Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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15 February 1914
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s.n. 1914, 15 February. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Seen on 04 June 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/hd7np1xz82/
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JOURNAL DE GAND ABONNEMENTS : BSLOIQUB : 16 francs pu an; 7-60 francs pour six mois; 4 franc» pour trois mol1:. Poy • l'étranger, ie port m m. ^WBWMP " " " " ^» wctt- REDACTION & AURIINIb IKA1 8, RUE DE FLANDRE, 8, GAND TÉLÉPHONE 686 j ANNONCES s Voir le tarU »o bas de la dernière page du tournai. y Clergé belge et lejfodsrnismë Dans uii très remarquable article paru ici même voici quelques jours, notre collaborateur Ignotuâ rappelle cette opinion de je feu le i'. Tyrrell, coryphée anglais d,a modernisme, que celle « hérésie » n'a pas pu entamer le clergé belge à cause die l'épaisse ignorance où celui-ci serait plongé parrapport aux matières île science reli-gieuee.L'ouvrage de Tyrrell doit certainement se trouver quelque pari aux environs de ma table de travail. Mais je n'ai pu le découvrir sous le monceau de paperasses qui sijoiit accumulées depuis que je l'ai lu, et, uir conséquent, il m'a été impossible de confronter avec le résumé d'Ignotufi les termes mêmes dont le célèbre jésuite s est servi pour exprimer u.n tel jugement.Qu-els qU'fls soient, d'ailleurs, la sentence qu'ils formulent esl vraiment trop sommaire et peut-être vaut-il la peine d'en essayer la mise au point. Il me semble Litm l'avoir déjà tenté autrefois, dans une de mes causeries de quinzaine où je recherchais « pourquoi le clergé belge n'est pas moderniste ». C'est vieux de deux ou trois ans au moins et personne n'en a plus souvenance. Que si, d'ailleurs, il m'arrive de répéter do choses déjà dites, j'ai à cela deux excuses. La première, c'est l'axiome — um peu paradoxal dans la (orme mais si vrai au fond — que le meilleur journaliste esl celui qui refait toute sa vie le même article. La seconde, c'est qu'entre amis, dans la conversation, il fst bien permis de s'abandonner un peu : or, j'ai pris, depuis longtemps déjà, l'habitu le de considérer comme des amis tous mes lecteurs Je leur dirai donc aujourd'hui, snns plus de façons, puisque le sujet redevient d'actualité, oe qu'il faut penser (d'après moi) du modernisme et de ses rapports, possibles ou non, avec le clergé belge. D'abord, est-il bien sûr qw ce clergé ne soit pas du tout moderniste? La documentation même qui forme la solide armature de l'article d'îgnotus ne psrmel pas de répondre par une affirmation sans ré- "Te'modernisme, voyez-vous, est quelque chose de très complexe. Dans la fameuse encyclique qui le condamna — encyclique dont l'un, au moins, des auteurs était un Belge établi à Rome, dom Janssens, bé nédictin de Maredsous •- on le représentai! comme dérivant d'un système philosophique nettement établi et même comme répondant à nn complot Iramé par les ennemis de l'Eglise C'était grandiose de simplicité et impressionnant fit: puissance. Mais cela ne correspondait i n aucune manière à la réalité. Ce modernisme-là était [but simplement éclos dans l'imagination des rédacteurs pontificaux. lin ie pourfendant d'a-nathèmes, Pic \ se batta.il, comme Don Quichotte, dont il rappelle si bien la « tristf ligure », contre des moulins à vent; moin! îniore : contre des chimères. Et pourtant il existe, en vérité, un mo-iemi»m« : ou, plutôt, il en existe plusieurs. Ce mot, très vague en lui-même et si mal Witii qu'il peut s'appliquer à quantité de ans .«bigote an fait un état d'Ame : celui d'un homme imbu de culture moderne et mis, d'-.utrc part, en demeure d'aiihArer k des idées d'un autre âge. Que cette mise sti demeure.' comme c'est le cas chez les catholiques et surtout chez les prêtres, prenne figure d'une obligation de conscience: vous voyez tout fît* suite le tragique la situation. Les espriis très nets, les caractères vigoureux et déterminés rompent simplement en visière. Est-il besoin b dire que ceux-lù seuls, à mon sens, ont pleinement raison ? Mais les autres ? Il fout cependant tenir compte d'eux et ne pas les engloDer tous dans un môme a> sommaire mépris Les autres, ils se sont attelés à la tûche impossible — mais, étant (tanées leurs intention ;, très touchante «I très noble — de conrilier l'inconciliable. C'est de ce désir que le modernisme esl né: trouver aux dogmes une interprétation telle que la pensée scientifique puisse ne plus leur faire opposition; amener la hiérarchie à exe rcer son autorité de telle sorte que la démocratie n'ait plus ù s'élever wntre son intransigeance. Et du coup voici §££|es de modernisme.; le modernis me intellectuel, qui se cwitonne dans le domaine de la spéculation ; le modernisme pratique — ou, mieux, pragmatiste — qui se porte tout entier vers l'actiiun. De oe dernier, l'Italie parait Aire aujourd'hui le principal théâtre : il y a pris l<a forme d'une campagne menée presque à oiel ouvert contre le célibat obligatoire des prêtres. Mais bien auparavant, avant mA-me que 1e mot de modernisme fût en usa#e, la Belgique en avait connu, sous le nom die démocratie chrétienne, urne première — et combien ardente ! — manifestation dent le grand séminaire de Liège fut le turbulent foyer. Certes, ceux qui ont vu s'agiter, derrière l'abbé Pottier, vrai tribun en soutane, la foule des jeunes vicaires ou même des simples séminaristes ; ceux qui les ont vus, dis-je, prendre parti dans toutes les luttes sociales, non seulement en fondant et dirigeant des patronages, mais en menant dos grèves et en instituant des syndicats; ceux qui ont entendu ces voix d'Egl/ise déclamer contre le capital et faire écho aux revendications du socialisme, ceux-là ne peuvent pas dire que, pratiquement — yragmalistement, si l'on veut — le clergé belge n'a pas été moderniste. Il l'a été. Il ne l'est plus. \ l'époque dont je parle, c'est avec l'assentiment de l'évô-que, ou plutôt sous son impulsion très positive, que le mouvement se produisait. Souvent, il s'y mêla lui-même. Le mot d'ordre ne venait-il pas dj pape en personne? Léon XIII fut le premier des modernistes. Mais on sait comment, après avoir déchaîné contre les préjugés et les routines cet orage qu'il jugeait d'abord salut aire, le vieux pontife s'effraya des conséquences de son initiative et tout d'un coup fit, com-•me on l'a dit, machine en arrière. Il envoya en Belgique un nonce qui siège maintenant au nombre des cardinaux et qui, avant reçu la mission de tuer élégamment la démocratie chrétienne, s'en acquitta de la plus diplomatique façon. L'abbé Pottier fut exilé à Rome, où il achève de vivre silencieusement. étouffé sous une nrélature. L'évêque Doutreloux mourut d'avoir vu briser l'effort de sa vie et il eut pour successeur celui-là même qui, tout en étant son vicaire-général, s'était déclaré ouvertement son adversaire. Cependant on ne répudia oas tout de cette activité.~Les jeunes vicaires ne cessèrent point de s'occuper d'œuvres diverses. Ignotus le rappelait danstson article: ils étendent leur zèle jusqu'à des syndicats d'élevage, de basse-cour Mais ce nVst plus du tout du modernisme, car il s'agit de tout autre chose qui <1j concilier la société actuelle avec l'Eglise 11 s'agit, pour l'Eglise, de se servir de ses prêtres et de leur influence afin d'asseoir de plus on plus lourdement sur le pays la domination cléricale. Voilà pour ce qui concerne la forme de modernisme que nous avons appelée prag-matiste ; le modernisme d'action. Mais le modernisme d'idées, le modernisme intellectuel ? C'est celui-là surtout dont Tyrrell déniait la capacité au clergé belge à cause de sa profonde ignorance. •> Je crois, en effet, que Ce modernisme, encore très vivant malgré les anathèmes en Allemagne, en Italie et môme en France, ne se rencontre que peu ou point en Belgique. Mais il serait parfaitement injuste d'attribuer ce fait à une « ignorance épaisse ». N'oublions pas que l'Université catholique de Louvain distribue l'enseignement théologique à l'élite du jeune clergé et que c'est parmi cette élite que se recrutent les professeurs des séminaires, dont quelques-uns môme sont allés faire leurs études à Rome. Vraiment, si de ces foyers ils n'avaient rapporté que ténèbres,* il faudrait les déclarer dénués de toute intelligence. Et,bien entendu, cela n'est pas. Les méthodes, il est vrai, qui président à l'élude des sciences religieuses en Belgique, depuis l'Université jusqu'aux séminaires, prêtent à beaucoup de critiques, l^a principale est sans doute que l'on y pratique trop le culte du manuel. les leçons •du professeur se traînent ordinaire ment sur le texte d'un livre, et d'un livre qui souvent adopte la forme d'un catéchisme, par demandes et par réponses. Impossible, dans ces conditions, de donner quelque ampleur aux idées, de soulever l'esprit de l'étudiant et de lui faire apercevoir, pardessus les détails, le spectacle révélateur et excitateur des grands horizons jntellec tuels. ^ • Mais le résultat n'est pas le moins du monde l'iitnorance proprement dite de la TELlPHi religion. Interrogez un prêtre belge sur tel ou tel article de la théologie pratique, sur les cérémonies, sur les points usuels du droit canon, vous obtiendrez les réponses les plus précises, les plus justes. Il sait ; seulement, il ne voit pas plus loin. Ce qui lui manque, ce n'est pas la science religieuse, te sont plutôt les connaissances profanes ou purement intellectuelles. Il n'a sur l'histoire, sur la philosophie contemporaine, que des lueurs vagues... quand il en a. Que voulez-vous? tout cela n'était pas dans son manuel, et, sorti d'études, il ne lit plus que son journal et son bréviaire. Or, le modernisme naît dans les ■ spr.ls d'une comparaison, d'une confrontation entre deux ordres de connaissances. L'un do ces deux ordres manquant, l'éclosion du modernisme est impossib'e, puisque la comparaison ne peut plus se faire. A moins que les germes laissés peut-être çà et là par l'éphémère démocratie chrétienne ne soient pas tout à fait morts. Justement, l'un de« premiers effets de ce mouvement avait é'é l'éveil de jeunes intelligences : puisqu'on voulait agir sur le monde profane, aller à lui et le prendre par la main, il fallait apprendre à le connaître, et, pour cela, relever le nez d'entre les pages du manuel. Plusieurs l'ont bit alors qui pourraient bien aujourd'hui, dans leur silence prudent, être devenus tout de même des modernistes, mais des modemistes muets. A BEL SALLE ECHOS L'emprunt belge à Londres et la tenue du change. On a diit que l'emprunt de 300 millions avait été conclu à Londres al'iin de consolider sur cette place les nombreux Bons du Trésor arrivait prochainement à échéance et de rétabir à un niveau normal le change de Bruxelles sur Londres et, par répercussion, ' le change sur Paris. L'Action Economique rie croit pas que le change puisse gagner quoi que ce soit à cette opération. Si les 300 millions fournis par les banques anglaises servent à rembourser les bons du Trésor naguère achetés par Londres, il n'y aura absolument rien de changé. La Belgique continuera à payer à Londres les intérêts et la somme empruntée au détriment dm change. Si même 100 ou 150 militions doivent rentrer en Belgique — le remboursement pouvant n'être que de 200 ou 150 millions — l'amélioration ne sera qu'artificielle, toute provisoire. Puisque, chaque année, la Belgique aura à payer en intérêts une somme plus forte, la tenue du change ne pourra pas ne pas se ressentir défavorablement de cette augmentation de sortie annuelle. w%% — Etes-vous content de votre chauffeur ? — Je crois bien ! il a renversé six voitures d'enfant depuis que je l'ai, sans réveiller un seul gosse 1 PHILOGUET A PARIS LES ELECTIONS ACADEMIQUES. — MANIFESTATIONS DE DROITE. — LE PREMIER ISRAELITE ACADEMICIEN Je vous avais indiqué récemment les combats qui se livraient autour de trois fauteuils académiques. Ces combats furent acharnés. Ils ont abouti à trois élections fort importantes et tout à fait significatives.D'abord, M Léon Bourgeois a été battu par M. Alfred Capus. Il ne s'agit nullement de discuter ici les mérites d'Alfred Capus qui pouvait et qui devait être acadé-misien. Ma s on était d'accord pour dire jusqu'à ces derniers temps que M. Léon Bourgeois était une personnalité trop considérable pour qu'on l'exposât à un échec. C'est ce qui fut fait, cependant. M. Léon Bourgeois est la victime de ses opinions politiques. M. Léon Bourgeois est un homme politique radical. L'Académie ne le lui a pas pardonné. Elle a voulu ignorer ses qualités éminentes, les services rendus ai pays. Elle s'est souvenue seulement des opinions radicales de M. Léon Bourgeois et cela l'a écarté. Aussi l'Académie Française s'est manifestée une fois JNE 665 j de pius ce queue est très réellement : une assemblée politique de droite... On a pu s'abuser sur son intransigeance durant ces dernière3 années. L'Académie a appelé à elle plusieurs parlementaires républicains. Mais elle entendait, protéger de cette façon son existence de riche congrégation laïque. Maintenant, elle revient à ses principes, elle revient à elle-même. Elle repojsse donc M. Léon Bourgeois et elle élit M. Pierre de la Gorce. M. de la Jjorce est un historien consciencieux, mais d'inspiratlo . tout à fait catholique. Il ne cache pas son jeu. Et lorsqu'il étudie Y Histoire religieuse de la Révolution française. il atteste sans hypocrisie ses convictions, toutes ses convictions. Mais son élection est moins caractéristique par elle-même que par l'échec de M. Camille Jullian, son concurrent. Si M. de la Gorce appartient à la droite, M. Camille Julian appartient à la gauche. Voilà un bien grand crime. M. Camille Jullian ayant étudié l'Histoire de la Gaule, n'a pas eu l'occasion de prendre parti comme historien entre les conservateurs et les radicaux. Non, et chacun, ici et là, reconnaît, que son œuvre historique est de premier ordre. Mais M. Camille Jullian est un universitaire. Comme universitaire, il est forcément marqué du signe que les académiciens ne se plaisent pas à voir, et c'est pourquoi on lui préféra M. de la Gorce, dont l'Académie des sciences morales et politiques avait peut-être récompensé suffisamment les travaux... Voilà donc deux élections de droite nettement de droite, deux élections politiques nettement politiques. Quant à la troisième, la situation est un peu plus compliquée. M. Bergson, qui fut élu, est un génie philosophique. Ein outre, il est à la mode. Son concurrent, M. de Pornairols, n'existe pas : les deux ou trois ivres, prose ou vers, qu'il a écrits sont l'insignifiance même. Il est indiscutable que M. Bergson l'écrasait entièrement ce sa supériorité. L'élection de M. de Pornairols contre M. Bergson eût suscité un grand éclat de rire. En outre, la philosophie de M. Bergson est interprétée par les partis conservateurs comme riche de conséquences essentiellement favorables à la (( bonne cause ». L'élection de M. Bergson était donc, elle aussi, une élection de droite. Mais M. Bergson est israélite — et c'était jusqu'à maintenant une faute irrémissible au. point de vue académique. Ludovic Ha-îévv avait bien forcé les portes du Palais Mazarin, mais il n'était israélite qu'à demi. son pere, prévoyant, avait pris soin de se convertir au protestantisme. M. Bergson est israélite sans doute et sans atténuation possible. Il est réellement le premier israélite élu académicien, \Avec lui, par lui, les israéliles opèrent leur suprême conquête civique... Situation paradoxale. L'Acndémie, au moment où, repoussant M. Bourgeois et M. Jullian, elle se montre le plus sectaire, accueillant M. Bergson se montre le plus libérale... Il faut en conclure que le monde, même le monde académique, n'est jamais complètement méchant, J. ERNEST-CHARLES. LA CHAMBRE Fin de la séance de vendredi M. LEVIE continue: Les Sociétés a*;<.-ees qui vont, surgir dan^ tous les coins du pays donnent ample satisfaction aux besoins. Et il n'est pas superflu de faire remarquer, dit l'orateur, une \1. Den.s, membre de la Commission qui élabora le projet, applaudit des deux mains aux résu.tats qu'il devait entraîner. Comment parler de procès-verbal de carence, alors que toute une classe de gens <i :i ne trouvent pas à se loger dans de bonnes conditions aujourd'hui, trouveront demain un logis convenable I M. VANOERVELDE. Je ne demande pas m eux que d'être démenti par les résultats. M. LEVIE. I.rhonorable membre a péché par pessimisme, car il ne s'agit pas seulement [ ■ • '• ' la Société nationale d'intervenir en faveur ceux qui veulent construire une habitation, mais aussi des Sociétés qui se chargeront d'ériger des maisons pour les ouvriers. Si nous voulons faire grand, il faut absolument voter ie projet qui nous est soumis, ou renoncer à assurer la création d'un nombre suffisant d'habitations à bon marché. (Très bien 1 A droite.) Jusqu'à ce jour, c'est l'épargne publique qui s'est consacrée aux habitations ouvrières. N'est-il pas temps que In eolleetivl'é s'en préoccupe ? (Très bien I sur Diusieurs l>ancs.J Le min stre ecar;e en quelques mots les amendements de M. Tibôaut, rapporteur du projet, en fa saut ressortir que l'honorable membre s'est mépris! Le projet vise, d:t-i!, tes habitations à bon marché et non les petites exploitations agricoles. (Rires.) En terminant., le ministre, réfutant les amendements de M. 'Devèze, émet l'avis qu'il faut avoir égard non à la somme, non au prix do la propriété, mais a la qualité de l'intéressé. C'est la ««situât on des ouvriers, personnes peu aisées», dit la loi, qui seule doit guider dans l'application. Un arrêté royal, éventuellement, précisera. Est-ce que la plupart des lois ne renvoient pas à un arrêté royal pour leur application ? Le ministre émet le vœu de voir la Chambre voter un projet qui constitue un loyal ci-fort pour l'amélioration de la situation de ta classe ouvrière,""tAppl. sur plusieurs bancs.) M. TIBBAUT. rapporteur du projet, combat ce-lui-ci a nouveau. J'ai lutté loyalement pour mes idées, dit-il, mais je n'ai pas réussi à convaincre le gouvernement. Je dépose donc les armes.Je convie tous mes amis à vouloir lui donner leur appui. M. DEVEZE insiste pour que le ministre accepte d'envisager avec beaucoup de largeur de vues le cas des employés L'orateur insiste longuement en faveur de ses amendements. Ce que nous voulons essentiellement, dit-il. c'est empêcher le gouvernement de faire œuvre politique. Nous voulons empêcher que nos œuvres soient exclues au seul profit des vôtres. Faites œuvre sociale, et non œuvre politique. La mesure que nous préconisons constitue une garantie pour tous; pour vos œuvres demain. s'il y avait un ministère de gauche; comme pour les nôtres aujourd'hui, en présence du gouvernement catholique. (Très bien à gauche.)LA LOI SCOLAIRE M. LEMOISNIER (motion d'ordre) voudrait savoir si le gouvernement compte déposer de nouveaux amendements h la loi scolaire. Dans l'affirmative, il serait désirable que la Chambre en fût saisie. M. I'OUlLET. Il y a des retouches •> plusieurs amendements, mais nul amendement n'apporte une modification importante au texte. M. LEMONNIER. Il n'y aura pas d'amendement en ce qui concerne la grave question des langues, alors? M, POULLET. Le président, au moment, du voté, a déclaré qu'i'l pourrarit y avoir matière à amendement. M. BRUNET. C'est une question très importante. Quand serons-nous saisis des amendements?M. POULLET. Vous les aurez mardi prochain.M. LEMONNIER. Nous aurons à peine le temps de les examiner. LES HABITATIONS A BON MARCHE (suite) M. An t. DELPORTE se prononce en faveur de la régie directe. Il dépose un amendement tendant à dire que l'Etat pourra accorder des subsides aux administrations communales, hospices, bureaux de bienfaisance, en vue de la création d'habitations à hon marché. Après des observations de M PERSOONS, J discussion générale est close. La séance est levée à 6 heures. Pig eons Voyageurs A maintes reprises, à la Chambre et dans la presse, nos amis ont signalé qu'un grand nombre de congréganistes changent de domicile tous les deux ans et exercent ainsi le droit de vote à chaque élection législative dans des arrondissements distincts.Voici, à ce sujet, quelaues faits relevés sur la liste électorale de Tronchiennes (arrondissement de Gand) : Acart, Auguste, religieux. 3 voix, venant de Louvain, le 20 juin 1912. Beernaert, Théo, religieux, 3 voix, venant de Louvain, le 2G juin 1912. Charles, Pierre, religieux, 3 voix, venant de Louvain, le 30 juin 1912. Dassonvillj. René, religieux, 3 voix, venant d'Anvers, le 30 juin 1912. Dechamps, Alphonse, religieux, 3 voix, venant de Louvain, le 24 juin 1912. de Ghellinck d'Elseghem, 3 voix, venant de Louvain. le 24 juin 1912. De jardin, Léon, religieux, 3 voix, venant de Louvain, le 30 juin 1912. Demain, René, religieux, 3 voix, venant de Louvain, le 24 juin 1912. De Moreau, Edouard, religieux, 3 voix, venant de Louvain, le 24 juin 1912. Fabry. Je les, religieux, 3 voix, venant de Louvain. le 30 juin 1912. Goetstauwers, Jules, religieux 3 voix, venant de Louvain, le 24 juin 1912. Hardeman, René, religieux, 3 voix, venant d'Anvers. le 30 juin. 1912. Hébrant, L., religieux, 3 voix, venant de Louvain. le 24 juin 1912. Houyet, Paul, religieux, 3 voix, venant de Louvain, le 30 juin 1912. Jacobs, Jean, prêtre, 3 voix, venant de Bruxelles, le 28 juin, 1912. Lallemmd, Paul, religieux, 3 voix, venant de Louvain, le 30 juin 1912. Martial, Jns., religieux, 3 voix, venant de Louvair le 30 juin 1912. Opdebeck, Jean, religieux, 3 voix, venant de Namur, le 29 juin 1912. Ronchon, Léon, religieux, 3 voix, venant de Louvairi, le 24 juin, 1912. Sadin, Fernand, religieux, 3 voix, venant de Louvain. le 30 juin 1912 Schuermans, Denis, religieux, 3 voix, venant de Louvain, le 24 juin 1912. Vermeulen, Séraphin, religieux, 3 voix, venant de Louvain, le 21 juin 1912. Verreux, Ernest, religieux, 3 voix, venant de Louvain. le 30 juin 1912. Il y a donc 23 électeurs h. 3 voix qui émettent ensemble 69 votes et qui ont quitté Louvain, Anvers, Bruxelles ou Namur — o.i il n'v a pas d'élections législatives en 1914 - pour prendre leur domicile, à la veille de la date extrême (avant le 1er juillet), dnns une commune où il y a élection' en 1914. Et cependant l'art. 51 de la Constitution dispost que le mandat des membres de la Chambre des représentants dure quatre ans, alors que tant de congréganistes exercent le droit de vote tous les deux ans ! Autour du Parlement LA QUESTION DES LANGUES UN AMENDEMENT INTERESSANT A l'issue de la séance de vendredi, le bureau de la Chambre a reçu l'amendement suivant : « Dans tout'es les écoles communales, adoptées ou adaptables, la langue maternelle est la langue véhieutaire aux divers degrés de l'enseignement primaire : Lorsqu'il sera constaté par l'instituteur, le directeur ou l'inspecteur que l'école compte au moins *25 enfants de 6 ù 11 ans. capables de suivre les mêmes leçons et dont la tangue maternelle est différente de celle qui est généralement en u.—ge dans l'établissement, la direction sera tenue, sous peine de retr- t des subsides. de créer une classe où l'enseignement sera donné dans la tangu ; comprise par ces enfants. En ras de désaccord sur la langue m ai femelle de l'élève,l'inspection — .a direction,l'instituteur et te père entendus — désignera la section dont l'enfant sera admis à suivre ' .s cours, quelle que soit l'école que b père de famille pourrait choisir ultérieurement pendant la même année scolaire. L'inspection est chargée d > veiller à la stricte application du présent article et en fera chaque année rapport au ministre. Ce document sera distribué aux me.ubres de la législation en même temps que le rapport sua* ie budget des sciences et des ans. » Cet amendement porte les signatures de MM. Camille Huysmans. Buyl, Vandervelde, Anse-e-le, Persoons et Royer. LA LANGUE ALLEMANDE EN BELGIQUE D'autre part, MM. Huysmans. Demblou et Buyl ont déposé l'amendement suivant : ««Dans les arrondissements de Verviers et d'Arlon, l'allemand sera la langue véhiculaite de l'enseignement pour les élèves d'expression allemande. » ^ LES PENSIONS DES FONCTIONNAIRES L'ûge de la mise à la retraite des fonctionnaires des diivers départements ministériels est de 65 et 68 ans. On a prétendu que M. Levie. ministre des finances, comptait unifier ce régime et proposer la mise a la retraita d'office à l'âge de 60 ans avec, comme pension, les quatre cinquièmes du maximum du traitement. Le ministre des finances dément formellement oette nouvelle. L'application de pareille mesure coûterait, paraît-il, au Trésor, plusieurs millions.à fLtranger PETITE CHRONIQUE D'ALLEMAGNE LE MONOPOLE DU PETROLE EN ALLEMAGNE - L'ASSASSIN WAGNER. QUI TUA QUATORZE PERSONNES, EST FOU. - LES AGRARIENS ET LA PENURIE DE MAIN-D'ŒUVRE.Lorsque l'année dernière le gouvernement de l'empire soumit au Reichstag un projet de loi au sujet d'un monopole du petrole, il s'est élevé de divers côtés des doutes concernant la lisibilité d'une entente avec la Standard Oil Company. En outre, on craignait des représailles économiques des Etats-Unis et finalement on doutait que le projet fût pratiquable. Entre-temps, lo projet de loi fut discuté en Commission, mais les difficultés à surmonter ne furent pas écartées. Au département des finances de i'empira ■ ai*, es <ie modernisme j. ie modérais- I ——■ I faflleton du Journal de Oand 4 MUTE PÈGRE • PAR Paul MA.HAL.lJSr IVN NOTAIRE AU BAGNE PREMIERE PARTIE I LE NUMÉRO 2647 I mjT,9°m™ei^ reprit Nathan, cette iiberté ■ [j *on t'offre, cette puissance enviée, ce I aui »? tirer vengeance d'une société I hftnn méc0Qnu, qui t'a lésé dans ton I €ur> qui t'a rejeté de son sein... I neùr ^ les ^P011*8® nom de cet hon- ■ cfinii » inn°cenc8 que vous venez de ■ MnoS, le sentiment ne pourrait I nto- jCoriso^ef ma Presse, si j'ac- ■ fi..e c°nimander à la sinistre armée I ^"soufferf110110^ ^ Pun*r ceux par qui tu I Je serais aussi coupable qu'eux, si je I Que ^®rva^s' P°ur les atteindre, du pouvoir ■ • vous voulez mettre entre mes mains... I iw >ru k prives volontairement de revoir, |a«mbrasser ta fille!... M: fiilfci Oserais-je jamais incliner sous ses lèvres un front souillé par La con ronne que vous prétendez m'imposer?... On grvgna. L'auditoire était mécontent Il y avait sur tous les visages de lia colèr< et de La menace. En ce moment, le sergent Robiillard repa rut : — Mes jolie: amis, annonça-t-id, le loua va commencer à poindre ; la mer s'est ur brin embellie ; pour sûr, on a expédié des embarcations ù nos trousses, — et Si vom n'avez pas l'intention qu'il m'arrive uin tas de misères... i Laterrade dit, de son côté : — Si ceJud-ci fait le dégoûté, nommons-er i tout de suite un autre. Lecorna, Poilde vache et LanckpaCp avaient entouré Maxime Gérard. Le pie mier Lui serrait le poignet ; le second lu mettait le poing sous Le nez; le troisième • lui grondait à l'oreiliLe : — Si tu t'avisais de nous trahir... — Je ne suis pas un dénonciateur, ré par tit le notaire tranquillement. i Ses sourcils s'étaient froncés. II se re- • mua un petit peu. Le détrousseur de diligences fut obHg' de lâcher prise. Le chef de la bande des Escarpes s'en alla rouler ô trois pas. Quant au flamand, un maître coup de coude l'écart a. Notre homme n'avait pourtant boujg<é que son bras gau- jehe. Il demanda ensuite avec la même pla-' cid i té : : — Fst-ce qu'on ne va pas rembarquer? Nathan, -qui s'était concerté avec le doo- • teu.r, interpella ses compagnons : N — Mes enfants, nous avons promis au papa Robillard de rétingérer, s&ns barguigner, notre domicile Légal ; l'aube se lève : il faut tenir notre parole. L'élection du successeur de Ferragus est remise à trois jours. Nous y procéderons, à l'heure du repos, dans ce" coin de la Gorderie. derrière ces piles de câbles et ces ballots de chanvre A l'aori desquels nous nous sommes déjà réunis tant de fois. Puis, s'adressant à Gérard, qui se disposait a sortir de la grotte avec le garde-cluiourmc, pour remettre la barque à flot : : — Compère, profite de ces trois jours pour réfléchir et pour te décider.. N'oublie pas, en outre, que si tu abusais de ce que tu as appris cette nuit, tu serais certain de ton affaire. Malgré ta force et ton courage, les Fanandels ne te manqueraient pas. Le Lendemain, on Lisait dans Y Armoricain, journal de Brest : « Un fait jusqu'alors sans précédent vient de se prdouire dans notre port. » Avant-hier, ujie chaloupe de l'Etat avait transporté à Quélern des matériaux desti-tinés à La batterie en construction. » Ces matériaux avalent été déchargés à terre par une équipe de dix forçats, sous la surveillance d>u sergent des chiourmes Ségoffin Robillard. » Le travail terminé, l'embarcation reprit La route de l'Arsenal. Mais la tempête qui bouleversait la rade la ieta brusquement sur la côte de Grozon, qu elle ne put quitter de la nuit. » On la croyait perdue avec son équipage,, quand on la vit revenir le matin, sans avarie et sans qu'un seul des dix condamnés; qui La montaient eût profité de la circonstance pour se livrer à une tentative de fuite' ou de rébellion. »Gette conduite est d'autant plus remarquable que personne n'ignore, dans not.ro» Viilile, la véritable fièvre chaude d'évasion dont est tourmentée la population du bagne.»Le sergent Robillard a été vivement félicité par ses cihefs de l'énergie qu'il a déployée pour maintenir ses hommes dans le-devoir.»Une gratification de cent francs a été ac<?ordée par M. le commissaire des chiour-mes à ce brave et loyal serviteur, qui est, du re^te, chargé de famille et qui compte de- (Très bien I sur plusieurs i»ancs.J nombreuses années de services honorables, tant à Toulon que dans notre port. »Quant aux forçais qui ont fait preuve de tant de discipline et de soumission, l'autorité s'est empresée de les recommander à la clémence de qui de droit. » III CRIME SENSATION N EL Retournons dix ans en arrière : ce jour-lèt, — une gaie matinée de juillet 1810, — M. Le Provosl de Beauté, substitut du procureur du roi, ainsi que l'on disait alors, près du Tribunal de Remireniont, était en train >de déjeuner. Humilierai-je les connaissances géographiques et statistiques de mes lecteurs, en leur apprenant que Rem ire mont est un ■chef-Lieu d'arrondissement du département des Vosges, qui compte trois ou quatre mille reux, environ, — cH autant de jolies filles que de maisons, - si j'en crois un dicton du cru, plus élogieux pour la plastique que pour la vertu de nos Lorraines ? Au demeurant, une ville acoorte, souriante et proprette, avec ses large:; voies où la lumière et l'air circulent ainsi qu'à travers nos boulevards parisiens ; ï..>u ruisseaux qui courent et chantent dans le granit de ses trottoirs comme sur les cailloux d'une route ou sous la ramure d'i:n bois, et ses fontaines dont les eaux jaii issantes font, de l'aube à la vesprée, le babi. de ses rue6 et la (oiilette de ses pavés. M. Le Piovost de Beaugé avaiî la mine d'un brave homme, dans toute La foroe du terme, autant que ce mot peut s'; :>pLlquer ù un membre du Parquet dont in mission n'est réellement pas d'être débonnaire. Son o:il était sagace sous un front demi-chauve qui manquait peut-être un peu de développement. Le point de jonction de ses arcados sour-' ,-ciiières formait saillie, accusant cette mé- I IMWI IlOtC—J———M—— •moire des objets extérieurs qui est si nécessaire aux gardiens de la sûreté publique. Tout de noir habillé, du reste, et cravaté de blanc, sous sa calotte de velours grenat, comme il convient à un digne magistrat cjui se prépare à se rendre à l'audience et à expédier pour midi sa douzaine de vagabonds, de voleurs vulgaires et d'autres menus délinquants. Remiremont ne possède, en effet, qu'une chambre correctionnelle. Les coquins de quelque importance sont dépêchés à Epinal, où la cour d'assises s'en charge. « — Qu'y a-t-il, Madeleine ? demanda le substitut à la servante qui pénétrait dans la petite salle a manger où il était assis devant une tasse de chocolat entourée do tous ses accessoires. — Monsieur, c'est Me Maxime Gérard, le notaire, qui désirerait vous parler... — Très bien. Introduisez-le dans mon cabinet. Je suis à lui dans un instant. Le temps d'achever cette tartine. — Inutile de vous déranger, monsieur le substitut : vous serez tout aussi bien ici pour entendre ce que j'ai à vous dire. Celui qui avait prononcé ces paroles apparaissait. en ce moment, derrière la domestique, sur le seuil de la porte. C'était un grand et solide gaillard, dont les traits, vigoureusement modelés, contrastaient par leurs tons de bronze avec les cheveux blonds et. les favoris presque incolores qui tes encadraient ; ces favoris, taillés à l'anglaise, ressortaient en clair sur la joue brunie, tandis que les boucles courtes et touffues de la titus avaient d'opulents reflets d'or. M. Le Prévost ce Beaugé se leva à son aspect : — Eh ! c'est M® Gérard ! fit-il. Pardonnez moi de vous recevoir ainsi attablé et vaquant à mes réfections matinales. Mais l'audience ouvre à dix heures ; il est neut heures et demie, et parler à jeun, c'est la mort de l'estomac et de l'éloquence... Au département des finances de i'empii#_4ia-ac- Il frappa sur une serviette de maroqui;» dont le ventre se ballonnait de paperasse.-, entre le 'compotier aux rondelles de bcu'rr*. d'un jaune tendre et l'assiette aux tra'n ches de pain grillé. ■' — Les scélérats donnent dans des proportions !... Obligé d'étudier mes dossier entre deux bouchées !... Madame Le Pre vost est furieuse ; parbleu ! vous comprenez, je me couche après minuit et je suis debout au chant du coq... Le visiteur se laissa choir, plutôt qu'il ne s'assit, sur le siège que le substitut lui indiqûait. Il tenait son chapeau à la main * il n'y avait aucun désordre dans ses vêtements ; sa redingote était boutonnée avec soin. Il était très pûle et il tremblait légèrement. Le substitut l'examina et reprit avec intérêt : — Ah ça 1 qu'avez-vous, cher voisin ?... Vous paraissez souffrir... Voyons, voua serait-il arrivé juelque accident, quelque malheur ?... — En effet, je souffre beaucoup. Le magistrat dressa la tête a l'accent de cetle réponse. 11 y eut sur son visage une minute d'hésitation. La voix avait si poignante et l'homme qui était là semblait si calme, qu'il se demanda in pello si c'était bien ce dernier oui avait parlé i L'autre poursuivit brus a :ement : — Hàlons-nous : j'ai besoin de vous... — Une plainte à formuler, sans doute... Vous aurez été la victime d'un délit tombant sous l'application de la loi... Un abus de confiance, une soustraction, un vol peut-être... — Un vol, oui. J'ai été la victime d'un vol. Mais ce n'est pas de cela qu'il s'agit... Puis, d'un ton qui était une prière et un ordre : — Monsieur le substitut, il faut me faire arrêter. M. Le Prévost bondit: (A suivre) jtfmanche 15 février 191/| 5 centimes le numéro 58me année — 1\0 46

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This item is a publication of the title Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire belonging to the category Liberale pers, published in Gand from 1856 to 1923.

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