Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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28 December 1918
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s.n. 1918, 28 December. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Seen on 08 August 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/599z030s6d/
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Samedi 28 et dimanche 29 décembre 1918 un—ri-m ; ~Aj>iit>bhicmmmim————MM————a——iswg—w JLO centimes îe numéro 6'inif année - N° 361-:W2 JOURNAL DE GAND ÉCHO DBJS ABONNEMENTS : DEUX FRANCS PAR M « I S REDACTION Sl ADMINISTRATION : GAfcïO — 3, RUE DE FLANDRE, 3 — 6AMÛ TELEPHONE M5 Annonces fr. 0,80 la ligne. Réclames (avant les annonces) 1 fr. !a ligne. Réclames en Chronique gantsise ou dans le corps du journal 2 tr. la ligne. Informations financières et Réparations judiciaires 2 fr. la ligne. - On traite à forfait pour les annonces souvent répétées. Le conflit cmio-peruvien Un grand conflit existe entre deux gratid* puissances sud-américaines, le Pérou et le Chi On avait espéré que le différend serait apla grâce à l'intervention du Président Wilso Mais la situation ne semble pas être tout à f< aussi favorable. En effet, le consul général du Pérou Amsterdam annonce que la persécution di Péruviens continue au Chili et qu'elle y aui mente même, principalement dans le départ ment de Tarapaca et des provinces Tacua Auca occupées par le Pérou. Le navire «Urabamba» de la Compagn nationale péruvienne de navigation est arrivé 22 décembre à Callao avec plus de 600 rap triés qui se plaignent des nombreux exci auxquels se livrent les Chiliens. Le consul-gén ral de Valparaiso est arrivé également et décla que la foule a attaqué le consulat et a jeté di pierres. Un grand nombre de Péruviens quitte les territoires de Tacua et d'Auca pour échapp< aux poursuites. 11 s'agit d'une importante contestation terr toriale qui date de 1875, qu'une longue guéri n'a pas aplanie, qui est allée en s'aggravai d'année en année et que les incidents récen d'iquique et de Pasagua ont achevé d'enven mer. Entraînera-t-elle une reprise des hostilité ou se résrlera-t-elle devant un tribunal intern; tional, comme le voudraient les amis de la pai* Nul ne saurait le dire. Le Pérou a manifesté, pendant la, guerre, c vives sympathies pour l'Entente. Il est d'ailleui un vieil ami de la France ; ses sympathies t sont manifestées depuis qu'il existe comme Ri publique indépendante (1821). L'influence frat çaise au Pérou a toujours élé considérable. Lï lois fondamentales, les codes sont inspirés de 1 législation française. Des professeurs et des s; vants français ont contribué à la formation d l'élite de la' population C'est une mission d'off ciers d'état-major français qui organisa l'armée Dès qu'on apprit au Pérou la déclaration c la guerre européenne, l'opinion, publique, sar exception, se prononça pour la cause français! Des volontaires partirent immédiatement afin c prendre servie aux côtés des héroïques solda de France. Un hôpital franco-péruvien fut fond par la colonie péruvienne à Paris (8, avenu d'Iéna) pour soigner les blessés français. L'incident qui amena la rupture des relatior diplomatiques entre le Pérou et l'Allemagne fi le torpillage d'un bateau péruvien par un sou: marin boche. Le gouvernement n'hésita pas ur minute, devant cet acte injustifié, à mettre fin ses relations avec Berlin, et se solidariser ave la cause des Alliés. Les ports furent mis auss tôt à la disposition des navires de guerre des n< tions de l'Entente, de même que les installation de télégraphie sans fil. Le différend avec le Chili date-de la guerre d Pacifique (1879-1884). Les causes essentielle et véritables de cette guerre sont plus simple qu'on ne l'imagine. Elles peuvent se résumer e deux phrases : la richesse du Pérou et la coi voitise chilienne. Le Chili était presque en bar queroute avant 1879 ; il comprit qu'il ne poi vait trouver un remède à sa triste situation qu'e s'emparant des riches territoires de son voisi le Pérou. 11 se prépara donc patiemment à 1 guerre et, au moment propice, il chercha e trouva un prétexte pour ouvrir les hostilités L lutte fut longue et acharnée. Le Pérou se défer dit héroïquement pendant quatre longues ar nées, mais dut finalement succomber. Le vainqueur lui imposa une paix qui fut trè mal accueillie par l'opinion publique. L'article de c« traité, dit d'Ancon, était ainsi conçu : « Le territoire des provinces de Tacua e d'Auca restera en possession du Chili et soumi à la législation et aux autorités chiliennes pet dant un délai de dix ans, à compter du jour o le présent traité de paix aura été ratifié (le 2 mars 1884). A l'expiration de ce délai, un plébiscite (vot populaire) décidera si le territoire des province susmentionnées doit demeurer définitivemer sous la domination et souveraineté chiliennes o continuer à faire partie du territoire du Pérou. A l'Assemblée constituante, tous les député des provinces ravies protestèrentsolennellemer et affirmèrent leur attachement à la mère patrie i Les dix années révolues, le Pérou n'oubl pas de demander l'exécution du plébiscite. Ma ;s 'e Chili irouva toujours des prétextes pour i, différer. Cette attitude fut cause de nombrei ni incidents qui ont troublé les relations entre 1 i. deux pays et qui les ont mis souvent à dei ut uoigis ue ia guerre. a I Erhns du nalai« ?" 27 décembre. Encora à propos des traîtres I Nous recevons la lettre suivante : «, ie « Monsieur X. X. 'e « Rédacteur au Journal de Gand, « Un de vos correspondant:, a engagé m » concitoyens à se grouper par voisinage po "" » dénoncer les actes coupables commis par 1 e » « aelivistes ». C'est parfait. Mais puis-je voi »> demander pourquoi la police n'instruit p; ^ » d'office?... Un tas de faits sont de notorié -r » publique. 11 est certain que si nos Coinini » saires de police étaient invités à les signale 1 » les éléments ne leur feraient pas défaut. e » Est-il exact, comme on l'affirme, que le Pa ' » quet ne leur a donné jusqu'ici aucune instru . » tion dans ce sens ? !' » Veuillez agréer, etc... :s » Un de vos lecteur, L. » # « * 0 Nous sommes en mesure, croyons-nous, c s satisfaire la curiosité de notre correspondant, e Si, jusqu'ores, le Parquet n'a pas bougé, d moins avec l'énergie qu'attendait la populatioi i- ou s'il a « paru » agir avec mollesse, et en toi s les cas sans faire diligence, l'on ne peut le li a imputer complètement à faute. i- Ainsi que nous l'avons fait ressortir déjà, : e Code Pénal ordinaire ne prévoyait pas la répre: i- sion des délits de la nature de ceux que l'o :. nous a dénoncés et qu'à notre tour, nous avor e signalé à la vigilance du Parquet. Et noi s émettions même des doutes quant à la poss .. bilité d'une intervention de la justice, e 11 se fait toutefois que, durant la guerre, on s pris au Havre des arrêtés-lois qui prévoient le é infractions de cette nature, et les punisse; e même sévèrement. Seulement, il a fallu le temps de faire ven s ici la collection de ces décrets-lois, qui n'avaiet ît pas été publiés dans le pays... et pour cause i- et comme leur nombre est très considérable < e leur ensemble comporte un gros volume, il à | fallu laisser aux magistrats le temps de les con c ; puiser et de les étudier. ~ j Ceci étant fait à l'heure actuelle, rien n saurait empêcher désormais la justice de s s | mettre en branle, et de sévir sans faibless I contre tous les coupables — petits et grand: u Peut-être est-ce déjà chose faite, #u en prépar; s tion à l'heure acluelle. s Une première exécution I Le Conseil de l'Ordre a rayé du tableau de avocats, un- professeur d'université, ancie magistrat, pour avoir accepté des fonctions n l'Université flamande crée par l'occupant, i n avoir participé à des fêtes organisées à cetl a occasion en compagnie de fonctionnaires < ,( militaires allemands. a La décision est formulée, parait-il, en terme - excessivement sévères, et laisse présager le sanctions qui interviendront dans les autre affaires dont le Conseil est saisi, s L'intéressé n'accepte pas, semble-t-il, I 3 mesure prise à son égard, et a décidé de s pourvoir en appel devant la Cour. :t La magistrature aura donc aussi à faire cor s naître son sentiment sur les agissements de u uiiiv-ai.... /\ . /\ . g ™ Au Çânaf e s Seanoe du Vendredi 27 décembre. ' Le Sénat prend en considération la propos u tion de M. Ooblet d'Alviella tendant à décrété * comme jour de fête nationale le 22 novembre s anniversaire de la joyeuse rentrée du Roi t Bruxelles. M. PELTZER demande d# quelles garantie ia jouissent les citoyens actuellement arrêtés is détenus. 'e M. VANDERVELDE it-pond que seuls lx auditeurs mililaires sont actuellement coni[ :s tents. Je me préoccupe de faire traiter rapie 1X ment les affaires, mais l'organisation des audi rats militaires ne permet pas une procédi rapide. Répondant a nne question de M. Magnette Ministre déclare que tous les b;ens de suj< ennemis seront mis sous séqueslre, mais il f; savoir qui il faut considérer comme sujets nationalités ennemies. La solution de ce question est très difficile. Le Ministre demande qu'on lui fasse crédit tous les allemands restés en Belgique et interni )g 11 ne donna pas un seul permis de séjour ; il ) Jr actuellement trente mille demandes. ;s M. MAGNETTE demande si M. le Minis ls agira avec rigueur à l'égard des allemands, is ' M. MASSON donne des explications conci té liant l'état des cantonnements de l'Yser, que s- Ministre trouva en assez piteux état. r> Le Sénat adopte les projets modifiant I contrats de transport et réglementant l'octroi, r_ les licences maritimes. -~ Le Sénat adopte la loi des finances et i contingent d'armée. M. Ooblet d'Alviella dépose un rapport s la pétition des habitants de Malmédy demanda à être réunis de nouveau à la Belgique. 6 I II faut 15.000 livres u i pour l'armée d'occupatio ^ C'est ce que nous dit M"" Winterbottom. jj Mais permettez-nous de vous présenter M Winterbottom, dont la silhouette vêtue de kha e et coiffée du bonnet de police réglementaire, e très populaire dans l'armée belge, notamme ' dans la 1" division d'armée, mais qui est moii connue dans la Belgique libérée. s Cette dame anglaise est arrivée à Anvers < i_ début de septembre 1914 avec le Belgian Fie Hospital, un hôpital de campagne dont le pe sonnel était entièrement britannique. Elle était «chauffeuse» c'est-à-dire qu'elle conduise j elle-même l'automobile qu'elle avait mis à disposition de ses camarades 4a n s celte initlath philantropique. Ceux qui ont vécu les débuis c ■" la guerre se souviennent de 1' « hôpital anglais du Boulevard Léopold qui rendit de multiple ' services pendant le siège et l'attaque d'Anver ' Il suivit l'armée de campagne en retraite ve. _ l'Yser et quitta la métropole — avec tous s( blessés — pour se fixer à Furnes où il reçi beaucoup de monde pendant la fameuse batail e d'octobre. Ensuite il fut installé à Hoogstade, si e la grand'route de Furnes à Ypres, et M""-' Wii e terbottom en fut le secrétaire jusqu'au lr janvii '■ 1916. A partir de ce moment, elle se consacra une œuvre plus spécialement destinée à lrc division d'armée. Elle fonda à ses frais t: centre de récréation où dans trois grandes tente les soldats recevaient gratuitement du thé, c café, du chocolat, faisaient leur correspondance ^ lisaient des journaux ou des revues, des livre français, flamands ou anglais, assistaient à de ' concerts de gramophone, jouaient aux dame: ,t au jaquet, aux échecs. Ces tentes peintes e couleurs claires à l'intérieur, où les fleurs abot daient, que M™ Winterbottom elle-même renoi s vêlait, constituaient pour nos soldats un vér s table « home » familial, remplaçant l'autre, ce! s que les Allemands occupaient. Inutile d'insister sur la valeur morale et pral a que de cette œuvre qui fonctionna à Elsendamtr e à Bray-Dunes, à Steenkerke, à Houlhem, Kruisbeek, à Oachoire, à Loo, à Lampernissi à Molenhoek, partout où allait la l"e D. A. t s qui avait des « succursales » dans les groupé d'artillerie et dans les centres d'instructioi i Deux chiffres suffiront à indiquer l'importanc qu'elle avait acquise au bout de 2 1/2 ans : ph de 300.000 soldats y avaient reçu des boissor chaudes réconfortantes et on y avait distribr 284.000 feuillets de papier à lettre avec autai d'enveloppes. r Mais Mme Winterbottom veut se consacre , maintenant à une initiative nouvelle qu'elle viei à de prendre. Les soldats des divisions belges de l'armé s d'occupation manquent de distractions. Ils dés i q—mu un i— m—s—■a———imimamsmmmmmmKtaammmmm et rent lire. Us pourraient trouver sur place d livres allemands. Ils n'en veulent pas. Ce so es des livres français, flamands, anglais qu' ,é_ demandent. le- Je veux constituer des bibliothèques da lo- tous les cantonnements, nous dit M™ Wintf rre botlom. Il faut 15.000 volumes. Des romans des récits de voyage, des livres d'histoire, le science, de sport, des collections reliées ;ts revues, de périodiques illustrés Je support lut rai les frais d'installation des bibliothèques de ceux de l'entretien des tentes qui serviront de sailes de lecture. Je demande aux femmes, a mères, aux sœurs, aux filles de soldats belge ^ de m'envoyer les livres nécessaires, que je ; puis me procurer même si occasionnelleme "a quelqu'un voulait m'aider financièremen Qu'elles m'expédient leurs dons à mon adres militaire : 7. 145 A. B. C. Je leur accuser re réception de tout ce que je recevrai. Et puis-faiië appel à la presse belge pour faire connaît ;|- l'urgente nécessité de cenlres de lecture le l'armée d'occupation et pour appuyer mon app niinràc Hp «pc nnmhrpnv lArftmrc 9 * . I> . S « T,'* et î'Fynndlinn ri'auiniltiiro 11 C'est dans la matinée du 24 décembre qu'a e lieu dans les locaux du Grand Hôtel Colombi ur phile l'ouverture de l'exposition d'avicultui nt organisée par la société « Het Neerhof ». Cette année malheureusement, il ne lui a p< •e été donné, pas plus que les autres années c guerre, de donner à ce meeting l'ampleur d'aï tan; seuls les éleveurs de Gand et des enviror fi ont pu y participer. Alors qu'avant la guéri l'on exposait en moyenne 4000 sujets l'on n'e: no parvenu à en réunir cette fois que 600 enviror Le nombre peut paraître petit, mais lorsque l'o j visite l'exposition l'on se demande : « Commet est-ce encore possible ? » 1S Et en effet c'est un véritable tour de force après quatre années de guerre, de privatior sans nombre, les amateurs sont encore en ét; !" d'amener sur le marché des spécimens lion ligne, de-toute première classe. Lorsqu'il admii r" ces pelisses luisantes lustrées, ces plumage 7 brillants, ces crêtes rouges et saines, le visitée se demande émerveillé, quel magicien a fouri la pour tout ce petit monde de lapins et de poule e la nourriture nécessaire. le B Les poules de luxe attirent particulièremet ,s l'attention : ce sont d'abord des Hollandaise 1 noires et bleues à huppes blanches, très élégar tes, puis les Padoues frisées ressemblant à d s véritables bouquets de chrysanthèmes fauve; Cette collcclion unique appartient à M. Pipyr Successivement se présentent les Leghorn ;e dorés, les Leghorns blancs et les Phœnix d ir Japon appartenant à M. Bauwens et remportar J" une foule de prix. Enfin les petites poules noire; Les pigeons eux ne sont pour ainsi dire près que pas représentés et pour cause I Il n'en pas de même des lapins : plus d 300 sujets sont exposés parmi lesquels une cer u taine de lapins géants. Il semble que durant 1 guerre les élevsurs se soient pour la plupai reportés sur l'élevage du lapin et vraiment d !s très beaux résultats ont été atteints. s Cette exposition, que tout le monde voudr n voir était la meilleure preuve que nos éleveur pouvait donner de leur force. Elle a prouv qu'aucune difficulté, ne peut abattre leur i'nfat: i_ gable initiative. » » • il L'après-midi un Lunch a été offert au Jury e i- aux membres de la presse. Au cours du banque e M'l'avocat Tollenaere après avoir rendu hom à mage au Roi Albert, le premier Président et à 1 Reine, ébaucha en quelques mots ia situation d :t l'aviculture dans les Flandres. La situation ac s tuelle n'est plus à comparer à celle d'autan, loi: i. de là. Les teutons ont fait main basse sur tout c e qui était apte à se transformer en paté de vo s ldille. Les pigeons ont été détruits lors de l'in s cendie des hangars du dock, de sorte que si l'o: é y ajoute les difficultés énormes de se procure it la nourriture nécessaire à l'élevage, il n'y avai pas lieu de s'attendre à un si beau ■ résultai :r Grâce à l'initiative individuelle le résultat atteir it a dépassé les précisions. M. Maenhout au nom du public remercie 1 e « Neerhof » pour l'appoint apporté durant I i- guerre par les éleveurs à l'alimentation de 1 es population. Il exprime le vœux qui est d'ailleurs nt partagé par la majorité du public, que le gou-ils Vernement permette bientôt le commerce et les relations libres avec l'étranger ; conditions qui ns mettront nos cultivateurs à même de repeupler bientôt leurs étables, ceci pour le plus grand et bien de la population. de M. Lybaert, le sympathique président de Je l'Association de la Presse, se chargea de retner-e- cier le Président et le Comité et de leur assurer et l'appui de la presse gantoise dont les colonnes Je leur seront toujours ouvertes. Abonnements. nt Les personnes qui prendront un abonnement I . nu Journal de Gand pour te premier trimestre 5é 1919 recevront le journal à dater d'aujourd'hui. aj Prix : six Francs par trimestre. je On s'abonne en nos bureaux : ruedeFlandres. re | . — MUSIQUES. — P. et A. Beyer, éditeurs de musique, P. Struyf, successeur. Grand'choix de musiques belges et étrangères. Lutherie artistique. Cordes garanties justes sonores. Accessoires divers. U HORLOGERIE suisse Behaegel-Mees,chaussé- ueCour-j_ Irai, 128 (coin av. Elsabeth), et ch. d'Anvers, 54, Gand. e THEATRE PATHÉ. — Tous les soirs à 8 h. Dimanches et jeudis matinée permanente is de 3 à 7 h. Films de guerre. Actualités, e i- GRAND THÉÂTRE. — Service des abonne-s ments. — Les représentations d'abonnement e auront lieu les Mercredis, Vendredis et Diman-;t ches en soirée. La direction délivre des abonne-i. ments pour 4, 8 ou 12 représentations mensuel-n les au choix *e l'abonné. Toutefois il n'est pas it délivré d'abonnement pour le Dimanche seul. Les abonnements sont impersonnels à toutes les ,. places. g Prix de l'abonnement par représentation : ,t Baignoires d'avant-scène et loges de premier ._ rang fr. 4.50 ; baignoires, balcons et stalles e fr. 4,25 ; parquet fr. 3 ; loges 2' rang de face s fr. 2,75 ; loges 2e rang de côté fr. 2,40 ; par-r terre fr. 2 ; troisième de facefr. 1,40 ; troisième ,j de côté fr. 1 ; galeries fr. 0,75 ; paradis fr. 0,36. s La taxe communale est comprise dans les prix | susindiqyés. |( On peut s'inscrire au bureau de location ou-vert tous les jours de 1 à 5 heures. (Les Dimanches et jours de fête à partir de 10 heures du g matin). ASSORTIMENT COMPLET d'OUTILS pour SABOTIERS. Qualité supérieure. Maison Dutry-Colson, rue s des Champs, 12, GAND. U CONFISERIE chocol. Ed. De Vynck. r. St-Georges,22. FONDS publics. Gillet, rue longue des Violettes, 37. MOBERN PALACE t Du 27 décembre au 2 janvier Itll'.i : POUR SON ROI ^ Drame émouvant en 2 parties. e ^ UNE CAUSE CÉLÈBRE Grande comédie dramatique en 3 parties. a Une importante série de films de guerre s ainsi que « Ia* Annales B ^ Etc., etc., etc. JEAN JOSKI, rue du Poivre, 14-16, Fournitures générales pour Eau, Gaz, Electricité. t VENTE de moules. — L'Administration Com-t munale a l'honneur d'aviser le public qu'elle - importera sous peu des moules, qui peuvent être a vendues à fr. 0,30 le kg. Le public est prié de e faire connaître à la d;rection de la Minque au - poisson, tous les abus qu'il pourrait constater, i J FOUR A .PAIN « LE MERVEILLEUX ». Cuit le pain, la viande, la pâtisserie. Sèche les légumes, les fruits, sur feu à gaz et ordinaire. Maison Dutry-Colson, rue des Champs, 12, GAND. 1 r BUREAU de change Jules Dossche, 27, dig. de Brabant. t LES PERSONNES qui ont négligé d'enlever les appareils photographiques et accessoires, ' déposés fue de l'Etrille 2, sont instamment priées de se présenter dans ce local, munies du récé-e pissé qui leur a été délivré lors de la livraison a aux allemands. Les bureaux sont ouverts de 9 à a 12 h. et de 14 à 16 h. 'lilkton du tournai de Gand 2 Lia Mène Patrie ROMAN PAR MAURICE MONTÉGUT Roger reprenait : — En tout cas, la maman Thècle est bo: Christine, Charlotte aiment Clorinde. . t doivent la défendre... La voix grave de Rtiland s'élevait. : — La mère, peut-être ; Charlotte au Mais, sachez-le bien, Christine n'aime sonne ; qnand elle donnait son cœur, mentait. Il s'irritait, apuyait sur ses mots, les dait plus pesants pour être mieux sentis. — Christine ?... je vous dis qu'à cette lie elle est prise et reprise.. Je le sais bien ! l'aimais, comme on aime dans nos solitu avec la puissance de désir que donne le dés Eh bien, maintenant, je ne sens plus pour qu'aversion et mépris ; j'êchenillerais vo tiers sur son dos tous les houx du buisson n'aurai pas de repos tant que je ne l'aurai vue pleurer à mes pieds, se tordre les ma vaincue par la douleur et frappée dans siens ! S;u ces p.trnles il se dressait faron arpentait à grands pas la salle, en fais trembler le plancher. Tous se taisaient, c 9 prenant son chagrin. Alors, la voix de Rent se grossissait de colère. Il disait : ^ — Rassure-toi, le grand ; rassure-toi, > viendra! Sitôt que j'aurai des bras... mes b d'autrefois, nous courrons les revanches. . ton rêVe sera réalisé, crois bien ! on ve couler des larmes allemandes sur des me allemands ! Oui, mais il faut que j'aie i bras !... Et il retombait dans les coussins de me, fauteuil, épuisé par sa haine, encore plus fc lies que lui. Doucement, Bertrande et Virginie le gr daient de sa fureur ; elle lui faisait mal, ssi ! elle était impie. Ce n'était pas à la vengea per- qu'il fallait songer, au contraire ; on de\ elle nourrir des espoirs de paix, de réconciliât) tâcher d'oublier les injures. t'en- A ce prêche chrétien, les jeunes gens, g çons et filles, ne prenaient point un air sure componction ; loin de là ; ils grognaient d Je leurs coins comme dts chiens hargneux. M les, Bricogne approuvait et sa mère et sa femi ert. _ A bas les roquets! Vos mères ont b elle parlé. Oui, la paix serait bonne, je l'esp^ Ion- je la désire, je la veux. Ce sera facile, . Je comme je le crois, la France s'est relevéi pas chassé l'ennemi de son territoire et l'a rec ins, duit. tambour battant, au delà des frontiè les Et c'est cela qui est arrivé ou qui arrive ce moment. :lie, Sa voix s'enflait : iant — La France, petits, la France, voyez-ve om- est capabl» d'héroïques efforts, de subi é nid endurance, capable de tout, voire de l'imp sible. Alors, quand nous serons les vainqûet ça nous pourrons être généreux,aller au-dev ras de nos ennemis d'un jour, les mains tendt et l'âme complaisante. Ainsi soit-t-il ! Ah rra Césaire pouvait nous revenir bientôt, rapj rts tant, ces nouvelles, quel joie, mes enfan aes quel poids de moins sur nos poitrines ! Oui le répète, tout, alors, pourrait s'arranger a son les Ôriffeld, dont certains, j'en suis sûr. rte demanderaient pas mieux. — Questions! jetait Judith, (in- — Silence, gamine ! J'ai dit. uis — Et tu as bien dit, approuvait Bertrar ric.e la justice et la vérité sortent de ta bouc ait mon fils ! on, Les jeunes, dépités, consentaient à se ti et ne protestaient plus que par leurs att ar- des. Puis. Virginie, pensive, semblant co de dérer des choses très lointaines, débitait ! ins tement. des phrases de regret : ais — On avait, avant cela.de bonnes relatii ne. nos deux familles suffisaient à peupler la : ien et la forêt. Au moment des moissons et ire, vendanges, on s'entr'iidait souvent pour si, travaux pressés ; et, bien des fois, vous a i, a mis votre pêche en commun. Ah ! les moiss* on- ah ! les vendanges, comme on riait al •es. comme on était joyeux ! en — Mère ! Mère ! cria Roland, debout core une fois, ne rappelez pas cela!... \ me faites une peine aff-euse C'est un jou uis, moissons, qu'à considérer Tina, sous ^me ' grand chapeau de paille, j'ai compris,,. os- senti qu'elle emportait mon cœur... Ah ! trs, jour-là ! rint — Et tu dis que tu ne l'aimes plus ? sou les, doucement Bertrande, penchée, vers s si petits-fils. or- i —Est-ce que je sais! conclut le grs ts I | garçon. retombant assis, la tête dans , je : mains, suffoqué par les larmes, chaviré ti vec , entier par cette dernière vague d'émoti ne i après tant de coups de tempête. | — Oui. les vendanges, reprenait Brico; | qui suivait ses souvenirs... A la fin du je vous étiez gris comme autant de grives ide; force de mordre aux grappes pleines. Sur he, chars au raisin, on revenait en chantai . C'était de la bonne, ivresse, celle-là. L'ivre lire gaie des bons jours, en plein air, en pl ita- vent... Rien de pareil à cette ivresse brut isi- de. l'autre soir,du fameux soir... Si l'on n'a\ en- pas tant bu ce. jour-là, sans doute on aui autrement parlé, dans cette occasion mê ins; Mais pouvait-on prévoir? Non, non, il n: ner pas de reproche, à se faire. Aucun ! des En était-il bien sûr ? Son besoin d'affiri les n'indiquait pas la pleine certitude. Mais 1 vez ginie, décidément hantée des scènes de ja )ns, remémorait encore les choses et les êtres ors, qu'ils se présentaient, pêle-mêle, aux yeus son esprit en- — Les dimanches — quand Tes reverra-t ous ces dimanches? — on se réunissait tai • de chez l'un tantôt, chez l'autre ; mais plus ; son vent chez nous ; on avait fait de la toilei j'ai on dansait dans les granges, tandis qu'ï ce mann jouait, sur sa flûte les ariettes du vieux temps... misère du sort, où e*t-c» cela ? Ha Roger interrompait avec la fougue de son ion âge. — C'est vrai, mère, «'est vrai ! mais, dans nd les coins, Roland se battait avec Herbert, les Renaud avec Gottlob, et moi avec Guillaume, lut tandis qu'Othon marquait les coups. On Saigon, nait du nez un peu cltaqu» fois. Et puis, non, vous savez, la flûte du père Griffeld... je n'ar-;ne riverai jamais à la regretter ! ur, A cette boutade, un sourire effleura les plus , à jeunes lèvres, mais Bertrande protestaient : les — Erreur, enfant ! Quand tu seras vieux, it.. tu regretteras même les mauvaises choses; sse les défauts, les ridicules des gens que tu auras ein connus, car ils feront partie d'«n tout qui aie s'appellera ton passé ; et parce que, dans le ait recul des ans, tout se brouille sous une seule ait nuance indécise : le gris mélancholique. me. Mais l'enfant s'obstinait : y a — Pas possible, grand'mére ! la flûte de Griffeld... ah! non, j'en aurai mal aux nerfs ner d'j penser dans vingt ans ! rir- — N'importe! conclut Bricogne, un moment dis, distrait des heures présentes, vaille que vaille, iels. c'était 1* bon temps ! de -on îtôt ou-;te ; 1er- (A svivre.)

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