Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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04 December 1915
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s.n. 1915, 04 December. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Seen on 18 September 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/2z12n52r8q/
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Samedi 4 décembre 11)1.» £3 centimes le numéro 59me année — N° 3:i8 JOURNALDEGAND ABONNEMENTS : RÉDACTION & ADMINISTRATION : ANNONCES: BELGIQUE : 8 fr. par an ; \ fr, pour.six mois ; 2 fr. pour trois mois CAND — 3, RUE DE FLANDRE, 3 — CAND Pour l'étranger, le port e'i sus TELEPHONE 665 V<1'r 'e ,ar" "" b" de '* dernière page du iournnl Avis officiels de l'autorité allemande ARRE I I: I. Pour des pommes de terre de ia récolte belge de 1915 les CULTIVATEURS, habitant le rayon d'étape et le terrain d'opéra- t,ons de la 4 armée,, ne peuvent demander ni accepter un prix supérieur à 8 francs les 100 kilos. II. Ce prix maximum est fixé pour de bonnes ei saines pommes de terre, de marques non-mélangéss. III. Le prix maximum comprend la livraison ans sac. Four les acquisitions faites par des négociants en gros, le prix maximum s'entend pour livraison franco à la gare de marchandises la plus proche ou — quand ii s'agit d'un transpori par eau — jusqu'au débarcadère le plus proche où le bateau ou l'allège pourra s'amarrer. En outre les frais de chargement sont pour compte du vendeur.IV. Pour les marchandises en détail le prix maximum de vente est fixé à 0,12 fr. le kilo. Le commerce de détail comprend tout achat inférieur à 20 kilos. . V. Les marchands en détail son; tenus à afficher visiblement à leurs magasins les prix de pommes de terre avec indication des marques.. VI. Le négoce de pommes de terre ne peut être exercé que par des personnes qui se sont occupées déjà professionnellement de l'achat e! de la vente de pommes ds terre avani le 1" aoûl 1915, et qui paient une patente.VII. Si dans des conirats à fournir, conclus avant l'émission du présent arrêié, des pr'x pour des livraisons de pommes de ferre on! été fixés dépassant ceuxqui d'après le présent arrêté sont admissibles, ces derniers remplaceront les prix des contrats, en question pour ce qui concerne les ' quantités à fournir encore sur contrat. Des demandes en dommages-intérêts du chef de cette réduction des prix de livraison ne peuvent être introduites. VIII. Toute transgression des stipulations ci-devant sera punie d'un emprisonnement pouvant aller jusqu'à un an ou d'une amende de- 10.000 marcs au plus. "Les deux peines pourront être réunies. Sera frappé de la même peine celui qui offrira ou acepfera des prix plus élevés que les prix maxima fixés. En outre les pommes de terre pourront être confisquées. IX. Les infractions au présent arrêté seront jugées par les tribunaux ou les autorités militaires. X. L'interdiction d'exporter des pomme? de (erre hors du rayon de la 4"" armée reste en vigueur. Les stipulations de peines mentionnées dans l'avis du Q. G. en date du 8 août 1915 sont rappelées au public. (B. O. d. A., p. 45.) A. H. Q., le 27 novembre 1915. Der Oberbefehlshaber der IV. Armee, Herzog Albrechf von Wurttemberg. la gue il m ] Sur le front occidental Communiqué officiel allemand Berlin, 2 décembre (Communiqué de midi). — Point d'événements notables, sauf en différents endroits du front, des duels d'artillerie et des combats à l'aide de lance-bombes. Au nord-ouest de Saint-Quentin, un biplan anglais, qu'une panne de moteur obligeait à atterrir, est tombé entre nos mains; les occupants, deux officiers anglais, oni été faits prisonniers. Communiqué officiel français Paris, 2 décembre. Rapport d'hier soir.— Grande activité de l'artillerie sur différents peints du front. En Belgique, près de Boe-singhe. nous avons, ;en collaboration avec l'artillerie anglaise, endommagé les travaux de défense de l'ennemi. En Artois canonnade au nord de Bois en Hache et sur le chemin creux d'Angres à la route de Béfhu-ne. Entre Somme et Oise, violent bombardement de nos positions de Dancourt, Mar-quivilliers et Leceffler, dans la zone de Roye. Nos batteries répond rent avec succès. Sur la route de 'Chaulnes-Roye notre artillerie força un train blindé à s'en retourner. Au nord-est de Soissons une colonne d'infanterie fut dispersée par nos batteries. Communiqué officiel belg'e Le Havre, 1" décembre. - La nuit du 30 novembre au 1" décembre, fut calme. Un feu de batterie, dirigé sur Furnes, Pervyoe; Toote, Post, Oostkerke, Nieuwcapelle, Noordschoote ainsi que sur différents points de notre ligne. Notre artillerie attaqua éner-giquement les batteries allemandes et dispersa des troupes ennemies au travail. Elle bombarda également les tranchées ennemies-Dans le courant de la journée, nos aviateurs firent la chasse aux avions ennemis. Sur le front oriental Communiqué officiel allemand Berlin, 2 décembre. — La situation n'a pas changé. Le récit fait par le haut commandement russe, dans son communiqué du 29 novembre, au sujet de combats qui auraient eu lieu près d'Illuxt Kasimirski, est inventé de toutes pièces. Sur le front de l'armée du général comte von Bothmer, de faibles détachements russes envoyés en reconnaissance, ont été repoussés par les avant-postes. Communiqué officiel autrichien Vienne, 2 décembre. — Rien de nouveau Sur le front des Balkans Communiqué officiel allemand Berlin, 2 décembre. — A l'ouest de Lira, les localités de Boljanie Plevlje et labuka ont été occupées. Au sud-ouest de Mitrovit-zî, 4,C00 Serbes ont été Faits prisonniers et deux canons capturés. Communiqué officiel autrichien Vienne, 2 décembre. — Ce matin tôt nous sommes entrés à Plevlje. La prise dé ia ville fut le résultat de combats acnarnés. Unë colonne avançant au delà du Metaika-' Sattel rejeta hier l'ennemi près de Boljanie, un groupe avançant au delà de Priboj assaillit les hauteurs au nord de Pevlje, une .roisième colonne repoussa les Monténégrins près de Jabuka. Nos troupes ont été reçues avec aUégres se par la population mahométane. La retraite des Monténégrins s'effectua en grande partie en fuite. Au sud de Mitrovica, un dtmi-bata lion ausiro-hongrois ramena 40C0 prisonniets I serbes et deux canons; cent chevaux furent capturés. I-es Bulgares continuent leur poursuite j sur Djakova. Communiqué officiel monténégrin Ceitigne, 1"' décembre. Rapport du 29 novembre. — Nous avons attaqué les Autrichiens dans la zone de Foca. lis se sont retirés dans la direction de Goradza. En Roumanie Incidents au Parlement Au cours de la lecture du discours du trône, au Parlement roumain, les unionistes, MM. Filipesce, Mille et Thomas Jonescu ont manifesté bruyamment. La majorité a fait des ovations au Roi et au gouvernement. A chaque interruption, le Roi cessait la lecture du discours et attendait que l'incident cessât. Le discours prononcé, le Roi a quitté le Parlement en compagnie de la famille royale.' Après que le Roi se fût retiré, un tumulte s'éleva, au cours duquel M. Mille, qui continuait à manifester, fut frappé par plusieurs collègues. M. Michel Phorekyde a été élu président de la Chambre des députés roumaine et M. Basile Misir président du Sénat. Sur le front italo-a^trichien Communiqué officiel autrichien Vienne, 2 décembre. — Les Italiens ont renouvelé leurs attaques contre la tête de pont de Tolmein et les positions fortifiées sur les montagnes situées au nord. Trois attaques échouèrent devant Mrzli Brh et deux à la crête de montagne au nord de Dolje. Dans le bassin de Tolmein, l'artillerie italienne a détruit des localités situées derrière notre front. La tête de pont a été prise de nouveau sous un feu roulant de l'artillerie et attaquee vainement à différentes reprises par de grandes forces. Sous le couvertdu brouillard l'infanterie ennemie essaya de rompre notre front près d'OsIa-via. Des détachements de notre régiment d'infanterie il" 57 repoussèrent trois assauts. A par" cela, il n'y a pas eu de plus grands combats d'infanterie. Communiqué officiel italien Rome, i" décembre. — L'activité de l'infanterie s'est ralentie hier pour pouvoir consolider les positions conquises. L'artillerie fut très active pour détruire les nouvelles lignes ennemies. Le feu habituel de l'adversaire sur les lieux habités a occasionné un incendie dans l'hôpital de Monfalcone ; il fut rapidement éteint. Des aviateurs ennemis jetèrent des bombes sur Weiler Maulard et Missincinis en Carinthie. En Allemagne Au Reiehstag' Dans ia séance du Reichiièg qui a eu heu mardi, ent été examinés plusieurs projets de iOi, en première lecture, notamment concernant l'abaissement de la limite l'âge, l'impôt de guerre de la Banque d'Empire, la contribution sur les bénéfices de guerre à charge des sociétés par actions, etc. Ces j projets ont été renvoyés à l'examen de la commission compétente. i Mercredi, « la commission du budget » a examiné le Projet d'impôt sur les bénéfices de guerre. 11 a été adopté avec un amendement du Centre, portant la part des béné-Sces à céder à l'Etat de 50 à 75 Une proposition des socialistes de fixer la limite maxima du dividende à 7.08, a été rejetée. Pour ce qui concerne les bénéfices des , sociétés par actions, il n'a pps été pris de dé cision ; la discussion se poursuivra aujourd'hui.liebknecht Berlin, 30 novembre. — Le « Vorwàrts » annonce que la fraction sociale-démocratique du Reiehstag a décidé que, le député Liebknecht continuant, par ses interpellations et sans mandat de sa fraction, à adopter uns attitude séparée, son parti décline toute responsabilité à ce sujet. En France La classe de 1917 La Chambre française a délibéré, mardi, sur le projet de convocation de la classe de 1917. Le ministre de la guerre Galliéni a réclamé de la Chambre de mettre cette classe à sa disposition, ' dans la mesure du possible, de man;ère qu'elle soit prête au printemps 1916, au moment où, d'accord avec les Alliés, le renforcement et l'armement de la France lui permettront de faire un effort décisif. La Chambre, à la suite de cette déclaration, a voté le projet de loi par mains 1 levées. La classe de 1917 rentrera le 5 janvier 1916. | En Angleterre Londres, 30 novembre. — Lord Kitche- ' nés est rentré à Londres. i:<hos Conseils provinciaux Les Conseils provinciaux avaient à se prononcer, en séance secrète, mardi, au sujet de la nouvelle contribution de guerre. Tous les Conseils, ceux du Brabant et de la Province d'Anvers ( exceptés, ont adopté le projet tel qu'il était j présenté. Dans les deux autres provinces, le vote a été négatif. La retraite du baron Guillaume Le « Bruxellois dit savoir de source autorisée que le baron Guillaume, ministre de.. Belgique à Paris, prendra sous peu un congé illimité. Il serai; remplacé par M. Henri Carton de Wart, actuellement ministre de la justice. Les invalides de la g-uerre Le professeur Siodola, de Zurich a examiné la possibilité de donner aux mains artificielles la mobilité normale de la main vivante en employant comme source d'énergie la force musculaire disponible dans d'autres parties du corps. C'est ainsi, par exemple, que les muscles qui font mouvoir la main, se trouvent principalement dans I'avant-bras. En cas d'amputation de la main seule, les muscles restent intacts; ce n'est qu'après une longue inactivité qu'ils ne peuvent plus se tendre et détendre à volonté. Peur rendre cette source d'énergie produc-t've, le chirurgien doit arranger le bout des muscles et recouvrir les nerfs avec la peau, de telle manière qu'ils puissent former un point d'attache efficace. Les chirurgiens estiment l'idée parfaitement praticable et un professeur d'université a déjà exécuté quelques opérations de ce genre qui, jusqu'à présent, ont parfaitement réussi. Après la guérison et la pose des mains artificielles, on pourra se rendre compte de l'efficacité permanente de ce nouveau procédé, A Bruxelles Acte de banditisme en plein midi Mercredi, le caissier de M. Pelgrims, négociant en tissus, rue du Marais, 80, à Bru xelles, M. Bernard Thomas, 54 ans, était seul dans son bureau, lorsque des bandits înirèrent et l'assommèrent en lui portant sur la tête trois coups à l'aide d'un instrument contondant. Les bandits s'emparèrent alors de 20,000 francs qui se trouvaient dans le tiroir d'un pupitre et que le caissier devait déposer le jour même à la Banque Nationale. Pendant que les bandits fouillaient le pupitre, le caissier eut encore la force de se trainer vers la fenêtre pour appeler au secours, mais à ce moment les sinistres bandits lui portèrent deux coups de couteau à la tête, l'abattirent de nouveau et prirent la fuite. Peu après, des voisins attirés par le bruit arrivèrent sur les lieux ; ils trouvèrent le caissier étendu dans une mare de sang. Un médecin accourut et fit transporter le caissier à 1 hôpital Saint-Jean, où le-soir même on a pratiqué la trépanation du crâne. L'état du malheureux est désespéré. Le parquet s'est transporté sur les lieux. Lés bandits sont inconnus. Conseil communal do fi and Séance du 29 novembre. Le Conseil ; a) Décide qu'à l'avenir les chefs d'école qui en expriment le désir pourront être autorisés à terminer, avant leur mise à la pension, l'année dans laquelle ils atteignent leur 60'' année d'âge ; b) Modifie le règlement sur les Comités scolaires communaux et décide la publica- . iion du règlement codifié ; c) Nomme en qualité de membre des Comités scolaires; MM. Cn. De Rockere et L. De Waele; d) Emet son avis sur diverses réclamations" en matière d'impositions; e) Renouvelle le mandat de M. C. Heyn-deryckx, avocat, en qualité de membre de la Commission des Hospices Civils. f) Renouvelle le mandat de M. Saelens en qualité de membre de l'Ecole professionnelle du Livre; g) Institue une Commission spéciale qui sera chargée sous la présidence de M.leche-vin Anseele, d'assurer le ravitaillement de la ville en pommes de terre. Chronique Gantoise REGLEMENT sur le pain. — Le Conseil communal de Gand, vu ses délibérations des 8, 16 et 28 novembre et 16 décembre 1914, 28 juin, 24 août et 4 octobre 1915, fixant le règlement sur le pain ; Considérant que les circonstances réclament une modification du prix du pain de seigle : Vu 1 art. 78 de la loi communale; Décide à l'unanimité ; A partir du 3 décembre prochain, le PRIX v!AXIMUM du pain de seigle, pour un pain dit d'un kilogramme et pesant au moins 970 grammes, 24 heures après cuisson, est por-é à 0.55 fr. Les contrevenants seront punis des peines de police. , MnEOIHBflS—T de Bruxelles, Beignets, Huîtres deZélande; Glaces, Café, Thé, Chocolat. — On porte à domicile. (929) VENTE des pommes de terre. — Afin de pouvoir régler la vente des pommes de terre-.'Administration Communale de Gand demande ce qui suit; Feuilleton du tournai de Gand 161 Le Comte DE Monte-Cristo PAR ALEWND'Œ DUMAS Albert triomphait dans son costume de paillasse. 11 avait sur l'épaule un nœud de ruban rose dont les extrémités lui tombaient jusqu'aux jarrets. Pour n'amener aucune confusion entre lui et Franz, celui-ci ava.t conservé son costume de paysan romain. Plus la journée s'avançait, plus le tumulte devenait grand; il n'y avait pas sur tous ces. pavés, dans toutes ces voitures, à toutes ces fenêtres, une bouche qui restât muette, un bras qui demeurât oisif; c'était véritablement un orage humain composé d'un tonnerre de cris et d'une grêle de dragées, de bouquets, d'œufs, d'oranges, de fleurs. A trois heures, le bruit de boites tirées à la fois sur la place du Peuple et au palais de Venise, perçant à grand'peine cet horrible tumulte, annonça que les courses allaient commencer. ! Les courses, comme les moccoli, sont un des épisodes particuliers des derniers jours du carnaval. Au bruit de ces boîtes, les voilures rompirent à l'instant mêrpe leurs rangs et se réfugièrent chacune dans la rue transversale la plus proche de l'endroit où elles se trouvaient. Toutes ces évolutions se font, au reste, avec une inconcevable adresse et une merveilleuse rapidité, et cela sans que la police se préoccupe le moins du monde d'assigner à chacun son poste ou de tracer à chacun sa route. Les piétons se collèrent contre les palais, puis on entendit un grand bruit de chevaux et de fourreaux de sabre. Une escouade de carabiniers sur quinze de front parcourait au galop et dans toute sa largeur la rue du Cours, qu'elle balayait pour faire place aux barberi. Lorsque l'escouade arriva au palais de Venise, le retentissement d'une autre batterie de boîtes annonça que la rue était libre. Presque aussitôt, au milieu d'une clameur immense, universelle, inouïe, on vit passer comme des ombres sept ou huit chevaux excités par les clameurs de trois cent mille personnes et par les châtaignes de fer qui leur bondissent sur le dos; puis le canon du château Saint-Ange tira,.trois coups; c'était pour annoncer que le numéro trois avait gagné. Aussitôt, sans autre signal que celui-là, les voitures se remirent en mouvement, refluant vers le Corso, débordant par toutes les rues comme des torrents un instant contenus qui se rejettent tous ensemble dans le lit du fleuve qu'ils alimentent, et le flot immense reprit, plus rapide que jamais, son cours entre les deux rives de granit. Seulement un nouvel élément de bruit et "de mouvement s'était encore mêlé à cette foule; les marchands de moccoli venaient d'entrer en scène. Les moccoli ou moccoletti sont d:s bougies qui varient de grosseur, depuis le cierge pascal jusqu'au rat de cave, et qui éveillent chez les acteurs de la grande scène qui termine le carnaval romain deux préoccupations opposées ; 1° Celle de conserver allumé son mocco-letto ; 2" Celle d'éteindre, le moccoletto des autres.Il en est du moccoletto comme de la vie: l'homme n'a encore trouvé qu'un moyen de la transmettre ; et ce moyen il le tient de Dieu. Mais il a découvert mille moyens de l'ô-ier ; ; il est vrai que cour cette suprême opé- l ration |e diable est quelque peu venu en aide, Le moccoletto s'allume en l'approchant d'une lumière quelconque. Mais qui décrira les mille moyens inventés pour éteindre le moccoletto, les soufflets gigantesques, les éteignoirs monstres, les éventails surhumains? Chacun se hâta donc d'acheter des moccoletti, Franz et Albert comme les autres. La nuit s'approchait rapidement; et déjà, au cri de: Moccoli.' répété par les voix stridentes d'un millier d'industriels, deux ou trois étoiles èommencèrent à briller au-des-sus de la foule. Ce fut comme un signal. Au bout de dix minutes, cinquante mille lumières scintillèrent, descendant du palais de Venise à la place du Peupie, et remontant de la place du Peuple au palais de Venise. On eût dii la fête des feux follets. On ne peut se faire une idée de cet aspect si on ne l'a pas vu. Supposez toutes les étoiles se détachant du ciel et venant.se mêler sur la terre à une danse insensée. Le tout accompagné de cris comme jamais oreille humaine n'en a entendu sur le reste de la surface du globe. C'est en ce moment surtout qu'il n'y a plus de distinction sociale, Le facchino s'attache au prince, le prince au Transtévère, le Transtévère au bourgeois, chacun soufflant, éteignant, rallumant. Si le vieil Eole apparaissait en ce moment, il serait proclamé roi des moccoli, et Aquilon héritier présomptif de la couronne. Cette course folle et flamboyante dura deux heures à peu près; la rue du Cours était éclairée comme en plein jour, on distinguait les traits des spectateurs jusqu'au troisième et quatrième Stage. De cinq minutes en cinq minutes Albert tirait sa montre; enfin elle marqua sept heures.Les deux amis se trouvaient justement à la hauteur de la via dei Pontefici ; Albert sauta à bas de la calèche, son moccoletto à la main. Deux ou trois masques voulurent s'apero-cher de lui pour l'éteindre ou le lui arracher; mais, en habile boxeur, Albert les envoya les uns après les autres rouler à dix pas de lui en continuant,sa course vers l'église de San-Giacomo. (A l/i'rr,' ).

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