Journal des intérêts maritimes

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17 January 1914
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s.n. 1914, 17 January. Journal des intérêts maritimes. Seen on 25 September 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/445h99086g/
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— ANVERS, samedi 1 "7 janvier IUi4 — ^ — Tivsitt* troisième Ai:nee Journal des Intérêts Maritimes Ï*iïîî!fiiîi!<é a Forfait Les Annonces, Réclames et Abonnements sont reçus directement au bureau du journal 3,;, rue Vieille Bourse, Anvers; à BRUXELLES chez MM. J. Lebègue & C°, rue de la Madeleine. Organe de Défense des intérêts Maritimes, Financiers, Commerciaux et Industriels d'Anvers. Directeur : François PRUES. ABONNEMENTS : ! "0,°lqU0 ï% ^ I Etranger 7.50 fr. par an. Prix par numéro : 10 certtimea Représentants du journal à l'Étranger : i PARIS, MU. John P. Jones A (>,31, rue du Faubourg, Montmartre;à LONDRES, MM. Davies <4 O, Finch Lane. Cornhill ; a COLOGNE. M. Rudolf Mosse.Annoncen-Expéditioa ——- - i r" i' ' ig—ara- A la Chambre de Commerce Le comité central de la Chambre de commerce d'Anvers s'est réuni mardi pour procéder à l'installation des nouveaux membres et à l'élection r' son bureau. Voici quelques extraits du discours de M. Corty: Discours de M. Gorty En dehors de la satisfaction que j'éprouve en me voyant entouré ici de tant d'hommes de valeur, prêts à me seconder dans la lutte pour l'obtention des libertés et cies facilités dont notre commerce doit pouvoir jouir afin d'atteindre une prospérité toujours croissante, il est une autre satisfaction bien grande pour moi en ce moment; c'est celle de me trouver en situation de prononcer devant votre Comité, au début de l'exercice, des paroles, qui ne sont pas l'expression de l'impatience, du désappointement et du mécontentement au sujet de la non-exécution des promesses des pouvoirs pu-plics, quant aux travaux nécessaires à notre développement, ou quant au manque de sollicitude ou de prévoyance dont nous-,nous sommes plaints si souvent. Après tant d'années d'atermoiements, d'incertitude et de tergiversations, nous voici donc bien entrés, actuellement, dans une période de grande activité, de travaux de tout genre dont l'exécution mettra Anvers définitivement à même, et ce dans un laps de temps raisonnable, de soutenir victorieusement les assauts que lui livre la concurrence. Je le dis sans ambages: quelque énorme que puisse paraître l'augmentation de 5500 mètre» courants de quais en eau très profonde, équivalent de tous nos quais actuels en rivière et qui vont être mis à la disposition du commerce dans quelques semaines, avec un espace d'eau correspondant, ce n'est pas encore là ce qui répond a tous nos besoins. Car si nous divisons le total de ces extensions de nos installations par le nombre d'années durant lesquelles nous les avons attendues et pendant lesquelles nos quais et nos installations en général ont été insuffisants au point de chasser de plus en plus vers les ports concurrent» l'augmentation normale de notre propre trafic, nous constatons que l'extension, si considérable soit-elle, est loin de répondre à celle qui aurait dù être réalisée depuis longtemps. Nou» en avons une preuve concluante dans les difficultés qui viennent de sugir entre les différentes branches de notre commerce d'importation, notre commerce d'exportation et la branche maritime concernant le partage des emplacements qui deviendront disponibles dans les darses 1 et 3 et le bassin Canal prolongé; il n'y a pas là, et de loin, de quoi satisfaire aux demandes légitimes I Les nouveaux quais Cependant le fait réjouissant est là et ces contestations mêmes, concernant des quai» mesurant 5 1/2 kilomètres de long, prouvent que d'ici peu de temps Anvers pourra respirer à nouveau et prendre des mesures immédiates en vue d'éviter l'encombrement de ses installation», cause de tant de pertes peut-être irréparables. Nous les aurons certainement, Messieurs, tous ces nouveaux quais, tous ces emplacements autour d'une surface d'eau, mesurant 115 hectares, non-interrompue par des ponts et où les navires pourront se mouvoir aussi librement que dans une rade ouverte. Faisons des vœux pour que ce beau tableau-reste sans ombre et qu'il ne se produis aucun accident sé rieux à l'éclus( Royers,appelée a desservir à elle seule tous nos bassins profo .ds jusqu'à l'ouverture de la grande écluse du Kruisschans, promise formellement pour 1919. Nous serons donc bientôt en droit de revendiquer la prépondérance en matière de bassins pour la très grande navigation, puisque nos docks très profonds du Nord, agrandis de 69 hectares, comportent une longueur de quais de plus de 11 kilomètres avec des profondeurs d'eau variant entre 30 et 40 pieds. Combien enviable ne serait pas notre position si toutes ces installations étaient complètement équipées : pourvues de hangars et de grues sur toute leur longueur et prêtes à accomoder tous les navires qui viendraient y chercher un emplacement répondant à ses besoins modernes? Hélas, nous sommes encore bien loin de cet idéal. Il nous est cependant très agréable de constater qu'avant peu de temps, le bassL. Canal sera garni sur le développement entier de son quai ouest et qu'un trentaine de nouvelles grues ont été commandées pour les docks qui vont être mis en service. Il est tout aussi réjouissant, à un autre point de vue, que la certitude nous est donnée de l'augmentation du nombre et de la dimension de nos cales sèches. Sous ce rapport, nous pouvons escompter, poUr un avenir très rapproché, l'ouverture de la grande cale en construction au numéro 61 du bassin Lefèbvre, ce qui permettra à nos réparateurs de navires, d'y faire entrer les plus grands vapeurs, auxquels l'écluse Royers peut donner passage. Il est dorénavant certain aussi qu'une cale flottante sera construite à bref délai et la possibilité commence à se faire jour, de la construction ' une cale avec accès direct au fleuve, pou les très grands transatlantiques. En fait d'extensions, il y a lieu de mentionner également comme très heureuse la décision de la Ville d'agrandir les accostages pour navires important des pétroles. Autres travaux L'équipement général des installations communales sera notablement amélioré et complété avant peu par différentes additions aux bâtiments existant dans le périmètre des bassins, notamment : la construction de la capitainerie du port; celle de la nouvelle caserne des pompiers au Sud des bassins intercalaires; l'agrandissement de la maison hydraulique du Nord et l'érection d'abris chauffoirs aux bassins nouveaux qui vont s'ouvrir. Il importe cl ajouter qu'en vue de la nécessité de pour-es^ m°y,ens de communication rapides r!irw! +-ns Partie extrême-nord du port, c?mmunale fait construire en ,1'Tnw bate&Hx-omnibus spéciaux et ^ service d'autobus' com- de temps mement à fonctionner avant peu Je cite ces innovations, qui seront réalisées au cours de l'exercice qui s'ouvre, parce qu'elles donneront satisfaction à des desiderata exprimés souvent et depuis longtemps par notre Chambre. Il en est de même de la mesure salutaire que la Ville vient de prendre en vue d'assurer plus de régularité et de rapidité dans les mouvements des bateaux d'intérieur et du Rhin dans les bassins, en établissant un tarif modique pour le remorquage de ces bateaux. Il faut espérer que les résultats heureux que cette mesure aura pour la navigation intérieure ne se feront pas attendre et que la situation précaire de la navigation rhénane dans notre port sera ainsi améliorée. Dans le même ordre d'idées, nous pouvons nous estimer heureux d'avoir obtenu de la Ville l'augmentation considérable du nombre des élévateurs pneumatiques flottants. Notre port sera bientôt dans une situation assez favorable en présence de son grand concurrent néerlandais, lorsqu'il s'agira de manipuler les cargaisons de céréales que les nouvelles récoltes feront affluer vers notre hin-terland. Last not least, le bassin de manutention pour céréales a été adjugé le 31 décembre.La gestion du port! Et ces dernières paroles m'amènent, Messieurs, à envisager devant vous les conditions | toutes nouvelles de dispositifs, d'exploitation et de gestion du port, qui va s'étendre sans cesse. Jusqu'à présent l'extension s'est fait.;, tantôt vers le Nord, tantôt vers le Sud, toujours sur la rive droite du fleuve, dans cette admira ble rade à rive concave et à accostage en eau profonde qui s'étend de Rurcht à la Pipe de Tabac. L'exécution du programme gouvernemental comporte une continuation de cette forme d'extension; mais l'extension sur la rive oppo-»ée, à l'instar de ce qui s'est, réalisé dans la plupart des autres ports, est contemplée depuis plus d'un siècle et dans les derniers temns les circonstances semblent être de nature à l'imposer dans un délai relativement bref. Je n'ai pas besoin de vous rappeler que notre Chambre s'en est occupée et que dans un mémoire moti vé elle a mis en lumière les raisons pour lesquelles la mise en valeur de la rive gauche devant la Ville ne saurait être réalisée sans l'in corporation de cette rive à Anvers de façon à réunir toutes les installations maritimes de In métropole dans les mains d'une seule administration. Si nous l'avons fait acter, c'est sui tout parce que le programme de correction de l'Escaut maritime, voté en 1912 par le Parlement, comprend entre autres la construction de 8,000 mètres de quais en eau très profonde dans la rade superbe qui s'étend sous la riv» gauche du Krankeloon jusqu'à Calloo-Doel. Car il n'a jamais été question de construire de' quais en cet endroit avant la reconnaissance en haut lieu d'étendre le port d'Anvers. Ut Messieurs, je tiens à appeler sur cette circonstance votre très sérieuse attention: il y a là, pour le développement, et l'exploitation rationnelle de notre port, un danger considérable. On nous a parlé, depuis quelque temps, d'installations maritimes à construire dans ces parages, qui seraient placées sous une administration différente de celle qui gère nos installations actuelles et celles étant sur le point d'être construites. On nous a donc menacés de l'installation, en face de chez nous, d'un port qui ne saurait être pour nous qu'un concurrent à moins de faire partie du nôtre. J'ai eu l'occasion de dire, dans la déclaration faite le 9 décembre dernier devant le Comité Central, quel adversaire irréductible trouveraient en moi les promoteurs éventuels d'une telle entreprise. Mais les difficultés que pourrait rencontrer la Ville d'Anvers, gérante de son port, lorsqu'elle voudrait obtenir le dro.t de gérer dorénavant toutes les installations métropolitaines du port, m'ont causé bien des soucis. Dans la même déclaration, je me suis également occupé d'expliquer à votre Comité le seul juge de mes actes que je doive reconnaître, que j'avais réuni des données qui pourront servir de base à un étude, au moment, qui se présentera peut-être dans un avenir plus ou moins éloigné, où les différents pouvons publics auxquels ressortis-sent les terrains, les rives, les passes du fleuve et même les installations, se sentiront disposés ou voire contraints de causer et de rechercher une combinaison permettant à une administration mixte et autonome d'exploiter normallement toutes les installations maritimes du port. S'il est possible à l'administration communale de la ville d'Anvers de faire prévaloir sa prédominance, ou le monopole de sa gestion, cela nous vaudra alors le régime que nous voyons en action, par exemple, dan» les ports néerlandais. S'il est possible d'en arriver à un accord sur cette base, il sera peut-< tre nécessaire d'en établir un sur le partage de la représentation des autorités. Et il semble bien, si la Province de Flandre Orientale reste irréductible en matière de cession de territoire et si le Parlement refuse de lui donner tort, ce que je n'ai pas à examiner ici, que la réunion df toutes les installations du port, sur les deux ri ves, sous l'administration communale anver-soise, paraîtrait impossitqe. En vue d'éviter dans ce cas des gestions concurrentes et ruineuses, il faudrait bien, cependant, en arriver à appliquer chez nous un régime comme celui qui fonctionne, entre autres avec grand succès à Liverpool, où le Mersey-Docks and Harbour Board a obtenu depuis longtemps la gestion des bassin» de Birkenhead (rive gauche) eu où ces bassins donnent un rendement normal tout comme ceux de la rive droite. Quoiqu'il soit de cette considération, qui vient s'ajouter à celle tendant à assurer une entente parfaite entre tou tes les administrations qui sont appelées à faire valoir leur autorité dans l'exploitation du port d'envers, je les offre poui ce qu'elles valent et, selon moi; mon étude n'à d'autre valeur que celle d'une base de discuss'on. J'ai la convict'on qu il se passera peu de temps avant que tous nou» nous rendrons compte de ce qu'il était urgent de fournir cette base au plus tôt, afin que le problème capital de la possibilité d'exploiter rationnellement le port d'Anvers de l'avenir soit examinée sous toutes ses faces et de manière à permettre d'y jeter toute la lumière H—Ml Ml !—■■■■ III IWH IB —■■■ MB I III IM nécessaire. Il ne peut s'agir ici de déposséder la Ville d'Anvers de l'autorité que ses administrateurs ont acquise par tant d'années de travail intelligent, ce dont tout le commerce leur sait gré, pas plus qu'il n'est question en ce moment de déposséder le Gouvernement de l'autorité qu'il a' sur le Railway National par le fait de l'institution projetée d'une administration autonome des chemin de fer. Sur ce, Messieurs, je crois pouvoir termine! ce discours, sans doute très étendu, en souhaitant qu'à bref délai, intervienne dans toutes les questions qui concernent notre avenir plus lointain ou immédiat une entente heureuse entre le gouvernement et la ville,entente à laquelle nou» devrons l'exécution du beau programme de fra-vaux que j'ai eu l'honneur de passer en revue. Toujours est-il que je viens de vous prouve! îi suffisance que nous aurons à veiller à ce que l'exécution en soit conforme aux décisions officielles qui ont été prises pour l'année 1914, et à ce qu'avant peu nos efforts communs fassent d'Anvers le premier port de notre partie du monde. La Caisse de Secours et de Prévoyance pour Marins Le Koninklik Belgisch Zeemans Kollegie adresse au ministre de la Marine la lettre suivante que nous reproduisons volontiers : A Monsieur le Ministre de la Marine, des Postes et des Télégraphes à Bruxelles. Monsieur le Ministre, A la séance de la Chambre des Représentants du 9 décembre dernier, vous avez bien voulu déclarer, en réponse à une question posée par un député, que la question de la revision des statuts de la Caissede Secours et de Prévoyance pour marins était actuellemnt à l'examen de l'Administrtion de la Marine. Permettez-nous, Monsieur le Ministre, d'attirer votre attention sur un moyen qui paraît oeaucoup plus efficace que celui que vous indiquez, en vue d'arriver à une solution satisfaisante de cette question. Le Moniteur du 14 décembre dernier publie un arrêté Royal décidant la création au Ministère de l'Industrie et du Travail d'un office de l'assurance et. de la Prévoyance sociales. Incontestablement, sans méconnaître la valeur des fonctionnaires de l'Administration de a Marine, celle-ci est beaucoup moins qualifiée que l'organisme précité pour élaborer l'étude si délicate de la refonte complète des ■tatuts d'une institution de secours et de prévoyance.Nous disons refonte complète, car c'est san: lucun doute la tâche qui s'impose ici: La rai -on pour laquelle la Caisse des Marins est onnue parmi ceux-ci sous une dénomination des plus déshonorantes, provient des nombreux cas de déchéance que les statuts prévoient.Or- s'il est établi qu'une mutualité de secours ne peut fonctionner si les paiements ne sont pas réguliers, il n'en est pas ainsi d'une ■aisse de retraite. Dans les caisses de cette espèce les versements effectués sont toujours productifs quel que soit le moment ou on les arrête à partir d'un minimum de temps très réduit. A la Caisse des Marins le fait de négliger ses paiements pendant six mois, ou bien celui de s'embarquer sous pavillon étranger, constituent des cas de déchéance radicale, privant ceux qui s'y exposent et leurs familles du fruit de versements effectués pendant de nombreuses années. L'erreur, admissible aux débuts de l'institution en 1844; mais continuée trop longtemps, réside donc ici dans le fait que les deux organismes de secours et de pension qui rationnellement devraient être séparés, sont fusionnés en un seul. Nous savons que les statuts prévoient la possibilité du relèvement de la déchéance, mais nous savons aussi qu'il est de trop nombreux cas ou ce relèvement n'a pas été possible, trop fréquemment aussi l'autorisation de continuer la participation à la Caisse a été refusée à des affiliés embarqués par nécessité sous pavillon étranger et qui avaient contribué parfois pendant plus de dix ans à l'institution. En égard aux principes admis aujourd'hui dans tous les organismes d'assurance-vie et de retraite, on peut dire qu'il y a eu à la Caisse des Marins de véritables spoliations commises. Tout en rendant hommage au dévoûment des' membres de la commission directrice, nous ne pouvons qu'exprimer le regret de ce que l'Administration de la Marine n'ait pas, malgré les réclamations si fréquentes et si anciennes déjà, provoqué plus tôt l'étude de la mise à jour des statuts. Nous vous sommes d'autant plus reconnaissants que vous ayez décidé que cette étude sera faite. Mais nous attirons tout spécialement votre attention, Monsieur le Ministre, sur l'urgence que présente la modification de l'art. 5 des statuts, et nous vous signalons la nécessité qu'il y a à^ nommer dès maintenant au sein de la Commission de la Caisse un fonctionnaire compétent de l'Office de l'Assurance et de la Prévoyance sociales, en même temps que des représentants du personnel de machine et des marins subalternes. Nous pensons qu'avant toute modification radicale qui serait chargé d'étudier l'office précité,il serait utile qu'il se rende compte, par l'examen de son fonctionnement, des défectuosités de l'institution autres que celles qui sautent aux yeux par le simple examen des statuts et qu'il entende les réclamations de toutes les catégories d'intéressés. Nous croyons également, et ce sans que nous soyons inspirés d'aucune façon par des considérations de personnes, qu'il conviendrait que la présidence de la Commission ne soit plus dans l'avenir attribuée au Chef de l'Administration de la Marine. Le rôle de l'Administration centrale doit se borner à exercer sa haute surveillance sans intervenir dans les mesures d'execu-tion. Elle n'en acquerra que plus d'autorité dans l'examen des plaintes éventuelles de ceux que Monsieur le Ministre du Travail appelle dans son rapport au Roi paru au Moniteur précité du 14 novembre, des "économiquement faibles". Vous ne l'ignorez pas, Monsieur le Ministre, dans de nombreux cas, ceux-ci sont aussi des "intellectuellement faibles" et c'est pourquoi nous nous permettons d'adresser en leur faveur cet appel à votre haute sollicitude.Une autre mesure qui s'impose d'urgence, et qui est complètement indépendante de toute modification aux statuts, est l'affectation d'un local spécial au secrétariat de la caisse et où se trouverait le personnel chargé du travail administratif ; ce personnel aurait pour devoir de renseigner les affiliés sur leurs droits et leurs obligations. Dans tous le bâtiment du pilotage et quoique la Caisse compte plus de 5,000 affiliés, il n'est une seule porte au-dessus de laquelle on puisse lire Caisse de secours. Nous osons espérer que vous partagerez notre avis, qui nous est inspiré principalement par la considération que les deux millions, qui constituent le capital de la Caisse, sont incontestablement et intégralement la propriété des affiliés et qu'il faut qu'ils se sachent chez eux lorsqu'ils jugent nécessaire de se rendre au local qui leur sera réservé. Précisément plusieurs locaux sont en ce moment vacants entre le Commissariat de la police maritime, où s'effectuent les retenues et le bureau du receveur maritime, où se font les paiements. Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de nos sentiments de haute considération. Le Koninklyk Belgisch Zeemans Kollegie Le Secrétaire, Le Président, (S) E. Linssen. (S)E. Smit. AMÉRIQUE-ARGENTINE Les nombreuses relations que nous entretenons avec la Képumique argentine nous font un devoir de reproduire l étude que consacre un journal spécialiste anglais relatives aux relations argentino-américaines et les efforts que l'on fait des deux cotés pour les développer davantage. On sait que ie gouvernement des Etats-Unis a résolu d'admettre en franchise les céréales de l'Argentine, qui ne paient pas de droits d'entrée dans d'autres pays exportateurs. Cette mesure aura un intérêt tout paritculier pour l'Amérique qui, dans quelques années, sera obligée d'importer du froment et cela du pays le plus voisin. 11 a été proposé que le gouvernement argentin accorderait un traitement préférentiel aux Etats-Unis pour la machinerie et les manufactures en retour d'un nouveau marché ouvert au produit argentin. A ce propos le journal La Nacion a publié un article disant: L'Amérique veut nous favoriser de sa machinerie en retour de la libre importation de froment argentin.L'An-gleterre et l'Europe importent déjà des céréales en franchise et nous ne désirons pas d'autre marché, car nous ne sommes pas à même de couvrir la demande d'autres clients. L'offre yankee ne nous fait rien gagner et on nous demande même de donner quelque chose en retour. Nous achetons plus de marchineries en Angleterre et en Allemagne qu'aux Etats-Unis et si nous devions accorder un traitement préférentiel à ce dernier pays,nous perdrions certainement l'amitié des premiers. Ces deux grands pays n'en seraient certainement pas satisfaits. Ne nous berçons donc pas d'espérances fallacieuses. 11 est extrêmement plaisant de trouver des idées aussi saines dans un organe de la presse argentine et l'on voit par ces remarques que l'Argentine progresse encore autrement qu'au point de vue économique. Le commerce de nos cousins du nord est trop souvent suivi par les canons de sa flotte et les menaces de la presse. Les principales républiques de ce continent regardent le nord avec une certaine appréhension. Les perspectives de la récolte restent à peu près les mêmes de la semaine dernière et en conséquence les perspectives de fret sont également inchangées. Ces derniers jours il a régné une plus forte demande pour tonnage de la nouvelle saison et elle deviendra plus prononcée à mesure que la campagne avance. Lorsque le mois de janvier sera passé, on peut s'attendre à une active demande jusqu'aux milieux d'avril. Après cette date les frets dépendront de la récolte du maïs. Ce grain en terre se trouve dans une condition splendide, à la suite des pluies récentes, qui l'ont sensiblement améliorée et si la situation actuelle persiste, nous pourrions avoir 7 millions de tonnes de grain à exporter entre mai 1914 et avril 1915. Toutefois il y a encore une assez longue période à traverser. La politique joue un grand rôle dans le progrès d'un pays que les choses sont donc changées depuis une dizaine d'années! Autant la politique était malpropre à cette époque,autant elle est devenue honnête actuellement et le pays s'en ressent très avantageusement. La corruption a été pour ainsi dire déracinée. Mais il nous faut encore compter avec les provinces, qui sont encore inféodées à certaines cliques, pourtant nous ne désespérons pas de donner à toute l'Argentine une sage administration et nous y arriverons, grâce à la paix et à l'ordre. Le chaos et les révolutions ont eu leur temps! Les frets de la Baltique Bien que les derniers mois de l'année n'aient pas été satisfaisants pour les armateurs, nous pensons cependant que lorsqu'il auront établi leurs bilans, ils pourront malgré tout proposer la distribution d'un dividende convenable à leurs actionnaires. Au début de l'année les frets de la Baltique étaient à un taux très rémunérateur dans les deux directions, et les prévisions pour l'année étaient des plus encourageantes; en fait, les frets ont monté pendant la saison à un niveau très rapproché de celui atteint l'année dernière qui fut, comme nous l'avons dit alors une année vraiment exceptionnelle. A l'automne do cette année, vers le mois de septembre 'e marché général des frets fléchit, ce qui occasionna parmi les armateurs une grande anxiété dont le résultat fut. qujp les éléments peu solidement assis, entraînés par des spécula- 4 «LE GOUVERNEMENT BELGE a créé en FRANCE un OFFICE MARIilMli qui a pour mission de iournir à tiure gracieux aux expéditeurs, commissionnaires en marchandises et, d une manière générale, à tous ies intéressés, DES RENSEIGNEMENTS i RELAl ÏFS A JA i^iCx-jjiS DE NA-j VIGA'iiON FRFj jj,N TAN f Lu.S POK.1S .lsELG^o — CoNDi i IO-l-, S Du i Ariir1 S _u,i iRANSPORjfS 1 DAtES DiiS D^PARIS DuS NA-VIRiiS, DUREE D^S VO/AGx-S, NOMS et ADjX.iioS.CS DES AGEN J.S, etc. etc. » Les bureaux de .'Office sont installés à PARIS, kUE LE PELETIER, 42. •— Télépnone: NJ 291-14. — Télégrammes : MINFERBELG PARIS. — Directeur : M. LIBOUTON. teurs sans crupules, jetèrent sur le marché tout leur tonnage disponible. L'effet immédiat en lut naturellement une nouvelle accentuation de la baisse des frets en général. Les arma-teurs ne purent malheureusement réagir con-tre le courant à la baisse du marché et à cette fin de l'année un grand nombre d'armateurs envisagent 1 éventualité d'un désarmement momentané de leurs navires au cas où les frets ne s'améliorent pas. Que les frets soient bas à cette époque de I année, cela n'a rien d'extraordinaire par sui-î? mlluence inévitable des vacances de Noël et de lin d'année sur les transactions. • cette baisse a été cette année si considérable que vraiment les armateurs devraient étudier sérieusement la question de retrait temporaire de leurs tonnages du marche. Quelques que soient les causes qui ont amene le niveau actuel des frets, il faut admettre que le tonnage actuel des frets, il faut admettre que le tonnage disponible en ce moment dépasse considérablement la demande Aussi, comme nous l'avons dit plus haut lé seul remede à cette situation ets de dimunuer le tonnage en excès autant que possible Nous n'envisageons évidemmen que les circonstances présentes et l'avenir immédiat comme on peut le prévoir actuellement, et bien qu il ne soit pas lacilc de dire des maintenant ce qui arrivera plus tard, nous avons confiance dan» 1 avenir. Comme nous l'avons déjà dit antérieurement, les négociants en bois prévoient pour la prochaine saison un plu» grand courant d'affaires que l'année dernière. Nous avons constaté, en effet, que la saison actuelle (les contrats montre une activité considérable. Aussi, pour cette raison, nous espérons que les armateurs ne s'engageront pas trop longtemps a i avance et d'une laçon inopportune, à moins quils ne puissent enlever le» chargements à des taux rémunérateurs. Nous terminons en souhaitant aux armateurs une année prospère et le fait de voir les armateurs beaucoup mieux organisé aujourd'hui qu il y a quelques années, nous permet d'espérer que ce vœu s'accomplira. <&fes frets de mer Le marché des frets dénote un peu plus cl autorité cette semaine,mais les.cours n'ont pas éprouvé la moindre amélioration et les taux sont descendus maintenant à des limi- L6S ,p^F9,fitables- En général, les affaires sont diiiiciles. Le marché de l'Extrême-Orient a été passablement actif. De Bombay au R. U.-Continent on a payé 17 s. 6 d. un, 18 s. deux ports sur la hase en lourd pour chargement ' "î'iîV;' sur 'a base scace un navire a été aflrete pour Hambourg à 14 s. 6 d. De Bur-mah on a affrété plusieurs navires chargement janvier à des taux variant entre 23 et 24 s. o c, moins 6 d. pour la Hollande. De iiurrachee on lait peu d'affaires; en dernier heu on a contracté pour Anvers et Hull à 13 s 6 d. n. c. chargement janvier-février. De 1 Australie du Sud on a conclu des affrètements pour le R. U.-Continent à 30 s. 6 d chargement février. Dans le compartiment américain on a conclu un montant modéré de tonnage, dont une grande partie time charter. Les affrètements de grains sont inactifs; on a payé 2 s.6 d. par quarter pour Lisbonne et il règne une demande pour la Méditerranée à 2 s 9 d., un port de déchargement et à p.p. à 1 s 1° 1/2 d. Les affrètements des ports coton -mers de 1 Atlantique sont rares; il y a quel -ques ordres sous la forme „0" à 26 s. 3 d. et 30 s. p.p. R. U.-Continent. Les marchés de la Mer Noire et de la Méditerranée sont en nouvelle baisse et on a accepté de bas taux. De Novorossisk Théo-dosie il y a quelques ordres à 6 s., de Sulina de 5 s. 6 d. à 5 s. 9 d. et de Varna/Bour-gas de 6 s. à 6 s. 3 d. Le Danube annonce un .îiver rigoureux et les steamers tâchent de partir le plus vite possible. Le marché de la River Plate se trouve clans une situation défavorable. Le tonnage ready trouve difficilement emploi, parce qu il y a plus de bateaux que d'ordres 'et de up river les cotations pour janvier sont de l~.s. a 12 s. 6 d. moins 6 d. et des bas ports 2 s. de moins. Le marché de Bahia Blanca est lourd à 12 s. 6 d., et pour avoi-oes 11 .s 0 d On attend peu de mouvement dans le marche du froment avant la fin du mois de janvier.Entretemps, janvier-février fevrier et mars sont des positions négligées et les taux sont nominaux à 13 s 6 d o c moins 6 d de up river. Les perspectives de la récolte du mais sont très favorables, mais il est trop tôt pour se formuler une opinion. U règne une bonne demande pour chargement avril, mai et juin dp 15 s. à 15 s 6d pour des navires de 4000 à 500(i fonn"V Affrété:8t. Soutl.field 5.300 tonnes do fcus-lenaje ou Bulgarie à \nvers à 6 s. 3 d avec options de cargo, prompt.

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This item is a publication of the title Journal des intérêts maritimes belonging to the category Financieel-economische pers, published in Anvers from 1907 to 1919.

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