Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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31 December 1918
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s.n. 1918, 31 December. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Seen on 08 August 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/ws8hd7qq2c/
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a—— i»w...Ji,mii i inhm.iWiii ■ iii i'WKKwi»!^g^jjwwMijjHWHaM»w«wKawas»-a^»r.>- ' « c*;«.uLiuiiimijwiiii»!ii nnw*awnasaa— JO URNAL DE GAND ÉÎCHO 33JEJ^ . 3E^J^A;!^J^£=UEiSÊ3 ABONNEMENTS : DEUX FRANCS PAR MOIS REDACTION & ADMINISTRATION : GAND — 3, RUE DE FLANDRE, 3 — GAND TELEPHONE 665 .. _ ... Annonces fr. 0,80 la ligne. Réclames (avant les annonces) 1 fr. la ligne. Réclames en Chronique gantoise eu dans le corps du journal 2 fr. la ligne. Informations financières et Réparations judiciaires 2 fr. la ligne. — On traite à forfait pour les annonces souvent répétées. 1919 ! Nos ateliers étant fermés à l'occasion du Nouvel-an, le JOURNAL DE GAND ne paraîtra pas demain Mercredi. 9 " ' J ' ' " i 3sT O S "V CE U" 2C Demain, à cette heure, on s'embrassera, on échangera des petits cadeaux,, à moins que — faute de grives ! — on s'en tienne aux paroles. Ce n'en serait d'ailleurs pas plus mal,du moment que les paroles sont sincères. Demain, à cet e heure, agapes et libations avec le peu que les « Suchkommandos » nous ont laissé. Demain, à cette heure, l'année passée, l'ancienne, la rouge, sera déjà renvoyée dans le trou des souvenirs où s'entassent confusément les joies usées, les deuils finis, les espérances fourbues,les souffrances et les douleurs que nous ont infligées les barbares. L'ouragan est passé. Puisse le rideau qui se lève sur 1919 nous réserver le spectacle de la bienfaisante action dans la paix, après le rude et sanglant travail de la guerre. Que souhaiter ? Grâce à Dieu, que pourrions-nous bien souhaiter après quatre ans et demi de souricière dans notre propre chez nous? Souhaitons— tout court — de pouvoir redevenirce que nous étions avant l'invasion des Huns de Germanie.Souhaitons que le beurre, les œufs, la viande reviennent à un prix abordable. Souhaitons que le pain que nous donne le Comité National devienne un peu moins « mastic ». Souhaitons, pour les fumeurs, le retour triomphal des anciens londrès à quelques sous, et pour ceux qui adorent le chocolat, que le «Kwatta» soit à la portée de toutes les bourses. Souhaitons que nos gouvernants prennent des mesures logiques, énergiques, raisonnables pour la restauration du pays; que le train roule un peu plus vite entre Gand et Bruxelles; que le Ministre des Affaires Economiques laisse libre champ à l'initiative privée. Souhaitons que la mémoire de nos soldats tombés à l'Yser soit glorifiée par des monuments durables rappelant aux générations futures ce qu'ont fait ces héros pour la liberté du monde ; que les traîtres activistes et leurs suppôts connus et cachés reçoivent la punition exemplaire que j méritent leurs tripotages infâmes. Souhaitons que 1919 soit favorable aux tout- I petits, douce aux mères et aux fiancées, propice aux hommes d'actions. Souhaitons soleil, paix durable et joie à tous nos semblables qui en sont dignes ; beaux ciels azurés, un été sans pluies, un automne sans brumes, un hiver sans froidures et un printemps clément pour les nids et pour les fleurs. Souhaitons aux malades des médecins point trop nombreux, aux étudiants pas trop de « buses », aux soldats un service aussi court que passible, et aux peuples qu'ils décident une fois pour toutes de régler leurs différends d'une manière pacifique. Souhaitons aux sportmen des victoires radieuses, aux athlètes des muscles en béton armé, aux parieurs des pronostics sûrs et immanquables.Souhaitons à tous les boursiers un flair de lévrier un estomac solide, une santé robuste, des nerfs d'acier et un sangfroid de Spartiate. Souhaitons enfin aux gens mariés qu'il y ait de nombreuses fêtes ; que, dans les bals, les soirées et les « chochetés » où se rencontreront leurs enfants, naisse la sympathie qui fait éclore l'amour ; que ces enfants, comme dans les contes de fées, se marient ; qu'ils soient heureux...; qu'ils aient beaucoup d'enfants... Souhaitons... Non, il sera mieux, croyons-nous de ne pas encombrer nos colonnes d'une liste de vœux dont on ne verrait vraiment pas la fin, et qui d'ailleurs se sont un peu renouvelés tous les douze mois depuis que notre espèce peuple la machine ronde. Le temps passe, il a passé avant nous, il passera après nous. « Qu'est-ce qui va toujours et qui ne s'use jamais ? » demandent les petites filles qui jouent aux devinettes. Le Temps. 1919! Les aiguilles des horloges, des pendules, des coucous et des montres, superposées au point culminant des cadrans, annonceront bientôt son entrée dans le monde. Une naissance que nous verrons venir avec plus de plaisir que les précédentes.* * * A propos, vous savez, chères lectrices et chers lecteurs, nous vous la souhaitons ! Echos du palais ucucinui e. Une question épineuse tranchée Dans l'affaire à charge d'un brasseur termon-dois dont nous avons parlé hier où la prévention était nettement « avoir prêté aide à l'ennemi de l'Etat », l'inculpé, tant en première instance qu'en appel, a été assisté d'un défenseur. Devant la Cour, l'avocat « choisi » n'était pas des moindres — pour ne pas dire le premier — du barreau de Gand. Ainsi semble définitivement résolue, dans le sens de l'assistance libre, une question qui avait été vivement discutée dans les milieux judiciaires et dont nous avons parlé ici en nous faisant le protagoniste d'une solution qui ne semble donc pas devoir être adoptée. Parquet militaire A propos de la répression des réfractions du genre de celle dont il s'agit ci-dessus, et qui, aux termes de l'art. 7 de l'arrêté-loi du 11 octobre 1916, sont, pendant la durée de la guerre, de la compétence exclusive des tribunaux militaires, sait-on de combien de magistrats se compose le parquet militaire dans la Flandre orientale ?... D'une seule et unique personne, c.-à-d. l'auditeur militaire lui-même, qui n'est pas même assisté d'un substitut, ayant été le substitut qu'il conviendrait précisément aujourd'hui de remplacer.Un seul magistrat donc pour assumer des fonctions qui — pour être convenablement et complètement remplies — exigeraient la présence d'au moins une douzaine de magistrats par les temps que nous traversons, et avec le nombre incommensurable de crimes et de délits de haute trahison qu'il s'agit de réprimer. Nous plaignons le pauvre auditeur, dont nous connaissons cependant la bonne volonté, l'acti-tivité et le dévouement à ses fonctions. Au Palais de Justice Quelqu'un, qui y est allé voir, nous affirme y avoir vu travailler, en tout et pour tout, deux ouvriers. De ce train là, nous n'y rentrerons ni à Pâques, ni à la Trinité ! Et cependant il n'est aucun collaborateur de dame Justice — fut-il haut placé ou auxiliaire modeste — qui n'aspire de tout son cœur à se voir réinstallé dans le monument dont nous dota le talent de Roelandt, il doit y avoir quelque soixante ou soixante-dix ans. X. X. S s.— A Ninove Une fête brillante en l'honneur des Français La coquette cité de Ninove a tenu à prouver à l'Etat-major, aux officier-, et soldats résidant dans ses murs, combien, au cœur même de la Flandre, on éprouve de la sympathie pour eux. A cet effet elle avait délégué notre concitoyen Jean Beyls pour y organiser une soirée musicale et dramatique. Aucun choix n'aurait pu être plus judicieux. Notre « impressario » eut vite fait de récolter les meilleurs éléments de notre ville grâce auxquels il composa un programme de choix, qui prouve son goût sûr. C'est donc à lui que revint une grande part de l'honneur de la soirée. Cette festivité eut lieu le 27 décembre à 8 h., au local du Cercle libéral, rue de la Drêve. Les artistes, qui furent amenés en auto, furent reçus d'abord de la façon la plus joviale et aussi la plus... copieuse par le bourgmestre, le tout affable M. Behn et par sa charmante dame. Au concert même assistaient le général Sicre, son chef d'Etat-major le colonel Poupart ; le dr colonel Pascal, de nombreux officiers et sol dats ; les autorités civiles étaient représentées parle bourgmestre, l'échevin Impe et par toutes les notabilités de la ville. La salle était décorée de guirlandes et de drapeaux aux couleurs franco-belges.Le programme débuta par une vibrante Marseillaise lancée par Mc Moremesnil et une retentissante Brabançonne (poème 1918) enlevée par l'organe mâle de M. G. Hamelinck. Applaudissements ; cris répétés de « Vive la France!... Vive la Belgique !... » Je ne devrai plus refaire ici l'éloge de la plupart des interprêtes, trop connus dans le monde artistique. Je veux indiquer : Mlle Moremesnil qui a fait valoir ses exquises vocalises dans le Pardon de Ploërmel et dans le Duo de Lakmé, sans parler du sentiment très musical qu'elle mit dans l'air si simple, mais si mélodieux de For-tunio de Messager. M. Hamelinck récolte un succès retentissant dans son grand air d'Hérodiade, et ses Stances de Lakmé. Des trois instrumentistes : M.M. Janssens, Vander Cruyssen et Machiels qui débutèrent, avec un ensemble parfait dans l'Ouverture de Sylvio Pellico, pour finir par Cavalleria Rusti-cana les deux premiers sont très connus. Le premier violoniste, joua avec goût la Méditation de Thaïs et fit preuve d'une exlrême sûreté dans les Czardas; le second, violoncelliste, fut très applaudi dans le Cygne, Regrets et la difficul-tueuse Tarentelle de Poppe. Quant au troisième M. Machiels, pianiste, premier prix de notre Conservatoire il est doué d'un mécanisme absolument remarquable,dont il a fait preuve dans la Rhapsodie 2 de Liszt, et d'une fine oreille musicale nécessaire pour interprêter cette perle de Lachaume Valse Courante, continuellement à contre temps. Inutile de dire qu'il fut chaleureusement applaudi. M Hector Balieus lut deux poésies extraites de son receuil Arabesques, Le Châtiment et Se sentir libre!., qui parurent produire sur l'assemblée la plus profonde impression. La deuxième partie était consacrée à l'Été de la Saint-Martin, comédie en 1 acte de Mulhac et Halévy. Cette délicieuse piécette fut enlevée alertement. Le rôle d'Adrienne fut tenu par Mlle Rosaria, qui, pour ses débuts,fit une excellente impression. Cette demoiselle a des dispositions indéniables et possède une excellente diction. Le rôle de Mme Lebreton, fut tenu par Mlle Boûûaert, dont nous connaissons tous le talent. M. R. Mathys, dans 1f> personnage de l'oncle touché par une flèche de Cupidon tardive eut la bonhommie voulue ; Noël trouva un interprête élégant dans M. T. Michel. Si la soirée du 27 décembre a fait visiblement plaisir aux hôtes français de Ninove, il n'en est pas moins vrai que les artistes conserveront de leur acceuil là-bas un délicieux souvenir. Echos L'indemnité spéciale des officiers be.lges retenus en Hollande par nécessité de service. Des critiques ont été formulées contre la décision allouant aux officiers belges retenus en Hollande, par nécessité de service, une indemnité journalière de 7 fr. en plus de leurs allocations habituelles. On a prétendu qu'ils se trouvaient de ce fait avantagés, sans raison plausible, par rapport à leurs camarades de l'armée de campagne. Ces observations ne sont pas fondées. L'indemnité de 7 fr. est allouée temporairement à ces officiers — fort peu nombreux d'ailleurs — pour les dédommager : 1° de la perte du change ; 2° du coût de l'a vie, d'autant plus élevé pour eux en Hollande, qu'ils ne peuvent pas s'approvisionner, comme les autres officiers, aux magasins, boucheries, boulangeries militaires, etc. La même indemnité de 7 fr. a été accordée : depuis longtemps et pour des raisons semblables, aux officiers faisant le service en Angleterre. Il n'était qu'équitable d'étendre cette mesure aux officiers retenus en Hollande, par nécessité de service. Evacuation des locaux scolaires occupés par l'armée Le Ministre de la Guerre vient d'inviter les unités et services de l'armée qui ont utilisé des locaux scolaires pour le logement des troupes, à les faire évacuer immédiatement sauf raisons impérieuses. A l'avenir l'armée ne pourra plus réquisitionner semblables locaux que dans des cas exceptionnels et après en avoir référé au Ministre. Ces mesures sont prises afin que les établissements d'instruction puissent fonctionner à nouveau dans le plus bref délai possible. Vente et achat d'objets militaires M. le général De Blauwe rappelle à la population qu'il est interdit d'acheter, de recevoir ou de mettre en vente certains articles provenant des magasins ou cantines militaires sous peine d'encourir de graves difficultés. Lin On signale que de grandes exportations de lin se produisent vers la frontière hollandaise et dans la direction de Mouscron. 11 est rappelé à la population que l'exportation de cette marchandise est défendue et sera punie sévèrement. Lait Un arrêté royal autorise les gouverneurs de province à saisir le lait nécessaire aux populations des centres urbains. Il est interdit de fabriquer du fromage, de préparer industriellement des produits dérivés du lait, d'utiliser le lait ou le beurre à d'autres fins que la consommation humaine ou l'élevage des animaux. Au Moniteur M. Olyff, J., docteur en droit, chef de division à l'administration centrale, est attaché au Cabinet du Ministre. M. Paulis, A., major d'artillerie de réserve, est attaché, à titre temporaire, au Cabinet du Ministre. **» Sont nommés Chevaliers de l'Ordre de Léo-pold II : Le sous-lieutenant auxiliaire comptable du matériel : Wallez, A. Les adjudants secrétaires d'état-major : Pirard F.; Urbain, F.; Thoen, M. Les adjudants d'infanterie: Berben A.; Bailly J. L'adjudant de cavalerie : Hurtebize, J. L'adjudant d'artillerie : De Keersgieter, O. L'adjudant de matériel : Bissot, P. L'adjudantdu corps des transports: JanssenG. L'adjudant des troupes auxiliaires du génie : Geeroms, L. Les adjudants de gendarmerie de 1° classe à cheval : Dupuis, W.; D'Haene, L. Les adjudants de gendarmerie de Ie classe à pied : Vanderdonckt, A.; Dumont, J. L'adjudant de gendarmerie de 2" classe à cheval : Lepez, A. Les adjudants de gendarmerie du 2' classe à pied : Venter, J. ; Jacques, J. ; André, J. ; Hosdey, A. Les premiers sergents-majors d'infanterie : Conard, M.; Buxant, L. Les premiers sergents-majors des troupes d'administration : Demoulin, E.; Florée, V. Les premiers maréchaux des logis-chefs de gendarmerie à pied : Vandriessche E.; Taever-nier, R. Le maréchal des logis-chefs de gendarmerie à pied : De Smet, P. Les premiers maréchaux des logis de gendarmerie à pied : Blanpain, B.; Turkry, A.; de Poucques, L.; Hamoir, J.; Piqueur, F. Le sergent d'infanterie : Wautelet, L. Le maréchal des logis trompette: Janssens G. Les maréchaux des logis-maréchaux ferrants : Derclaye, C.; Darimont, C. Le maître cordonnier : Pensis, A. Les sous-officiers : Vervoort, L. ; Vander Auwera, C. ##* Le major d'artillerie, adjoint d'état-major Massart, est nommé lieutenant-colonel. *** Le général-major de réserve pour la durée de la guerre baron Empain, E., aide de camp du Roi, est autorisé à porter la décoration militaire avec palme, dugradede Commandeur de l'Ordre de Léopold dont il est titulaire. **# Le général-major Constant, R., est déchargé, sur sa demande, des fonctions de Chef du Cabinet du Ministre de la Guerre. Le général-major commissionné Merchie, S., est nommé Chef du Cabinet du Ministre de la Guerre. Le lieutenant de cavalerie Goffinet, R., est nommé officier d'ordonnance du Roi. **» Il est créé, au Ministère des Affaires économiques, une Direction générale de l'hygiène sociale d'enfance. Ce service est placée sous l'autorité immédiate du Ministre. Les attributions en sont fixées comme suit : Alimentation de l'enfance, consultations de nourrissons, cantines maternelles, repas scolaires, etc. Mesures d'hygiène, colonies d'enfants, institutions tutélaires du même ordre. Protection des orphelins de guerre. Préparation et exésu-tion des mesures législatives et réglementaires sur ces matières diverses. Encouragements et subsides. Contrôle et surveillance. L'arrêté royal du 2,9 septembre 1917, créant une section des orphelins de la guerre, est abrogé Par arrêté royal du 23 décembre 1918, Monsieur Louis Wodon est nommé directeur général de l'hygiène sociale de l'enfance. Il est déchargé de ses fonctions de directeur au Ministère de l'Industrie, du Travail et du Ravitaillement et de secrétaire adjoint de la Commissions des accidents du travail. **# M. Minnaert, J., conservateur des hypothèques à Courtrai, est admis, sur sa demande, à faire valoir ses droits à la pension de retraite. M. Marcotty, Henri, juge de paix à Grivegnée, a été nommé président du conseil de prud'hommes de Liège. M. Heirman, G., a été nommé greffier du conseil de prud'hommes de Saint-Nicolas. *** Le capitaine commandant d'infanterie Long, L., est nommé adjudant-major à la date du 3 novembre 1918. Le capitaineen second d'infanterie Sancke G., est nommé adjudant-major à la date du 5 novembre 1818. Le capitaine commandant d'artillerie Begault, L., est nommé adjudant-major à la date du 11 novembre 1918. GRippptfquB Gantotaf NOUS PRIONS nos correspondants et les administrations publiques qui nous envoient des communications à insérer dans le Journal de Gand de les rédiger de la façon la plus brève possible. THÉÂTRE PATHÉ. — Tous les soirs à 8 h. Dimanches et jeudis matinée permanente de 3 à 7 h. Films de guerre. Actualités. COMITÉ national de secours et d'alimentation. — Fûts vides. Le prix des grands fûts à saindoux est porté à 5.50 fr. au lieu de 4 fr. ,prix fixé dans une circulaire précédente. Les fûts à harengs sont vendus à raison de 1.25 fr. pièce. Les demandes d'achat en gros doivent être envoyées aux bureaux du Reep. AVIS. — A partir du 31 décembre, et ce pour toute la semaine en cours, le jour de l'an excepté, les nouvelles cartes de ménage seront distribuées dans les bureaux de vente du Comité et non pas dans les bureaux du Quai du Bas Escaut, 14bis. VENTE DE COKE. — Ration de 50 kilos. Prix 4,50 fr. Les bons s'achètent sur présentation de la carte de charbon au Bureau du Gaz. Rue Borluut 26, E/V., de 8 1/2 à 11 et de 2 à i h., aux jours suivantes : Vendredi, 3 janv., 15501 à, /7900; Samedi. 4 janv., 17901 à 21200 ; Lundi, ti janv . 21201 à 23600 ; Mardi, 7 janv , 23601 à 26800 ; Mercredi. S janv., 26S01 à 29200 ; Jeudi. 9 janv., 29201 à 32700. La date des jours de l'enlèvement sera indiquée sur les bons. Toute ration non enlevée à la date indiquée ne sera plus fournie. Les Lia JVIère Patrie Feuilleton du Journal de Gand 31 ROMAN PAR MAURICE MONTÉGUT Elle lut : « Je garde Eitel. Si vous voulez le revoir, il faut, pour cela, vous soumettre à ma volonté. C'est à dire agir en bonne Allemande que vous devriez être ; reprendre notre existence commune, comme autrefois ; redevenir ma femme de toutes les façons. Enfin, vous comprenez, plier jusqu'à terre devant moi. Si vous refusez, comme vous n'avez plus de mari, vous n'aurez plus d'enfant. » La mère, à cette lecture, ferma les yeux et s'appuya au mur. La persécution se faisait trop cruelle. Un moment, elle songeait à céder, en réservant ses sentiments intimes. Mais, aussitôt, elle sentait la honte d'une pareille compromission Elle écarta les idées lâches, et se dit qu'après tout on ne vivait qu'une fois Elle prit un crayon sur une table, écrivit en travers de cette lettre qui était un arrêt : « Gardez Eitel. Je serai mieux seule pour mourir. » Et la renvoya par la même servanteDevant cette ligne brève, Herbert blasphéma et sacra comm# un diable. Il avait cru fermement que Clorinde se rendrait; que sa tendresse pour son enfant serait plus forte que sa haine pour son mari. Il s'était donc trompé. Comme il avait lu tout haut, en nuançant les phrases, son impérieuse épître devant sa famille réunie, de même il lut la réponse. Si, à écouter la première, les avis étaient déjà partagés, à la seconde, ils le furent mieux encoie. Gottlob. Othon, Guillaume, réclamaient les dernières rigueurs pour cette fille indomptable ; Hermann et les femmes se taisaient douloureusement. Mais, Herbert, ton de rage, jurait qu'il aurait le dernier mot, qu'Eitel était perdu pour sa mère misérable. Pendant ce temps-là, celui-ci, l'otage, l'enjeu de la partie, s'était endormi dans un fauteuil ; l'heure habituelle de son coucher était déjà passée ; il dormait la face en peu pâle, ses grands cheveux blonds en flots sur l'épaule. — Pauvre petit ! murmura Thècle; lui aussi va souffrir et qu'est-ce qu'il a fait ? — Ma mère, prononça Herbert, je vous le confie. Vous vous en chargerez. Avec vous... 11 n'acheva pas, sa phrase gtait coupée. — Non, mon fils. Je ne veux pas être complice. Vous avez agi seul, continuez ! — Jour de Dieu! hurla le géant, puisqu'il en est ainsi, puisque tout le monde trahit, c'est bien, je l'emporte avec moi ; c'est mon fils après tout ! Il empoigna brutalement l'enfant qui, réveillé en sursaut, se mit à crier et pleurer en appelant sa mère. — Sacré morveux ! protesta Guillaume, emportez-le bien vite. Il piaille comme un corbeau qu'on plume ; on ne s'entend plus ! Herbert sortit avec l'enfant. Il le coucha près de lui, dans son lit de veuf, dans son ancienne chambre de garçon ; le petit continuait sa musique; il s'efforça de le calmer, de l'endormir. Mais Eitel, dépaysé, en proie à toutes les peurs de l'enfance, gémit la nuit entière, criant : « Maman ! Maman ! l.e lendemain son père, las d'un tel compagnon. le remit aux mains d'une servante, avec ordre formel de ne pas le laisser voir à sa mère. Or, cette servante, une nommé Jenny, qui était bonne fille, n'accepta cette mission qu'à contre-cœur et, plus tard, trahit résolument la confiance de son maître. Mais, pour commencer, elle feignit de remplir sa rôle avec le plus grand zèle ; et Herbert, qui crojait l'univers à ses ordres, ne douta pas de sa sincérité ; il n'admettait pas que quelqu'un osât lui résister ou lui désobéir. En réalité, dans toute sa rigueur, la tâche n'eût pas été commode; car, Eitel, à cinq ans, avait ses volontés Déjà il réclamait à tout propos son aïeule Bertrande. sa grand'mère Virginie, et Bricogne, et Roland, et Renaud même, et Roger, son ami, qui tous l'avaient gâté, ainsi que Lucrèce et Judith qui jouaient avec lui, au gré de ses caprices. Tout ce mon de-là lui manquait, et ses regrets avaient été religieusement entretenus par sa mére dans leurs conciliabules du soir. Quand on lui refusa, par surcroît, de voir cette dernière, il devint furieux et ni Thècle, ni Christine, ni Charlotte, ne parvenaient à l'apaiser. Il tentait de s'échapper par toutes les issues et de gagner l'escalier qui conduisait à la chambre de Clorinde; une fois même, il y parvint : on ne le rattrapa qu'à la porte où il tapait déjà, criant : « C'est moi ! c'est moi ! .» Cette fois, Clorinde, ouvrant en hâte, put l'attirer une seconde et le serrer dans ses bras. Mais la servante essoufflée, qui accourait derrière, disait avec raison : —• Madame ! si M. Herbert sait cela, nous sommes perdues. Ce sera bien fini pour vous et pour Eitel ! Clorinde renvoya l'enfant, en lui recommandant de ne raconter à personne qu'il avait vu sa mère. Et, chose bizarre, malgré l'étourderie de son âge, le bambin sut garder son secret. Plus tard, quand Herbert fut convaincu que ses ordres étaient strictement exécutés, la consigne se relâcha. Et il est probable que la mère et l'enfant furent plus souvent réunis qu'on ne l'eût cru possible. Eitel, compréhen-sif. persistait à se taire. Mais, malgré ces visites furtives, ces adoucissements à sa trop grande peine., Clorinde ne désarma jamais ; et, jour et nuit, ne songea plus qu'aux chances d'une évasion, avec son fils entre les bras. L'implacable hiver l'obligeait à reculer ses plans, à remettre à plus tard l'exécution problématique de ses mille projets. Elle attendit dans une fièvre croissante. Cependant, le soir, dans la grande salle où elle ne paraissait plus,les veillées continuaient toujours aussi moroses. Les Allemands se posaient les mêmes questions que les Français ; s'inquiétaient comme eux de ce qui se passait en Europe, et se désespéraient de vivre sans nouvelles. Eux aussi, ils maudissaient la neige qui les emprisonnait, qui effaçait les routes, et coupait les communications ; eux aussi s'énervaient dans ce repos forcé qui les rendait malades ; eux aussi s'angoissaient à considérer un blessé qui restait languissant ou se tordait soudain dans des crises épileptiques de colère débordée. Eux aussi, peut-être, songeaient avec regret au calme du passé, certains, du moins, les vieux, les femmes. Le même décor d'horreur entourait leurs maisons ; les mêmes loups rôdaient sous leurs murailles. C'était les mêmes transes dans les deux habitations, et les mêmes soucis... Puis, peu à peu, Gottlob reprit des forces. Catz était guéri, Worms également; mais l'un demeurait sans beauté, la face aplatie, ce qui le vexait fort, et l'autre sentait bien que son bras resterait invalide. (A suivre. f Mardi lit décembre et mercredi 1er janvier 4919 ÎO centimes le numéro 63me année — ]N 364-1

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