Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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30 November 1918
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s.n. 1918, 30 November. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Seen on 14 July 2024, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/0r9m32pt09/
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rV*~v*-<'4■ w.-w ïawurywauwi -^a-ati i v-c«bw»i : a «raumii c wuwnrv Samedi UO no-, et dimanche f décembre i#$8 mamrT"—. ttrc^ia^rsacocjn-^ï^i ava -vajgxnzx* gr- >t»wi»f.aii,iii,n f.O centimes !e noméso fl'J™ ;(jîDée • N* 333-&U JOURNAL DE GAND JÈL5C Jr3L i."M XJfJÈ^JSÛSS I HËDACTlON & ADMuSldirtAliUN : Annonces fr. 0,801a lfcie. Réclames (avait les amioicts) 1 fr. ABOpî ''^ïiÎF.^T? la ligne. Réclames en Chronique gantoise ©h dans le etrps du GAND— 3, RUE DE FLANDRE, 3 — GAND jSurmal2 tr. la ligne. I«formations financières et Réparations DEUX FRANCS PAR MOIS* | " ' judiciaires 2 fr. la ligne. — On traite à forfait pour Us ;tnnonô«s souvent répétées. "■M'M'L JJ?»!"!"5555S5!5I • " ' 1 # • Autorisé par la Censure ..,,5:1 0^1^.;^.,,^ -v, a»v>... Ars,. r»*»- la Pnnv A û Paoaafîrm «atroîf A & ni A A riû Parmi idc offoivûo à inrvAv an firrnvont t-\l n _ : T?.ahlAnh«/».lr T ,'a nftmmi«fiinn nvnnncp rPsirmv- „ Made in Qermany " Ce n'est pas du tont% mise en pratique d'un chauvinisme outrancier et intransigeant qui nous pousse à écrire ces lignes. Au contraire, c'est le plus simple bon-sens. Pendant de longues années avant la guerre, nous avons en quelque sorte été habitués à consommerdes quantités tellement «kolossal» de produits allemands, qu'aujourd'hui même certaines personnes s'imaginentencorequ'une fois la paix rétablie, les coins arrondis, nous en serons de nouveau amenés à acheter une foule de petits objets nécessaires à la vie quotidienne produits par des usines d'Outre-Rhin. C'est malheureux* mais c'est ainsi, dft-on, les Allemands en ont la spécialité, et, dans ces conditions, que voulez-vous qu'on fasse ? Eli bien non. cent mille fois non. Ne parlons pas des produits de !x grande industrie. des machines, des métiers à filer, des engins électriques. Ces ruée, iques sont suffisamment produites dans le pays — et, si elles ne le sont pas. on peut en tous cas les trouver chez nos Alliés — pour qu'il ne soit plus nécessaire de s'adresser à des fabriques allemandes. Dans ce domaine, d'ailleurs, les fournitures sont trop grandes et trop importantes pour qu'on puisse être trompé sur la nature de leur provenance. Mais ce. qu'il faut surtout avoir en vue, ce sont les petits articles courants. Ali, ici. les Boches éï aient passés maîtres dans le placement de leur camelote. Leurs faïenceries et porcelaines , inondaient nos bazars, nos gros magasins. voire nos marchés populaires de province, ceux où les paysannes vont choisir, à même le sol, l'objet de ménage ou la statuette qui ornera la « dresse » ou « l'étagère ». Ton e l'odieuse bronzerie sans valeur qui se débitait à la grosse dans les boutiques, à la faveur des occasions, où la badauderie gobeuse se fait pincer, presque tout cela venait des fabriques teutonnes. La même chose pour les lusteries, la même ch'o .e encore pour la gobeleterie, la miroiterie, le I mobilier soit disant moderne, la cuivrerie, etc. On n'en finirait pas, si l'on voulait tout citer ! Le Teuton, avec son art pesant, à cent lieues de nos goûts et de 110s instincts plus affinés, sévissait un peu partout, effarant et sinistre. Il arriva jusqu'à, nous imposer son esthétique, son esprit balourd, ses matérialités groteques.il s'emparait de nos préférences parce que, pour lui, elles étaient susceptibles de se transformer en « bedits bénéfices ». N'avons-nous pas vu, par exemple, des potiers d'Outre-Rhin copier nos poteries flamandes et les vendre chez nous à la barbe de nos propres producteurs ? Le procédé qu'ils employaient n'était pas toujours honnête, il est vrai, mais cela n'avait guère d'importance. Le « gommerce » avant tout. Que n'avons-nous ingurgité d'« Export-bier », de cette Munich ou de cette Pilsen qui passait pour être la plus saine des bières que l'on brassait dans l'Empire,mais dans laquelle il n'entrait quand même pas mal de petites cochonneries chimiques ? Heureusement pour nous, nous avions l'estomac solide. Rappelez-vous les articles de bureau que vous utilisiez dans le temps. Ciseaux de Solingen, crayons noirs, bleus, rouges, aniline, toujours et toujours de Johann Faber, encre « Pelikan », gomme A. W. Faber, que sais-je. Ces exemples pourraient être multipliés à l'infini. Et pourtant, pour ne prendre que le dernier, savez- prises fabriquant tous ces objets i Des plumes et des crayons se produisent à Floreffe ; il existe à Bruxelles, à L leken, à St-Josse-ten-Noode d'excellentes firmes dont les encres, les buvards, les gommes surpassent de loin la camelote boche. Les coupables ? demandez-vous. Le public lui-même, du plus haut jusqu'au plus bas. Et qu'il fasse attention, le publie. Dès que la situation sera redevenue tant soit peu normale, nous pouvons nous attendre, n'en doutez pas, à des tentatives renouvelées de réintroduction sur notre marché d'une masse de produits boches de toute genre, sous les plus étranges maquillages, sous les faux-nez les plus impudents et les plus savamment dissimulés. Nous savons bien que les « Herren Kommerzienrate » et les « Gesellschaften » quelconques n'essaieront pas de s'introduire chez nous la visière levée. Mais gare aux firmes « neutres ». Certes, nous ne demandons pas un régime prohibitif pour nos propres produits. Mais nous avons le droit d'exiger que nombre de nos industries ne soient plus — surtout, qu'il s'agira maintenant de les reconstituer — traitées en quantité négligeable par notre propre publie. Qu'on leur assure au moins, à l'intérieur du pays même, le régime de ia fameuse « clause de la nation la plu» favorisée ». Ce n'est pas du chauvinisme, cela, nous le répétons. C'est uniquement une attitude dictée par l'intérêt même du pays, par celui des milliers d'industriels, d'artisans, d'ouvriers qui sont nos propres concitoyens. On enseignait avant la guerre dans les écoles de commerce allemandes les « dix commandements du parfait patriote ». Écoutez le premier : « Dans tes dépenses les plus minimes ne perds jamais de vue les intérêts de tes compatriotes et rie la patrie ». — Ecoutez le second : « N'oublie pas que lorsque tu achètes un produit d'un pays étranger, ne fût-ce que d'un pfennig, tn diminue* d'autant la fortune de ta patrie ». Après cela, concluez. Dites-vous aissi quêtant dans le dictionnaire impérial allemand que dans celui d'une république germanique, commis-voyageur et espion sont synonymes. Cela suffira. Et maintenant, que les pouvoirs putilics donnent l'exemple. Qu'ils n'appellent à leurs adjudications que des firmes belges, établies en Belgique, ou. s'il, le faut, des maisons alliées.Mais que.jamais.au grand jamais, elles ne se confient, à des firmes « neutres » sans avoir au préalable exigé de celles-ci leur acte de naissance. Echos iIsj palais 29 Novembre. Cour de Cassation Ainsi que le correspondant bruxellois du Journal de Gand l'annonçait hier, la cour suprême a tenu à son tour Lundi sa séance solennelle de rentrée. Elle aura donc suspendu complètement ses travaux durant dix mois, à la suite des inci- | dentsjudiciaires nés entre elle et le Gouver- j nement général de Belgique, à la suite de j l'atteinte portée par ce dernier à l'indépendance, à la dignité et, à la souveraineté de la magistrature, dont les représentants autorisés avaient cru devoir exercer des poursuites et arrêter les factieux du Raad van Viaan-deren.La majotité des cours d'appel et tribunaux de lre instance avait suivi l'exsmple donné ! se meure en greve. Ce n'est plus le moment — et nous n'avons pas l'intention de le faire — de ravive la querelle entre les partisants du chômage général et ses adversaires. On peut épiloguer à perte de vue sur la matière, et en faisant usage d'arguments également bons dans l'un et l'autre rens. N'est-ce pas d'ailleurs le propre des jurisconsultes de soutenir, avec un I égal brio, le pour et le contre?.,. ; Et puisque la première magistrature du ; pays a repris ses travaux, félicitons-nous en j pour la bonne administration de la justice. Et révélons à la. Cour suprême si tout est ! qu'elle l'jgnor: que l'essort de la Cour d'appel | de .and lui fournira l'occasion d'exercer son , activité, à raison du nombre inusité de [ ponivois formulés en matière correctionnelle. Comment>cela se fait-il, nous dira-t-on? | ( "est fort simple : un certain nombre de i prévenus — parmi lesquels la majorité de • détenus avaient trouvé ce moyen pratique, — S', pourvoir en cas a.tion — pour que ne, passent pas en force de chose jugée les décisions rendues contre eux. Ainsi ils échappaient à l'exécution de la peine quand ils n'é;..lient pas arrêtés —, ou i s'ils l'étaient continuaient, à profiter à lapri-I son du régime de ia détention préventive — qui leur assurait un traitement plus favorable —, enfin et surtout échappaient à la réquisition allemande, qui envoyait au terrible « strafbatailion ». de Sedan et d'ailleurs, tout condamné ayant à subir une peine supérieure à six semaines ! Les « boches » qui avaient l'oeil à tout, et qai.au nié iris du droit des gors, recherchaient du personnel de travailleurs, ne se sont jamais douté de la manière dont on se jouait, d'eux, et dont, on se dérobait àleurs griffes sanglantes. Aujoiud'hui qu'ils sont loin, l'on peut bien éventer la mèche, et leur faire la nique! 11 était du reste souverainement, cinique de leur part d'ajouter une peine à celle que le magistrature beige appliquait légalement. Justice militaire Nous pouvons nous attendre à voir fonctionner bienrôt les conseils de, guerre — ceux d'antan, et non pas les juridictions scandaleuses que les Boches avaient instituées et décorées de ce nom. Au moins, devant les juridictions belges, y aura-t-il la publicité des audiences, et la sauvegarde de la défense, — ce, qui nous changera un peu des débats à huit-clos, — quand il y avait des débats, et, non pas condamnation par ordre, sans discussion et parfois même sans comparution des intéressés. Les conseils de guerre belges — composés on le sait, de quatre officiers et d'un magistrat civil—siégeront provisoirement dans la maison sise au coin de la rue du Soleil et de la place du Commerce, où sont dès ores installés les bureaux de l'auditorat militaire. Outre les militaires détenus à la prison secondaire, il's'en trouve en état d'arrestation à ce que l'on appelle, d'après une dénomination ancienne, la « prévôté militaire », ayant son siège à la caserne Léopald. * * Tribunaux répressifs On ne croit pas que les Cours d'Assises de la Flandre Orientale et de la Flandre Occidentale, qui dépendent du ressort de la Cour d'Appel de Gand, puissent siéger avant le mois de mars prochain. sieurs qui aurent etre remises aux sessions précédentes, les témoins n'ayant pas reçu de ; l'occupant, les passe-ports nécessaires pour venir apporter leur témoignage à la Justce. j — A la Cour d'Appel, chambres correction- ! nelles, disons, à la louange des magistrats, > î qu'ils ont repris leurs travaux dès cette, se- ; : maine, et siègent à peu près chaque jour pour : juger les affaires les plus urgentes, et vider j par conséquent l'arriéré. — Par contre, en première instance, il n'a été donné jusqu'ici signe de vie. Il est vrai que l'on y a pour excuse qu'il a fallu procéder à un nouveau déménagement — le quatrième depuis la guerre ! .. X. X. h i;i Cli -nibre des Représentants La séance est ouverte à 2 h. sous la présidence de. M. Mullendorf, doyen d'âge. MM. DcviVe et Pecher remplissent les fonctions de secrétaires en qualité de plus jeunes membres. ■ M. DELACROIX, chef de Cabinet monte à la tribune. In ce moment, on tire cinquante coups de caiion pour annoncer la libération de la Patrie. (Toute l'assemblée se lève et crie : Vive l'armée I). A l'heure actuelle il n'y a plus d'Allemands en Belgique. (Nouvelle ovation.) Messieurs, je vous propose d'acclamer également tous ceux qui ont collaboré à cette œuvre grandiose, à quelque rang qu'ils appartiennent. (Longue ovation.) M. le PRÉSIDENT. — Les sièges des membres suivants sont vacants par suite de décès : MM. Bastien, Boval, Caluwaert, Ca-vrot, Daens. Davignon, de Lalieux, Delbeke, Delvaux, Heynen. Hoyois, Louis Huysmans, Lorand, Nerincx, Reyer, Scholaert, Van Damme, Van Merris, Verhaegen et W'aroc-qué ; ils reviennent respectivement au premier suppléant delà liste sur laquelle figurent «es regrettés collègues, savoir MM. Dendal, Foucart, Souplit, Braet, Plancquaert. Rutten on Winandy, Terlinden; Vekmans, Braffort, Houtart, Robyn, Rahlenbeck, Fieullien, De-faux, Caeluwaerts, Van Cauteren, Pussemier et Vilain. Conformément à l'art. 257 de la loi électorale. il faut procéder à, une vérification complémentaire des pouvoirs" de ces membres suppléants, sur le point de savoir si ces membres sont encore dans les conditions d'éligibilité voulue. . Je propose à la Chambre de nommer une commission de sept membres, à désigner par le sort, pour procéder à cette vérification. (Approbation.) Les membres suppléants, MM. Van Naemen et Baert, de la liste à laquelle appartenait, 1 M. Delteeke sont décédés; il y aura donc lieu de procéder à une nouvelle élection. ( La même mesure devra être prise pour le -remplacement de M. Van Merris qui n'a pas de suppléant. 1 La séance est suspendue. A la reprise il est donné lecture du rapport de la commission chargée de la vérification de validité des pouvoirs. 1 M. BUISSET, rapporteur, conclut qu'on ' peut autoriser immédiatement tous, les mem-; bres à prêter serment, excepté MM.Winandy ! Rahlenbeck et Plancquaert. Le siège rendu vacant: par suite du décès i de Davignon, revient à M. Rutten. Celui-ci est mort hier, mais notification de son décès ' n'est pas encore arrivée à la questure. Des • 1 renseignements complémentaires semblent 1 nécessaires pour valider les pouvoirs de M. 1 Feuilleton du Journal de Gand. 10 Lia |Vîère Patrie ROMAN PAR MAURICE MONTÉGUT — Naturellement! hurla Gottlob... je parie nn écu contre une châtaigne... — Tais-toi, garçon ! dit doucement le col-polteur ; tu gagnerais. — Holà ! cria Jérôme, levé brusquement, la France ne peut pas être vaincue sous un Napoléon. , — Elle l'est pourtant, répliqua Gin-Whisky avec un long soupir... et tout à fait. — Parle ! gronda Roland, jeté sur lui, le secouant au collet. Dis tout ! Ça vaut mieux que de nous bouleverser avec tes bouts de phrases. On t'écoute. Vous autres, taisez-vous! Alors, le vieux se décidait à dire ce qu'il savait. Or, ce qu'il racontait, c'était le guet-apens tendu par une nation à une autre ; c'était ia déclaration de guerre, ce coup de folie provoqué par tant de sagesse ; c'était la guerre, l'Allemagne entière ruée sur la France, ses victoires, nos défaites; l'Alsace la Lorraine, la Normandie, la Champagne envahies, les villages brûlés, les villes bombardées ; Sedan, l'armée détruite, l'empereur prisonnier. Telles se présentaient les plus récentes nouvelles; Gin-Whisky était Américain; il parlait sans passion, sans haine, sans parti pris, sans préférence ; et sa parole était lente, embarrassée, confuse, avec des redites, des ; revenez-y, des obscurités qui exigeaient des explications plus pénibles encore. Son récit tut long, embrouillé, exaspérant pour ceux qui l'écontaient avec des peurs croissantes. Il s'arrêtait à temps égaux pour respirer et renvoyer les bouffées de sa pipe ou b»ire une gorgée. Autour de lui, dans une stupeur tragique, on s'appliquait à comprendre. D'abord une morne surprise se lut sur tous les visages. Chacun répétait dans son âme la parole de Bricogne . « La guerre ? Pourquoi la guerre? » Puis, avec la marche des événements, selon les phases grandissantes de récit, épique mal-; gré sa simplicité, on aurait, pu voir les Alle-i mands relever la tête, échanger entre eux des i regards 'de triomphe, tandis que les Acadiens-■ Français, le front baissé, les mains pendantes, I fixaient obstinément, le sol, espérant toujours une revanche, un beau fait d'armes, la fin du cauchemar dans un réveil de gloire. Mais le conteur s'arrêta : la République était proclamée à Paris ; les Prussiens marchaient sur la grand'ville ; et les plus braves doutaient de la patrie. Il n'en savait pas plus. Alors, alors, autour de la table de fête, tous se dressèrent ; les visages étaient sinistres. Et le colporteur regretta d'en avoir tant dit. Un à un les invités s'évadaient sans un mot. Instinctivement, les femmes s'étaient jetées entre les hommes, excepté Judith dont les yeux verts lançaient de courtes flammes. — Gin-Whisky, où vas-tu demain, en nous quittant ? demanda le vieux Bricogne. — Vers Montréal. — Tu emmèneras mes fils ; ils s'embarque- ] ront là. C'est peu de trois soldats de plus en France : mais je donne ce que j'ai... Vous m'avez entendu, garçons? — Oui, père. — Et vous répondez ? — Merci ! Clorinde et Christine poussèrent, un cri : Les deux mères Thècle et Virginie pleuraient. Lucrèce songeait, les regards sombres. La grande Bertrande, muette encore, avait en- i » ——. i t t.ouré le petit Eitel de ses bras et le serait convnlsivemeet contre elle, sentant qu'il lui , échappait. Or, ce dernier venu emplissait son ( vieux cœur. — Silence, les femmes I gronda Griffeld | devenu livide. S Puis, d'une voix rauque, il ajoutait : , — Holà, mes fils ! les voyages forment la jeunesse. Vous irez aussi un peu voir la j France, mais en passant, vous, d'abord, par Berlin, bureau de recrutement. Assurément, il était ivre ; car d'ordinaire, . il se montrait paisible, se souvenait du passé. ' Puis, se tournant vers Bricogne : --Vous avez montré l'exemple, voisin; vous trouverez bon qu'on vous imite. Vous en ' envoyez trois, moi, quatre. Vive l'Allemagne! . ' A ce eri brutal, un nouveau silence, silence i ' d'attente avant la foudre, tomba dans la j grande salle qui en parut glacée. Mais, dis- i * tinctement, on entendit le bruit sec d'une j batterie de fusil qui jouait en s'armant. i Judith, un peu plhs pâle que d'habitude, ' visait le vieil Hermann. Roger désarma ia | jeune fille qui se laissa faire en murmurant : • — Partie remise ! — Us so/it nos hôtes, dit Bricogne; i net ia quesuon jusqu a ce que ia v n iinor» soit en possession des pièces nécessaires. Quant, à M. Plinquatrt, la Commission ne possède pas les pièces nécessaires pour juger s'il possède les conditions d'éligibilité voulues ; elle propose d«nc à la Chambre d'ajourner sa décision sur ce point. M. BORBOUX. — Je viens précisément, de remettre à M. le rapporteur l'acte de décès de M. Rutten. M. GOBLET. — Tout ie monde sait que M. Rutten est décédé. M. BUISSET. — J'ai ici l'acte de décès. Je ne vois pas d'inc#nvénient à ce qHe M.Wi-nandy, second suppléant de lali*tesur laquelle M Rutten était premier suppléant, prête le serment constitutionnel. Je pense, que la commission partagera ma manière de voir. (Approbation.) M. LE PRÉSIDENT — Cela se fera donc. M. Poullet, ancien ministre des Science» et des Arts est élu président.par 133 voix sur 143. Sont désignés sans élection : comme 161 vice-président, M. Mechelynek; 28M. Bertrand; 3e M. Tibbaut. Comme secrétaires: MM. Huyshauwer, Borboux, Boel, Mansartet Cricq. M. DELACROIX, ministre président, en un long discours, t'appelle le discours du trône et développe le programme d* nouveau cabinet. Il fait ressortir la nécessité d'introduire le suffrage universel pur et simple à partir de l'âge d» 21 ans, Tous les Belges, riches et pauvres ont défendu la Patrie ; il est donc nécessaire que tous aient les mêmes droits. Le Ministre-Président émet le vœu que l'entente continuera à régner entre tous les partis pour travailler à la restauration de notre pays. Pour ce qui regarde la question des langues lit-il, il est nécessaire que Flamands et Wallons soient rais sur un pied d'égalité. La îuestion est de la compétence des Chambres lui auront à ia solutionner d'une façon pra-:ique.M. Delacroix termine, au milieu des acclamations de l'assemblée en faisant de nouveau appel à la bonne volonté dé tous sans Jistinetion d'opinion. M. WOESTE propose de charger le bureau iela Chambre de rédiger la réponse au dis-iours du Trône avec des délégués de tous les partis, au lieu de nommer une commission somme M. le Président l'avait, proposé. M. LEM0NN1ER combat cette idée et la proposition de M. Woeste est rejetée. M. VANDEVELDE dépose un projet de oi concernant la réglementation du paiement les loyers. M. FERON propose que la Chambre se .'éunisse régulièrement à partir de mercredi prochain. Vu les difficultés de communications, il est lécidé d'ajourner la prochaine séance à mer-irédi en quinze. La séance est levée à 5 1/4 h. Il est question, paraît-il, que la Chambre ;e réunisse à l'avenir deux jours entiers au ieu de quatre demi-journées. Une réunion de ia droite La droite s'est réunie jeudi à il h. dans la :alle du Sénat. M! DELACROIX y a exposé la formation lu nouveau ministère. Lui et ses collègues, lit-ii, n'ont accepté de faire partie d'un mini-,tère de coalition que parce qu'il n'y avait •• >a« d'autre issue. Il est partisan du suffrage des femmes nais a dû y renoncer po*r éviter des difficultés.M. HELLEPUTTE demande que les prochaines élections se fassent avec le système lu vote, plural. M. DELACROIX n'ose en prendre la res-lonsabilité.. M. D'HUART, sénateur, demande le droit le vote pour les veuves. M. COLLAERT demande, le droit de vote tour les femmes en général. La séance est levée à 12 h. * .a démobilisation des anciennes classes d l'sppel des jeune classes ssus les armes On annonce de Bruxelles qu'un arrêté vient • ie paraître ordonnait la démobilisation des classes de 1889,1900, 19oi et 1902 et l'appel ious les armes des classes 1915, 1916, lui 7 et 91S. Nouveaux Ministres d'Etat " Le Peuple » croit, savoir que M.M. Louis Bertrand et Paul Berryer seront nommés Ministres d'Etat. Retraite probable Il apparaît certain, en raison de b tour-mre qu'ont, prise les débats au Congrès des

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