L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 16 March. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 04 August 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/j96057f04g/
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N° 1239 3 cents SamecSi flô mars 191S L'ECHO BELGE ■ L'Union fait la Force. Journal Quotidien du matin paraissant en Hollande Belge est notre nom de Famille. —'*■————~~ —<P—«a l ■ Toutes les lettres doivent être adressées au Rédacteur en Cheî: Gustave Jaspaers. Abonnements: Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger fl. 2.00 par mois. Pour le® i,.«i*eau de rédaction: IM. 3K. VOORBURGWAL 234-240, R^diHinn- < Charles Bepnard.René Chambry, militaires au front et les militaires internés en Hollande fl. 0.75 par mois payable AA1STËRDAM. Téléphones: 3797 et Comité de Kftdaction.j Emile Painparé. par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Reclames: 30 cents la ligne. | La Fée Souci ■ Plusieurs fées, ainsi le veut la légem J tiennent autour des berceaux; et ces f< ' exercent leur influence, bonne ou mauvai: sur le nouveau-né. C'est un conte charmai et qui a été bien souvent mis en vers et ■Lsique. Mais c'est un symbole aussi, qui trouve son application jusque dans choses embrouillées et noires de la poiitiq et da la guerre. Là aussi des choses vienne de naître, qui ne vivront pas vieilles, mntente y met bon ordre. Et a ces naissa ces d'Etats, bien des fées ont présidé. A tour du "berceau des royaumes-frontieres Russie, il y a eu la fée sauvage et sangi naire, la fée boche, bardee et cuirassee; il a eu la fée malicieuse, — peut-être Mab el même, sortie pour la circonstance de ea < quille Hé noix, — et dont le sourire semble ■prédire la futilité de tous ces enfant-emeu: il y avait encore la fée Nitchevo, très sto très maximaliste et que Trotzky avait an uéo de Pétrograde. Mais il y avait surtc la féa Souci, — et elle venait d'Allennagr où: elle s'appelle Frem S orge. On aperçoit déjà que 6a présence et s mauvais oeil ont influencé tous ces évéa mepts. Car ils ne sont nés de quinze joui ces Etats-frontières, qu'ils causent à 1 '1 lemagne, qui leur a donné un statut, mais oublié de leur donner la vie, des préocoup tions singulièrement inquiétantes. Les lai p:on9 sont éteints à Berlin, les bières bue les [vins cuvés, et il s'agit maintenant < recoudre ce que lé glaive du maréchal Hi) derfburg, et surtout le sabre édenté du gém ralissi me-caporal Krylenko, ont détruit, a'a^it surtout d'inculquer aux Courlandai: aux Livoniens et aux autres l'amour sub: de l'Allemagne et le désir de faire partie d la Grande-Allemagne, de la Toujours-Pluî Grande-Allemagne. C'est une tâche, et il faut du coeur et de la constance. Les Allé man d s qui n'arrivent plus guère à se faii sraindre — ailleurs qu'en Russie — n on jimais su se faire aimer, sauf à l'Institu smc.ny. Ils conviennent eux-mêmes qu'il sont détestés non seulement de leurs eune mis. mais encore de bien des neutres, et en fini même de leurs alliés. Et, bien qu'ils 1-lisent, cela est exact. Comment, dans ce :onditions. se faire aimer de cinquante mil ions de ipersonnes, de race slave, de natun irdente, et qui, à peine débarrassés du joui cariste, sont livrés sans défense au bâilloi Bt à la potence impérialistes? On voit assec corp/ment vont s'y prendrè les Allemands D'abord avec leur armée, qui est et reste rtalgré la Marne, l'Yser et la Somme, leui it.nut suprême. Leur armée avance triom jihalement en Finlande, comme en "Ukraine £11 e est à Odessa et se dirige vers HeUsing ors. Et pourquoi? Le prétexte est la libéra ion des Finlandais et des "Ukraniens de ►andes maximalistes, — et il n'e6t même pa agénieux: c'est un prétexte allemand. L énté, que vous apercevez, c'est qu'Odess t Helsingfors sont deux grands ports, e ne, dans ces deux grands ports, il y a d€ ptrepôts, et, dans ces' entrepôts, des vivres i les Allemands mettent la main su: îs vivres, ils pourront sans doute le ■nsidérer comme butin de guerri b les emporter, sanc laisser de quit Inoe, vers les ventres béants de Germanie St ce sera toujours ça de pris — à la Russie pur masquer ces razzias, on parle volon fers de libérer,'de protéger, d'assurer L bra développement des peuples! Mais vous &ye£ l'Allemagne en posture de libéra ?io3 ! Il faut être Boche pour le dire — ais que ne faut-il pas être pour y croire [Pour l'Esthonie, la Livonie, la Courland< » la Lithuanie, les Allemands s'y prennen iitrement. Ils ne protégeait pas Ces payts, oi n'y a rien à manger. Ils les soumettent s ont déjà nommé un gouverneur de oes ravin ces et c'est le comte Kaiserlingk: igné descendant d'une de ces familles de4s Iblesso baltique qui ont tant contribué à vrcr à la Prusse les provinces russes de la Baltique. Ce Kaiserlingk doit toucher .pom ■•peine de forts traitements; au fond, trente fciers eussent dû lui suffire! Soutenu par ne foroe de police puissante et pourvue artillerie, ce vice-roi des provinces iltiques, peut commencer tout de suite administrer à ses compatriotes le gime ferrugineux qui est à la ■sé de la pénétration allemande. Et •prend déjà qu'il a commencé. L'ordre gne à Riga et à Dwinsk, mais l'ordre alle-wd, et c'est le même ordre qui règne à •uxelles et à Lille. Pourquoi voudriez-vous l il en fût autrement ? Pourquoi voudriez us que les Allemands, qui se conduisent muffians à l'Ouest, où on leur tient tête, conduisent comme de petits saints à l'Est ils inspirent encore une vague terreur su-rstitieuse ? Mais patience. Cette domination alle-nde sur des territoires qui ne soiît pas smands et que le glaive allemand n'a rae pas conquis, cette domination est iee dès son principe et s'écroulera avant il soit longtemps, mathématiquement. La îscience de3 peuples ainsi asservis a pu Q un instant obscurcie, égarée, mais les nés d'un réveil prochain sont déjà percep-les. L'Allemagne aura beau profiter de que pour le moment elle ait à faire à des lheureux, désarmés et déprimés, pour r faire sentir sa lourde botte souillée de t de sang. Ces triomphes sont gâchés vance par la, certitude Ue leur peu do "ee; il est impossible que, parce qu'une gnée de barons baltes ont livré leur pays Allemagne, 50 millions de slaves recon-ssertt^ comme leur empereur Guillaume ^roi de Prusse; comme il est impossible a cause d'un Conseil des Flandres, la -ndre devienne allemande. Pour les alliés sfc la sainte et simple justice qui s'oppose i aussi grands crimes, — crimes contre le •ib sacre des peuples, crimes contre l'his-re et la tradition, crimes contre la liberté, chez les Boches, c'est la fée Souci, qui, ^*ee au berceau de ces avortons du gjaive leur, sourit sinistreni.ent et leur ✓annonce un destin sans gloire et sané h< neur. Cette voix prophétique de Fra<u Sort des Allemands l'ont déjà perçue le jour le gouvernement de Berlin annonçait trio Le, phalemeait le laborieux aocouchement :es Brest-Litovsk, et ils en ont tiré, dans le se, sagesse et leur patriotisme, • de mélanc< it' ques présages. Ils sentent bien, ces queilq-en voyants, que c'est elle, que c'est la et Souci qui a raison dans cette affaire, et c es c'est, elle qui, de sa baguette de coudri ne mène l'Allemagne, mangeuse de terr ut suceuse de sang, à la décence et à la raisc si — ou à 6a perte. n.- * René Feibolman ie mn ' ® î Appel général au ssrvk ! le la fane ,e> ,e. Hommes nés en 1899. Moniteur des 13, 18, 19, 20, 21, 22 et ■e> 23 * février 1918. oïl > ie" LOIS, ARRÊTÉS ROYAUX ET ACTES DU GOUVERNEMENT. l1- a MINISTÈRES DE L'INTÉRIEUR 1- ET DE LA GUERRE. ARRETE-LOI. s, le ALBERT, Roi des Belges, i- A tous, présents et à venir,' Salut, î- Vu l'article 26 de la Constitution qui co [] fère l'exercice du pouvoir législatif au Roi, 5 la diambre des Représentants et au «Sénat ; / Vu l'impossibilité de réunir les Chambres 1 gislatives.; e Vu les arrêtés-lois des 1er mars 1915, 6 n vembre 1915, 1er mars 1916, 21 juillet ICI6 y 1er mai 1917 appelant au service de la Patr - les Belges nés .après le 30 juin 1876 et avai e le 1er janvier 1899; t Sur la proposition de Nos Ministres de l'I: k térieur et de la Guerre; g De l'avis conforme de Nos Ministres réun en Conseil, Nous avons arrêté et arrêtons : Article 1er. Tous les Belges nés pendant l'ai 5 née 1899 sont appelés, pour la durée de ! 3 guerre, à servir la Patrie. Ne sont pas -compris dans le présent appe , lo Ceux qui, à la date du 21 juillet 1916, i y trouvaient en territoire ennemi ou occupé p? ' l'ennemi ; 2o Ceux qui font partie de l'armée belg< sont considérés comme en faisant partie 1« militaires qui, depuis le 31 juillet 1914, oi été déclarés inaptes au service, mis en conç ou licenciés pour quelque causo que ce soit ; 3o Ceux qui font partie de l'une des armét alliées. Art. 2. Sont applicables aux Belges nés pei dant l'année 1899, pour autant qu'elles n soient pas contraires au présent arrêté-lo 3 toutes les dispositions prévues par les arrêté; s lois des 21 juillet 1916 et 1er mai 1917 à l'.égar 1 des hommes mariés nés après le 31 décexnbi i 1894 et avant le 1er janvier 1S99, ainsi que d< t célibataires nés après lo 30 juin 1886 et a van s le 1er janvier 1899. (1er groupe). Art. 3. Les Belges visés par le présent arrt . té-loi et désignés pour le service par les Con ^ missions de recrutement avant le 1er mai 191 5 entreront au service effectif à cette date. ) Ceux qui seront désignés pour lo service pa ■ les Commissions de recrutement après le 3 avril 1918 entreront au service effectif imrné diatement après leur désignation. Engagements volontaires. Art. 4. Les hommes visés par !e présen arrêté-loi et n'ayant pas encore été désigné pour le service par les Commissions de recrute ment seront admis à devancer leur appel, mai oo seulement en contractant des engagement volontaires purs et simples .ne contenant aucun désignation, d'arme ou de service. L'autorité miitaire désignera elle-même le armes ou services auxquels ils seront affectés Art. ,5. Les hommes désignés pour 'm servie* en vertu du présent arrêté-loi pourront devan cer la date fixée pour leur entrée au servie effectif. Cette entrée anticipée au service effectif n< modifiera en rien les décisions prises par le Commissions de recrutement en ce qui concerne leur aptitude ou leur affectation aux différents services et armes. Dispositions spéciales concernant les étudiant: et Collégiens. Art. 6. Par dérogation à l'article 3 ci-dessus, la ^Commission de recrutement, afin de per mettre, à un étudiant ou collégien de se pré sentér devant un jiiry d'examen ou de ter miner l'année scolaire, pourra déoider qu'i entrera au service effectif à une date qu'elle fixera et qui sera comprise entre le 1er ma 1918 et le 16 août 1918. Le Commission vérifiera au préalable pai les certificats des maîtres et professeurs ainsi que par tous autres moyens qu'elle jugera opportuns si les études entreprises onl un caractère sérieux et si leur cessation est de nature à causer un préjudice grave à l'intéressé . Art. 7. La Commission de recrutement est chargée de la surveillance des jeunes gens ayant bénéficié du délai prévû par l'article 6. Ceux-ci sont tenus de lui fournir tous certificats, explications ou justifications. Au cas où la mesure prise en leur faveur cesserait d'être justificéj la Commission en ferait part d'urgence au Ministre de l'Intérieur. Art. 8. Sans préjudice de l'article 15 de l'arrêté-loi du 21 juillet 1916, la Commission d'appel, sur requêto du Ministre de l'Intérieur ou du Ministre de la Guerre, pourra, en tout temps, mettre à néant la décision ayant accordé lo délai prévu par l'article 6 et ordonner l'entrée immédiate au service effectif de l'étudiant ou du collégien. Art. 9. Seront réputés déserteurs et passibles des peines prévues par le Code pénal militaire ceux qui, en rue d'obtenir l'ajournement prévu par l'article 6 ou son maintien, auront fait aux Commissions de recrutement ou aux Commissions d'appel de fausses déclarations ou auront produit devant elles des pièces falsifiées ou des certificats de complaisance. Ces infractions seront jugées par la juridiction militaire. Art. 10. Le présent arrêté-loi sera obligatoire le jour de sa publication au ,,Moniteur Belge". Promulguons le présent arrêté-loi, ordonnons qu'il soit revêtu du sceau do l'Etat et publié par le ,,Moniteur". Donné à Menton» le 20 février 1918. En Belgique. de ^ « Une vîstime des traîtres. les " " fée M. De Meester, secrétaire de l'Associa-' u6 ticui conservatrice d'Anvers et membre' de îr la Chambre des Représentants, est incarcéré ÎSi à la prison cellulaire d'Anvers pour avoir ^ participé aux manifestations anti-activistes à Anvers. On lui demande dix mille francs de eau- , tion pour sa mise en liberté. eA Bruxelles Le Théâtre de la Bourse à Bruxelles vient de créer, avec un succès que toute la presse souligne, le „ Songe d'une nuit d'hiver" ("Winternachttlroom), poème de Léonce du Castillon, musique d'Aug. Do Boeok. Cette oeuvre remarquable, due à notre distingué confrère du ,,Belgisch Dagblad", fut créée au 1 Théâtre Lyrique flamand d'Anvers en 1902 £ et montée ensuite à Nantes. i Voici ce que dit de l'oeuvre un journal qui paraît sous la oensure allemande et qui est < donc peu suspect de sympathie exagérée pour c notre vaillant compatriote : ' Le livret du Songe d'une Nuit d'Hiver" f exprime le symbole souvent renouvelé du prin- i temps chassant l'hiver, — de la nature endormie se réveillant sous les tièdes caresses du l soleil printannier. Comme dans ,,La Belle au 1 Bois dormant" nous assistons à la délivrance \ d'une princesse. Mais, cette fois, elle n'est point endormie, mais sequestrée par le ivoi Fri- t mas et son aide, la sorcière Hulotte. Grâce à a~ un stratagème, le chevalier Printemps endort c a les bourreaux et délivre la Princesse Aurore, qu'il épouse sous les auspices de la blonde Freya. Sur ôe livret gracieux, _ qui n'a rien -de commun avec les ,,Cavalleria" et les ,,Pail- r • lasse", M. Auguste Do Boeck a écrit une par- 1 l? tition délicate et raffinée. s L'auteur use du motif conducteur avec s pondération et sans le rendre trop obsédant, t 1_ L'orchestration, toujours nourrie et chatoyan- £ • te, n'absorbe pas la ligne vocale, invariablement soignée. C'est une heureuse union de la polyphonie et du bel canto. î Il faudrait tout signaler dans cette oeuvre v du maître. Pourtant, les pages qui nous ont c paru les plus saillantes sont le Prélude et le a . choeur des Sorcières, où les sourd'nes du qua- h ^ ' tuor et de3 cuivres donnent un reflet étrange 'r et caractéristique; l'Invocation du Roi Frimas, suivie de l'orage, le beau lied de la Princesse, ,. dont le thème initial parcourt l'oeuvre entière ; ;g le joli Duo des Amants, et le Choeur final. j De l'avis net et catégorique de M. Brussel-é mans, ,,Le Songe d'une Nuit d'Hiver" est la ,,seule" oeuvre intéressante représentée depuis £ s la guerre. * * * j, Une audacieuse expédition nocturne a été s e oxécutée il y a quelques jours par une. bande j, , de voleurs, rue des Hirondelles, près de la piace v De Brouclcère. Les escarpes sont entrés par le .]i d soupirail de la cave dans le magasin de fourni- n e turcs pour modes en gros de M. T....; ils ont j, s fracturé les pupitres des employés et volé un fj t portefeuille contenant 5,000 francs environ, des p bobines de fil, des pneus, des courroies de q moteur. Ils sont passés ensuite par le toit dans n - les bureaux de la maison J... et S..., au no. p 8 12. Là, les escarpes ont fracturé le coffre-fort a et enlevé une 6cmme de 2,987 francs. Ils se p r sont emparés ensuite d'une quantité de sacs de 3 marchandises, qu'ils ont transportés par le d - toit de deux maisons dans le corridor de la f( maison T..., où ils ont également déposé p leurs outils de cambrioleurs. Au moment où d< ils allaient commencer le chargement sur un e1 l chariot, il& ont été surpris par la police. ti 3 Un agent a arrêté le camionneur L..., de la ti _ rue de l'Allée-Verte, qui attendait les ordres 1< 5 des voleurs, boulevard de la Senne, et un } autre agent a poursuivi deux des bandits fa 3 qui' sortaient de la maison. Cet agent était cl sur le point de s'emparer de l'un d'eux, le quand celui-ci lui a jeté son pardessus sur fe la tête. Pendant que le policier se dépétrait, cl j le bandit disparut. Dans l'une des poches du pardessus le* policier trouva une carte j d'identité au nom de P..., de Ganshoren. On à ignore si c'est le nom du voleur ; mais on ta j a constaté que P... a disparu de son domi- p< } cile depuis deux mois. Le camionneur a dé- ) claré qu'il ne connaissait pas les individus, p] , ceux-ci lui ayant demandé de se trouver, g( avec son camion, à 6 h. du matin bou- levard de la Senne, pour effectuer un char- jy ; gement. cl * * * ci « Les pilleurs de vtllas ne chôment pas à Uccle. Il y a quelques jours, le commissaire'de Se police .mettait la main sur une bande de jeunes or pillards surpris dans des villas. La nuit der- D. ■ nière, la villa de M. P.... industriel, située te l avenue Foestraets, a été pillée à son tour. Les cl » escarpes ont enlevé les rideaux, les tentures B: des portes et fenêtres, les garnitures et une et partie des meubles, des stores, un service à M ' café, des coupes à fruits, des vitrages, etc. ge * * * Un nouveau cimetière vient d'être consa- na ' cré. Il 6e trouve sur la route dite Pavé de en Duysbourg', à Tervueren. Le nouveau cimetière est un vaste carré de deux cents pas de long sur deux cents de mi large. Une muraille en briques, avec soubas- en sement décoratif en pierre de taille du côté de les l'entrée et chaperons en même pierre de dis- gé tance en distance ,enclôt cette superficie. La de porte est une haute grille à deux battants, te Au fond de l'enclos, l'angle de gauche est oc- te cupé par une maison de garde. qu Le cimetière est heureusement encore vide, de mais ses allées principales sont tracées con- po vergeant vers un rond-point central. pe * * * L'administration du cimetière d'Evere dispose d'une certaine quantité de saules qui ex viennent d"être abattus dans la zone ordinai- le re préparée en vue des prochaines inhuma- es1 tions. Ces saules viennent d'être débités en fol blocs et seront convertis en sabots. Chaque du ouvrier attaché an cimetière d'Evere en recevra deux paires,"" ce qui, au prix actuel, con- qu stitue pour eux une véritable aubaine. coi * * * Pr Un gamin d'une douzaine d'années se pr<5- sei senta il y a quelques jours chez Mme veuve " : B..., qui habite seule une maison boulevard Léopold II, à Koekelberg, pour lui dire que ce . jour-là on vendait des pommes de terre au magasin communal dp la rue des Archers. C'était, un prétexte pour l'éloigner de chez elle. A son retour, Mme B... trouva sa maison dans un désordre complet: tous les meubles avaient ''lf> ' été fouillés et le coffre-fort — une caisse solide Sa sn fer de 40 centimètres de haut, dans laquelh se trouvaient une somme de 9.000 francs, ui carnet de chèques no. 15528 de la Société Gé lérale, au nom de B..., et une collection d< jijoux — avait disparu. n - » * Mercredi matin,- çn passant devant la cham bre qu'occupait une serveuse d'un hôtel di 'avenue Fonsny, un locataire sentit une fortt xleur de gaz. Lo tenancier monta quatre î juatre les escaliers, oiwrit la porte et trouv< la serveuse B., âgée dé*28 ans, asphyxée sur wn lit, et, à côté d'elle, un jeune homme de -9 ans. Tous les becs d'un réchaud à gaz étaienl mverts. On transporta les victimes dans unt >ièce contiguë, où un médecin essaya vaine-lient de les rappeler à la vie. A Anvers Les deux bâtiments du nord du grand entre-rôt sont entièrement vides et aménagés pour ervir de caserne ou de magasin d'approvision-îements.En yille, on évacue et on aménage pour la >oix Rouge tous les grands bureaux, tels que eux du ,,Canadian Raihvay" et de la ,,Red >tar Line", ég^Jement l'hôtel Weber et les ;randes maisons dont les propriétaires sont .bse-nts. Les tramways électriques seront supprimés , partir du 1er avril. La ligne Place Verte-Ioboken fonctionnera seule avec traction à apeur. Les cloches et tuyaux d'orgues sont réquisi-ionnés dans le nord de la province d'Anvers. A Meerle, les paysans ont dû déclarer le létail complet du foin et de la paille. A Liège Dimanche dernier le théâtre Trianon a dû envoyer son public et rembourser les places à x suite d'un simple incident de coulisses. Une ■rtiste tenant un rôle essentiel, Mlj© Vignola, tyant eu une algarade avec le régisseur, ne rouva rien de mieux que de s'aller promenei our marquer sa mauvaise humeur! * * Une quinquagénaire de la commune de St-ricolas lez-Liége a été renversée par des 'agons en traversant le passage à niveau d'ui: hemin de fer industriel Pavée du Gosson. Elle eu les deux jambes broyées et n'a pas tarde succomber. F*SÎÎ/'S die I^iéâe Non contents de ruiner et de dévaster chaque our un peu plus la Belgique, les be>clies obli-ent encore les communes de notre malheureux ays de payer les frais de séjour qu'y font leurs roupes. Cest un comble! Par exemple, sur l'invitation de l'autorité aV îmande — et l'ou sait que ces invitations ont des ordres — le Conseil communal dé Hol-)gnë-aux-Pierres, dans la province do Liège, ient, cette semaine, de voter uni crédit do 2.CC0 francs pour subvenir aux frai6 de loge-tent des troupes occupantes. Il a aussi, dans , même séance, voté un crédit de 186.000 ■ânes -pour parer aux dépenses occasionnées ir la guerre et par l'occupation allemande, e dernier crédit est, 6ous une forme détourée, une nouvelle contribution que prélève autorité bocihe sur les populations belges,. qui it le triste honneur de vivre sous la schlague russienne. * Aussi les taxes et les impôts augmentent-ils ins une proportion considérable, dont on se ira une idée quand on 6aura qu'à Hollogne, 3ur ne citer qu'un exemple, il a été décidé 3 porter de 2 à 4 francs la taxe sur les chiens . d'augmenter du double les centimes addi-onnels sur les industries agricoles et les con-.buables jouissant d'un revenu supérieur à ).000 francs. On conçoit que, dans ces conditions, le pays ait entier est absolument écrasé sous les larges financières qui pèsent sur lui et que s conséquences de l'invasion allemande se ront sentir longtemps encore après la eon-usion de la paix. * * * Les boches voient des espions partout. Aussi, certains moments, procèdent-ils à des arres-tioiïs en masse, dans le but de terroriser lès pula tions. C'est ainsi qu'ils viennent el'arrêter, dans la •ovince de Liège, pour les faire passer en ju-anent : Jean Rog-gen, mineur à Lantin, 'mand Loncel, propriétaire à Fize-Fontaine, ?on Dangis, à Haanay, Camille Girardin, iltivateur à Ampsin, Julien Leclercq, négo-mt à "Verlaine, et son fils Emile. Leclercq, Igard Maréchal, négociant, à Anjay, Antoine hconbrodt, fermier, à Jupille, Victor Pirlet, vrier agricole, à Jehay-Bexlegnée, Alphonse imoiseau, à Lin eh et, Fernand Duttart, nnon-ur, à Seraing, Louis Delvaux, employé de emin de fer, à Liège, Désiré Philippart, à •essoux. Toussaint Dessart, rentier, à Liège, enfin une femmp. Mario Barbe Rovy, à oresnet, tous sous l'inculpation d'intelli-nces avec l'ennemi. Ces pauvres gens vont payer d'une oondam-tiion à mort ou aux travaux forcés la dénon- irtion stupide d'un bas policier boche. * * * Le régime de terreur imposé par les Alle-wids en Belgique occupée fait des victimes, .deUiors même de celles qui tombent sous balles du peloton d'exécution ou qui vont mir sur la paille des cachots. A Wandres, ï voisins avaient, par manière de plaisan-rie, raconté à M. B... que, depuis quelque rnps, il était surveillé par un agent boche, i faisait une enquête sur son compte. Pris peur ét craignant d'être pour le moins dé-rté en Allemagne, le pauvre homme s'est îelu. Le théâtre du Trocadéro, à Liège, 6'est :lusivement adonné aux pièces wallonnes, et ( succès de la coquette salle de la rue Lulay , . grand auprès du public liégeois, qui raf-e des oeuvres écrites dans ce savoureux ilecte. >n donne en ce moment, devant des salles i ne désemplissent pas, ,,Noves Wczins", nédie en 3 actes de M. Péclers, ,,Amours di Line", opéra-bouffe en 1 acte, de J. Duy-îx, et ,,Li Cusène di Bierleu", comédie en ictes d'Alphonse Tilkin. ta -< o ■ // y a un an 16 mars 1917: Les Français réalisent des yr/rès sur l'Avre entrç Avdebry et Lns-ny et les Britanniques, dam le bois de mt Pïùrr& Vaast. Les opérations militaires. Stmkffl raids réussis dus IjhIm b lÏKf 1 www EBauMdwiv M I WMVVQI ) - Les troupes australiennes font des attaques près du canaî d'Ypres-Comines, à l'ouest* d'Houten, dans la contrée de Gapaard et à l'est de Messines. — Elles font plusieurs prisonniers et infligent de ; 4 grosses pertes à l'adversaire. Sur le front occidental. Pas d'événements importants, i (Communiqué officiel.) ' PARIS, 14 mar^. (Reuter). A part des actions d'artillerie modérées en Champagne, dans les Vosges, à l'est de St. Dié et Hanc la contrée élu Hartmannswillerkopf on ne signale pas d'événements importants. Rafds réussis des troupes australiennes. (Communiqué officiel) LONDRES, 14 mars. (Rei-tcr). Au cours de la nuit dernière, aux environs du canal d'Ypres-Commines, une escarmouche eut lieu entre des troupes australiennes et une forte patrouille ennemie. 27 Allemands resteront entre nos mains Nos pertes furent minimes. Au cours de la nuit îes trou nés australiennes firent également des raids réussis à l'ouest de Houten, aux environs de Gapaard et à l'est de Messines. Chaque fois nos hommes _ firent un certain nombre de prisonniers et infligèrent des pertes à l'ennemi Pendant la journée l'artillerie ennemie déploya une grande activité depuis Vermelles jusqu'au sud d'Armentières. Le terrain à l'arrière de nos lignes fut également violemment bombardé.A la faveur de colonnes des fumée lancées pendant le bombardement un fort détachement ennemi essaya de s'introduire dans nos tran- i chees, mais il fut repoussé par le feu des içrou-pes portugaises. A l'est d Ypres l'artillerie ennemie fut troe active. Fribourg bombardée. (Communiqué officiel) 1 LONDRES, 14 mars. (Reuter). Au sujet du raid aérien sur Fribourg, hier, on rapporte encore qu'il a été constaté que les bombes lancées sur la station et l'usine centrale de l'électricité firent exple>sion peu de temps après qu'elles furent lanesées. Nos avions furent attaqués par un grand nombre d'appareils ennemis, de sorte qu'un violent combat se produisit qui continua jusqu'au moment où^tous les avions enflemis fu» rent obligés de se replier. Trois de nos appareils ne sont pas rentré*. Les troupes américaines en Alsac*. Le correspondant de Reuter près de l'armé# américaine annonce que les troupes américaines occupent les trancihées allemandes au nord-e.st de Badonviller, dans le secteur de Lunéville-, que l'ennemi fut obligé d'abandonner à la suite du dernier raid et du feu d'artillerie œncentré. Ce succès permet aux Américains et aux Français d'opérer sur un terrain plus élevé que ce ne fut le cas jusqu'alors. Le» Allemands ne firent que de faibles tentatives • pour reprendre les tranchées perdues. Tous leurs efforts cependant restèrent vains. A la Chambre des Communes. Ls question ds l'iiitermtiûi éi lapoa. Un discours important de M. Bsltour. I 'intorunn^inn Hn .lannn I T ~~ T i. 'i •» , i • , , LONDRES, 14 mars. (Reuter.) Au cours des débats à la Chambre des Communes M. Lees Smith exprima l'avis qu'il n'y avait aucun danger que l'Allemagne occuperait la Sibérie. En tous cas, dit-il, la perte de territoires par la Russie comme résultat de l'intervention àu Japon ne serait pas conforme à la politique ele M. Wilson qui exige une restauration intégrale de la Russie. Nous espérons que le gouvernement britannique suivra la politique de M. Wilson. Pour M. Mac Callum l'intervention du Japon soulèverait tofïs les partis russes contre les alliés et ferait tomber entre les mains de l'Allemagne la Russie avec toutes ses ressources. Par contre M. Mac Neill serdéclara d'accord avec.lord Cecil et se prononça pour une intervention du Japon, exécutée à la demande des alliés. Cette intervention serait aussi favej^able, dit-il, au peuplelrusse et à sa destinée qu'au Japon et aux alliés. Lord Cecil, M. Wilson et tant d'autres, ajouta-t-il, ne nourrissent que de bannes intentions à l'égard de la Russie et c'est parce qu'on se rend compte que ce pays ne peut réaliser ses aspirations que ei on le délivre du danger allemand cfu'on a résolu de mettre tout en oeuvre pour contrecarrer la pénétration allemande en Russie. J Ls capitaine Lloyd déclara : L'effondrement de la Russie créa, une situation très grave pour le Japon et il ne convient pas à la Grande-Bretagne de prescrire au Japon telle ou telle attitude. Après le Portugal, le Japon est notre plus ancien allié. Il a droit à une profonde gratitude de notre part. Sa loyauté dans cette guerre s'est ''manifestée non par des paroles, mais par des actes. J'en appelle au témoignage des Australiens, qui, pour se rendre au front occidental, ont traversé cette mer dangereuse qu'est en ce moment la Méditerranée. Au cours de cette gu«re le Japon, a eu ele nombreuses occasions ae nouer en Orient des intrigues qui lui auraient procuré plus t-ard de considérables avantages dans les Indes, en Birmanie et même en Australie. A ce sujet le Japon fut loyal dans toute l'acceptation du terme. Aussi j'espère qu'on n'oubliera pas, au cours des débats asez délicats d'aujourd'hui, les grandes attestations d'attachement que le Japon nous a données. Dans les critiques et fcs commien-taireB sur les d'angers du moment il vaut mieux montrer de la confiance quo~ de la méfiance et plutôt appuyer que contrecar-rër.La question est purement japonaise. Il sera d'ailleurs encore temps pour les alliés de la discuter si le Japon étend son action plus loin qu'il n'en avait l'intention à l'origine. Tout le monde désire que la Russie assure son propre salut, mais non pas au détriment des alliés et il ne faut pas 6e laisser influencer par cette considération seule d'an6 l'examen de la politique du Japon. M. Balfour exposa ensuite la situation désespérée de la Russie. Etant donné le chaos actuel, -il faudra bien du temps pour la réalisation des aspiratiens de la révolution. Les alliés ne désirent rien d'autre que de secourir la Russie et de ne pas la livrer à l'assujettissement et au pillage. Une fois cet objectif atteint ce pays pourrait s'opposer à l'invasion allemande. Je tiens à insister sur la loyauté d'u Japon. Certes, les résolutions que les alliés auront à prendre sont plutôt difficiles. Mais les principes qui inspireront ces résolutions ne sont ni dangereux, ni injustes et ne contiennent rien d'hostile à l'égard de la Russie ou de la révolution russe. Notre objectif est de maintenir une Russie forte, intacte, sûre et libr^ va uui; oiua OUO «VUl/COUV, icli It;VOr" lution russe pourra porter les fruits que les meilleurs amis de la Russie veulent voir. Nous saluâmes avec joie, jadis, le passage de l'autocratie à un régime que nous espériona devoir devenir celui d'une liberté ordonnée. Mais la révolution arriva par ma.lhe.ur à un moment où la Russie était lasse d avoir fait dos sacrifices {four la guerre. Lo parti pacifiste s'assura une influence préponelérante sur l'armée, la flotte et les autres farces nécessaires pour ternir tête à l'ennemi commun. Pour la cause de la libération des petites nations et du monde tout entier rien de plu« malheureaix ne pouvait se produire. Rappelons-nous que la révolution française s'ajipuya sur de vastes opérations militaires et qu'elle fournit à la longue une armée dont la force redoutable força l'admiration de l'Europe. Par contre, en Russie, il n'est pas un élément militaire quelconque qui n'ait pas été anéanti volontairement et intégralement par la révolution.L'armée et la flotte russe n'appuyèrent plus la Roumanie. Cette armée vaillante mais infortunée (ovations), qui aurait collaboré à défendre la Russie et la Roumanie contre la tyrannie des centraux, a été trahie et contrecarrée par la Russie. Son transport a éttî coimé. Jo ne veux pas douter do la bonne foi des bolscheviks, mais le monde entier a pu constater que leur politique a rendu la Russie impuissante à résister à une invasion allemande. Aujourd'hui, ils manifestent le désir de réorganiser leur armée pour la défense et indiscutablement ils accueilleront avec jode notre appui à cet effet. Mais est-il possible de construire sur le champ un nouvel outil pcnir la défense nationale lorsque les débris de l'ancienne armée se trouvent dispersés de toutes parts? Ce n'est pas là, asisurément, l'ouvrage d'un jour. L'interpellation de M. Smith est basée sur l'opinion, absolument erronée, qu'une expédi-{ tion japonaise en Sibérie no peut avoir comme résultat qu'une mutilation de la Russie. Pour lui, donc, lorsqu'un pays envoie ses troupes dans un autre pays, ces troupes demeurent à l'endroit ou on les envoya et l'action amène toujours une annexion. Voilà une perspective bym noire pour le Nord de la France (rires). ^Fe ne crois pas que M. Smith ait bien compris l'exposé de la situation en Russie, que j'ai essayé d'esquisser récemment. Je ne''crois nullement non plus que l'Allemagne expédierait une grande armée organisée de Riga a Vladi-vostock. L'opération gérait très difficile et constituerait, au point de vue militaire, un gaspillage inutile de forces. Mais M. Smith ne voit-il pas que, maintenant que la Russie n'est plus à même d'opposer une résistance quelconque, elle se trouve exposée à une pénétration-coiiiplète, qui constituerait une catastrophe pour le pays et qui créerait a l'avenir une situation très défavorable pour les alliés. Je ne crois pas que M. Smith sache jusqu'à quel point cette pénétration s'est déjà étendue. En tous cas, jo crois qu'en ce moment un officier allemand traversera la Russie avec plus de sécurité qu'un officier allié. Pourquoi? Non parce que la Russie offre plus de sécurité aux Allemands, mais parce que la pénétration aile, mande a déjà sapé les forces vives de la Russie. A Moscou il n'y a qu'une banque^qui puisse faire des affaires et c'est une banque alte-manele. Aujourd'hui le gouvernement des bolscheviks semble vouloir résister à la pénétra--tion allemande. J'espère que ce désir est sérieux et qu'il ne soit pas né trop tard. Mais comment le réaliser, maintenant que les bolscheviks ou leurs' prédécesseurs ont anéanti tous les moyens de résistance? M. Balfour termina en ces termes: Je ne puis laisser terminer ce débat sans opposer un démenti formel à la supposition faite par un des orateurs que le Japon se laisse guider par des motifs egoïstes et malhonnêtes. Le Japon a toujours fait preuve de la plus grftxde loyauté envers les alliés. Si le Janon fait des promesses ' au sujet tïe l'intégrité russe ou au sujet-d'une autre qrc.^'V- • •'■■•n res promesses tout aussi bien ou'il tint ses autres promesses "yis-à-xis dçs alliés au c«urs de

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This item is a publication of the title L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam belonging to the category Oorlogspers, published in Amsterdam from 1914 to 1918.

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