Journal de Bruges et de la province

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s.n. 1914, 26 August. Journal de Bruges et de la province. Seen on 22 September 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/8p5v698x2h/
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ABONNEMENTS: (PAYABLES D'AVANCE). L?n an f -, Six mois . ... . »' ^ Trais mois ... • •••••• /> Pour l'étranger, le port en sus. Un numéro ; 5 centimes. 6N S'ABONNE AU BUREAU DU JOURNAL QUAI VERT, N° 6 ainsi que chez tous les libraires et aux bureaux de post . L'e, Burwu est ouvert de 9 heures à midi et a 2 a 5 heures. Téléphone 125 ■ JOURNAI DE BRUGES ET DE LA PROVINCE QUCflDIEN LIBRAL INSERTIONS: Annonces : 25 centimes la ligne — Réclames avant les annonces : 1 fr. — Faits divers : 2 fr. — Articles : 3 tr. La place occupée par les titres, paie comme si elle était remplie par des lignes ©n caractères ordinaires. S'adresser pour les annonces du Brabant et pour les ' annonces des pays étrangers à Bruxelles, Office de Publicité, 36, rue Neuve. Pour les annonces de France, s'adresser à l'Agence Havas, 8, Place des Martyrs, à Bruxelles, et 8, Place de la Bourse, à Paris. Lettres, argent, etc., doivent être envoyés franco: Avis Le présent numéro doit être vendu lO centimes. On témoignage décisif. Des journaux ont soutenu que 1; Hollande avait autorisé un corps d'aimée allemand à traverser le Limbourg, pour pénétrer en Belgique et coopère! aux opérations, qui se sont déroulées sur la ligne Tongres, IIasselt,Tirlemont, Louvain. Nous nous sommes toujours refusé à ajouter le moindre crédit à ces accusations,qui pour tout esprit averti, étaient visiblement faites dans le but de suspecter la loyauté de la Hollande et de détourner les sympathies ardentes, qu'un grand nombre de Belges et surtout de Flamands éprouvent pour nos frères du Nord. La semaine dernière, nous avons déjà relevé le fait, que des gendarmes hollandais avaient abattu à coups de fusil, le « Taube » allemand, qui avait survolé la Flandre Zêelandaise, et qu'en le faisant, ils avaient agi en conformité des engagements, que leur pays avait pris de rester rigoureusement neutre et de faire respecter l'inviolabilité de son territoire. > Nous relevons dans la « Métropole » cT Anvers, un témoignage qui démontre d une façon évidente,que les Allemands n'ont nullement dû traverser Je Limbourg hollandais, pour amener des nouvelles troupes sur la ligne de Has-selt-Tirlemont-Louvain.La Métropole nous apprend, que M. Henri Frenthel, engagé volontaire au 6e de ligne, et chargé d'une mission, a réussi à pénétrer à Liège et à rentrer sain et saui a au i o. Nous détachons du récit de soi^équi-pée qui il a fait a La Métropole, la phrase suivante : « J'ai pu voir que les allemands « avaient pu jeter au moins huit ponts de « bateaux sur la Meuse entre Liège et la « frontière hollandaise, ponts sur lesquels « a passé l'invasion. Elle ne s'est donc pas faite à travers le Limbourg hollandais. LE COURAGE. Ce n'est pas seulement sur les champs m de bataille qu'en ce moment les Belges m doivent se montrer courageux. A côte du courage militaire, de l'héroïsme du soldat, il y a le courage civique, le cou- ^ rage moral, , p Nos jeunes gen,s ont montre autour de Liège, au combat de Haelen et à la ba- tt taille acharnée d'Aerschot,qu ils avaient ti un cœur vaillant, et qu ils savaient tout sacrifier à l'honneur, à la patrie. n L'intérêt collectif, l'intérêt supérieur g du pays, en même temps que la dignité, nous commande dç. modeler notre con- 1 duite sur la leur en acceptant avec pa-tience, avec résignation, avec stoïcisme . les épreuves qui peuvent nous accabler. g Une mère qui, des années durant, toute sa vie même, fait le sacrifice de t toutes ses joies, de tous sesplaisirs pour t élever les enfants auxquels elle a donne le iour, donne un exemple de courage s admirable, et combien cet exemple est fréquent. . Eh ! bien, chacun, en ce moment, a ' le devoir d'être courageux à l'égal des humbles dont la vie, en temps de paix, , n'est que renoncement. Nous avons entendu circuler, ces jours derniers, les rumeurs les plus invraisemblables. Ceux qui se permettaient de mettre en garde étaient mal reçus, Quelquefois maltraités. Nous avons entendu pis et ce n'est heureusement qu'une exception, cette exclamation d'une bourgeoise :«A la guerre, chacun pour soi ». . La bourgeoisie a un devoir exactement opposé à cette maxime égoïste et, en ce moment, anarchique. Elle a un devoir de solidarité qu'elle a compris des le premier jour et qui, jusqu'à present, n'a fait — hélas ! — que croître avec nos malheurs. Elle n'y faillira certainement ^Et c'est ainsi que nous sortirons de l'épreuve, grandi à nos yeux et aux veux du monde entier, grandi vis-à-vis des générations qui perpétueront le souvenir de cette année terrible» Propos de Garde-Civique U y a censure et censure. Je comprends I que 1 autorité militaire empêche systémati- I , quememt les journaux de faire connaître I les emplacements de nos troupes. I li Mais il y a des censures qui constituent I des abus de pouvoir et violent l'esprit et |t( ia lettre de notre constitut;on : ce seraient Ia celles qui enlèveraient à l'opinion publi- !ll que le droit de faire entendre sa voix ou | '* t qui empêcheraient ceux qui pensent de for- | * . muter les critiques nécessaires et de de- j ic uoncer les fautes pour empêcher qu'on y I 11 1 retombe. I ri! ♦ * * | Quelle est au juste !a sii.uaiion de la I a garde-civique ? Est-elle un instrument de I fc'È police, ou une partie de l'armée ? I X' L article 123 de notre Constitution dit : II'' , -La mobilisation de la garde-oi^iqae ne I peut avoir lieu qu'en vertu d une loi." " | V] Or nos législateurs à ma, connaissance, I c^e ont oublié dans la séance mémorable du I ra 4 août de voter cette loi. ! hc Est-ce un oubli volontaire r Je l'igno- ! îe. | si( Quoiqu'il en soit, quelques jours après I " la guerre l'Allemagne nous accusait, nous I ':i et la France d avoir organisé la résistan- I ® ce civile, c'est-à-dire, en bon français, la p11 r< H'stance par des civiis armés et des I gardes-civiques. I le L Allemagne paraît donc considérer la Iies garde-civique comme une armée de francs- ! tireurs. Et on connaît I attitude de 1'A.lle- I Ses magne vis-à-vis des francs-tireurs de 1870: I lout prisonnier est passé par les armes. |Si;t Oonséquence déjà grave. I beu ? Mais conséquence plus grave encore, I c'est qu'une ville defendue par la garde- ! ^ civique serait considérée c. •jnme défendue I 'ia par des civils, c'est-à-dire, après investis- I ',ie scment, pillée et incendiée. Ce ne seraient I '!® plus ceux qui ont fait le coup de feu qui I ' couraient le risque, ce seraient nos fem- I '&1( lues et nos enfants. I 1 Or, il laut remarquer que la Belgique fe-l' protesta contre l'accusation dei l'Ajlemasnq I ('a' ce qui signifiait, me semlle-t-il, qu'elle I les considérait la garde-civique comme un in- I £*9 S5fgj££ilt -de police ne pouvant pas faire I c'ro Avons nou-àu tn.... 1., I ila qu'on nous le dise ! I Ces réflexions ont-elles assailli le com- I mandement de la garde-civique ? Je l'igno- * re ; toujours est-il que dans 1 après-dîner I •-du vendredi nous reçûmes... dis cartou- I Iches et l'ordre de tirer sur les Allemands. Vingt hommes à une porte de la ville, j à raison de 10 cartouches, suit 200 balles j . pour arrêter ,,les Allemands , ce n était I déjà pas banal ! . Mais quand on saura que dernere les postes les ponts furent tournés ce qui I '■ coupait toute retraite éventuelle — et que- ; à certaines portes de la vil e, il n y avait j ^ aucun poste de garde, que à 1 avant des j postes établis il n'y avait aucuns senti- j uelle a plus de 500 mètres pour annoncer ^ 1 arrivée des Allemands — le lieutenant V... avait dit qu'ils seraient la dans 20 , minutes, — on jugera de l'affolement du _ manque de méthode de la défense. I Sans doute il existe à l'état imajor des " geiio réfléchis qui entrevirent les consé- a' qncnces de ce donquichottisme abracada- ^ brant : la vie des hommes et d'une po-puiation n'est pas affaire de plastronna-ge ni de fanfaronade, car une heure plus tard nous reçûmes l'ordre de ,,ne pas ^ tirer sur les Allemands". , Ordre aussi peu réfléchi que le pre-mier ; car, voyez vous une patrouille de I ^ ■ gardes-civiques armés de fusils laissant 1 » liasser sans broncher des allemands qui J tireraient inévitablement sur eux ? Les I rares survivants n'auraient plus eu qu a I , présenter les armes ! Puis ils auraient I ' J immanquablement été coffrés, si pas tu- I ^ ' I sillés ! , I n > I Sans doute ce deuxieme ordre ne sa-î I tisfit pas certains de nos chefs car une I f ! troisième solution prévalut : I î I il convient d'en signaler les circon- I t I Le samedi matin 1 heure de la levée I I de notre poste était arrivée et nos rem- 1 , 1 plaçants n'étaient pas là. Nous avait-on I „ I oublié, comme toute une compagnie de I f I gardes-civiques avait été oubliée dans le I ' I bois de la Cambre ? Toujours est-il que nous dûmes envoyer I s I une estafette à l'état-major et notre esta- I i- I fetto revint nous dire ,,qu'on désarmait . I it I Un garde fit près de moi cette oraison I 5, I funèbre : I ] j. I nLa garde-civique meurt comme elle a I it I v®cu : ridiculement . I ( n| * * « I n I Mais à peine rendu le samedi aux dou- I I ceurs de la vie civile, nous apprenons I I que, depuis la veil'le, Bruges est envahi I I par des garde^-ci vique& bruxellois, bien | :e I équipés1, armés du Mauser, friands de I ir I combattre et exaspérés contre la toile I Ie I équipée que leur a imposée le général I it, I Goffinet : promenade sans ressources, de 1 3S I ville en ville, depuis trois jours. nt I Et eux aussi furent désarmés ! I 3e I Au moment où je termine ces lignes, I IX I je viens d'être convoque à nouveau. ,'is I Que signifie cela,1? I lU- I Serons nous un instrument de police i I ou un élément belligérant ? ' a La Stuation Eselgique Roland de Ma décrij n:usi la situation hndi matin: La situation XjircihsenaîblemeuiCertes, elle est tru|Mhjj^i;ssante, ma\s du moins possèd^^^Mrant des indications qui pt^^^^^Bfc-endre exactement coiiîipîe^^^^^^H^rovtle sur le \a?te champ (^^^^^Fnlental Le rôle de l'armée T^^HHPotis'dixe'ment terminé en ce sens^fpucée sous les canons du camp rétraé d'Anvers, elle n a plus à interveiien .vase campagne avant que les arméejançaises et anglaises aient refoulé UÀ11 émanas vers le Nord et vers l'Est, irmée belge accomplit dcnc actuellement! rôle d'observa-t:on et d'attente, cai est tout à fait invraisemblable que H Allemands tentent de faire le siège d'/ers, ce qui exigerai des mois et nooiliserait 200,000 hommes. 'l'out l'intérêt de lçituation actuelle réside donc dans les ùements qui se dé- ulent en Belgique à traie, au sud de Bruxelles. On sait r les Allemands y nit fait passer deux'nées, l'une s'avan-;ant vers Maubeuge ir la voie de la Meuse, l'autre s'avamt vers Lille par e Iiainaut et la Flire. Le choc avec es forces françaises anglaise aura donc névitabiement lieu ds les régions bel-;es au sud de Bruves limitées à l'est )ar la position fortiî de Narnur et au •vd par les positioii-fortifiées de Mau-euge et Lille. Les combats signai aux environs de jharleroi, de Fleuru.et au flanc gauche rançais vers Ypres . Courtrai sont donc ûen des combats pritninaires à la gran-le bataille qui déciiA" de notre sort et de issue de la lutte te l'Europe occiden-ale. ^ Les événements s"ïl croulent donc bien elon le plan établi t prévu de longue ate en cas d'invasio de la Belgique par es Allemands. Le «4- des alliés est lo-iquement de " refoulp' j , dl'àï1e roite allemande général' Pau 'en ialite-Afeacè' exercei aur l'aîle gauche llemande une pressai! suffisante pour la ejeter sur le Rhin. | h'y, a aucune rai-on, • nous le répétorl pour laisser ébrari-er notre confiance jus le succès final le cette lutte gigajpque. L'Allemagne tous attaquant, il éflf inévitable que la ielgique fut exposéaiux effets du pre-nier choc et, étant Jmée l'avance prise iar les Allemands £ nt même la décla-ation de l'Etat de j rre et la violation le notre neutralité, i alliés français et urglais, tenus par 1 plan de campagne selge basé sur le c p retranché d'Angers, réduit national,|e pouvaient intervenir efficacement pl tôt sans risquer le compromettre l'ensble des opérations ît d'exposer par une e insuffisante l'armée de campagne be: à une défaite irrémédiable alors que mission était de se replier sur le carn stranché d'Anvers en conservant pour lare décisive toute sa valeur de combat. il apparait ainsi ( ement que l'occupation de Bruxellepour si douloureuse qu'elle puisse < n'a aucune importance au point de e stratégique et que, une fois le débo îerit allemand au nord et au sud de e accompli, la descente dans la Be ie centrale était inévitable. Toute la ition était de gagner les jours néce es à la concentration dos forces frafees et anglaises qui doivent livrer la |iHe décisive aux Allemands. Ce sera Jgloire éternelle de l'armée belge d'» résisté assez longtemps avec un ,ïsme admirable aux masses allemamjjh» donner à nos alliés le temig^^^^^n de prendre leurs disposl.u^^^^Hk manière que le coup si. ^^^^^^Hosolument La guerre Eopéenne. les succes russe îkcitent le c,' coui;,a;e des trx?es alliees. 81 — l'btroisme deietits bel- t-'1 ces. - le planulemand a 'e l'eau.',— on com nie a fortifier anvers. [ :i' 1 cr Anvers, mdi, 8 heus a soir. ■— le La situatiol, continue à s'anMiorer. _ 1 Des gens généralemei j bia inforimés disent que t nouvelles de la journée sont des ph favorables] De source jfficielle riise française, les succès Ages sont kmfinés. Gra.cc e à la topograhe de la ràgion il est pos- -t sible aux R.Uios de faiïi totier succès- )( sivement les rues de céfensi des Aile- a mands. Le p^ occupé actuehment par les masses raerf comprend iéjà une !( grande partie > la Prusse onntale. Les Russes disposa d'une supérbité numérique écrasantelies corps de ouverture allemands se t\iVent devant 'alternative < de lutter sans te,un espoir dé îucoès ou < bien de battre retraite daiï des on-1 ditions difficiles! Outre leurs 4ps de couvi lire (Po-sen et Breslau)\eS Allemancl ont im-' mobilisé en face de la Russie trois de leurs corps1 qui tenaient garnison dans la Prusse orientale, proprement dite j(Dant-zig, Kiœnigsberg et Allenstein), soit au maximum 250,000 hommes, qui ont eu à subir le poids colossal de tous les corps russes non engagés envers l'Autriche.^ 11 semble dans ces conditions que l'offensive des Russes vers Berlin ne sutdra pas de grand retard. Précisément à cause de leur nombre, les Russes doivent se déplacer lentement, iné-the de •qui'leur donne tout le temps de procéder à une occupation effective et complète des territoires envahis Nous sommes aujourd'hui le 21me jour de la mobilisation des armées françaises et allemande. Il est hors de doute que le grand état-major allemand escomptait ob-' tenir du côté de la France des succès rapides et décisifs qui lui eussent permis de reporter alors vers la Russie certains cojps engagés en France pendant la pre- * mière phase des opérations. , La traversée de la Belgique que les Al-lemai ds escomptaient devoir s'opérer sans coup férir, leur aurait permis de réaliser ce plan avec quelque chance de sucrés ; mais nous savons que l'armée allemande qui a passé par chez nous n'a pas encore atteint la frontière française, et vraisemblablement ne l'atteindra pas. C'est à la résistance héroïque de nos places fortes de Liège et de Namur ainsi qu'aux opérations de notre armée de campagne que l'on est redevable de l'échec presque certain du plan allemand. | La mobilisation russe a pu se terminer dans les délais prévus et la concentration des armées du tt>ar est chose faite. Il n'est a certes pas possible aux Allemands de son-„ ger à distraire le moindre corps des for-ces qui se trouvent en présence des Français.On sait que sur une ligne qui, du Luxembourg s'étend jusqu'à Mons, les alliés sont en contact depuis 48 heures avec l'ennemi et les nouvelles qui nous par-e viennent du sud de la Belgique sont très r satisfaisantes. > Le répit donné aux Français et aux 0 Russes n'a pas été perdu pour nous.Grâ-ee au temps clément dont nous, ionisions n wmwe d'Anvers ont pu se e I poursuivre nuit et jour avec la plus gran-a de activité. La présence, dans la position, de l'armée de campagne permet de réaliser jour- 1 tellement un renforcement très sérieux de j lous les ouvrages fort ficatifs qui ont été ^ cuti épris depuis la déclaration de guerre. - *>N,'0S soldats, qui se rendent parfaitement 3 compte du but poursuivi, ont mis avec . entrain la main à la pâte. 1 1A GRANDE BATAILLE EN BELGIQUE L'HEROÏQUE RESISTANCE DE NAMUR Paris, 24 août 2 heures matin. Au sujet de la grande bataille engagée en Belgique, le communiqué officiel du ministre de la guerre donne les renseignements suivants : Les allemands font de grands efforts autour de Namur qui résiste énergiquo-iment. Les forts de Liège tiennent toujours et 1 armée belge est concentrée dans le camp d'Anvers. C'est sur une vaste ligne allant de Mons à la frontière luxembourgeoise que se joue la grande partie. Les troupes françaises ont pris l'offensive sur toute la iigne. Leur aclion se poursuit régulièrement en liaison avec l'armée anglaise. Nous avons en face de nous les presque totalité de l'armée allemande de formation active et réserve. Le terrain des opérations, surtout à notre droite, est boisé et difficile. . La bataille durera probablement plusieurs jours. L'énorme extension du front et 1 importance des effectifs engagés empêchent de suivre pas à pas les mouvements de chacune de nosi armées. Il convient pour apprécier la situation d'attendre les résultats qui serviront de conclusion à la première phase du combat. En procédant: autrement, on fournirait des données contradictoires, une belle bataille étant nécessairement faite d'action et de réaction se succédant, s'enchaînant de fa-, <;on continue. Les infoçmaJtiojnsi foutyniies' sur le combat risqueraient ainsi de pro-. curer à 1 ennemi des renseignements sur l 'es positions de nos armées. I. b. On lira d autre part la nouvelle rpje nous donnons, et d'après laquelle les [rançais ont remporté une victoire à Char- * leroi. s pN GRAND COMBAT A CHARLEROI. e r Lundi après midi. Des personnes, dignes de foi, arrivées ■"t le la région de Charleroi, affirment que ■e e combat qui s'est produit, hier, dans la 5 l'gion de Charleroi et qui s'est continué s- tendant de longues heures donne l'avan-e- âge aux français. Les allemands auraient subi de grandes lertes. % UN ECHO DE BRUXELLES re S il est très difficile d'entrer à Bru-ve elles dont les routes d'accès sont gar-ou ees Par la cavalerie allemande, on peut m- nrore en sortir aisément. , Dimanche matin, un docteur bien con-° u a quitté la capitale en prenant le m- aan de la Bourse à Vilvorde. De Vil-1 vorde il gagnait en voiture Malines d'où il prenait le train pour Bruges et Os-tende.La veille, le bruit s'était répandu que les allemands allaient bientôt quitter la capitale. Leurs soldats se conduisant êtrea tnalpropres avaient souillé l'intérieur des monuments publics et des1 casernes. On prétend qu'une femme ayant crié, j ,,à bas les mangeurs de choucrute !" aurait été fusillée par les Prussiens place de la Chapelle. Au moment où le docteur X. abandonnait la capitale ont affirmait encore que les Etats Unis avaient réclamé l'évacua-tilon de Bruxelles par les Allemands dans un délai très bref sous peine d'une déclaration de guerre. UN TRAIN MYSTERIEUX. Une des lignes aboutissant à Anvers fut gardée militairement, hier matin, jusqu'après le passage d'un train spécial composé d'une locomotive, un fourgon et un wagon pour voyageurs, dont les stores étaient baissés'. On présume que dans le wagon, se trouvait un prisonnier allemand de marque. PASSAGE DES TROUPES ANGLAISES La circulation des trains pour voyageurs a été interrompue hier matin dans une partie de notre pays, que nous m'indiquerons pas d'une façon plus précise, pour laisser passer plusieurs trains spéciaux qui contenaient, à ce qu'il paraît, un fort contingent de troupes anglaises. ON SE BATTRAIT AUX ENVIRONS DE DENDEIRLEEUW. Sous réserves. Des campagnards, vêtus de leurs habits de travail, les uns chaussés de sabots et lesi autres piedsi-nus, sont descendus hier après-midi à Gand-Sud du train venant d'Alost. Ces personnes travaillaient pendant la matinée dans des champs à proximité de Denderieeuw. Elles prétendent que des Allemands se voyant attaqués par des Français ou des Anglais, auraient fait marcher devant eux des habitants de la localité. ■ - —"jument constaté en certaines circonstances, nous reproduisons naturellement ces renseignements sous toutes réserves. LES EXPLOITS D'UNE ^PATROUILLE CYCLISTE 'BELGE Los soldats du 1er de ligne ont assisté h'p dans leur cantonnement au retour triomphai d'un petit groupe de evelistes je leur régiment dirigés par m sous officier qui n en est pas à ton premier acte de bra\ oure. Ayant, eux aussi, patrouillé à l'instar (.os uhlans, mais à la recherche de ces («emiers, ils doivent en avoir rencontré plusieurs, à en juger par les lances et autres objets d'équipements allemands qu-ils rapportèrent au cantoanement. J armi le butin il y avait .même un fanion de uhlans. Les Uhlans en Flandre. Nous avons déjà parlé hier des exploits dos ulilaiis en Flandre. Nou& empruntons au ,,Bien public" les détails1 complémen taires suivants : LES UHLANS A AUDENÂRDE Les Allemands ont fait leur apparition dans la région d'Audenarde. Vendredi malin, a 7 h. 30, un Taube passa, à 500 mètres au-dessus d'Audenarde, dans la direction^ de Lille. A 4 h. 30, le même jour, in avion prit la même direction, à une hauteur de plus de 1000 mètre?. Le scir, un officier allemand, en motocyclette, brandissant un revolver, fit son apparition au quai Marie-L.mise, à Aude-narde. Donnant ordre à une jeune fille ;1 approcher, il demanda: ,11 va des troupes allemandes ici ?" ^Non, mon-fe'eur. , ,,Si, il y en a." ,,Non, il n'y en pas. .ba-dessus, il retourna vers Leu-pegem, où il coupa l'enveloppe et la chambre à air des vélos de quatre evelistes.Samedi, à 8 h. 30, dix cavaliers allemands entrèrent à Audenaide. Ils mangèrent et burent, quai Marie-Louise et firent ces emplettes : ils payèrent tout, visiblement contents du bon accueil de la population, ils traversèrent la Grand'Place et se renairent à Bevere, oi'r ils s'engagèrent sur la route de Courtrai. Trois sont revenus à 3 heures de l'après-midi ; ils étaient inquiets. D'après leur propre déclaration, leurs compagnons ont été tués, nous ne dirons pas où, par des troupes régulières. -.jc même jour, dans l'après-midi, quinze uhlans ont rôdé sur la montagne d'E-dolaere ; ^ ils ont visité le ehâtelet de M. le député Thienpont. A Leupegem, ils ont requis M. J.-B. Eeekhaut, faisant foncions de bourgmestre, et l'ont rortraint, revolver en main, à les précéder vers Au-denarde. Là ils ont forcé ua agent de po-:ce et un pompier à les accompagner également. Conduits sur la route de Cour-tiai,^ ils ont laissé les trois hommes en liberté.Vers 9 heures du soir, deux ullans, conduisant trois chevaux, font revenus à Audenarde où ils ont logé. Ils ont déclare . ,,11 ne fait pas bon, nos coiapa- ieroredi 10 centimes le numéro 78etQoée —102 26 août 1914.

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