Journal des réfugiés: organe quotidien des réfugiés belges en Hollande

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18 October 1914
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s.n. 1914, 18 October. Journal des réfugiés: organe quotidien des réfugiés belges en Hollande. Seen on 29 November 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/nc5s757d94/
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Dimanche 18 octobre 1914. 10 centimes. lère année flo. 4. JOURNAL DES REFUGIES Organe Quotidien des réfugiés belges en Hollande. Service télégraphique spécial par nos corres- Administration-Rédaction * Les annonces et les avis aux réfugiés sont reçus Pétr0grade' Boschstraat - Bergen-op-Zo™. P""" La situation générale. A l'Ouest. Fait à noter: alors que, pendant de longues semaines, la situation paraissait incertaine, en France, tous les derniers communiqués français nous signalent une avance des forces alliées. Que les Belges énervés par l'occupation de la Belgique, qui, au point de vue de l'ensemble des opérations militaires, n'a aucune importance, puisent une nouvelle réserve de patience dans l'articu-let sur la „Guerre moderne" que nous publions d'autre part, et rapprochent le fond de cet articulet de l'avance régulière des troupes alliées en J^rance. - 1 A l'Est. Avouons-le: les mouvements des Russes causent, depuis quelques jours, aux Belges une vive déception.Les cominuniqués de Pétrograde annonçaient la, chute imminente de Przem'ysJ, la marche sur Craco-viei et l'entrée en Silésie allemande. Au lieu de cela, le siège Ide Przemysl est levé et l'on se bat, non en Silésie allemande, mais en Pologne Russe. L'effort des Allemands de ce côté parait donc extrêmement sérieux et il faudra le nombre écrasant des armées russes pour lui faire échec. Dans les Balkans. Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur la dépêche fort intéressante de notre correspondant particulier de Bucarest, qui leur donne un exposé succinct mais précis de la situation! dans les Balkans.Nous ajouterons, pour mémoire, qu'il existe un traité d'alliance formel entre la Serbie et la Jjrèce qui implique l'entrée en action de ce dernier pays ,au cas où la Turquie bougerait. G. L. Aux Belges résidant en Hollande. La vertu du Nationalisme. Une ère enfin va s'ouvrir en Belgique où il sera permis aux gens de s'estimer même s'ils diffèrent entre eux d'opinion philosophique.A l'heure de la déclaration de guerre c'est au cri de « Vive la Patrie 1 » que Wallons et Flamands, catholiques, libéraux, socialistes, se sont groupés d'un mouvement unanime autour de leur Roi. C'est à ce cri que demain renaîtra purifiée par les larmes et grandie, la Belgique de l'avenir. Ah ! que l'on ne vienne plus susciter entre nous la défiance el diviser nos cœurs pour les mieux asservir. L odieuse politique a fait son temps. Les exploiteurs aussi. Les avons-nous assez connus en avons-nous assez souffert? Fûmes-nous assez longtemps victimes du fameux « Diviser pour régner » que l'on nous appliquait? Demain nous n'aurons plus qu'une devise et qu'une foi incluse en ces paroles : L'amour de la Patrie est le premier amour! Pour l'instant restons calmes et 1 assemblons des souvenirs. L'heure de la justice est proche. Il nous importe aujourd'hui de graver sous nos fronts l'image des villes démolies, des temples profanés, des soldats éventrés, des jeunes femmes mortes. Tout cela n'est pas un rêve. C'est la plus sinistre, la plus effroyable, la plus austère des vérités. Mais pardessus ces visions sanglantes flottera l'apparition aureolée de nos martyrs. Ce ne sont pas seulement les morts. Nos martyrs sont aussi Albert le Roi, le général Léman, le bourgmestre Max, témoins de notre race et de notre vertu. 11 faut que nous songions à eux dans nos souffrances. Le seul devoir du Belge est aujourd'hui de souffrir sans pactiser. Quiconque pactisera, sera traitre à la Patrie, méprisable et odieux, comme un fils trafiquant des joyaux de sa mère tandis qu'elle agonise sous le coutelas d'un assassin. Belges respectons-nous d'abord. Donnons l'exemple en ce pays de Hollande qui si largement nous accuielle de la plus stoïque maîtrise de soi. Un impérieux devoir de reconnaissance nous le commande. Mais nos cœurs, nos esprits sont à nous. Sachons en faire un sanctuaire et rapportons demain parmi les ruines de nos foyers mainte décision virile. Une ère enfin va s'ouvrir en Belgique où il sera permis aux honnêtes gens de s'estimer,même s'ils diffèrent entre eux d'opinion philosophique. Jacques WAPPERS. En Belgique. A Gand. Voici la proclamation que vient de faire afficher à Gand le commandant allemand von Besseler : „Les troupes allemandes pénétrèrent aujourd'hui dans votre ville. Il ne sera fait de mal à aucun de vos bourgeois et vos propriétés seront respectées si vous vous abstenez de tout acte hostile. Toute rebeilion, de même que toute tentative de nuire aux troupes allemandes, sera punie immédiatement suivant les lois de la guerre. Toutes les armes qui se ti ou-vent en ville devront être immédiatement déposées à l'hôtel de ville et remis en cet endroit à mon fondé de pouvoir. Quiconque sera trouvé après cela en possession d'armes ou tiendra des armes cachées uans sa maison sera fusillé suivant les lois de la guerre. Les agents de police sont seuls exceptés de cette mesure (non point la garde civique) et les personnes qui seront en possessiond'une autorisation délivrée par une autoritée militaire allemande. Si maintenant ou dans l'avenir des troupes allemandes étaient attaquées dans votre ville, l'ar mée d'occupation en sera retirée et la ville sera incendiée sans pitié. Je vous avertis ! Le commandant en chef v. BESELER. général d'infanterie. Notre journal est rédigé exclusivement par des Belges, rédacteurs au ,,Matin" d'Anvers. Les allemands à Bruges. Un témoin oculaire M. Henrion de Liège, nous1 raconte qu'il a Assisté à West-Cappellen à l'arrêt par les Allemands d'un tram vicinal bondé de; fuyards venant de Bruges. Les allemands firent descendre les malheureux du tram et leur intimèrent l'ordre de retourner p, Bruges où ils n'avaient, leur dirent-ils, rien à craindre. Personne ne se rendit à se conseil et tous continuèrent leur fuite vers J'hospitalière Hollande. M. Henrion nous déclare qu'une personnalité des plus sérieuse et tout-à-fait digne de foi lui a (déclaré que les allemands ont fusillé sept personnes (à Blancken-berghe. Ceci sous toutes réserves. Les derniers jours d'Ostende. Au fur et à mesure que Ja n\arche des Allemands vers le littoral belge s'accentuait, la vie à Ostende se faisait plus fiévreuse. Jeudi dernier, près (de 75.000 réfugiés venus deja Flandre Orientale avaient gagué Bruges jet se ru,aient vers les villes d'eau. A la Gare Maritime, des fuyards, massés par milliers, attendaient le moment d'obtenir leur billet pour Londres, tandis que tous les tramways électriques partant pour Heyst et Blankenberghe étaient furieusement pris d',assaut. Des réfugiés campaient dans les dunes tout le long de la côte et furent chassés à nouveau par l'arrivée des Allemands ,au Zoute, puis à Blankenberghe. A Ostende. Un message d'Amsterdam confirme l'entrée à Ostende des troupes Allemandes. En Hollande. Un avis du gouvernement Voici la traductien textuelle d'un télégramme d'Etat parvenu de La Haye: LA HAYE, 16 octobre. — Aux termes de l'accord conclu entre le gouvernement hollandais et l'autorité supérieure allemande, tous les réfugiés peuvent rentrer, non seu-sernent à Anvers et dans la banlieue anversoise, mais idans toute la Belgique. Les hommes qui doivent le service militaire — dienstplichtige mannen — seront cependant arrêtés comme prisonniers de guerre. Toutes' les mesures pour le transport gratuit des réfugiés seront prises. Sur Mer. Un cioiseur de seconde classe coulé par ui? sous-marin. (Service spécial du „ Journal des iRéfugiés.") LONDRES, 17 octobre. — Par dépêche de notre correspondant particulier. — L'Amirauté annonce qu'une attaque a été dirigée par des sous-marins allemands contre les deux croiseurs de seconde classe „Theseus" et „Hawke" danis les eaux septentrionales de la mer du Nord. Le icroiseur „Hawke" p. été coulé. Soixante-dix m,arins sont sauvés. Notre jsurnal ne publie aucune dépêche du Woiffbureau. Les hostilités en France. Communiqué officiel de 11 heures. Les Français ont pris Estraire. L'avance au nord de Reims. PARIS, 16 octobre. — Voici le texte du communiqué officiel de 11 heures du soir: A notre aile gauche, au nord de la Lys, nous avons progressé sur plusieurs points. Nous ,avons pris Estraire. Au centre, au nord de Reims, nous avons gagné plus de deux kilomètres. A notre aile droite, nous avons progressé sur les Hauts-de-Meuse et en Wpevrey ainsi qu'au sud de St. Michiel et à Marcheville. Communiqué officiel de 3 heures. — Les alliés proges-sent encore. gA RIS, 17 octobre. — Par dépêche de notre correspondant particulier. — Voici le texte du communiqué officiel de 3 heures : Hier, nos progrès se sont encore accentués et nous avons enlevé plusieurs positions à l'ennemi. A notre aile gauche, l'action des forces alliées s'étend îi présent, depuis la région d'Ypres jusqu'à la irer. Violents combats dans les Vosges. (Service spécial du journal des Réfugiés.") BALE, 17 octobre. — Par dépêche de notre correspondant particulier. — De violents combats ont en lieu dans le Vosges, où des colonnes Allemandes ont été repetées en désordu, avec de très fortes pertes. Des obus allemands tombent en Suisse. I (Service spécial du „ Journal des Réfugiés.") BERNE, 17 octobre. — Par dépêche de notre correspondant particulier. — Des obus allemands sont tombés à proximité de Moos, en territoire suisse, causant une vive panique dans toute la région. J'apprends de Bâle qu'une en-' quête a été ouverte immédiatement.Le typhus. (Service Spécial du ^Journal des Réfugiés.") PARIS, 17 octobre. — Par dépêche de notre correspondant particulier. — La nouvelle qui vous a été télégraphiée de Londres, disant que le typhus avait fait (son apparition dans l'armée allemande, n'a pas encore été .confirmée officiellement,: Les hostilités en Russie. En Pologne Russe. (Service jspecial du „Journal des iRéfugiés.1') PETROGRADE, 16 octobre. Par dépêche de notre correspondant particulier. — Le 13 octobre, les Allemands, s'avançant en Pologne Russe, avaient dirigé une attaque vers Varsovie & Ivangorod, sur la rive gauche de la Vistule. Cette attaque a été repoussée par les Russes. En Qalicie. (Service ispecial du „Journal des Réfugiés.") PETROGRADE, 16 octobre. — Par dépêche de notre correspondant particulier. — De violents combats se poursuivent au sud de Przemysl où l'avantage reste aux forces russes, qui sont en progrès sur les positions occupées la veille. En Italie. Mort du Marquis di San Giuliano. (Service ispecial du „Journal des .Réfugiés.") ROME, 17 octobre. — Par dépêche de notre correspondant particulier. — Le marquis di San Giuliano vient de succomber à la suite de l'attaque dont il avait été frappé avant-hier. Ce décès pourrait peut-être amener un changemeint dans la politique. italienne. Lie marquis de San Giuliano Antonio di San Giuliano est né en 18Ô2. Il fit ses études de droit et fut nommé bourgmestre de Ca-tane en 1879 puis député en 1882. Il fit partie du cabinet Gioljttii, de 92 à 93, en qualité (de minis1-tre de l'agriculture. De 99 à; 1900, il était ministre des postes dans le cabinet Pelloux ; de 1905 à 0.906, il fut ministre des affaires étrangères, puis ambassadeur à Londres, puis enfin ministre des affaires étrangère dans les cabinets Luzzati et Salandra. En Angleterre. Les réfugiés belles. (Service spécial du „Journal des Réfugiés.") LONDRES, 17 octobre. — Par dépêche de notre correspondant particulier. 5,500 réfugiés belges sont encore arrivée aujourd'hui à Folkenstore et à Douvres. Dans les Balkans. L'agitation ci? Roumanie. L'activité Allemande en Bulgarie et ci? Turquie. Les flottes russe et turque dans la mer Noire. (Service spécial du „Journal des Réfugiés.") BUCAREST, 16 octobre. — Par dépêche de notre: correspondant particulier. — Depuis l'heure de la mort du Roi Oarol, dont je vous ai télégraphié la nouvelle, une grande agitation rigne dans toutes les bourgades et les campagnes'de la "Roumanie occidentale où le mouvement pan-roumain englobe presque toute la population. Décemment, le nouveau roi ne peut encore se prononcer, ni surtout s'engager dans une voie diamétralement opposée à celle de son père; mais l'impatience du peuple roumain est telle et la sympathie pour les „frères de Transylvanie" s'est à ce point ^accentuée dans ces derniers jours que les événements pourraient fort bien se précipiter.Il est un( fait qui vient augmenter encore la nervosité du parti de la guerre: c'est l'activité que les diplomates allemands déploient, non seulement en Turquie, mais encore dans les sphères bulgares. Mais la Bulgarie, tiraillée de tous

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