Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

460 0
close

Why do you want to report this item?

Remarks

Send
s.n. 1914, 13 April. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Seen on 19 September 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/028pc2vf7t/
Show text

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

|,iin<fi 13 avril 19H 5 centimes le numéro 58me année !\0 103 JOURNAL DE GAND ABONNEMENTS : brlôIQOB : traaaa par an ; 7-50 francs pour «il moi* ; 4 francs pour trois mois Pour f étranger, le port en sut REDACTION & ADMINISTRATION : 8. RUE DE FLANDRE, 3. GAND TÉLÉPHONE 665 ANNONCES» Yolr le tarif au bas 4e la dernière page du journal. Le Programme des Cléricaux Français ,\ous constations, au début du mois de ! mir», que les catholiques — ou, mieux, les déric'aux — français n'avaient pu, malgré m sérieuse volonté d'offensive et un très réel afort d'organisation, réussir à pren-j pour les élections législatives prochaines dont le premier tour aura lieu dans Ûm quinzaine, leurs positions de combat, lis n'avaient, disions-noms, ni armée véri-! table, exeroée et disciplinée, ni cadres pour en former une sous le feu de remuerai, ni î de commun programme. Nous ajoutions : « Et pourtant, les élections n'en se-| root pas moins le duel entre la République il l'Eglise- Mais ce sera un duel sans franchise de la part de celle-ci. N'ayant pu ni même voulu rassembler ses hommes en une troupe régulière, elle les disséminera par-■ [ont, dans les groupements politiques de noms divers, même de nom républicain. Ëis les embusquera sous mille équivoques, l«s engagera dans d'immorales coalitions avec des ambitieux qui penseront se sertir d'elle alors que c'est elle qui se servira d'eux». Depuis lors, la situation s'est quel-' (pie peu modifiée — ou, pour mieux dire, précisée. Tout d'abord, nous connaissons plus exactement la composition de ce que — faute d'un autre mot pour désigner cette masse embryonnaire — on est bien foroé d'appeler l'armée cléricale. Vrai, ce n'est pas terrible. Très habilement, les « Tant-Mieux» du journalisme catholique laissaient oroire que la majorité des diocèses de France possédaient aotaeBiement des ir Unions diocésaines » dont l'ensemble aurait constitué un imposant contingent d# bataillons réguliers. Mais voici qu'un « intégriste » des plus qualifiés, M. Jacques Rocafort, qui fut quelque temps une manière de « nonce en redingote » ohargé de faire appliquer en France les instructions — ou directions — de Pie X, voici, dis-je, que M. Rocafort nous révèle qu'il n'en est rien, « Où a-t-ill pris, l'écrie-t-il, dans l'Univers diu 7 mars, parlant de ci l'excellent confrère die la Croix, auteur de cette affirmation, où a-t-il pris ce qu'il répète sans cesse, qu'il y a des Diocésaines dans ' la majorité des diocèses ?... J'ose avancer qiue c'est exactement le contraire et j précise. Il y a, à ma connaissance, vingt et une Unions, diocésaines (ou portant oe nom) fondées actuellement ; ce sont, par ordre de date : Toulouse, Auch, Montauban, Rodez, Cham-béry, Rennes, Pamiers, Annecy, Aire, La Rochelle, Soissons, Le Puy, Lille, Orléans, Reims, Chàlons, Vannes, Poitiers, Angou-14me, Bourges, Tours. Vingt et urne sur quatre-vingt-quatre diocèses, est-ce la majorité '! » Evidemment, il s'en faut de beaiu-• coup. Enoore, si ces vingt et un bataillons s'entendaient quant à la tactique à suivre I Mais sur ce point essentiel, qui vraiment ne se peut régler à la veille d'une grandie bataille, chefs et soldats sont divisés. « Sur les vingt et urne Diocésaines — je cite toujours M. Rocafort — cinq se sont interdit la politique : Aire, La Rochelle. Sois-fons, Lille et Angoulême. » Gelles-lù,*il faut les rayer des cadres, au point de vue électoral, et, du coup, c'est l'organisation cléricale annulée dans le Nord, les Charentes et te Landes. Une belle étendue de pays, »mm$ on voit. Restent donc seize Diocésaines qui peuvent encore combiner leur effort avec celui de i' « Union des catholiques », dont la tameuse assemblée du 28 février a essayé i» jeter les bases. De cette assemblée, dont le6 résultats ûe pouvaient alors être connus, je disais, dans L'Express du 1er mars : «Cinq catholiques des plus notoires, à la léle desquels se trouvait le colonel Keller, avaient entrepris de réunir, sous le patro-mge des évêques, une grande assemblée, qtiâque chose comme la Constituante d'un parti confessionnel. Les évêques les ont renvoyés à Rome, où on les a mal reçus. Ç'« été un avortement. » L'assemblée cependant s'est tenue. Ils étaient kiai une centaine. Mais du patronage des évêques et de la formation d'un | parti confessionnel, il n'était d'ories et déjà j plus question. «Nous prétendons seule-n&tli ikt-u àiMi&r jjui- pi'jnûiaauy i organisateurs, former une vaste association de citoyens catholiques pouvant, du reste, et très librement, appartenir aux divers partis puinemen(#politiques, et nous projetons d'intervenir avec ensemble et discipline dans le conflit d'ordre politique et national dont nous sommes l'enjeu. Pour défendre en nous le fidèle, nous entendons user virilement des prérogatives du citoyen français et de toutes tes libertés po'litiques qui nous apartiennent. » Et la déclaration se terminait par ces paroles qu'il faut surtout retenir : « Une image définira notre ambition ; nous aspirons à devenir, en France, pour l'Eglise catholique, le soldai du dehors, le volontaire, déférent et dévoué. » : Voilà donc à quoi aboutit tout l'effort de l'organisation cléricale, de ceûteorganisation depuis tant d'années commencée et restée jusqu'ici à l'état d'ébauche : uin corps de < volontaires », de « francs-tireurs » auquel sont invitées à se joindre pour la campagne électorale dès maintenant ouverte,' les seize Diocésaines qui ne se sont pas interdit, par leur règlement constitutif, l'action politique. Or, trois seulement d'entre elles peuvent, étant donnée leur autonomie, adhérer à l'Union catholique. Ce sont celles de Teuirs, Le Puy et Toulouse. Les treize autres doivent attendre — et attendent encore à cette heure — l'agrément de leurs évôques respectifs dont la plupart ne paraissent guère disposés à l'accordbr. Il est vrai que les évêques, dans l'organisation cléricale française, cela compte en vérité fo4*t peu. Les organisateurs de l'Union catholique, avant de mettre debout leur projet d'assemblée, sont allés voir à Rome où, comme c'est l'usage, on leur a donné dies réponses sibyllines, a Uniamtur sub vexillo Christi. — Qu'ils s'unissent sous l'étendard du Christ», leur fit dire mystiquement Pie X. ((Voyez vos évêques », ajoutait, en manière de commentaire, le cardinal Menry diel Val. Mais en même temps, aux prélats trembleurs qui, craignant de déplaire en s'engageant dans un sens ou dans l'autre, consultaient de leur côté l'oracle, ce mot d'ordre impératif était donné: «Abstineant episcopi. — Que les évêques s'abstiennent. Tou.t oe fluTon leur a permis de faire, ç'a ■été de lanoer, en guise de proclamations, 'des lettres pastorales individuelles ou collectives—dont on ne voit'pas bien l'utilité puisqu'elles s'adressent aux membres de ce® Unions diocésaines dont la plupart ne doivent pas -\ntervenir dans la lutte électorale — et d'y formuler des programmes qui, pour la même raison, étaient destinés à demeurer purement théoriques.- Voici, par exemple, celui que les évêques de la province ecclésiastique de Bourges proposent à la docilité de leurs ouailles : « Nous voulons, disent-ils, quatre choses : 1° le respect des droits de Dieu et de l'Eglise dans la société ; 2° la reprise des relations diplomatiques entre la Franoe et le Saint-Siège ; 3° la pleine liberté du culte catholique, celle des ?jssocia-tions religieuses, celle de l'enseignement chrétien ; i" Je droit pour l'Eglise de posséder. » Et, comme conséquence, ils déclarent que tout électeur catholique doit, en conscience : 1" refuser sa voix à tout candidat qui st. réclame des lois dites laïques et déclarées intangibles (loi de séparation, lois scolaires, etc.) ; 2° voter sans hésitation et sans arrière-pensée pour tout candidat catholique « pour cela seul qu il est catholique et décidé avant tout à défendre et à revendiquer les droits de Dieu et de l'Eglise ; 3° donner son concours aux candidats dits libéraux à la condition qu'ils 3'engagent à soutenir le programme de revendications exposé plus haut. Mais quel est le candidat « libéral » — oe qui veut dure en France républicain modéré — quel est, dis-je, le candidat de cette nuance qui acceptera de s'engager sur un pareil programme? Promettre de faire « respecter les droits de Dieu et de l'Eglise », passe encore : c'est vague, c'est général, les applications sont incertaines, on « verra venir ». Mais poser devant le corps électoral de 1914 la question de « la reprise des relations diplomatiques avec le Saint-Siège » qui serait considérée par tout le monde comme la préface d'un nouveau Concordat, revendiquer la liberté de l'enseignement chrétien, liberté qui certes aujourd'hui existe et n'a pas besoin d'être revendiquée, mais que l'on voudrait — et le peuple ne s'y tromperait pas — muer en privilège, bientôt en monopole ; ajouter à tout cela le spectre de la mainmorte qui serait lu ûûnséauence^jiéua.s3aire ilu. . dr^it Port d'arme autorisé. On sait que les femmes, à Chicago, remplissent Te rôle d'agents de la force publique ; elles ont montré, d'ailleurs, dans leurs fonctions de sergent de ville, des qualités d'énergie merveilleuse», parait-il.«Aussi leur a-t-on donné le droit, depuis quelques jours, de s'armer d'un revolver et de s'en servir en cas de besoin. II semble bien qu'on aurait pu les y autoriser auparavant, car elles ont des moyens de défense naturels moindres que ceux de leurs confrères du sexe fort Mais il parait qu'on craignait qu'elles fissent un usage immodéré et maladroit de leurs armes. On imaginait qu'elles tireraient a tort et à travers, les yeux fermés. Or. après essai au stand de tir, il fut établi que douze de ces femmes agents de police s'étaient montrées bien supérieures à douze hommes et qu'elles avaient fait des « cartons » merveilleux. MA* Cofutumes et superstitions de Pâques.Nombreuses sont les coutumes et superstitions relatives aux fêtes de Pâques : Boire de l'eau froide le jour <le Pâques, d'après la croyance populaire, garantit la santé. L'eau puisée » silencieusement » le matin de Pâques, avant le lever du solleil, a la vertu d'être incorruptible. Les œufs mis à couver pendant la Semaine-Sainte donneront, tous, des poussins.S'abstenir de manger de la viande le jour de Pâques préserve des maux de dents. Déjeuner avec deux ceiufs pondus le jour du Vendredi-Saint préserve de la fièvre. Généralement d'ailleurs la coutume de manger des œufs durs le jour de Pâques s'est maintenue. Signalons, pour terminer, une coutume bizarre qui existait, encore chez nous il y a une centaine d'années : Le lundi de Pâques, dans plusieurs localités du sud 'des provinces de Limbourg, Anvers et des Flandres les femmes avaient le droit de battre leurs maris ; ceux-ci, en revanche, étaient autorisés à user de représailles le lendemain !... Hippopotamophagie. M. Irw.in nous recommande la viande d'hippopotame comme un aliment de tout premier choix. — Peuplons les marais de ces pachydermes!... Un jambon d'hippopotame est friandise délectable, un mets qui sera bientôt recherché. Sa viand'e, en général, a d'ailleuas le goût le piusi fin, le plus délicat...Par malheur, l'animal coûte cher. Un hippopotame comestible se paye encore aujourd'hui 60,000 francs. Et, dame !... — N'importe ! s'écrie le professeur Irwin dont rien n'arrête l'enthousiasme. L'hippopotame, — voilà le cochon de l'avenir ! La dernière phrase est bien.. _ — La chaleur communicativè. Tout groupement qui se respecte célèbre chaque année sa fête, et réunit ses adhérents en un banquet fraternel. Au début du banquet, le bruit des couteaux, des fourchettes, des verres domine. Les convives, avant d'engager des conversations, 'prennent contact avec le menu. Mais bientôt, sous l'influence de la fameuse chaleur communicativè, les conversations commencent et le ton s'en élève rapidement. Et à la fin, les flots d'éloquence se mêlent aux flots du Champagne. Les discours pompeux, les harangues familières ont souvent une saveur exquise. Les orateurs ont. pour exprimer leur pensée, des trouvailles imagées, qui soulèvent l'enthousiasme des convives. Dernièrement, dans le Midi, un de nos amis, dit Excelsior, fut convié à des agapes fraternelles. Le menu fut savoureux, plus encore le furent les toasts et les discours. •» Notre ami nota plusieurs phrases lapidaires qui furent soulignées d'applaudissements prolongés. 11 nous a communiqué la phrase suivante, par laquelle un des membres fondateurs de la Société marqua la joie qu'il éprouvait en constatant -les propres du groupe : « Qitw-4 je présidais la go de pro t-i attribué à l'Eglise entant que Société : jeter de pareils défis à l'opinion publique, au suffrage universel, ce serait vouloir courir à un éclatant échec. Quel est, encore une fois, en dehors de quelques éneigumènes d'extrême-droite, le candidat sérieux, de sens rassis et de bon sens, qui voudrait s'y résoudre ? En dépit donc d'une attitude qui semble, au premier abord, décidée, énergique, les évêques, déjà paralysés par le désarmement préalable de leurs troupes (puisque l'action politique fuit tout d'abord, et par eux-mêmes, interdite à la majorité des Diocésaines, là où il ein existait), les évêques donnent, au moment même où ils 1 affirment su haut et si fièrement en apparence, le coup mortel à leur influence au point de vue des directions électorales. On dirait, comme le fait très bien remarquer l'intégriste Rocafont, qu'ils ont voulu saisir « une occasion honorable de faire machine en arrière » et de renoncer « à un genre de prosélytisme qui ne leur a pas réussi » S il en était ainsi et si vraiment les chefs des diocèses se résolvaient enfin à demeurer «en. marge» de la politique, bien des choses changeraient au pays de Frarice et le cléricalisme oesserait d'y je ter incessamment le trouble. Est-il nécessaire d'ajouter qu'il n'est nullement question de cette clhose incroyable? Bien au contraire : le cléricalisme, qui n'a pu, cette fois encore, parvenir à rassembler ses tronçons épars, va cependant compliquer de façon singulière, par ses agitations bruyantes, par les intrigues et les menées des chefs religieux-, par l'ac t.ion brouillonne des « francs-tireurs » de l'Union catholique « déférents et dévoués », la consultation nationale, à une heure où elle devrait cependant, vu l'exceptionnelle gravité des intérêts en cause, présenter un caractère de r&aueillemient et comme de spéciale solennité. Une fois de plus donc, l'attitude électorale des catholiques français dans les circonstances présentes aura mis au grand jour la malfàisance cléricalle, résultante fatale des égoïstes ambitions de l'Eglise, de son intransigeance et de sa duplicité. On ne saura jamais assez le redire, jamais asse.z l'inculquer au peuple : le cléricalisme, voilà l'ennemi ! Voillà l'étemel ennemi 1 ABEL SALLE ECHOS Le désarroi au chemin de fer. On vient de nous signaler um cas. plus extraordinaire encore q.ue tous ceux qui ont été constatés en ces derniers temps, et qui atteste, une fois de plus, ]e véritable désarroi dies chemins àe 1er belges. Un wagon de vingt tonnes, chargé de tôlies en paquets et expédié par une usine de Marchin lez-Huy, en destination de Dis-burg (Allemagne), le 31 décembre, et qui n'était pas parvenu au destinataire, a été retrouvé, vendredi 10 avril, à la gare d'Anvers ! ' > Gomment peut-on expliquer un cas semblable à l'administration des chemkna de ww Avril. Nous venons d'avoir assez de vent et de pluie pour n'en point désirer plus. Eh bien ! s'il faut, en croire les vieux dictons, il en faudrait encore davantage pour faire la joie des cultivateurs. En effet, on assure que : Pluie d'avril Remplit le fenil Pluie d'avril Vaut char de David. Pluie d'avril Vaut fumier de brebis. Avril venteux Rend le laboureur joyeux. Quand oien même la pluie d'avril ferait partout pousser un cri Que tout est perdu, confondu, Il n'aurait pas encore trop plu. Consolons-nous donc, rassiuirons-nous et ne désirons pas trop le joli temps d'avril, puisque la sagesse des nations assure que : Avril trop clair Fait année de misère. JkXVk . — ciété, elle était à Vétat de verdure, et, au-jourd hui, je suis heureux de voir qu'elle a progressé que-la verdure s'est évanouie en fleurs, puisque des dames en fraîches toilettes assistent à ce banquet. » dion'de^C*eUSe saveur l'éloquence méri- vvw Papillons pirotéigés. Pourquoi proléger les papillons, demande la Nature, puisque leurs chenilles sorut nos ennemies très néfastes ? Il ne s'agit pas d'étendre les mesures de protection à toutes 'les espèces, ce qui serait une mesure très dangereuse, dont nous ne tarderions pas à nous repentir. Mais il existe, contanue la revue scientifique, quelques papillons très rares eit très beaux qui sont en train de -disparaître e<t pour lesquels on pourrait peut-être, sans inconvénients, se laisser fléchir, afin d'éviter l'extinction de leurs espèces. C'est ce que viennent de faire l'Allemagne pour le « Parnassius Apollo », cette merveille qui a déjà dlisparu complètement de la Silésie, et la Suisse, pour une espèce de (« Chelonda », très recherchée par les collectionneurs. Le Bulletin de la Société nationale cfacclimatation, qui signale ces nouvelles mesures de protection, indique qu'en France ou pourrait aussi prendre la défense de quelques espèces devenues extrêmement rares, par exemple le « Thaïs Honoratii », qui a presque disparu de la région de Digne, où il était exclusivement cantonné, et dont les rares exemplaires se vendent couramment de 80 à 100 francs. vwv Ecole bisonnière. Un éleveur de Hambourg «cultive » depuis quelque temps une sorte de bête mystique, plus ou moins apocalyptique, produit hasardeux du croisement de la vache européenne avec le gros bison asiatique... Et, comme il sied, il voudrait, à l'envi, en répandre l'espèce. Mais les vétérinaires locaux se montrent fort mécontents, et, avec une admirable candeur, ils en donnent les raisons : « Certes, protestent-ils dans leur bulletin corporatif, l'étrange animal obtenu de la sorte rendrait d'inappréciables services à, l'agriculture, à. l'industrie, comme à la boucherie... Professionnellement, noue ne devons pas moins en déconseiller l'élevage, car il résulte d'observations, maintes fois répétées, que le nouveau quadrupède se montre absolument rétif aux maladies du bétail. » Ne trouvez-vous pas sublime cette franchise spontanée ? • vwv Les microbes de l'œuf de poule. On a effectué, en ces dernières années, aux Etats-Unis, un grand nombre de recherches sur la flore microbienne des œufs de poule. M. Rettger vient d'en rendre compte dans le Central-blatt filr Balkteriologie. Les œufs provenant d'ovaires malades contiennent le BacteHum pultomm, qui provoque la diarrhée blanche. Les œufs propres, d'aspect nonnal, provenant de poules saines, sont toujours très pauvres en bactéries ou même n'en contiennent pas. Le peu d'infection des œufs pendant la formation du blanc et de la coquille dans l'oviduetfc tient au fait que la muqueuse de l'oviducte et souvent aussi le blanc d'œuf ont un effet bactéricide. Si les œufs sont couvés artificiellement, ils ne contiennent que relativement peu de bactéries, même après trois semaines d'incubation, s'ils étaient frais et propres lorsqu'ils ont été mis dans la couveuse. Dans les conditions normales, la coquille est imperméable aux microbes, mais, si elle est sale, il est possible que les microbes traversent la coquille. Une trop forte température facilite le travail de décomposition des microbes dans les œufs. Les œufs doivent être enlevés du nid immédiatement après la ponte ; le nid doit toujours être bien propre, afin d'augmenter la possibilité de conserver les œufs plus longtemps. On ne doit choisir que de* œuls propre? tes mettre dans u,n endroié tout à fait sec. à moins qu'on ne les conserve dans des liquides. Les œufs fécondés ne paraissent pas se putréfier plus vite <jue les œufs non fécondés, car ilis ne contien nent pas plus de microbes que ceux-ci. Une géant ■ de douze ana. Le 7 mai 11)32, la cigogne apportai* une Mette aux époux Kaltwas-, ser, habitant Sisitig, dans l'Eifei. L'enfant grandit bientôt d'une façon ex-li ii-ordinaire. Bile avait à peine quatre ans qu'elle portait déjà les vêtements die sa mère. A présent, la « petite » mesure environ deux mètres et ne pèse pas moins de 110 kilos. H y a un an, la jeune colosse, qui a du reste les traits d'une femme d'une vingtaine d'années, a dû quitter l'école, lie banc que l'administration avait fait faire exprèà pour elle n'était pas assez grand. Beaucoup d'impresarii ont déjà voûta, exhiber 'le phénomène, mais les paremts refusé toutes les offres. ww Mode canine. Une décision, aanoadô le Figaro, vient d'être prise qiui tatétresee le-mode canine. On a décidé la .déchéance dm ohou, diu nœud et de la bouclette de rubans dont on parait jusqu'à ce jour pour la promenadie le «fox», le cbullii et le ((pékinois». Ces frivolités sont désuètes et l'on va se rallier à la fieur de satin, réplique de la fleur naturelle, que le maître ou la maltresse porteront à la boutonnière ou au corsage. Telle sera la règle pour les chiens d» bel air. Arrestation d'un chef de bande tragique Rouen, II. — On a arrêté ces derniers temps une bande de 17 individus, auteurs de nombreux crimes dams la région de Ma-rolles et dont le chef a été amené hier à Rouen et éoroué. C'est un Belge, nommé Henri Vansteenkiste, qui s'était ménagé un refuge près de Tourcoing. Sur le point d'être pris, le malfaiteur avait incendié sa maison pour détruire tous les objets compromettants. Il avait réussi à se réfugier en Belgique. Il a été arrêté ces jours derniers à Wattrelos par des inspecteurs de la brigade de Lille et amené à Rouen Tentative de Meurtre Un prêtre essuie six coups de revolver Amiens. 10. — Hier soir, M. Desachy. curé de .Saint-Maxent, rentrait à son presbytère au sortir d'un office et venait de prendre congé d'une paroissienne gui l'accompagnait, lorsque tout à coup une femme se ^senta devant-lui et sans mot dire, déchargea sur lui six coups de revolver à bout portant. Le prêtre fut atteint ù l'abdomen, à la poitrine, aux bras et aux jambes. Des voisins s empressèrent autour de lui et le transportèrent dans son appartement. La meurtrière profita du désarroi pour s'enfuir. De nombreux médecins appelés auprès de M. Desachy ont jugé son état très grave. L'extraction des balles n'a pu être tentée. Le Parquet d'Abbeville s'est transporté sur les lieux et l'on a de sérieuses raisons de croire-que la meurtrière de M. Desachy est un homme qui aurait pris un déguisement féminin pour éviter d'être reconnu. On a retrouvé sur' place les douilles de six cartouches. Jusqu'à présent les recherches de la gendarmerie sont restées sans résultat. Lo criminel doit être un habitant d'une commune voisine, ayant une vengeance à exercer contre le prêtre. à l'Etranger LES ELECTIONS LEGISLATIVES FRANÇAISES LE PROGRAMME DE LA FEDERATION DES GAUCHES Paris, 11. — La Fédération des gauches, présidée par M. Briand, a lancé un manifeste à l'occasion des élections, affirmant la nécessité de l'enseignement laïc national, du service militaire de trois ans, tout en étant acquis ù toute politique internationale ayant pour but l'allégement des charges militaires, de l'impôt sur le revenu sans inquisition, du respect de la séparation des pouvoirs et de l'exclusion de toute ingérence financière dans l'action çouvernementaie* ■ feuilleton du Journal de OancL 97 HAUTE PÈGRE Paul MA.HA.JL1N LA BOYARDE QUATRIEME PARTIE Ptàs, les paroles sifflant entre ses dent) »TO3, suffoquée par l'émotion, par la [ "ras* qui le happaient à la gorge : nàit fois, ©mmèine-la. Elle coaa- 7?' issues secrètes de oette chambre. partez. Soyez heureuses. Dieiu lui Marmara peut-être. ™totte demanda : Et toi ? Jj" Moi, je ne pardonne pas et je reste, ajouta «n désignant Syiveira : iugês reSte pou,r ^ivl!8r 061 honime à sies Jj Portugais s'était levé: ! ricana-t-iil, des juges ! Bt kg ^..qu'ils me condamneront ? Oui, cea^ eeti»'il avoae Que je suis le oompliœ de re . I?lei<:oinrne tu le disais tout à l'iwu-mÏmo ^Uensemble nous avons ouvert la notaire de Remiremont, qu'aille nons avons tramé le crime diu point * aiVSnes' ^ont j'ai l'un des auteurs, taiimi :nous avons machiné parsil-o»lm d* la Villa des Roses... •i" «n fuite, qui rn'accu*erm t.,.; w—^ Toi, sans doute!... Qui es-tu, d'abord? Le confident, le vengeur de ce Gérard, de ce Blanchard, de ce Ferragus !... Après î Où sont tes preuves ? Où sont tes témoins ? Morts tous ceux qui pourraient se dresser contre moi 1 Morts, Buri-dan, notre instrument, et les Rifole-t, nos victimes ! Mort, l'ancien forçat du bagne de Brest, le receveur de rentes de la rue d'Enfer, le chef suprême de l'Association des Dix-Mille! Mort, ton prince Odon de Ker-mor lui-même — Odon ! — Mort !... Ce double cri retentit,poussé à la fois pair Alliette qui chancelait et qui, pour ne pas tomber, se cramponnait à l'épaule de la Boyardie, et par celle-ci sous le pli -des sourcils de laquelle étincelait je ne sais quelle sombre satisfaction. Le domino courut à la mignonne : — Rassure-toi, imon enfant. Le prmoe n'est que blessé. Les médecins répondent de sa vie. — Vous vous êtes trop pressés, mon maltire, toi et tes coupe-jarrets, votre oeuvre sanglante accomplie, d'arracher du coupé de M. de Kermor, pour l'emporter dons votre fiacre, celle qui jouait un rôle auquel moins que personne tu aurais dû te laisser prendre... Car on m'a raconté l'histoire d'A-ix-lee-Baiins, le b£d masqué de l'hôtel Venat, et 1-a rose employée pour fa digne compagne pour fuir avec l'uin de tes rivanK... Dans la voiture de la victime, il y avait une troisième personne qu'aucun da vous n'a aperçue, tant vous aviez hâte d'en finir. Après votre départ, Cvprien Rifoiet est sorti de derrière res coussins sous les-que's il s'était, blotti : i] a ramasisé le blessé, aidé par le cocher Harper.^ et ils l'ont transporté dans une maison voisine où il a reçu les premiers soins... — Cyririen ! s'exclama Alliette. oh.l le toPtn».'l'excellent garçon!,.. L'ancien notaire répondit : — Cherche celui de tes compagnons qui t'a fait défaut cette nuit ! — Desperriè) es ! ' — Je lui ai ordonné d'endosse* le déguiser ment qui me désignait à tes coups. J'étais le Maître. 11 m'a obéi sans savoir que ton couteau l'attendait dans l'ombre. Le cerveau de Syiveira se détraquait sous ces chocs : le feu rouge de ses yeux, le claquement de ses mâchoires, la grimace de sa bouche le criaient. Cependant, U refusait de croire à sa défaite. Un rugissement de bête féroce acculée sous l'épieu sortit, ir-auque, de sa poitrine : — Le docteur, soit. Je l'ai tué. Mais H y a le reste mes coupe-jarrets, ma bande, comme tu les appelles. Ceux-là, tu ne leur échapperas pas. Je leur ai donné rendez-vous ici à cette heure, l'a vont venir. Ils viennent... Les entends4u, monsieur Blanchard 1 Les entends-tu, Maxime Gérard ? Les entends-tu, Ferragus ? Ah ! cette fois, tu es pris, maudit : tu ne t'évaderas plus de la tombe dans laquelle nous allons te sceller pour jamais 1 — Tu te trompes, Fagerolles, répliqua, l'autre tranquillement. Ceux que tu espères ne viendront pas. Ils sont sous 'a main de la loi. Ceux que tu entends entrer, c'est moi qui leur ai donné rendez-vous. Ils t'écoutes depuis que tu parles, et, pour qu'ils te condamnent sur tes propres aveux, tu n'auras pas même besoin de renouveler ces aveux à l'audience. Les draperies qui formaient l'accès de la Turquerie étaient relevées et laissaient voir, dans la serre et dans la galerie qui précédaient, toute une houle de tête moutonnant et se tendant avec une curiosité avide. Un brounaha confus s'élevait de cette çiawe, sur le fond duquel se détachaient fc l'aiflu des exclamations qui prouvaient I ItTjlO*" 1• « grabuge » annoncé par i « Le domino fit un pas vers le Portugais : — Toi qui as l'intelligence si prompte et si vivace quand il s'agit d'enfanter le mal, comment n'as-tu pas encore deviné qui je suis ? Comment me l'as-tu demandé par deux fois ? Ton esprit est donc bien obscurci par Ja peur, qu'il soit impuissant à te répondre ? Le confident du receveur de rentes, as-tu dit? L'envoyé du chef des Dix-Mille ? Le vengeur du notaire de Remiremont'/ Je suis tout cela et mieux que cela: je suis ces trois hommes... — Tu mens!... En lançant cette protestation, le senhor Romero avait du sang aux yeux et de l'écume aux lèvres : — Tu mens 1 répéta-t-il par saccades stridentes. Ces troiis-là sont morts... Comme les autres... Blanchard, Gérard, Ferragus, ma main n'a pas tremblé, ce soir, pour les frapper... Va épeler leurs noms sous le masque du cadavre qui est couché là-bais, rue d'Enfer!... Son interlocuteur eut un rire sarcaati-que : — Ce masque, dit-il, tu qs eu tort de ne pas l'enlever... — Pourquoi?... — Parce que tu aurais en vain cherché derrière ce que je vais te montrer ici... Et, donnant toute la mâle ampleur de sa voix, tandis qu'il arrachait le morceau dp velours et de carton qui lui couvrait le visage, le domino ajouta : — Regarde ! N Les paupières dm Portugais s» relevèrent démesurément, découvrant des prunelles élargies par l'épouvante. Ses bras se tendirent en avant comme pour repousser une vision menaçante. Il recula en vaoil'ant jusqu'au divan sur lequel il s'affala de nouveau en bégayant : — Lui !... Eux !... Tous les trois I Puis enfonçant ses doigts dans ses cheveux et s'interrogeant sourdement : j — Mais qui donc est resté par tes?J|, jœè» ' d» la pile de «eattoftS 2 m'oiselle Soupe-à-l'Ail était arrivé à propos pour faire « le bouquet » de la fêle et lui prêter un attrait de plus. Sur le seuil de la pièce, Calixte-Hilarion Margoulin — alias le fidèle Aristide — ainsi que ces quatre acolytes, Ventre-de-Fer, Pas-de Chance, Marque-Mal et Mort-dans-le-Dos, formaient un groupe assez penaud et solidement ligoté : leurs visages étonnés témoignaient clairement qu'ils ne s'attendaient pas à un aussi funeste accueil. Parmi les agents qui les entouraient, vous auriez reconnu les profils de nombre de ces danseurs, de physionomie spéciale, dont les façons, non moins, élégantes que le costume, avaient obtenu près des daines un succès aussi légitime que spontané. Le baron Nathan, d'Amsterdam, avait prudemment disparu. Maxime Gérard se tenait droit et, sans le savoir, dans l'attitude du commandement, entre le faux Portugais, terrassé derechef, et les deux femmes enlacées. Il avait dépouillé son déguisement. Ses yeux brillaient d'un éclat tranquille. Ses narines de lion se gonflaient au souffle d'un mystérieux orgueil. Il y avait en lui, malgré l'âge, un complet épanouissemen; de puissance. Il y avait aussi l'empreinte résignée du sacrifice. Lorsque le procureur général, le chef de la Sûreté, — lequel s'était débarrassé de ses trois robes à la Marino Faliero, — et un commissaire aux délégations judiciaires, ceint de son échanpe et accompagné de son secrétaire, avaient pénétré dans la Turquerie, i'ex-tabellion avait marché à leur rencontre et leur avait demandé : — Tout ce que je vous avais dénoncé vous semble-t-il prouvé, messieurs 1 , Le magistrat et les deux fonctionnaires avaient répondu d'une commune voix : — Oui, cela nous semble prouvé. — Alors, faites votre devoir. M. le Prévost de Beaugé se pencha à I l'oreille d'Isoard Carfientier : — On ne peut cependant pas arrêter une mère dans les tiras de sa fille. Le policier cligna de l'œil. — Que M. le procureur général soit sans inquiétude : nous allons opérer une division.Il appela : —• Béchut 1 Le subalterne s'avança, et son supérieur lui donna un ordre à voix basse. Béchut sortit. Quelques minutes plus tard, la foule qui encombrait la serre et la galerie s'écartait avec un murmure d'horreur devant une civière que portaient deux agents. Sur cette civière était étendu M. de Ker-mor, dont le plastron de la chemise ressemblait à une cuirasse toute rouge sur laquelle on distinguait les circonférences élargies de deux larges plaques de sang : les blessures produites par les deux coups frappés. Le gentilhomme avait les paupières baissées. Il paraissait dormir dans sa bravoure lrautaine. D'un côté du brancard, marchait Cyprien Rifoiet; de l'autre, le dooteur X..., un prince de la science. Les porteurs déposèrent ce lugubre fardeau près de la vasque de marbre dont le jet d'eau chantait toujours. La jeune fille était déjà agenouillée de vant le blessé. Elle lui avait saisi la main, et, avec cet accent de caresse dont les mères se servent pour éveiller les petits enfants : — Odon, murmura-t-elie, c'est moi !.. Le prince rouvrit les yeux : — Alliette, ma chère Alliette!... Le médecin disait à M. le Prévost d' Beaugé : — Blessures plus terribles en apparence qu'en réalité. Aucun danger à craindre. Sans quoi je n'eusse pas autorisé le transport.MjÉS'e.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
This item is a publication of the title Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire belonging to the category Liberale pers, published in Gand from 1856 to 1923.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Add to collection

Location

Subjects

Periods