Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle

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s.n. 1914, 04 May. Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle. Seen on 02 October 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/rx9377728b/
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Lundi 4 mai 1914 No 102 Vingt-sixième année ABONNEMENTS: un an un seme. un trime, francs francs francs ANVERS . . 16-00 8.00 4.50 INTÉRIEUR . 18.00 9.50 5.25 EXTÉRIEUR . 30.00 15.50 8.00 On s'abonne à Anvers au bureau du journal, et dans tous les bureaux de poste de Belgique et de l'étranger.— Les abonnements partent le 1er de chaque mois et ne peuvent dépasser le 31 décembre. BUREAUX: Marché-aux-Œufs, 9' - ANVERS ANVERS-BOURSE Finances, industrie, commerce, économie politique, variétés JOURNAL QUOTIDIEN DU SOIR oute communication relative à l'administration ou à la rédaction doit être adressée à M. J. BACOT, directeur-rédacteur en chef du journa INSERTIONS : La grande ligne: Annonces ordinaires .... 60 eues Demandes et offres d'emplois . 40 Convocations d'assemblées : une insertion . . la ligne 75 „ deuxième insertion „ 25 „ Annonces financières . „ 1 franc Pour une série d'annonces et pour les annonces d'émission, on traite à forfait. Les annonces sont mesurées au lignomètre. — Les titres se payent d'après l'espace qu'ils occupent. L'administration et la rédaction déclinent toute responsabilité quant à leur teneur. Le numéro : 5 centimes AVIS IMPORTAIT Pour recevoir Anvers-Bourse pendant huit jours à Testai, il suffit d'en faire la demande à l'administration du journal. ACTUALITÉS LES ALLEMANDS AU MAROC ESPAGNOL (111) Devant l'Espagne, les frères. Mannesmann invoquent des titres antérieurs à l'occupation espagnole. Us se présentent à l'Espagne comme les fondés de pouvoir des indigènes du Kif. Leur argument tient en quelqu.es formules : Les Maures lutteront jusqu'au bout pour leur indépendance, et l'Espagne devra soutenir conte eux des guerres interminables sans cependant espérer qu'elle pourra finalement les réduire. Il faudrait les détruire. Ne serait-il pas plus habile, plus humain et surtout plus économique de se les concilier ? On y arriverait aisément en leur attribuant « une certaine autonomie d'administration intérieure ». Dans ces conditions, les tribus seraient disposées à signer la paix en reconnaissant la suprématie espagnole. Dans leur note au comte de Roma-nonès, les frères Mannesmann indiquent les modalités de l'accord : « les tribus proclameraient le roi Alphonse XIII leur sultan blanc, et lui fourniraient une garde d'honneur. » Les frères allemands disent encore : '< Etant donnée la tension des rapports entre l'administration militaire et les tribus, il sera indispensable de créer un organisme intermédiaire, dépourvu de tout caractère politique, entre les indigènes et le gouvernement espagnol. » Cet organisme serait une compagnie à charte placée sous le haut patronage du roi d'Espagne, une compagnie à charte à d'Espagne, une compagnie à charte à laquelle l'on conserverait « un caractère de nationalité espagnole ». A l'appui de leur proposition, les Mannesmann invoquent l'Histoire des compagnies à charte anglaise et hollandaise en Asie et au Cap. Au début, ils songeaient à étendre les pouvoirs de cette compagnie à charte à tout le Maroc espagnol. Devenus plus modestes, ils se contentent d'indiquer « les régions montagneuses comprises entre Tétouan et Mélilla », — c'est-à-dire toute la zone supposée minière. Dans ces limites, la compagnie à charte se substituerait au gouvernement espagnol pour exercer des droits souverains. Sa concession serait d'une durée minima de cent ans. Elle déléguerait aux frères allemands le droit de traiter à leur gré avec les tribus, d'instituer des tribunaux mixtes procédant selon la loi musulmane, et formés de trois juges dont un serait nommé par le gouvernement espagnol, un autre élu par les indigènes, un troisième désigné par M. Reinhard Mannesmann, chef de l'envahissante famille. La compagnie nommera et révoquera ses fonctionnaires, correspondra directement avec le gouvernement de Madrid; elle exercera la police dans les régions qu'elle exploitera. La note spécifie que « la compagnie à charte n'aurait jamais à traiter avec les autorités militaires, et que l'administration du Maroc devrait ressortir à un ministère économique, — commerce ou finances ». Pour exercer la police, la compagnie lèverait, organiserait, armerait des effectifs indigènes. Elle aurait une véritable armée, et nous pressentons naturellement que cette armée marocaine serait encadrée de sotts-officiers allemands et commandée par des officiers allemands. Enfin, le projet Mannesmann comporte des dispositions accessoires. Nous n'en citerons qu'une, car elle est d'importance : « Le gouvernement espagnol devra restituer tous ses biens au dissident Raisuli jusqu'au jour où les circonstances permettront de lui reconnaître a qualité de protégé allemand. » La publication de ce document devait déterminer une opposition vigoureuse. Cette opposition se produisit juste au moment où le gouvernement espagnol était saisi du projet et elle en a très probablement entraîné l'échec.. Les concours que les frères allemands s'étaient conciliés à Madrid dans la presse et dans le parlement en furent intimidés. Les socialistes et les libéraux avancés, qui pro-, testaient contre les charges de la conquête, n'étaient cependant pas disposés à abandonner cette conquête à des trafiquants étrangers. Un ancien ministre des finances qui avait accepté de patronner le syndicat des Mannesman fit déclarer qu'il n'était pour rien dans leurs démarches auprès du gouvernement. Les journaux qui soutenaient ce syndicat l'abandonnèrent. Il ne resta plus en faveur des frères allemands qu'un journal, Hoy, qu'ils avaient racheté et dont les rédacteurs leur étaient acquis;— encore l'un d'eux s'éloigna pour aller porter à une autre feuille, le Libérai., de graves révélations. En quelques jours, ce" fut la débâcle. Les frères allemands protestèrent que leurs intentions étaient méconnues et leurs combinaisons travesties. Dans une note adressée à tous les journaux, ils se justifiaient en ces termes : « Nous sommes des amis sincères de l'Espagne, empressés à combattre l'erreur dispendieuse de la pénétration militaire. L'affaire n'est pas pour nous d'argent, mais d'humanité. Nous offrons à l'Espagne ce que les traités internationaux lui interdisent, c'est-à-dire le protectorat effectif de sa zone, et nous espérons encore que l'on rendra justice au désintéressement de nos efforts en vue de rétablir la paix. » Pour l'instant, le projet de compagnie à charte est condamné. Il est condamné, non dans son principe, mais dans les formes qu'il affectait. Les frères Mannesmann échouent pour s'être montrés trop gourmands.. Leur idée n'en offre pas moins des avantages pratiques, et nous ne serions pas surpris que le gouvernement espagnol y revînt en en localisant étroitement l'application. Firmin Charlerie. Dépêches télégraphiques {Service dp ?Aqence H.A VAS) L'ouverture du congrès brésilien Rio-de-Janeiro, 3 mai. — Le congrès s'est réuni. Le message présidentiel préconise une politique d'économie et de justice et la proclamation de l'abrogation de l'état de siège. Le riiessage constate la cordialité des relations internationales, qui est générale et qui a permis en particulier à l'Argentine, au Brésil et au Chili,.dans leur zèle commun pour la "confraternité internationale, d'offrir leurs bons offices aux Etats-Unis «et au Mexique en vue de donner une solution' aux différents conflits susceptibles de gêner la politique constante de rapprochement toujours plus accentué en Amérique. Le succès de la médiation est difficile, mais non" impossible. Le message signale l'importance et la cordialité des visites de M. Roo-sevelt et du prince Henri de Prusse. Il remercie les Etats-Unis pour la réception qu'ils ont faite à M. Lauro Muller en 1913. Il constate que les frontières avec la Colombie et les trois Guyanes sont encore indéterminées. La lutte contre la fièvre jaune continue avec succès. 1.'armée ne répond pas aux nécessités modernes. Il importe de modifier le mode de recrutement et de constituer des réserves qui seront la base de notre future grandeur militaire L'école d'aviation compte trente-cinq militaires. Il convient d'augmenter les crédits qui lui sont affectés. En 1913, les lignes de chemin de fer ont augmenté de 2,303 kilomètres. La longueur totale des lignes était de 24,590 kilomètres. En 1913, les recettes pour le Central Brazil ont été de 43,822 contos. L'excédent a été de 6,652 contos Pendant l'année précédente les dépenses avaient été de 49,683 contos et les recettes de 5,661 contos. On espère qu'en 1914 le déficit disparaîtra. En 1913, les droits perçus par le service de la navigation ont rapporté 42,359 contos. La situation du trésor est difficile mais elle n'est pas irrémédiable. Les recettes en 1913 ont atteint 135,750 contos or et 407,671 contos papier. La dette extérieure était en décembre de 103,776,780 livres sterling et la 'dette intérieure de 726,746 contos. Le commerce extérieur, métaux exceptés, a atteint le chiffre de 132,015,061 livres sterling soit une diminution de 6,058,714. Les exportations de café et de caoutchouc sont en diminution de 11,499 livres sterling.. La revision des tarifs douaniers est actuellement en préparation.Mexique et Etats-Unis De Washington, le 3 mai : Suivant une dépêche reçue par le département de la marine un armistice aurait été conclu entre les fédéraux et les constitution-nalistes à Tampico. Le président Iluerta et le général Carranza ont donné l'assurance que les puits de pétrole 'e Tampico seront protégés contre tout incident.*** De New-York, le 3 mai : Les correspondants de la Tribune et du Sun à Washington déclarent que les autorités n'attachent pas une trop grande importance à l'incident de la Vera-Cruz. *«» De Mexico, le 3 mai : Le ministère de la guerre a ordonné à tous "es commandants des fédéraux de suspendre les hostilités en raison de l'armistice. Un train bondé d'Allemands est. parti pour la Vera-Cruz. *** La Vera-Cruz, le 3 mai : Des bruits, persistants continuent à circuler selon lesquels le président Huerta a l'intention de démissionner, à condition qu'il soit assuré l'un sauf-conduit pour un port et mis à bord d'un vaisseau de guerre étranger. *** D'El Paso, le 3 mai : Le général Carranza refuse formellement de suspendre les hostilités contre le général Huer-• i pendant que le différend du Mexique avec "es Etats-Unis est soumis à la médiation de l'entente de l'Argentine, du Brésil et du Chili. Une note à ce sujet a été envoyée à Washington hier. Le "coin des grains" Sous ce terme pittoresque, emprunté à l'argot boursier, le jeune et éminent cii recteur du marché à terme en céréales, M. Paul Van Hissenhoven vient de publier uile curieuse et très vivante monographie du marché des grains à Anvers. M. Van Hissenhoven avait déjà, il y a quelques années, publié une étude très vaste sur la matière, en un volume de près de sept cents pages; qui constitue l'ouvrage le plus clair et le plus complet sur cet article d'une importance mondiale. Resserrant son sujet à notre « coin des grains », il a « photographié » celui-ci, comme dit fort bien M. Gorty dans la préface de l'opscule, et nous pouvons dire tout de suite que la photographie n'est pas flattée, au contraire. M. Van Hissenhoven a été, par ses études, habitué à donner son vrai sens à l'expression « grand commerce » et on s'aperçoit qu'il souffre de ne voir son idéal réalisé à Anvers qu'avec bien des réserves. Le port d'Anvers a reçu, en 1012, pour huit cents millions de francs de céréales, contrevaleur de quatre millions de tonnes. C'est dire toute l'importance du commerce effectif des blés à Anvers. Elle n'est rien encore en' comparaison des quantités traitées à terme. Nous dépendons de Chicago, de l'Argentine, des pays de la mer Noire et de la mer Baltique, de l'Australie, pour l'un comme pour l'autre. En ce qui concerne la consommation, qui est de 225 kilogrammes de blé par an et par tête, l'importation a à compter avec la production indigène qui se chiffre bon an mal an par quatre cent mille tonnes de blé. La récolte moyenne de seigle s'élève à 580,000 tonnes, celle d'avoine à 511,000 tonnes, celle d'orge à 92,000 tonnes. Notre grand concurrent depuis quelques années, hélas ! c'er-t Rotterdam. L'excédent en fâv.ear de ce port a été de 180,000 tonnes par an, de 1904 à 1908. Tandis ensuite que nous passions de 2,550,000 tonnes en 1908 à 3,010,000 tonnes l'an dernier, Rotterdam voyait ses importations s'élever de 2,670,000 tonnes à 4,644,000 tonnes ; l'excédent montait de 120,000 tonnes en 1908 à 850,000 tonnes en 1912 et 1,634,137 tonnes en 1913 Ce n'est pas, fait très justement remai* quer M. Van Hissenhoven, que le corn merce des grains éprouve une tendaïuv à déserter complètement le marché d'Anvers ; les besoins du pays sont suffisamment grands pour entretenir un. trafic considérable. Encore, ajouterons - nous, faudra-t-il que les bateliers liégeois n'arrivent pas à leurs fins de détourner les importations de grains en pays wallon d'Anvers, par préférence pour Rotterdam. (Voir à ce sujet la brochure de M. Rotsaert que nous ayons commentée il y a deux mois), lis ne feront qu'accentuer le mouvement qui porte le commerce avec l'hinterland allemand à se déplacer d'Anvers pour devenir l'apanage de Rotterdam. Que le gouvernement- abolisse queiaue jour, comme il l'a fait pour le papier, les droits compensateurs de deux francs ciux cent kilos qui grèvent l'entrée des farines en Belgique, ce sont les farines françaises qui viendront achever notre commerce d'importation de blés. Pour détourner ces dangers, le? autorités compétentes n'ont encore rien fait. Que doivent-elles faire? M. Van Hissenhoven s'adresse d'abord à l'autorité communale pour lui recommander l'emploi exclusif ou à peu près, des élévateurs, la modernisation de l'outillage du port, la concentration du commerce des grains. Par ailleurs, le devoir* absolu et urgent du gouvernement est de faciliter les communications par voie d'eau entre Anvers et Liège, par l'agrandissement du canal de la Campine, et" entre Anvers et l'Allemagne et la Hollande en exigeant de cette dernière une meilleure communication que le canal d'Hânsweert, notoirement insuffisant. M. Van Hissenhoven passe ensuite au négoce en céréales... ou plutôt à ce qui en reste, et c'est ici que son étude prend l'allure personnelle qui lui donne son intérêt. Le véritable commerce des grai: s devrait signifier l'importation en gros pour son propre compte, avec ses capitaux propres, généralement à urr prix comprenant seulement le coût, le fret, l'assurance jusqu'à Anvers. La transaction ainsi commencée se complète par la revente sur d'autres contrats, sur d'autres termes de livraison, à d'autres conditions d'expédition, de paiement, etc. Ces opérations se faisaient, à l'achat, par l'entremise d'agents en relations avec les maisons d'exportation et à la vente, par l'entremise de courtiers représentant le meunier ou le marchand de grains habitant l'intérieur du pays. L'aspect du commerce des grains a bien changé depuis quelques années : les courtiers disparaissaient devant l'effort de la concurrence qui oblige à supprimer autant que possible l'intermédiaire. Le plus grand nombre se sont transformés en négociants important les grains et les revendant directement à la consommation.La situation des agents, dont le rôle consistait à vendre aux négociants de la place pour le compte de maisons d'exportation du Danube, de l'Amérique du nord et du sud, etc., n'est guère plus brillante, comme nous le verrons demain. — J. T. ARCHEOLOGIE Le beau dimanche d'hier, ou tout au moins sa matinée, fut consacré par la société « Tôt behoud van Natuur en Stedenschoon » à une promenade archéologique à travers les vieilles rues et impasses du quartier de la rue de l'Empereur et du Marché-aux-Chevaux. Que de choses à voir et à apprendre, pour quiconque est curieux d'histoire ou simplement de souvenirs, dans ces coins oubliés de vieille ville 1 On pousse une porte que rien ne désignait tout d'abord à votre attention parmi l'alignement quelconque d'une rue des vieux quartiers, et voici que tout à coup se découvre une autre rue, plus petite et plus pittoresque d'ailleurs, que l'on croirait empruntée à quelque ville d'autrefois soudain surgie parmi l'affairement vide et compliqué de la cité moderne. On traverse cette petite artère toute hérissée de toits en pointe, de pignons espagnols audacieusement inclinées, et décorée, par endroits, du curieux reposoirs où scintille une vierge naïve entourée de fleurs en papier d'or qu'abrite une archaïque vitrine — pour trouver une seconde porte enfin qui vous ramène, de l'autre côté du bloc, dans une grande rue parallèle. Ce sont comme des îlots que se serait réservé le passé parmi les constructions fades et sans caractère de l'architecture de 1860. La promenade d'hier avait lieu sous la conduite de M. le conseiller communal Arthur Cornette qui préside aux destinées de la société « Tôt behoud van Natuur- en Stedenschoon ». Avec une érudition très réelle sous ses dehors aimables, il fit le commentaire de chacune des rues, de chacun des bâtiments anciens que visita la petite caravane. Une bonne centaine de personnes la composaient et l'on imagine si leur passage fut un événement pour les rues de l'Etal et du Marteau, et pour les abords de l'allée aux Cygnes et de !a petite Montagne-aux-Corneilles. Mais l'excursion ne se bornait pas à la traversée de quelques ruelles. L'ancien hôtel Van Stralen, l'hôtel Strasser et l'hôtel Delbeke furent tour à tour visités. Il semble, au premier abord que de tous, l'hôtel Van Stralen soit le plus émouvant ; sa vieille cour plantée d'arbres contient, en effet, au centre d'un arrière-corps qui en ferme le quadrilatère, l'an tique « Drakentoren », si coquettement élancé, qu'un architecte -espagnol dessina pour le bourgmestre Van Stralen. L'hôtel môme n'existe plus qu'en partie ; les bâtiments de devant ont été convertis en habitations particulières. La seule construction demeurée intacte comprend une série de magasins situés dans la courte rue Sainte-Anne. C'est cette partie que surmonte le gracieux Belvédère «n style Renaissance au sommet duquel figure, en guise de girouette, le dragon doré de la famille Draeck, à laquelle Van Stralen était allié par sa mère. Cet hôtel a été acquis par lui, en 1565, de Hieronimo de Salamanca. Cet Antoine Van Stralen fut, de son temps, l'un des citoyens les plus distingués de la ville. En 1561, il avait acquis du marquis de Berghes, les seigneuries de Merxem et Dam-brugge, où il possédait déjà un château magnifique ; la môme année, il organisa, en sa qualité de « Hoofdman » de la chambre de rhétorique « de Violiere », le célèbre Landjuweel, qui surpassa en splendeur tout ce qu'on avait vu jusqu'alors. Délégué aux états'généraux, il rendit de si grands services que ceux-ci lui votèrent douze coupes en vermeil ; enfin, il occupa neuf fois les fonctions d'échevin et cinq fois celles de premier bourgmestre. Il était, d'ailleurs, l'ami intime du Taciturne, et avait embrassé les idées de la Réforme. Il fut désigné à la vindicte du duc d'Albe. Le 23 septembre, le malheureux bourgmestre fut mis à la torture, et, le lendemain, on le décapitait à Vilvorde, et ses biens furent confisqués. Il était âgé- de quarante-sept ans. On passa plus rapidement par l'hôtel Strasser dont la vieille cour toute orneé de vigne-vierge est d'un caractère si émouvant, si évo-cateur. Chemin faisant pour arriver à l'hôtel Delbeke, on visita la chapelle de Grâce et la chapelle Sainte-Anne. On sait que cette dernière, vulgairement connue naguère sous le nom de Droogscheerderskapel, est un des plus jolis édifices d'architecture ogivale que renferme la ville. Elle possède une très belle statue faite par Artus Quellin, et qui s'intitule « Le sauveur du monde ». De 1578 à 1585, elle servit aux luthériens pour les cérémonies de leur culte. C'est au n° 9 de la rue de l'Empereur, un peu plus loin que la chapelle Sainte-Anne, que se trouve situé l'ancien hôtel du bourgmestre Nicolas Rockox, le jeune, appartenant actuellement au baron Aug. Delbeke. On pense généralement que cette maison fut bâtie par Rockox d'après les plans de son intime ami Rubens. C'est une erreur. La façade, en effet, porte la date de 1647 et une pierre de la cour celle de 1649 ; or, Rubens est mort en 1640 et son ami Rockox ne lui survécut que de six mois. Ce qui est vrai seulement, c'est que cet hôtel, qui montre le luxe que nos aïeux apportaient à la construction de leurs maisons, porte le caractère de l'école de Rubens. Le tympan de la porte d'entrée est une œuvre très remarquable d'Artus Quellin ; il représente deux chevaux marins, montés par des hommes vigoureux, se disputant le passage. La cour de l'hôtel, dans son état actuel dégage un charme de poésie intense. Elle peut rivaliser, toutes proportions gardées et au point de vue de l'atmosphère d'époque qui la remplit, avec la cour de la maison Plantin. Ainsi se termina cette très intéressante promenade archéologique. LES TRAVAUX D'ANVERS Du communiqué officiel publié à la suite de la visite que firent samedi les délégués de la ville à M. le ministre Helleputte, il y a lieu de retenir cette seule phrase : « L'entente a pu s'établir sur la plupart des questions. Les points restés en suspens feront l'objet d'une nouvelle réunion à bref délai.» Nous croyons savoir que les points contestés sont d'ordre technique et relèvent plutôt des ingénieurs que des échevins délégués. On estime que la solution générale qui est envisagée sera assez favorable pour Anvers. A LA « CONCORDE » La succession de M. Edmond Thys en qualité de président du Cercle de la Concorde a été prise par M. Daniel de Pret-Roose de Cales-berg.Association de droit commercial Au cours de ses deux dernières séances, sous la présidence de MM. Aug. Dujjont et L. Keusters, la commission pour les réformes à apporter dans la profession d'agent de change et les bourses de commerce a continué la discussion des principes, dont une législation nouvelle en cette matière devrait consacrer l'application. Toute limitation numérique des agents de change a été écartée de façon absolue. La qualité de Belge ou l'autorisation d'établir son domicile en Belgique devront être requises pour l'exercice de la profession d'agent de change. Après une longue discussion à laquelle prirent part notamment les délégués de la commission de la bourse et de l'Association pour la protection des détenteurs des fonds publics, ainsi que MM. Corty, Dupont, Baelde, Keusters, Walckiers, Jacobs Havenith, Dykmans et Crabeels, il est décidé que le stage de deux ans, en tant que mesure ...générale, doit être écarté. Le jury d'admission, cependant, devra pouvoir dispenser de l'examen prévu dans l'économie du projet, ceux qui pourront justifier avoir fréquenté pendant deux années la bourse comme délégué d'agent de change ou de banquier. Le serment et le cautionnement sont écartés des conditions préalables. Quant à la constitution du jury, la commission se rallie à une proposition de M. Dupont, d'après laquelle il serait nommé pour deux ans moitié par la commission de la bourse parmi les agents de change ayant quinze années d'inscription au tableau, moitié par le tribunal de commerce, qui désignera notamment un docteur en droit pour en faire partie. Le président sera nommé par le ministre du travail et de l'industrie. Le principe d'un conseil disciplinaire élu par les professionnels eux-mêmes est admis sur les bases suivantes : Eligibilité après dix ans d'inscription ; Application de peines disciplinaires pouvant aller de l'avertissement à la radiation ; Appel devant la cour ; Juridiction arbitrale pour les conflits des agents de change entre eux. La commision s'est ajournée au vendredi 8 mal. INTÉRIEUR Le train-bloc Bruxelles-Anvers Le comité de direction des chemins de fer a examiné dernièrement la question de la progression du mouvement des voyageurs entre Bruxelles et Anvers depuis la mise en marche des trains-blocs, progression qui atteint une moyenne annuelle de dix à quinze pour cent. L'observation avait été faite qu'on pourrait, augmenter le nombre des irains-blocs au moyeu des trois rames — dont une de réserve — du matériel spécial dont on dispose. Avant toute résolution, il a été entendu qu'on compléterait la documentation dont, le comité était en-progression par une statistique de l'occupation des trains semi-directs, qui suivent les trains-blocs à court intervalle. Il résulte des constatations faites que ces trains sont, en général, insuffisamment utilisés. Dans la plupart, l'occupation n'atteint pas cinquante pour cent des places offertes. L'administration estime dans ces conditions que, s'il se produit des encombrements à certains trains-blocs, le public ne doit s'en prendre qu'à lui-même, attendu qu'il dispose d'un assez grand nombre de trains d'une vitesse presque aussi grande et qui sont délaissés. Le demi parcours sur le Nord-Belge On annonce que la Compagnie des chemins de fer du Nord-Belge vient d'accorder sur ses lignes, le bénéfice de la réduction individuelle de 50 p. c. aux agents subalternes des douanes en activité (le service, aux fonctionnaires et agents pensionnés du département des chemins de fer, marine, postes et télégraphes, ainsi qu'aux officiers pensionnés A titre de réciprocité, le bénéfice de la réduction de 50 pour cent est accordé aux pensionnés des susdites compagnies sur les lignes de l'Etat belge. L'arrangement existe déjà entre l'Etat et les lignes Gand-Terneuzeti et Malines-Terneuzen. Nos aérostiers militaires Le ministre de la guerre assistera lundi prochain, à neuf heures trente, au parc de l'Aéro-Club de Belgique, à la séance inaugurale des ascensions militaires organisées par le club en vue de la formation des officiers-observateurs. Le roi y sera représenté par le lieutenant-général Jungbluth. Les chèques postaux Le service des chèques postaux a reçu, pendant le mois d'avril, de nouveaux versements pour une somme de 64,380,000 francs. Le total îles opérations pendant le même mois est, en chiffres ronds, de 224 millions. Il dépasse les deux milliards depuis la création du service. Vers la régie des chemins de fer M: Segers, ministre des chemins de fer, vient, dit la Chronique des travaux publics, de constituer une commission chargée de l'étude du cahier des charges d'une concession éven-- tuelle de construction de chemins de fer. Cette commission est composée comme suit : MM. Bruneel, administrateur à titre personnel à la direction des voies et travaux, président ; Van Bogaert, ingénieur en chef ; Foulon, ingénieur en chef, directeur de service aux voies et travaux : Clément, ingénieur en chef, directeur du service de construction des chemins de fer à Namur ; Golard, ingénieur en chef, directeur du service des grands travaux du groupe de Bruxelles-Nord. La clôture de la session La clôture de la iïession ne sera pas prononcée à la chambre ; le décret ne sera lu au sénat qu'après le vote de la loi scolaire et des budgets.Cela n'empêchera pas le gouvernement de décorer, à la fin de cette semaine, les députés qui arrivent en ordre utile. Sans doute, les membres qui seront nommés ou promus dans l'Ordre de Léopold cesseront de faire partie de la chambre actuelle ; mais si celle-ci, par impossible, devait encore siéger dans le cours de la présente session, leurs suppléants prendraient leur place et tout serait dit. Mais c'est là une éventualité qui ne se produira certainement pas. La Société nationale de distribution d'eau Le conseil provincial d'Anvers vient, nous l'avons dit, d'adhérer aux statuts de la Société nationale de distribution d'eau. C'est la seule province dont on attendait encore la dé-'Cision, toutes les autres s'étant déjà prononcées précédemment. La chambre, le sénat, les neuf conseils provinciaux ont adhéré au projet du gouvernement. Cela prouve combien l'idée de M. Berryer était bonne et répondait à un besoin évident. Dans chacune de ces assemblées, les mandataires des différents groupes ont fait taire toutes les discussions d'intérêt et de parti pour décider la création de la nouvelle société. Celle-ci sera constituée le 15 mai. Les délégués des provinces et de l'Etat vont être incessamment appelés à élire le conseil d'administration. Sur les sept mandats d'administrateurs, quatre seront conférés par le roi et trois par les provinces. Le retraite de M. Hubert On annonce, une fois de plus, la retraite de M. Hubert, ministre de l'industrie et du travail. M. Hubert démissionnerait au lendemain du vote de la loi sur les assurances sociales, pour des raisons de santé. Le ministre attendrait cependant pour quitter le département de l'industrie et du travail, le lendemain des élections. La sécurité des navires Le ministre de la marine a déposé sur le bureau de la chambre un projet de loi sur la sécurité des navires. L'essor que la marine marchande doit prendre en Belgique, l'amélioration rapide du matériel et son rajeunisse-ment constant, l'intérêt majeur qui s'attache à la transformation de la pèche maritime sont autant de facteurs qui militent en faveur d'une loi de sécurité. Il importe, en effet, d'assurer sans retard au pavillon belge les traitements favorables que des conventions de réciprocité peuvent lui octroyer et de consacrer par jes constatations officielles le bon renom dont jouissent nos armements. D'après le projet, aucun navire belge ou étranger ne pourra prendre la mer d'un port belge ou naviguer dans les eaux maritimes belges, et aucun navire belge ne pourra prendre la mer à l'étranger sans être en état de sécu-riîé. Aucun navire belge ne sera autorisé à naviguer s'il n'est pourvu d'un permis de navigation délivré conformément aux dispositions de la loi. Un arrêté royal fixera les conditions dans lesquelles le navire doit se trouver pour être en état de sécurité. Le permis de navigation sera délivré par le service d'inspection maritime, qui sera constitué par le ministre. Les routes pour automobiles Un nouveau système de route pour automobiles va être expérimenté par l'Etat, avenue de Tervueren, entre le second rond-point et le pont de Woluwe, où l'on procède actuellement à sa construction. Ce sera un pavage très régulier, composé de petits pavés unis par un ciment spécial, qu'on substitue à l'ancien ma-cadam. Et on profitera de l'occasion pour macadamiser la moitié du terre-plein central. Un succès pour l'industrie nationale Un nouveau grand steamer pour passagers et marchandises, le Tzarevitcii Alexis Niko-layevitch, destiné à la Compagnie de navigation et de commerce de la mer Noire, vient de terminer ses épreuves de vitesse et d'endurance au sortir des chantiers de la Société Cockerill, à Hoboken. Ces essais ont dépassé • dix pour cent les conditions contractuelles i ont valu à la Société les vifs éloges des délégués russes. Le navire est aussitôt parti pour Odessa, où il augmentera d'une unité nouvelle la flotte déjà respectable de la compagnie et où il fera le service des villes cô-tières de la Russie méridionale. Les « assurances sociales » devant la chambre De nouveaux amendements viennent d'être apportés par le gouvernement au projet en discussion devant la chambre : Sont agréées pour l'assurance contre la maladie et l'invalidité prématurée aux fins de la présente loi. les associations mutualistes reconnues par le gouvernement et satisfaisant statutairement, en ce qui concerne les membres -assurés obligatoirement, aux conditions suivantes . l* Procurer le service médical et pharmaceutique ou justifier que les affiliés jouissent d'une autre manière de ce service ; '2° Assurer aux malades ou invalides une indemnité d'au moins un franc par jour, à partir du dixième jour au plus tard, et ce pendant trois mois, et, ensuite, à charge de la caisse d'invalidité prématurée à laquelle ils sont affiliés, jusqu'à gué-rison ou jusqu'à l'âge de 63 ans en cas d'invalidité permanente ; 3" Assurer en cas de naissance d'enfant une indemnité de trente francs au moins ; <i* Pourvoir au contrôle par des administrateurs ou visiteurs indépendants tant des assurées que des chefs d'entreprise chez lesquels ceux-ci. sont occupés ; 5° Déposer, de la manière déterminée par le conseil supérieur des institutions de prévoyance, une garantie de cinq francs par membre effectif, sauf les exemptions accordées par le même conseil : 6° N'exclure aucun membre effectif ayant terminé un stage « d'un an » au maximum, pour le motif que c"e membre aurait cessé de remplir les conditions hygiéniques requises pour son admission ; 6° bis. N'autoriser aucune exclusion pour le motif que les conditions d'ordre religieux, politique ou professionnel requises pour l'admission auraient cessé d'exister, sans préjudice des sanctions qui viseraient des actes contraires au but de l'association ou de nature à troubler son fonctionnement régulier ; 7° Résoudre les conflits relatifs à l'assurance par une juridiction arbitrale indépendante : 8° Faciliter le passage d'une institution à l'autre soit par mutation, soit par transfert de la réserve mathématique calculée conformément aux règles à établir par arrêté royal. Sur le rail Depuis le 1er mai, les trains rapides nos 165 et 138 de Paris vers Liège et inversement seront ;iccessiples, en troisième classe, aux voyageurs du service intérieur belge qui effectueront dans ces trains un parcours d'au moins cinquante kilomètres. Nos approvisionnements militaires On sait que depuis, un certain temps le département de la guerre pousse avec activité la mise en état de tous nos approvisionnements . de guerre. Le 4 et le 6 mai auront lieu au polygone de Brasschaet les tirs de réception de vingt mille fusées à temps de place- Elles seront envoyées à la place fortifiée de Liège dont l'approvisionnement sera complet pour la fin du mois-. Les funérailles du capitaine Florent Cassart C'est au cimetière de Saint-Josse-ten-Noode qu'aura lieu mardi l'inhumation du corps du capitaine Florent Cassart, que la malle du Congo va ramener à Anvers. Le Cercle africain assistera aux funérailles et se réunira à la gare du Nord à une heure quarant-quatre, à l'arrivée du train d'Anvers. La visite du roi et de la reine du Danemark Le programme de l'arrivée à Bruxelles des souverains danois, vient d'être définitivement arrêté. C'est à la gare du Nord que se fera la réception, le mardi 19 mai à trois heures. Une garde d'honneur, formée par les grenadiers avec, drapeau et musique, se trouvera dans la gare. Le roi et la reine iront recevoir leurs hôtes à la gare. De la gare du Nord au palais, des troupes feront la haie et une escorte de cavalerie précédera et suivra les voitures royales. Le départ des souverains danois pour La Haye aura lieu le vendredi 22 mai, à onze heures, quarante-cinq du matin. La nouvelle centrale électrique d'Ixelles Le 10 mai, à quatre heures de l'après-midi, aura lieu l'inauguration de l'usine centrale électrique d'Ixelles, installée rue Volta. Les officiers étrangers dans l'armée belge Plusieurs pays sollicitent chaque année l'admission d'un certain nombre d'officiers dans nos différentes écoles militaires. Ces demandes, bien que très flatteuses, ne peuvent être accueillies que dans une certaine mesure pour des raisons d'ordres divers, notamment à cause de l'encombrement des locaux. Le gouvernement bulgare avait été autorisé à détacher au génie belge deux officiers. Il vient de solliciter du roi l'autorisation d'en envoyer un troisième qui suivrait les cours de l'école d'application d l'artillerie. Le cadre de l'état-major Un arrêté royal paru dimanche au Moniteur dispose que le cadre de l'état-major général se composera de onze lieutenants généraux à la section d'activité et de trente-quatre généraux-majors.Un raid militaire Bruxelles-Ostende U est sérieusement question, au cercle sportif de Louvain, d'organiser, sous le haut patronage du ministre de là guerre, au mois d'août, prochain, une épreuve hippique internationale de fond, d'environ cinq cent kilomètres entre Bruxelles et Ostende, par Spa et château d'Ar-denne. Cette course, dotée de vingt mille francs de prix, se ferait d'après la formule « Biarritz-Paris ». La première partie serait à allure réglée par un maximum de temps sans tenir compte de la vitesse ; la seconde serait à allure libre. CONGO Au conseil colonial Le conseil colonial, réuni samedi sous la présidence de M. le ministre des colonies, a approuvé successivement un rapport de M. Galopin sur le projet de décret attribuant aux pères capucins un terrain situé à Banzyville et le rapport de M. Morisseaux sur un projet de décret approuvant l'octroi de permis spéciaux de recherches minières au Katanga. Il a repris ensuite l'examen d'un projet de décret approuvant l'octroi de diverses concessions de terres au Katanga. Ce projet de décret a été approuvé à l'unanimité. Le major Dubreucq » été chargé de la rédaction du rapport. A été repris, ensuite, l'examen du projet de décret définissant le nouveau régime des entrepôts de douane. Le projet a été approuvé également à l'unanimité, et M. Galopin a été nommé rapporteur. Le conseil a terminé sa séance en approuvant à l'unanimité un projet de décret relatif au renouvellement de permis spéciaux de recherches minières au Katanga. M. Morisseaux a été nommé rapporteur. NOUVELLES MARITIMES Le mouvement des trois ports concurrents Voici la statistique comparative des trois grands ports concurrents continentaux poulies quatre premiers mois de l'année. Nous ferons remarquer à nos lecteurs que la statistique du capitaine du port d'Anvers a été réduite de 15 pour cent afin de pouvoir la comparer à celle des autres ports : Hambourg Anvers Rotterdam Bat. Tonnage Bat. Tonnage Bat. Tonnage 19Hi 4,665 4,672,293 2,330 3,951,043 3,354 4,119,164 1913 4,525 4,518,548 2,299 3,872,289 3,352 4,030,591 Aug. 140 153,745 31 78,754 2 88,573 Le mouvement du port d'Hambourg en avril Dans }e courant du mois d'avril il est entré au port d'Hambourg 1,278 bateaux, jaugeant 1,255,25»* tonnes, contre 1,291 bateaux jaugeant 1.200,301 tonnes durant le mois correspondant de l'année passée. Il y a donc une diminution de 13 bateaux en regard d'une augmentation de 54,953 tonnes. Depuis le 1er janvier il est entré 4,665 navires de 4,672,293 tonnes, contre 4,525 navires de 4,518,548 tonnes durant la période correspondante de l'année passée. Il y a par conséquent une augmentation totale de 140 bateaux et de 153,745 tonnes en faveur de l'année en cours. Les frets de New-York à Hambourg Les taux de frets de New-York à Hambourg viennent d'être élevés de 30 à 32 1/2 pfennigs.

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This item is a publication of the title Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle belonging to the category Financieel-economische pers, published in Anvers from 1889 to 1919.

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