Informations belges

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24 February 1917
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s.n. 1917, 24 February. Informations belges. Seen on 21 November 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/m32n58gz2w/
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N« 257 24 Février 1917 INFORMATIONS BELGES Observation importante Les difficultés inhérentes à l'état de guerre rendent actuellement impraticable le contrôle régulier des nouvelles de presse concernant la Belgique occupée ; lorsqu'il s'agit de nouvelles indirectes, il est seulement possible, en certains cas, de s'assurer de l'exactitude de leur texte ou de leur substance, par un contrôle de leur source première de publication. On aura donc égard aux classifications ci-après : (x) signifie : Information indirecte et qui, tout en présentant des caractères suffisants de vérité, n'a pu être contrôlée sur source. (xx) signifie : Information indirecte qui a pu être contrôlée sur source. (xxx) signifie : Information de source officieuse ou officielle belge. Les notes d'information directe et personnelle ne sont précédées d'aucun signe. Adresser les communications de service : 53, rue tles Gobelins, LE HAVRE (Seine-Inférieure) France. (xx). — Psychologie du Belge. — « Le tempérament belge est gouverné par l'esprit d'indépendance ». — Sous le titre « L'Arrière-Front delà Somme. Notes d'un témoin », la Semaine littéraire, de genève (n° du 10 février 1917), consacre à la psychologie du Belge les très intéressantes et très justes lignes ci-après : « A Paris, on ne connaît guère que les permissionnaires de l'armée belge. Beaucoup de Français même, depuis les héroïques journées de l'Yser, ont perdu de vue et son importance et son rôle. Mais, dans la région du Nord, on se rend compte du magnifique effort qui, depuis un an, se développe sans arrêt du Havre à La Panne. L'artillerie belge, dont les canons de tous calibres ne cessent de tonner aux oreilles allemandes et montent en travers de la route toujours convoitée — nach Calais! — une garde vigilante et efficace, a été splendidement perfectionnée, et ne le cède point à celles dont elle prolonge jusqu'à la mer et les échos et les effets. « Ses réserves, en arrière du front, ne restent pas un seul jour inactives. Les exercices de tir alternent. quel temps qu'il fasse, avec l'école des élèves officiers et des canonniers. Cette instruction, d'une durée de trois ou quatre mois, est donnée par des gradés qu'on prélève sur le front, leplus souvent d'office, tant ils sont acharnés dans la lutte et attachés à leurs batteries. C'est ainsi que j'ai vu un capitaine solliciter instamment qu'on lui rendit le commandement de ses hommes qui. sous un autre chef, étaient, craignait-il, davantage exposés. Ce pressentiment ne l'ayant pas trompé et plusieurs servants ayant été tués,la douleur du capitaine était navrante. « Mes pauvres enfants!» disait-il; et il pleurait comme un père. « Dans leur Brabançonne, les Belges glorifient le Roi d'abord, puis la Loi. enfin la Liberté; et leur fête nationale est celle de l'Indépendance Au fond, c'est l'esprit d'indépendance qui gouverne le tempérament belge. Les Allemands, coutumiers d'erreurs psychologiques, ont méconnu ce principe qui, même en pleine paix, se manifestait à tous les yeux. Flamands et Wallons peuvent se distancer par le libéralisme et la religiosité. Ils sont frères jumeaux par l'indépendance du caractère. Sons ce rapport, Albert 1er ressemble au cardinal Mercier, et tous deux ressemblent au dernier mineur. « La discipline, chez les Belges, reflète cet individualisme autochtone. Elle est l'antipode de la disci pline prussienne. Le nécessaire seul en est imposé aux hommes, qui n'en accepteraient pas les hors-d'œuvre. Les Belges ne se laissent mener qu'où ils veulent qu'on les mène. Cette disposition fait d'eux d'invincibles héros, comme sur l'Y»er, ou d'indomptables martyrs, comme à Bruxelles. « J'ai retrouvé les mêmes symptômes dans mille circonstances différente!*. Des Belges, qui, pour venir s'enrôler au Havre, avaient couru le risque d'être électrocutés, fusillés, torpillés, des soldats dont on ne pouvait suspecter la patriotique abnégation, n'acceptaient pas un reproche sans importance, quant il était sans fondement. « Je me souviens, avec un attendrissement amusé, d'un tout jeune artilleur, nommé H.... lequel ayant dissimulé son âge — quinze ans — avait pu se faufiler dans les rangs, dès le début des hostilités. Ses camarades et ses chefs le traitaient en Benjamin. Mais lui, déjà fort, excellent cavaiier d'ailleurs, ne voulait accepter qu'un traitement d'égalité. « Comme il était de garde permanente au bureau du cantonnement, sinécure qu'on lui avait ménagée et dont il jouissait inconsciemment, son capitaine, un colonial rude et paternel, lui dit un jour, en lui pinçant l'oreille : « Tu as tiré ton plan, mon petit. » « Un mois après, le petit planton recevait la croix de guerre, avec citation, « pour avoir sous un feu meurtrier, fait la preuve du plus grand sang-froid. » « Aussi, non seulement averti, mais pénétré lui-même de cet esprit, l'officier belge use-t-il envers ses hommes d'une bienveillante autorité. Il est à la fois leur chef et leur ami. « Par un dimanche de mai, je suivais les méandres d'un chemin vicinal, quand un chauffeur militaire me demande de lui indiquer où se cache le village de Woignarne. « — J'y vais aussi, et vous êtes en bon chemin. « L'automobile fait quelques mètres, s'arrête, et la portière s'ouvre. « — Puisque vous y allez, montez donc, — me dit le colonel. « J'ai à peine le temps de remercier que nous débouchons sur la grand'place. « Un noyer l'ombrage toute, et l'herbe croît là comme en pleins champs. Une auberge flanquée d'une salle de bal, l'église et des granges, regardent ce quadrilatère irrégulier que décorent aujourd'hui, outre les jeux de la lumière et de l'ombre, des ban-derolles de grand pavois. Car c'est la fête du pays.

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This item is a publication of the title Informations belges belonging to the category Oorlogspers, published in Le Havre from 1916 to 1919.

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