Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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09 February 1914
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s.n. 1914, 09 February. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Seen on 15 April 2021, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/2b8v980x85/
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Lundi 9 février 1914 5 centimes le numéro ■ 1IM ■ IMMB———BM23HWHS-J—BMa—HB—M—KSMIII II II I II I ■ ——a—— 58me année N° 40 IL. " ■ ' " " ■' ' ' ~ ** ' 7 * ' 11 ' * ' '■ ■' ■ 1 ■ ' ' ' 1 ABONNEMENTSi BKLGIQUB : 16 francs pat an; 7-60 {ranci pour six mol»; « francs peur trois mois. Pn f l'étranger, U port m tut. REDACTION & ADMINISTRATION : 8, RUE DE FLANDRE, 8, GAND TÉLÉPHONE 665 ANNONCESs Voir le tari! au bas de la dernière page du Journal. De-ci, de là On ne saur u il trop m-ell.iv> en relief le ;osl9 écl'fiant de ce saint lu mine de doyen le .saûil-Moi, à UazebrçHick, qui, agissant v&inmenl sur l «•; dre de son évéque, a •efiisc par deux fois ù sou collègue l'abbé ^eiiiiie ie sacrement de la communion. Cela ;ign;fw évidemment que le pauvre abbé est Icnoncé connue indigne ù la chrétienté, en •ai50ii.ii ii point d'un désaccord quelconque lui |«urra:l incllrc en doute la qu,.i lé de on orthodoxie, mais de son indépendance Hiutique. L'avenluie est au surplus curieusement symbolique.*. Voilà qu'on refuse au « cou-Kibie» le sacrement institué |>ar le Naza-•t'cn qu> voulut ainsi, dil la Théulogic, figu-•cr le 'ion permanent qu'il fait à ses disci-iles de sa chair el de son sang. Or, s'il remuai, le Nazaréen, qui donc sérail le plus sympathique ù son coeur, de l'évêque qui « lait l'instrument des puissants pour rapper dans son infkiencj un prêtre domo-jrtito, un de ce praire ami des humbles et le?simples? Mais, nu I, si cet anarehis'e le Jésus revenait sur la terre, il courrait )his qu? tou: nuire le ri.squc d'être cxcom-niiftté... On. peut même supposer que c'est >our éviter ee scandale qu'il n'a jamais reparu narmi nous — Kiev.:*! que ton inter-'eiit-ion pour cliasc^er le pullulement des mircliUnds du temple el pour.'., remettre. bs clioses au point n'aurait jamais été Rissi nécessaire... L'autre jour, nous entendions, à !;i Iri->ui:e des Ann.ios rra.iça.ses, M. .1 acquêts ?r&.:cc, ancien député de Cw.;,..ir an Reiciis-iiit:, qu; exposait avec une émouvante sim-jiici'lé le sort douloureux ùzs Alsuciens->>;:u.ns écrasés sous !o despotisme impoli-ffinedu vainqueur. lit ie lc-n d'à Hier tu me et le résignation de l'orateur n'était pas iloins impressionnant que ron discours, l'ailteurs parfaitement mesure, et plus éloquent par les faits évoqués que par les paroles prononcées. » En ce drame de la conquête, que nous ne pourrions assez méditer, il semble en vérité que le temps n'ait rien ■ pris au dominateur germain. Il eût pu graduellement gagner les esprits par la persuasion : il a préféré essayer de s'imposer par la force. Après quarante ans, les résultais de ce régime ry1 l'ont manifestement pas instruil,- h en juger par cette dépêche de Strasbourg nu Matin de Paris : Je vous ai signalé tu'un commandant du 20e gente prussien, de Metz, nvo.it. h 28 janvier flernier. souffleté un indigène, qui s? trouvait dan6 tune brasserie, où des soldats célébraient' l'anniversaire (Ve le naissance de l'em[>ereur Guillaume, Le commandant avait, en outre, dé-dan# : — Après 18-0, tous les bons A'saciens-Lor-rains ont quitté le pays. Soûle In lie du peuple M restée en Alsa lx>:raine. J'apprends que nombre u'hnbilnnK de MHz ont décidé d'intenter un procès en d ffamation I ce fameux commandant. Ces excellents Teutons: ils ont la «manière», tout de même! Quelle volupté singulière peuvent-ils bien éprouver lorsqu'ils s'ingénient de la sorte à se faire haïr? Et comment me comprennent-ils pas q;:e le beau rôîo, en l'occurrence, n'est point pour le puissant qui prend son plaisir h injurier, mais pour le faible que l'on persécute ? • • * Il est décidément exact qu'une vague de piideiu dételle sur notre vieux monde. l-.es prédits catholiques lancent l'an a thème aux modes et aux danses suspectes de... paganisme ; des policiers tentons proscrivent des étalages los bustes de cire dont les performances leur paraissent troublantes, et vont jusqu'à s'attaquer à des reproductions d'œuvres d'art dont le kaiser possède les originaux : enfin, de l'autre côlé de l'Atlantique, voici, à en juger par celte information, que les audaces de lia mode ont déternvné l'éclosion d'une magistrature imprévue : U Ncw-Yorn Tribune, ann nce que .e Conseil municipal de .vliddïifcooro (Nlussacl. .setts; a déterminé In longueur sur laquelle une jupe iiè femme avait le droit d'être fendue. Quinze pouces sont le maximum que l'on puisse montrer de sa jambe (15 pouces = 37 centimètres), et une é(phpc de « censeurs des l'JP°s fendues » a été nommée. Elle se promue dans les rues avec un mètre, ou plutôt un (lenii-inètre à la main, et a le droit de mesurer les dimensions de la fente des jupes Incriminées. Tous ces nouveaux fonctionnaires sont des hommes et ils sont assez embarrassés pour exercer leurs fonctions, mais le chef de la Police a déclaré que cette décision serait appliquée,Les femmes sont furieuses, paraît-Il. Il est vraisemblable que les emplois de censeurs — nui ne &e<ront d'ailleurs pas fésagréables à exercer — eeront brigués far l'équipe empressée des vieux messieurs de la localité. Décidément, ce bon Monsieur Tartufe est mort trop tôt. Mais, r°ur ae dédommager, il a laissé une robuste <ie»c«'idaiioeM« .% Il y n des écri\\k...:î« qui ont de la chan-cç, et M.- Maeterlinck osl <'y ccux-là. Il a \alx)rd :u cr?!'e — In inr iHeure et la plus sunc — d'avoir d>u g'v-iie, un génie ori^i-'|a • p"o'ond et généreux. Il a eu oelle <1 nw tôt (!•>•ouvert p°.ir des a;nif> au verbe q;ii pont rendu célèbre dès ^ ^ oui.- Il a eu cel'îe d'obîenir le prix •7;^! qu'il H éritait a^urément pan* le ca-racjère d universalité de son œuvre philo-s.!ph:que. Vil voici que. ccmbie de veine ' écrits son! mis à l'Index ! C-jt iquement, lia Sacrée Congrégation nous inti.': e l'ordire de ne plus ouvrir un ^«quin de l'auteur cte VOiseau bL'u. Pas II n' voue entendez, cn.r c'est en bloc qu'il ocxndamné, c'est pour l'esprit et l'a-t-jno&phéipe de w:s aii-s, el non pour tel dé-v-r:. fort bien, mais il a fallu, en ^•'é, du temjAS a.ux censeurs pour s\v r'^voir de la nuisanro d'un auteur qui S11- depuis plurreurs lu sires d'une 110I0-i,:.,,-Jp°,ndia.le. lis t-ce que ces messieurs jj1" doivent juger nos lectures seraient ics Gcrjncrs à se ren ^gner ? On lie croirait, J!î. v^r''^; Pensez donc : auel trouble doit » e celui des bons catholiques qui, sans . vo.r malice, ont dévoré tout ou partie ^ .Viiaerterlinck, et qui appnonent aujour-J1 toi 1 que tout ce qu'ils ont lu doit être coinmc la peste.:. Quelle affaire... . ^ n'est pas tout de s'observe»r, il faut «iooj>e se surveiller... tous le passé. Ain* » vis W 1#. La mode, et s-es hardiesses, les censeurs la mode et leurs rigeurs occupent co-pie-usiement l'opàiion. Mit ce n'est pas fini, pourtant, car chaque joua* apporte sa trouva iLîe ou sa complication nouvelle. Ln dernière qu'ait inventée l'initiative, Qâsorbilé^} des coquettes en mal de sé-: duction, c'est la peinture sur la peau du visage, et les clichés des journaux nous représentent déjà l'é.îéga.nte, ivipe seJon ce nouveau style décoratif, et "qui porte sur la joue la silhouette sifiueus-e d'un oiseau die painadiis... Evidemment les poaux routes avec leurs tatouages, et tc.Vs rpris de j'us4ice de chez nous, rîom. le thorax se constelle de devises et ce coîurs percés de flèches, vont trouver que tout cela est fort vieux jeu, et ils n'auçonit pas tort. Mais il faut tout: de même envisager ki vogiue possible do ce caprice inédn't auta-nt qu'extravagant. Qu'en faut-îj croire ? Ks1-ce un signe de modestie paradoxale, la dame qui se fera peindre acceptant «1 somme d'être aimée non pour elle-même, mais pour sa peinture ? Quant aux ornementations ainsi réalisées, seront-elles indélébiles ? Dams l'affirmative, cela deviendra bien monotone de contempler toujours sur le même front, la même arabesque, et l'on comprend.raiit mieux qu'à chaque toilette correspondit urn^e « d>5comition » adéquate... E*t si la peinture n'esit pas sérieusement... fixée, que de mécomptes I Les belles madames oseront-elles — horreur ! — s>e laver encore, de peur de compromettre le chef-d'œuvre h peine éclos ? Leur sena-t-il même permis d'avoir drnud ? En vâriité, le désir a d'être à la hauteur», en matière de séduction, procure bien des eoucis... ~~ ECHOS Une spirituelle question de no-Ire excellent ami M. Ferdinand, l-lochcl aux ministres de la guerre et de l'intérieur : «Comment pourra-l-on concilier l'arti-»cle 8 de la loi du U septembre 18D7 sur la » garde civique avec les exigences de la » nouvelle loi militaire? » La première exempte de la garde civi-»que les militaires en a:;ivité de service »ou ayant accompli leur service, et la se-» conde établit le service personnel. Quels » seront donc les jeunes gens à inscrire » dans le service de la garde civique ? » Cruelle énigme : en effet, t . prend 50 % des appelés pour l'armée. Il en reste 50 %, dont la moitié est formée par lés jeunes gens ayant des défauts physiques. Vie«nnenl ensuite les soutiens dp famille. Que reslera-t-il pour la garde civique ? \w% La politique chez les bonnes sœurs. l':i fait qui en dit long sur la meniali'îé de ctlaines éducatriocs '•>;en pensanîies a été rêvé'-.': à la Chambre. A l^arok-en, commuine de rarrondisc»e-C'Cnt (!e Dixmude, des religieuses ont. ;k>rs 'os élections dernières, fa M la parodie on enterrement du député libéral de l'a<rron-:-;soment. I^cs élèves ont c té obligées d'y ' .Tarer. On avait couché sur une échelle r;vî espèce de nvumequin en paille portant •a écrileau avec le nom de 1'» ennemi». • >s petites files front' le lour do ce pseu-.-catafalque comme si elles allaient à '. ffrande. Ce 1.1© macabre parodie donne la mesure l'hyslérie politique qui affecte certains • m1 veaux cléricaux ! M. Woeste, bien entendu^ r.e permet pas ; î la loi nouvelle empêche ces abus... %AV\ la « nouvc'le chair». Le docteur Fieschi, chirurgien on chef de l'hôpital Majeur de Ber-game, vient de faire une découverte sensationnelle. Après les greffes humaines pratiquées avec tant de succès, en Amérique surtout, voici qu'un savant italien a découvert-, ou plutôt prodtuil, une chair nouvelle. Cette chair nouvelle est constituée par une éponge ce gomme dans laque le le professeur Fieschi a deviné les plus grandes affinités avec la chair humaine. lorsqu'un met, en contact, l'éponge de gomme avec la chair humaine, celle-ci pénètre .aufcisitôt toulcs les cellules de i'é-ponge et en remplit les cavités. Mlle devient comme une armature vivante et prend lia place ou comble le vide laissé dans, le tu-:su humain par quelque opération chirurgicale. Elle peut également prendre la place et la forme do' quelque organe dont le chirurgien a opéré l'ablation.Le docteur Fieschi pense que sa découverte aura de nombreuses applications. Ainsi on pourra par exemple remplacer un morceau d'os.ou le fémur par un métal inoxydable commc l'a uminimm. Il suffira d'entourer cc féwmir artificiel d'ôpoige goinmeuse et de la mettre en olace pour qu'aussitôt l'épongej de fominc ne fasse qu'un avec les chairs,Les seules choses auxquel'Co l'éponge de gonnne ne puisse pas se substituer sont les matières nerveuses et gl a ndiul a ires. On pourra même « réparer » le cœur. Bien que ia découverte de la «chair jiouveMe » soit faite pour étonner les profanes" et dérouter les savaQts, le docteur Fieschi affirme que l#es expériences sont concluantes. Et l'opinion de l'inventeur est appuyée par le témoignage de plusieurs confrères italiens. \vw On connaît le rôle célèbre joué par la fameuse famille des Médi-ciis dans l'histoire de la république d<* Florence. Ces jours-ci mourut presque centenaire, à Mone, à l'hospice de la Grande-Aumône, une dame Eugénie Lorette, veuve Médicis. Le mari de la défunte, Cc'estin Médicis, appartenait à l'illustre famil'e florentine de ce nom. Un de ses aïeux venu en France à la suite de Catherine dt Médicis, y avait fait «souche. Les membres de cette branche des Médicis se dispensèrent et l'un d'eux s'établit dans la région de Mons. Mais par la suite la fortune f :t défavorable aux Médicis montois qui se livrèrent pour vivre à de modestes métiers. Célestin Médicis exerçait, lui, k métier de cordonnier. C'était un fort brave homme que tous les Montois estima .en 1 et qui ne tirait aucune kv»ifc £ • • - - m* Longévité! Voulez-vous, mesdames el mes sieurs, savoir combien d'année: vous restent à vivre?... Cela peu avoir, n'esl-il pas vrai ? sca in-térêt poui vous et vos héritiers. ' Voici la recetle pour rie;n — c'est uik vieille règle à laquelle on a cru dua* corn me fer pendant longtemps- et qui, ma foi fera toujours passer quelques mimâtes, s elle n'est bon/ie à rien d'autre : <( Retranchez votre Age de 8G, dit la rè gle ; divisez le reste de la soustraction pai "2. » C'est tout ; vous Obteniez le nombre de vos années futures. Ainsi, vous qui avez vingt ans, vous vi vrez jusqu'à 53 ans. Si vous avez la cin quantaine, vous vivrez jusqu'à G8 ans. S vous avez 60 ans, vous atteindrez 73 ans Il y a, comme on le. voit-, avantage ? avoir un Age avancé. Cela se comprend les chances de longévité augmentent ave< l'âge, puisque l'ûge lui-même prouve cetl longévité. La règle ne s'applique pas aux enfant paraît-il. El elle comporte quelques exee; tions ; mais ces exceptions ne font que i confirme.!*, comme il convient. Elle fut inventée par un certain moi.r qui, en 1685, é migra de France en An g terre, enseigna los mathématiques à Lr dros, fut l'a.mi de Newton et devint me bre de la Société royale. Nous ignorons c'est la découverte de cette règle de Ion? vité qui valut au moine l'amitié de Newl et son entrée dans l'U!xistre compagnie, uw Les savants veulent savoir . le glohe terres'tire s'aplatit. Pour s'en assurer, l'Institut < Potsdam et le Service de \V; hington eHiiploiont un moyen simple, m coûteux. Ils mesurent la" dislance exae entre la côte américaine et le centre < d'Allemagne. On croit que cette distance a augme:; depuis la première mensuration, ce q en effet, prouverait que la terre s'est api tie. La défiance règne à Memphis. Les autoriités municipales de ville de Memphis (Etats-Unis) c trouvé un moyen bien américu d'empêcher la corruption adminiislrati\ Elle promettent une prime aux dénonci teurs. Au dos de tous les bons de paiement < salaires ci appointements délivrés par ' ville, 011 peut lire la promesse suivante: « Une récompense de cent dollars se; payée par la ville de Memphis à toû personne qui fournira la prouve qu'u employé 'de la ville s'est, rendu coupable <i s'êlre Laissé corrompre au cours de so service. 1^ nom'de l'iiriformateur ne ser: en aucun cas divulgué. . »Le gouvernement de la ville paye d. bons salaires et, en retour, atlend de bon; services, en même temps qu'il insiste pou. l'obtenir, chose qui se réalise actuellement Nul acte de corruption n'est venu encore l la connaissance du mai.ro et des commis saines délégués. Toutefois, comme c'esl la croyance universelle que la corruptior se glisse dans toute organisation niuniici pale, les commissaires délégués de la cifd de Memphis désireraient savoir s'il y a des agents corrompus employés par la ville. Les coupables ne seront pas s&.1iLemett}1 exclus d.es rôles de la ville, mais ils seronl poursuivis avec toute la rigueur de la loi. i 1 « »w o -f-A f 1 Les journaux anglais èe iteni fé-ch<> d'une aventure amusante Ç?1 arrivée, oes jours-ci, à un hofri- me d'Eta.t britaniuiq-ue, connu pouii optimisme en toutes choses. Par un froid aiprès-midi de la siemakte cisrnière, le ministre se promenaat dans sa propriété, lorsqu'il aperçut un de ses fermiers en train de prendre son repas er face de sa maison, assis sur le bord de le roufe. Eh bien 1 Henry, lui dit le ministre, I ourquoi mandez-vous dehors, par oc tjnups de froidure ? — C'est que, monsieur, balbutia le fermier, cest que... je... je... je ne puis pas manger chez moi à cause de la cheminé«e. Lue .fume, c'est incroyable ! —• Nous allons voir, diit le ministre en se djir;gênant, à grandis pas vers la demeuax ou fermier. Mais à peine eu.f-il ouvert la porte qu'une louche, lancée d'une main experte, lu: passa devant le nez, tandis qu'une voix glapit à l'intérieur : Veux-tu t en aller, vieux misérable i \eux-tu sortir ou... Lo ministre ferma précipitamment l'huk et revint vers le fermier, qui était blême de peyr. Il lui frappa doucement sur ré-pan! e cl lui dit sur un ton de consolation — V-ovez-vons, Henry, il ne faut pas vous faire de mauvais sang. Moi aussi, j'ai à h ma:oon une cheminée qui fume de temps ; autre. La seule d'.fférence est qu'elle ne fume pas aussi fort que la vôtre. Notre situation monétaire. l-i situation monétaire de : _ Banque Nationale ne s'améLio. pas. « © D une réponse fai te h M. Caeluwaert p.-lo ministre des finances, il résulte que i total des billets de banque en circulatio était, il y a quelques jours, d'un milliard ci francs, tandis que la réserve or aMeigna.: le quart, 250 millions à peine, et que l'en caisse (( argent » était de 55 millions. Pour atteindre la proportion du tiers fixée par la loi, la Banque doit porter ea compte ses traites et disponibilités sni 1 étranger, qui s'élèvent à près de 135 mil lions. Mais celle thèse est inadmissible, com me nous lavons démontré plusieurs fois. Si un événement considérable — une guerre - survena:l. il est évident que ces Irai tes et. « disjy.'uibitités » ne sci aient pa-s dis-pénibles du hail. t ue fo:s encore, nous signalons ce grave péril. Bébé est au lit, souffrant de viole douleurs abdominales. Mon pauvre chéri, lui dit une ai re de la ma:son, commentas-tu attrapé cl vilain bobo? Bu h'-, d'une voix d-:':nte : — Voila . ma pcliie sœur ei moi, on joua.l à cji,. manderait K- plus de bonbons et... jai M. HENKIN CONTRE LE PATRIOTE VIEUX PAPIERS - VIEILLES HAINES Toute casseroilc finit par trouver sor couvercle. M. Brifaut a obtenu le sien, sous U forme d'un apniui non déguisé lui donn<! par le baron de B roque ville. Mais 'il reste quand même un groupe d'hommes, Éjue disons-nous, une institu tion cléricale dont personne, à lia Chambre, n'a pria la défense et qui demeure accablé sous les brocards corrosifs de M. lien 1;in C'est Le Patriote. Le ministre des colonies lui a reproché ses » perfidies calculées » et sa « docu mentatioa de « coquins ». Et Le Patriote n'a pas trop exhalé sa colère généralement rabique. Par quel miracle M. Renkin a-t-il pu accomplir ce tour de force consistant b faire taire Le Patriote ? Ce n'£.st pas la première fois qu'il s'érige en dompteui de celui qu'un ministre d'Etat catholique dénommait jadis l'inexaucé de sainl Hubert; Mais ceci remonte à très loin. Il a fallu que le hasard nous permît de feuilleter les vieux papiers d'un confrère, grand collectionner devant l'Eternel, pour retrouver les origines et revivre les épisodes de cette guerre au vitriol entre dévots également haineux. Quel fut le point de départ de cettc haine ? UN ARTICLE A DEUX PERES Une correspondance bruxelloise du Courrier dv l'Escaut nous raconte dans quelles conditions grotesques, au temps où M. Renkin était un familier de la maison du Patriote, fut écrit un article pour l'organe démo chrétien La Justice Sociale. En ccs temps-là, la douairière t'Kint. mère du député actuel, ouvrait hospita-lièrement ses salons aux plus belles redingotes de la démocratie chrétienne. M. Renkin était de toutes les soirées et s'y rencontrait souvent avec M. Moulinasse, rédacteur en chef du Patriote, lequci avait à ce moment dos trésors de tendresse pour les démo-chrétiens. Un soir, M. Renkin ayant à écrire ur article pour La Justice Sociale à propos d'une élection à Turnhout, où les démo-chrétiens luttaient contre le comte de Mé-rode, M. Moulinasse inspira au futur mi nistre un articile anti-militariste destiné à secouer vigoureusement le comte de Mé-rode lequel était, comme tout ce qui touchait h l'entourage de Léopold II, partisan du service personnel. M. Moulinasse «pensa» l'article, d'ailleurs conforme aux thèmes du Patriote. et M. Renkin tint la plume. Ceci se passait en août 1896. Peu de temps après, Le Patriote lâchait les démocrates-chrétiens, oui commençaient à sentir le roussi et, cîans une note véhémente reprocha à M. Renkin... l'article inspiré par son propre rédacteur en chef. C'était raide. EN DELICATESSE Piquée au vif, La Justice Sociale riposta.Ce fut l'avocat Stevens, l'heureux satellite de la bonne fortune des démo-chré-! tiens arrivés, oui ta i lia sa plume alerte ! de revuiste et décocha à l'homme du Patriote les traits suivants, où apparaît, è petite dose, le premier venin : « En 1896, mm.!tipliant les protestations de dévouement, M. Moulinasse a été de notre intimité. à la Justicc Sociale... Dame l le soleil levant ! Pourquoi rougirions-nous de le proclamer? Il se disait démocrate ; il soutena.t énergique-ment M. l'abbé Daens alors... Il a Jiins: fait passer dans la Justice Sociale — qini ne le retire pas ! — l'article d'août 189( sur l'élection ds Turnhout. El aujourd'hui, cel article, qui n'était pas signé, il le reproche — lui l'auteur ! — ù la Justice Sociale et à notre ami Renkin 1 Qu'est-ce que vous en dites? N'est-ce ws que c'est d'une délicatesse à (aire se pâmer le naturel le plus civilisé de Re-becq-Rognon?Notez que l'article n'a jamais eu la porté* que lui donne notre gentilhomme de lettres. Nous nous en sommes expliqués déjà le le décembre 1896. Mais comme procédé, avouez que c'est ioli! Pendant qu'il y état, M. Jules Moulinasse aurait bien dû apprendre aux catholiques lecteurs du Patriote les orig:i.:s et le but de sa prétendue «note» à la Justice Sociale. Elle devait servir à un autre usage, ciit-il modeste ment. _. Lequel ? Ne s'agissait-il pas de certain manifeste ? Voyons, parlez, M. Jules Moulinasse, rédacteur en chef du Patriote! Ou devrons-nous le faire pour vous ? Un mot encore : En novembre 1896, la Justice Sociale s'est débarrassée »- ; M. Jules Moulinasse, rédacteur en chef du Patriote ! Nous avons osé dédaigner ses conseils et lu: avons laisse son amitié pour compte. Nou6 devions le payer, c'est évident... » Pour comble de rosserie, M. Stevens signa cet article, déjà pimenté, du nom de « Christian », pseudonyme de L. Moulinasse au temps où il flirtait avec les démo-çh ré tiens. M. RENKIN INTERVIENT Mais M. Renkin intervient avec moins d'esprit, mais avec plus de brutale véhémence. Et sous le titre : « Le Chien de Jour de Nivelles », il signe l'article suivant : LE CHIEN DE JEAN DE NIVELLES « J'ai affirmé catégoriquement dimanche der-| er, que l'auteur > l'article du 23 août 189<j était le sieur Jules Moulinasse et j'ai mis ce plumitif en demeure de sortir de l'anonymat où il se complaît el de prendre la responsabilité d'un démenti. Le sieur Jules Moulinasse a gardé un prudent silence. Il n'a pas osé prendre la responsabilité des affirmations de son journal. Cela n'empêche que le Patriote publiait mardi une note où je lis ceci : « Comme le chien de Jean de Nivelles. . «M. Renkin, député, se dérobe piteusement. » On l'avait défié d'accepter l'arbitrage de M. Alex Braun, un de ses protecteurs, au sujet de certaines allégations. Il le décline. Il se borne â affirmer. Il a trop montré que sa jirole ne pèse pas plus que ses injures. » : Comme cynisme, c'était tout à fait supérieur. J'ai envoyé mercredi à cette feuille le billet que Voici : - « Monsieur l'Editeur, » Je n'ai pas l'intention de discuter avec vous. C'est inutile. Pour édifier vos lecteurs sur la va-leur de votre polémique, je me borne à vous répondre ceci. Je vous mets au défi de publier dans vos journaux l'article signé de moi que j'ai fait Insérer dans la Justice sociale du £7 février 1898, ïwpasiw?» mi requiers d'insérer cette lettre à titre de réponse dans vos divers journaux. » Agréez mes salutations. »J RENKIN.» Cette lettre a été insérée samedi. Bien entendu le Patriote n'a pas relevé mon défi. Jamais il n'osera insérer mon article du 27 février. Avant tout, il faut que ses lecteurs soient bien informés. ^ Résumons celte affaire : Le Patriote a prétendu me donner un démenti à propos de fa-ts qu'il ignorait et il a osé me proposer un arbitrage. Le Patirole admet donc que sa parole peut être mise en doule. C'est son affaire, je constate et je passe J'ai envoyé promener le Patriote en lui disant: « Mèlez-vous de ce qui vous regarde. Il v a ici une question personnelle entre moi t lé sieur Moul.nasse. J'affirme. Qu'il nie, lui : Mouli-nasssi ». Du coup Moulinasse a laissé tomber son encrier. 11 n'a eu garde de nier'. Voilà huit jours que j'attends son démenti. -Où est le chien de Jean de Nivelles? J. RENKIN. Le nouveau «Christian» de la Justice Sociale trouvait nécessaire d'ajouter quelques lignes, dont voici les dernières : «Nous sommes prévenus. Il tourne depuis qu'il est né. Dans Moulinasse, il y a moulin, dirait Victor Hugo. » Nous voulons montrer de façon plus éclatante encore qu'avant tout, avant moulin, dans Moulinasse, il y a moule... » CT pfTIAN. » EL le 20 mars 1U0S, la Justice Sociale publiait une photographie i\.. Moulinasse recevant trois boites dans le... bas du dos, avec celle présentation :« Ceci est Le monsieur qui représente la Conscience publique a 200,000 exemplaires (Bouin Zing !) et qui reproche à un journal un article qu'il a fait lui-même ! » Nous l'exhibons au Public ! » Et maintenant, Moulinasse, que vous êtes connu, maintenant que nous vous faisons bouger malgré vous, nous Vous prions une dernière fois d'accepter ioi, notre collective botte au derrière ! »> Attention ! A la fin de l'envoi, ie touche 1 » A vous, Moulinasse ! » De tout cœur 111 » CHRISTIAN. » Ces témoignages d'estime réciproque entre un député catholique devenu ministre et le journal le plus répandu du parti catholique ne sont-ils pas édifiants ? Nous disons réciproques,bien que l'histoire ignore comment M. Moulinasse riposta. Mais le Patriote se rattrapa de ce silence et il commença contre M. Renkin une guerre au vitriol qui dura dix-huit ans et dont nous allons marquer les coups principaux. Ce sera pour le prochain bûcher. INFORMATIONS POSTE RESTANTE A partir du 1er mars prochain, les oorrespon-dances de toute nature adressées poste restante à des garçons mineurs âgés de moins de. 17 ans révolus, ou à des jeunes filles mineures âgées de moins de 18 ans -évolus, ne leur seront plus délivrées que sur production d'une autorisation écrite de leur père, mère ou tuteur ou de la personne qui en a la garde ; la signature apposée sur cette autorisation devra être légalisée. Si celle-ci n'est pas fournie dans un délai de quinze jours, les dites correspondances seront distribuées au domicile des destinataires, s'il est connu, ou mises au rebut, dans le cas contraire. APARIS POUR L'IMPOT SUR LE REVEivJ — UN DISCOURS DE M. CAMILLE PEL-LETAN — LE FONDATEUR DU CREDIT LYONNAIS M. Camiille Peiletan a fait au Sénat un et même deux discours en faveur de i'in> pôt progressif et giobal sur le revenu. Il a montré là toute son éloquence — el on pourrait ajouter toyle sa verve de journâ-lisîe, A-t-ii convaincu la niajoriié ùe rassemblée sénatoriale qui, dit-on, est réfrac-faire à cet impôt considéré à l'heure actuelle comme la principale réforme démocratique ? Nous le verrons, nous le saurons bientôt. Toujours est-il qu'on a beaucoup admiré son énergie infatigable el. sou talent vigoureux. On a admiré aussi l'ingé-11 l'omit é extrêmement judicieuse de son esprit. M. Camille Pelî-elan veut que l'impôt sur le revenu soit fondé sur la déclaration que les contribua biles f" t eux-mêmes de leur revenu. Les signes extérieurs ne lui paraissent nullement probants. 11 n'a pas ♦■u de peine à démontrer que ces signes, précis et caractéristiques en uppurence, sont le plus souvent incertains et trompeurs.Et M. Camille Peiletan a donné le plus significatif exemple. Rien de plus mensonger, dit-il, que les signes exiérieurs : « Une moyenne en cette matière ne peut être que fausse pour tous les cas individuels auxquels on l'appliquera. » Le siigne des loyers aboutit à avantager les contribuables aisés et riches. » En m'appliquant à moi-même le système de la Chambre, je me suis trouvé un revenu inférieur de quelques centaines de francs au seul montant de mon indemnité parlementaire ; or, indépendamment de cette indemnité, mon revenu comprend les profils que je tire de ma plume de journaliste. Le résultat, c'esl que, avec les signes extérieurs de la Commission, je paierais la moitié de ce que je devrais, puisque les tranches suuérieures des revenus sont celles auxquelles est appliqué ua laux d'impôt pin? éievé'. «Il en serait de même'pou-* bj-au^ou.p de contribuables, surtout pour les i riseurs. et en cc qui les concerne, c'est la loi qui frauderait le f • •• à. leur avan'-". \ » Ainsi parla M. Camille Peiletan. Mt so i argumentation est singulièrement pertinente. Pour un pays comme i;i V: \ :. en effet, les thésauriseurs- puMu'eiit. Sauf à Paris, où l'on dépense de plus en plus d'argonI, partout les bourgeois économisent, cl par conséquent, les signes ex lé-rieurs les font moins riches, sensiblement moins riches qu'ils ne le sont en réalité. M. Peiletan eu! raison aussi de faire appel h \'o>prit de sacrifice des bourgeois français. *11 serait bon de rappeler que cet appel fut adressé déjà du temps rie l'assemblée nationale par M Henri Germain, qui fut le jondateur de la plus puissante Association financière qui neut-ê're c- ■ ' • en France : le Crédit Lyonna:s. je ir.v- ,< le récit de son intervention dans les S . venirs politiques el parlementaires, de M. ébA&lsls CJ4YÇAU. m fisses te seignemmts et pleins ne 1 n vse, mais non lrè.5 anr.s d.u temps présent... Henri Germain reconnaissait tous les défauts de l'impôt sur le revenu, et il n'hésitait pas à les caractériser hardiment. Mais j) attestait aussi, en dépit de M. Thiiens qui protestait en s'agitant, il altos-;ait que cet impôt avait bien des qualités, lont la plus précieuse dans un gouverne-nent qui tendait venir républicain, lonc démocrate : il était populaire. 11 est permis de croire que l'impôt sur le revenu est devenu populaire de plus en plus. A nous sans -doule de prouver que nous sonti:-e« devenus de plus eiî t 11s dé-mocêates. En tout oas, un tel impôt qui a. pour lui le témoignage d'un financier comme M Honri Germain 11e doit j>as être un impôt aussi dangereux qu'on veut bien le prétendre dans plusieurs milieux finaii-Diers. Pnps 1res et Més POUR LA COURONNE La « Mano Nera » ou Main Noire, as.se-lion américaine de .brigands dies plu» sLingui.s, ayant capturé un mill'i*>unairo ; poius lourd, 'fit chanter. Les nii-iiiour unes ont une façon de c-nunler bien à :x. Ce m illionnaire a chaulé pour iii5,0t» anes. C'est, un prix élevé ; on lui eût de-andé moins cirer au Conservatoire de :ége ; maris lus millionnaires paient tout us cher, 11e fûl-ce que 1 amputation d'une mbe. Voilà donc un millionnaire californien — se nomme Clark — restitué à sa faniidde, Los-Angeles, et qui a maintenant sa vu-,ur fixée, on pourrait même ila lui épin-ler à une étiquette dans le dos. et j'ose ire que si sa valeur majvbande fut ae-rue par son aventure, mettons doublée, a valeur morale a décuplé. D'abord, il a risqué autre chose que la olioe correctionnelle ; tout comme Rayard, a risqué la mort. Ce n'est pas un d-ra-3au, une patrie qu'il incarnait et qu'on o-ula.it conquérir : c'était l'or, l'or symS^o-qwe. M. Clarck hut un homme représen-itif ; pendant tout un temps, il incarna la •rpo.rat.ion des millionnaires. Et l'or tient ri bien, pour nombre ide gens, la place ; la patrie, du drapeau, de la foi. Des homrrtes ont souffert pour leur cau-:• ; M. Clark a souffert pour l'Or. Àànsi, le miLlionnaiire, tout doucement, ccapare "toutes les places, non seulement o-n for tables, mais honorables. Car s'il y a es risques à être millionnaire, don Qui-'îotte et Cvra.no vont consentir h l'être, /homme riche avait pris tranquillement \ place d.u prince : c'est vers lui qu'on se aurne quand la machine irrince. Tes res-o.nrccs de l'Etat sont entièrement nbsor-éeis par' la vie courante-; il n'a rien à épenser pour la gloire, pour la science, our le bien, pour l'art Alors, quand il y a des héros à récom-ensor, un tableau à sauver, une univer-ité à fonder, on se rue chez des Pier-ont Morgan, des Carnegie : ces gentils-•ommes se diéboutonnent plus ou moins et et le choeur entonne l'hymne 132 : («Louons tous (bis!) ce monsieur si riche (ter!)» Finalement la société est plus aplatie devant ces personnages qu'elle ne le fut ja-. mais devant un roi d'autrefois, qui était nu moins son roi, l'expression symbolique de sa race. C'était de la part des millionnaires une usurpation, peu légitimée souvent par les _ services rendus, oelia commandait sinon le-sifflet, le mirliton. Mais du moment que l'es millionnaires sont traités comme ae® rode, c'est-à-dire mal traités, ils commencent à avoir droit à une considération à. peu près distinguée... Pour' qu'ils méritent une considération plus distinguée, il suffirait peut-être qu'au lieu d'être, comme ils sont souvent, foui-nards et couards, ils plastronnassent, tels d.es monarques à panaches, devant le danger. Il leur faudrait un costume, au moin» une redingote rouge avec des boutons en djamant, et un chapeau tout en or... Vous me direz qu'alors on ne les distinguerait plus beaucoup des rois en exercice... Mais, pardon, j'admettrais fort bien pour les monarques professionnels et sérieux le petit veston, le rond-de-cuir eb les manches de lustrine. Et ainsi résolu ce problème vestimentaire, iJ me semble que bien des chose» seraient en ordire. ^ BOBBY LA CHAMBRE (Fin de la séance de vendredi] M. DEMBLON ajoute : M. Woeste nous a attaqués. N'avait-il pas attaqué un jour, dans son fils, un homme qui n'é-tail pas le premier venu : Frère^Orban I Nous, socialisiez, nous n'avons jamais craint la comparaison •:\otre morale est cc ue, elle est tellement supérieure à la vôtre, que voua ne sauriez pus i'atlaquer sans la travestir. Notre morale émane de fous les progrès des fcrniers siècles: elle est humaine et universelle. Votre religion est faite de rapts et de vols, et vor > qui vous insurgeriez contre nous, qui avons •ouïes les supériorités? C'est nous qui serions les apachcs? (Rires à l'extrême-gaucne.) U '.and 011 voit d'où vient votre Dieu et votre religion, on peut dire que vous n'avez rien h repiocher aux apaches I Tandis que votre tache n'est qu'une tache de sang, nous avons, nous, un siècle de gloire. L'urateur s'attache à démontrer que les ori-gine.s de la religion chrétienne dérivent de la feiigion d'une part et de la légende de l'autre. M. TERWAGNE. M. Nerincx fait des signe* d'assentiment. (Hilarité prolongée.) M. DEMBLON. Le rapporteur, qui appartient à la religion juive, devrait savoir mieux que moi toutes ces choses. (Rires à gauche.) Vous ne datez que de 4,000 ans, et la Terre «tourne depuis des millions d'années l (Rires.) M. LEMONNIER. M. t'Kint a déclaré hier qiie M. Jacqmain avait fait placer aux élections communales dernières des enfants dan* les écoles pour distribuer des clames aux électeurs. M, Jacqmain me prie de ..déclarer que lo fait est totalement inexact. M. MECHELYNCK. L'article 6 de la loi de 1895 ne se trouve pas repris parmi les réglés à appliquer aux écoles adopt s et adoptables. M. Woeste a parlé hier de l'opinion des apa-clic-. Qu'esl-ce que cela veut dire? Cela vise, n'est-ce pus? les enfants qui fréquentent les écoles publiques 1 Est-ce là, oui ou non, une attaque contre les personnes, ou une oprnion philosophique que peut se permettre un instituteurs?Pourquoi ne pas dire expliettemeoi dans 1% «m'*

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This item is a publication of the title Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire belonging to the category Liberale pers, published in Gand from 1856 to 1923.

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