Informations belges

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22 October 1918
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s.n. 1918, 22 October. Informations belges. Seen on 06 June 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/m32n58gz92/
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N° 849 bis 22 Octobre 1918 INFORMATIONS BELGES (xx). — La glorification du roi Albert et de son armée. Voici le texte exact des paroles relatives à la Belgique, prononcées par M.Descliânel, président de la Chambre française, à l'ouverture île la séance du Parlement, le 18 octobre 1918 : Gloire à vous, soldais, dont la force d'àme défie toutes les épreuves et toutes les attaques, à vous qui avez sauvé, en même temps que la France, tout le trésor de la civilisation et de la conscience humaines ! (Applaudissements répétés.) Gloire à vous, chers et nobles alliés, compagnons de nos luttes héroïques, pour qui la gratitude et l'affection de la France dureront autant qu'elle-même ! (Applaudissements prolongés.) Gloire à vous, Albert 1er, vainqueur de la bataille des Flandres (vifs applaudissements prolongés). personnification de l'honneur devant les générations ! Dans les communes belges libérées. — (Front belge, 21 octobre 1918, 1 heure matin : d'un témoin oculaire). — Dans toutes les communes belges libérées par la victoire de nos troupes, dos drapeaux belges ont été immédiatement arborés ; les habitants portent des rosettes tricolores ; les portraits du Roi et de la Reine ont été exposés aux façades des maisons ou aux vitrines des magasins. Ici des étalages patriotiques ont été constitués en un rien de temps, au moyen de pièces d'étoffes les plus diverses dont les couleurs unies forment le drapeau belge, ou au moyen de boites à bonbons affectant la forme de l'ancien bonnet rond de nos carabiniers. On se demande où tout cela fut caché pendant quatre ans et conservé malgré lus incessantes perquisitions. L'enthousiasme des habitants est réellement indescriptible et ils racontent avec force détails les exactions et les sévices allemands. Ils dénoncent aussi les quelques rares individus qui pactisèrent avec l'ennemi on l'avantagèrent hypocritement, exigeant que des mesures de rigueur soient prises envers les traîtres. La situation a Ostende Ostende, nous l'avons dit, a relativement peu souffert des bombardements. Les nombreux hôtels et villas de la digue ne portent généralement que des traces d'obus ; il y a des vitres brisées, mais l'ensemhle n'est pas fort endommagé. Le Kursaal est intact. .Mais tout est dans un état de malpropreté repoussant, auquel il fallait s'attendre.Les troupes d'occupation, composées de marins, commencèrent l'évacuation le 13 octobre, faisant sauter la distribution d'eau, les canalisations, les fours à coke de Zandvoorde, l'usine électrique Empain, après avoir procédé à l'enlèvement de toutes les machines utilisables qui, chargées sur des allèges, furent transportées par la voie du canal. Les hommes de 17 à 45 ans demeurés dans la ville, reçurent l'ordre de partir avec les Allemands. La majorité d'entre eux parvinrent à se cacher, malgré les recherches opérées dans les maisons ; les autres ont brûlé la politesse aux Allemands en cours de roule et sont revenus pour la plupart. Les Boches ont enlevé partout le bétail et les chevaux. A Thourout Thourout a été volontairement épargnée par les aviateurs belges et alliés qui, pendant notre offensive, se bornèrent à démolir la gare et le railway. Mais la ville a beaucoup souffert du bombardement allemand qui s'est acharné sur elle pendant toute la journée de mercredi. Avant leur départ, les Allemands ont fait sauter la grande église, non seulement par pure sauvagerie, mais aussi pour se livrer au pillage. Car, pendant la nuit, ils réveillèrent brusquement les habitants, sous prétexte de prévenir des accidents et les expulsèrent de toutes les maisons d'alentour qu'ils pillèrent de fond en comble avant l'explosion, dont l'heure était exactement connue de tous les officiers. Des affiches apposées sur les murs de la ville témoignent du régime d'oppression auxquel nos malheureux compatriotes ont été soumis. Les unes ordonnent notamment, de livrer sous peine de fortes amendes ou de prison, toutes les céréales, le bétail, les porcs, le tabac, les navels. A côté de l'affiche d'un cinéma allemand, une autre est placardée, annonçant que quatre Belges, nominalement désignés, ont été abattus à coups de fusil par des gendarmes boches, parce qu'ils n'obéirent pas immédiatement à l'ordre de s'arrêter ! Une entrevue poignante J'ai assisté à Thourout à une scène poignante. Un de nos soldats, originaire de la ville, et qui était, depuis quatre ans, sans nouvelles de sa femme et de son enfant, demande à son officier la permission de rechercher les siens. L'autorisation est immédiatement accordée et bientôt le brave a la joie indicible de retrouver sa femme. Celle-ci s'évanouit, sous le coup de l'émotion, en reconnaissant son mari. A peine revenue à elle, elle se précipite vers l'officier et l'embrasse sur les deux joues, puis retourne se jeter dans les bras de son époux. Je suis entré dans Thourout avec le régiment qui pénétra le premier dan^ la ville, musique eu tète, aux accords martiaux du Lion des Flandres. Des enfants, comme au temps béni de naguère, précédaient les troupes en dansant et chantant. Même un vieillard de 70 ans esquissait un entrechat, pour manifester toute sa joie intense.Quand apparut le drapeau du régiment, tous les habitants, hommes et femmes, s'inclinèrent ou s'agenouillèrent, et bientôt retentit un tonnerre d'acclamations délirantes. Il serait impossible de dépeindre l'émotion profonde qui nous secouait tous. « II faut aller chez eux », réclament les Belges délivrés Une phrase caractéristique des sentiments qui animent les populations belges rédimées, revient constamment, volontaire et farouche, sur les lèvres des habitants : « Maintenant, répètent-ils à nos soldats, vous devez alter chez eux. Nous avons souffert si longtemps ! Nous souffrirons encore quelques semaines de plus, si c'est nécessaire. Mais il faut que nos soldats aillent en Allemagne pour nous venger tous. Il le faut. » La grosse Bertha de Leugenboom. Je suis allé rendre visite à la grosse Bertha de Leugenboom, la fameuse pièce de 380 m/m. qui tirait à plus de 40 kilom. sur Dunkerque, Bergues, La Panne. C'est une installation formidable dans un bastion bétonné de plusieurs mètres d'épaisseur, qui disparaissait sous une formidable cuirasse métallique. L'ensemble constitue un fortin puissant, avec centrale électrique et toutes les autres installations accessoires. Dans les environs, une fausse pièce a été installée, sous lin camouflage volontairement insuffisant. Mais ce stratagène n'a trompé personne, à preuve les nombreux entonnoirs qui entourent la pièce véritable, capturée intacte par les Belges.

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This item is a publication of the title Informations belges belonging to the category Oorlogspers, published in Le Havre from 1916 to 1919.

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