Echo commercial belge: commerce, industrie, finance, maritime, notariat, théâtres, sports

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30 September 1914
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s.n. 1914, 30 September. Echo commercial belge: commerce, industrie, finance, maritime, notariat, théâtres, sports. Seen on 09 August 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/7p8tb0zm62/
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ECHO COMMERCIAL TÉLÉPHONE 5432. ~i—v 1 ^ T"" l 1 ABONNEMENTS Η» DIRECTION & RÉDACTION : — , I J L.J I g 1 Ij Un an. Belgique . . . frs 2.50 POUR LA PUBLICITE 22, rue Jacobs, 22, ANVERS adresse télégraphique : I 1 r J I 1 V X P A Étranger_._. . >> 4.- d . , - , , , e£H0JHER*aNVERS. r ■ ■ Les manuscrits ne sont pas rendus. I AKErlOE ilCLtAIR Bureau* : tous les iours de 3 a 6 heures. , 22, rue Jacobs 22, ANVERS - 1 1 COMMERCE, INDUSTRIE, FINANCE, MARINE, NOTARIAT, THEATRES? SPORTS. ^ — 1 Les affres de Guillaume II Cauchemar impérial Sera-ce dans quelques jours, dans quelques semaines, dans quelques mois qu'on aura écrasé la vermine ? On ne sait. Le monde entier aspire à la libération. Le monde entier, nanti de civilisation, voudrait voir l'anéantissement de ce grotesque pantin qui ne brandit plus l'arme noble, mais le poignard des bandits de grand chemin. Il paraît que Guillaume se cache dans un château pour n'être pas tué par ceux de ses féaux sujets qui possèdent encore une parcelle d'âme et un soupçon d'humanité. Louis XI, moins cruel que le potentat teuton, se terrait dans les caves de Plessis-les-Tours, et le remords venait lui rendre visite. Le Remords ? Si Guillaume II avait jamais eu une âme sous son armature d'airain, ne le verrait-il pas bondir sur lui, le Remords, l'étreindre de sa poigne plus meurtrière que l'acier, l'étouffer jusqu'au râle suprême ? Imaginez ce que doivent être les nuits de ce torsionnaire couronné, de ce monarque traqué comme un anathè-me, et qui doit se demander si c'est le sadisme incurable ou la folie sanguinaire qui le guide ! Imaginez ce que doivent être ses réveils brusques, en ces dernières nuic-tées de septembre, lorsque le rêve impitoyable l'a poursuivi, ce rêve qui est un cauchemar, qui écrase sa poitrine oppressée et lui enfonce dans la bouche entr'ouverte la poire d'angoisse qui l'étouffera ! Il doit souffrir toutes les douleurs, en attendant toutes les hontes. Fantoche de guerre, épouvantail des armées, croque-mitaine des champs de combat, polichinelle chevauché sur l'aigle triste et noir, phariséen se réclamant de Dieu et brûlant ses temples, héros du pillage et virtuose des monstruosités, assassin de prêtres, de femmes et d'enfants, il doit se tordre d'angoisse dans sa couche impériale et se recroqueviller sous le genou vengeur de la réprobation générale. Ce n'est pas lui ! direz-vous. Ce smt ses soldats, ivres de vin et de rapines, u-lus de liqueurs fortes, repus de ce qu ils ont volé, abrutis d'avoir vu des maisons en flammes et des églises en ruines, énervés d'avoir étreint dans leurs bras des jeunes filles sans défense, disloqués d'avoir pris de force le plus ignoble des baisers, brisés d'avoir vu des enfants pleurer sur le cadavre mutilé de leur maman ! Ce sont ses soldats, soit. Mais Lui, le fétiche, l'idole, le dieu, eut le temps déjà d'arrêter ces dextres assassines S'il avait dit un mot: «Malheur à celui qui égorge inutilement !» — le massacre inhumain aurait cessé. Il ne l'a pas dit. C'est lui qui est le grand coupable. Il se prétendait poète. Présomption ! Peut-on être poète quand on n'a plus les moindres sentiments d'humanité et qu'on tolère à des soudards pour lesquels le nom de crapules est encore trop beau de souil- 1er tout de leur bave immonde ? Il se prétendait peintre. Un artiste eût-il jamais toléré la destruction de cathédrales, l'incendie de bibliothèques, la systématique lacération de tableaux ? Il se prétendait orateur. Jamais un seul mot sortit-il de sa bouche qui ne fût un outrage à Dieu, au droit, à la civilisation ? Il se prétend empereur. Néron le prétendait aussi, et Do-mitien, et Trajan, et Marc-Aurèle, et Dio-clétien. Eux aussi accusaient les victimes d'avoir allumé des incendies qu'ils avaient suscités. Eux aussi se trouvent être abhorrés par l'histoire, et Guillaume II, un jour, sera jugé indigne d'être comparé à celui qui allumait, dans Rome, des torches humaines...Nous, nous n'avons presque rien vu. Nous n'avons fait à Anvers que recueillir toutes les souffrances. Mais nous voyons tout de même. Tenez, voici des fuyards qui tournent ce coin de rue. On lit l'épouvante sur leurs figures blêmes. Ils n'ont plus rien, plus rien, — que des larmes. Leur foyer n'est plus, leurs proches sont dispersés, prisonniers, morts, martyrisés, couchés on ne sait où, profanés par l'approche horrible des oiseaux de nuit. Ces malheureux se traînent par les rues, consternés, déprimés, anéantis par la douleur Ils ont rampé par des routes où sifflaient des balles, ils ont glissé dans des fossés où tombaient des shrapnels, ils ont suivi des chemins où la mort les guettait, la Grande Mort, libératrice pourtant ! Mais ces femmes qui s'évadèrent de l'enfer, si elles eussent préféré la mort à tant de misère, avaient dans les bras un petit gosse: un pauvre petit gosse caché sous un châle râpé, un enfant qui n'avait encore fait qu'entrevoir les blonds rayons du beau soleil, et qui voulait vivre, et qui avait le droit de vivre, n'ayant encore balbutié que ce nom d'innocence et de candeur : «Maman !»• Cependant, ces pauvres petits se souviendront. La haine couvera en eux. Et quand, devenus des hommes, voyant les croix commémorant la mort de nos héros, écoutant les vieux raconter leur calvaire et les vieilles se signer au souvenir de l'Année d'épouvante, quand on ne pourra plus prononcer le nom du pays exécré que dans le tonnerre d'une malédiction, quand les champs dévastés, les villes détruites, les monuments brûlés crieront toujours vengeance, quand dans tous les car-rillons de joie il y aura encore des notes de deuil, — on aura oublié Néron, on ne se souviendra que de l'autre monstre : Guillaume. On l'appelle le Fou. Il y a des fous qui sont charitables. On l'appelle Atilla. Le Fléau de Dieu a désarmé devant Saint-Léon. On l'appelle le Sanguinaire. Il y a des (sanguinaires qui ne voudraient pas boire du sang de petits enfants dans des crânes de soldats. Il n'y a pas d'épithète à donner à celui qui fut comédien en temps de paix, qui fait la plus horrible tragédie en temps de guerre. Des milliers de Belges ne vont prendre du repos que sous l'incessante menace des bombes ; d'autres souffrent des balles prussiennes qui ont labouré leurs chairs; d autres encore, sous la lune rouge, ont un râle de mourant qui se termine dans une prière ou dans une malédiction. Leur sort est plus beau que celui de l'Empereur allemand ! Ils sont martyrs. Ils voient poindre une aurore : la délivrance, ou cette autre apothéose : la mort. Mais lui, lui qui respire encore, lfe sommeil le fuit. Les ombres, toutes les ombres des égorgés, des éclopés, des misérables, des femmes évanouies sous d'effroyables baisers, des hommes meurtris par l'implacable baïonnette, des spectres surgis des bûchers, des cadavres sortis de terre, des apparitions vengeresses, doivent circonvenir son impériale couche. Il rêve qu'il plonge une main moîte dans d'humaines entrailles, il entend parler le silence, il entend vomir la nuit. Un autre aurait succombé d'épouvante et d'horreur sous ce cauchemar. Guillaume II se cabre. Chaque réveil lui charge la conscience de nouveaux crimes : il se redresse encore. Ainsi fait, le taureau blessé jusqu'à ce qu'il tombe. Mais il tombera ! Et il faudra voir, alors, si ce couteau d'apache, ce poignard de bandit, cette arme de honte et de désespérance dont il tue 1 innocence et dont il empoisonne son pays, ne frappera pas un jour prochain son propre cœur — si ce viscère à jamais pu battre dans la poitrine d'un monstre. L'Echo Commercial ne peut être vendu que CINQ CENTIMES JVotre numéro suivant paraîtra samedi prochain. GUILLAUME CAMPO Adresse et galerie privée RUE DU PAROISSIEN, 4. - ANVERS Tableaux Premier ordre Exposition permanente de 10 à 6 heures Salle Buyle, Meir. 129 Refus étrange On s'ait (que bon nombre d'Anversois ayant suivi tes cours d'infirmiers se sont mis au service de nos différents hôpitaux pendant la durée de la guerre. Ces messieurs et ces dames se sont attelés à une besogne très dure pour laquelle ils ne touchent pas la moindre rémunération. Tja, plupart d'entre eux refusent même de prendre une collation à l'hôpital et s'en vont déjeuner chez eux. Comme il en est plusieurs parmi eux qui habitent loin, M. Verrière, le sympathique directeur de l'hôpital de Stuyvenberg, avait demandé à la Compagnie des Trams le transport gratuit pour ces dévoués collaborateurs. Or, la réponse de la Compagnie est pour le moins bizarre : elle a fait assavoir que les établissements hospitaliers n'avaient qu'à recruter leurs infirmiers dans les environs. Comme si l'on pouvait recruter des infirmiers comme on recrute des porte-faix ! Tout le monde, en ce moment, s'impose des sacrifices. La Compagnie des Trams, qui sait en faire plus que les autres, devrait ce nous semble accueillir tous ceux qui font preuve d'abnégation, et en tout premier lieu ceux qui se donnent corps et âme sans la moindre rétribution, qui font leur devoir simplement et sans en attendre d'honneurs quelconques. T1 nous revient que M. le député Franck a été saisi de cet incident; espérons qu'il saura décider la Compagnie des Trams à plus de générosité à l'égard de concitoyens qui méritent bien de la Patrie. Il y a là tout simplement une question de justice et d'humanité. A l'Ambulance du Jardin Zoologique En attendant qa'il pleuve des laariers! Cette Salle des Fêtes du Jardin zoologique, — qui donc ne la connaîtrait pas ? Nous i avons passé des heures, à écouter avec piété, avec recueillement, la musique des maîtres; des masses chorales imposantes y vinrent chanter des hymnes sonores à la paix... Dans l'éblouissement des mille lumières électriques nous avons vécu là de véritables soirées d'enchantements artistiques, bercés par les caresses lentes des violons, secoués jusque dans l'âme par les grondements formidables des cuivres. Et puis, la véritable vie anversoise se concentrait dans cette salle superbe: combien de fois n'y avons-nous pas vu ces parterres de fleurs tendres et jolies que sont nos ;omies tilles, dans leurs atours coquets, dans leurs costumes pimpants, et dont les chevelures d'or posaient des taches blondes ? Et leurs mamans, heureuses, épanouies, fières,'n'étaient-elles pas là toujours à se laisser aller au charme de la musique, aux ravissements des mélodies montant comme un encens dans les somptueux lambris ? Mais aussi, cette salle connut, hélas ! les grotesques manifestations gastronomiques des pantagruels allemands fêtant l'anniver-saire de leur empereur. Ils y firent résonner, ces fourbes à qui nous donnions une hospitalité si large, le verbe teuton, lourd et péremp-toire, gros de menaces; cependant '.,1 e sournoisement, doucereusement, ils avaient un petit mot aimable susurrant comme le baiser de Hscariothe pour notre ae-Mieii-ant pays Dans cette salle retentit l'hymne national présentement abhorré, la «(larde du lîhin» et peut-être bien que, si dans les recoins se blottissaient encore quelques éch'os de cette musique abjecte, les locaux avaient besoin d'être purifiés... Ils le sont. La salle des Fêtes est devenue une ambulance. Elle abrite des soldats belges. Elle est balayée de tous les souvenirs, elle est purifiée de tous les contacts. Des glorieux blessés y reposent. DéCouvrons-nous bien bas, en y entrant ! N'est-ce pas une « Brabançonne» lointaine qui nous chante aux oreilles et qui semble sortir de l'orgue majestueuse ? Ne sont-ce pas des chants de gloire (pii bourdonnent, qui nous fascinent, qui nous entraînent aux plus nobles enthousiasmes ? Non : c'est la salle de l'apaisement. La «Croix Rouge» en fit une ambulance parfaite où le sourire illumine. Des blessés ? On dirait qu'ils ne font que se reposer après une marche longue, qu'ils se sont arrêtés un instant dans cette oasis pour prendre haleine. Ce ne sont plus les vaillants soldats écumant de rage sous le fracas des canons et la pétarade des mitrailleuses : ce sont de grands enfants soignés, dorlotés par tout ce qu'Anvers possède de charitable et de généreux. Non seulement les sommités médicales y prodiguent des soins empressés à nos soldats et y appliquent cet art si humanitaire de la chirurgie conservatrice; mais aussi de nombreuses dames i.il': ■ gent les souffrances par des attentions délicates, par ces paroles de consolation qui sont le meilleur des baumes et que seules, les femmes savent trouver dans leur inépuisable richesse de commisération... C'est M. le pharmacien Van de Kerckhove qui nous dit le nombre des blessés qu'hospitalise l'ambulance. Ils sont 120. Il y a vingt-cinq infirmières, parmi lesquelles on a constitué deux équipes de cinq dames pour la cuisine et deux équipes équivalentes pour la lingerie. Car il y tout cela: cuisine, lingerie, — il y a même une bibliothèque ! Le réfectoire, c'est le café, admirablement aménagé ; l'annexe du café est muée en lingerie, le buffet en salle de lecture. De plus, on a veillé à Ballons en reconnaissance Parlant des avions allemands qui avaient survoler l'Angleterre au mois de février 1913, et mettant cet incident avec une déclaration toute récente que l'Allemagne désirait maintenir la paix, nous avons écrit dans notre numéro du 1 mars de l'année dernière : L'Allemagne pacifique ! Ce serait, à éclater de rire s'il ne fallait tressaillir à l'idée de ce faux pacifisme qui envoie, partout, sournoisement, nuitamment, des j ballons en reconnaissance. Ce serait d'une joyeuse ironie. si nous ne savions, depuis longtemps, que nous nous laissons assujettir, asservir, par l'insolente morgue de cette race qu'on conspue, que volontairement, de plein gré, nous plions le cou pour qu'on nous mette le joug le plus dégradant qui se puisse rêver ! Le parlement anglais, justement alarmé de ln présence des dirigeables teutons au-dessus du pays, a voté à l'unanimité une loi permettant de tirer sur ces engins si les passagers refusent de descendre après que des signaux leur en auront intimé l'ordre. Nous ce que les médecins aient tout sous la main dans les salles mêmes... — Les noms de ces médecins ? — Tls ne veulent pas qu'on les cite. — Les noms des lames infirmières ? Elles désirent rester inconnues. Tous et toutes travaillent, se démènent, se dépensent avec une modestie qui n'a d'égal que leur inlassable dévouement. Ils font leur devoir, simplement, noblement, sans une défaillance, toujours avec ce sourire qui réconforte les blessés et leur donne la confiance en des heures de bonheur quiet. Et nous pouvons constater, à présent, combien ils sont fiers, et vaillants, et d'humeur enjouée, nos braves soldats ! Comment pouvait-il en être autrement, dans une atmosphère d'une : i touchante cordialité, lorsqu'on voit — petit détail qui a son importance ! — que des petites mains pieuses sèment quotidiennement des fleurs partout, en attendant qu'il pleuve des lauriers ! Tenez : sur la terrasse, au clair soleil de septembre agonis ant, des soldats jouent aux cartes. Le Roi est atout ! D'autre font une partie de dominos. Et quand ils font «la soupe» ils s'imaginent qu'ils jettent le désordre dans l'armée ennemie,' cette armée noire des dés qui s'agitent avec un petit bruit de cliquetis d'armes. Au milieu des groupes circule un volontaire de guerre du quatorzième de ligne, le brave Duckerts, qui a tout un répertoire de chansons faites par lui-même, qui communique largement son bon rire par ses jeux de mots et ses réparties drôles, qui est le boute-en-train de tout le monde. Car il est poète, le nommé Duckerts, du Quatorzième ! Il n'est pas encore de l'Académie, mais avec un peu d'application... D'ailleurs, le voici qui chante. Des couplets nous arrivent par bribes : Quand le jour fait place à la nuit, Sur le champ de bataille, chers frères, Vous n'entendez plus qu'un seul bruit: Le bruit des balles meurtrières... Et tous, alors, se souviennent de la. veillée épique, de la lutte grandiose, dans la mêlée superbe. Mais, continue le barde : Mais nous nous sommes un jour trouvés Dans une bataille très acharnée Et nous les avons tous canardés Ceux qui riaient de notre armée ! Alors, les applaudissements crépitent ,et tous nos braves reprennent en chœur le refrain .... VTais il nous faut voir encore ce qu'on a fait de la somptueuse Salle des Marbres. Entrons: c'est une chapelle. Entre les imposantes colonnes aux chapiteaux d'or, on installa des chaises. Au fond, se dresse un tout petit autel, simple dans sa naiveté voulue, et modeste dans son exiguité exquise. Ici, nos soldats viennent prier : ils y entendent la messe. Ce n'est pas la basilique grandiose aux nefs orgueilleuses, aux vitraux polychromes, aux statues formidables, aux tabernacles pailletés d'or sous le flamboiement des cierges: c'est, là-bas, le petit crucifix où Jésus tend les bras, — le grand Sacrifié, lui aussi, pour un cause d'humanité et de justice ! Et ce n'en est que plus touchant, de voir nos guerriers que n'a-peure point la mitraille, que ne terrorise pas le canon, s'agenouiller devant ce Ci ri&t en croix et balbutier la prière que leur maman leur a apprise. «Notre père qui êtes aux cieux, que votre volonté soit faite...» Notre visite à l'ambulance se termine, et nous avons des larmes dans les veux. En descendant le perron, nous entendons au loin, dans le silence de l'heure, un coup de canon. Aussitôt, du côté des fauves, un rL.vis-e'vent terrible. Est-ce le Lion Belge qui tressa'"le ? pouvons, nous, tout au moins métaphoriquement, tirer sur les \lboches qui nous oppriment ici. par la pis-tolétade de notre dédain et la fusillade de notre mépris.Il urge de faire comprendre, à cette marâtre de l'Europe qu'est l'Allemagne, que nous n'avons pas assez de cinglantes épithètes à lancer vers ce député Basserman, disant, à Magdehourg : «La France est tombée au rang de natoin de deuxième ordre». Il faut que tous sachent que nos sympathies sont plus grandes pour le pacifisme vrai du Sud que pour celui, gros de menaces et d'une féline fausseté qu'on affiche à l'Est. Et quand nous voyons que les Français, eux aussi, renforcent. — mais alors : honnêtement, — leur aviation militaire, nous disons à ces conquérants de l'air : «Petits oiseaux de France, légers, rapides, violents, ayez bon bec et ongles solides. Si vous délivrez votre pays du joug teuton, d'une ingérence d'une race que la vôtre, que la notre répudient, -cette rédemption s'étend aussi sur nous, car nous serons libres, enfin ! Et nous n'aurons plus l'appréhension remplie d'angoisses, d'être dévorés un jour par l'ogre, qui ne voit sa boulimie glorifiée que par des esclaves, des châtrés et des goujats.» 3e ANNEE. — No 128. AU NUMERO : CINQ CENTIMES Mercredi 30 septembre 19i4

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