Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire

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s.n. 1914, 05 June. Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire. Seen on 21 October 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/gb1xd0rv2w/
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Vendredi 5 Juin 1914 UN NUMERO CINQ CENTIMES Vendredi 6 Juin 1914 franco en Belgique Un an ; ï5 r,. » » 6 mois ; 8 fr» j, » 3 mois s 4 fr» Franco en Hollande Un an : 22 h. » Union postale * 32 fr . On s'abonne au bureau dujournai et dans tous les bureaux de poste, ADMINISTRATION TÉLÉPHONE »8Î JOURNAL DE LIÈGE Annonces. t a la Signe, Z© eaai Réclames. 0 . » . » 40 cent Faits divers. . . , * 1 franc Réparations judiciaires » 3 franci informations financières » 3 franc» Avis de sociétés u petite usm 30 cent Émissions . , „ , » 1 franc SLÊDÂQTIOK FEUïlLE POLITIQUE» LITTERAIRE £t COMMERCIALE, - FONDEE EN 064 BJÉD ACTION ET ADMIMSTIVÀTION ? BOULEVARD DE LA S AU YEN 1ÈRE, 2& ÉTRANGER eeance La crise rm'rti*lôriolle •Paris 4 — M Viviani ayant assiste ci matin aux obsèques o.a Henri Roujoi dont il a prononcé rél<.*5<?< na.P?J 3^,TL« qu'à présent de nombreux visites. Cep en dant, dès maintenant, ^ le succès de ses dé-marches semble assuré. , .,1ini.n, On confirme que l'accord est fait entre M. Viviani et les hommes poli-tiques dont il s'est assuré le concouis, sui les points principaux et- notamment sui l'application de la loi militaire. La liste donnée hier reJte exacte saui en ce qui concerne MiM. Sav/iry_ et Liemen-tel dont l'entrée -dans la coi."ibin&i,son es1 moins certaine. , M. Guist'hau, dont le nom a été -prononcé, ne ferait pas non plus partie du ca blllet- • A x VT7K- A 3 heures, M. Viviani est arivivé a J L'entretien du "Président de la République et de M. Vivi mi s'est prolongé ju-squa 3 1/2 heures. En quittant l'Elysée, M. Viviani .s'est rendu chez M. Aristide Briand, puis iu a conféré* avec MM. Ca illaux et Peytral. A 7 heures ,il s'est rendu à l'Elysée et, après avoir fait part au président de la République de ?>es pourparlers, il lui a annoncé qu'ayant» encore différentes démar-chos à faire, il ne sorait pas en mesure de lui faire conna/tre une réponse définitive avant demain midi. Avant la visit e de M. Viviani, le président de la Répi iblique avait reçu M. Léon Bourgeois, avec- lequel il s'est très longuement entretenu. On assure eue la conibinaisoii ministérielle, en cas d'acceptation de M. Léon Bourgeois, se présentera sur les b*ases suivantes : Présidence du conseil et instruction publique, M. Vivifiai ; justice, M. Jean Du-puy ; affaires étrangères, M. Léon Bourgeois ; intérieur, M. MalVy ; guerre. jM. Messiiny ; marine, M. Pejtral ; finance*', M. sNoulcns ; travaux publics, M. René Ro-noult ; agriculture, M. îiaymond ; commerce, M. Thcmson ; ijravail, M. Métiu colonies, M. Lebrun. Le portefeuille des affaires étrangères sera offert M. Jean Dupuy en cas de ro fus do M. Léon Bourgeois. M. Albert Sarraut, a décliné le portefeuille des colonies pour se consacrer à l'œuvre qu'il a entr epriso en Indo-Chine et qu'il vent mener 'a bonne fin. A ia Chambre Paris, a. — jV'/. Deschaijeil est élu président définitif J .e la Chami-jrô par 411 voix sur 43i votant ù. •Sont élus v .ce-présidents définitifs de la Chambre : clament, radical; 357 voix ; Monestier, oudica' unifie, 333 voix; Godard, radical un_riié, 310 ,.oix ; Augagneur, républicain socialiste, 267 roix. M m g Sa/ah &<ïrtrih. a'/dt corivro iVS. ~ cimond Rostand Paris, 4. — Pur orga, le do Me André de (Laumois, avoué, Mme Sarah Eernhardt vient de présenter requ- Jte à fin d'assignation à jour fixé de M. E dmond Rostand. Voici le texte même de la requête de Mme Sarah Bcrniiardt ; « Attendu que le dn mit' l'Aiglon, de M. Edmond Rostand,, ap parvient depuis de longues années au répei .toirtx du théâtre Sa-ralinBernihjaÇui ; que I'expjStmte en a créé lo l'Ole principal ; qu'e'je e 11 a consacre la'reputanbn par des 'l-eprési itatiô^s< inin-terrompues tant en Vrance «. \u'à l'étranger ; que l'Aiglon ' oelia.it enc> ve l'affiche de son théâtre ces jours derniers ; que. suivant convoutior JS (]es parties', l'&utein ne peut retoej- s- a pi(jCe ni la Sa.'re représenter sur uuo autre scène ; Attendu quY lle vient d'apprencie «ru aï mépris de se s droiis des tiers fo^t présenter l A" alLon de M Edmond Rostand; par le moye n de illnis cinématograipcÇÇS \ quils prêt»- endent être autorisés à ce faire -par 1 autf .lir }ui.môme ; jne ce s rep resen-tations 8\\at ann.oncées, dant? ioute la près-se, ,'jeijaIit commenoer le iitercrocii B juin 19Ï4 . Qu i', est. aujourd'hui c(-nstant que r^' préscntatir>n cmématograg/hique d'une pict'e de thôàtfj eoostitue, ù l'égaj-d de l'auteuî dramat'Vae, quand elle n'est pas autorisée par une contrefaçon, et à l'égard d un dirô,„teur de théâtre, une violation des engagements <fce l'au>eur dramatique, lorsque celui-ci fait représenter ou permet a des tiers de ri-prtsemer son œuvre sous cette modaifté , O'je, dans l'espèce actuelle, la méconnaissance par Ed mond 'Rostand de ses obligations affecta u..i caractère d'une gravite particulière ; quelle cause ù. V exposant un trouble et un don unage considérables ; Qu'en effet l'Ai glon est offert au public dans, un des plus grands théâtres de Paris. au théâtre n vunicipaJ du Cb-àtelet, situé juste en fac e le théâtre Sarah-Bern- hardt ; Qu'il est partout annoncé Que les représentations de c'Aiglon, de M. 'Edmond Rostand, « sciti: iîcront les plus difficiles » ; q"e la p'.êce « sera montée avec un luxe extraordinair e et de costunwjs et de per-soniages » ; Qu'il y a la olus grande, urgence pour rexpOsarite à. obtenir un. remède immédiat à une :iituati .on aussi pittjuàiciable. » Par ces mo tifa : « Autoriser la requérante à assigner M. Edmond Rostand , deinefurant à Villa-Arra-g-a, ,â Camibio ( Basses-Pyrénées), à jour fixé et sans prél iminaii de conciliation, vu l'urgence, pour, par motifs susénon-çés .entendre inte rdire à.1 M. Edmond Rostand de fair» oui laisse r représenter, pai iilmy ciném; .togi^ohiquc s, ou de toute au-n la piece V Union'; dms toute salle de spe;tac?.,î, de th éàtre ou de ciné maSugraphie, et notani' cent au théâtre municipal du Ohitelet de Paris, et ce, sou! nno- asueinu. de l.oqo (ranc's par cfcwit "présentation! pe-idant un mois, passé le quel demi il sera fait di 'oit : Ordonner l'exécution provisoire dii ju gen.ent à intervenir. » Mms q vi£e-présidènt Lesueur a ai\t»risi Mmo Sarali Berahardt à assi^iief M. 'Ed Z'rLi0Stan" pour l'< iudlence du jsudi 1! 4C?„WîftJ i-fh^^a/dt!Cn tion-en ''' """• d,!puis Sa FÏ* recettes s'fL Jj ï' & Paris seulement, de par suite » plus de 5 millions et fôo.ooo francs -ié à s011 auteur plus d ,AL LEMAGNE Jou 4 , Berlin, 4 — /nal poursuivi ^t poursuivi l'éditeur de la revue Actio: Jpour excitation au meurtre à la suite d'un article faisant l'apologie du meurtre de Gaston Calrnette. Le défense aurait cité M. Caillaux comme , ténioin et selon la Gazette berlinoise de Midi, celui-ci aurait déjà accepté de venir personnellement déposer devant le tribuna] de Berlin. ITALIE Le procès perug-gsa Florence, 4. — Ce matin, à 9 heures, ont commencé au tribunal correctionnel, les débats du procès Peruggia, auteur du vol • de la Joconde, au I,ouvre. M. Barrili, président du tribunal, procède à l'interrogatoire de Peruggia. Ce dernier fournit des renseignements détaillés sur son séjour à Paris et explique minutieusement le vol. Peruggia nie avoir voulu vendre la Joconde à l'Angleterre et avoir eu au contraire le désir de la remettre à la Galerie des Offices à Florence. Il a même refusé l'impunité offerte par le gouvernement français à l'auteur du vol. On procède ensuite à l'audition des témoins.M. Tarantelli, commissaire de police, fait le récit déjà connu de l'arrestation de Peruggia et de 1a reprise de la Joconde. M. Poggi, directeur de la Galerie des Offices, rappelle avoir reconnu le tableau qu'il avait fait conduire ù la Galerie et dit que l'accusé avait l'intention d'en tirer de l'argent. Toutefois l'accusé a remis le ta-bleau sans résistance. M. Alfredo Geri, directeur d'une maison de commerce, parle de sa correspondance avec Peruggia, qui avait pris le nom de Leonardo, et de ses pourparlers avec lui. Il dit comment il a. en même temps que le professeur Poggi, reconnu que le tableau était la Joconde du Louvre. Un incident se produit entre ce témoin et Peruggia qui déclare ne pas avoir demandé d'argent à Geri. Ce dernier affirme que les prétentions du prévenu s'élevaient à 500.000 lires. Le Dr Amaldï expose les résultats de son examen psychiatrique. Il dit que Peruggia n'est qu'un demi responsable. ,A 11 h. 45, i'audience est renvoyée à l'après-midi. Florence, 4. — L'audience de l'après-midi du procès Peruggia commence'à 2 1/2 h. Le chevalier Bartoli, représentant le ministère public, prononce son réquisitoire. Le ministère public a soutenu que Pé-rug£id avait prémédité son vol. Il a conclu en demandant au, tribunal de le condamner à trois ans de réclusion. L'audience est ensuite suspendue. A la reprise, le premier défenseur, M. Caréna, orend la.parole et défend cette thèse crue Peruggia n'est pas un vulgaire voleur, cav il n'a dérobé la Joconde que pour J:- ramener en Italie. L'avocat; a parlé nendanfc cinq heures. A 7 heures du soir, l'audience est levée Les" débats se poursuivront demain. nussrÊ A la Douma St-Pétersbourg, vi. — Au cours de la oêance d'iiier, la huitième qu'elle a consacrée à l'examen du-budget du ministre de l'Instruction publique, la Douma a décidé de ne lever la séance que lorsque l'examen de ce budget serait terminé. En conséquence, la séance tf'a pris fin qu'à 2 h. du matin. Les gauches et les octobristes ont voté par 143 voix malgré la coalition des droites et des nationalistes qui n'ont réuni que 99 voix, une motion émanant des octobristes et supprimant à titre de protestation contre 1a politique générale du ministère un crédit de 735.000 roubles inscrit au budget pour frais de voyage des fonctionnaires du ministère. L'assemblée a également voté awoe la même majorité de 143 voix contre 84, un ordre du jour déclarant que le ministère de l'instruction publique ne répond pas aux principes proclamés par le j souverain en faveur du développement des i forces matérielles et intellectuelles du pays ' tôt. que depuis longtemps il fait obstacle au progrès de hi culture intellectuelle de la Russie. Ce reproche est justifié par les entraves apportées à l'activité du self govern-ment local par le refus du ministère de tenir compte de l'opinion publique et l'in-teildiction pour HesJ enfants des nationalistes russes de l'emploi de la langue maternelle dans les écoles allogènes. Le vote I de l'ordre du jour a été accueilli par des applaudissements enthousiastes des octobns-tes et des gauches et par les protestations des à?'Oite.'5. M. lôurichkovjtcli a traité d'imbécile* les membres des gauches .Ce qui lui a valu d'être é%Çlu de l'assemblée pour sis séances. TUIIOUIE Incidents turcc-grecs Constantinople, 4. Le ministre de l'Intérieur se rendra demain à Brousso. Or assure qu'il va ouvrir une enquête sur des incidents qui se seraient produits entre de; Turcs et des Grecs de Ghemlek où dernièrement les autorités avaient découvert ui comité secret composé de Grecs et dont fe rait aussi partie un Turc. Plusieurs Grec: ue Ghemlek ont été arrêtés et conduits ic où ils comparaîtront devant la Cour mar tiale. BULGARIE fVSamfectaticïîS art ti-iioiiétiiiq>ues Sofia, 4. — Hier a eu lieu à Varna, ur meeting au cours duquel les orateurs on protesté contre l'attitude des autorités dan: Jes nouveaux territoires grecs- A l'issue di meeting, les assistants se sont livrés à de: manifestations anti-helléniques. La fou Je. que la police n'est pas parvenui à maintenir, s'est emparée de deux église; grecques qui avaient été construites pa: souscription aujc frais de la population d ! Varna au temps <4l cette ville relevait d» i patriarcat grec. i Les manifestants dédaiv;nf, qu'ils on voulu, par ce geste, exprimer leur dé^ir d voir leurs églises faire retour à leur patrie Aucun acte de violence n'a été commi grâce aux mesures prises par les autorités ALBANIE Oî. ^ pui'aïïo îDurazz'o, 3. — Ce£' aprés-mMi, i J h. « le prince de Wied, oi.ee la princesse «l « cour, est allé visiter 1 escadre austro-hor : &roise. Lo torpilleur qui l'a transporte bord du navire amiral Tcg&Wf. a été se > Jué à la fois par tous les navires ancre dans le port et qui'a valent leur gran, pav-K A 2 h. 2^- la commission mteî'nationfai I ce contrôle ét<*it partie dans la voiture roy; Siak, ofi-i /je conférer directemer i \ avec les insurgés. j .^eux-ci ont confirmé les de.rata qu'i. avaient précédemment exposés et aux termes desquels ils veulent (être gouvernés par un prince musulman ou par la Turquie. La commission a constaté que les insurgés tombaient d'accord sur les points secondaires, mais ne s'étendaient absolument pas pour transiger sur le point principal : leur demande relativement au prince. La discussion a duré plus de trois heures. La commission a rapporté au prince Je résultat de ses démarches et a déclaré eiu'elle avait accompli le mandat qu'elle avait assumé. Le prince a réservé sa décision, l'envoi de navires de guerre Londres, 4. — On assure dans les cercles politiques de Londres que le gouvernement anglais a donné son adhésion à l'envoi d'un navire de guerre britannique à Durazzo à la condition que les autres puissances adhèrent à cet envoi. Cette nouvelle, ainsi que celles venant d'autres capitales, donne lieu à croire que toutes les puissances marquent le plus vif intérêt à la question du sort de l'Albanie dans le but d'éviter des complications. Berlin, 4. — Le gouvernement allemand a fait connaître aux puissances qu'il était disposé, si les autres puissances y consentaient, à envoyer à Durazzo un navire de guerre. On a ici 'confiance que l'effet moral de cette mesure en Albanie serait le même que celui produit par l'envoi de détachements.CHINE Les Loups-Blancs Pékin, 3. — La bande des Loups-Blancs a rompu le cordon des troupes du gouvernement qui la cernaient. Les Loups-Blancs ont pillé et brûlé Min-chou ; les missionnaires sont indemnes, mais les missions sont brûlées. Une forte armée tente de barrer le passage aux Loups-Blancs vers le nord. Les brigands ont pu s'échapper de l'étreinte des troupes du gouvernement en revenant en arrière par petits détachements. INDES ANGLAISES Los derniers attentats à. ia dynamite Calcutta, 4. — Les derniers événements ont causé un vif émoi dans les divers milieux ; mais il serait difficile de prouver que les attentats ont été organisés par des sociétés secrètes poursuivant un but politique.La fabrication des tubes contenant les ; matières exylQsibles dénote une grande ha-! bj.ieié chez l'ouvrier qui les a préparés. Ces i tuibes revêtent ia forme dune cartouche, • ils ont:24 centimètres. L'intérieur est rem-: pli de coton et l'on s'était servi de colle i pour bouche: les extrémités. Au milieu ! Ou iube, une sorte de cylindre en plomb aminci était rempli de pétrole. Ce cylindre était entouré d'une bande de coton contenant, des b-Ouis d'allumettes imprégnés de phosphore. Le but des auteurs de cet attentat était d'Libtenir une vL'ombe pouvant dégager ie | plus d'étincelles possible et d'incendier toutes les balles de jute se trouvant dans l'entrepôt. Les pertes éprouvées s'élèvent, dit-on, à 10 laks de roupies. , Le Caaîlii lèïieo-Mérieain L'incident des vapeurs « Ypiranga » et « Bavarla » Berlin, 4. — Les journaux commentent longuement l'incident des vapeurs allemands ïpiranga et Bavaria, auquel une dépêche de la Vera-Cruz au Éèrliner Tage-bUu '. faisait allusion hier. Bien qu'pn journal officieux berlinois prétende qu'il est prématuré de parler dès aujourd'hui d'un incident germano-américain. de nombreuses feuilles allemandes affirment que celui-ci existe en fait, et sui-van; les commentaires de plusieurs journaux, il n'aurait pas été dénué d'une certaine gravité. Voici, d'après des dépêches de la Vera-Cruz, reproduites par plusieurs feuilles berlinoises, ce qui s'est passé : Le président Huerta avait demandé à la Compagnie allemande Hambourg-Amérique de lui apporter quinze millions de cartouches, six mille fusils, quarante canons et cent mitrailleuses. Deux vapeurs de cette compagnie, l'Ypi-rangçL et le Bavaria furent chargés d'exécuter cette commande, que le président avait payée d'avance. Mais lorsque les vapeurs allemands arrivèrent à la Vera-Cruz pour remettre aux Mexicains leur charge-Jïient d'armes et de munitions, les autorités qui occupent actuellement ce port s'opposèrent au débarquement, alléguant que, par suite des événements, elles étaient i responsables de l'ordre au Mexique, Les commandants de ïYpiranga et du Bavaria n'insistèrent pas ; ils quittèrent la Vera-Cruz quelques jours après et allè-ront (léb.arcjuer armes et munitions à Puer-» to-Mexico. Cette opération accomplie, VYpirangd et le Buvaria revinrent à la Vera-Cruz, où l'amiral Funston, commandant des forces américaines, leur infligea, en vertu de la Joi mexicaine, une amende de un million dé pesos.- Il semble qu'il y ait eu conflit entre les Allemands et lès Américains, è en juger par le fait, non sans importance, que r'ap-î ] îrte le Berline r Tageblatt. Les deux na-i vires allemands Ypiranga et Bavaria quit- > tèrem en effet la Vera-Cruz sans avoir payé l'amende ; le croiseur allemand Dres- > de'n qui semblait s'être préparé au combat et avait (l(koijyej-t §es canons, les es-eorta jusqu'en haute' mer, pondant qup l'équipage du croiseur Bremen, qui était i resté en rade, entonnait le « Deutschland liber Ailes », chant patriotique allemand L dont les'paroles sont moins pacifiques que celles de l'hymne national. l/Yviranga et le Bavaria sont en route s pour TÀÎlcQ)Mne: Le représentant de {a Compagnie Hambourg-Amérique à la Vera-Cruz a réuni au consul américain un long rapport sur les événements. Ce document montre que les Allemande , se croyaient en droit de décharger leur car-t "nison dans un autre port mexicain que la Vt,t.,-rru/" T1 y est dit en substance : à « L'ïpirarnju uva;i reçu des amiraux américains Fletchcr fit B'augér Lordr^ s ne pas débarquer les armes et munitions :l à la Vera-Cruz. Cependant, quelques jours plus tard, V Ypiranga levait l'ancre et par q tait pour Puerto-Mexico, où le gouverne, t- iimnj mexicain avait donné l'autorisatior t de décharger iç navire, auquel vint s'ad joindre le Bavaria. Jainâla ie gouyernemen s américain n'avait laissé supposer'qii'ii s;op poserait au débarquement des armes sur un point quelconque de la côte. » Le blocus de Tampico Mexico, 4. — Le général B.lanquet annonce que les canonnières ont reçu l'ordre de mettre douant Tampico le blocus effectif pour empêcher' les rebelles de recevoir des munitions. 11 s'agirait d'arrêter le vapeur Antilla qui serait parti de New-York le 2 juin ajvec 500 tonnes de munitions et un aéroplane pour les rebelles. (fc» —■ La Catastrophe de 1' " Ëmpress-of-Ireiand " Une fiotiiîe do navires recherche leo cadavres» des victimes Londres, 4. — On annonce que lord Mer-sey, r ex-président de la commission d'enquête sur 1a Catastrophe du Titanic, partira samedi pour le Canada, et qu en eon-séqinence le tribunal d'enquête sur l'abordage de YEmuress-of-lrtland, dont il fera partie, ne se réunira très probablement que le 15 juin. De Toronto, le correspondant du Times annoncé que lorsque le Storslad eut achevé son déchargement à Montréal, ou constata que sa proue était totalement tordue vers tribord et qu'elle formait presque un demi-cercle ; quelques-unes des plus basses tôles de l'avant étaient également tordues dans le même sens et arrachées en partie. Il y avait de plus une large brèche de attaque côté de la proue. Ces constatations sont considérées comme venant à l'appui de ce qu'a déclaré le capitaine Andersen, à savoir que lorsque la collision se produisit, l'avant du Storst'ad ne pouvait rester dans la coque de 1 Em-press-of-Ireland, parce que le mouvement en avant du transatlantique l'avait tordu et fait sauter hors de la voie d'eau. On continue & rechercher activement les corps des victimes de la catastroplie. Une dépêche Router de Québec annonce qu'une véritable flottille de naVires appartenant à la Canadian Pacific parcourt constamment le fleuve et l'estuaire dans ce but. Une autre dépêche de Montréal à l'agence Reuier dit qu'à la suite de l'action en 10 millions de francs de dommages-intérêts intentée aux propriétaires du Storstad par ia compagnie Canadian Pacific, les propriétaires du Slorslad ont présenté une demande reconventionilelle en 250.000 francs pour dommages subis par leur navire. Ce matin, au Parlement .canadien, nous dit le coriaspondant du 'finies à Toronto, le ministre des postes a' lu des lettres du commando-a du vanr-.ur Lady-lïvelyn, en ! réponse aux accusations portées iiier contre -l'opérateur de la télégraphie, sans fil die ce'-îia-viie-i accusav:."r.u». selon lesquelles ce • fonctionna ««-e1 aurait' refusé '"d'expédier les dépêches des survivants, parce que ceux, ci ne pouvaient pas payer. Le commandant dit <ru'il n'y avait pas de télégraphiste de l'Etat à bord du na-vjVv. Quand la catastrophe survint, il y avait un opérateur nommé Fergusson parmi les survivants. On lui demanda de communiquer avec Rimouski et la côte, mais il ne reçut aucune instruction concernant ks dépêches particulières. Deux matelots du Storstad ont été arrêtés . /if Montréal sous l'inculpation de vol de chèques d'une valeur de 25.000 francs au préjudice d'un des passagers de YGftÇprcss-of-lreland.L'un des voleurs est un indigène de Ho-noiuliï qu'on a mis en état d'arrestation au moment où il touchait un d!es chèques à la Merchants-Bank. L'autre est un Maltais que six agents de la Sûreté ont arrêté à bord, du Storstad. Le capitaine Andersen a dit que les matelots de son nanire avaient trouvé beaucoup d'argent dans les bateaux de sauvetage, et qu'à sa connaissance ils avaient remis cet argent à leurs officiers. Paris, 4. — On mande de Berlin aux Débuts : Les grandes puissances se sont mises d'accoid pour reconnaître à la Banque albanaise un caractère international. •X* Paris, 4. — A propos de la nouvelle d'un jovrnal du matin selon laquelle M, Pou-mergue aurait adressé à ses collègues une lettrer elative à la participation des étrangers aux adjudications publiques en France, le Temps publie les explications suivantes : Depuis deux ans, le service du contentieux du ministère des affaires étrangères était saisi de divers cas litigieux qui lui avaient été soumis par certaines légations, en particulier la légation de Belgique. Il s'agissait d'adjudications dans des petites villes du Nord, où des soumissionnaires belges avaient été, U priori, écartés. La légation avait fait observer qu'aux termes ues conventions consulaires, l'égalité des droits en matière commerciale était accordée aux sujets belges en trance et qu'en conséquence les soumissionnaires belges ne devaient pas avoir à souffrir de leur qualité d étranger. La circulaire û laquelle il est fait au-jouru'hui allusion aurait donc eu pour effet non point d'envisager les diverses manières à étudier la question, mais de lui appliquer le régime du droit commun en ces matières afin d'éviter d'ultérieurc-s réclamations de la part des légations et ambassades étrangère.-. Lo Temps : ajoute : Nous enregistrons ces renseignements dont la complexité repond mal à la précision de la questiarj posée. Il ne s'agit. ;»a - de savoir cb que sont "ou ce que peuvent être les régies consacrées applicables à tel ou tel pays. Il s'agit de SiaV'oir si l'application de ces règles est de nature à n'admettre que 1 industrie îran-çaisc dans les matières d'ordre essentiellement national, comme les adjudications des ministères de la guerre, de la marine et dos cplopiea. *• Londres, 4. -- On apprend que dans le cas où le Roi d'Albanie semblerait se trouver en danger, le gouvernement britannique serait disposé à envoyer un bàtinTènt de guerre à Durazzo, si les autres puissances se montraient disposées à prendre une mesure sirpH^Irp. •X- Pokin, 4. — Etant parvenus à éviter les troupes gouvernementalès envoyées contre cujs, les « Loups Blancs », après s'être habilement concentrés à nouveau, ont incendié et pillé Toachou, au Sud' de la pro-. vince de Kansu, ainsi que le fameux mo-■ nastère des Lamas, à Ghoni. Lettre de Rome Un de nos amis de passage à Rome, noi adresse la lettre suivante : Rome, le âl mai. Exalter l'art romain antique et renai sant, les beaux ensembles de lignes déci ratives et de masses puissantes qu'il a réi li.s'és dans l'atmosphère vibrante de 1 Ville-Etemelle, c'est s'exposer à redire pot la mille et unième fois des choses mille fo: dites. Les dernières manifestations, à Rome, d l'art du XIXe, donnent l'occasion d'expr mer, avec moins d'enthousiasme, des op nions plus neuves. Sur des flancs du mont Capitolin qu': couronne de sa colonnade blanche, s'étag< éblouissant de marbre froid et neuf, l in: mense monument à Victor-Emmanuel. Eî caliers, bas-ieliefs, piliers, galeries s'entas sent. Au milieu, maigre tache d'or dan cette blancheur, luit la statue équestre d Roi galant-homme. « Une auViflcation dan un râtelier neuf » a dit avec une justess crueLle, Ml Van Overbeek. le critique hol landais bien connu. Le mot a fait son tou de Rome. -if- Une foule enthousiaste applaudit tous le. soirs, au cinéma des Quatre Fontaines « Cabiria », le film si impatiemment atten du, de «Gabriele d'Annunzio. Cabiria, une jeune. Romaine du temp: des guerres puniques, prisonnière à Car tihiage, et destinée à être sacrifiée à Moloch est sauvée de la mort par l'arrivée de: armées romaines. Sur cette intrigue sim pie, mais dont les épisodes anecdotico-ci nématographiques ne sont nas toujours heu reux, maints tableaux sont greffés qui on: permis de réailiser des merveilles de mise en scène. Le sacrifice à Moloch. le siège de Syracuse et sa défense par Archimède, l'incendie de la flotte romaine, le passage des Alpes par Anniibal, où l'on voit la multitude mouvante des années de Carthage marchei en silhouettes scxmbres sur les pentes neigeuses ou se presser en masses grouillantes de soldats et de bêtes de somme entre les parois rocheuses des défilés ; l'assaut des murs de Carthage, les bailistes et maenines de guerre, l'escalade aux échelles, les grappes hra,maines précipitées dans le vide, les batailles et îles déroutes affolées, tout cela s de la grandeur et est émouvant comme impression de la vie des foules. Mais cela ne fait pas oublier ((Salammbô» et lue fait vibrer nulle part la couleur comme elle s'évoque dans la moindre des phrases de Flaubert... « C'était :à Mégara, fv.ibourg de Carthage, dans les jardins •d'Amilcar... » Et puis vraiment, la musique d'accompagnement « du .mac tro Bër-ri. », .basée sur un pokpourri dant Vv'agaci fait principalemen; ies irais, chi que' t-le temps comme un sacrilège. Il est def cr-uivres qui, bien que danr le domaine pu. blic, sont trop hautes pour qu'on se permette de les dénaturer ainsi et de les exploiter commercialement. -A" Dans les sous-sols d'un immeuble de h rue du Triton, s'ouvre une exposition d'< peintres futuristes. Ces messieurs s'imagi nent peut-être réaliser du mouvement e de la vie au moyen d'embrouillaminis géo métriques de lignes et de taches de cou leur. Mais la vie ne se réalise jamais sui la surface morte de la toile, avec la ma tière inerte qui sort des tubes de couleur le mom ornent ne se réalise pas au moyer de la ligne immobile et de la touche d< couleur figée irrémédiablement;. À peine les peintres et sculpteurs peuvent-ils 1 ei évoquer, et bien., 'difficilement, cette vie e ce mouvement, par une observation de tou instant de la forme vivante. M'ais alors avouons-lc, combien d'artistes epii n'on rien à voir avec la chapelle de M. Ma rinetti, les ont évoeiués d'une façon plu: puissante que ne le font ies futuristes c'est que ces « oassatistes'», ouvriers di Parthénon, Imagiers du moyen-âge, grand: Renaissants, Japonais et autres, sont er réalité des « présentistes », observateur-émus et consciencieux de la vie de leui temps et habiles à en noter à tout instan les mille formes changeantes. Ce qui leu: a permis de la pénétrer puissamment e de nous en communiquer l'impression pro fonde. D'ailleurs, certaines des œuvres expo sées ont du mérite, ne fût-ce que celui di travail patient ; certaines contiennent di curieuses harmonies de couleurs violente: et qui les apparentent à des tapis d'Orien qui n'auraient ni style, ni équilibre, n sens décoratif. Certaines, même, font de viner chez leurs auteurs des qualités d< peintres que oeux-ci se sont efforcés d'en sevelir sous le fatras chaotique du procédé Quant à l'impression de vie qu'on éprou ve généralement dans les sous-sols de h rue du Triton, elle ressemble 'beaucoup ai tourbillonnement et à l'eiblouissement pro duits à la boxe par l'approche du « knock out ». Cette impression, toute intéressant qu'elle soit, n'est pourtant pas d'un inté rêt assez universellement humain pour sei vir de base à une école de peinture. Mais il serait aussi absurde de juge l'art italien d'aujourd'hui sur ce meuve ment en marge de la vie et do la vérit plastiques, qu'il serait injuste de dire ciu'e; Franoé i] n'y a plus que des cubistes. S les doux pays ont leurs fauves, les deu pays ont également leurs chercheurs sir cères de vie et d'harmonie. En Italie, nou avons vu dans les dernières années l'ad mirable floraison des Segantini, des Fai tori, des Tito, des SignoVini, des Ciard: des Bugatti, et de (beaucoup d'autres, pe connus ohez eux et moins encore chez nou et qui, travailleurs désintéressés et pre bes, se renfermant dans leur art et dan l'étude acharnée des formes et des coi leurs de la vie, nous prouvent que-la rac qui a produit lc.s grands ouvriers de 1 Itémùssaiiee est encore capable d'efforts ( de réalisations. H. A. Arbitraire et Illégaliti I^ops avpn§ iflontré hier le ministre de ïiniiiicés torturant, par voie d'interprét* tion ,l'esprit et le texte de la loi taxant 1( bénéfices distribués, en prétendant sou: traire à l'exonération stipulée par la lo les réserves qui ont déjà payé tribut au fis sous l'empire de l'ancienne loi. On nous signale un second exemple de 1 désinvolture avec laejuçlle le départemei dès finuiioes en use vis-à-vis des lois d pays, lorsqu'il s'imagine qu'il a intérêt les violer ou à les tourner. Cet exemple est tellement typique de l'e prit jésuitique qui gangrène toutes n< administrations, que nous croyons bien fa re de mettre les pièces du débat sous li yeux de nos lecteurs. On sait que la loi sur les accidents 'd travail impose aux assureurs agréés (Com pagnies ou Mutualités d'assurance) d< constituer des cautionnements et des réserves mathématiques composées de va 'S leurs sûres, notamment de fonds d'Etat. Le Règlement Général de l'Assurance, établi par arrêté royal du 29 août 100i| 5. stipule à ce sujet, en se plaçant unique-). ment au point de vue de la sécurité des pla-t- cements : ^ Art. S. — Le cautionnement sera fourni soit en numéraire, soit en valeurs énumé-rées ci-après : e 1° Fonds publics belges et valeurs garan-■ tics par VEt.at belge, à concurrence de la . moitié au moins. 2° Obligations de la Société du Crédit j Communal. 3J Obligatioits libérées des provinces et • des communes. 4° Fonds publics des Etats étrangers et valeurs garanties par ces Etats, maiis sew-s lemenl dans une proportion qui sera fixée par y arrêté d'agréation ou par un arrêté ministériel ultérieur 2 Les titres indiqués aux 1° et 2° seront admis aux conditions fixées, conformément à ~ l'art. 4 de Variété royal du 23 juin 18M, pour la constitution des cautionnements en matière de travaux publics. Les autres ti-tres seront estimés à leur prix d'achat réduit d'un vingtième. Il tombe sous le sens que cet article vise seulement le taux auquel les fonds publics belges sont admis pour les cautionnements : co taux est jusqu'ici le pair, bien que lo 3 p. cent de» trois premières séries soit coté à 70 p. cent. Le 3 p. c. -le série, émis en Angleterre, coté actuellement 80,5 o. cent, remboursable au pair au plus tard dans 25 ans, est un fonds qui convient tout particulièrement pour les Compagnies d'assurance ; il est évident que d'après l'art. 8 du règlement général, ces compagnies ont le droit de l'employer pour leurs cautionnements ou leurs réservesj comme se sont empressées de le faire les compagnies similaires anglaises.Eh bien ! le ministre des finances belge ne l'entend pas de cette oreille, parce qu'il spécule sur l'amortissement par rachat à la bourse et que l'immobilisation de ce fonds dans les portefeuilles des compagnies d'assurance, pourrait contrarier les faux calculs sur lesquels est basée l'opération du Belgian loan, cette désastreuse combinaison. due à l'incompétence de M. Levie. Et voici ce que le Ministre des finances, consulté par un assureur, n'a pas craint de répondre, après plusieurs lettres de rappel.Bruxelles, le 30 mai 1914. Ministère des finances. Monsieur, J'ai Ihcnneur de répondre -à votre lettre du 23 avril dernier. Il résulte des art. 8 et 26 de l'arrêté rayai du 29 août 1904, portant règlement de l'assurance contre les accidents du travail, que les cautionnements à fournir par les organismes d'assurance agréés aux fins de la loi du 24 décembre 19GC3, doivent être constitués, à concurrence de la moitié au moins en fonds publics belges et valeurs garanties, par l'fEtat ; mais l'art. 8 précité stipule, en même temps, cpie les titres de cette nature seront admis aux conditions fixées conformément à l'art. 4 de l'A. R. du 23 juin 1851, pour la constitution des cautionnements en matière de travaux publics.En vertu de cet article, c'est le Ministre des finances qui règle le taux d'admission des fonds nationaux à titre de cautionnements d'adjudicataires. Or, il a été décidé de ne pas admettre les titres de l'emprunt à 3 p. c., 4e série, pour la constitution des dits cautionnements : cette exclusion s'étend, par voie de conséquence, aux cautionnements à verser en exécution de la loi sur les accidents du travail. Veuillez agréer, etc... Au nom du Ministre : L'Administ/raleuïaDirecteur général, VAN CUTSEM. On saisit le truc. Le règlement général de l'assurance stipule que les cautionnements seront composés, à concurrence de moitié au moins, do fonds publics "belges sans aucune distinction entre ceux-ci. Une phrase incidente dit - que par faveur spéciale, ces fonds d'Etat seront admis à un prix supérieur au cours de la bourse, comme en matière de travaux publics. Et le ministre, pour priver les assureurs du droit formol que leur reconnais l'art 8, se refuse à admettre le Belgian loan dans les cautionnements des entrepreneurs, de façon à se trouver dans l'impossibilité de fixer les conditions d'admission prévues par l'art. 8 eu règlement général de l'assurance. Il rend ainsi inopérante une dis-nosition légale et réglementaire arrêtée par le Département du Travail qui s'est refusé, jusqu'ici, à suivre le Département des finances dans cette interprétation jésuitique. Toutes les lettres adressées sur ce point au Ministre du Travail sont restées sans réponse, parce que, sans doute, il n'approuve pas la renversante décision du ministre des finances. Ou remarquera que ce dernier a attendu le licenciement des Chambres pour sortir . le petit monstre dont il vient d'accoucher. S n w m -- UN CONVERTI .1 m m m s C'est de VExpress qu'il s'agit, s Poussé dans ses derniers retranchements par M. Trasenster, qu'il avait attaqué fort e légèrement, il conclut : ^ « Nous ne nous faisons, hélas, pas la moindre illusion sur la possibilité de nous débarrasser quelque jour de la R. P. Nous l'avons ; nous la garderons. On ne guérit : pas de pareilles maladies ! Tout ce que j nous pouvons espérer encore, c'est de voir cette- arme de bandits, se transformer,sous la poussée de l'indignation publique, si d'aventure il y a encore, en Belgique, une 8 indignation publique, en un outil de filous. L" Espérer davantage serait folie, f » Et quant au second vote du père de fa-r mille âgé de trente-cinq ans, nous le subi-L» rions bien volontiers — et il en serait de c même de tous les partis de gauche, M, Trasenster peut en être assuré — si or à faisait mine de nous octroyer enfin le S. U en n'en exigeant pas d'autre rançon. » à L'Express est donc tout 'disposer à lâchei le S. U. pur et simple (un homme, une s- voix) pour en revenir à la formule de 1906 >s Quant à sa sortie absolument renversant) i- contre la R. P., qui est au programme de: ;s libéraux du pays entier, elle prouve uni fois de plus l'esprit politiepie de notre con u frère. La Presse cléricale en aveu Les journaux cléricaux reproduisent à l'envi les statistiques suivantes destinées à prouver que le gouvernement conserve la majorité dans le corps électoral : <( En 1912, les cinq provinces, non renouvelées cette année-ci, ont donné (chiffres officiels) : aux catholiques 751.042 voix aux libéraux et socialistes 567.291 o> aux daensistes et sans couleur 8.747 *> au total 1.327.030 » soit une majorité catholique sur libéraux et socialistes de 183.751 voix. En 1914, les quatre autres provinces sortantes ont donné (chiffres officiels) : aux catholiques 5<70.808 voix aux libéraux, socialistes et socialistes dissidents 733.575 o» aux daénsistes et sans couleur 30.096 » au total 1.334.479 » soit une minorité catholique sur les libéraux et socialistes dissidents de 162 767 voix. » Or, une majorité de 183.751 voix moins une minorité de 162.767 voix laisse bien, nous semble-t-il, une majorité de -183.751 — 162.767 = 20.984 voix, o, Cette conclusion résulte de l'escamotage ces voix daensistes qui atteignent un total 611 (Bruxelles, Courtrai) et de 24./11 en 1914 (Ale>st, St-Ni.colas, Termonde, Audenarde), soit 29.268 pour l'ensemble du pays. Or, les daensistes ont toujours été comptés dans l'opposition, et les journaux même qui reproduisent la statistique en question l'ont reconnu en proclamant que la majorité gouvernementale est tombée de 16 û 12 voiK • or ces chiffres sont établis en comptant dans l'opposition les deux dé-putés daensistes, MM. P. Daens à Alost et 1 abbé Fonteyne à Bruges. Il en résulte donc que loin d'avoir une majorité de 20.934 voix dans le corps électoral dont est issue la Chambre actuelle, le gouvernement est en minorité de 29.268 moins 20.98i, soit de 8.28i voix, de l'aveu même des journaux cléricaux. Et c'est cette minorité qui fait la loi au pays en élisant. 12 députés de plus que l'opposition. Ajoutons que si les cinq autres provinces avaient voté le 24 mai, la. majorité antigouvernementale eût dépassé 100.000 voix dans le corps électoral et que l'opposition eût certainement gagné, à Roulers, à Tuin-ho,ut, à Bruxelles, à Anvers, à Nivelles, etc., les six sièges nécessaires pour réduire à zéro la majorité parlementaire <rou-vemementaie.Voilà , la vérité incontestée et incontestable.En Belgique M. Woeste inquiet A la commission de la Fédération des cercles cléricaux oui s'est réunie hier à Bruxelles, M. Woeste a montré d'évidentes inquiétudes. Il a nettement déclaré que la situation actuelle méritait toute l'attention du gouvernement et des catholiques. Le leader de la droite ne cherche donc pas à atténuer l'échec de son parti. Il préfère y porter remède... Il paraît que des membres de la commission ont critiqué la loi militaire, les impôts, l'enseignement obligatoire et le principe de l'obligation introduit dans la loi des assurances sociales. M. Woeste a conseillé surtout un travail électoral ardent en vue des prochaines luttes. Dans les cinq provinces où il y aura des élections en 1916, on cherchera avec persévérance les moyens de propagande nécessaires là la victoire. M. 'Woeste iveut qu'un nouveau 2 juin efface la défaite du 24 mai. Avis aux libéraux.La commission s'est occupée aussi de l'application de la loi scolaire. Elle n'a pas voulu reconnaître que le corps électoral l'avait condamnée et elle songe à en tirer le plus de bénéfice possible. Par quels moyens ? C'est ce qu'elle a examiné. Un banquet libéral Le dimanche 8 novembre, probablement dans la salle de la Madeleine, l'Association des Journalistes libéraux offrira un banquet aux nouveaux élus de notre parti : à MM. Van Hoegaerdc n. Paul-Emile J an-son, Hanssens, Jourhez. Peten et Neven. Tous les libéraux qui voudront, à la veille de la rentrée parlementaire, célébrer la victoire du 24 mai, y participeront. Ce sera une excellente préface donnée à la session parlementaire appelée à être fort intéressante. Tous les députés et sénateurs libéraux assisteront certainement à cette fête de famille où notre succès électoral sera joyeusement salué ! Espérons que de nombreux Liégeois, artisans de la victoire, compteront parmi les convives. Cinq milliards do titres étrangers Nous lisons dans le Bien Public : « C'est le 15 avril qu'a expiré le délai accordé pour lo timbrage des titres étrangers, conformément aux lois du 30 août 1913 et S0 décembre 1913. » Ouelle est la valeur des titres présentés au timbrage ? » Il résulte des renseignements officieux . communiqués que le montant n'atteint pas loifli de 5 milliards. i» iCe chiffra n'est qu'approximatif. » En effet, les statistiepies définitives n'ont' pas été drossées encore. C'est un long et minutieux travail. 11 se complique de ce fait que les droits prélevés ont été calculés Sur la valeur noifïmale ou sur le prix d'émission si ce dernier était supérieur à la valeur nominale. Or, certains titres sont maintenant cotés au-dessous du pair, alors que d'autres ont une valeur fooursière plus élevée, quelquefois do beaucoup supérieure à la valeur nominale ou <à la valeur d'émission.» Une moyenne cependant a pu 'dès k présont être établie et c'est ce qui a permis d'évaluer à près de 5 milliards le chiffre de J a valeur récllol des valeurs i étrangères détenues par les capitalistes beiges. » Cette somme est considérable : elle représente plus de 700 francs par habitant et environ 7.000 francs par porteur si l'on admet qu'un habitant sur dix possède des titres étrangers. .» A remarquer que nombre de titres étrangers détenus par des Belges, mais dont le marché ne se trouve pas à Bruxelles, mais h Paris, à Berlin ou à Londres, n'ont pas été présentés au timbrage. Il est donc certain (rue les cinq milliards sont, dès maintenant, largement dépassés.

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This item is a publication of the title Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire belonging to the category Liberale pers, published in Anvers from 1832 to 1940.

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