Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

686 0
close

Why do you want to report this item?

Remarks

Send
s.n. 1914, 10 April. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Seen on 15 May 2021, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/cc0tq5sr3n/
Show text

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

JOURNAL DE G AND ABONNEMENTS : I RÉDACTION & ADMINISTRATION : I ANNONCES. BELGIQUE : 15 francs par an ; 7-50 francs pour tix moi» ; 4 francs pour trois mois g( RUE DE FLANDRE 3. GAND Pour l étranger, le port en sut TÉLÉPHONE 665 [ ^°'r '« tarif an bas d« la dernière page du journal. ^^T——^————■*——■— Bitlis et Koritza Ci e Voici le printemps qui faiit fondre les nei- si jjes des montagnes, verdir les près, épa- g jouir les fleurs et... armer les luaûls dans les Balkans. ' * t, Déjà, on e'entretue en Bpire et toute J'AI- p baiiie se prépare à marcher avec son nou- d veau roi allemand pour ne pas se laisser enlever par les intrigues grecques les fron- s< tières qui lui ont été octroyées par les 1e puissances. & Mais c'est à lous les territoires qui ont été appelés à jouir des bienfaits de la bar- d tari* turque que s'étend l'état dincerlitu- p de, d'oppression, de révolte latente et de b loories périodiques. ti Et, fatalement, ce qui a été l'état normal n Balkans devient celui de l'Asie Mineure : s< les mêmes causes produisent les mêmes g, effets. ce Au lieu d'exiger des réformes pour la la Turquie d'Asie, comme pour oe qui fut la ni Turquie d'Europe, les grandes puissances oi m songent qu'à satisfaire leurs appétits, à ai obtenir des concessions pour leurs finan- de ciers et à préparer le partage par des dé- g; terminerions de sphères d'influence qui de- p- rendront de-s conquêtes. B Elles se sont h peu prés mises d'accord ; la Russie aura le meilleur morceau : l'Ar gi ménie ; la France, le plus mauvais : la Sv- Pi rie; l'Angleterre, le plus grand : l'Arabie di | et la basse Mésopotamie ; l'Italie aura les lies qu'elle occupe déjà et Adailia et si on doit y ajouter Smyrnc, l'Allemagne se con- m tentera provisoirement de tout oe qui tou- che à son chemin de fer de Bagdad et on ie n'a rien prévu pour l'Autriche, qui n'a peut- o être pas renoncé à Salonique. rc Il v a dans ces arrangements de quoi four- ( I rnr'le prétexte à nnn belle guerre générale bî le jour où l'on procédera au -partage. le En attendant, c'est la Rossie qui est dit chargée de protéger les Arméniens. Elle ta opprime ceux qu.i habitent son territoire, ac mai6 peu importe. pli La Turquie, pour éviter le contrôle actif qu de toutes les puissances sur î'exécutknn des eu réformes toujours promises et jamais réa- sa lisées, a bêtement consenti à faire cette si concession 4 la Russie qui en profitera pour eli avaler toute l'Asie Mineure. le Déjà, elle est à l'ouvrage. so Les troubles qui viennent d'éclater à Bit- 1 lis, et que la Porte dit avoir déjà énergi- <j?: moment réprimés, son vraisemblablement , j 1 œuvre de la Russie. En effet, si elle prétend au protectorat aj? des Arméniens, elle entretient des agents s<!< dans les tribus kurdes, qui ont pour prin- fi" cipale industrie de massacrer et de voler les Arméniens. no Plus les Kurdes se livreront à ce sport "n iavori, plus les Arméniens auront besoin de la protection de la Russie et plus elle aura de prétextes d'intervenir. ■ Aussi les agents provocateurs russes aa! sont-ils probablement les auteurs vérita- bles de 1 attaque des Kurdes contre Bitlis, a", dont le prétexte a été que la Porte avait ciu vendu le pays à la Russie. Ces manœuvres des agents russes pour exciter les Kurdes à massacrer les Arméniens, m'avaient été signalées à Paris il y a deux mois par un Anglais, qui reve-I nait d'Arménie. On ne voulait pas le croire, tant cela paraissait énorme. On avait tort. Les chefs Kurdes qui ont essayé de s'em- un. parer de Bitlis et d'y massacrer les Armé- lin niens, se sont, après l'échec de leur tenta- blh tive, réfugiés au consulat de Russie I pri Les consulats de Russie sont, en Orient, mi le refuge habituel des assassins et des bri- I gands ; et c'est là aussi que se préparent noi tous les crimes politiques. d'o On en sait quelque éhose en Bulgarie, cxt en Serbie, en Roumanie même. 6,6 Les bombes qui ont été jetées dernière- l'n I ment cont-ie t'évêque de Debreczin, en ' I Hongrie, et qui ont tué six personnes, 1101 avaient été préparées par des agents pro- I1" locateurs russes, dont l'un vient d'être ar- tlér rae il Montmartre. son I "y a pas des barons russes qu'à mo I-iege... 1 L , 1^ Russie a également sa large ,<art des n l-v troubles d'iipire rioi I j e^.e (IU' a empêché les puissances vi'c a intervenir contre la Grèce pour exiger Ge I !;"'rgl?"e.nu-,nl l'exécution des engagements î"Lf i pus et 1 évacuation des territoires attribués a 1 Albi nie.. • _ -, PoilillM/.., J.. T- . I J r. I n jm S Les autorités grecques sont parti»*, mai» en laissant derrière elles des k bataillons sacrés n formés de volontaires grecs et même crétois, beaucoup plus que d'Epirotes, un ancien ministre grec, M. Zographos, comme chef du gouvernement provisoire, et des armes, des munitions, des mitrailleuses qui ne peuvent être fournies aux insurgés que par les Grecs. Si 1rs Bulgares en avait fait le quart en Macédoine, où les Bulgares sont opprimés par la Grèce et la Serbie, on les traiterait d'ennemis publics de la paix européenne. Mais les Grecs savent qu'ils peuvent tout se permettre : la presse et la diplomatie de la France et de la Russie sont entièrement à leur service et ils en usent largement. De plus, Guillaume II est le beau-frère du loi Constantin, à qui les Grecs donnent publiquement le titre de "massacreur de bulgares », et l'on se souvient des félicitations enthousiastes que l'empereur allemand a adressées-au fuyard de Larina sur ses victoires imaginaires contre les Bulgares, qui étaient occupés à se défendre contre les Serbes et les Roumains et ont laissé les Grecs avancer sans résistance, mais non sans pillage et massaores qu'ils ont su attribuer aux vaincus en montrant aux correspondants naïfs ou complaisants des journaux français des cadavres de Bulgares massacrés par eux et qu'ils faisaient passer pour des Grecs massacrés par les Bulgares. On a même célébré la mort d'un évêque grec qui s'est trouvé parfaitement vivant et aux funérailles duquel on avait cependant. fait assister des journalistes français. Aujourd'hui, cela recommence en Epire. Les officers hollandais chargés de commander les Albanais et qud sont des gens sérieux et impartiaux signalent à la fois le bluff, tes mensonges et les cruautés des Grecs qui se sont grimés en insurgés épi-rotes.Car s'il est juste d'accorder aux Grecs d'Albanie les droits et garanties que les Grecs et les Serbes refusent aux Bulgares de Macédoine, il faut cependant savoir d'abord si la partie de l'Epire annexée à l'Albanie et actuellement insurgée, est vraiment peuplée on majorité de Grecs. Après une enquête approfondie, les commissaires spéciaux, chargés de ce travail par les puissances, y compris la France et la Russie, si partiales en faveur de la Grèce, ont conclu que c'étaient des Albanais, qui parlent le grec, comme ils parlent le truc, mais ne sont pas des Hellènes. Ceci, au point de vue de la justice qui commanderait d'ailleurs aux puissances d intervenir pour reviser la paix de Bucarest et assurer à toutes les populations ussujétjes des garanties d'autonomie et de sécurité qu il est désirable de voir donner aux Grecs qui peuvent être rattachés à 1.Albanie, mais aussi aux Albanais,qui, au nombre d un demi-million peut-être, sont annexés à la Serbie et à la Grèce, et aux Liulgares et aux Turcs, qui ont subi le mê-me sort. Sinon, il n'y a pas de paix à espérer dans les l. 'lkans et l'on continuera à s'v entretuei chaque année, jusqu'à ce qu'on a", compris que la paix n'est possible qu avec la justice. q l ECHOS Depuis l'invention de l'imprimerie, le nombre- de livres publiés dans tous les pays du monde ne semble pas dépasser, d'après une curieuse statistique publiée par le llulletin de l'Institut international de' bibliographie, le nombre de 11,638,810, y compris les incunables ou livres imprimés primitifs parus de 14:30 à 1300. Les incunables allemands sont les plus nombreux : 20,000, affirment les savants d'outre-Rhin. Mais ce chiffre parait très exagéré. Les Italiens comptent environ 6,630 incunables, les Hollandais, 2.01-9 et les Français, 1,125. C'est depuis le commencement du dix-neuvième siècle que la production livresque o pris surtout un développement considérable. De 1900 à 190S, 8,7Ti,000 livres sont sortis des presses typographiques du monde entier. La moyenne annuelle de production, qui n'était que de 1,230 livres pendant la période de 1500 à 1530, a dépassé 10,000 livres par an seulement en l'année 1700. C'est enfin en 1887 que la production annuelle dépasse pour la première fois 100,000. . _ - _ a De 1900 a 190S, la moyenne des livr s parus atteint 174,375 par an. Depuis Gutenbeng, la production des o , vrages a plus que centuplé. Dans la périoi , 11)00-1008,' elle est exactement 140 fois i , qu'elle était dans la période 1500-1535. ww La pierre flexible, i II existe une sorte de pierre q possède une -propriété singulièr t - _ Cette pierre, qui s'appelle l'itac lu'mtte est, lorsqu'elle est taillée en plaqui t minces, presque aussi flexible que le bo -■ de noisetier. Cette pierre se rencontre ! t Brésil, mais on la trouve aussi dans Ii Indes, notamment dans les contrefor des monts Aravalli, région de Itadjpoul na, et dans le voisinage de Delhi. El présente des teintes variées qui vont c blanc-gris ou crème au rouge sombre c clair ; jxiu-r le reste, elle ressemble au pierres que l'on trouve dans toirtes 1< montagnes de Delhi. Les grains de quai' qu'elle contient se reconnaissent aisômen malgré leur petitesse et on les dist.ingu facilement au toucher. La flexibilité < cette pierre est telle qu'un morceau c vin^t-cinq centimètres de longueur et d'u centimètre et demi d'épaisseur, souter par ses extrémités, présente, en son miliei sous l'effet de son propre poids, une fl< xion de dix à douze millimètres. Posée plat, elle reprend ensuite, grâce à son éla: licité, sa forme première. uu M. X..., conseiller à la Cour, cor sacre ses audiences aux douceur d'un sommeil bienfaisant. Aus: manifeste-t-il une grande aversio pour les avocats qui ont le verbe un pe haut. — Drôle de magistrat!... disait un pri sident de chambre, le dossier qu'il coi naît le mieux, c'est le dossier de son fat teuill... L'Attentat scolaire AU SENAT * XV/ 11 V X Découragés par l'accueil glacial qu'il ont rencontré à gauche, les émissaires di la majorité cléricale se sont décidés à main ton.ir provisoirement le programme de; travaux forcés adopté au début de la dis cussion. Mais ils semblent renoncer, pour l'ins tant, au coup de force. I>e Sénat sera donc privé de vacances di Pâques et se trouvera convoqué pour mer oredi, jeudi ei vendredi prochains. LA CLERICALISATION DE L'ECOLE M. Speyer, sénaitcur libéral de Namur nous a communiqué 'es chiffres d'une dou loureuse éloquence sur le développemen des écoles congréganistes dans notre pays Voici ce tableau : Total des classes primaire; Provinces : Neutres Confessionnel! Anvers 813 1809 Brabant 1565 2108 Flandre Occidentale 03 2321 Flandre Orientale 400 2607 Hainaut 1454 1933 Liège 1379 1321 Limibourg / ! 1 818 Luxembourg 58 817 Namur 10S 1086 .Total 5841 15240 C'est-à-dire qu U y a, sous le régime actuel,«près de trois fois plus de classes confessionnelles que de classes publiques. Que sera-ce demain ? A PARIS LA CRISE DES THEATRES. - LA DE MISSION D'ANTOINE. — I.'ODEON. -LES CONCURRENCES DES SPECTA CLES » Les complications surgissent ici et li au moment où on les attend le moins. M André Antoine, directeur de l'Odéon, vieil de donner sa démission. Et ce n'est pas b un simple incident, un lout petit événemeni de la vie parisienne. Non. La Personal)!! de M. Antoine est fort importante dans k théâtre contemporain. Mieux, M. Antoine £ exercé np.t^ influence considérable sur l'évo lution de i'ili l (lrttinuUyuç. lit la lait <jue IS en pleine maturité d'expérience er. detaien it soit obligé de quitter, dans des cond i- tions à tous égards désastreuses pour lu e le théâtre qu'il dirigeait, c'est assurémer e un fait grave. | On supposait que cette démission n'ai « rait pas lieu ces temps-ci. On espérait nu me que M. André Antoine trouverait do concours nouveaux qui lui permettraien h de durer >. Le gouvernement avait eu l'heureuse in: )- tiative a» lui assurer, cette année-ci, un s allocation supplémentaire de cent vingt s cinq mille francs. Les deux Chambre u avaient voté à l'unanimité cette allocation S Les beaux jours allaient renaître. Les ca s pitalistes, amis de l'art au théâtre, allaien i- de nouveau commanditer l'un des direc e leurs les plus hardis de notre époque , u ^ ains espoirs. M. Antoine a dù quitter li u place. x H n'y a plus, il n'y a plus guère de ca s pitalistes réellement épris d'art, de l'ar 2 pour 1 art. Ceux qui mettent de l'argen 1, dans un théâtre, comme on dit, n'on e l'autre dessein que de favoriser la carrièn e d'un artiste. Cet artiste est toujours di e sexe féminin, d'ailleurs. 1 Les théâtres n'ont réellement conm u qu un MCcène durant ces dernières années 1, Ce fut M. Jacques Bouché, qui vient d'ètri - nommé directeur de l'Opéra. M. Jacquei a Bouché, au Théâtre des Arts, dépensai i- beaucoup d argent pour faire triomphe] ses conceptions esthétiques. Il est, par h temps qui court, un cas tout à fait excen tionnel. 1 s Pourquoi ne rencontre-t-on plus des Mé I cènes de théâtre ? La vie est plus onéreuse pour tout le monde. Chacun veut » en avoii j pour son argent » et directement, et au vi st au su <ie tous, la vogue des collections . -te tableaux s'est prodigieusement dévelop Le goût de l'automobile, des voyages coûteux, des sports, du faste extérieur, r enleve aux arts beaucoup de leurs ressources. Plus de Mécènes : voilà le fait. Et 1 industrie même du théâtre devienl beaucoup plus difficile, la crise du théâtre 1 ex|ste partout — dans tous, absolument dans tous les théâtres de Paris. L'Odéon a toujours eu une situation spéciale. Cest un théâtre très beau — mais éloigné de toutes les clientèles. II n'a ja-s mais réussi. Rares sont les directions qui 2 ont pu demeurer à la tête de l'Odéon jus- - quau bout de leur privilège. André Antoi- 3 ne, malgré des efforls gigantesques, a dû - céder comme les autres. Mais allez donc chez les directeurs de théâlres des boulo- • vards., Ils répandront fous des plaintes aci-monieuses. Tout va mail. Tout va très mal. 3 Ils ont raison de gémir. Au moins on.t-illis - pour gémir des raisons sérieuses. L'industrie du théâtre a besoin de se transformer. On parle de la concurrence de.s cinémas. Combien durerVt-elle ? Je ne sais. Mais à ' rheure anluelle, elle est extrêmement rude. : Et puis les acteurs et actrices réclament des salaires formidables et tout à fait injustifiés. Et puis le public veut des spectactei de plus en plus luxueux. Et puis les direc " teurs de théâtres sont généralement «bête* ' comme l'Himalaya» et ne connaissent pa' ls limier mot de leur métier. Et puis, e puis...'Le triste est que ce soit un hom-m< comme André Antoine qui devienne la vie time d'un pareil éta.t die choses. D'autres moins scrupuleux, ont plus de bonheur. J. ERNEST-CHARLES. Querelle sanglante à Trente Des Civils Italiens et des Soldats Autrichiens échangent des coups de feu Tronic, s. — line querelle s'est produite dans un wagon de chemin de for entre soldats d'un régiment d'infanterie en garnison dans la ville et des civils italiens. Au cou-s de la querelle, les civils prirent les - baïonnettes des soldats et les jetèrent par la fenêtre du wagon. Lorsque les soldats arrivèrent à la gare de Trente et qu'ils voulurent recourir à la police • contre les Italiens, il se ivxxhiisit une nouvelle t bagarre au cours de laquelle les soldats, qui se i trouvaient en désavantage numérique firent l usage de leurs armes, (.es civils commencèrent ^ alors h, tirer et les soldats furent grièvement ^ biessés. Des officie s. qui se trouvaient à proxi-' mité, se mêlèrent à la bag;irre et ce ne fut que longtemps après qu'on réussit à séparer les combattants. Des deux côtés il y a plusieurs » blessés. I Les Blancs en Afrique I .I-JW uiunw :nt Il est intéressant de comparer la popula-IU- lion blanche de notre colonie congolaise à iè- celle des autres colonies. es D'après des documents officiels alle-nt mands, la population blanche de la colonie de ce pays était, fin 1912, de 4,866 liabi-■ij. tants. Elle a quadruplé en ces dix dernières ne années. »t- L'augmentation est surtout allemande ; es viennent ensuite les Grecs et, en troisième n. ligne seulement, les Anglais, a- On compte actuellement 3,579 Allemands, nt 33C Grecs, 128 Anglais, etc.; c'est-â-dire -c- que la population allemande atteint 7T> p. c. ... de la population blanche totale de la cola lonic. Voici la répartition, par profession, de a- celte colonie : rt Fonctionnaires, 134 p c nt Religieux, 13.8 p. c], nt Militaires, 6.2 p. c. re Planteurs et fermiers, 23.4 p. c. lu Techniciens, jo.o p. c. Travailleurs manuels, 13 2 p. c' |U Commerçants, 13.9 p. c. s. >ivor3' 6.1 p. c. i»e Vo>ons maintenant les chiffres corres-,3 pondants de la colonie belge, notre Congo, qui voisine avec les possessions alleman->r des : je On compte, au Congo belge, 5,465 blancs, dont 3,307 Rclacs, 505 Anglais, 150 Allemands et 1.503 de nationalités diverses. Ê- " ,V a donc 60 p. c. de Belges, tandis ;e ^ans 'a colonie allemande on compte jr 10 p. c. d'Allemands. u D'après l'Annuaire statistique ofliciel, ' |S nous avons au Congo, 2,589 fonctionnaires, . sans compter les militaires ! C'est-à-dire 78 p. c. de la population ,s belge ! a Ainsi donc, tandis que dans la colonie 1 allemande, on trouve t'i.i p. c. de fonctionnaires, dans la colonie belge, on en compte U 7&V-C.H 1 I v C'est extravagant. vt ce n'est 'à qu'un des facteurs de ce gigantesque et ruineux gaspillage. En lof ni, le Congo nous coûtera près de i 40 millions tn 1914. Pouir payer les divers déficits et pour f . créer les voies ferrées qui, paralt-il, s'im- I posent, il faudra emprunter un milliard de 1 r francs. On sait déjà qu'il nous faut également un " milliard pour payer les multiples dettes de , r la mère-patrie. " Contribuables... à vos poches! _ X. X. X. ' s ' , L'Aviateur François Verschaeve se tue à Saint-Job François Verschaeve, l'aviateur be\\ bien cotmtu, a fait une chute, merare après-midi, à l'aérodrome de St-Job, pr d'Anvers, et s'est lue sur le coup. Il s'était élevé, vers 5 heures, à 1,000 m 1res, lorsquo les rares assistants vire] T appareil piquer, du nez et s'ab a titre avi une rapidité vertigineuse. On accourut ve: l'endroit de la chute. Le corps s'était e: foncé de plusieurs centimètres dans le s. détrempé par la pluie, à côté des débr do l'appareil qui, lui aussi, avait profeu dément pénétré dans le sol. Verschaeve ne donnait plus signe de v et c'est en vain qu'un médeckn essaya c le ranimer. Le pauvre aviateur avait les membre rompus. Le corps a été transporté à la morgi d'Anvers, vers 10 heures du soir. La mort de Verschaeve a produit u/r émotion intense sur les officiers aviateui qui se trouvaient à St-Job, en ce momen U a été, en effet, le professeur de presqt tous ceux qui, dans l'année, ont choi, cette glorieuse mais dangereuse carrier 11 étaiit, en effet, professeur à l'Ecole d'. viation créée par la firme Géa Farman, la tôte de laquelle se trouve M. Jules < Laminne et qui fabrique lies avions < l'armée belge. Verschaeve était Agé d'environ 35 an Tous ceux qui ont suivi quelque peu 1( meetings d'aviation chez nous ou fréquein les milieux aéronaiutiques ont vu ce grar et joyeux garçon, à la figure énergique ■ taillée commeJl QQUPSLde hacJie-II était_ij peu fruste d'allure, mais c'était le oarac-) 1ère le plus franc que l'on pût désirer. Il était aussi courageux que prudent. Il nous souvient encore d'il premier raid où " il prit part, il y a de cela cinq ou six ans, i entre Kiewit el Mnestricht. Depuis lors, il sut gagner la confiance des constructeurs en Belgique diu biplan Farman, auquel il * apporta dans ses détails des perfectionnements très appréciés. Il était très adroit et, 5 tandis .que les Pégoud et les Chevil-lard réalisaient le looping, il imaginait, ' lui, de î prodigieuses descentes en vol plané. 5 Gomment, si sûr de son appareil et de lui-même, a-t-il élé entraîné dans cette > chute ? Un coup de vent l'a-t-îl renversé ! et jeté vers la terre ? On ne le saura jamais sans dooiite. Ceux qui connurent le brave Verschaeve conserveront de lui le souvenir du plus : courageux des aviateurs. ROBERT. L'ACCIDENT Voicî comment Le Matin d'Anvers raconte l'accident : Eu dépit du lemps affreux et du vent qui soufflait en ra.fales avec une extraordinaire traîtrise, Verschaeve. arrivé au champ d'aviation avec un ami. avait tenu à effectuer quelques vo's. Il ne se trouvaient en ce moment h l'aérodrome que les mécaniciens. M. Eugène Bolle-kens, les lieutenants-aviateurs Petit et Gallet, Verschaeve et son am'. Après avoir effectué un premier vol avec l'un des appareils de série et s'être plaint h la descente des couns de vent terribles qu'il avait trouvés là-haut, Verschaeve fit sortir un appareil du nouveau fvnc militaire n" 23 ft moteur monosoupape. Il s'éleva avec une aisance relative, s'amusa à tanguer sur la gauche et sur la Ji'oite comme il avait coutume de le faire pour se mettre I appareil bien en main ; puis proures-S^entA11 monta J'US3U'Ù sept ou huit cents métrés A ce moment l'appareil, qui avait viré, s apprêtait à revenir vers les hangars. Soudain ies spectateurs virent l'appareil piquer en chemi-nee vers e sol. On ne s en étonna pas tout d'à-boitl, sachant que le pilule s'éta t spécialisé de-puis que.que temps dans ce genre de prouesses. Arrivé à cent mètres du sol cependant, il devint C'MClent pour tous qu'une catastrophe allait se produire. On entendit, en effet, le moteur ronfler en pieine charge, cependant que l'appareil esquissait sa courbe de redressement. Trop tard I Une seconde apiu> .1 venait s'écraser à la vilesse de deux cents kilomètres à l'heure, sur le sol. Que s ctait-il produit? Verschaeve, manquant du coup <1 ceil. avait-il tenté trop tard de se rétablir? Cela parait invraisemblable. Selon toute probabilité, une rafale d'une force exceptionnel sera venue contrecarrer le mouvement du redressement à la seconde même où il était indispensable que l'appareil obéit. L'angle de courbe fut trop large, et 1 avion au lieu de raser terre, s'y planta, y fonça avec la force frénétique de sa chute accélérée par la poussée de l'hélice. C'était pour le pilote la mort sans rémission. Arrivés sur les lieux, ses amis dégagèrent, en effet, le corps du malheureux garçon, tout broVé je torse défoncé, d'entre les débris de l'appareil! qui avait élé littéralement réduit en miettes. | Verschaeve était mort sur le coup... ! — Le Drame du Figaro e^j- v-jununiaiiuii rès de MM. Caillaux et Barthou nè_ M. CAILLAUX ET L'AFFAIRE ROCHETTE Snt Paris, 8. — M. B.oucard, juge d'instruction, ;ec confronte aujourd'hui MM. Caillaux et Barlhou, a mais avant la confrontation-, M. Caillaux de-" mande à compléter un point important de sa déposition d'h:er. 11 indique au juge qu'il ré-sot suite, à son avis, des faits qu'il a portés à sa ris connaissance, qu'il était établi d'une façon cer-Ml- taine qu'avant le drame ni sa femme, ni lui, n'avaient été préoccupés de l'affaire Rochette. yte Ce n'est donc pas p^ur éviter la publication du ^ rapport Fabre que Mme Caillaux s'est rendue le 16 mars au Figaro. M. Caillaux rappelle d'ailleurs qu'il ne croyait ^ pas à l'existence du document Fabre puisque celui-ci lui avait affirmé qu'il n'y en avait pas. ;ue D'autre part, sa femme et lui pensaient que s'il y avait publication d'une note quelconque, )np elle aurait lieu d<ins un journal du soitr. M. Caillaux constate ensuite que dans l'affat- I, re Rochetts il n!a rien fait qui puisse entacher nit- son honneur. La Commission d'enquête n'a fait fue qu'émettre une appréciation politique sur son ►isi action. Il aurait d'ailleurs protesté contre cette re. appréciation à la tribune de la Chambre si une 'a- réserve ne lui était pas commandée dans les x circonstances actuelles. J'aurais dit que, minis-Ire des finances, j'avais le devoir d'informer 2e le p-ôsident du Conseil des inconvénients que v® pourraient présenter, pour le mairché des valeurs, certaines plaidoiries. :is. J'aurais dit que j'avais le droit de transies mettre une sollicitation à mon chef. Abus d'in-fiuence ? Non, acte de gouvernement, tout sim-i plement. II. Maintenant que l'on connaît la vérité tout en-e' tière, à qui fera-t-on croire que Mme Caillaux un a fpit le geste du 16 mars pour éviter à son, mari une. clÉmatcbêJ?QLitiau.e.î — feuilleton du Journal de G and 9 HAUTE PÈGRE rw Paul MA.HA.L,1N li BÔYARDE QUATRIEME PARTIE - S'embrasseront !..» S'embrasseront P«s 1... Ls domino rose et le domino gris, dont | flous avons parlé tout à l'heure, assis-talent à cette scène, perdus dans la foule Ifs spcclalcirî. A ce moment, le premier se .penchant ver.s le second, murmura d'une v°ik suppliante : — Oh ! pire, ne restons pas ici!... Em mfflc-moi, emmène-moi, de grâce !... Je me I sens rougir sous mon masque I fous deux se dégagèrent du cercle et pé-Mierent dans l'un "des salons qui flan-luaicnt bas-cûlés de la galerie. M. b- Prévost de Beauge était là, assis jj"r un sofa et achevant de donner des or-3res au doge de Venise, debout devant lui, Mus une attitude de respectueuse déférence.A sa vue, le domino rose tressaillit : . ~ O'1 ! père, fit-il, c'est singulier. Les ™ts de cette persont ne me sont pas in-FMtras. ii me semble qu'autrefois, quand toute petite... ' 'u m tt trornoes dm. mon euIunU ré- ————————awa—w pondit le domino cris ; c'est l'honnête homme qui m'a remplacé près de toi et qui a pris soin de ta première jeunesse, quand celle b. qui elle incombai' désertait cette tflche sacrée... Tu l'embrasseras tout à l'heure... Auparavant, laisse-moi lui dire quelques mots... Et, après avoir inslal'é la jeune fille dans un fauteuil, il s'avança vers le magistrat : — Monsieur le piocureur général, pro-nonça-t-ii en s'inclinant, je vous remercie d'ùlie venu. 1^ moment des déguisements et des subterfuges est passé. 1. envoyé de Maxime Gérard n'était nutre que le notaire lui-même, et celui-ci, de quel nom qu'il vous plaise de l'appeler, — S. Blanchard ou l'VrnigUb — celui-ci, dis-ie, est devant vous. — Monsieur, repartit l'ancien substitut, en me rendant à vus instances, c'est aux sollicitations de nia conscience que je cédais. Sans cela, je n'eusse point hésité à (aire aujourd'hui mon devoir comme jadis, — et ce n'est pas en liberté que vous me parlerie? ce eoir. l.e domino reprit gravement : — Ci-si pareillement à ma conscience que j'ai obéi en me mettant une fois de plus entre vos mains. On prétend que le blasphèm > de l'athée est toujours une fanfaronnade et un mensonge. Moi, qui ai blasphémé votre justice, parce que votre jus-lice a été cruelle et aveugle, peut-être su-is-je oomme l'athée. J'ai uni fille : je voudrais lui léguer une mémoire honorée... — Et je vous y aiderai, prolesta le magistrat avec chaleur ; nous vous y aiderons tous les deux... 11 désignait le chef de la Sûreté, qui s'empressa d'acquiescer énergiquement du bonnet. » — De nouveau et toujours merci, con-tinua Maxime Gérard avec une émotion profonde. Mais ce n'est pas moi, c'est elle, c'est mon enfant aue vous assistera dans . cette œuvre d« j;éhabiW«tUoa,„ "" — Gomnefll ?... I.'ancieu notaire baissa la voix : — Je n'irai plus devant des juges et aucun tribunal — pas même celui auprès duquel vous m'aviez promis l'appui ae votre influence, de votre parole et du votre éclatante prol-i'é — aucun ne me verra jamais vivant. Il y a des contacts qui tuent. J'ai touché au crime. Il faut que je meure pour qu'il n'y ait pas l'ombre d'une ombre sur l'innocence reconnue du condamné de Re. miremont. » m Les deux hommes demeurèrent muets devant cette logique inflexible. L'ex-notaire changea de ton. — Maintenant, demanda-t-il (i M. Le Prévost, eeriez-vous heureux de revoir celle qui a été voire fille ? Le procureur général se leva vivement : — Andrée I... La chère enfant... Où est-elle ? Maxime appela d'un signe le domino rose, et, le poussant dans les bras du magistrat : — Va, mon enfant, embrasse celui qui t'a servi de père !... Il ajouta entre ses dents, pendant qu'urne larme montait à ses yeux, sous son masque : — lit qui t'en servira encore demain, quand je ne serai plus là ! Autour d'une table immense, disposée en fer à cheval et étoilée de cinq cents lxm-bies dont les feux s'irridaient en reflets brisés sur les cristaux et l'argenterie, les invités de la Boyarde avaient pris place, dans un tumulte étourdissant, chacun au gré de son caprice, de ses sympathies au de ses intérêts. L'ordonnance, royate du festin : les fleurs iébordant des .surtouts de vermeil ; les fruits de tous les pays et de toutes les saisons sêétageant en pyramides sur les plateaux de la plus fine porcelaine ; les glas Brands crus «la moade tacbiaue a1!b>> ■oi^ra—■—as— celant en purée de topazes ou de rubis dan! une verrerie de Bohême marquée au chif fre de la maîtresse du logis ; l'éclat de; marbres qui revêlaient à l'antique le: : hauts panneaux de la vaste salle à mon ger ; le plafond où des nichées d'amour: voltigeaient à travers le fluide azur d'ui i ciel tendre... -o Puis, cette guirlande de femmes costu mées : le velours des masques allarmant le: prunelles <& lissanl le satin rose des joue: demi-cachées, le brasier des lèvres rougis sant sous la dentelle propice, les cheveu; b'ionds baignant les rangs d'émeraudes o' de saphirs, les cheveux noirs ruisselan sur les perles ou le corail, la poudre nu: discrets parfums, la gaze aux aveux tn-dis crets... Tout cela eût fourni trois colonnes d Soirée ou de Journée parisienne au rapjior teur de l'une des feuilles de notre temps Rose Grimont faisait à ses hôtes, ave une merveilleuse aisance, les honneurs d ce luxe princier. Quelques instants auparavant, si vou aviez sou-levé son loup, vous ouïriez recul1 d'épouvante devant l'atrooe soufframo qu'accusaient ses traits contractés, l'égaré menit de ses yeux, la sueur de son front l'affaiiiSsemen et la lividité de ses lèvres su lesquelles venaient expirer des plainte sourdes à peine contenues... Rt il avait fallu valser, — valser ave cette mort dans l'Ame, ce désespoir sur 1 visage et oetle folie dans le cerveau!... Car l'Excellence a.u pied léger était ve une réclamer l'engagement pris... Par bonheur*. > masque «ouvrait la dou leur poignante qui ravageait la face... Et chacun s'y était trompé... Entraînée par l'orchestre, emportée dan le tourbillon, la malheureuse cherchai! Elle cherchait ces deux hommes qui avaier promis de lui ramener 6a lille. BU* ohei . eh kit Alli^lte.* " Mais les deux hommes n'avaient point :#aru !... Ni l'enlant qu'elle appelait de toute l'ardeur de ses vœux ! Maintenant, tout en elle avait change comme par miracle ; elle s'était redresset du fona de son écrasement ; sa pâleur avail disparu ; ses paupières s'étaient séchées ; le sang avait remonté à ses joues, — et sa i voix, ses mouvements, sa ligure sous le : loup avaient recouvré tout leur calme, toute leur énergie et toutes leurs séductions... Qui avait opéré cette métamorphose ? Eh ! mon Dieu, le baron Nathan. ; Comme la valse finissait par une ovation, et comme la courtisane balbutiait quelques banalités sans suite en réponse aux compliments de son danseur, le finan-, cier s'était glissé près d'elle, à travers la masse des admirateurs, et lui avait jelé cette phrase das l'oreille : — Il est là!--. Je le quitte... Il vient d'ar-; river... Incapable de prononcer une parole, la courtisane avait interrogé du geste... — Qui ? avait réplique le baron à cette ! question muette. Eh ! ce n'est pas Desper-1 rières, parbleu!... Introuvable, ce merle blanc !... Il s'agit de ce cher marquis !... , — Sylveiral... Est-il possible !... Vous l'avez vu?... i — Nous avons même causé quelques minutes ensemble et il m'a prié de l'excuser : auprès de vous d'avoir tant tardé à nous i rejoindre ; mais il parait que la personne qui l'accompagne... Rose l'interrompit, haletante : — Il amène quelqu'un avec lui?... — Certainement ; ne devait-il pas vous ' présenter une jeune fille?... Eh bien, cette jeune fiille est là En domino de satin bleu... Ah çà ! qu'avez-vous donc ?... Vous chan-! celez!... ' •* — Rien, ce n'est rien... Un t»oudisse-I ment subit... Mais cette jeune filie, parlez-• moi de cette jeune fille... w File me semble assçj novice dans sa. tre monde ; car, pour ne pas l'effaroucher par le spectacle de cette petite fête de famille — entre noua, ça oommence à chauffer furieusement — notre ami l'a conduite, par la serre, dans la Turquerie, où ils voua attendent tous les deux... — C'est bien- • Merci... Je cours... En ce moment, un maître d'hôtel annon» ça : — Madame est servie. Une clameur générale s'éleva:. — A table 1 Le baron arrondit et avança le coude : — Belle dame, vous permettez que je sois votre olievalic-r ? Souper I On allait souper à présent I Et les convenances exigeaient que Rose s'assit, qu'elle présidAt à ce festin ! Ne se devait-elle pas à ses hôtes ? A ces gens qui la séparaient des étreintes de sa fille ! A ces indifférents, à ces importuns, à ces en. nemis, sur la tête desquels elle eût voulu voir s'écrouler les murailles de l'hôtel, si celles-ci avaient respecté, dans leur chute, les baisers prodigués à l'enfant retrouvée ! Mais, nous le répétons à la fin comme nous l'avons déjà signalé main'es fois au commencement et dans le cou de ce récit : Is, Boyarde était surtout maltresse d'e'le-même. Elle accepta donc le bras de Nathan sans que rien parût sur son visage, de sa colère contre l'obstacle qui entravait ainsi son élan. Le temps n'était pas, d'ailleurs, à l'observai ion. Lc-s conversations particulières pétillaient comme des feux de peloton,Côtoyant les limites de l'impossible. Des rires aigus et des propos de haullr qraisse jaillissaient de toutes les bouches.Ici, l'on s'embrassait déjà : là, l'on s'égrutignait à langue que veux-tu. Comme l'avait dit le financier : — Ça chauffait positivement. La Garrucci racontait à Triboul son aven, ture avec le San* ôw Gouriunde ; (A «Uvr«4 . Vendredi 10 avril 191'i 5 centimes le numéro 58me année 1\° 100

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
This item is a publication of the title Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire belonging to the category Liberale pers, published in Gand from 1856 to 1923.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Add to collection

Location

Subjects

Periods