prêts à travailler pour eux, ç'à été le vol, le pillage, la destruction. Bref, le désastre dans l'industrie métallurgique du Bassin de Charleroi est incalculable. Et ce n'est pas avant un an au moins que l'on pourra songer à rendre une activité — même | relative — à cette richesse économique. Ajoutons que le monde industriel du bassin est d'avis qu'il faut reprendre à l'Allemagne, et d'urgence, les richesses qu'elle a volées. Dans les carrières de petit, granit de Soignies et d'Ecaussines, toutes les exploitations sont inondées et il faudra d'abord retirer les eaux avant de songer à reprendre l'extraction, ce qui demandera au moins un mois. Dans les carrières à. pavés de Lessines et de Qué-nast, où ies Allemands ont abîmé les exploitations par une extraction irraisonnée en vue de produire le macadam, il faudra un temps plus long encore pour réparer les dommages causés. Dans l'industrie verrière, il y a, en général, peu de dégâts. Les verreries à vitres pourront rallumer sans trop de retard, de même que les glacer ies. Dans les gobeleteries, le travail est déjà en bonne partie repris dans les établissements de M an âge et environs. Dans les importantes carrières du Tournaisis, il faudra, aussi retirer les eaux avant de pouvoir remettre en activité les exploitations. Le.travail reprend peu à peu dans nos émailleries, dont le principal centre de fabrication est la ville de Gosselies, dans le pays de Charleroi. On sait que la. fabrication des articles de ménage en tôle et en fonte émaillées ou étamées donne lieu à une grande complexité d'opérations et nécessité l'emploi d'une variété considérable ue machines-outils des types les plus divers, ainsi 'qu'à un grand nombre d'ouvriers spécialistes. L'industrie de la poterie, qui a ses principaux cen très à Bouffioulx et à Haine-Saint-Pierre, pourra reprendre sans retard, grâce aux matières premières qu'elle pourra se procurer rapidement. Quant à l'industrie du meuble, dont les principales fabriques en Belgique -sont à Malines et à Ath, il ne sera pas facile de se procurer les différentes essences de bois, à cause de la,grande consommation qu'on en a faite au front. Il nous réste à parler de l'industrie du bâtiment. ; celle-là aura fort à faire dans les contrées ravagées, mais ce n'est qu'au printemps prochain que " l'on pourra sérieusement se mettre à la besogne pour la reconstruction de nos cités détruites. Nous pourrions encore parler de l'industrie bri-quetière, mais il s'agit aussi d'une branche de notre activité nationale qui ne pourra se mettre à l'œuvre qu'à la bonne saison prochaine. Bois de houillères Il ne faut pas avant longtemps s'attendre à des importations.de bois du Nord. Les charbonnages qui reprennent le travail, ne peuvent donc compter pendant un certain temps, encore que sur les bois du pays. Aussi les prix se maintiennent facilement au niveau du mois d'octobre et il serait, difficile de se procurer des baliveaux à moins de 100, ou à 105 le mètre cube sur wagon ou bateau départ. Et le frêt. ne fait que monter. DROGUERIA BELGA ~~ Les liquidateurs prient MM. les actionnaires d'assister à l'assemblée générale qui se réunira le MARDI 14 JANVIER 1919, à onze heures, rue Kip dorp, 26, à Anvers. ORDRE DU JOUR : Communications diverses. ni389ll avis i La COMPAGNIE DU GAZ travers a le regret d'informer sa ddieatèle que par suite de la pénurie docharbon résultant des difficultés aciu^es de transport, elle se voit dans ,^nécessité d'interrompre provisoirement la fourniture du gaz pendant la fûurnée, entre 8 et 15 heures, à du 27 décembre. . Les abonnés sont instamment^priés de ne pas ouvrir les robingjs des compteurs et appareils aux lieues ci-dessus, afin d'éviter tout acculent. Cette mesure, dictée par cir-r ISO ss constances, a été prise d'accor$ avec l'Administration Communale d'Amers. iiiM ss — ™*—■ —""TS =— AVIS j. *. * ,.lg ss aux réceptionnaires et cKarfeurs nbnoJ de et pour .-LdrmurroU la NORVEGE et îa SUEDE Ces deux lignes cîe steamers repreiulronjifejqgr service dans, la première huitaine de iànviç|^(sa^if im-prévus L j , -r>8 SI Les agents, G. De Key4m$k Co Canal St.-Piieri'ftm#, Anvers WESTCOTT |:§5t> ANVERS . iv Armement, agence maritime, affrètement, ^nmissîon expédition et assurances flBX9l A -. ; s1 îkM AseHts généraux des lignes suivantes :5v ; i jr-tnoS ELLERMÀN LINES IM ELLERMAN & BUCKMALL STEAMSHfP CS^'lSfi ui3 ANVERS à CAPE-TOWN, ALGOA BAY et Ë^T L^1*Wn ; NATAL, DELA GO A BAY et BEHU WESTCOTT & LAURANCE LINE Ltd ,niV \Z ANVERS à G1BRALTAR, MALTE, ALEXANDR1E$VÛDESSA ; MALTE, PIRES, SYRA, SMYRNE, si^fllOUE, CONSTANTINOPLE, BOURGAS, jtKARNA et DANUBE ; MALTE, ALEXANDRIE et la COrl'fe '^M(}vNXE. HALL L3NE Ltd ANVERS à 2iM SI PORT-SAÏD, PORT SOUDAN, DJIBOUTI, A BEN, MUSCAT, BENDÉR ABBAS, BUSSORAH, (transbordement pour BAGDAD, etc.). Les services reprendront aussitôt que les circonstances le permettront. nT WESTCOTT &Xo. 21, Canal des Brasseur*. NAUÎILUS STEAM SHIPP1NG Co ,GULF LINE) ^ ANVERS, CHILI, PEROU et l'EQUATJjUR F*®- Ce service reprendra aussitôt que .-WfLfirceja-stances le permettront. > d Agents généraux à ' Ani/ers. WESTCOTT & Co. | 21, Canal des. BraBfflj-ïrs. F. ALEXANDER ;iE5Sl armateur et courtier de navires ;;rj Entreprises de transpo es maritimes en général n>n<*i 8 Spécialité : Grand et petit cabotage, Mers d'Europe, Baltique, Nord d'Afrique, I «te., autant que possible mais généralement par vapeurs belges de tous tonnages. i.I Avis est donné par la présente que les services -réguliers suivants seront itrim/Viiolf-' S ment réorganisés aussitôt que les circonstances le permettront. '!") ANVERS-MIDDLESBROUGH-OM-TEC3 desservant tout le N.E. du . RÔyeume-ljilm-.u H 3») AN VERS—G RANGE MOSJT H, service Te plus économique desservant, toiite; l'Ectf^y.1 1 Cas cieux lignes belges ont été créées et régulièrement maintenues depuis 25 ans.innm H Occasions régulières et nombreuses do chargements complets de et, veïs Loni^Mf^ ® . et autres ports Anglais, Ecossais et Irlandais. mera § Seul exportateur du sable blanc de Campine de toute première qualité (best iîelglan jj -silversand) de la Société ahonyme «Les ;iouvc-lle-s Sablières » de Moll (Belgique). Pour tous renseignements, MM. les industriels, importateurs et exportateurs1 pèuvfitt. H s'adresser dès maintenant à '^jîioe S I F. ALEXANDER, 27, Rempart Kipdorp, 27 — ANVÏpS 1 RUYS & Co " v AGENTS MARITIMES & EXPEDITEURS, ANVERS^'! — UJJ Agents des Lignes suivantes: Services réguliers entre,: ,œ9m GREAT CENTRAL RAILWAY j Anvers et GRIMSBY, CJ , ' , , .. ,« desservant tout le Centre de I'Angleterfflllo, i otoomvaart Maatscnappijen : ROI TER- ) , : DAMSCHE LLOYD,, & "NEDERLAND,, < Anvers et les INDES NEERLANDAISES HOLJ AND AMFRÏKA T f ÏN ^ Anvers et PRClrRESO, V ER A.-vi. RUZ, HULLAND - AMEK1KA LIJN , TAMPICO et PUERTE MEXICO; [ \ BIBBY LINE S Anvers et COLOMBO et RANGOON via I Liverpool . • Stoomvaart TELEGRAAF - H. BRAAK-I 4. . prtttc'pn a \,i t ■ ' ."££!-MAN & Co i Anvers KUi ItKDAM et vice-vM^n Sioomv Reederij J, H VAN SW1ETEN Anvers et AMSTERDAM et vice-yèï^a Les services reprendront aussitôt que les circonstances le permettront. '»îll I.(fc Agents: RUYS'k-lto., 9, Quai Van Dyck, ANVBRfS»! inom

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Dieses Dokument ist eine Ausgabe mit dem Titel Lloyd anversois: journal maritime emanant des courtiers de navires gehört zu der Kategorie Financieel-economische pers, veröffentlicht in Anvers von 1858 bis 1979.

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