Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle

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22 January 1914
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Jeudi 22 janvier 1914 No 18 Vingt-sixième année ABONNEMENTS i •nu a* moi*. on tnm*. truacfi francs francs ANVERS . . 15.00 8.00 4.50 INTÉRIEUR . 18.00 9.50 6.3t> EXTÉRIEUR . 30.00 15.50 8.00 On «'abonne à Anvers au bureau du journal, et dans tous les bureaux de poste de Belgique et de l'étranger. —Les abonnements partent le 1" de chaque mois et ne peuvent dépasser le 31 décembre. BUREAUX : Marché-aux-Œufs, 9' - ANVERS Téléphone i 2388 ANVERS-BOURSE INSERTIONS : La grande ligne: Annonces ordinaires .... 60 cmw Demandes et offres d'emplois . 40 » Convocations d'assemblées : une insertion . . la ligne 76 » deuxième insertion » 25 » Annonces financières » 1 frarn Pour une série annonces et pour Us annonces d'émission, on traite à forfait. mr Les annonces sont mesurées au lignomètre. — Les titres se payent d'après l'espace qu'ils occupent L'administration et la rédaction déclinent toute responsabilité quant à leur teneur. Finances, industrie, commerce, économie politique, variétés JOURNAL QUOTIDIEN DU SOIR à IW .1 R&frtT iiir#riMr.r«j*i4Mir en chei du icuni&l numéro . 3 centimes ACTUALITÉS HISTOIRE UHtRITAGE Comme tous les Américains qui se respectent, M. et Mme Charles Pair passaient une partie de leur existence à Saint-Malo. Il s'est, en effet, formé autour du vieux port breton une importante colonie anglo-américaine qui fait la fortune des regnicoles sans mériter leurs sympathies. Dinard, Paramé, Saint-Enogat ont vu s'élever des palaces qui bientôt sont devenus trop exigus. Des faubourgs se sont allongés et des villages nouveaux sont sortis de terre. Là où il y avait des prairies, on aperçoit maintenant des casinos. Sur la falaise où jadis Yvon soufflait dans son biniou, les ampoules électriques éclairent des salons livrés au tango. Peu à peu, les passants étrangers se sont érigés en land-lords. Tout le premier, le colonel Astor acheta entre Dinard et Paramé cinquante hectares de terrain pour s'y faire construire une villa et dessiner un parc. L'an d'après, il avait Carnegie pour voisin. Puis survint Rockfeller pour qui un architecte modem style tailla dans le marbre un castel qui ressemble à la fois à un buffet Henri II et à un appareil d'é-. clairage à pétrole. Deux ou trois Gould alors s'installèrent, suivis d'autant de Vanderbilt, — la valeur du terrain croissant avec les progrès de l'invasion. Aujourd'hui, les Quatre Cents de la Cinquième Avenue ont tous un domicile de villégiature sur la côte. Enrichis de cinquante millions de francs, les époux l'air n'avaient pu se soustraire à une obligation si impérieusement mondaine. Ils vivaient à Paramé assez modestement : sept domestiques, dix chevaux, quatre voitures et deux automobiles. Ce que les gens de New-York appellent un petit train bourgeois. Le 10 août 1902, comme ils se rendaient en auto de Dinard à Paris, leur machine fit panache contre les talus d'une route normande, et les époux Pair furent tués sur le coup. Le chauffeur également passa de vie à trépas, mais nous ne nous en occuperons point, car il n'était ni Américain ni millionnaire. Des touristes survinrent qui relevèrent les cadavres et avisèrent la gendarmerie. Un médecin fut appelé qui constata trois décès, et les autorités prévinrent la famille. M. Kay Vanderbilt, beau-frère de Mme Charles Fair, accourut aussitôt, et toutes les formalités de rigueur furent expédiées. A quelques jours de là, les hommes de loi de l'Etat de New-York entreprirent de liquider la succession et des difficultés s'annoncèrent .L'acte de décès de M. Fair était parfaitement en règle, comme aussi celui de sa malheureuse épouse. Ces deux actes indiquaient le lieu et le jour de leur mort, non l'heure et l'instant précis ; — et la question se posait d'établir si monsieur avait succombé avant madame ou si madame avait rendu le dernier soupir avant monsieur. Vous comprenez pourquoi. Si le mari était mort avant la femme, celle-ci avait — fut-ce seulement l'espace d'une seconde — hérité tous les biens de !a communauté, et ces biens revenaient de droit à sa famille. Si, au contraire, la femme était morte avant le mari, les cinquante millions du ménage passaient aux héritiers Fair. Ce problême fut d'abord soumis au tribunal de première instance de Paris, et les témoins de l'acte de décès furent convoqués. On retrouva sans peine les touristes survenus immédiatement après la catastrophe et qui avaient aidé à relever les cadavres. Un chatelain du voisinage fut convoqué avec trois de ses domestiques. En tout, une douzaine de témoins.La plupart déclarèrent qu'il leur serait impossible de préciser, qu'à leur avis les époux Fair étaient morts en même temps, du même choc, dans la même catastrophe, et le médecin, survenu tardivement, n'avait eu que trois cadavres sous les yeux. Quatre témoins seulement exprimèrent des opinions catégoriques, les deux premiers affirmant que la mort de monsieur avait précédé celle,de madame, les autres jurant que la mort de madame avait précédé celle de monsieur. Malheureusement, la police française n'eut point de peine à établir que les uns et les autres avaient reçu de certains soli-citors venus de New-York des visites, des indications et des promesses. On n'avait pas positivement essayé de les corrompre, mais on leur avait fait entrevoir, en raison de leur déposition, des indemnités de déplacement d'un taux fabuleux. Deux d'entre ces témoins furent poursuivis sous inculpation de faux témoignage et acquittés faute de preuves. La justice française renonça à établir lequel des deux époux Fair était mort le premier. Voici douze ans que ce mystère se plaide devant les tribunaux de New-York sans que personne puisse prévoir l'instant où il s éclaircira. Les tribunaux ont d'abord opté pour les héritiers de monsieur, puis pour les héritiers de madame ; des pourvois sont intervenus devant des juridictions supérieures et seize jugements ou arrêts ont été cassés. Les frais de justice, de procédure, d'avocats, d'avoués s'élèvent déjà à six millions de francs, — ce qui fait un demi-million par an en papier timbré et en honoraires. Même en notre époque où tout augmente, on trouvera que c'est beaucoup. Si je possédais cent mille francs de i entes, ce n'est vraiment pas à ça que je les mangerais. ,, , , ,, , Un magistrat de New-York a tenté de couper court à ce différend insoluble en supposant que les époux Fàir sont décédés en même temps — ce qui, après tout, est vraisemblable — et en partageant entre les plaideurs le restant d'héritage que les conseils des parties n'ont pas encore dévoré. C'était évidemment le seul expédient raisonnable. Les plaideurs ont refusé, et l'affaire continue. Firmin Cbaburii. Dépêches télégraphiques (Service de l'Agence HAV AS) DANS LES SALKANS Le voyage de M. Venizelos -Londres, 21 janvier. — Une note communiquée à la presse dit que iM. Venizelos quittera Londres vendredi soir pour Paris. De là, il ira à Berlin. Il ne fera aucune déclaration-au sujet de sa mission mais on a des raisons de croire que le président du conseil de Grèce est satisfait des entretiens qu'il a eus avec les différents hommes d'Etat auxquels il a rendu visite. Au cours de ces entretiens il a demandé qu'un petit territoire habité exclusivement par des Grecs dans le voisinage d'Argyrocastro, fut déclaré territoire grec. Cette proposition est à l'étrdc. M. Venizelos serait absolument convaincu qu'il ne se produira rien dans le voisinage de la frontière de l'Epire qui puisse soulever des difficultés internationales. La Grèce n'a pas encore pris officiellement connaissance do la décision des puissances au sujet des frontières, mais elle, s'y conformera certainement. Elle n'a encore pris aucune mesure pour le retrait de ses troupes. Quant à la date du 18 j mvier, c'est une date fixée exclusivement entre les puissances et dont la Grèce n'a pas connaissance. Il y a tout lieu de croire que les n:n5 issadeurs n'ont pas entendu indiquer le 31 janvier (vieux style). La frontière serbo-bulgare Belgrade, 21 janvier. — On annonce officiellement que le général Holmsen a rendu son jugement arbitral dans le différend de frontière serbo-bulgare. Le territoire contesté sera partagé en deux parties égales revenant respectivement à cahçun des deux pays. Cet incident est donc clos. Ce matin est partie pour Saint-Pétersbourg une mission serbe se reu: dant ii l'inauguration du monument élevé au grand duc Nicolas-Nicolaïevitch. LES GREVES EN AFRIQUE DU SUD Grève aux tramways de -Johannesburg Johannesburg, 21 janvier. — La nouvelle commission exécutive* de la fédération des syndicats a invité le personnel des tramways à cesser le travail à midi, déclarant que la levée de l'état de siège et la mise en liberté des chefs travaillistes devaient être effectuées avant tout débat au sujt des. conditions de travail. Cette tentative n'a eu aucun succès. *** Johannesburg, 21 janvier. — Dans tous les groupes miniers, on signale une amélioration marquée. La grève est terminée Johannesburg, 21 janvier. — La grève générale est déclarée terminée à partir de demain. Pretoria, 21 janvier. — Les ateliers des chemins de fer rouvriront leurs porte le 26 février courant. LES ERUPTIONS VOLCANIQUES AUX NOUVELLES-HEBRIDES Sydney, 21 janvier. — Les officiers d'un vapeur arrivé des Nouvelles-Hebrides, qui le mois passé ont assisté aux éruptions volcaniques de l'île d'Ambryn, déclarent que des fumées con tinuent à s'élever des îles Paama et Lafevi, et causent de nouvelles inquiétudes. Quant à l'île d'Ambryn elle semble avoir changé de position. Le terrain de l'hôpital divisionnaire est sous la mer à treize brasses de profondeur, tandis qu'il y a une ligne de collines à un endroit où il n'y avait auparavant que la mer. *•* Sydney, 21 janvier. — De nouvelles et violentes éruptions ont eu lieu le premier janvier à Ambryn. Cent indigènes se sont trouvés entourés par des torrents de lave en fusion. *■»« Sydney, 21 janvier. — Le fonctionnaire principal de l'île Ambryn dit que le mois passé, lors des éruptions, des gerbes de flammes jaillirent des montagnes Cela commença par une montagne, puis l'une après l'autre se couvrirent de colonnes de fumée. Enfin, dix montagnes lancèrent des torrents de lave en fusion. Aucune panique ne se produisit parmi les deux mille cinq cents indigènes des régions directement menacées. La plupart purent être dirigés sur Malokala, située à douze milles de là. Néanmoins plus d'une centaine d'hommes périrent. Les volcans restèrent en éruption pendant qu'on embarquait les réfugiés, dont quel-ques-uns périrent dans la lave incandescente. Le vent chassa des embarcations d'autres indigènes et ceux-ci périrent noyés ou brûlés. Des poissons et des tortues bouillis flottaient à îa surface de la mer. Le sous-marin « A. 7. » retrouvé Londres, 21 janvier. — Les journaux du soir confirment qu'un contre-torpilleur a découvert, à quatre heures et demie de l'après-midi, le sous-marin A. 7. à trente-trois brasses de profondeur. Un autre contretorpilïeur restera en permanence sur les lieux et les travaux pour relever le A. 7. commenceront demain matin a la pointe du jour. *** Pi.ymouth, 21 janvier. — Le sous-marin A. 7. ■i été retrouvé à un mille et demi de l'endroit où on. le croyait englouti. LA REVOLUTION MEXICAINE Intervention des Etats-Unis ? Washington, 21 janvier. — M. Bryan, secrétaire d'Etat, confirme que M. Lind, représentant. du président Wilson, a eu à la Vera-Cruz un entretien avec M. Magon, ancien ministre des finances, agissant au nom du général Huerta. Les funérailles du général Picquart Paris, 21 janvier. — A la suite de l'intervention personnelle de M. Doumergue, président du* conseil, auprès des membres de la famille du général Picquart et devant la volonté exprimée par le parlement, ceux-ci ont consenti à ce que les obsèques de l'ancien ministre aient lieu aux frais de l'Etat. Ces obsèques auront lieu vendredi. Le canal de Panama Pan\ma, 21 janvier. — On a l'intention de faire traverser le canal, probablement en avril, par un vapeur de la compagnie du chemin de fer de Panama. Il y a aujourd'hui trente pieds d'e n d-ns la tranchée de la Culebra. u point où s'était produit une éboulement e4 qui était la sente section du canal demeurée inachevée. Un grand navire pourrait désormais passer à travers le canal. Les Français au Maroc Oujda, 21 janvier. — On confirme que le général Lvautey visitera incessamment le Maroc oriental. Le. résident général arrivera probablement à Oujda le 27 janvier. Le commerce du Japon avec la Chine Totçio, 21 janvier. — Le baron Makino, ministre des affaires étrangères, a déclaré dans un discours que le commerce japonais s'est. . follement développé avec la Chine et que le nombre de Japonais résident en Chine s'est considérablement accru. La consolidation et le développement des relations économiques avec la Chine sont nécessitées par les intérêts du Japon dans ce pays. Quant à la question relative à la propriété foncière en Californie, les Etats-Unis n'ont pas répondu à la récente protestation du Japon et leur réponse antérieure n'était pas satisfaisante. On prépare, pour régler cette difficulté, de nouveaux plans que le ministre regrette ne pouvoir divulguer.Après l'affaire de Saverne Berlin, 21 janvier. — Les Polonais et les Alsaciens-Lorrains ont déposé sur le bureau de Beichstag une motion invitant le chancelier a présenter au plus tôt un projet de loi réglant d'une manière uniforme dans tout l'empire l'emploi de la force armée et autorisant l'usage des troupes dans les opérations de police seulement sur réquisition des autorités civiles. La neige en Allemagne Berlin, 21 janvier — En Bohême et en Bavière des villages entiers se trouvent ensevelis sous la neige et sont privés de toutes communications.A la chambre portugaise Lisbonne, 21 janvier. — La discussion à la chambre des députés de la motion de M. A.lexandro Braga a été agitée. La motion ? été combattue par les chefs de l'opposition. Le public des galeries a manifesté en lançant dans la salle de nombreux exemplaires d'un imprimé révendiquant des garanties de liberté pour les ouvriers. Les galeries ont été évacuées et la séance interrompue. A la reprise de la séance la discussion a continué sans incident et la suite des débats a été renvoyée à demain. Le sénat et le gouvernement portugais Lisbonne, 21 janvier. — Le sénat a voté une motion invitant son bureau à s'adresser au chef de l'Etat afin qu'il oblige les .ministres à observer la constitution. M. Darriaga recevra demain, dans l'après-midi, le bureau du sénat qui lui communiquera la motion votée aujour d'hui et ainsi conçue : « Considérant que le gouvernement en n'assistant pas systématique ment aux séances du sénat, viole tout droû parlementaire, vicie le régime politique et fait un grave affront à cette assemblée, celle ci a résolu de porter à la connaissance du chef de l'Etat le conflit qui s'est élevé entre le gouvernement et le parlement. » Aucun journal n'a paru ce soir. La grève à la Rio-Tinto Madrid, 21 janvier. — Les délégués des mineurs grévistes du Rio-Tinto venus à Madrid pour négocier avec le conseil d'administration de la. Bio-Tinto, ont décidé de repartir demain à la suite du refus de celui-ci de donner une réponse à leurs révendications. La trichinose en Espagne Murcie, 21 janvier. — A Alger soixante cas de trichinose se sont produits. Une femme est morte. Plusieurs habitants sont dans un état désespéré. Déraillement de train en Espagne Tolède, 21 janvier. — L'express d'Andalousie a déraillé à la suite d'un éboulement. Il y a sept blessés. Députation de zemstvos chez le tsar S.AiNT-PÉTERSBOgRG, 21 janvier. — Au cours de la réception par le tsar d'une députation des zemstvos, le président, M. Koskauer, a adressé au souverain une allocution dans laquelle il a rappelé la mémoire de l'illustre fondateur et organisateur des zemstvos, le tsar Ferdinand-Alexandre II, ainsi que celle du tsar Alexandre III. L'orateur a, ensuite, exprimé au souverain la reconnaissance des zemstvos pour la bienveillance qu'il n'a cessé de témoigner à ces assemblées. Il a assuré le tsar que, conformément à la volonté de se:: prédécesseurs, les membres des zemstvos con sacreront toutes leurs forces au service du trône et de la patrie. Il a prié le tsar d'accep ter le pain et le sel, et lui a demandé la permission d'offrir au grand-duc héritier un objet d'an représentant un village en minia ture. Le tsar s'est entretenu cordialement avec tes députés, et a prononcé une allocution. Une régie nationale des chemins de fer belges III La ligne Bruxelles-Malines avait été mise en exploitation le 5 mai 1835 ; celle de Malines-Anvers, le 7 mai 1836. L'année suivante, en mai 1837, Barthélémy Dumortier, qui avait accumulé contre la création des chemins de fer les arguments les plus inattendus en 1834, prononçait gravement que l'Etat devait s'en réserver la construction et l'exploitation, « car le système de l'exploitation des rails-voies au bénéfice de l'Etat nous a si bien réussi que nul ne peut contester les grands avantages qu'il présente ». Vendredi dernier, M. G. E. Musgrave, secrétaire de la chambre de commerce de Londres et de la Fédération du commerce du bois, déclarait devant la commission officielle des chemins de fer que ce qu'on demande aux exploitants c'est : de l'obligeance, du sens commun et des « business principles », ce que nous traduirions volontiers par « l'esprit pratique des affaires ». Comme ces trois qualités manquent à une organisation d'Etat, ajoutait-il, il faut se garder de lui confier l'administration des voies ferrées. L'expérience montre quotidiennement qu'une organisation « industrielle » de nos chemins de fer ne pourrait que leur donner un résultat économique plus satisfaisant. B. Dumortier croyait avoir raison de s'applaudir de la « nationalisation » des chemins de fer belges. Charles Rogier, auquel nous devons en si grande partie le bons sens et la modération qui président à la plupart des articles de notre constitution, était également en faveur de la construction et de l'exploitation des chemins de fer par l'Etat. Mais dans sa pensée, ces raisons ne s'appliquaient qu'aux grandes lignes, au réseau principal. Il ne fallait qu'un gros tronc planté par l'Etat et « dont les branches, c'est-à-dire les lignes secondaires, pousseraient tout naturellement ». La formule a changé depuis, grâce surtout à la reprise du Grand Central. Aujourd'hui, sauf à de très rares exceptions près, les chemins de fer sont un monopole de l'Etat. Nous ne contesterons pas que de très grands avantages aient été obtenus par cette concentration : l'unification des horaires et des tarifs constitue un bien énorme pour le transport des voyageurs aussi bien que pour celui des marchandises. En principe, cette unification amène également de grandes économies dans le service et dans l'exploitation ; en ce qui concerne les relations avec les chemins de fer étrangers, un organisme officiel propose ou impose plus aisément ses vues ; il dispose d'ailleurs plus aisément, par l'abondance de ses ressources et ses relations directes avec le trésor, d'une plus grande élasticité financière pour la construction de nouvelles lignes et la modernisation de ses services. Enfin, un organisme unique, directement soumis à l'Etat, a des chances bien plus grandes d'échapper aux influences personnelles ou particulières, pour n'être dirigé qu'à l'avantage ! du bien-être général. Plus de concurren-I ce ruineuse ou d'égoïstes monopoles; plus ' de tarifs de faveur pour des particuliers ; plus d'intérêts privés en lutte avec l'intérêt national. La nation gouverne elle-même le fonctionnement de sa circulation ferrée, en ne consultant que l'avantage général. La théorie est belle. On ne peut lui donner tort, à bien des points de vue. Mais le mirage des facilités et des avantages que, présentent les exploitations d'Etat a malheureusement été déçu tant de fois que peu à peu on est revenu à la conviction que l'Etat gère bien mal, très souvent, les intérêts qui lui sont confiés. La médaille a eu le temps, depuis 1871 où aucune concession nouvelle n'a été accordée qu'à titre exceptionnel, et où l'Etat exerce en fait son monopole, de i montrer son revers. Le bataillon des « employés des rails-| voies » de 1834 est devenu aujourd'hui I une armée d'environ quatre-vingt-dix j mille hommes. L'exploitation a passé de ■ quarante-six kilomètres à cinq mille. Et l'activité sur ce réseau n'a pas sa pareille au monde. La nécessité constante de matériel nouveau devient un vrai gouffre. De zéro, l'avoir national en voies ferrées, bâtiments, raccords, appareils de signalisation, etc., a passé au chiffre formidable, évalué officiellement, de 2,041 millions 100,957 francs en 1902 et aujourd'hui à 2,860 millions de francs. Nous ne contesterons pas les grandes qualités de certains administrateurs de nos voies ferrées ; mais nous croyons ne pas nous tromper en disant que de l'avis d'un très grand nombre de parlementaires, d'hommes d'affaires et surtout de fonctionnaires mieux à même que quiconque de se rendre compte de la tâche formidable imposée aujourd'hui à l'administration ; celle-ci ne se sent plus la force ou, — ce qui paraît plus grave, — ' n'a plus la volonté ferme de diriger le j trafic comme une entreprise industrielle, j comme un service national. Le fonctionnaire dépasse l'ingénieur, le bureau absorbe l'initiative, la paperasserie accapare l'activité. Chose plus grave : les chemins de fer belges qui, industriellement et économiquement menés, constitueraient entre les mains de leurs exploitants une entreprise rapportant des bénéfices énormes, coûtent au trésor, constituent une charge croissante pour les contribuables. Incorporé dans la dette belge, le capital des chemins, de fer y représente un capital à amortir de 2,448 millions. On a beau dire que ce capital est productif : les détenteurs de dette belge qui apprendraient que notre prochain emprunt se fera après défalcation de ces 2 1/2 milliards de dette, se hâteraient de mettre le crédit belge au-dessus de celui de la France, de l'Angleterre, de l'Allemagne, de tous les autres pays. Notre dette nationale est énorme, et elle fait tache dans la bonne opinion que l'on nous témoigne si volontiers. (A suivre.) J. T. ALCEA C'est samedi,. 31 janvier, qu'aura lieu, ii l'Opéra flamand, la première d'ALCEA, paroles et musique d'Auguste Dupont, texte néerlandais de Léo Van Riel. M. Aug. Dupont, qui est un des avocats les plus en vue du barreau d'Anvers, est fils de Auguste Dupont, pianiste et compositeur, né en 1827 à Ensival et mort à Bruxelles en 1890. Professeur de piano au conservatoire de Bruxelles pendant plus de trente ans, Auguste Dupont-père forma d'excellents élèves. Comme compositeur, il produisit de nombreux morceaux de piano très estimés, notamment le « Mouvement perpétuel », qui est célèbre. L'auteur d'alcea est donc aussi le neveu de ôoseph Dupont, dont la mort en 1899 consti-t lit une perte très sensible pour l'art musical belge. Joseph Dupont fut élève du conservatoire de Bruxelles où il obtint le premier premier prix de violon et le grand prix de Rome pour la composition. Il fut professeur d'harmonie au conservatoire de Bruxelles et chef d'orchestre de la Monnaie et des concerts populaires. Quelques années après, Joseph Dupont prenait, en association avec Lapissida, la direction du théâtre de la Monnaie, où il monta plusieurs ouvrages inédits. L'avocat Auguste Dupont, qui est. aussi un pianiste de grand talent, est, si nous ne nous trompons, élève de son oncle pour la composition. Il sort donc de bonne école et a, au surplus, de qui tenir. Il n'en est d'ailleurs pas à son coup d'essai. Différentes œuvres orchestrales et chorales sont déjà sorties de sa plume et ont été exécutées avec grand succès dans des cercles privés. Il y a quelques années, il donna au. Théâtre-Royal d'Anvers un drame lyrique, Morgane, dont la partie musicale était, pour les connaisseurs, de toute beauté, mais dont le libretto était, malheureusement, peu scénfque, l'action en étant trop confinée, dans l'âme de ses personnages. Le compositeur a gagné en expérience et en habileté. Il a eu soin de se garer des défauts que l'on a pu reprocher à sa première œuvre lyrique. Ce n'est pas, en effet, l'en-dehors qui manquera à Alcea, ni l'animation, ni la variété. L'intérêt scénique, éveillé depuis le début de la pièce, augmente à chaque scène jusqu'au dénouement, qui est fort dramatique, et de nombreux tableaux se prêtent à une mise en scène grouillante ou agréablement pittoresque. Les décors aussi sont destinés à produire grand effet. Lé sujet ? Voici en quelques mots. Nous som-mes au lendemain de la conquête de la Gaule par Rome. Un chef gaulois, Alfar, est en captivité chez un chef romain, Essenius, préfet de la Gaule. Alfar et la jeune Alcea, la fille du préfet, se sont inspiré un amour ardent. Le Gaulois ne peut cependant se faire à son sort de captif, qui le condamne du reste à des travaux humiliants, et rêve de s'échapper un jour pour se remettre à la tête de ses troupes et reconquérir l'affranchissement de la Gaule. Au premier acte, on le voit occupé à dégrossir une bûche de bois. Le soir tombe. Un messager accourt et annonce à l'entourage d'Es-senius l'arrivée de hordes barbares, massacrant et saccageant tout sur leur route. Ce sont les Gaulois, Alfar l'a compris. L'obscurité se fait épaisse. Le moment de s'élancer auprès des siens est venu. Mais Alcea survient. Elle surprend la tentative de son amoureux. « Tu ne partiras pas d'ici », dit-elle. — Qui m'arrêteras;? — Moi, la fille de ton maître ! — Je n'ai qu'un maître : le dieu des Gaulois ! Alcea lui reproche son ingratitude et son inconstance. Après une belle résistance d'Alcea, indignée, le Gaulois parvient à la décider de l'accompagner dans sa fuite : elle deviendra son épouse, là-bas. L'amour l'emporte sur la piété filiale ! Au second acte, nous nommes au camp gaulois, au milieu de l'affairement guerrier. Alcea dit à Alfar ses remords. Pour lui, elle s'est laissée a ller à abandonner "son père chéri ; elle a trahi sa race ; toute ce qu'elle pouvait lui donner, elle le lui a donné. Mais elle n'en est pas moins restée Romaine de sang, de cœur et de croyance. Elle supplie Alfar de cesser le combat et de se courber devant Rome. Le fier Gaulois est inflexible. Les paroles d'Alcea ne font, au contraire, qu'exciter sa haine contre l'ennemi, qu'exalter sa soif de vengeance. Le combat va redoubler de fureur. Sclessa, la suivante d'Alcea, qui, pour la secourir a suivi la fille d'Esseriius dans sa fuite avec Alfar, exhorte sa maîtresse à retourner auprès de son père. Par patriotisme autant que pour rendre impossible la poursuite, elle projette de mettre le feu à la végétation, chauffée par l'ardeur du soleil, dont est couvert l'immense terrain qui sépare les camps ennemis. C'est Alcea qui prend la torche et sème la dévastation. C'est là une des scènes les plus grandioses que l'on puisse imaginer au théâtre. Au troisième acte, nous retrouvons Alcea, avec sa fidèle Sclessa dans la cour du château paternel. Celle-ci avertit le père et implore le pardon pour la fille repentie. Essenius reste impitoyable. Alfar, cependant, est parvenu à suivre les traces des fugitives ; il arrive au moment où Alcea, désespérée, tente elle aussi, à genoux, de fléchir son père. « Tu suivras ton maître », dit-il. — Je te hais! — Peu importe, mon amopr te lie à mon sort. — C'est moi qui ai mis le feu à la forêt : j'espérais la mort de tous les tiens. — C'est pour me venger de la femme traîtresse que je veux te reconduire auprès des loups. Alfar veut saisir Alcea pour l'entraîner avec lui, lorsque la Sclessa saisit le poignard de sa maîtresse, et le plonge dans le cœur du Gaulois. Et Essenius, tendant les bras à sa fille effarée, dit : Que la déesse de l'amour Etende sur cet âme blessée Le doux voile du pardon ! Ce dénouement, où le pathétique touchant s'allie à l'émouvant tragique, ne peut manquer de produire une grande impression. Ajoutons que le texte néerlandais est très heureux. Toujours noble et poétique dans toutes ses expressions, il contient des vers admirablement frappés, d'une sonorité et d'un rythme imitatifs, qui les rendent éminemment musicaux. La partition, qu'il nous a été donné de feuilleter, sera le digne commentaire du libretto. Elle est construite, faut-il le dire ? d'après la manière la plus récente, surtout le dernier acte. Qu'on ne s'effraye pas, pourtant : si le travail polyphonique de l'orchestration est poussé jusqu'à l'ultime combinaison possible ; si, partant, les hardiesses harmoniques y abondent ; si certaines unions instrumentales sont parfois d'une originalité trancendante, inattendues, l'ensemble en est toujours parfaitement clair et esthétique. Et puis, chose essentielle, le compositeur n'a écrit que quand il avait quelque chose à dire ; son travail est donc toujours inspiré, ce qui lui prête un charme dont beaucoup de nouvelles productions sont dépourvues. Puisque appartenant à l'école ultra moderne, les leitmotives parcourent toute la partition, mais pas de façon obsédante, fatiguante. Les personnages sont orchestrale-men't bien campés ; les états d'âme même sont éloquemment caractérisés, mais en des traits toujours variés et dans un colori nouveau. Mais ce qui, d'après nous, doit contribuer surtout au succès de l'œuvre, c'est que la partie vocale ii'a nullement été négligée. La mélodie, — si dédaignée par ceux qui n'en peuvent pas produire, — la mélodie, fraîche, chantante, agréable trône dans toute la partition. Rien donc de cette grandiloquente déclamation notée, de ces récits aussi crispants qu'interminables. Pas, non plus, de longueurs cruelles que les plus grandes beautés ne peuvent racheter. L'œuvre est coulée dans un moule savamment et intelligemment ciselé; elle réunit toutes les conditions pour faire un excellent drame lyrique, et avec elle, le répertoire national se trouvera enrichi d'une belle unité. Le tout dépendra donc de l'interprétation, qu'il y a, d'ailleurs lieu d'espérer bonne. Les protagonistes principaux nous rassurent par leur talent. Le rôle d'Alcea a été étudié par Mlles Léonie Cuypers et O. Belloy. Nous ne savons pas encore laquelle de ces deux artistes le défendra à la première. La Sclessa, ce sera Mlle Edith Buyens. Pour Alfar, il y aura M. Villiers, qui a pioché le rôle con amore, et pourrait bien s'y tailler un gros succès ; et pour Essenius, M. Steurbant, qui n'a jamais fourni que du travail supérieur. Tous ces artistes sont de taille à conduire l'œuvre à une belle victoire. Les chœurs et l'orchestre auront la tâche très difficile ; il faudra donc leur réserver les répétitions nécessaires. Quant à la mise en scène, très compliquée on peut avoir confiance en M. Fe Dérickx, un maître en la matière. PARSIFAL Nous avons parlé longuement le mois dernier, des projets que l'on étudiait à l'Opéra flamand en vue d'y monter la dernière œuvre de Wagner. Après que les choses avaient paru aller fort mal, à un certain moment, voici que les nouvelles les plus rassurantes se font jour au contraire. M. Ernest Van Dyck dirige lui-même les répétitions qui viennent d'être entreprises dans le théâtre de M. Fontaine et la question si délicate des décors a été tranchée | de la façon que voici : Le direction de l'Opéra flamand n racheté M. Gabriel Astruc, ancien directeur du théâtre des Champs-Elysées qui vient de fermer ses portes tous les décors brossés en vue des représentations de Parsifal qui n'y purent avoir lieu. C'est dire que l'œuvre sera chez nous, aussi bien encadrée que possible. Il est probable que le ténor Swolfs chantera le rôle principal. La première est fixée provisoirement au 14 mars. NOS AUTO-POMPES Nos services d'incendie urbains vont être incessamment renforcés. C'est du moins ce qui résulte d'un rapport de la commission des travaux publics qui sera soumis aux délibérations du conseil communal en sa prochaine séance. Il s'agit de la mise en adjudication des deux auto-pompes pour l'acquisition desquel les les crédits nécessaires avaient été prévus déjà au budget extraordinaire de 1913. L'une des auto-pompes, première voiture de secours de la caserne centrale, remplacera la pompe en service depuis sept ans et qui deviendra voiture de réserve polir la caserne centrale ainsi que pour le poste de la rue d'Autriche. L'autre auto-pompe, première voiture de secours pour la caserne du sud, remplacera la pompe qui est affectée au poste de la place du Nord (entrepôt). Le moteur des pompes sera à quatre cylindres et donnera une puissance de 30 à 40 HP. Les pompes seront rotatives ou centrifuges ; s'amorçant d'elles-mêmes à sec avec une hauteur de 7 m. 50 ; elles auront un débit moyen de huit cents à douze cents litres par minute, à une pression de sept atmosphères. Les soumissionnaires devront renseigner le délai, à partir de la date de la commande, dans lequel ils s'engagent à présenter les autopompes à l'essai de réception provisoire. Pour la première pompe la dépense sera imputée sur le crédit prévu de 91,727 fr. 83 ; pour la seconde, sur un prévu crédit de 32,000 francs. CONDOLEANCES OFFICIELLES A la suite des décès récents de M. Eug. Kreglinger, et de M. le baron de Vinck, ancien conseiller communal, le collège a décidé d'adresser une lettre officielle de condoléances à chacune dés deux familles si cruellement éprouvées. La décision de principe a été prise en outre, de donner le nom de M. Eugène Kreglinger à l'une des nouvelles rues de l'agglomération anversoise. LES AUTOBUS Nous avons dit récemment que la question des autobus aux bassins semblait être entrée dans une phase nouvelle. En substance, la Ville a décidé de transférer à la société qui vient de se constituer, la concession dont les promoteurs de l'affaire avaient l'option depuis un certain nombre de mois. On n'a pas oublié que les délais d'acceptation ayant été dépassés de beaucoup, la Ville avait même opéré la saisie du cautionnement déposé. Pour faciliter les choses, toutefois, le collège proposera incessamment au conseil communal, la levée éventuelle de la dite saisie, au cas où la société en question mettrait en exploitation, au 1er juin prochain, un minimum de huit voitures UN NOUVEAU HANGAR A la date du 31 décembre dernier, le service des travaux maritimes a présenté à la Ville un cahier des charges avec deux plans, relatifs à la construction d'un hangar métallique au quai sud du bassin Asia, au n° 29. Le hangar précité aura une longueur de quarante-huit mètres et une largeur de seize mètre vingt. Il se composera de quatre travées de douze mètres de largeur chacune. Dans le cahier des charges régissant l'entreprise il a été stipulé que les soumissionnaires auront la faculté de faire des offres pour la construction de hangars d'après un projet dressé par eux-mêmes et s'écartant du type adopté par la Ville. L'entreprise comporte également : l'établissement de conduites d'eau comprenant les égouts, les embranchements et les puisards : l'exécution des déblais et remblais pour la construction dés fondations des colonnes de support et rétablissement des conduits d'eau, ainsi que pour la mise sous profil du quai ; enfin les' travaux de pavage et tous ouvrages accessoires. Les travaux seront entièrement terminés dans le délai de cinq mois. Le devis de l'entreprise s'élève à 40,400 francs et la dépense sera régularisée au moyen du crédit de 50,000 francs prévu au budget de 1914. LA TOURBE INTERNATIONALE Une curieuse statistique a été fournie à la chambre par M. le ministre de la justice. Elle est relative aux expulsions d'étrangers ayant résidé à Anvers ou dans la banlieue et qui s'y sont rendus coupables de délits divers. Voici ce relevé : Voleurs, faussaires, escrocs, bonneteurs : en 1911, quatre-vingt-quatre ; en 1912, soixante-dix; en 1913, quatre-vingt-quatre. Infractions contre la moralité publique, traite des blanches : en 1911, onze ; en 1912, trois ; en 1913, quatre. Tenanciers de maisons de jeu : en 1911, un ; idem en 1912 et en 1913. Infractions à la loi sur l'émigration, exploitation des émigrants : en 1911, trois ; en 1912, nul ; en 1913, deux. Tenanciers de maisons où la prostitution est favorisée, proxénètes : en 1911, neuf ; en 1912, douze ; en 1913, quatre. Lésions volontaires graves : en 1911, deux ; en 1912, un-; en 1913, deux. Prostituées : en 1911, trente-neuf ; en 1912, soixante-quatre ; en 1913, trente-neuf. Souteneurs : en 1911, quatorze ; en 1912, dix-neuf ; en 1913, quatorze. Ces chiffres qui visent exclusivement les étrangers donnent une idée de l'immoralité qui rèerne dans nos grandes villes. INTÉRIEUR Bruxelles-port cîe mer Le comité central de la chambre de commerce a décidé dans sa dernière réunion d'insister auprès du ministre compétent pour que tout soit mis en œuvre pour ne pas .retarder l'ouverture du canal maritime en juin prochain, comme cela a été annoncé, et de demander au ministre des chemins de fer de prendre toutes les mesures pour achever les travaux à exécuter au pont-rails de Laeken. La gare de l'Allée-Verte Répondant à une question qui lui avait été posée à la chambre, le ministre des chemins de fer a déclaré qu'une enquête approfondie a démontré la nécessité de maintenir la gare de l'Allée-Verte, qui sera spécialement affectée au service des trains ouvriers et des trains extraordinaires. La plate-forme du raccordement qui relie cette station à celle de Bru-

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This item is a publication of the title Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle belonging to the category Financieel-economische pers, published in Anvers from 1889 to 1919.

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