Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire

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s.n. 1914, 29 May. Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire. Seen on 08 December 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/dj58c9s40j/3
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Vendredi 20 Mai 1914 UN NUMERO CINQ CENTIMES Vendredi 29 Mai 1914 Franco en Belgique Un an : 1S * » » 6 mois : 8 fr. » » 3 mois : 4 fr, Franco en Hoilande Un an : 22 fr, » Union postale » 32 fr, On s'abonne au bureau du journal et dans tous les bureaux de, poste, ADMINISTRATION TÉLÉPHONE JOURNAL DE LIЀGE FEUILLE POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET COMMERCIALE. - FONDÉE £8 I764 RÉDACTION ET APMINISTItATHMi s BOULEVARD DE LA SACVBNIÉRE, 25 v. Annonces, £ : Sa ligne, SSccni Réclamé- « 5 « 5 F cen" Faits divers. • < e p î: r"3"® Réparafions judiciaires ® o irancê informations financières * 3 francs Avis de sociétés \* ^ c Émissions. » » . , t ! ?rà EÉDAOTÏOB TÉLÉPHONE 91Ï fiance Trois 'Aéron"^ute8 belgres atterrissent en France Un s.phérique, ayant à bord trois officiers 'oelges en tenue et un pilote civil, a atterri à Vieu£-Reug. T_,es aéronautes sont Je capitaine Fran-c ois Swagtrs, de Bruxelles ; le capitaine Jean Schoofs, de Namur ; le capitaine Désiré Doir.s, de Mons et M. Henri Van Some-reu, aeronaute civil, qui pilotait le ballon. Le?, officiers étaient munis de cartes d'étrvt-major belges. J'Js ont expliqué qu'ils s'entraînaient. Partis de Bruxelles _à 9 h. 53 du matin, "Us commencèrent i\ (effectuer i leur Vies* "cente à Binche, à 1.350 mètres d'altitude, par un vent do 45 kilomètres à l'heure. Ils comptaient atterrir à Grand-Reug (Belgique), mais iJs ne purent le faire qu'à 150 mètres de la frontière franco-belge, sur le territoire de Vieux-Reug. Le commissaire spécial ét les officiers de la place ont examiné les objets conte-nus dans la nacelle, après quoi les aéro- j nautes ont pu regagner la Belgique pa^ chemin de fer. L'atfafre Caillaux Le magistrat qui prè^idern. ta fcour d'assises de & Seine âans V'Mîaire Caillaux vient ^ «1 itre désigné. Cfest M. • Louis Alba-nel, i ancien juge '^Instruction au tribunal de la Seine, actuellement conseiller à la neuvième chïUT.ore de la cour de Paris. Ajoutons que ja ^ate exacte des dMvatfc du procès Caillaux n'est pas oncol'fe fixée d ua*f:tçon définitive. 11 est infiniment pro-Jbawo que le procès viendra dans la première quinzaine de juillet-procttuain. Mais Ciie ce soit au cours de la première ou de la seconde quinzainë de juillet, ce sera M. j Lonis AJbar.el qui présidera. ALLEMAGNE 'Un livro de Camille Lemonnier poursuivi Le tribunal de Hagen, en Westphalie, a jugé hier un roman de Camille Lemonnier Happe-Chair, que Mlle Cornélius a traduit excellemment sous ce titre : Der KiS'érne Moloch. Le procureur Impérial poursuivait M. Axel Junker, de Berlin, comme éditeur de ce livre, qu'il considérait comme immoral. Le poète èilfemand -Heiibert Eu-lerabourg avait été commis à titre d'expert. Il s'est élevé avec véhémence contre la thèse du procureur impérial. Le tribu-nal, se rangent à son avis, a" prononcé purement, tt simplement un verdict néga- Po-stiers belles à. Cologne 120 employés des postes, de différentes -"nationalités, dont une soixantaine de Bel-gesv qui se trouvent pour le moment en voyage d'études en Allemagne, sont arri-\és lundi après-midi à Cologne, où ils ont été reçus par un inombre imjjiçtsanfc 'djo postiers allemands. Le soir, la fête de réception se fit au Frânkischer Hof, où un public des plus nombreux assistait. M. Adam Knauf souhaita une cordiale bienvenue à ses hôtes et tout particulièrement à M. Niessen, consul d'Angleterre, et à M. Closon, chancelier du consulat de Belgique. M. Fryer, de l'Ecole supérieure de Commerce, se chargea de traduire en anglais le discours de M. Knauf et M. Closon, en saluant les postiers belges, dit tout le plaisir qu'il éprouvait de voir réussir aussi complètement des voyages d'études de ce genre. La chorale « Postalia » et différents artistes animèrent cette séance pleine d'enthousiasme.îvl. Niessen, consul d'Angleterre, montra en quelques mots le plaisir qu'il ressentait à «passer quelques heures en compagnie de personnes qu'il représente ici. Un membre de chaque délégation se fit alors l'interprète de ses collègues pour remercier l'Association allemande de l'accueil vraiment chaleureux qui leur avait été réservé. C'est dans ces termes que parla M. Crozaz, au nom des postiers belges présents.Tous les congressistes se souviendront longtemps encore de la magnifique promenade qu'ils firent en bateau le mardi jusque Bonn et Kônigswinter ainsi que de la visite du mercredi aux bâtiments des postes, si bien aménagés, de Cologne, et à l'exposition du Werkbund. Ce n'est qu'à regret que les postiers anglais ont quitté mercredi les bords du Rhin pour regagner la blanche Albion, tandis que nos compatriotes délaissaient jeudi matin la capital^ rhénanfc pour gagner Diisseldorf. ANGLETERRE La mort do Hamel Une nouvelle se répandait mercredi après-midi, à Londres, qui faisait sensation : L'aviateur Hamel aurait été recueilli dann la mer du Nord, samedi dernier par un voilier et débarqué dans un port du nord de l'Ecosse. La joie fut grande lorsqu'on apprit la résurrection de celui qu'on croyait irrémédiablement perdu. Le premier moment passé, on voulut avoir confirmation du bruit qui courait. Hélas ! le directeur de la police du port, avec qui des amis de Hamel étaient entrés en communication téléphonique, déclarait qu'il ignorait complètement le fait. La dépêche, qui avait été publiée par le i\'ewcastle Evening Mail, donnait des renseignements circonstanciés .- le pilote en détresse avait été recueilli samedi à 1 h. 35 de l'après-midi, mais, l'absence de la télégraphie sans fil, n'avait pas permis d'être renseigné plus têt sur le sort de l'aviateur. C'est à South Shields que la barque, qui était égarée en raison de la récente tempête, avait déposé le malheureux Hamel. Mais à 6 heures du soir, le docteur Hamel, père du jeune pilote, n'avait reçu aucune nouvelle de son fils, malgré le bruit d'après lequel un navire aurait signalé au garde-côtes de Newcastle le mot Hamel. Toutes ces lueurs d'espoir étaient détruite? dans la soirée par Ja dépêche Havas suivante : Londres, 27. — La police de South-Shiels déclare qu'il n'y a rien de vrai dans le bruit qui a couru cet après-midi qu'un bateau de pêdhie aurait recueilli l'aviateur Gustave Hamel. Il semble donc qu'il ne reste aucun espoir.Toujours les suffragettes Londres, 23. — La National Gallery se trouvant fermée en raison du récent attentat des suffragettes, une femme âgée de w ans a brisé ce matin plusieurs vitres au monument, 'à coups de /pàerrës. Arrêtée aussitôt, elle a comparu cet après- midi devant le tribunal. L'inculpée a refusé de faire connaître son identité. On pense toutefois qu'elle est de nationalité française. Interrogée, elle «s'est mise à pousser des cris, puis elle a prononcé un long et violent discours. Comme elle refusait de se calmer, le juge a, renvoyé l'affaire à huitaine. L'inculpée a alors'poussé les cris de « Vive la liberté 1 Vive Cristo-bal ! » RUSSIE Des soldats tirent sur un aéroplane allemand On télégraphie de Saint-Pétersbourg au Berliner Tagcblatt : « A Rypin, près de Plotzk, un aéroplane, monté par deux officiers allemands, p. atterri. Il y avait été forcé par les coups de feu de la troupe qui ont endommagé j'àjb pareil. L Berlin, 28. — On afW&oace de source of ficielle, au sujet de l'atterrissage d'àrtit teurs allemands près xle Rypin (Russie) ?in-î mirn' ■ "i appareil du centre d'avia-avStTté no- ' GfT,alldeils- Cet appareil S . joSô par la tempête, le 2g dé Ç8 ,;y!s jjar-dessus la front!w. L§ piloté .<al le capitaine, Scllïftoegêr, du 125e ré-Kin-ent dmlftSiterie et l'observateur était ter iWUI&nânt Paul du 51e régiment d'infan-lorio.Les deux officiers ont été arrêtés par les autorités russes, Procès en corruption Kiel, 28. — Le (m'ocpr vorrtiptlbii 'intenté à lfyjuAte de A Hii'cien procès des dhan. s'est terminé cette nuit à 2 1 heures du matin, par une condamnation I générale de tous les inculpés à l'exception du commerçant Nemgsbauer. < Les accusés, l'ancien surveillant en chef i de prison Hiestemann, est condamné là 3 ans de prison et l'ancien surveillant de pri- < son RoJfr à deux ans de réclusion. Tous : deux bénéficient de circonstances atténuan- < tes. Ils ont été également condamnés à 5 ; ans de perte des droits civils. Les accusés 3 Walors, ancien sous-économe do prison, a j é!é condamné à 4 mois dé prison et l'an- ( cien aide gardien de prîfeoii Griesel à 3 mois 1 • de prison. Le négociant Frankenthal est "■condamné à 2 ,1/2 ans de prison et à 5 ans i de perte des droits civils. La femme Frankenthal et l'ingénieur diplômé Henrich» sont f condamnés tous deux & 300 mark d'amende. < Neugsbauer a été acquitté. ( Les condamnés ont tous interjeté apipel du jugement, à l'exception de Walors. La police avait dû prendre des niêSures spéciales et établir un service d'ordre pendant les débats. Aussitôt après l'arrêt, les condamnés ont 1 été reconduits en cellule. L'affluenoe du pu- i iblie aux débats était considérable. La po- £ lice a dû, à plusieurs reprises, intervenir pour rétablir l'ordre. ( Los drames do !a m or j Saint-Pétersbourg, 28. — Sept jeunes gens ( appartenant à la meilleure société de St- Péteribourg, faisaient hier soir du yach- r ting sur le crolfe de Finlande, lorsque le ( canot fut couché sur le flanc par le vent c et se remplit d'eau. 'r Les passagers s'accrochèrent aux mâts c et restèrent dans cette position durant toute f la nuit. Ce matin, sixi ieunes gens furent l emportés par les vagues. Le septième a été c recueilli par des pêcheurs. . c AUTRICHE ; Les obsèques de Kossuth Budapesth, 28. — Les obsèques de M. * François Kossuth, député au Parlement et ancien ministre des finances, ont eu 1 lieu ce matin en présence de plusieurs membres du cabinet et des présidents de 1 la Chambre des Magnats et de la Chambre f des Députés. Le cortège comprenait en- : viron 4.000 personnes. Un grand' nombre 1 de députés ('e tous les partis assistaient aux funérailles. Le comte Apponyl a pro- ( noncé l'oraison funèbre du déifunt. ' GRECE La question des Iles Athènes, 28. — Le ministre des affaires étrangères a fait à la Chambre les déclarations suivantes relativement à la question des îles de la mer Egée : 1° La Grèce n'a jamais fait à la Turquie de propositions relatives à la reconnaissance d'un condominium ou à l'accepta- c tionS de fonctionnaires dont les attributions impliqueraient une sorte de condominium ou de suzeraineté de la Turquie sur ces îles. 2° Le gouvernement hellénique actuel n'a jamais songé à abandonner les îles de l'Egée qui non seulement ont été reconquises / par les armes victorieuse de la Grèce mais [ encore lui ont été annexées par une déci- ( sion des puissances lors du traité de Londres. | Le ministre a ajouté qu'il ne désire pas t étendre la discussion aux autres îles, car, , selon lui, cette discussion ne rentrait pas ( dan? le cadre des débats. Aucune décision , n'a, en effet, été prise à l'égard de ces îles par les puissances bien que ces dernières, f par le traité de Londres, aient annoncé x qu'elles décideraient également sur ce point. ALBANIE ' jLos insurg-és exigent la déposition du prince On mande de Durazzo à la Tribuna que la situation est toujours très grave en Al- I banie ; la capitale est complètement cernée par les insurgés dont les contingents gros- i sissent sans cesse. Les rebelles ont des exigences qui compliquent singulièrement les : choses ; ils ne veulent ni plus ni moins que i la déposition du prince Guillaume. La commission internationale de contrôle, qui a 1 accepté de négocier avec les insurgés sur ( la base d'une intervention européenne, icur ( donnera satisfaction sur ce point, ou alors ils entreront en vainqueurs à Durazzo. Tel c est le problème posé. i L'Albanie centrale se rebene ^ La commission de contrôle est revenue j du camp des insurgéavec la nouvelle que ( toute l'Albanie centrale a fait cause commune avec les rebelles, a renvoyé les fonctionnaires et en a nommé d'autres, a demandé l'union à la Turquie ou bien l'in- j tel-nationalisation du pays. Les rebelles déclarent que si les catholi- ] ques les attaquaient, iU s'en prendraient au gouvernement. On a besoin d'artillerie ( pour l'expédition contre les Epirotes, mais le roi estime qu'il ne peut se priver de ca- 1 nons à Durazzo. C'est à grand'peine qu'on i l'a persuadé de laisser deu« canons accompagner la colonne expéditionnaire. L'attitude de la Turquie , Constantinople, 28." — Certains milieux viennois continuent ù. accuser les jeunes turcs d'avoir fomenté la révolte en Alba- < nie. Ils vont jusqu'à préciser que "Mïdhat i Chakri bey, secrétaire général du comité Union et Progrès, serait allé tà Tirana don-ner le signal de Tinsurr^tibii' C'est tout 0, fait inexact. Midbat Chakri est parti à l'étranger avec sa femme souffrante, qui doit consulter un médecin. Quant au rétablissement de la domination ottomane en Albanie, quels.que soient ceux qui peuvent M r&Vërj 1$,JPHi-tÊ K.£, têri> pifo «&Ï1S UttUtê ôstiiïiè-i-oh ici que le i'<ïi'nce de Wied faisant le tour des capitales et omettant Constantinople ne fut ni avisé, ni diplomate, ni roi bien conseillé, mais les Ottomans ne désirent nullement «guérir le mal créé par d'autres. Tout au plus accepteraient-ils de donner conseil si les puissances envisageaient la création tî'ïMe ilitisuLHlatiê iië relevât &0"M.umêh£ en rien de la Porte. Les insurgés se concentrent Durazzo, 28. — Les insurgés se concentrent à Slcmbi pour résister en cet endroit à Azlz Pacha, qui marche contre eux avec les Albanais fidèles au gouvernement. Pour cette raison, la commission de contrôle n'a trouvé à Kavaja aucune autorité, à l'exception dit tiliiltii SUEDE Les traces d'André© Stockholm, 2$. — La légation de Suède à Saint-Péteiobourg, à la date du 25 mai, a informé le ministre des affaires étrangères qu'elle venait de recevoir de Yakoutak (Sibérie orientale) le télégramme suivant : « Je 'Vbus inferifie tjiiië \é vieho de découvrir les traces de l'aéronaute et explorateur polaire Andrée. J'ai trouvé, dans une furêt éloignée, les restes d'un vieux ballon. Je continue les recherches. Qui s'intéresse en Suèlde à cette affaire ? Signé : Growsky, ingénieur des mines. » Un journal de Goteborg, le Journal du Commerce et de la Navigation, est allé soumettre le cas au professeur Otto Nor-denskjold, qui a exprimé des doutes quant aux détails contenus dans Je télégramme. Il pense que l'endroit indiqué est trop éloigné du point de départ de l'expédition Andrée au Spitzberg. Il serait plus vraisemblable qu'il s'agit bien du ballon d'Andrée si ces restes avaient été découverts dans la Sibérie occidentale. Le i rofosseur Nordenskjold estime toutefois qu'il n'est pas absolument impossible que le ballon ait atterri dans la Sibérie orientale. ETATS-UNIS M. Roosevelt et « son fleuve » Washington, 23. — M. Roosevelt a fait hier soir, à la Société nationale de géographie. une conférence sur son récent voyage dans les régions éloignées du Brésil. L'ex-président a déclaré qu'il avait inscrit sur la carte de l'Amérique du sud un fleuve de 1.600 kilomètre* de long, et il a mis au défi tous les géographes du monde de le démentir. —• Je dis, a ajouté M. Roosevelt, que nous avons inscrit ce fîeutve sur la carte, et il faut prendre mes paroles dans leur sons rigoureux. Aucune carte n'a jamais mentionné ce fleuve. Des savants disent qu'il se peut crue nous avons traversé' le fleuve TaipajOsé ou le Madeira, mais en réalité quelques-uns d'entre nous ont descendu le premier de ces cours d'eau et quelques autres le second, tandis que nous descendions un fleuve situé entre les deux autres et qu'aucun géographe n'a jamais vu. » Je puis indiquer à n'importe qui où se trouve ce fleuve. Les fleuves restent où ils sont, de sorte que la découverte faite par nous peut être aisément vérifiée. » M. Roosevelt a dessiné au tableau noir une carte d'une partie de l'Amazone avec ses tributaires, le Madeira et le Tapajosé, ainsi que le nouveau fleuve, marqué par une ligne de points. Il a ajouté qu'il était impossible d'indiquer son voyage sur les cartes existantes, « parce qu'elles sont manifestement erronées ». PANAMA Socousse sismique Colon, 28. — Un tremblement de terre qui a duré trente secondes s'est fait sentir ici hier soir. C'est la plus forte secousse qui ait été enregistrée depuis le mois d'octobre. Le canal de Panama n'a souffert aucun dommage. CHINE Le nouveau Sénat Pékin, 28. — Un décret présidentiel vient d'être publié, qui règle l'organisation et Ja composition du Tsouan-Cheng-Yuan (nouveau Sénat). Les membres sont recrutés dans la magistrature, l'armée, le corps enseignant, la direction des affaires étrangères, l'industrie, etc. En tout, six sections. Le Sénat est, autant dire, la création du docteur Goodnow, conseiller judiciaire américain près du gouvernement chinois, dont les indications ont été suivies presque à la lettre. On se demande si la représentation des différentes classes donnera, les heureux résultats qu'on paraît vouloir en attendre. le ConP.it Mexico-Américain î c .L'attitude du général Carran^a New-York, 2S. — M. W.-A. WjJlis télégraphie de Juarez (Mexique) : 1 « A moins que les médiateurs suid-amé- < ricains s'abstiennent complètement d'inter- J venir dans les affaires intérieures du Me- < xique et s'occupent uniquement de prévenir J une guerre entre les Etats-Unis et le Me- 1 xique, les coiistitutionnalist.es ignoreront leur intervention, et ils n'accepteront aucune suggestion concernant l'établissement d'un gouvernement provisoire. » Eagle Pase, (Texas), 28. — Les insurgés ont déclaré que sur l'ordre du général Car-ranza ils avaient confisqué los houillères voisines de Sabines et que ces mines seront dorénavant considérées comme propriété du-blique. Ces mines appartiennent à des Français et des Américains. Dci'x cents exécutions Vera-Cruz, 28. — Le journal Los Sucesos annonce que deux membres du cabinet Hiièrta, MM. Moheno et Lozano, ont'dispa-ru de la capitale. On croit qu'ils ont pris la fuite ou qu'ils ont été exécutés. Des réfugiés arrivés à Vera-Cruz déclarent que la révolte qui s'est produite il y a quelques jours dans la caserne de Santa-Huilia, à Mexico, a été beaucoup plus grave qu'on ne le pensait, tout d'abord. Deux cents soldats se sont mutinés en poussant des cris de mort à l'adresse de Huerta. On les arrêta et on les exécuta. Un Mexicain nommé Carron, rapporte qu'un Anglais a été tué dans un quartier pauvre de la capitale par un agent secret. Dès que le crime fut découvert, on procéda (à l'arrestation du coupable et le géné-i'fil H'tlëB/i Sfe préoccupe lui-même de la marche de l'instruction de gette' affaire/ Huerta reste au pouvoir Londres, 28. — Le correspondant du Central News à 'Mexico a été reçu par le général Huerta, qui lui a déclaré qu'il resterait 8 °On poste et qu'il n'avait jamais eu l'intention de fulft Débarquement d'arméS Washington, 28. — L'amiral Bager rapporte que le vapeur allemand lpirangua a diébaïqué hier, mercredi, une cargaison à Puerto-Mexico. On ne connaît pas exactement la composition de cette cargaison, mais il y a tout lieu de croire que le navire a déchargé des munitions. Mexico, 26. — On annonce dd sourne autorisée que deux importantes cargaisons de munitions sont arrivées ù Mexico depuis une quinzaine. Les fédéraux peuvent maintenant continuer la guerre contre les insurgés. Us disposent de tout ce qu'il leur faut. La Vera-Cruz, 28. — Le Bavaria a déchargé plus de deux millions de cartouches et des miinitiôtts? destinées à la Vera-Cruz, mais qui furent mises terre k Puerto Mexico. Lorsque le navire arriva à Puerto' Mexico, le capitaine ne nut montrer ses papiers et déclara que les autorités américaines les lui avaient «ris. Le B avaria a déchargé également trois balles de fil de fer barbelé. La conférence de Nïagara-Falls Niagarà-Falls, 23. — On a annoncé, à l'is-sué de kl conférence d'hier qu'un protocole sera signé à la fin de la semaine, les questions principales ayant été résolues d'une façon satisfaisante. On n'a pas encore décidé si les questions secondaires do/vent être admises par les négociateurs en ce qui concerne la situation du 'gouvernement provisoire qu'on espère établir au Mexique. Berlin, 28. — Par ordre de l'Empereur, la revue qui avait été commandée pour aujourd'hui n'a pas eu lieu. Le Lokal Anzeiger déclare que le bruit qui a couru au sujet d'une indisposition de l'Empereur est sans aucun fondement. Seuls, le temps et l'état du champ de manœuvres sont cause de cette suppression.•Xr Berlin, 23. — On ne doute pas ici que les autorités russes ne rej c h >ut. très rapidement les deux officiers aviateurs arrêtés à Rypin. où la tempête les a-entraînés. Le Lokal Anzeiger-dit à ce sujet qu'on ne peut qu'espérer que les autorités régleront l'affaire de la façon , rapide' et chevaleresque qui est maintenant de règle dans des cas semblables entre la France et l'Allemagne.Durazzo. 28. — Pendant son séjour, hier à Kavaja, la Commission de contrôle a reçu des dhefs albanais qui ont pris part au mouvement d'insurrection, l'assurance qu'ils étaient satisfaits personnellement des explications et des promesses de la Commission, mais qu'avant de déposer définitivement les armes, ils voudraient avoir un échange de vues avec les représentants du reste des tribus qui ont pris part à ce mouvement.Assurément, un certain nombre de fanatiques ont formulé hier, à Kavaja, d'une manière précise, le désir de vouloir rétablir la domination turque, mais de même qu'hier à Kavaja, les déclarations de la commission à Tirana, où elle s'est rendue aujourd'hui, ont exercé une action apaisante et ne demeureront sans doute pas sans influence. Il y a lieu de signaler que les chefs religieux, à savoir les muftis et les ulémas do Tirana ont joint leurs efforts à ceux de la commission pour convaincre les représentants des tribus que certaines de leurs revendications étaient inadmissibles. Toutefois, on a pu observer qu'un fanatisme religieux assez ferme était éveillé dans les esprits et que là aussi les mécontents réclamaient la domination d'un prince musulman.Comme à Kavaja, les chefs des insurgés à Tirana ont déclaré qu'il leur fallait d'abord délibérer avec les délégués de toutes les tribus intéressées et que cela se ferait au cours d'une réunion qui se tiendrait la semaine prochaine, réunion à laquelle la commission de contrôle a été invitée. Billet Parisien £ Correspondance particulière du Journal de Liège. 7J| Paris, 27 mai 1014. m Des bruits fantastiques circulent qui sont sans grand fondement peut-être, mais cependant retiennent l'attention : on as-sure que, dès octobre, Ja Chambre livrerait assaut à la Présidence et l'on affirme qu'un , établissement de crédit de première gran- j deur déposerait, iin courant, son uila:i ! Parlons donc politique et finances. ^ On ne pense pas que la situation mi- » nistérielle puisse être réglée .avant mardi date du prochain conseil des ministres. Dans l'intervalle, M. Poincaré va se rendre on Bretagne d'où il sera, de retour \ lundi soir, jour même de l'entrée en fonc- ^ tions de la nouvelle Chambre. ^ M. Doumergue, qui devait accompagner le président dans son déplacement, y a ^ renoncé afin de pouvoir continuer, à Pa- ^ ris, ses consultations politiques. Il n'est " nas impossible qu'un conseil de cabinet ^ ait lieu demain, au moment où ces lignes paj-aissent. Quant à Doumergue, le « Républicain » il bouge, il court, il galope. Hier, il était chez Clémenceau, aujourd'hui il a vu e Jaurès et demain il sera reçu par Mmo Caillaux probablement. . Tout cela confirme qu'il y a crise, crise £ ! certaine et violente. " Le Président du Conseil ne nous dira ce ou'il décide que la semaine prochaine mais dès à présent, on sait qu'il restera 1-5 au pouvoir et nu'il )va, dès à présent, chercher une majorité pour approuver les [ grandes lignes de la déclaration qu'il fera 1 1 aux Chambres. * On dit que M. Poincaré aurait prié M. ' Doumergue do rester en fonctions, pen- c 5 sant, à paît lui, qu'il vaut autant celui-là 3 ou'u.n autre, co qui est parfaitement sage, c Doumergue se mâfianfc beaucoup de... lui- * même ! ^ - Si l'entente n'était pas complète sur le £ r programme de travail t\ soumettre aux Chambres, et si ce désaccord amenait, com- 1 me cela est probable, la démission de certains membres du cabinet — lisez Noulens, Maginot et d'autres — il ne s'en suivrait pas une chute du ministère mais un simple replâtrage provisoire et sans crédit. Et dans le cas d'une retraite du cali/inet désormais boiteux, il serait toujours question d'un ministère Viviani. -& Parlons maintenant finances ! Et vtisons-le 9ans ambages, la situation financière est franchement mauvaise. Tout le monde se méfie, personne ne fait rien 1 En bourse, il n'y a plus d'affaires et les capitalistes ne sortent plus un rotin ! Les socialistes ont tout fait /pour ;en arriver là ! Et maintenant ils craignent d'avoir été trop Jjoin. Aussi lies vernez-vous lundi constituer bourgeoisement le bureau de la Chambre. Quoi qu'il en soit, la situation actuelle est fâcheuse au moment où l'emprunt français s'impose même à ceux qui n'en voulaient pas reconnaître la nécessité il y a quelques mois et qui firent, sur cette question, glisser M. Barthou. Au surplus, on ne sait rien encore de précis sur cet emprunt national. On ne connaît ni son montant, ni son type, ni son prix d'émission. L'actuel porteur du maroquin de Caillaux consulte à droite, à gauche et ailleurs des gens compétents, mais découragés, soucieux et blasés. On estime qu'il sera émis huit cents millions comme première tranche et autant comme seconde. Nous voilà donc loin, bien loin des chiffres proposés par l'ex-premier ministre Barthou. Ce sont ià les dernières nouvelles que l'on dit sur les marches du Temple. Mais on y parle également de faillites, de krachs et de terribles catastrophes financières qui se préparent et doivent tuer le régime !! ■X- Soyons plus gais et parlons théâtre. Annonçons que Manon, fille galante, est enfin prête ! tomme Chantecler, elle sut se faire désirer. Son papa spirituol, M. Henry Bataille, donna l'exemple, en louant une salle pour y monter ses pièces selon son goût personnel, selon ses idées, estimant avec raison qu'un auteur non seulement peut, mais doit apporter à la mise en scène de ses ouvrages, une part aussi large que celle du directeur commerçant qui prête son logis. 'Et M. Henry Bataille suit cet exemple peur sa Manon, quil fit en collaboration avec M. Albert Flamont. Il a loué le théâtre de la Renaissance où triomphe actuellement Y Homme Riche de J. J. Frappa et Dupuy-Mazuel, pour une période fixée à quelques mois d'ici. Il s'occupera lui-même de la partie matérielle de l'œuvre, commandera les décors, signera les engagements. Cette besogne un peu ingrate sourit assez à M. Bataillé. Peintre, il éprouvera une vraie joie à contrôler les maquettes ; et son expérience du théâtre fait de lui un excellent juge pour la distribution d'une pièce Manon, amante célèbre entre toutes, ce sera Mlle Yvonne de Bray, qiui partagea le dernier succès de M. Henry Bataille. •H- Une'petite histoire, pour finir ! Ces jours-ci avait lieu à Lyon, à propos de l'exposition belge, un banquet belge offert aux personnalités françaises qui furent mêlées de près ou de loin à l'organisation de la section belge. A l'heure des toasts, il y eut, naturellement, des flots d'éloquence officielle. Mais, après cette éloquence calme, survint, parait-il, un fougueux discoureur bruxellois, entrepreneur de son métier et exposant de profession. Celui-ci, avec une verte allure, entreprit une attaque à fond de train contre le gouvernement belge. Les Français présents n'en revenaient pas. Quelques Belges bien élevés, rougissaient. Ce fut un instant pénible et l'homme ne consentit à se taire qu'après avoir vidé tout le contenu de son sac à fiel sur la table garnie de fleurs. On peut, évidemment, ne pas admirer les actes de ces messieurs nos maîtres. Mais, est-il bon de crier cela par-deseus les têtes de gens officiels ou étrangers, venus pour boire et manger en corps ??? A. de G... A. UC KJ... Cuique Suum L'Express semble revenir à une appréciation plus juste des causes de la victoire libérale du 24 mai, à Liège, tout en exagérant encore ridiculement l'influence de la popularité de M. .Tournez. Nous avons pu constater, dit-il, dans la récente élection, les résultats obtenus dans la cantons où l'organisation électorale du parti libéral avait été poussée le plus loin. C'est incontestablement à la personnalité puissamment accentuée de notre ami Jour-nez, mais aussi à cette organisation que nous devons la brillante victoire du 24 mai. La popularité de M. .Tournez rappelle un peu le sabre do M. Prud'homme : c'est une arme à double tranchant. Il n'est pas impossible que le nom de M. Journez et surtout !e souvenir de la brillante manœuvre des 1000 volontaires progressistes de M. Troclet, qui faillirent amener l'échec de M. Flechet, aient ramené à la liste libérale quelques uns des radicaux qui suivirent en 1912 M. Troclet. Mais, d'autre part, le nom de M. Journez au poste de combat était de nature à empêcher le ralliement des éléments flottants j qui votèrent en 1912 pour les cléricaux et auxquels ceux-ci ne se faisaient pas faute de répéter qu'en votant pour la liste libérale, ils assuraient l'élection de M. Journez, tandis que les socialistes représentaient qu'un succès des libéraux serait certainement interprété comme un succès de son premier candidat qui, bien plus que M. Journez dirigeait la bataille et avait préparé la victoire par un travail incessant et personnel. ! Ce qui le prouve, d'ailleurs, c'est que c'est à Liège, où M. Journez est le pius connu, que le gain des libéraux est le plus mince, tandis que c'est dans les cantons de Saint-Nicolas, de ITollogne-aux-Pierres, de ; Louveigné, de Seraing qu'il atteint les pro-[ portions les plus réconfortantes. Or dans ces régions la liste libérale n'é-, tait guère connue et caractérisée que par [ le nom de son premier candidat. Faut-il rappeler que les Associations libérales de Saint-Nicolas et de Hollogne ont été re ! constituées par M. Van Iloegaerden qui a L assumé des deux côtés la lourde charge de la présidence et organisé le travail élec-! toral ainsi que dans les cantons de Louveigné et de Fiéron par ses démarches per-5 sonnelles auprès des libéraux en vue. c Et, dans le canton do Seraing, il n'est „ pas interdit de penser que le nom si popu- *r- laire de M. Gielen à Seraing, de M. Léonce is, Neef à Tilff ont beaucoup plus contribué lit à nos progrès que celui de M. Journez. n- Le Peuple d'hier corrobore d'ailleurs notre opinion : ^ Le Journal de Liège faisait hier cette !S" observation : « Chose remarquable, c'est surtout, dans nos cantons industriels que la réaction contre le socialisme fit le réveil s" du libéralisme sont les plus accentués. » re Cette constatation de fait corrobore en un sens ce que nous avons nous-même af-'c firmé dans notre numéro de mardi ; rLe succès de la liste des patrons libéraux est 18 dû à la complicité de la crise industrielle. n L'Express peut en faire son deuil ! la jt, journée du 24 mai fut un succès anticar-z_ telliste, interprété comme tel par tous ceux ie qui savent ouvrir les yeux et les oreilles. Il oublie que les chefs les plus autorisés le des progressistes prédisaient depuis plu-^ sieurs jours et jusqu'au 24 mai après-mi-di, la perte de notre troisième siège, alors a que les libéraux qui avaient travaillé l'é-s_ lectiOn et pris contact personnellement avec de nombreux électeurs prédisaient un e brillant succès. e Celui-ci a été dû bien plus à ce>travail n électoral efficace qu'au remplacement de M. FleGhet par M. Journez sur la liste li-i_ bérale, qui était plutôt de nature à nous s faire perdre des voix qu'à en gagner. Telle est la vérité. 1- t Une Réforme électorale urgente L ^ tO ! " " •" " m LA R. P, INTEGRALE vc ET MATHEMATIQUE ^ , Maintenant que les élections sont termi-nées et que le Parlement est en vacances, le moment semble favorable pour exami- cc ner un point que la campagne passionnée j't et exclusive en faveur du pur et simple ja a laissé dans l'ombre. Il s'agit de la réforme urgente et nécessaire de la R. P. On a souvent, dénoncé les vices et les anomalies du système ap- il plique en Belgique, mais personne n'a for- ti< muté de système pratique pour y remédier. él< La question est, cependant, tout aussi importante par ses résultats que l'abolition qt du vote plural. Mais elle n'a pas le don de vc passionner les foules. Et bien que tous les programmes révisionnistes se prononcent ci. en faveur de la R. P. intégrale, aucun ru d'entre eux ne daigne s'occuper de la réa- le User. A la Commission des XXXI, il n'a été b question de ta R. P. qu'à Vavant-dernière m des séances consacrécs à la discussion gé- le. nératè> et la chose a passé issez inoper- di ; çue. se Voici, les considérations exposées à ce ci sujet par M. P. Tràsenster d'après le pro- ta cès-verbal officiel, de la séance du S avril : ce introduction '' M. Tràsenster tient à déclarer d'abord, do pour éviter toute équivoque, que, tout en ai restant profondément attaché aux idées de ^ liberté dans tous les domaines, il ne se xi , considère pas comme le mandataire du li- cj- béralisme politique représenté au sein de ^i, la Commission par des noms ç.lus autori- m sés que le sien. Il constate que jusqu'ici l'œuvre de la p; Commission a été 'beaucoup plus une œu- ^ vre de destruction que d'édification. Les systèmes nouveaux présentés par certains ^ membres ont été démolis par leurs pro- pi près amis. Quant au vote plural actuel, il cc n'échappera jamais à un double reproche: pj celui de favoriser, sur le terrain des élec- m tions générales, les campagnes au détri-ment des villes, et celui de faire une part ej insuffisante à la capacité, à laquelle il ri attribue 100.000 votes supplémentaires con- ^ tre 800.000 aux contribuables mariés et aux propriétaires. U! M. Tràsenster se résignerait pourtant k difficilement à livrer l'administration des «I . grandes villes au suffrage universel pur et simple qui assure la majorité à,, une seule classe., celle des ouvriers, et sur ce point, M. Tràsenster croit être d'accord avec le sentiment d'un certain nombre de libéraux. s> •Si l'on repousse à la fois le vote plural b: actuel et le suffrage universel pur et sim- a pie, il ne reste que le vote plural amendé, P ou la représentation des intérêts, sédui- r< , santé, en théorie, pour le recrutement des le 1 conseils communaux] et du Sénat. n > Il est un argument ià ajouter à ceux P que l'on a fait valoir en faveur de ce sys- s; tème : c'est que, depuis la revision de 1894, j< i une représentation unilatérale des intérêts c: f existe en Belgique : aux deux anciens par- g i tis historiques est venu se joindre un troii- r sième, le parti ouvrier, qui est un parti d de classe représentant exclusivement l'in- a térêt ouvrier, en accordant même une pré- P pondêrance peu justifiée à l'intérêt spécial 0 i des ouvriers houilleurs. n Les autres intérêts avec lesquels l'intérêt t< ouvrier est en conflit ne sont pas repré- q J sentés comme tels dans nos assemblées délibérantes ou ils sont subordonnés à des r J intérêts exclusivement politiques, voire i même confessionnels, ce qui crée une ci- r tuation. très grave pour l'avenir de notre P industrie et de notre commerce. r l On objectera qu'une formule tout à fait e 1 satisfaisante de R. I. reste à trouver et que celle-ci constituerait un saut dans l'incon- b nu. i: 2 Mais n'en a-t-ii pas été de même du vote o plural : n'est-Û pas certain que si l'on i s avait prévu en 1893 les résultats du S. U. ci 1 plural, le Gouvernement ne l'aurait pas & proposé et la droite ne l'aurait pas voté? r Les membres de 1a. gauche qui ont collaboré à l'accouchement si laborieux du vote r plural n'ont-ils pas, depuis longtemps, dé- I savoué la paternité du rejeton mal venu c 0 auquel ils prédisaient une longévité ex- r ® ceptionnelle. < i it Les imperfections do la R.P. On peut se demander si les déceptions r e causées.par le vote plural doivent être at-s tribuées uniquement à ce dernier et si les s imperfections de la R. P. n'en sont pas e également responsables. ( e C'est pour traiter ce point que M. Tra- J )- senster a demandé la parole ; la question se rattache d'ailleurs .à la R. I. qu'un sys- < i- tème plus souple de R. P. permettrait "de J ir réaliser dans une petite mesure. < il Les tàjbleauxi qui ont été dressés à la le demande de M. Tràsenster par le dépar- < •e teme'nt de l'intérieur, en réponse à la a dixième question, et donnant la statistique 1 fe des élections législatives qui ont eu lieu < c- sous le régime de là R. P. de 1900 à 1912, 1 a- permettent une constatation bien intéres- r- santé. 1 C'est que dès la. première application de la ]-st | R. P. en IGfO. les cathtoliques obtenaient il- j 86 mandats pour 994,245 suffrages, alors I que les pâffe d'opposition (i ibéraux, socia-! listes et daenff>%s) n'obtenaient q: ue 66 mandats pour 1,02*,867 suffrages ; lî T avait, en outre, 33,902 voix éparpillées" sur 1 es i s-tes dissidentes dont 21,378 ..sans coulP -litique, 8,854 données à d<?^ listes cH 1 ° -ques dissidentes et 3,670 à o.9® listes i P" •position dissidentes. , La même anomalie se constate pour Chambres issues des élections de lbYtô, li-et 1910. _ Si donc, conclut M. Tràsenster, nc>» avions eu la R. P, mathématique et intégrale, avec circonscription unique pour? tout le pays, le Gouvernement catholique) eût été renversé dès 1900 et depuis lors,, tout .gouvernement de parti fût devenu impossible. J'estime que cela pût été un-, bien pour le pays. M. Tràsenster est d'avis que l'anomalie* qu'il vient de signaler, n'est pas due seulement aux imperfections de la R. P. : elle provient aussi de notre géographie électorale et de la densité variable des votes pluraux combinée avec la R. P. On lit souvent dans la presse de droite qu'il y a beaucoup plus de votes pluraux dans les provinces wallonnes que "dans 1&3 provinces flamandes et que par suite lo vote plural favorise l'opposition. Le fait est vrai, mais la conclusion que*. . l'on en tire est absolument fausse : c'est la conclusion contraire qui est exacte. Pour le faire saisir, M. Tràsenster considère deux cas extrêmës : aux. élections de 1912, l'arrondissement de Termondé a eu un élu par 11,255 votes valables, l'arrondissement de Thiiin en a eu 1 par 20..746 votes valables. Il en résulte que la puissance électorale d'une voix de l'arrondissement de Thuin ne représente guère que 1». moitié, exactement0.55, de la puissance électorale de 1 voix de l'arrondissement de Ter-monde. En d'autres termes, l'électeur à 3 voix de l'arrondissement de Termonde a une puissance électorale égale à 5.46 Tois celle de l'électeur là une voix de l'arrondissement de Thuin. La justice exigeait, du moment que l'on combinait le vote plural avec la R. P. que l'unité de mesure, c'est-'à-dire la vofx, £ût la même valeur dans tout le pays. L© système du nombre unique Le moyen d'y arriver est très simple et' il est plus facilement applicable aux élections communales et provinciales qu'aux; élections générales. Pour la commune, la circonscription unique existe partout, et par suite toutes les voix ont la même valeur. Pour la province, il suffit d'appliquer aux circonscriptions cantonales le système du nombre unique, recommandé en Fràncè par les plus hautes autorités scientifiques. Pour la province, par exemple, Je nombre unique s'obtiendrait en divisant Je nombre total des votes valables de toutes les circonscriptions par le nombre de mandats à conférer, et on obtient ainsi le diviseur unique à appliquer dans toutes les circonscriptions. Chaque liste a droit à autant de mandats que son chiffre électoral contient de fois le nombre unique : c'est la justice même. Il restera forcément un certain nombre de mandats non attribués correspondant aux fractions : la solution la plus élégante, défendue au Parlement français par M. Turot, consiste à additionner les restes de chaque parti dans les diverses circonscriptions et à attribuer à chacun un nombre de mandats complémentaires égal au quotient obtenu en divisant la somme des restes par le nombre unique en forçant les fractions les plus fortes. Ces mandats peuvent être attribués soit à une liste complémentaire de candidats provinciaux présentée par chaque parti, comme le proposait M. Turot, soit aux plus gros restes non représentés comme le proposait le rapporteur M. Groussier. Le système du nombre unique a obtenu en France l'appui de3 mathématiciens les plus éminents, notamment de Ad. Carnot, Emile Picard et Henri Poincaré. Ce dernier a fait connaître son avis dans une lettre qui a été lue au comité républicain de la Représentation proportionnelle, dans sa séance du 16 décembre 1910. M. Tràsenster donne lecture de cette lettre : Cher Monsieur, «Les raisons qui militent en faveur du système du nombre uniforme ont été si bien exposées, que j'ai peu de chose à y ajouter. Il demeure bien entendu que le plus mauvais système proportionnante reste à mon sens bien supérieur au meilleur système majoritaire. Il n'en est pas moins vrai que la plupart des systèmes proposés ne sont pas entièrement satisfaisants. Le système d'Hondt assure aux majorités un avantage . considérable et difficilement justifiable. Le système des plus grands restes est plus juste et ne favorise aucun parti mais l'iil rpeut donner dans certains départements des résultats anormaux qui seront, il est vrai, corrigés par les résultats des autres départements (le calcul des probabilités nous l'enseigne) mais qui étonneront les électeurs simplistes pour qui le calcul des probabilités n'est qu'un vain mot. » 1° Le système du nombre uniforme sera compris du premier coup, et Je plus . ignorant des mathématiques verra sans raisonnement qu'il donne satisfaction complète' à la justice. C'est là un avantage sérieux ; il ne suffit pas d'être juste, il faut. encore le paraître.; » 2° Le système est facilement perfectible ; si on ne croit pas pouvoir l'étendre immédiatement à l'ensemble du territoire, on pourra l'appliquer d'abord à des régions restreintes' et ensuite progr/elsfeivement à des régions de plus en plus étendues ; » 3° Il force les partis à s'organiser et & montrer leur drapeau ; » 4° C'est celui qui atteint le mieux les résultats moraux que les partisans de la R. P. ont en vue : faire comprendre auixj députés qu'ils représentent la France et non un département ; faire comprendre aux électeurs qu'ils doivent voter pour des idées et non pour des personnes. » Veuillez croire à mon entier dévouement. » Henri POINCARE. M. Tràsenster ajoute qu'il est une autre conséquence du système que iM. Poincaré n'a pas aperçue ; c'est qu'il permet de renoncer, sans injustice,, à I1aiccroo',ss0ment décennal du nombre des députés. Le nombre de ceux-ci ou des conseillers provinciaux peut être fixé ne varielur. Au fur et à mesure que la population augmente, il en est de même du nombre unique c'est-à-dire du diviseur, et la répartition de9 mandats se fait automatiquement entre les divers partis, entre les diverses circonscriptions sans léser personne. Un autre avantage du nombre unique ou de la circonscription unique dont il est l'équivalent, est de permettre réellement la représentation des petites minorités ce qui n'est pas le cas actuellement avec le quo-

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This item is a publication of the title Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire belonging to the category Liberale pers, published in Anvers from 1832 to 1940.

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