Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire

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s.n. 1914, 01 June. Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire. Seen on 07 July 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/cj87h1fm05/
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Lundi 1er et Mardi 2 Juin 1914 UN NUMERO CiftQ CENTIMES Lundi 1er et Mardi 2 Juin 1914 Franco en Belgique Un an : 15*<. > » 6 mois : 8 fr„ » t 3 moisi ; 4 frt Franco en Hollande Un an : 22 fr0 » Union postale * 32 fr. On s'abonne au bureau du Journal et dans tous les bureaux, de poste, administration TÉLÉPHONE 56? JOURNAL DE LIÉGE FEUILLE POLITIQUE. LITTERAIRE ET CÛMMEBCttLE. - FONDÉE B RM RÉDACTION ET AIMïMSTiiATïON ? BOULEVARD DE LA SAUVENÏÈRE, 25 mi— n m ii ni ■mu ■ ■ ■ infifnr,rKMjfr*«n«KaMMEagfcaïKJK»—gamrT»#■«tiii■■ aiiniM'i' i injani Âanosscgso . a Sa ligQe, 2® ssai Héelarries. D . < . > 40 sent Faits divers,.«•*! franc Réparations judiciaires » 3 franco Informations financières » 3 francs A.vis de sociétés u petite ugs* 30 cent Émissions, « .,. „ » S Srani? EÉDAGTIOlSt TÉï ÉPUIIHiE a»? ÉTRANGER fbance Démission du cabinet aoumergue Paris 1 — Le conseil de cabinet s est ■ matin à 10 1 2- heures au mnnstere d^TaS étrangeres sous la présidence deLfp?é^nfdu conseil a fait un exposé matin à 911/2 heures au ministère des affa rec'e'tadâusL"ie conseil .«te cabtacV de-^g-. main matin ;ue sera iedi0c-e la ®u»„ démission du minisuïce qui sers ensuite .portée au président de la République. On a de plus en plu* l'impression que c'est M Viviani qui sera choisi pour constitue' le nouveau cabinet et les amis de M. Delcas" ^feWw.î"èy'socialiste unifié, réuni cet après-midi, a rédigé un mam este disa t S™ votib-a que pour un cabinet qui soutiendra le soi-v ice de deux ans au maximum: Le groupe radical et radicaLsacialiste a voté, A l'unanimité; un ordre du joui • <Mga. rant qu'il ne soutiendra q.u'un minière s'aptpuyant sur une majorité.exclusivement r^miblicaiiîe, sans compromission avec t dS, lefprogressisles et la fédération des gauches. La rentrée parlementaire p., ri* t De nombreux députés sont ve- o /.tr-ini-ÂB-midi à la première séance de ?a on ièm lé" sïiture. Le public est très noXeu" Le doven d'Age M. de Mackau, Srr.s.s=ï Vaillanf1:11Sont ékîs^ice^rfeidents provi-soires : MM. Clémentel et Messimy. M. Kloyer à. Paris TvZTèiïnM « é"?par le pré! cambriolage au musée oe l'armée Paris 1 — Un cambriolage vient d etie constaté au musée de l'armée des Invalides. Deux vitrines, placées dansi lasalle^d Au maie ont été iracturees pai des mauai teurs' restés inconnus, qui Remporté des vmes enrichie 4e inerres ^P-innf'les se trouve^ ^rchinaid. Angleterre l_e» suffragettes nière dS brochures suffragette ont été trouvées sur les lieux. ESPAGNE Attentat contre une infante Bilbao 31. — Au moment ou 1 infante Maria-Paz. princesse de Bavière, sortait do réalise de San-lago, une femme du peuple traversa la lile des dames pour arme! au premier rang. Elle portait a la maui une (bouteille pleine, avec 1 mtetion de la jetei sur l'infante dans son automobile. ... \rrètée, puis interrogée, elle a être elle-même l'infante et qu elle voulait rhàtier l'usurpatrice de sa place». * £çtte femme a été reconnue comme étant "'La,' UnUfiiJJe contenait du vitriol mélangé à d'autres substances. ROUMANIE Les élections Rnnhoirest t. — Hier ont eu lieu les élections pour le 1er collège de la Constituante Sont élus 45 libéraux, 19 conservateurs, a conservateurs démocrates, 2 îndepen- dap£m? lL%iusbas™ vent les ministre « : Arien, Mai-gliiloman, FiUpescu et Vladesco. albanie i_a situation La crise albanaise a quelque peine à s'é-clttiicir on attend le résultat de la conté-rente oui doit se tenir mardi entre les insurgés et la commission internationale di contrôle. Les dépêches de. source iWW et autrichienne sont pessimistes et a n ment que les Albanais insurgés veulent 1 départ du prince de Wied et le retour * la domination ottomane. Comme lorsque!!-faisait partie de l'empire ottoman, la ca rmdéristique principale de 1 Albanie etai le mépris en lequel elle tenait 1 autonti centrale de Coustantinople, cet accès di loyalisme est assez piquatnt. Au fond, c> que veulent ces montagnards, c est revem à leur indépendance de lait; <Iue *6 1>ucl1 ment d'organisation à Veuropéenne mena çait. On comprend la répugnance que 1 oi éprouve dans certaines capitales, Londre et Berlin, suivant la Zeit, à exercer u-n coûteuse et compromettante pression mili taire pour faire le bonheur des Albanai malgré eux. Les polémiques entre journaux ito.Jiens 6 autrichiens continuent avec quelque ai greur. D'après des feuilles viennoises, ei général, bien informées, on aurait la. preu ve des intrigues menées entre Essad pach pt le capitaine italien Castaldi, placé comm conseiller auprès du prince, intrigues ayari pour objet d'emp^c'hier l'accord avec les Ep: rotes. Il y a, si Von se souvient du rôl plus que tendancieux joué par le capitain Castaldi, lors des travaux de la commissio de délimitation de l'Epire, quelque vra semblanoe dans cette révélation. Les rivalités d'influence sont d'autre pai telles que, d'après certaines information: les Italiens n'oseraient plus sortir de leui maisons Valona et à Scutari, et des afl cfes Italophobes auraient été apposées-dai les rues. Cette situation qui inquiète la diplomat européenne, est jugée moins grave par ce .tains intéressas comme Turkhan pacha qui, intervvievé, déclarait il y a deux jours que toutvs'arrangerait. La commission internationale se dérobe Durazzo, 1. — La commission internationale de contrôle ne se rendra pas au rendez-vous que lui ont donné les insurgés à Tirana. Elle veut connaître préalablement les intentions du prince en ce qui touche les mesures que ce souverain compte prendre pour répondre aux demandes que les insurgés ont l'intention de lui présenter et que l'on connaît en partie. On assure que la prise d'El Bassan paries insurgés' est imminente. Les insurgés mai-chent sur Berat. ETATS-UNIS M. Kooscvelt vient en Europe M. Roosevelt s'est -embarqué hier pour l'Europe sur VOlympic. Il vient en Espagne pour assister au mariage de son fils M. Kermit Roosevelt avec miss Willard, i'ille de l'ambassadeur des Etats-Unis à Madrid. , M. Kei'niit Roosevelt a été présenté hier par son futur beau-père au roi Alphonse. M. Roosevelt débarquera à Cherbourg. Avant de quitter New-York, il a fait une déclaration dans laquelle il attaque la politique du président Wilson. Il dit que lorsqu'il retournera en Amérique, il jouera un rôle très actif dans la campagne politique de l'L(tat de New-York, et ajoute que le temps est venu de nettoyer la maison. Le Conflit Mexico-Iméricam L'affaire des armements Le correspondant du New-York Herald à Mexico lui télégraphie que le président Huerta a repris courage à la suite du débarquement d'armes et de munitions à son adresse par les vapeurs allemands Y pic ranya et Bavaria. 11 ne parle plus de se retirer et affirme plus que jamais que ses délégués à Niagara-Falls ne sont nullement autorisés à mettre éventuellement sa démission dans les mains des médiateurs. Ce qu'il y a de plus piquant dans cette affaire des armements apportés par des navires alemands au président Huerta, non sans provoquer la mauvaise humeur de Washington, c'est que d'après le correspondant de la Gazette de Cologne à Hambourg, ces armements seraient d'origine américaine. C'est pour dissimuler cette origine qu'ils ont été envoyé des /Etats-Unis en Europe afin d'être réexpédiés au Mexique sui les navires de la compagnie Hamburg-Ame-rika. Ces cargaisons auraient même ét<! promenées jusque dans les ports de la mei Noire avant d'être transbordées à Hambourg «à destination du Mexique. Il semble que le gouvernement des Etats-Unis ne puisse empêc'her ces débarque-monts puisqu'il n'a déclaré ni la guerre n: le blocus. Les autorités américaines de 1 f Xera-Cruz ont dû se contenter de frappei le vapeur allemand Bavaria d'une amende do 450:000 francs pour n'avoir pas1 produil son manifeste et pour être allé déîbarquei sa cargaison.à Puerto-Mexico au lieu de lr Vera-Crnz. Le vapeur Ypird'nga sera frappé de Ja même amende à. son retour de Puerto-Mexico à la Vera-Cruz. Le InfraiT li l'Eiffs-of-Maiii Interrogatoire du commandant Londres, 31. — L'enquiête commencée lue après-midi devant le coroner de Toronto es suivie ici avec le plus vif intérêt, car oi compte sur elle pour donner une vue d'en semble de la catastrophe et pour détermi ner .'.es responsabilités dont, le grenue moment de douloureuse stupéfaction passé on se préoccupe de plus en plus. Voici comment s'est exprimé le comman dant de ïEmpress-of-Ireland : « Nous avions débarqué le piloté & Fathei Point. Nous allions alors à toute vitesse. Après avoir dépassé Ta bouée lumineus do ■Rock-Point, j'aperçus le vapeur Sloi stad, le temps étant clair à ce moment L Storslad formait alors un angle de 1° 1! avec mon avant par tribord. Je vis un 1< ger rideau de brouillard se lever de terri et je compris qu'il allait passer entre ] vapeur et nous. Le Storstad était à ce nu ment-là éloigné d'à peu près deux milles Le brouillard arriva et les feux du navii disparurent. Je fis renverser la vapeur et stopper navire. Au même moment, je fis donner tro coups d'appel de sirène, indiquant ainsi qi je faisais force vlapeur en arrière. 1 S tors ta d répondit avec sa sirène, donna: un sifflement prolongé. En me penchant vers le flanc du navir je vis qu'il était arrêté. Alors je fis arrêt les machines et donner deux longs appe de sirène, indiquant par là que mon navi était stoppé. Du Storstad on répondit encore par i sifflement prolongé. Le son, ù ce moment, paraissait ven d'une distance de quatre milles à tribord, y avait du brouillard, et je cherchais à fix de l'œil Je point d'où lp son venait. Environ deux minute» plus tard, j'aperç des feux rouges et verts. Le Storstad éti à ce moment-là à la distance d'une lo gueur de navire. Je lui criai par le még phone de faire machine en arrière, car vis que le danger d'une collision était ir vitaible. Au même moment, je donnai l't dre : « En avant à toute vapeur et toi barre à tribord ! » Presque au même mpipept, le Storsf, ' était sur nous et nous faisuit une d^chiri * profonde entre les deux cheminées. » Le capitaine Kendall a ajouté qu'il av ^ dit au vapeur de se maintenir (à toute ■ tesse en avant, de faiçon à obstruer la v 1 d'eau faite par lui ; mais qu'au contrai le Storstad fit ipachîriè en arrière, de so 1 que YEmari'ss-oi-lrcland se remplit d'e & rapidement.tet coula.-t Le commandant essaya de gagner la cl - mais les machines s'arrêtèrent. Tous o hommes du l.-ord reçurent l'ordre de se p e ter au , embarcations et des signaux de n tresse, furent lancés. Le navire coula en l- quart d'heure. Le -capitaine Kendall lancé lui-mêane dans le fleuve. En revem i, à la surface, il se cramponna à une gr ?, en ibois, et c'est dans cette position qu'il ■s trouvé et sauvé. î- 11 n'y eut aucune panique. Il y avai is bord das embarcations de sauvetage p« plus de 2.CX;0 personnes, mais on n'eut ie temps de mettre à l'eau aue quatre batea r- En terminant,le capitaine Kendall décl que tous les survivants ont été sauvés par les embarcations de VEmpress-af-lrelund ou ont été recueillis sur des épaves. Le Storstad avait trois ou quatre de ses embarcations à l'eau. 11 n'a pas sauvé beaucoup de personnes, car le capitaine Kendall a vu deux de ces embarcations dans lesquelles il n'y avait que deux ouJ trois naufragés sauvés. Lo correspondant du Times à Toronto ajoute, après avoir reproduit la déposition du capitaine Kendall, que son témoignage, de nie me iqiue les déclarations des nombreux survivants, engage gravement la responsabilité du Storstad, et il est certain qu'une grande partie de l'opinion publique est portée là penser que le vapeur charbonnier était mal manœuvré. Il est bon cependant de ri-ci1 ver tout jugement jusqu'à ce qu'on ait entendu les dépositions des officiers de ce navire. Kécots do survivants Les récils des suivjvaiiis continuent à arriver. S'ils n'ai-prennent rien de nouveau quant aux circonstances mêmes de la catastrophe, il peut cependant être intéressant cie signaler quelques-uns de ces récits.Voici,, par exemple, selon le correspondant du Times à Toronto,, les. déclarations d'un musicien, de l'armée du salut nommé Green, qui "a perdu son père, sa mère et sa sœur dans le naufrage : « Quand nous coulâmes, je n'eus d'autre impression que celle de la vue d'un village subitement inondé et dont tous les habitants flotteraient sur l'eau. C'était une effroyable vision que celle de ces visa ges roulés et ballottés par les tourbillons tandis, que le navire disparaissait et que partout, partout l'eau, toujours l'eau s'étendait. Quand je vis mon père pour la dernière fois, il me dit : — Eh bien, mon fils, nous voici entre les mains de Dieu ! Et je répondis : — Oui, mon père. Une seconde après, j'étais séparé des miens à jamais, car mon père, ma. mère et ma sœur Jessy furent emportés tous trois ensemble. » Bien que la plupart des témoins de la catastrophe' s'accordent ;\ dire que le temps manqua à l'équipage de Y ÏEmpress-of-Ireland pour opérer le sauvetage des passa^ gers, il faut cependant signaler les déclarations de survivants où se trouve exprimé lè regret que rien nTait été fait dans ce sens. Dans des dépêches de Toronto, au Times, on relève plusieurs de ces déclarations : M. Johnston, de Toronto, dit : « Je n'ai entendu donner absolument aucun ordre et je n'ai vu personne qui eût l'air d'un officier. .» M. Greenaway déclare qu'il y avait cin-' quante personnes dans l'embarcation où il .prit place. Lesjcordes des palans fonctionnaient mol-; io-3 passagers étant assis sur les ayirûjis, était impossible de ramer. Un autre survivant, M. Mac Annnond, de l'Aimée du salut, confirme l& mauvais état des palans et • ajoute que les attaches de plusieurs '\ateaux de sauvetage se brisèrent et -que les or.-ations tombèrent sur 3e * pont incliné et vinrent s'écraser contre le bord. Le professeur Cunningham, de Winni-: peg, dit qu'à son avis, il faut attribuer le grand nombre de femmes qui ont éte-noyc es à ce que le navire se trouvait dans une position presque perpendiculaire et qu'il était presque impossible à ces malheureuses de grimper cette pente sans aide. « Il était horrible, dit-il, de voir ces femmes écrasées contre les cabines et le bas-j tingage de tribord par les embarcations I de sauvetage qui tombaient sur elies. [ Autant que j'aie pu m'en rendre compte, on n'a pas donné d'ordres ; mais le temps manquait pour qu'on pût le faire. A mon avis, les officiers ne sont pas à blâmer ; mais l'équipage ne s'est préoccupé que de : se sauver... Et cel^. se voit du reste par le grand nombre de membres de cet équipage qui ont survécu au naufrage. p> Le récit d'une petite fille de dix ans, Hé-" iène O'Hera, montrer bien l'importance qu'il y a là apprendre à. nager aux enfants. ' Cette fillette fut projetée dans l'eau quand YEmpress-o1 Ireland sombra et elle se trouva séparée de son père qui gravissait le pont à coté d'elle. Quand elle revint à la surface, elle se mit à nager avec énergie vers une épave qu'elle saisit enfin et à laquelle elle se cramponna jusqu'à ce qu'un des bateaux de sauvetage s'offrit à sa vue. » Elle lâcha alors l'épave, nagea vers l'em- barcation et y fut recueillie. ; En terminant son récit, la courageuse enfant a dit : j. « Je suis bien heureuse qu'on m'ait ap-Tris à nager, car sans cela je me serais ,g noyée. » Mrs. Green, de Toronto, dit: le « J'ai iiagé pendant deux heures, mais comme je sentais tous mes memfc/res deve-jg nir raides, j'appelai au secours. Un homme ie de .l écIuiPa&e me recueillit et nous nous e assîmes sur un bateau de sauvetage retour-it I]^". ^ y ,ava^ avec nous une jeune femme qui tenait un enfant dans ses bras, et nous e allâmes tous les quatre à la dérive pendant ' trois heures, puis nous fûmes recueillis ja par le Storstad. » re En ce qui concerne les faits nouveaux d'aujourd'hui, on apprend que YEmpress-,n oftir élan d, ne reposant que par 1G brasses de fond, c'est-à-dire à un peu plus de 2S lr mètres, il est à peu près certain qu'on ten-jj tera de repêcher les cinq millions de francs er d'argent en barres qui se trouvaient à bord', Le « Storstad » saisi à son arrivée JS ât Montréal -it Montréal, 31. — Trois faits très intéres p»- sauts ont si.gnalci l'arrivée idu :Storstad à Montréal cet apr^s-midi. J® Le premier est une déclaration faite ,pa] un des officiers supérieurs du navire char bonnier d'après l-aquelle le navire allait i te toute'vitesse au moment de la catastrophe Le second, c'est la saisie du Storstad pa 1(1 les fonctionnaires de l'amirauté au nom d' re la Compagnie Canadian Pacific, proprié taire dè l Empress-of-Jrelahid, en garanti "•d d'une action en dommages-intérêts par I v}- Canadian Pacific à la suite de la collision Jle action dont le montai s'élève -à dix mil ''e- lions de francs. lte Le t:..isiénie fait, c'ést la déclaration, pa au le capitaiile Andersen, qu'aucune déposi - tion officielle ne serait faite avant qu'il n'ai te, obtenu le concours d'hommes de ioi. ef L'arrivée du Storslad était attendue ave or- une vive imj>atience. Aj>rès que le'navir eut c'uitté Québec, on signalait sa march tin mille par mille par Ja télégraphie sans f 1111 ét les signaux des. stations du gouverna mt ment. iffe Sa mise à quai a. été lente, et quand el fut fut terminée,, il y avait .encore un écart t 2 m: -;i0 entre le navire et le quai. - à. Questions sur questions étaient hurlé< Hir aux membres de l'équipage, qui se tenaiei le sur le bas+inga«ge et qui secouaient la tê ux. pour montrer qu'ils ne comprenaient pa are "tous étant Norvégiens. La première personne qui se rendit a bord fut le consul de Norvège, et ensuite un homme de loi représentant la. Canadian Pacific. .Mais on renvoya cc>.dernier sans cérémonie et il fallut quelque temps pour faire comprendre au capitaine du Storstad que le navire était saisi -et qu'il devait y laisser monter les fonctionnaires du gouvernement.Les représentants de la presse qui so?it allés à Québec pour interviewer les officiers du Storstad n'ont pu obtenir aucune déclaration détaillée du capitaine Andersen ; mais le pilote leur dit qu'il filait 12-nœuds — .par 'temps de -brouillard — quand il entra en collision avec YEmpress-of-lteland.Tout- ce que le capitaine Andersen a consenti à dire est ceci : « Vous ne devez pas oublier que nous avons sauvé 41-0 personnes. » On dit que l'équipage du Storstad ne se rendait, pas compte du dommage que ce navire avait causé à YEmpress-of-Jreland et que le retard apporté' par lui à mettre ses omtocations à la mer vient de ce qu'il ignorait que le transatlantique fût en train de couler. ' Mais encore, une fois, seule une enquête approfondie fera connaître la vérité. Lo /apport des officiers du (( Storstad » Londres, 1. — Le rapport du capitaine Andersen et des ' officiers du vapeur Storstad, qui entra en collision avec YEmpress-of-Irelanxl, a été publié ici hier soir. Le capitaine et ses officiers disent que le Storstad'ne fit pas machine arrière après la collision mais qu'au contraire.il alla de l'avant pour bouclier le trou qu'il avait fait dans la coque de YEmpress-of-lreland. Ce dernier tira quelque peu ce qui fit fléchir la proue du Storstad. Même après que YEm-press-of-lrcland eûr reculé le Storstad continua «à faire sonner sa sirène. Il ne put pourtant retrouver'aucune trace deYEm-press-ol-Ireland jusq-ua ce que les cris des victimes se débattant dans l'eau se fissent entendre. Le capitaine Andersen nie absolument qu'il se trouvait là un mille de YEmpress-of-lçclund. Après le sinistre, le Storstad ne bougea pas. Ce fut YEmpress-of-lreland qui changea de position. Il déclare aux propriétaires de son navire qu'il entendit le capitaine de YEmpress-oJ-J reland lui crier de ne pas aller en arrière et qu'il lui r pondit : C'est bon. Peu après,. YEmpress-of-lxelan,d disparut et le Storstad mit toutes ses embarcations à l'eau pour sauver 1rs victimes du paquebot, quoique le Storstad courût des risques imminents de couler. Ses embarcations sauvèrent ooO personnes. Les rapports oarus dans la presse tendant à insinuer qu'il y eut du retond à bord ou Storslad pour meUre, les embarcations à la nier et secourir les vic'i-no.s. sont cruellement injustes". " , ' ' Èn terminant le capitaine .Andersen demande, àn public de réserver son jugement jKsro'ù ce .a::'un tribunal impartial entende le? don:: versions du sinistre. î Palis, I» — M. Messimy, absent à la séance d'aujourd'hui de la Chambre des députés a écrit ce soir au président de la Chambre pour lui annoncer qu'il n'était pas candidat à la vice-présidence, qu'il ne saurait accepter celle-ci sans être désigne par les collègues de son parti, et-que dans ces conditions il lui remettait sa démission de vice-président. _ . , M. Messimy a déclaré qu il avait reiuse d'accepter les fonctions de vice-président de la Ch.ambre parce qu'il avait été avise que la Droite voulait se servir de son nom pour une manœuvre à laquelle il ne pouvait pas se prêter. ^ Rome, 1. — La Tribuna reçoit la dépêche suivante d'Addis-Abbeda : Le gouvernement éthiopien annonce officiellement que le prince héritier Lij Jeassi. virtuellement négus d'Ethiopie, a nommt son père le ras 'Michael roi de Volo et dt Ti-ré. Le couronnement du ras Michael i eu°lieu aujourd'hui à Volo, à 9 h du matin en présence de tous les Chefs et des tioupes de la région. Deux Aveux socialistes Lo Peuple publie un article intitulé « Pa. de Desaveu » et consacré à l'intervention d2 la Meule à Troclet dons les réunions 1} bérales de Seraing et de Liège. Bien Ion de critiquer la brutale intervention de aboyeurs, le Peuple rappelle à Vordre ceu, des compagnons qui seraient tentes de le blâmer. Voici le début de ce panegynqu de la violence : A plusieurs reprises déjà, certains de no camarades, en commentant les résultat électoraux de dimanche, ont invoque con nie pouvant avoir été l'une des causes cl l'amoindrissement de notre chiffre électora les meetings de Seraing et des Variété: Certains même ont été jusqu'à citer celi de Tilleur où nos amis n'ont pu être mi face à face avec leurs adversaires et se soi bornés à faire un meeting en plein air vi: à-vis du local libéral. Cette sorte de désave nous paraît venir un peu tard Apres voir justifié Vattitude des sociali Les hurleurs de Seraing et des Variétés, Peuple conclut : Pouvions-nous ne pas aller à Seraing Pouvions-nous nous abstenir d'aller vo î ces patrons et ces politiciens qui se r - jouissaient lors de la grève de l'Espéranc î Longdoz, des abus de la gendarmerie e 2 travant et étouffant la liberté de réunie des travailleurs en lutte pour la défense < - leur pain et de leur dignité ? Pouvions-no'i laisser échapper l'occasion d'être face à fa r avec nos exploiteurs et nos tyrans les pl directs ? t J^ous condamne qui voudra. Nous y soi mes allés, sans hésitation, avec la mas c des travaileurs boycottés, tout chauds e e [core des vindictes d'hier, et nous le décl e rons. sans ambages, dussent les circonsta d ces ppliiiques nous être à nouveau défa\ rables, si c'était à refaire, nous recommc cerions. e e Voilà qui est franc et net : gageons q MM.Vondervclde et Bcstrêe et tous les int •s lectucls n'oseront rien dire aux fanatiqi it intolérants qui tiennent ce langage. ;e * », Dans un article voisinant avec le pré dent, le Peuple fait un appel à la bou des compagnons, menaiani ae nouveaux abonnements et de nouvelles subventions : Si chacun de ceux qui déjà lisent Le Peuple, s'imposait comme tâche de faire, dans le courant de l'année, un nouvel abonné à notre journal, si tous les groupes voulaient lui accorder son appui financier et organiser en sa faveur une propagande systématique, si tous nos militants, chaque fois qu'ils s'adressent aux travailleurs, plaidaient la cause de l'organe officiel du Parti Ouvrier, à quels magnifiques résultats ne pourrions-nous pas atteindre? Eu vulgarisant davantage Le Peuple nous aurons fait plus pour l'organisation ouvrière que ne pourraient produire des centaines de meetings. Car Le Peuple dans un ménage ouvrier, c'est le meeting en permanence au foyer. C'est lui qui, chaque jour, apporte à l'ouvrier, avec l'espoir en l'avenir, la salutaire bouffée de révolte qui l'empêche de tomber dans la morne indifférence et de devenir inconscient de ceux qui l'exploitent. Fortifions nos organisations syndicales et propageons notre presse. En avant pour la guerre des classes : voilà tout ce que les élections ont appris aux socialistes. Les Erreurs de dépouillement On sait la campagne fortement documentée que nous avons poursuivie il y a deux ans contre les erreurs inévitables du mode do dépouillement imposé par la loi et les instructions ministérielles. Vox clamantis in deserto. Aujourd'hui on reconnaît, un peu tard, combien nous avions raison. VOici un article de la Gazette de Huy qui nous apporte de nouveaux faits à ajouter à tous ceux que nous avons rassemblés : D'où proviennent ces erreurs et quelle en est la portée ? Il n'y a que la consultation des procès-verbaux qui pourrait le dire. Mais sont-elles les seules ? Les renseignements qui iious parviennent de différents côtés prouvent que ce ne sont pas uniquement les procès-verbaux qui doivent être erronés, mais aussi le recensement des votes tel qu'il a été fait dans certains bureaux. Ainsi, on nous renseigne que dans un bureau, il n'a pas été compté, comme votes ac liste, un certain nombre de bulletins portant le nom d'un suppléant, M. Loumaye. Un électeur d'Amay nous dit son étonne-ment, ayant voté pour M. Hamoir, effectif, et M. Gilman, suppléant, et ayant fait un bulletin parfaitement valatle, de n'avoir re-.ev.é dans aucun des 4 bureaux dépouillant Aniay, le vote de préférence, donné à M. Dnns le bureau dépouillant Crehen, il n est fait aucune mention de votes de préférence en faveur cîe M. Gilman. Or, bien qu: celui-ci eût recommandé instamment le vote de tête de liste, un certain nombre de '"'v, an-'is se sont refusés à écouter ses conseils et ont voulu lui donner un témoignage 1 u uni el en votant à côté de son nom. On nous renseigne 16 bulletins confectionnés de a sorte : On n'en constate aucun dans le tableau de dépouillement. Dans un bureau, il y a 2 bulletins en trop. Ce fait a été acté au procès-verbal. Qu'est-cejque ces bulletins ? D'où proviennent-ils* Nous pourrions citer d'autres faits encore; mais en voilà assez pour montrer qu il y a lieu, dans les circonstances actuelles, de faire procéder à une vérification de tous les hullétihs et de tous les documents do J élection. Beise é la Presse L'UNION INDEFECTIBLE Le Journal de Bruxeilec1 gourmande les journaux catholiques qui rendent le gouver-, nemenl de BixtqueviLLe responsable de la-défaite cléricale. Voici le début et la conclusion dé ce rappel à Vordre de l'officieux n° f. Plusieurs de nos confrères catholiques, le Bien Publie en tête, mêlent à leurs commentaires -sur les élections des reproches plus ou moins voilés au gouvernement. La presse d'opposition en fait son profit. On connaît i ses interprétations malveillantes au sujet des grandes initiatives du cabinet de Bro-» queville : elle n'y veut voir que tactique de parti et calcul électoral, non l'accomplissement- d'un devoir dicté par la pensée du bien public et de l'intérêt national. Il s a/gil pour elle de diminuer le mérite de ces initiatives. Les journaux catholiques dont nous parlons tiennent maintenant des propos d'où la presse de l'opposition conclut, avec . des apparences de justesse, que nos excellents confrères lui donnent raison. Ils par I lent de « surenchère électorale » de la par du gouvernement et «d'une « fascination > exercée sur celui-ci par le programme d< s ses adversaires ; ils attribuent aux élection: s le caractère d'un « avertissement » au gou vemement, — tout comme les journaux li e béraux. Et ils lui font des remontrance: respectueuses qui sont sans pertinence e ■[ ne peuvent servir qu'à une chose : jeter d î l'eau sur le moulin où se moud le grain de s légendes que l'apposition répand dans 1 lt public sur les « gaspillages » du gouverne j. ment, sur d'inquiétants projets qu'il noui ^ rirait. Ils prêchent au -gouvernement « la plu stricte économie ». Croient-ils vraiment qu ?- ce soit nécessaire ? Et ne feraient-ils pa ,e mieux de la prêcher aux députés et séna teurs de- leurs arrondissements respectifs „ qui, comme tous leurs collègues, ne mai <rueront pas, sans doute, à l'avenir de mêrn II que par le passé, de réclamer des travau e" cte toute - sorte, des améliorations de trait* e" ment cJhiacun pour sa région ou pour de :1" catégories de personnes auxquelles il*, s'il III t.éressb tjsouvient par préoccupation éle« tonale) ? Si le gouvernement oppose un refi JS à des demandes en iiuvouuant. la nécessr 20 de l'économie, nos confrères lappuyeron JS ils Y n- Le Parlement a dès maintenant du pa se sur la planche, comme on dit, pour n- prochaine session. De même, par cons a- quent, ie gouvernement, qui aura en o n- treJ à assurer l'application -de la loi se o laite et des. nouvelles lois sociales, ce q n- n'est pas une mince tâche. Enfin, • c'e an fait que la question de la réforme éle tora.le est posée et qu'il fonctionne, à l'ii ue tiative du gouvernement, une commisse eJ~ qui l'étudié au point de vue provincial es communal- ; il n'est pas possilble d'imagin que le gouvernement ne tienne pas coir te de ce fait et exclue complètement de s préoccupations la question de la réfori 'se électorale. ■1J|| UCO WilllUlW Of en tête qu'ayant déjà tant de tâches devant lui, le gouvernement songerait à proposer nous ne savons quelles bouleversantes réformes pour le plaisir de « faire des réformes» ou de paraître généreusement sensible aux suggestions d'e ses adversaires ! ils se seront un peu affolés sous le coup des premières impressions ressenties en présence des résultats de dimanche ; et sans doute sont-ils déjià revenus à une vue plus calme des situations et à un sentiment plus juste au sujet des réformes du cabinet de proqueville. Au moment où paraissaient ces lignes, le Bien Public répliquait d'avance à leur argumentation, par des considérations de l'électoralisme le moins déguisé : Un gouvernement doit toujours faire son devoir. 11 doit diriger l'opinion et ne pas se laisser ballotter par elle. Ce sont là des truismes dont l'évidence s'impose aux esprits les plus bornés. Mais, à côté de ces truismes, il y a un l'ait, c'est que, dans un pays d'institutions parlementaires, un gouvernement ne sait vivre s'il ne s'appuie sur l'opinion. D'où suit que le go«uvernement — et ses amis — doivent éclairer et guider l'opinion, la convaincre et la persuader, mais s'abstenir de la brusquer. On ne. manie (pas les masses électorales comme on fait un bataillon. Le mérite d'un gouvernement consiste, non pas seulement à accomplir son devoir d'après la notion qu'il s'en est faite, et quoi qu'en puisse penser l'électeur, mais de savoir au juste quels devoirs s'imposent à lui, et de savoir les accomplir au moment le plus opportun, avec le concours fidèle de son parti et de l'opinion publique.En d'autres termes, s'il est des réformes auxquelles un gouvernement soucieux de ses responsabilités n'a pas le droit de se dérober, du moins a-t-il le droit de se préoccuper des répercussions que ces réformes doivent provoquer dans les masses | électorales. Aussi protestons-nous avec énergie lorsqu'on impute à une pensée de pur électo-ralisme l'opposition que nous avons faite, pendant ces deux dernières années, à certaines initiatives trop hardies, que nous ne jugions d'ailleurs pas commandées par un besoin urgent. _A quels hasards seraient livrés la défense de notre sol, l'avenir de notre industrie, les classes moyennes, nos œuvres de relèvement populaire, et tout le patrimoine moral et religieux de H Belgique, si le fanatisme libéral et la .brutalité socialiste s'alliaient pour exercer le pouvoir ? Et voilà pourquoi nous sommes d'avis que la plus extrême circonspection s'impose en toutes innovations qui froissent des intérêts respectables, et qui -peuvent fournir à nos adversaires de tout ramage le [prétexte de campagnes, sans scrupules. Ce n'est pas un parti qui risque de payer lo -rançon de nos hardiesses : ce sont des causes sacrées pour tout catholique, et pour tout citoyen. La Viic Congres îls la Presse à Liège Au Paîais Provincial Les membres du Congrès de la Presse se ; sont réunis, hier matin, à dix heures, dans la salle du Conseil provincial. Le bureau était présidé par M. Des Es-sarts, assisté de M. Charles Bronne, président de la section liégeoise de la Presse et de M. Bernier, secrétaire du bureau des Congrès. «MM. les sénateurs Van Zuylen et Car-pentier, M. Auguste Rouvez, directeur de la Classe des Lettres au Ministère des Sciences et des Arts, délégué du ministre, les députés Franck, d'Anvers, et Troclet, de Liège, assistaient ià cette réunion. Des lettres de regrets étaient parvenues de: diverses personnalités empêchées d'être là : MM. de Broqueville, chef du Cabinet des Ministres, les ministres Berryer, Poul-let et Carton de Wiart, le Gouverneur de la Province M. Delvaux de Fenffe, les généraux Léman, Vermeulen et Déguisé, les généraux de la Garde Civique de Menten de Horn et de Formanoir de la Caserie, les députés permanents Grégoire, Jaques, Mottard et Debarsy, plusieurs sénateurs et députés, M. launay, secrétaire du bureau de l'Association internationale de la Presse. Cette première réunion fut entièrement consacrée aux débats soulevés autour de la lecture d'un rapport de M. L. "Franck, député, sur le contrat d'emploi du journaliste. Prirent part à ces échanges d'avis MM. Duplat, Ilerman, Dumont, Paulsen. Heisman-Savino, Verhoevne, Léon Troclet L'ordre "du jour suivant, proposéi jpai M. Ilerman Dumont, a été voté à l'unanimité : « Le Congrès, félicitant les députés qui ont pris l'initia tiive de défendre les droits des journalistes en s'efforçant d'améliorer leur statut léga et associant à ses félicitations 1e consei de l'Industrie et du Travail, émet le vœi ' que les Chambres votent le plus^prompte ; ment possible Mes iiiroptcsitions; "qui leui ' sont soumises, en y introduisant, au besoin les clauses spéciales /néoes^ijtâes par h ; 1 nature du travail demandé au journaliste l ' et charge le bureau du Congrès de signa ^ 1er à la commission parlementaire chargé 3 de l'examen du projet de loi, les idées qu ' ont été émises au cours du débat. » 3 A l'unanimité, M. Henrion, du journa " Le Matin d'Anvers, a été nommé présider " du Comité du Congrès, en remplacement d M. Des Essarts. 5 A une heure, un déjeûner eut lieu dan B la galerie vitrée du Jardin d'Acclimata s tion. Le menu délicat avait été compos par M. Henrard, propriétaire de l'Hôtel d l'Europe«; iJl fut très apprécié. A trois heures, les congressistes se ri e trouvaient au Palais provincial^. La séai x ce de l'après-dîner fut consacrée à la ci i cussion du rapport de M. A. Verbesseï s vice-président de la section des Flandre sur le Secret «professionnel du journalist MM. Verbessen, Libiez, Bronne, Herma ■? Dumont, Henrion,. Dr Goffin prirent il ,c parole. l" L'ordre du jour suivant a été voté : <( En toutes matières, lies auteurs, r » producteurs ou éditeurs d'écrits puibli n » ont le' droit d'invoquer, en justice, le s f » cret professionnel pour ne pas révél e" » les sources de leurs renseignements, i d~ » formations et- documentation. D> Le Bureau du Congrès est chargé d 111 » mesures utiles pour transmettre ce vo st » à la législature et l'y faire défendre jr c.~ » qu'ià l'insertion dans la loi belge! » a~ M. Rouvez,. délégué du Ministre1, apr avoir apporté ses vœux au -Congrès, so et mit à celui-ci l'idée de la création d'u er bibliothèque des journaux. P- es A la Maison Curtius ae Les Congressistes visitèrent, à cinq he res, le musée archéologique de la Mais conservateur, llenrard1, Secrétaire, et Deb hezj bibliothécaire. La visite du musée dura une heure, et elle permit à nos confrères d'admirer la richesse des collections qu'il renferme et d'apprécier l'amabilité grande de MM. Servais, Renard et Delhcz- Le Banquet Le banquet qui réunit une centaine dû convives dans îa. salle orientale du Continental, fut brillant et d'une belle animation. La salie était décorée et les tables étaient admirablement lieuries. A la table d'honneur que présidait M. Gustave Des Essarts, avaient pris place : A sa droite, MM. Carton de Wiart, ministre de la justice, représentant le gouvernement ; Cnarles Bronne, président du Comité liégeois et de la section Liége-Lu-xembourg de l'Association de l(i Pitëfcse beige ; les sénateurs Magnecte, Keppeime et Carpenticr ; les députes X. Neujean et Troclet ; Laboulle, député permanent ; l'é-c ne vin Fraigneux ; Debarsy, député permanent ; i'échevin Seeliger ; Vandeilscnil-de, secrétaire général du Conservatoire et Hotermans, secrétaire du Congrès. A la gauche du président, étaient MM. l'échevin Falloise, représentant la ville de Liège ; le sénateur Coppieters ; le député Nicolas -Go'blet ; Auguste Rouvez, délégué du ministre des Arts et des Sciences; M allié, président d'honneur de l'&ssoj-ciation de la Presse k-elge ; Sylvain Dupuis, directeur du- Conservatoire ; le commandant Mathieu, dirigeant la Compagnie des Aviateurs militaires ; Bernier, secrétaire du Congrès ; Meunier et le peintre Edouard Masson. rh^e,.i;Prei?ier toa,st fut Pron<m'eé par ^ Chailes .Bronne, président de la section «nî«al^eleS M. Des Essarts leva son verre à M Car- len\nniJfIaD' '?,inistre Je lu Justice, & M. vm Poullet représenté par M. Rou- s'intéî^r1 ? s CIViles ct nnlitaires qui iLU succès du Congrès. Il lit ri?P0U1' Prompt rétaihjissement natfnnt.^ !IIayÀ socr.etan'e du -bureau inter-de ,Pvesse «'eto-nu lorn qci Liège par la maladie. Parlant de laége, il. Des Essarts dit : « La ville de Liéige nous offre à son tour 1 hospitalité ct je suis certain que vous dnez avec moi que l'on a bien tort de cite? saSe0UrSm,eU eXûmp!e, ^^«PitaJité éœt Sué "li<Sêotee.Sera de Pal'ler de 1'hosPi" N a.vez-vous pas eu, comme moi, l'im-piession, depuis que vous avez pris coji- ir con/.rères l'égeois, que leur unique préoccupation est de nous être agueables? Et naturellement, ils y ont réus-^ l'amabilité est le fond du ca-îactere liégeois 1 L'atlministnition communale avait d'ail-leuis donne 1 exemple et ne s'est pas hor-n^e à nous souhaiter la bienvenue en une fi onoe, réception officielle... elle avait organise en notre honneur une fête artistique, charmante* je ,\i,rie ÎMiessiturs l)ea échevins Falloise, Fraigneux et Soeligar ,4'«primer tous nos reiner-} à 1 Administration communale de la ville de Liège, et notamment à M. Klever que ses devoirs de premier magistrat de la. ville ont appele à l'étranger et qui s'est quel ne P°uvoir asssiter à notre ban- M. des Essarts but enfin aux journalistes »^e0's Confraternité. M. Carton de Wiart qui en l'occurrence représentait Je gouvernement vanta, dans une allocution très littéraire,la confraternité qui unit, au milieu -des luttes politiques, les journalistes de toutes les opinions. 'Il dit la noblesse de la profession et ai-maniement, il rétablit un ordre souvent conteste en appelant la Presse le premier pouvoir.M. Falloise, pour la ville, et M. Leboulle pour la province, parlèrent ensuite en ter-. me,\ heureux de la Presse et des journal! istes et de leurs rapports avec les « officiels » Jïofçrmans, secrétaire de la section liégeoise de l'Association de la presse prononça le toast des remerciements. Après avoir adressé ecux-ci à l'Administration, communale et au conseil provincial, il dit : « Merci aussi à M. le Gouverneur de la Province qui mit la superbe salle du vieux pajais des P r i n ces-E vêq«u es à notre disposition, -pour y tenir nos séances. Merci à ceux qui, à la Violette, nous aidèrent à organiser notre concert de musique wallonne, ià notre excellent directeur M. Sylvain Dupuis, à son dévoué secrétaire ■M). Vandenschilde, à MM. les professeurs du Conservatoire qui voulurent bien faire partie d un orchestre d'une incomparable valeur, aux artistes de grand talent qui nous prêtèrent leur gracieux concours • à , Mme -Fassin-Vercauteren. à M. Willemsen, [ à «M. Rallier. [ Merci à tous les artistes grâce'à qui vous ( allez emporter, en souvenir des heures passées à Liège, un album composé d'œuvres originales par Mme Pirenne-Keppenne, par , MM. A. Donnay, Maréchal, A. Rassen-, fosse, E. -Berchmans, J. Ochs, il. Anspach, G. Marissiaux, E. Marneffe, E. Dupuis, . Wolff et Ubags. 5 -Merci ià ceux qui éditèrent cet alôûm, à i MM. Rassenfosse et Defelde, directeurs de l'imprimerie Bénard. i Merci aux artistes qui illustrèrent le pro. t gramme du concert et les menus : MM'. e Masson, Ochs et Dupuis. A M. Maurice de Thier, directeur du journal La Meuse, qu* s nous a fait le joli cadeau de ce programme, de «ces menus et de tous les imprimés du é Congrès ; à M. Meunier, directeur de l'im-o primerie de La Meuse qui veilla à ce que ces travaux fussent faits luxueusement. ». Merci à M. Falloise, président du Symdi-i_ cat d'Initiative du Pays de Liège, qui nous n- envoya guides et cartes, 'à M. Noirfalise, it directeur des Tramways Liégeois, qui ac-5, corda à nos confrères la libre circulation 2. sur les lignes de cette société. n Merci à MM. Digneffe et Gillard, respecti-a veinent président de l'Aéro-Club de Liége-Spa et de l'Automobile-Claib de Liège ; au zélé secrétaire général de l'un et Tautre, ju notre confrère Jules de Thier, grâce à qui ls a pu s'organiser cette promenade en auto, e- qui vous attend demain et la fête d'avia-îr tion qui suivra. n- Merci au commandant Mathieu, au lieutenant Nélis, -à M. Jules de Lamine, qui ont es tant contribué au développement de l'avia-ju tion militaire en Belgique ; .merci aux bra-s- ves officiers, qui vont encore nous donner demain, à Spa, des preuves de leur courage ès et de leur adresse. u- Merci à MM. les députés permanents qui ne vont nous faire visiter le Sanatorium provincial de Borgoumont. Merci à M. de Crawhez. bourgmestre de Spa et là son administration communale, n- qui nous ont «conviés en leur coquette cité ardennaise.

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This item is a publication of the title Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire belonging to the category Liberale pers, published in Anvers from 1832 to 1940.

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