Echo commercial belge: commerce, industrie, finance, maritime, notariat, théâtres, sports

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26 September 1914
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s.n. 1914, 26 September. Echo commercial belge: commerce, industrie, finance, maritime, notariat, théâtres, sports. Seen on 19 August 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/4x54f1nc4c/
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r—TÉLÉPHONE 5432. f-v 1 ^ y ^->i 1 ^ ABONNEMENTS : , DIRECTION & RÉDACTION : > ■- .3 I J I M | J Un an. Befgique . . frs. 2.50 P°UR LA PUBLICITE 22, rue Jacobs, 22, ANVERS Hdresse télégraphique , il P J I i VJT ' Étranger_._ . » 4.- $ L'^BENOE^ECL Al R , „ . , . ECHOMBR'ANVERS. ! ies manuscrits ne ao»fc pas rendus. f fcVfcB^IIÏ Bureaux : tous les jours de 3 à 6 heures. , 22, rue Jacobs 22, ANVERS - 1 1 COMMERCE, INDUSTRIE, FINANCE, MARINE, NOTARIAT, THEATRES* SPORTS. 1 1870 ■ Prophétie de poète ■ 1914 Mères, ne pleurez pas ! C'était le soir d'une belle et chaude journée de septembre. 1870. L'armée belge, mobilisée pour garder les frontières, reçut la stupéfiante nouvelle du désastre de Sedan. Stupéfiante et douloureuse : car déjà s'affirmaient dans les cœurs de nos soldats bien que, représentant un pays neutre, des sympathies pour la France. On ne pouvait croire à la défaite d'un pays qui s'était battu loyalement, avec toute sa vaillantise, avec tout son courage. D'ailleurs, on avait appris en Belgique que les Prussiens n'avaient respecté personne. Les soudards de ceux qui avaient confectionné la dépêche d'Ems s'étaient rendus coupables d'atrocités sans nom sur lesquelles la Grande Vaincue, par après, généreuse toujours, daigna jeter l'oubli. 11 y a deux mois, on traita de légende l'histoire des insurgés de Juin, l'histoire des soldats sciés entre deux planches. Et pourtant, la mentalité allemande, faite de rage, d'ivresse destructive, de cruauté, d'ab jection, aurait-elle pu changer après quarante-quatre ans ? Elle est restée la même, et sa morgue, qui laisse une ombre rouge sur la civilisation, demeurera jusqu'à l'écrasement. Wissembourg, le coup de foudre de Wœrth avec sa chasse épique de cuirassiers, Frœchwiller, Forbach, Borny, Gra-velotte, Saint-Privat, Baumont, toute cette série de revers glorieux n'avait pu ébranler le prestige de la France. Elle était victorieuse partout, toujours. Lorsque vint le désastre : l'armée du général Mac-Mahon forte de cent trente mille hommes, avec trois cent vingt canons et soixante-dix mitrailleuses, était prise dans le cercle de fer ds deux armées prussiennes. Nous pouvons hautement l'affirmer ici : bien que neutre, n'ayant d'autre rôle que de défendre ses frontières, la Belgique pleura. Elle sut prouver son attachement à la France vinculée en accueillant à bras ouverts les émigrés français. Et Paul Deroulède nous consacra des vers. Mais une menace demeura, grondante, terrible, de l'autre côté du Quiévrain. Une voix se fit entendre, formidable, qui a dû transgresser les pauvres provinces conquises et bouleverser l'âme des oppresseurs, si tant est qu'une âme se loge encore dans des cuirasses teutonnes. Une voix tonna comme un autre fracas de canon, moins meurtrier, mais tout aussi comminatoire : c'était celle du poète qui chantait les affres de son pays. Nous avons retrouvé cette poésie : elle mérite d'être gravée dans notre mémoire, à être lue et relue par tous ceux qui vibrent, en cette heure grandiose et douloureuse, car elle fut élaborée par un prophète voyant dans le nébuleux le intain l'heure de la délivrance. Cela sonne comme un appel à tous les abattemen t, comme un son de clairon, rassemblant tous les courages émoussés, comme une fanfare annonciatrice de gloires nouvellf-s. Cela sonne aussi comme un avertissement dont les échos ont dû déchaîner des roulements de tonnerre par dessus les rives quiètes de l'impassible Rhin. Ecoutez : c'est Victor Hugo qui chante, après l'Année Terrible : Oh ! qui que vous soyez, qui voulez être maîtres, Je vous plains. Vils, méchants, féroces, lâches, traîtres, Vous périrez par ceux que vous croyez tenir. Le présent est l'enclume où se lait l'avenir. L'araignée est plus tard prise en ses propres toiles. Aux noirs événements si vous ôtiez leurs voiles, Vous reconnaîtriez, tremblants, nus, mis en croix, Dans ces bourreaux masqués vos fautes d'autrefois ; Derrière lui le meurtre, ivresse, succès, gloire, Laisse un vomissement qu'un jour il faudra boire ; En étouffant en vous l'horreur, l'inimitié, La rage, c'est de vous que vous aurez pitié ; Les dépenses de sang innocent sont des dettes; La trace de l'effort violent que vous faites Pour être à jamais rois et dieux solidement, Vous la retrouverez dans votre écroulement ; Votre fureur revient sur vous, et vous châtie ; La foudre qui sur vous tombe, est de vous sortie ; Si bien que le sort donne à la même action Deux noms, crime d'abord, plus tard punition. . i \/;„4.— u I „i : l Vision d'avenir ! Victor Hugo entrevit Mil neuf cent quatorze. A tous les Français dont les yeux pleuraient des larmes et du sang, à toutes les mères éplo-rées d'avoir perdu leur fils et fières de l'avoir perdu pour la Patrie, à tous les soldats qui dormaient sous des tumulus leur dernier et glorieux sommeil, à tous ceux qui s'en retournèrent dans leurs foyers, las, blessés, malades, défigurés, pantelants, pleins de rage inexprimée, le poète leur montra la revanche à venir, les ignominies payées, les détresses vengées, les morts ressuscitant dans une gloire apo-théotique. 11 leur fit entrevoir l'écroulement du Bandit. L'empereur Napoléon avait pu rendre son épée au roi Guillaume devant l'homme aux entrailles de fer qu'était Bismarck; il pouvait prendre, par Libramont et Ver-viers, la route de l'Allemagne où allaient être internés les débris de l'armée française, la Germanie, hargneuse, implacable dans sa victoire comme elle avait été veule dans sa défaite, pouvait grimacer sur des monceaux de cadavres, — il y avait tout là-bas, au-dessus du rideau de nuages ensanglantés qui montait des champs de bataille, une petite lumière que découvrit un poète. Cette petite lumière, après quarante-quatre ans, est devenue un phare, un phare qui éclaire toute l'Europe et aveugle le barbare. Mères, ne pleurez pas ! Vos fils paient de leur sang la rançon du monde. Une immense Marseillaise résonne sur les bords de l'Aisne, et ses échos se propagent jusque dans les plaines de la Galicie, où le formidable rouleau concasseur des forces russes anéantit les hordes ennemies. Partout, des soldats belges, français, anglais, n'ont qu'une seule pensée, qu un seul désir formulé par le chant sublime : «Qu'un sang impur abreuve nos sillons /» Impur, — ah, oui • Pollué par la félonie, la traîtrise, l'indignité, la corruption, l'assassinat, le pillage, le viol, le crime dans toutes ses plus repoussantes horreurs Infecté de félonie, ce sang tudesque affluant vers des coeurs qui n'ont jamais battu pour une noble cause ! Pourri de haine injuste, ce sang qui rachète tant de forfaits, qui paie tant d'impostures. Du sang qui coule, hideux et noir, de la blessure profonde dont l'Allemagne doit périr. Mères, ne pleurez pas ! Dans votre sein, où tressaillit l'enfant qui court à la bataille, tressaille en ce moment un frisson d'une noblesse infinie, d'une vie nouvelle : le frisson de la liberté. Etre libres ! Des voix clament : «A droite !. Alignement !» — «Ouvrez le feu !» Des trompet tes claironnent, des canons tonnent, des mitrailleuses éjaculent leurs meutrières canonnades. Des blessés geignent, des mourants râlent. Des prêtres, des femmes pleurent sur des plaies sanguinolentes. Pleurez, si ce sont des pleurs d'orgueil, si ce sont des larmes d'espérance. Car de toutes ces ruines surgira la victoire ainsi qu'une aube nouvelle. Le Tigre teuton sera enfermé dans sa cage, et ses hurlements rageux d'impuissance ne pourront faire se taire nos chants d'exultation. Pleurez, si c'est dans la joie de percevoir à travers ces larmes le triomphe que nous apportera Demain. Le monde vibre, le barbare frémit. A nous les drapeaux, — le soleil sur nos armées qui, après l'héroïque effort, après la ruée sublime, rentreront dans nos villes avec des croix d'honneur sur leurs nobles poitrines ! GUILLAUME CAMPO Adresse et galerie privée RUE DU PAROISSIEN, 4. - ANVERS Tableaux Premier ordre Exposition permanente de 10 à 6 heures Salle Buyle, Meir, 129 Avertissements Voici comment nous nous sommes exprimés dans notre numéro du 20 avril 1912, nous . adressant tout particulièrement aux commerçants anversois : LT.mpire ne nous a nj envoyi** 3on «Pantber» au mois de janvier dernier : c'eût W trop de subite présomption. ITn navire de guerre allemand remontant notre fleuve aurait par trop éveillé l'image de Celui (|iii. inlassablement, rêve la conquête pangermaniqtte; cite eût mis sur ses gardes une population qui se refuse à subir le sort de l'Alsace et de la Lorraine, — ayant été libérée par les Français. Mais, en attendant, se tiennent à Anvers des banquets allemands ,où s'éructent effrontément les discours dont nous avons reproduit, ici même, les passages les plus effrontés, les plus humiliants pour notre nationale fierté. Et, dans l'entretemps, ln conquête persévère, sournoisement pacifique, sous les auspices de cet Empereur. «Ami de la Paix!» Le tout, jusqu'ici, se borne à une façon de bonhomie protectrice. Qu'on y prenne garde ! La protection deviendra une féodalité, et nous verrons surgir de la terre belge les châteaux-forts des bords du Rhin, trop emplis de légendes médiévales, d'ombres tragiques, et dont les ponts-levis nous projetteront dans les fossés, et dont les chaînes nous riveront au joug tudesque. — Songez-y donc, les Commerçants anversois !... Voyez donc, autour fie vous, comme se contorsionne la pieuvre, comme vous enlacent ses tentacules ! Songez que Paris lui-même doit se cabrer, et clamer son indignation, car Berlin et Strasbourg s'.\ implantent. Sous le couvert de chaque boutique de charcuterie, de chaque brasserie, se dissimule un tudesque qui, demain, conspuant la «Marseillaise» ira se battre en terre française contre les Français — et pour son acca-pnreuse patrie. Ce sont les estafettes, et. si elles ont envahi Lutèce, elles nous dominent ici. 11 urge que l'on pare à cette situation. Le commerce local étant particulièrement menacé, c'est à lui qu'il incombe d'agir. S'il n'agit pas, il verra un jour s'écrouler sa puissance déjà vinculée, et le commerce anversois ne sera plus (pie décombres et ruines. Préparons-nous ! Comité d'initiative pour la défense du Commerce et de l'Industrie belges contre la concurrence allemande. — Nous avons le plaisir d'informer nos nombreux lecteurs que dès le début des hostilités il s'est formé à Anvers un Comité d'initiative pour la défense du Commerce et de l'Industrie belges contre la concurrence allemande, comité formé et dirigé par des négociants et industriels compétents qui se dévouent à l'expansion du commerce et de l'industrie belges. Malgré les difficultés que ce comité a à résoudre, nous avons appris qu'il a déjà obtenu des résultats ti'ès appréciables et nous nous faisons un devoir et un plaisir de faire un appel aux industriels et commerçants belges pour qu'ils prêtent leur concours à cette organisation.Le bureau provisoire du dit comité est situé Rue Brederode 16, à Anvers, où tous les renseignements concernant le but poursuivi seront favorablement accueillis. A l'hôpital de Stuyvenberg Une visite aux blessés EN ROUTE POUR STUYVENBERG — On lit quotidiennement dans les journaux que les soldats belges ne sont blessés que légèrement, les Allemands ayant un tir plutôt défectueux; que nos vaillants pioupious à l'hôpital, sont guillerets, ne se plaignent guère, se félicitent tout au contraire d'être si bien soignés, et que, pour, employer l'expression stéréotypée, leur moral est excellent. Je ne doute pas de la sincérité des quotidiens; mais le public, un peu plus sceptique peut-être, pourrait croire qu'il y a là un peu d'optimisme. Si l'on allait voir à l'hôpital de Stuv-venberg ? A L'HOPITAL Nous savions d'avance que nous y serions bien reçus. Nous connaissions de longue date M. Verrière, l'aimable directeur, et nous connaissions plus intimement encore M. Firmin Groven, le pharmacien en chef, que nous trouvâmes dans son bureau luxueux, au milieu de fioles mystérieuses et de produits énigmati-ques....— Voir notre hôpital ? nous dit M. Gro-ven. Je vais demander l'autorisation à M. Verrière, et elle ne vous sera pas refusée. Je gage que vous venez surtout pour voir les soldats. Néanmoins, si notre directeur y consent, je vous montrerai tout l'hôpital. — Nous serions ravis. Et M. Groven, après nous avoir présenté à AL Delplanque, ingénieur chimiste qui s'est mis à la disposition du service pour toute la durée de la. guerre, après avoir vanté les mérites des ses pharmaciens adjoints, M. M. Bruyère et Moury, nous pilota à travers le dédale qu'est cet hôpital modèle, — car M. Verrière lui avait donné carte blanche le plus aimablement du monde. Nous eûmes l'appréhension, à notre entrée dans l'établissement, de voir partout autour de nous la douleur, d'entrer dans le domaine de dame Souffrance. Cette impression s'évapora dès que nous avions vu ces corridors proprets où de chaque côté, à travers des fenêtres larges, rit un rayon de soleil; ces jardins où des convalescents se reposaient, heureux, béats, souriants; ces religieuses glissant à travers les couloirs, ces anges d'abnégation et de bonté; ces infirmières, proprettes, avenantes, qui considèrent leur tâche comme un véritable apostolat.. Mais déjà nous étions dans l'une des salles, lorsque M. Groven nous arrêta sur le seuil — Venez d'abord voir les installations souterraines, si vous le voulez bien, nous dit-il. CAVES D'UN HOPITAL MODERNE Nous voici donc en route pour les caves. D'ordinaire, elles ne sont pas occupées; à pré-sent, on s'en sert, comme on le verra par la suite. Ce sont de véritables salles envoûtées, qu'éclairent des ampoules électriques. Voici les trois fours, énormes à la vérité, qui brûlent jour et nuit et qui dispensent le chauffage central à travers tout l'établissement. Au fond d'un long corridor, on aperçoit une baie de lumière; c'est une immense cheminée, par où l'air pur du dehors sera charrié et convoyé dans l'hôpital, passant par un aspirateur puissant actionné deux ou trois fois par jour. C'est aménagé d'une façon absolument moderne; et, grâce à ce système d'aération, grâce, aussi, aux nombreuses prises d'air qui circonviennent les salles, on n'a guère l'impression d'être dans une maison de malades.... Voici, du reste, la buanderie, où le linge est trempé d'abord dans des grandes cuves emplies d'un désinfectant spécial; ensuite, le linge est lavé automatiquement dans trois séreuses qui emmagasinent la vapeur; voici la salle de repassage, où des machines sèchent et repassent en même temps; voici une chambre de racom-modage, où travaillent de nombreuses ouvrières, où tictaquent. plusieurs machines à coudre...Mais nous sommes pressés de voir les soldats blessés. Aussi, nous disons à M. Groven: — Vous avez dû avoir les mains pleines, ces derniers jours ? — Plutôt. Vous pouvez dire hardiment que tous, ici, se sont dévoués. Depuis les chirurgiens en chef, M.M. les docteurs Herman, Moons, Stas et Van de Wiele, jusqu'à la moin dre de nos infirmières. Tenez, disait notre cicérone en passant, voyez les cuisines: nos braves sœurs aidées de cordons bleus laiques y préparent à déjeûner. Admirez les larges marmites où se font la soupe et les pommes de terre : un auvent monstre les surmonte à 1a. façon d'un entonnoir retourné, pour que les relents ne se propagent pas à l'intérieur de l'établissement. Et il y a des provisions en abondance : voyez plutôt ! En effet, dans la cour que baignait ce radieux soleil de fin septembre, des charrettes apportaient des sacs d'oignons, des poireaux, de céléri, des pommes de terre... Les malades à Stuyvenberg, doivent se porter bien ! VOICI NOS SOLDATS ! — Combien de malades avez-vous en ce moment ? demandâmes-nous à M. Groven. — Environ sept cent quarante-cinq, dont trois cent quarante-cinq soldats. Voulez-vous les voir ? Si nous voulons ! Voici une des salles, en rotonde, avec, au milieu, le «tambour» où se tient la religieuse, et où un Christ en cuivre tend les bras. La salle est toute blanche, et la lumière y fait un irruption désinvolte. L'air est constamment renouvelé, l'air chargé s'é-vacuant pour faire place à l'air pur. Et voici nos braves, nos glorieux blessés ! Ils ont bonne mine, et les quotidiens n'ont pas exagéré dans le sens optimiste en disant que leurs blessures ne sont pas graves. A notre entrée, ils nous ont dit bonjour. A présent, ils lisent des illustrations, ou bien ils ont un mot aimable pour la bonne sœur, ou bien ils se laissent vivre, voyant le beau soleil au dehors. M. Groven nous explique : presque tous sont blessés aux jambes, aux bras, dans le dos, à la cuisse. Au bout de six semaines, il n'y a eu que cinq décès. En effet, nous pouvons constater que tous ces malades ne se plaignent guère. Ils s'ennuient de rester inactifs. Un officier supérieur, dont la jambe s'emprisonne encore dans un appareil, nous dit . — Si seulement je pouvais marcher I — Il faut encore quelques jours de patience. Au demeurant, autour des lits, les douceurs s'accumulent; des raisins, de la bière, du vin, des friandises. A présent, nous pouvons voir nos blessés de plus près. Il en est qui sont tout jeunes encore, imberbes, roses et blonds dans la blancheur des draps; d'autres ont atteint l'âge de trente ans, de trente-cinq même, et ils songent peut-être à leurs femmes, à leurs petits enfants, qui les attendent avec anxiété, là-bas. Us interrogent. —■ Je n'en ai plus pour longtemps, pas vrai monsieur ? — N'êtes-vous pas bien ici ? — Oh, très bien. Mais ce n'est pas ici la place d'un soldat... Nous passons par plusieurs salles où partout règne une propreté idéale et qui sont toutes enjolivées par des plantes et des fleurs. Nous saluons nos blessés, qui nous sourient; nous serrons des mains, — et il nous paraît que c'est notre main à nous qui tremble le plus, — d'émotion et d'orgueil... PRUSSIENS BLESSES — Nous avons appris, disons-nous à M. Groven, qu'il y a aussi des Allemands blessés à l'hôpital de Stuyvenberg ? — Il y en a une quarantaine. — Peut-on les voir ? Après un moment d'hésitation, il répond : — Soit. Descendez avec moi. Nous re-voici dans les caves. Une douce température y règne. Nous traversons des couloirs voûtés, jusqu'à ce que nous rencontrons des gendarmes, baionnette au canon. Nous sommes dans le «camp ennemi». C'est égal, une émotion nous serre. Nous allons voir des soldats qui, peut-être, en ont tué des nôtres. La rage ne nous étouffera-t-el-le pas ? Non: ce serait plutôt un sentiment de commisération quand-même, — car nous sommes Belges, n'est-ce pas ? C est à dire des hommes qui ne s'acharnent, pas sur les blessés. Us sont là, les soldats ennemis, couchés sur des tréteaux, bien soignés. Pourtant, on voit sur leur figure la consternation, la résignation Us ne nous saluent pas. C'est à peine s'ils tournent la tête de notre côté. Une lumière mitigée, lumière de souterrain, descend sur leur visage endolori. Ils attendent patiemment qu'on les embarque, guéris, sur l'un des bateaux qui les conduira comme prisonniers en Angleterre. Une dizaine d'entre eux ont déjà pu quitter l'hôpital. Un autre, au contraire, est mort du tétanos... Il a horriblement souffert. On l'a. consolé, soigné, soulagé jusqu'au bout. Respect à la souffrance, respect à ceux que la douleur étreint ! Près de nous, le docteur Moons, aidé d'un fiotre numéro suivant parâitra mercredi prochain. 3e ANNEE. — No 127 AU NUMERO : CINQ CENTIMES Samedi 26 septembre 1914

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