Echo commercial belge: commerce, industrie, finance, maritime, notariat, théâtres, sports

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24 September 1914
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s.n. 1914, 24 September. Echo commercial belge: commerce, industrie, finance, maritime, notariat, théâtres, sports. Seen on 28 June 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/xd0qr4pt0q/
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DIRECTION & RÉDACTION : 22; rue Jacobs, 22, ANVERS Bureaux : tous les jours de 3 à 6 heures. TÉLÉPHONE 5432. i Adresse télégraphique t EeHOMER«BNVERS. BELGE ABONNEMENTS : Un an. Belgique frs 2.50 Étranger ... » 4. — Les manuscrits ne sont pas rendus. POUR LA PUBLICITÉ s'adresser exclusivement à L'AGENCE ECLAIR 22, rue Jacobs 22, ANVERS - COMMERCE, INDUSTRIE, FINANCE, MARINE, NOTARIAT, THÉÂTRES, SPORTS, Civilisation contre Barbarie La race exécrée Ce n'est qu'après avoir mûrement réfléchi que nous décidâmes, au lendemain de la déclaration de guerre, de suspendre momentanément la publication de l'Echo Commercial. La pénurie d'ouvriers, — la plupart étant requis par l'armée ou la garde civique — n'était qu'une question secondaire; ce qui primait, c'était une question de convenances. On la comprendra sans difficulté: nous aurions eu trop facile de nous écrier: «Ne l'avons-nous pas toujours dit?» Il appartient au prophète de se dérober à l'heure où sa prophétie se réalise. Notre journal avait dénoncé les manigances souterraines des Teutons ; il avait analysé, disséqué d'un bistouri impitoyable «les bassesses de leur âme ; il avait désigné d'un doigt frémissant les luxueux repaires où les bandits de Guillaume II tramaient leurs complots ; il avait prédit que cette hospitalité, si largement octroyée par nous aux sujets tudesques, devait être un jour notre perte et préparer notre engloutissement par l'Ogre inassouvi. Si nous avions paru à l'heure où l'angoisse oppressait toutes les poitrines, nous aurions sans doute exacerbé cette haine implacable qu'on ressentait brusquement contre l'envahisseur. Notre devoir patriotique autant que le tact nous imposaient un silence provisoire. Notre rôle n'était pas d'ameuter la population contre les Allemands; pendant trois années, chaque semaine, nous avions dit la vérité; à présent que la formidable et sanglante preuve de l'ignominie tudesque était là, nous pûmes voir tous nos confrères, mus par un même élan de patriotisme spontané, se dépouiller de toutes les rancunes politiques et linguistiques et conspuer l'ennemi de la civilisaiton, l'ennemi de tout sentiment d'honneur et de dignité. Tous, à cette heure tragique, trouvent des épithètes d'exécration contre la race abhorrée, des qualificatifs que nous n'eussions jamais imaginés lorsque nous disions que le barbare de l'Est se tenait en embuscade en aiguisant son poignard d'assassin sur la semelle de sa botte. Pendant trois ans, nous avons proclamé que le Teuton avait des velléités de conquête: économique d'abord, politique ensuite. Mais nous nous heurtions à du sceptisme, bien compréhensible d'ailleurs dans une ville où l'on pouvait voir quotidiennement à l'œuvre l'énergie, la ténacité allemandes, et où nos futurs envahisseurs se montraient cauteleux, onctueux et serviables à seule fin de dissimuler leur odieuse fourberie. Ah, il fallait un certain courage pour continuer, sans trêve, au milieu des sourires ironiques, une campagne qui stigmatisait les menées tudesques et mettait nos concitoyens en garde contre une trop grande expansion à l'égard de nos envahisseurs à venir. Et nous savions bien que nous n'aurions qu'un appui purement moral de ceux qui savaient nous comprendre. Nous avons vu des Allemands établis à Anvers boycotter des commerçants qui nous avaient confié de la publicité ; nous avons été témoins de toutes les machinations Jouches qui furent mises en œuvre pour ruiner notre influence. Des Alboches, en pleine rue, levaient sur nous leur gourdin; sur notre passage l'ordurière injure s'éjaculait de leur bouche. Mais nous allions notre chemin : les chiens peuvent aboyer, la caravane passe. 11 nous est permis de dire ces choses maintenant, puisque, il le faut espérer, justice va être faite et que la présomptueuse Germanie est sur le point d'être anéantie sous le poids du dégoût universel; à présent qu'on épure notre pays de ceux qui assassinèrent des prêtres, violèrent des jeunes filles et jetèrent des bombes sur des femmes endormies. Et nous pouvons, dans ce numéro et dans ceux qui vont suivre, reproduire quelques passages des articles où nous avons dit... ce que dit à présent le monde civilisé, la vieille Europe, l'Amérique entière, et même le Japon qui, récemment ouvert aux idées modernes, reconnaît les barbares et s'apprête à les conspuer par la bouche de ses canons. Nous pouvions donc, momentanément tout au moins, ne plus faire retentir cette voix qui cria l'alarme, puisque, dès le moment où l'Allemagne voulut nous jeter trente deniers pour une trahison, dès l'instant où elle nous crut assez veule pour accepter un marché honteux et conspuer de la sorte des nations loyales, tout Anvers s'est soulevée contre elle. N'avons-nous pas vu, dès le premier soir, des groupes circulant en ville et criant : «Plutôt morts qu'Allemands ?» Si, à partir de cette heure-là, l'exécration était générale, nous pouvons être bien certains qu'elle atteint son paroxysme, à présent que les soudards de Guillaume le Sanguinaire ont détruit l'Université de Louvain et brûlé la cathédrale de Reims. Une force belligérante qui, au lieu de s'attaquer à des fcpjs, s'acharne sur des temples de la science et sur des basiliques de la foi se stigmatise aux yeux du monde et ne mérite plus que le coup de pied qu'on donne au cabot galeux. Tous, indistinctement, nous savons à présent ce que vaut cette culture teutonne prônée par quelques irréfléchis. Tous se sont soulevés dans un même cri de dégoût comme dans un même cri d'espoir en une délivrance prochaine. Il ne se peut pas, — non, il ne se peut pas ! — que les assassins gavés d'alcool et accomplissant leurs atrocités dans la plus ignominieuse ivresse, ne soient point châtiés. La Belgique se couvre de ruines : ell se relèvera. Ce sera notre tâche de demain. Et nous aurons une Belgique plus belle, épurée de la gangrène teutonne qui la minait. C'est lorsque l'aurore poindra avec tout son soleil et toute sa gloire sur le cadavre du dernier Germain ! GUILLAUME CAMPO~ Adresse et paierie privée RUE DU PAROISSIEN, 4. - ANVERS Tableaux Premier ordre Exposition permanente de 10 à 6 heures Salle Buyle. Meir. 129 Le) pieuvre Dès qu'il eut l'honneur de s'adresser à l'opinion publique, l'«Echo Commercial» a parlé de la conquête économique, lente mais sûre, des Allemands à Anvers. Une des formes de cette mainmise, c'était l'exploitation des grands bazars sous le pavillon de Sa Majesté germanique. Voici ce que nous disions dans noire numéro du 16 mars 1912: On aurait pu croire Que le public, pressentant le danger qu'offrent ces pieuvres dévastatrices et omnivores, se serait abstenu d'y aller verser ses argents contre de la marchandise de contrebande. Il n'en fut rien. Aveuglé par les mille soleils électriques qui se reflètent dans le miroitement des marbres, abasourdi par le brouhaha de la bourdonnante ruche, conquis par le clinquant, le vif-argent et le trompe-xl'œil, il achète une fois, ne se dissimule pas qu'il est odieusement trompé, — mais y retourne. La petite ménagère a honte de franchir le seuil de ces palais de la fanfreluche, et la dame huppée se cabre lorsque la voiture portant la firme stationne devant sa porte. Mais ni l'une ni l'autre ne résiste aux charmes de ces «Bonheur des Dames» dépassant de loin celui qu'engendra l'imagination du romancier. Par voie de conséquence, l'établissement prospère. Simultanément, deux grandes firmes de la ville que voici ont adjoint. au\ magasins existants, des installations nouvelles et incorporant des maisons qui, jusqu'alors, abritaient des petits commerçants. Demain, telle grande artère sera complètement au pouvoir des Chauchnrds allemands, — et ce nous sera une honte, à nous, qui, pourtant, avons de l'initiative, de la ténacité, de la probité et de l'orgueil, de devoir avouer notre dépendance, notre servilité vis-à-vis de ces accapareurs en grand. «(.nr telle est la situai ion. Les bureaux commerciaux se peuplent d'étrangers, les neuf dixièmes des fds de la vertueuse Germanie, venant, sereinement ra-v ii le pa;n il nos enfants, s'insinuani, dans les grandes familles en vue d'avantageux mariages, et, en attendant, débauchant nos fill.'s et embrassant nos bonnes. Les petites maisons de commerce s'en vont, englobées dans des établissements monstres qui expédient le produit de noire travail vers les caisses allemandes. Quant à nous, rtoiis devrons bientôt nous resigner à ne plus faire que <)£i travail d'esclaves, dirigés. commandés que nous serons par les Teutons puissants qui, souriants, nous dévalisent et nous vident.»On le voit: la préparation était sûre. nisée prudemment et avec méthode. Le „Landesherr"! Il v a près de trois ans déjà, dans Anvers-I hospitalière, les Alboches se permettaient des fantaisies désobligeantes à l'adresse de notre Roi. C'est ainsi qu'à l'occasion du « Kaisers Geburtstagfeier», M. Pritsch, consul d Allemagne à Anvers, évita avec un soin Ialoux de nommer notre souverain Sa Majesté alors que ce vocabule lut congrument ' employé dans le toast à l'empereur allemand : il n appela même point «roi» notre souverain, mais 1 étiqueta très modestement «landes-herr».Dans notre numéro dr. 30 mars 1912, nous commentions cette grossièreté en les termes que voici: «Landesherr», Le Seigneur du pa\s! Et nous qui croyions que Louis XI avait ruiné la féodalité, que la Révolution Française en avait brillé les derniers vestiges ! Ce tout jeune roi df ce tout petit pays n'est, à leurs yeux, qu'un seigneur féodal, un vassal, qui, demain, sera mis à contribution si la France resonge à sa Revanche. Avec quelle volupté ce mot dut-il être prononcé, avant que les comives n'éprouvent l'ivre joie de voir accomplir la ohos.. ! Et dans le tourbillon des phrases éructées par ru , qui se doivent encore. 1 ' 1 heure que voici, coîuvïimn d une conquête purement économique, en attendant l'Autre, la Grande, In Définitive, que de choses à retenir! Voici qui fait éclater, dans la salle surchauffée, les applaudissements, ces mots : «Fin Reich, ein Volk. ein r.ott!» «Un empire, un peuple, un Dieu!» ( e peuple, c est I Allemagne, Existera-t-il encore demain '? :s F. VANCLÉ s: RUE DE LA CO.Vf.YlUNË, 2t EXPOSE EN CE MOMENT LES TOUTES DERNIERES NOUVEAUTES EN ETOFFES BAINS DE MER. NOUS RECOMMANDONS SPECIALEMENT CETTE MAISON A NOS LECTEURS QUI SE RENDENT ::::::: : : ; EN VILLEGIATURE : : : :::::::: GRAND CHOIX DE TISSUS IMPERMEABILISES POUR CAPOTES DE VOYAGE ET AUTOMOBILISME Prédictions Nous avons relaté,' dans ontre numéro du l(i janvier 1913, les préparatifs que faisait l'Allemagne en vue de la guerre à venir, et, tout particulièrement, au point de vue d'une offensive par voie ferrée. N-ous nous exprimions ainsi: Nous pouvons être absolument eeistàins que la Conférence de Londres n'arrêtera pas cette pacifique Germanie au casque pointu quand elle se proposera de nous escamoter à la façon d'ui\e noix muscade. La preuve? La voici. Le gouvernement allemand donne, depuis l'été dernier. un développement extraordinaire au réseau ferré de l'Eifel, proche le Luxembourg.' Or, les nécessités économiques ne réclament d'aucune façon un tel accroissement des voies de communication, et cet accroissement. ne peut avoir d'autre portée qu'un objectif stratégique et d'autre destination que des transports militaires en notre pays. Déjà, au mois de juin dernier, des voies étaient en construction: celle prolongeant la ligne Berlin-Cassel, partant de Serfen près Altenlcirchen, en passant par Linz, où un pont franchissait le Rhin — ces ponts, toujours si favorables en cas d'invasion! — pour se prolonger par Dumpel-feld vers Lissendorf-Weymetz, non loin du camp d'Elsenborn, et se continuer par Malmédy et Stavelot. Déjà, une grande partie de ces lignes ferrées sont en exploitation. A cette époque, où le transport par chemin de fer est, plus que l'argent, le nerf de la guerre, il ne fai 1 pas insister sur l'emploi que comptent faire les Allemands de ce réseau, qui est uniquement d'rigé centre nous. Ils auront beau dire que c'est pour parer à une offensive des Français! par la Relgique: nous connaissons trop leur sollicitude par les déclarations nettes, non dénuées d'artifices, faites par les représentants de Guillaume II fi 'certains congrès panger-manistes. Le réseau est Ift, économiquement inutile, mililairement indispensable |>our envahir la Belgique, et les Alboches manqueront, comme toujours, de sincérité et de loyauté pour en'Convenir. Il y a longtemps que, parles diplomates tudesques. le coup de canif meurtrier a été donné dans la Conférence de Londres. Et notre neutralité, pour la Cer-manie goulue, épuiseuse, siiçeuse de sang, fieuvre étouffante, n'est qu'un mot. qu'une bulle . o savon, qu'un mythe. Von der Goltz-Pacha \ on der Goltz-pafcha, seigneur et maître — pour le temps que cela dure — de la Belgique, a déclaré l'an dernier encore que l'Allemagne est absolument pacifique. 11 a fait ces déclarations à un correspondant du «Journal» de Paris. Or, personne n'ignore qu'à cette époque déjà, le pays de Guillaume le Sanguinaire préparait ses armées à la bataille. Voici comment nous avons apprécié alors ces déclarations : L'Allemagne, donc, est pacifique. C'est, tout au moins, ce qu'a déclaré le maréchal von der Goltz au correspondant du «.Tournai», à Berlin. Les intentions de ce pays sont des intentions de paix. Ce n'est qu'en apparence qu'il renforce son armée, qu'il roule des. yeux foudroyants, qu'il hérisse des moustaches terribles. Pas un seul instant, cette brave bonne-maman Germanie ne songea à déranger ses voisins. Elle n'a pas le caractère à cela. Des blagues, les atrocités pru-siennes de 1870! Des légendes, les scandales allemands en Alsace, après la conquête! Des carabistouilles, les menaces faites à tel congrès pangermaniste. d'annexer une grande partie de l'Europe au divin «Vater-land»! Le maréchal von der Goltz ajouta même qu'il est moins utile d'augmenter le nombre de corps d'armée que de constituer de bonnes réserves. En effet, ces «bonnes réserves» se dissèment, un peu partout sous le prétexte mirobolant d'apprendre le français et, au premier coup de feu. tourneront le poignard assassin contre ceux qui leur donnèrent l'hospitalité la plus généreuse, mais la plus imprudente... L'Allemagne est donc absolument pacifique. Ne craignons rien. Ne conspuons plus les Teutons, animés du désir de ne faire du mal à un ligre. Accueillons les avec plus de faveur que jamais, ouvrons leur nos bureaux, nos coffres-forts, nos cœurs et nos alcôves. Le tudesque pays ne tressaille plus à l'idée d'accaparer toutes les puissances qu'il a déjà affaiblies é( onomiquement, de prendre sournoisement tous les pays énervés par son odieuse ingérence commerciale De non;-' vint ck- !« ■ mneliMe. mais ip.mais, îles canons ne serons dirigés contre nous. Ni contre personne. L'Allemagne prend l'attitude du bon géanl inoffensif qui se trouve être trop gêné dans son armure trop lourde pour pouvoir même se défendre contre son agresseur éventuel. Dormons en paix. Agitons le rameau symbolique. Mais.... en attendant, un ballon sphérique a été remarqué, à une centaine de mètres d'altitude seulement. à Verviers. à Dison et fi Andrimonl. Ce ballon, qui venait de la direction de l'Allemagne, a.continué son voyage par la vallée de la Vesdre. Les aéronautes étaient des officiers allemands. Mais,... le même soir, un autre ballon sphérique. monté par quatre officiers allemands, a atlerri fi Pe-pinster par suite du manque de lest. Les aéronautes ont réexpédié leur ballon au dépôt de Munster. Mais,... un ballon allemand atterrissait cette semaine à St-Senier-sous Arranches. monté par trois \lle-mands.Mais,... un dirigable fantôme a passé au-dessus de Selby. dans le Yorkshire, et, h proximité de cet endroit. se trouve le plus important arsenal de la côte nord-est de l'Angleterre. Or. quelques heures après que les ballons étaient aperçus au-dessus de ce pays, un rapport officiel allemand relatait le raid d'un «zeppelin» qui venait de faire trente heures et de parcourir plus de mille milles. De vagues rumeurs, enregistrées par l'nEvening News», circulent, d'après lesquelles un mystérieux navire de guerre allemand croiserait dans la Manche, non loin des îles anglo-normandes. et ferait des exercices de ravitaillement des «zeppelins» en pleine mer. s urs siiis. \ers neuf heures, un dirigeable a été aperçu, évoluant au-dessus de la région de Poperinghe et Westoueke. Mais,... le «Manchester Currier» dit qu'il est démontré qu'un dirigable allemand, du type «zeppelin» a fait récemment une excursion nocturne au-dessus de l'arsenal de Sheerness. Mais.... on mande de St-Pétersbourg à la «Gazette de Frankfort» qu'un officier allemand, du nom de Heinrich, a été arêté à Danubourg, sous l'inculpation d'espionnage. Plus de casques ! Nous avons toujours regretté la disparition du képi pour nos agents de police, eu condamné le casque, coiffure lourde et disgracieuse qui ne donne pas, à nos braves policiers, un surcroît d'imposance. Lorsque des jours meilleurs seront venus pour la Belgique, il y aurait lieu, croyons-nous, d'examiner si l'on ne pourrait supprimer le casque, qui nous rappellera toujours l'invasion teutonne. Le dégoût du Prussien restera solidement ancré dans nos âmes. Tout ce qui peut raviver le souvenir de ces heures endeuillées, doit être supprimé. Si le tsar de Russie a changé le nom de sa capitale parce que ce nom avait une consonnance allemande, c'est bien que lui aussi, il estime que l'œuvre d'épuration ne peut négligé aucun détail. Sans compter que la suppression du casque ferait l'affaire de nos agents de police qui trouvaient déjà, avant la guerre, cette coiffure peu commode, et qui, à présent, doivent être médiocrement flattés de porter le couvre-chef qui symbolise la folie militariste d'outre-Rhin. UN TORT Quelles que soient les atrocités commises par les Allemands en fureur, nous devons faire preuve de plus d'humanité et montrer que fious ne nous soucions pas, comme eux, de dégénérer jusqu'à la civilisation rudimentaire des Papous et des Patagons. C'est entendu. Aussi bien, tout le monde a approuvé l'attitude calme de la population anversoise, lorsque, jeudi dernier, le cortège de prisonniers teutons passait par nos rues. De plus, il n'est que raisonnable qu'on soigne les blessés de l'ennemi comme on soigne les nôtres. Le sang verse par nos soldats, les carnages odieux faits par la soldatesque avinée, seront suffisamment vengés par l'effondrement d'un pays qui fait la honte de l'Europe. Seulement, il n'est bruit en ville que d'une certaine coutume qu'auraient prise dans certaine ambulance quelques dames — et nous regrettons d autant plus de devoir faire cette critique que les dites personnes font preuve du plus noble dévouement. Mais elles trouvent un certain chic paradoxal à parler l'allemand. On comprendrait qu'elles parlent cet idiome aux blessés allemands, beaucoup d'entre eux ne connaissant pas 1 une de nos deux langues nationales. Mais elles continuent à parler le charabia tudesque entre elles. Et ça, nous ne le comprenons pas. On nous objectera que ce ne sont là que des petites choses. Etant donné l'exécration générale qui doit accabler impitoyablement tout ce qui touche à la Germanie, les petites choses, à cette heure, sont énormes. Car les blessés allemands, dans les ambulances, n'ont pas besoin de se sentir chez eux au point que nous nous serions déjà servilement assimilé leur langage. C'est déjà très beau que nous fassions preuve de politesse à l'égard des blessés teutons en daignant parler leur jargon; dans nos conversations privées, nous devons le répudier avec énergie. Tout ce ait' rappelle l'ai boche doit être traqué. Il est bon qu'on le fasse comprendre aux dames qui n'en seraient pas tout à fait convaincues. Pour toute affaire immobilière F RpPNRfTC ("Vente ou achat de propriétés) UfifilWI 1 U Adressez-vous en confiance à 1 1 Sur demande: examen sur place et sans frais Pour les renseignements s'adresser au bureau Avenue de l'Industrie, 76. Anvers, Tél. 6878 Discrétion absolue La gangrène On a fait grand cas, en Allemagne, de la dévastation de quelques cafés teutons aux environs du port le soir même où la déclaration de guerre était connue. Ceux qui se sont rendus coupables de ces actes ont été punis immédiatement, sévèrement. N'empêche que le» journaux allemands ont fait accroire à leurs bénévoles lecteurs que des femmes avaient été massacrées, que d'autres avaient été chassées toutes nues sur la voie publique. Les incidents qui se sont produics au poit sont évidemment regrettables. Ma.s '1s ont eu pour conséquence immédiate l'exode de tout" un catégorie de personnes q u habitaient quelques-unes de ■_v établissements, | er«on-nés qui étaient tout mi uoms indé^irabl->. Nous avons parlé dans notre numéro du 29 juin 1912 de la ^ao^ne teutonne qui infec tait notre port. Grâce, disions-nous, à ces boîtes immondes . i. le long des murs, grouille le vice avec la vermine, Anvers conquiert une réputation de débauche dont elle se passerait bien. Nous nous proposons d établir comment est composée toute cette population lui exploite les passions les plus basses et même les plus... antinaturelles, et de quelle façon elle échappe au contrôle des autorités, d'ailleurs trop clémentes. Une enquête faite par nous a révélé — les rapports de police et les registres de la population en font foi, — que les propriétaires des bars avoisinant le fleuve sont étrangers dans la proportion de QUATRE VINGT POUR CENT. Parmi ces quatre vingts, la très grande partie, pour ne pas dire tous, SONT ALLEMANDS. L'Allemagne donc ne se contente pas de venir nous imposer sa camelote h des prix élevés, de peupler nos bureaux et d'embrasser nos filles, — honnêtes! — elle nous envoie, au surplus, ses souteneurs et ses roulures. Elle transplante, chez nous, sa Suburre. Elle colonise, en notre ville, son abjection. Elle transvase du côté du port, sa pourriture et son ignominie. Elle nous gratifie de son avarie, et de toutes les autres maladies dont les noms seuls provoquent des nausées. Et cette immigration du vice allemand s'explique aisément. En pays teuton, l'individu qui se propose d'ouvrir un débit de boissons doit demander l'autorisation. et fournir des preuves de solvabilité et d'honorabilité, c'est-à-dire, pour ce dernier point, prouver qu'il n'a subi aucune condamnation diffamante. Ici, le premier venu, étranger ou non, peut ouvrir un cabaret. quel que soit son passé, quelles que soient ses tares. Le patron d'une maison de protistution, dont l'établissement a été fermé par la police, peut rouvrir 3e .ANNEE. No 126 AU NUMERO : CJNQ CENTIMES Jeudi, 24 septembre 1914

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