Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire

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23 February 1914
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lundi 23 Février 191* UN NUMERO CINQ CENTS MES Lundi 23 Février 1914 Franco en Belgique Un an : 15 y » » 6 mois : 8 n°- , » 3 mois : 4 fr. Franco en Hollande Un an : ^2 fr. » Union postale » 32 fr„ On s'abonne au bureau du Journal ei dans tous les bureaux de poste. ADMINISTRATION TÉLÉPHONE 56? JOURNAL DE LIÉGE Annonces, , a la ligne, 2® cent. Réclames. , « > . » 40 cent -aits divers ■ , . . » 1 franc Réparations judiciaires » 3 franei nîormations financières » 3 francs Wis de sociétés u peste usas 30 cent émissions. . . . . » 1 franc SÈDÂ0TÎOH TÉLÉPHONE 91? FEUïiLE POLITIQUE» LITTERAIRE ET COMMERCIALE. - FQHDÉE EN il84 LÉBACTION ET ADMINISTRATION s BOULEVARD DE LA SAUYENIÈRE, 25 ' ÉTRANGER La Semaine politique AEbanie Le prince de Wied est ailé à Londres et à Paris. Il ira aussi passer une J^urnee a Saint-Pétersbourg avant «de se tendre -à Durazzo pour y être acclamé par son p^u- ^On a remarqué que le futur souverain a eu soin de faire des visites aux Puissances de la Triplice d'abord. Cette distinction n'a échappé à personne ; aussi est-elle pour beaucoup dans la discrétion apportée par les Anglais et les Français dans leur façon d'envisager les ailaires aloa- n Toutefois, il serait 'prématuré d'affcir-mer que le prince de Wied est avant tout triplicien. On ne doit pas oublier qu il est allié à la famille royale -de Roumanie et que la reine de Roumanie a .beaucoup approuvé sa décision de devenir roi d Alba. "Aussi faut-il attendre avant de rendre un jugement, que le prince ait fait ses preuves. Entre les intrigues de l'Italie et de l'Autriche, il aura 4 défendre les intérêts de son pays, et c'est alors seulement qu'il sera possible de discerner l'orientation véritable que le souverain donnera a su politique. . . Ainsi que le dit le Temps : « Les intérêts » de son pays, ses relations avec la ltou-ii manie, la nécessité d'entretenir des rap-» ports de bon voisinage avec la Grèce, le h Monténégro et la Serbie, les liens écart mimiques qui s'établiront avec celles-ci d par suite du chemin do fer du Danube-» Adriatique et du débouché serbe sur la d mer Adriatique, l'obligation de maintenir » l'ordre parmi les populations tui'bulen-« tes, chrétiennes et musulmanes, de sa d principauté, constituent une tâche lourde d qui vaut qu'on fasse au nouveau souve--i ràin largement crédit. » Sa besogne sera rude. Des problèmes intérieurs nouveaux sont soulevés chaque jour. L'Autriche a convoqué les év.êq.ues catholiques albanais qu'elle paye, bien qu'elle n'ait pas sur les chrétiens les droits de protection qu'elle prétend détenir. C'est un des premiers écueils là faire disparaître. L'Albanie a été constituée de façon internationale. Toute intervention étrangère devra être de même caractère pour conserver au pays la 'neutralité que l'on a voulu lui imposer. Turquie La Turquie a répondu à la note des puissances relative aux îles en litige entre Athènes et Constantinoplo. Naturellement les tonnes en sont des plus ambigus et laissent supposer que les Turcs font des réserves très sérieuses, à moins -que ce ne soit de leur part une sorte de bluff propre à calmer la population. li y a cependant lieu de tenir compte de la rédaction de la note officielle remise aux ambassadeurs et de celle communiquée à la presse. Dans la première, la Porte exprime le regret que le3 puissances n'ont pas réglé la question des iles de façon d écarter toutes contestations sérieuses, et que la Turquie s'efforcera de faire valoir ses justes et légitimes revendications. Dans la seconde, il est dit que la Turquie regrette que les puissances n'aient pas donne à la 'question une solution évitant toutes sortes de graves difficultés et qu'elle cherchera à assurer la réalisation juste et légitime de ses demandes. Cette différence dans les textes a été voulue. Elle prolongera, l'incertitude en faisant supposer chez les Turcs des intentions belliqueuses. L'équivoque doit provenir de ce que l'entente n'existe pas complètement en. tre les ministres ottomans. Elle se prolonge d'ailleurs parmi les puissances en ce qui concerne l'éventualité d'une démarche de pression effectuée sur la Turquie. L'Autriche, l'Italie. et l'Allemagne y sont I opposées. C'est, par conséquent, faire croire [lux Turcs.qu'ils peuvent user de la force pyUf> rgbçpnflre Chip et Mitylène aux Grecs. La démarche roumaine a donc été faite à temps ot la Turquie ne saurait attaquer la Grèce que par mer. Dans ces conditions, la situation reste favorable pour Athènes, qu' négocie l'achat d'un cuirassé argentin lance à New-York et l'aura reçu avant que la Turquie soit, en possession de l'unité acquise au Brésil. '11 faut aussi compter avec les sautes d'hiimeup es ministres turcs. C'est ainsi 1 qu'après avoir été''franchement gannano- • pluies, ils viennent, de faire des déclara- : tions qui laissent croire à une orientation vers la Triple Entente. Il est vrai que le grand emprunt n'est pas encore lancé et que les 'Pures ont besoin d'argent pour payer des arriérés à leurs fonctionnaires. ' inssi les déclamations ne ipieuvent-elles jtferf cqntrp ! es faits. Aussitôt qiue la Turquie avait" besoin d'un appui elle se tournait yérs YÀiremrgne. Ç'es^ oe qu'elle fera encore dès que l'Occasion §e présentera, et l'Entente cordiale ne l'ignore "pas, Aussi oit-blb SÛr 36s gardes. Il lui faut des preuves des protentfueg bonnes intentions turques.r£ La Turquie, l'Italie et l'Angleterre discutent la rétrocession des îles du Dodécancse. îVui' ilrp A même de remplir les clauses du traité' M'O'Uchy, et 4e montrer «ue les derniers soldats turcs ont qultté la iri-palitaine, le Sultan a envoyé une mission spéciale auprès du grand cheick -Se-noussi? Il s'agit d'obtenir que celui-ci, dans l'intérêt général de l'Islam, libère les militaires ottomans qu'il -retient auprès de liii peur résister à l'occupation italienne. S'il -y'consent V, si le dernier soldat turc quitte la Cyi-énaïque, il ne restera (pjus à régler entre l'Italie et la Turqiu-ie que los frais d'oceupatir.n et d'adunniatration des iles encore détenues par les Italiens. Ce dernier point, difficile à trancher, amènera tr'-s proKV.'lement la conclusion d'un accord anglo-italien. La Turquie iiMhtil prouvé son incapacité de conserver ïes' île/, ^Itos-ci ne lui seraient pas restituée;-. Afin o'evu-e»: des conflits internationaux impossibles ïi régler, on chercherait une solution autre que celle de la restitution.On acéOrfJ frap.cp-^llef*tand Les pourparlers relatifs chemins de fer d'Asie Mineure auraient abouti. Ils ne deviendront définitifs qu'après la conclusion d'accords turco-allemand et anglo-al-iôrtipnd. • . Le «heinjn de fer de Bagdad devient une entreprise exclusivement allemande, du Bosphore au golfe Persique. Le réseau français en Arménie sera relié au Bagdadbahn. T1 Ar* mArv.n irt/Mi 1 r, ruCMn r1P Syrie où les Allemands renoncent à la construction do voies ferrées. Le point de jonction reste à déterminer. La convention' est certainement avantageuse à plusieurs points de vue. D'abord, elle écarte des causes de conflits entre les deutx parties. Ensuite elle consacre la constitution d'un roseau général dont le chemin de fer de Bagdad sera l'artère principale.On discute de part et d'autre quel est le* principal bénéficiaire dans cette convention. Les Français s'en mordent les doigts et à juste titre. S'ils n'obtiennent pas plus, ils ne doivent s'en prendre qu'à eux-mêmes. S'ils avaient accepté les' propositions primitives, ils auraient dans l'affaire une part égale à celle des Allemands. Mais alors, les Russes sont intervenus pour faire pièce à l'Allemagne en Mésopotamie et la France a dû décliner toute intervention dans l'entreprise. Elle trouvait là une des nombreuses mésaventures que lui a déjà values son alliance avec la Russie, celle-ci n'usant de celte alliance que dans des buts exclusivement égoïstes. Depuis, Saint-Pétersbourg et Berlin ont conclu le traité de Potsdarn et la France était trompée une fois de plus. Ce refus do participer au Bagdadbahn devait, espiérait-ôri, placer les Allemands devant un échec. On comptait sans leur ténacité et les moyens que leur expérience des affaires leur a procurés. Maintenant le succès est là. Le chemin de fer de Bagdad est une bonne entreprise qui deviendra meilleure encore et prendra une extension énorme le jour où elle sera achevée par les raccordements aux chemins de fer arméniens et syriens. Mais comme des entreprises pareilles se complètent et finissent en quelque sorte par devenir solidaires, les Français n'auront en somme qu'à se féliciter plus tard des conséquences de leur accord avec l'Allemagne, bien que ces conséquences eussent été plus sérieuses si les gouvernants avaient considéré d'abord les intérêts de la France avant de chercher à satisfaire les caprices intéressés de leurs alliés. Une constatation reste à faire. Après l'accord franco-allemand sur le Maroc et le Congo, voici celui sur les chemins de fer d'Asie-Mineure. L'un et l'autre sont apparemment plus désavantageux pour la France que pour l'Allemagne. Celle-ci continue sa politique d'expansion conçue d'après un programme bien établi. Elle n'a fait que progresser. On ne saurait en dire autant de la façon dont les affaires» françaises sont conduites. Les deux derniers accords sont là pour le démontrer.Russie Le départ inattendu de M. Kokovtzof a provoqué la publication de considérations sur les réformes nouvelles préconisées par le Tsar. Celui-ci, en congédiant son premier ministre, ne devait pas ignorer que des collègues de M. Kokovtzof le suivraient dans sa retraite. Cependant ces changements ne ( doivent pas faire appréhender un retour accentué vers la réaction. I 1/8 programme du nouveau ministère comportera Une question si importante qu'il sera impossible de s'occuper de toute autre chose pendant longtemps. 11 s'agit de remplacer les revenus énormes du monopole de l'alcool par un nouveau système d'impôts. L'Empereur frappé des ravages de 1 alcoolisme dans les villages visités pendant son dernier voyage, en a fait la remarque et proposé d'y remédier. Pareille observation avait déjà été faite par M. Witte au Conseil d'Empire. La réalisation du désir du Tsar exige au gouvernement la présence d'hommes animés d'idées larges et généreuses. Ceux-ci sont seuls capables de mener à Lien le travail de rénovation que la Russie attend. Le nouveau président du Conseil aura a luttiei' oont're l'espèce de xénophobisme dont semblent atteints certains journaux dans leurs attaques contre M. Kokovtzot. Un organe nationaliste, le Novoie Vre-mia, dit en parlant du ministre des finances qu'il devra « réformer l'orientation de » la politkrue financière et économique de >. la Russie, nationaliser le crédit de l'Etat, '> écarter l'intervention des banques jui-» ves, utiliser dans un sens national l'or >» conservé chez les banquiers étrangers, » défendre le consommateur russe contre » l'exploitation dos syndicats, lutter contre » la mainmise sur toutes les richesses na-» tiondles par les étrangers en dévelop-» pant l'industrie autochtone. » Ces paroles montrent bien l'acuité de la crise de nationalisme que la Russie subit en ce moment. Mais on se demande pourtant ce que serait le développement industriel de ce pays si les étrangers n'y étaient allés pour y risquer des capitaux dont le chiffro s'élève à plusieurs milliards. , , Maintenant encore, n a-t-on pas eu 1 incident des (établissements Poutiloff qui doivent recourir à l'argent français pour étend m leurs affaires. Auraient-ils trouvé en Russie les capitaux indispensables pour empêcher la mainmise étrangère sur los richesses nationales ! Ce n'est pas en proférant dos menaces que le Novoie \ré-mia arrivera au but qu'il propose au ministre des finances. A- M- FRANCE iLoà; nouveaux sous-marins A raison des avaries fréquentes qui sont survenues aux moteurs à pétrole des sous-marins français, le ministre de la marine a décidé de faire un pas en arrière et de revenir au moteur à vapeur pour ses sous-marins de haute mer ù grande vitesse, donl le prototype est le « Gustave-Zede ». er essais à Cherbourg.- Ce sous-marin devait d'abord recevoir des moteurs a deux temps mais devant l'impossibilité pour le cons tracteur de fournir des moteurs Diesel de 2.4CO chevaux par arbre, le marche a ea résil.ié. sa demande, et la marine a coin mande? des moteurs à vapeur de 4.(XX) che vaux, qui donneront à ce sous-marin le vitesse de 19 nœuds au lieu de 20. Le: nouveaux sous-marins « îFulton », « La place », <i Regnaùlt », « Lagrange », etc. dont la construction vient d'être commen cée, seront aussi des sous-marins ,à vapeu de 830 tonnes de déplacement et 4000 che vaux de force. Le sous-marin « Néréide » en construction également, aura des mo tours Greusôt-Cai;j;ls de -4.400 chevaux e aura une vitesse do 20 nœuds en surface c'est-à-dire de 36 kilomètres environ 1 l'heure. ALLEMAGNE Le projet d© réfe/rns du cotse m:lttair< Berlin, 21. — On se souvient qu'au cour des débats sur la nou-velle loi militaire le Reichstas décida, l'année dernière, d'ac mettre le bénéfice dos circonstances att> nnn.ntp<? nour certains délits tels que d^ ' sobéissance et voies de fait envers des supérieurs en temps de paix. Ces modifications devaient nécessairement entraîner également une atténuation de peine pour divers autres délits. Le gouvernement élabora donc un projet de réforme du code militaire qui a été disputé aujourd'hui au Reichstag, en première lecture. Le ministre de la guerre, général von Falkenhayn, le motive ainsi : — L'administration militaire, ditt-il, ne s'est pas décidée d'un cœur léger à toucher encore une fois aux peines prévues pour les délits contre la discipline. Ces modifications Isont toujours» ('dangereuses et, dans la situation actuelle,, elles le sont doublement. Mais nous avons le ferme espoir que le sentiment de l'absolue nécessité d'une ferme discipline subsistera dans notre armée et çiue tout manquement grave à cette discipline sera, comme par le passé, sévèrement puni. Une grande année ne saurait être régie avec sentimentalité. Elle exige une justice sévère et inflexible; aussi, l'administration militaire estime-t-elle j qu'avec cette loi, elle est arrivée à la der- j nière limite des concessions. M. Muller, de Meiningen, radical, recon- ] naît que la loi constitue un progrès. — (Mais, dit-il, nous ne voyons là qu'un ; acompte. Vive la prochaine loi ! Puis le projet est renvoyé à uine com- ! mission de vingt et un membres. Extraordinaire longévité Berlin, 21. La femme la plus âgée de tout l'empire, Mme Staline, qui avait fêté le 15 octobre dernier son 120e anniversaire, est décédée la nuit dernière à Dernowo, dans la province de Posen. Née en 1794, elle fut donc témoin de plusieurs épisodes de l'cpopée napoléonienne. ANGLETERRE Los naufragé? d'u « Mexico » Wexford, 22. — Les survivants des équipages du <c Mexico » et du bateau de sauvetage ont passé une nuit agitée, la tem- . pête ayant empiré. Ils sont sans vivres depuis vendredi. En raison de l'état de la mer, il semble impossible de leur porter ' secours avant plusieurs jours. PORTUGAL Les lois d'amnistie Lisbonne, 21. — La lutto parlementaire ; se poursuit autour du débat sur l'amnistie. | Le gouvernement, selon sa promesse, a ' présenté un projet où il s'est efforcé de J concilier les points de vue opposés. L'am- i nistie aurai: embrassé tous les crimes et : délits politiques, savff l'usage de la dyna- ! mite et autres explosifs et les attentats 1 contre les personnes. ! Seuls auraient été exclus du [bénéfice de l'amnistie les individus reconnus comme 1 ayanc éte les chefs ou les instigateurs des j mouvements révolutionnaires. Toutes les , personnes non encore jugées seraient remises immédiatement en liberté, à la con- 1 dition qu'elles, fassent une déclaration de résidence. Toutefois, les .procès .suivraient leur cou: s pour permettre l'acquittement des innocents et la découverte des chefs et des instigateurs. Ceux-ci seraient bannis pour une durée maximum de dix ans. Ce projet fut adopte par la Chambre d'ans une séance qui se prolongea jusqu'à six heures hier matin. Le Sénat a adopté hier l'ensemble du projet, mais en supprimant ou modifiant certains articles. Aujourd'hui, la Chambre a déjà repoussé les modifications apportées au projet par le Sénat. Les deux Chambres, reiunies en congrès, vont statuer en dernier ressort. On suppose que la séance sera encore très longue. La minorité retarde en effet la; discussion pour essayer d'empêoher la promulgation de la loi demain matin. Le débat a pris une tournure curieuse du fait qiue ce sont ceux qui réclamaient le plus l'amnistie qui combattent le projet actuel, sous prétexte qu'il n'est pas assez large, et qu'au contraire c'est le parti démocratique, qui jugeait et juge encore l'amnistie, a-qUucllement peu opportune, I qiud la vote en déclarant qu'il en laisse la responsabilisé au gouvc-irneme/nt; <rui/ la : propose, et à qui il a donné sa 'confiance. Dans toute la discussion, M. Bernardino ; Machado, président du conseil, et M. Ma-! miel Monteiro, ministre de la justice, se , sont, appliqués à faire ressortir l'esprit de I modération et do conciliation qui consti-| tue la raison d'être, du cabinet actuel. RUSSIE • Une hctireuso démarche de R/i. GoremyKîne ; Saint-Pétersbourg, 21. —• Sans souligner ! de façon exagérée l'importance de la visite que M. Goremykine vient de faire à M. Rodzianko, président de la Douma, il importe cependant de ne rien lui enlever de son caractère d'apaisement et de conciliation.L'arrivée de M. Goremykine au pou/voir avait/ jfaitô craindre ,qu{une politique; de réaction remplaçât la jjolitique littérale de M. Kokovtzow. Or, voici M. Goremykine qui déclare ouvertement son sincère désir de vivre en excellents termes avec la Douma. Bien mieux, il en donne une preuve en faisant à M. Rodzianko une visite de plus d'une heure. Et bien que les deux présidents gardent un mutisme complet au sujet de cette visite, on sait qu'elle fut très cordiale et que l'entretien roula principalement sur les relations du Conseil de l'empire avec la Douma. Los députés attachent beaucoup d'importance à cette démarche qui, étant la première de ce "genre, inaugure des mœurs politiques nouvelles. L'importance de cette visite s'accroît encore du fait qu'if est question de la créa^ tion à la Douma d'un nouveau groupe qui pourrait y former une majorité. Dans son 'édition du soir, la Novoïe Vre-mya dit que le président du conseil désire apaiser tous les froissements qui se sonl produits entre l'autorité executive et l'autorité législative. Elle ajoute que plusieurs députés seraient invités chez le président du conseil. BALKANS La réponse de ïa Grèce Athènes, 21. — Le gouvernement a fai: ' aujourd'hui aux ministres étrangers uni t communication verbale en réponse à le dernière note des puissances. { Dans cette communication, le gouverne ment grec montre d'abord le rapport étroi existant entre la question de l'Epire et h question des îles. Il constate que la ques tion des îles occupées par la Grèce est fë solue par la note des puissances. î La Grèce remercie les puissances pour 1; s solution équitable qu'elles ont donnée à 1; , question des îles et qui est conforme au: intérêts des deux pays. Le gouvernemen déclare être prêt à se conformer aux déci sions des puissances après que des garar lies satisfaisantes lui auront été données, ainsi qu'à la Turquie, que les iles ne seront ni fortifiées ni utilisées pour aucun but naval ou militaire. Comme contre-partie naturelle de ces obli- ; gâtions qui lui sont imposées, le gouver- ! nement ne doute pas que les puissances voudront décider que ces mêmes iles ne pourront jamais être l'objet d'une attaque ou dune opération militaire quelconque, et que des mesures ayant un caractère agressif ne seront pas prises le long de la côte d'Asie-Mineure, faisant face à ces iles. Le gouvernement est prêt à donner à la Turquie les garanties ci-dessus. Enfin le gou vernement prendra des mesures effectives en vue de prévenir la contrebande entre les îles et le continent ottoman et donnera toutes les garanties satisfaisantes prévues, d'ailleurs par la Constitution du royaume et le traité d'Athènes, pour la protection des minorités musulmanes dans les îles attribuées à la Grèce ; mais la Grèce a le droit d'espérer que les puissances voudront Lien demander à la Turquie des garanties efficaces afin que les populations grecques d'Imbros, de Tenon os et de Cas-teilorizo se trouvant dan3 la pénible nécessité de renoncer à leur condition actuelle, conservent les libertés ecclésiastiques, scolaires et autres dont elles jouirent toujours, Le gouvernement.a pris connaissance du protocole de Florence, établissant les limites méridionales de l'Albanie, ab^si que du désir des puissances que Saseno soit incorporé à l'Albanie. Quelle que soit la douleur que la Grèce ressent de devoir se séparer de ces régions de culture et de conscience nationales grecques depuis des milliers d'années ,se conformant aux décisions des puissances, elle donnera des ordres à ses troupes pour évacuer dans le délai fixé les territoires assignés à l'Albanie.Le gouvernement prend l'engagement formel de n'opposer aucune résistance, ni de ne soutenir ou encourager, directement ou indirectement, aucune résistance.Toutefois, le gouvernement attire l'attention des puissances sur ^'opportunité qu'il y aurait. pour des considérations ethnologiques. stratégiques et économiques, à ce que certains villages de la vallée d'Argyro-castro fussent incorporés à là Grèce. En échange, le gouvernement est disposé à une rectification de frontière qui prolongerait la côte albanaise jusqu'au cap Pa-gania, et de plus à remettre à l'Albanie une somme de 2.500.000 francs. Le gouvernement entend que le canal de Corfou soit soumis aur conditions d'une neutralité spéciale et effective. La Grèce, en évacuant les territoires, les remettra à des officiers hollandais, afin que l'ordre ne soit pas trouble. En te/minant, le gouvernement exprime la confiance que les puissances examineront les considérations ri-dessus dans un esprit de justice et d'équité. AUTRICHE Un lieutenant condamne s>. ta oendaisen Vienne. 21. — Le lieutenant Jandric, âr-' rêté cet été, ainsi que son frère, sous l'inculpa tioni de haute trahison en faveur de la Russie, a été condamné à la pendaison. te tribunal s'est basé sur l'article du code qui assimile lacté de trahison commis en période critique à la trahison devant l'ennemi. 11 est hors de doute, toutefois ,que la ; peine de mort sera commuée en travaux > forcés à perpétuité. ETATS-UNIS Bruit d'intervention au Mexique Le Ncw-fôrk Herald reçoit de son correspondant à Washington la dépêche sui-; vante : « Après que la mise à mort de M. Ben-; ton par le général Villa eut été discutée : cet après-midi en séance secrète du Sénat, j'ai été informé par un sénateur républicain conservateur qui est membre de la commission des affaires extérieures qu'une , intervention armée est maintenant à peu près inévitable. » Le ministère des affaires étrangères fait, par contre, tous ses efforts pour faire prévaloir la thèse que M. Ben ton a été mis à mort à la" suite d'un jugement régulier. » MEXIQUE Le procès sotrsrrîaire de ï<fi. Senton Londres, 22. — On mande d'El Paso que le rapport du conseil de guerre qui jugea ' M. Benton vient d'être publié à Juarez. Ce rapport dit que M. Benton a été con-; damné et exécuté pour attentat contre le ! général Villa. Les témoins, ajoute le rapport, ont confirmé qu'une querelle avait éclaté entre les deux hommes et que M. Benton avait menacé de son revolver le général Villa. M. Benton était présent aux débats du conseil de guerre assisté d'un avocat. n'est pas encore terminée, rencontre des difficultés ainsi qu'on le prévoyait. -X" . Athènes, 22. — Le Roi a signé un décret que l'Officiel publiera incessamment, accordant une amnistie pleine et entière à tous ceux qui commirent des actes délictueux se rapportant aux- deux guerres balkaniques et aussi à la propagande macédonienne qui les j>récéda. Cette amnistie intéresse les détenus turcs libérables en vertu de l'article 3 du traité greco-turc et surtout les Bulgares détenus, au nombre de 2S0, dont une trentaine sont réclamés par la Serbie comme Macédoniens devenus Serbes à la suite de l'occupation. On considère que cette mesure permettra de reprendre rapidement des relations greco-bulgares. au» -cap-o-jg»-- ' ■ ■ Billet Parisien ■ - De notre correspondant particulier : Nice, 21 février 1914. Billet parisien de Nice» du pa.ys des fleurs et du soleil.. Quel plaisir énorme de quitter Paris, un soir triste, pluvieux et froid, de monter dans un wagon qui est le tout dernier confort du voyage, et de se réveiller juste à temps, le matin, pour apercevoir à travers la vitre poussiéreuse et sale, les premiers palmiers, les délicats orangers ! Quel charme à ce réveil et quelle joie pour le cœur, pour les sens, pour l'esprit ! Ce n'est plus rien, aujourd'hui, que l'expédition à Nice pour quelques jours de repos magnifique.' La Compagnie iP.-L.-M., qui dispute la suprématie des compagnies de transport à celle du Nord, à organisé des trains de nuit d'une rapidité vertigineuse. Songez qu'à sept heures et demie vous embarquez le long du quai de la gare do la Bastille. Vous dînez confortablèment jusqu'à neuf heures du soir; vous vous installez ensuite commodément, dans votre coin bien capitonné et vous lisez les dernières nouvelles du soir. Puis, petit à petit vous vous endormez paisiblement... Un employé, discrètement, -vient baisser le petit store vert de la lampe et «Morphée, dès lors, vous garde dans ses bras toute une nuit, tandis que la plus puissante des machines vous entraîne à du cent vingt à l'heure à travers la Beau ce, la Bourgogne, vers les bouches du Rhône et vers cette admirable fin des Alpes qui constituent les départements du Var et des Alpes Maritimes, deux purs joyaux de la France splendide. On se réveille devant la grande mer. bleue et dès lors la magnificence du spectacle vous enchante. A dix heures, on est à Cannes, à six heures , vingt à Nice et le rêve de quelques jours ' commence. Douze cents kilomètres et pas même quelques- minutes de retard : ce sont des records qui n'appartiennent qu'à de très puissantes compagnies!... Liégeois, of-frez-vom; ce voyage. C'est l'enchantement perpétuel, c'est un coin de Paradis même si c'est l'assassinat de votre budget ! Nice! Les fruits, les fleuré, les palmiers, les voitures légères, les chanteurs, les promenades, le ciel bleu, la mer ca.lme et bleue, le soleil enchanteur et le décor unique. Nice, tous les motifs d'enchantement et toutes les excuses de la griserie... Je connaissais la Côte d'Azur et la jolie ville de.M. le Préfet de Joly ! Mais je ne connaissais pas encore le Carnaval. C'est, évidemment, une fête unique, populaire et générale. La splendeur des chars, la richesse des groupes, l'unanimité de la collaboration de tous les Niçois pour faire beau et joyeux ne se trouvent pas ailleurs.J'ai vu défiler vingt chars et vingt groupes dont le moindre coûtait, au moins, dix mille francs... J'ai vu l'avenue de la ; Gare et la place Masséna illuminées par deux cent mille lampes électriques multi-1 colores. J'ai vu des foules venues de partout, de tout le Midi de la France et de l'Italie et j'estime que deux cent mille personnes se sont amusées toute une journée à regarder passer le Carnaval XXXXIP. Et j'ai appris quelques chiffres que je vous cite volontiers. Le Comité des fêtes dépense cent mille francs pour les chars, autant pour l'éclairage, autant pour les primes aux groupes et autant pour les corsos. Ajoutez-y cent mille francs d'organisation et de publicité, cela fait un demi-million en fêtes, néljpuissances et ripailles. Mais quelle ré-i clame! Quelle recette pour le commerce local et quelle réputation mondiale à soutenir ! Quelles foules cosmopolites à satisfaire chaque année et quel formidable ef fort d'imagination nécessaire pour amu. ser tant de gens, pour faire drôle, gai, com préhensiblo et en même temps artistique Car, la clientèle de Nice, les jours de Car naval, va de MM. les grands ducs à MM les financiers et de M'M. les barons au: brave3 paysans de la Beauce, et aux ca baretiers monégasques qui. ce jour-là, ter ment boutique et jettent des « confetti ». Pourquoi les membres du Syndicat d'ini tiative du Pays de Liège ne sont-ils pa de service -à Nice, chaque année, à l'en trée de Messire Carnaval le Joyeux ? ? •X- Connaissez-vous, entre Nice et Monte Carlo, une petite localité modeste et jolie mais jolie à ravir, et qui s'appelle Beau lieu, lieu beau souverainement. C'est, de puis que Nice et Monte-Carlo sont devenu un petit peu vulgaires, l'endroit smart d la Côte d'Azur. On n'y trouve que de russes de superbe brutalité et qu'on ser riches, dés anglais « pur-sang » mais çp ne voyagent pas en casquettes, des ladit sud' américaines effrayantes de beauté et cl sang-gêne et des roumains discrets, chic et beaux garçons. C'est à deux pas de Beaulieu que le pr« sident de la République va séjourner e mars prochain et c'est ici même que Go don Bennett, Henri I.etellier et Cornuch — ce futur chevalier de la Légion d Hoi neur de la bonne et brave mutualité, -ont leur villa, autant de palais blam splendides, nichés dans la montagne < ' abrités dans ce golfe de splendide isol ment. ■ Mais Beaulieu a, pour la gloire de -c renommée, autre chose encore, i Beaulieu a la Réserve ! Les épicuriei comprennent ce que ce mot a de magiqi > et connaissent tous, au moins de réput - tion.,.ce premier restaurant de France, br 3 veté non seulement par les gens sma - mais aussi par tous les gourmets. ï La Réserve de Beaulieu a, au bord de mer, au fond du ?clfe et dans les plant discrètement cachées, une situation ur - que. On y fait une cuisine de tout premi - ordre, et chose à noter, son propriétair - M. Lothier, est bien connu des Liégeois - des bobelins qui ont pu l'apprécier à Sp i il v a quelques années, lorsqu'il y dirigée s le select restaurant du Kursaal. ; f~\ >• niMiirulln AT T nfllidT* /là-; présent, a traité avec le groupe de Pollan et devient directeur des restaurants o^s Kursaals de Spa et d'Ostende. Celà nous permet d'augurer d'une ère de fins repas arrosés de beaux crûs pendant la saison estivale bobeline. Et ceïà n'est déià pas peu de chose, en ce bas monde. Il me restait à vous parler de Monte-Carlo et de sa saison d'art. La place me manque. Je ne voudrais pas, cependant, terminer ce billet de la Côte d'Azur sans signaler l'effort considérable et éclectique que fait chaque année, au Théâtre du Casino de Monte-Carlo le maestro Raoul Gunsbourg. J'ai eu l'occasion d'assister à une représentation magnifique de La b'ille du Far V/cst, la dernière production du maestro Puccini. Ce fut une soirée magistralement organisée et il faut rendre hommage à la perfection des chœurs ,de l'orchestre et de J la mise en scène. On. peut ne pas aimer cette œuvre du maître qui nous donna la • Tosca et qui resta sur ce genre, mais il : iaut s'incliner devant l'effort fait pour la ' réalisation de -cette dernière venue de la ; production italienne. Momte-Carlo, c'est notre jardin des Hes. pérides et le théâtre y est le Temple de l'Art dramatique et lyrique par excellence. — La meilleure fin de lettre, c'est de vous engager, Liégeois, à y aller, û y courir. A. de G. Les fluesiioiis sociales vues par un msrcnieur. in Noms avons analysé jusqu'ici la partie critique de l'ouvrage de M. Henry (1) : la seconde partie de l'ouvrage que l'on pourrait appeler la partie positive, est de beaucoup la plus intéressante, d'après le proverbe £/ien connu : « La critique est facile, mais l'art est» difficile-•». Or, M. Henry prouvé que s'il sait critiquer, il a su aussi édifier et les expériences qu'il a poursuivies, depuis plusieurs années, aux charbonnages du Hasard « pour introduire quelque méthode dans les relations infiniment complexes entre chefs et ouvriers», sont incontestablement encourageantes. C'est ce qui enhardit l'auteur à en publier les résultats, tout en spécifiant qu'il ne s'agit que de modestes tentatives, faites dans un cadre restreint et dont il serait prématuré de déduire des solutions générales. « Une discipline et un rendement sh-» perieurs, écrit-il, ne ^obtiennent qu'avec » lenteur, méthode, ténacité et foi dans la » réussite1. ') De petits grains de pierre et du temps » ont seuils servi à édifier les plus grandes » montagnes ». M. Henri est un individualiste ; il - s éleve contre le système qiui oppose le 'bloc ouvrier au bloc patronal, et qui semble une conséquence fatale du développement de la giande industrie. Ainsi l'individu est submergé dans, le1 bloc qui, lui-même, est conduit par une minorité. Il croit, au contraire, qu'à côté des mesures générales, il convient que les chefs considèrent chaque individu comme un cas particulier : ils devront étudier le moteur animé avec le même soin qu'on a mis à étudier le moteur inanimé et déterminer ses conditions personnelles de meilleur rendement, on évitant le surmenage : c'est ainsi que se résoudra le problème de la paix industrielle. Les chapitres consacrés à cette question sont .si intéressants, qu'il est bien difficile de les résumer. On fera mieux de les lire dans le livre et nous nous bernerons à en indiquer les titres et le contenu. A. Procédés d'embauchage. L'auteur pense que les j>récautions prises pour le choix d'une dynamo, d'une machine, d'nu outil, doivent être étendus au choix d'une machine humaine, de l'ouvrier, abandonné trop souvent à 1!arbitraire d'employés subalternes, peu psychologues. Une sélection méthodicjue s'impose : pour ; la réaliser, l'auteur a retiré au chef mineur le Souci de recruter les travailleurs: : ceux-ci doivent déposer une demande écrite avec les indications voulues., car l'ingénieur est chargé de l'instruction de la demande et, le plus souvent, prie par écrit l'ouvrier de passer à son bureau, pour lui parler sans témoin. « B. L'examen médical. Tout ouvrier subit une visite médicale complète, préalable à l'embauchage : celle-ci est essentielle bien qu'elle ait pour effet d'écarter certains ouvriers impropres au travail ou contami- ■ nés. M. Henry démontre la nécessité de certaines exclusions dans l'intérêt général et donne le modèle de la fiche médicale très complète, jointe au dossier de chaque ouvrier. Grâce à ces documents, une enquête très complète, publiée en 1910 par la Revue Universelle des Mines a nu être ■ faite sur un personnel de 1500 ouvriers. ■ Les conclusions en sont rappelées dans l'ouvrage de M. Henry et se condensent dans ; le résumé suivant : 5 t( Dans les limites de nos recherches : » Le nystagmus et l'ankvlostomasie n'ont » été rencontrés que chez les mineurs. » Le chômage total entraîné par 3es » blessures est deux fois plus grand pour ^ » l'ouvrier du fond que pour l'ouvrier du » jour ; mais, à blessure égale, la natuire " » du travail oblige le premier à chômer l » beaucoup plus longtemps que le second. , » Le nombre de tuberculeux est remar-i » qaabloment faible dans la mine et le tra-• » vailleur du fond esl beaucoup moins ex-s » posé à la hernie que celui d'il jour. L'acui-e » té auditive des mineurs est supérieure à s » celle des ouvriers de la surface. » Le chômage pour maladie affecte éga-» lement tous les ouvriers. a » Enfin, pour les autres tares et affec-» tions constatées, l'ouvrier du fond ne se > » différencie pas sensiblement de celui du ,1 » jour. » Quant aux ficflies médicales, sj jnd'is-•s pensables, certains mineurs considèrent ces >t mesures comme néfastes et, d'estinées à j_ permettre au patronat capitaliste de tamiser à sa guise son personnel, dans un but a de lucre. Quant aux hommes qui travaillent, ils pensent que l'on s'occupe de leur is santé avec soin et trouvent que l'on fait ie bien. i- Les résultats obtenus en 1912, pour une e- population ouvrière de 1750 unités témoi-•t gnent de l'efficacité de l'inspection médicale. Les voici : la Absences volontaires, 5.9 p. cent. ?s Absences pour maladies, 2.2 p. cent i- Absences pour blessures, 1.0 p. cent. }r C. Des soins à donner aux blessés. D'é-e, normes progrès ont été réalisés dans cette et voie. La description d'un dispensaire-hôpi- it (1) Le Socialisme et l'Art de commander dans l'industrie. H. Vaillant-Carmanne A i r.iîitmu tai industriel moderne et d'une installation de bains-douches, avec photogravures à l'appui est éloquente là; cet égard. « Les sentiments humanitaires sont au-, » jourd'hui très bien portés; ils s'expri-)> ment en prose ou en vers dans des ga-» zettes ; tragédie chez les uns, lyrisme » chez les autres. » Le vrai dévouement à son semblable » en cas d'accident, se manifeste efficace-» ment avec beaucoup de sens pratique et » pas de discours. ■» Et cette efficacité se résume dans quelques chiffres. Voici, les résultats que lM. fie docteur Bartholomé a pu obtenir depuis 1903 au dispensaire de Micheroux (Hasard) pour une population moyenne de l'ordre de 1750 ouvriers. Le chômage moyen occasionné par la cure d'une blessure a été de 16.8 jours en 1908, de 11.3 en 1909, de 11.5 en 1910. de 11.6 en 1911, de 10 jours seulement en 1912. Le risque professionnel du mineur belge ne cesse d'e décroître : il était encore de 22.30 tués par 10.000 ouvriers dans la période quinquennale 18S1-1885. Il n'a cessé de décroître depuis jusqu'à descendre à 10.02 pour la période 19;>6-1909. Pour réussir, il faut, la collaboration étroite du médecin et de l'ingénieur. D. L'étude individuelle de l'ouvrier à l'occasion de son travail. Il s'agit ici d'une innovation, basée sur cette observation très juste : « Pour conduire les hommes, il est in-» dispensable de les étudier séparément et » d'apprendre à connaître chacun d'eux. » C'est" là sans doute un problème difficile » à résoudre intégralement, mais un idéal » duquel on peut s'approcher, à condition » de s'y appliquer méthodiquement. '» Cela est non seulement nécessaire pour conduire le travail, mais le patron est appelé, tous les jours, à rendre la justice et il doit pouvoir le faire en connaissance de cause. Pour oéla, M. Henry a organisé un bureau continuellement contrôlé, qui centralise chaepie jour les renseignements relatifs à l'exécution du contrat de travail. Ces renseignements sont reportés chaque jour dans le dossier et sur la (fiche récapitulative de chaque ouvrier. Ces dossiers se rapportent exclusivement à la vie industrielle de l'ouvrier et ne doivent rien contenir qui ait trait à sa vie privée. Il permet d'instruire très rapidement toutes les réclamations et d'y faire droit si elles sont justilfiées, îtout préavis Ide <Jong.é donne lieu à une enquête d'un ingénieur. L'ouvrage donne les détails d'organisation de ce système qui se présente avec le poids d'une expérience longue déjà de cinq ans. Au début de l'application de cette méthode, 110 p. cent des ouvriers donnaient annuellement leur préavis de congé, ce qui dépasse certainement la moyenne du L'assin de Liège, mieux partagé que le Bo-rinage. Cette proportion est tombée à 33 p. cent en 1912 et le chiffre des départs comprend en presque totalité des jeunes gens , de' 12 à 20 ans. Le îfombre des renvois, retirés au jugement du contremaître et des surveillants et réservés à l'ingénieur, après enquête, a considérablement diminué et est descendu en 1912 à 15 sur une population de 1750 personnes. L'auteur conclut très justement de cette expérience intéressante : « Voilà, on en conviendra, des résultats expérimentaux incontestablement encourageants et démonstratifs ; dans un chapitre ultérieur, nous connaîtrons l'influence que ces mesures ont eue, conjointement avec d'autres, sur l'élévation du rendement et du salaire. » Certains politiciens et beaucoup de meneurs ne manqueront pas de voir dans ces procédés l'organisation des fiches et de la délation. » Répondez à cela en étant juste de toutes vos forces, mais soyez-le scientifiquement ; c'est l'unique façon de ne pas vous exposer à des erreurs: vous laisserez parler votre cœur ensuite et vous pourrez marcher la tête haute, sans avoir rien ù craindre ni à cacher ! » (A suivre) Ea Belgique Est-ce vrai ? Le Temps a publié cette information que nous publions sous toutes réserves : « L'emprunt belge a une histoire qui mérite, en vérité, d'être contée. » Il parait que la France avait demandé à la Belgique de faire de gros travaux de défense intéressant la protection de notre frontière du nord. En échange, nous nous étions engagés là faciliter sur le marché de Paris la négociation d'un emprunt belge de 500 millions. » Nous avions de plus mis à ce concours la condition que la Belgique remanierait-sa fiscalité sur les valeurs immobilières, porterait désormais de zéro à un pour cent le droit do timbre sur les fonds d'Etats étrangers afin de diminuer l'écart considérable qui existait entre une immunité absolue et le droit nouveau français de 3 p. c. » 'Mais, quand le gouvernement belge est venu nous d'emander l'exécution de nos promesses, il a vu reléguer son opération à une époque si lointaine qu'il a saisi sans hésitation les offres qui lui étaient faîtes d'autre part pour la liquider au plus vite ». Le dernier renseignement n'est pas tout à fait exact. Le gouvernement belge a obtenu sous le ministère Barthou, l'autorisation d'émettre un emprunt et des preneurs pour cet em-prunt à des conditions infiniment plus satisfaisantes que celles de l'emprunt anglais.Mais M. Levie n'a pas su se décider à lever l'option qui lui était consentie, et qui n'a pas été renouvelée. C'est par dépit, semble-t-il, qu'il sest adressé à l'Angleterre qui lui a fait les con-tidiong draconiennes que l'on sait. La nouvelle tij£n© arwxeiies-Arion On écrit de Bruxelles au Bien Public : On a prêté dernièrement au gouvernement l'intention de créer une ligne nouvelle entre Bruxelles et Arlon. Ce projet entrevu depuis quelques années présente aujourd'hui une véritable urgence et le désarroi constaté ces temps derniers sur la ligne du Luxembourg est venu démontrer que cette solution radicale s'imposait, le trafic ayant atteint sur la voie actuelle, son maximum d'intensité. Le projet dont on parle est plus avancé qu'on pourrait le supposer. Les études ont été conduites de manière à donner à la ligne nouvelle un profil plus favorable que celui des lignes existantes. D'Arlon à, Marbehan, le tracé projeté se- ■ mit nnrnllèlp h I'htipiad T>d Mnrhphan In. Derniere Heure «l» V —» Paris,22. — On signale de différents points de Fiance de violents ouragans et des bourrasques accompagnées de pluies abondantes.Les communications par télégraphe et par téléphone sont interrompues ou difficiles. Los régions atteintes sont surtout l'Ardre lie, le Rhône, la Côte d'Or, etc. L'aérodrome de Bron, près de Lyon, au-nait sérieusement souffert. -X- Sofia, 22. — L'ukase prohibant l'émigration des réservistes est révoqué à partir du îo février. Constantinoplo, 22. — Des informations de source sûre et confirmées dans les cercles diplomatique© annoncent que le^ ministère des travaux publics a accordé définitivement la construction du chemin de fei Adalia-Bourdour à un< groupe de capitalistes italiens qui ont formé ici une soeiéU ottomane et qui avaient obtenu l'été dernier un droit d'étude des voies ferrées d'i : bassin d'Adaiia. Gallib-bey, fonctionnaire du ministère de? travaux publies, partira demain accompa - gné des ingénieurs italiens pour arrêter h i. tracé définitif. Ce tracé ne pourra pour h l moment avancer que jusqu'à une diManct - de 40 kilomètres de la ligne anglaise Smyr ne-Eddin. Des négociations sont poursuivies -à Lon i dres entre les représentants du groupe ita i lien et le groupe anglais concernant la re c nonciation de l'Angleterre -à la clause in ter t disant la construction de la ligne au-del; de 40 kilomètres. En outre, la réunion de: - lignes italiennes avec la ligne d'Eddin qu

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This item is a publication of the title Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire belonging to the category Liberale pers, published in Anvers from 1832 to 1940.

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