Informations belges

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25 January 1918
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s.n. 1918, 25 January. Informations belges. Seen on 12 December 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/dv1cj8bx2n/
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1*t _ pov 25 Janvier 1918 Informations Belges Observation importante Les difficultés inhérentes à l'état de guerre rendent actuellement impraticable le contrôle régulier des nouvelles de presse concernant la Belgique occupée ; lorsqu'il s'agit de nouvelles indirectes, il est seulement possible, en certains cas, de s'assurer de l'exactitude de leur texte ou de leur substance, par un contrôle de leur source premier» ■le publication. On aura donc égard aux classifications ci-après : (x) signifie : Information indirecte et qui, tout en présentant des caractères suffisants de vérité n'a pu être contrôlée sur texte de presse ou sur document. (xx) signifie : Information indirecte qui a pu être contrôlée sur texte de presse ou sur document. (xxx) signifie : Information de source officieuse ou officielle belge. Les notes d'information directe et personnelle ne sont précédées d'aucun signe Adres-.aer lee oommunioations de siervioa : 39, rue Jacques-Louer. 1L.E H 4lV!SE ^rsac«. M. Abranai, sous-secrétaire d'Etat ail Ministère de la Guerre français, au Front belge. — (Front belge, 24 janvier 1918). — M. Abrami, sous-secrétaire d'Etat au Ministère de la Guerre, en France, vient de faire une visite au front belge. Il a été reçu par le roi Albert à qui il a été présenté par le général Rouquerol, chef de la mission française au G.Q.G. belge. Une Mission militaire chinoise au front belge. —(0 un témoin oculaire : Front belge, 24 janvier 1918). — Une mission militaire chinoise vient de visiter le front belge. Elle se composait du général d'infanterie Koan Hang Tcheng, des capitaines de cavalerie Tsong Ki Wei et Wei et Kia Yen Feou et du capitaine d'artillerie Ting Chen. Elle a été reçue par le générai De Ceuninck, ministre de la guerre, puis s'est rendue au G. Q. G. belge, où le général Ruquoy, chef d'état-major général, a retenu les officiers chinois à déjeuner. La mission a visité successivement les tranchées devant Dixmude, la région de Steenstraat, cle Merc-kem et de Luyghem, un centre d'aviation, une base navale, un centre d'instruction divisionnaire, où nos hôtes ont assisté à des tirs de mitrailleuses et de fusils-mitrailleurs, au lancement de grenades, à des exercices à feu d'infanterie et autres manœuvres de la guerre moderne. Le général Tcheng et sps officiers se sont vivement intéressés à tout ce qu'ils ont vu et ont dit leur admiration pour ce que l'armée belge a fait et continue de faire. Le général Tcheng connaît fort bien la Belgique. Il a fait un stage, comme officier, aux carabiniers et a suivi les cours de l'Ecole militaire et de l'Ecole de guerre à Bruxelles. Il a été fort heureux de rencontrer d'anciens professeurs, d'anciens chefs, d'anciens camarades, et notamment les généraux Bihin, Collyns, Balle, d'Orjo de Mar-chovelette, les colonels Maglinse, Pontus, Lauwens, Doutrepont, le major Siron, sans compter plusieurs officiers des carabiniers et d'autres régiments. Le roi Albert sur le champ de bataille. — Croquis du roi-soldat par un diplomate américain. — Le beau livre A Journal from our Légation in Belgium de M. Hugh Gibson, secrétataire de la Légation américaine à Bruxelles, fourmille d'anecdotes pittoresques sur les premiers temps de la guerre. Un matin de septembre 1914, M. Hugh Gibson, retour d'Anvers où il avait été expédier ses télégrammes d'Etat, les communications avec Bruxelles occupé étant coupées, rencontra le roi Albert sur le champ de bataille. M. Hugh Gibson, étant neutre, avait obtenu de traverser à ses risques et périls la ligne de feu. Il s'était mis en route avec des officiers supérieurs anglais. Près de Malines, dans un champ de navets, non loin du quartier général belge, ils découvrirent des artilleurs belges autour d'une batterie d'« howitsers » français. Ils furent présentés aux officiers et restèrent quelque temps à regarder tirer. « Nous quittions la batterie et nous pataugions dans un champ de choux pour reprendre la route, lorsque nous rencontrâmes le roi, à pied, accompagné seulement d'un aide-de-camp, et venant voir les gros canons. Il s'arrêta et nous parla, si bien que nous tûmes bientôt eh pleine conversation ; évidemment, il prenait ce moment-ci pour aussi bon que n'importe quel autre qu'il aurait pu trouver un peu plus tard. « Après quelques menus propos avec les deux colonels, il se tourna vers moi pour finir la causerie. Il me questionna pour savoir s'il était vrai, comme on le disait, que les officiers allemands avaient bu son vin au palais de Laeken. Je lui dis que l'histoire était généralement acceptée à Bruxelles, en lui montrant de quelle autorité je répétais la chose. II eut un petit rire intérieur et puis répondit de sa façon très calme, avec un malin clignement d'yeux: « Vous savez... Je ne bois jamais que de l'eau. » Il resta rêveur une minute et alors, avec un clignement d'yeux plus prononcé, il ajouta : « Et ce n'était pas de très bon vin ! » Il avait l'air de croire qu'il avait fait une farce aux Allemands. « Pendant que nous parlions, le feu des Allemands éclata, pas loin de là, et des fragments de shrapnels commencèrent à tomber dans le champ de l'autre côté de la route. Les Allemands essayaient évidemment de repérer la batterie de ce côté. La plupart des shrapnels éclatèrent en l'air sans faire de dégâts. Quelques-uns, cependant, tombèrent sans éclater là-haut, et, touchant le sol, soulevaient de grandes « gerbes » de terre noire et molle avec un nuage de fumée grise taché de bizarres flocons jaunes. Cela n'était pas un spectacle rassurant, et j'aurais parfaitement consenti à m'en aller de là, mais étant un réel diplomate, je me souvins que le roi était mon supérieur en hiérarchie de plusieurs degrés et que c'était à lui de donner le signal du départ. Les rois semblent sans pouvoir pour bouger à de pareilles minutes, aussi nous restâmes là, à ba-

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This item is a publication of the title Informations belges belonging to the category Oorlogspers, published in Le Havre from 1916 to 1919.

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