L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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07 September 1918
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s.n. 1918, 07 September. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 14 August 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/ns0ks6k967/
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4eniB Annee IV01 1414 es cents feameoi "3 gcptemBre 5©la ECHO BELGE L'Uninn fait la Force. «ÏOMrraaî «asoticSien du matin n*M*aissant en Hollande Belge est noire nom de Famille. Toutes les ettres doivent eti^ adressées ai* I Rédacteur en Cheï: Gustave Jaspaers. I Abonnements: Hollande II. 1.50 par mois. Etranger fl. 2.00 par mois. Four leo bureau cSe reoaction : M. Z. VOORBURGWAL £,34-240, ! , - Herstard René Chambra. I militaires au front et les militaires internés en Hollande fl. 0.75 par mois payable 4MSTEBDAM. Téléphones: 2797 et I77S. Comité de Rédaction: palnoïïé unaniDr», par anticipation. Annonces : 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Se Espoir Léjjitioie Dos critiques militaires anglais nous ni' font en garde contre les ''espérances ei gérées" que pourraient faire naître les i Jantes victoires des armées t'raneo-britan: dues. Evidemment ils ont raison. Il < aussi difficile de garder son sang-froid da la fortune que dans l'adversité. Mais il fa s'entendre sur ce qu'on appelle „espera ces exagérées". Les résultats de la stratégie du mareor Foch ont pris une 'telle ampleur qu'il ta un esprit singulièrement timoré pour mettra en garde contre un optimisme q ]3 raison commande. Celui qui prédit po demain l'écrasement total da l'Allemag i est un fou. Mais celui qui ne voit pas q I cet écrasement est fatal n'est pas beaucoi plus sage. C'est le moment de paraphras un mot célèbre: la victoire est en marot rien ne l'arrêtera plus. En fait, et nous sommes certains^ de confirmation de l'Histoire, cette victoii victoire décisive, a été remportée le 1S ju let dernier, quand, avec la lucidité du g aie, avant choisi le lieu et l'heure, Fo< lança les armées de Fayolle sur le flanc < larmée von Bohn, entre l'Aieme et Marne. Ce jour-là l'initiative a changé < main et la victoire a changé de camp. D puis l'initiative et la victoire sont deme rée3 du côte du maréchal Foch. Elles i l'abandonneront plus. Les victoires c l'Avare, du. Soissonnais, de la Somme < d'Artois qui ont suivi, ainsi que toutes L victoires de demain, ne .sont qu'une consi quence, la suite logique de ta deuxièn victoire de la Marne qui a décidé du soi du monde. Et quel est le secret de cette victoii étonnante qui a si brusquement retourné ] face des choses? Il est tout entier dans c principe que le maréchal Fcoh a inscr comme fondement à son enseignement si; la conduite de la guerre : il faut croire à 1 victoire. A la première Marne c'est l'af plication de ce principe qui lui a fait gs gner la bataille. Comment? ,,Battu sur le ailes, j'ai attaqué a* centre", repondit-i Voyons comment, avant la deuxième Mai ne, se présentaient les choses. A ce moment les Allemands étaient ir con fcesia bernent victorieux. Quatre puif santés offensives, le 21 mars à St-Quentir la 9 avril en Flandre, le 27 mai sur le Ch< min des Dames, le 9 juin entre Montdidie et Noyon, les avaient portés à 60 kilomè très en avant de leurs lignes de départ. Il menaçaient Calais, Amiens et Paris. L 5me armée britannique était écrasée, le autres armées franco-britanniques forte ment éprouvées. Il semblait qu'un cinquiè me coup de bélier dût les disloquer pou tout de bon et assurer à l'ennemi le succè définitif. Le 15 juillet Guillaume II mont sur une tour, assiste au déclenchement d' „fricdesturm" qui doit tout emporter. L 18 juillet Hindenburg et Ludendorff son battus. Foch, qui avait pris le commandemen strorêmo dans les conditions les plus diffi ciles, le 24 mars4 ne désespéra ni de lui même, ni de la vertu de ees soldats. Du pre ffiier instant il vit la victoire s'affirmer de vant lui et. tout en parant les coups de l'ad versaire, il attendit l'occasion et le momen de la riposte. On rapporte cette anecdote Au plus fort de l'offensive du Chemin de Dames, quelqu'un lui demanda 6i, dan. l'hypothèse de deux joueurs assis en fac< l'un de l'autre, il aurait voulu échange ses Partes contre celles de Ludendorff. Ja .mais! répondit-il. Foch seul pouvait lir< ! dans son jeu à lui; il lisait aussi dans le jei I de son adversaire. Il attendit que Luden I dorff sortit telle carte qu'il connaissait ! abattit son atout et la partie était gagnée Ah! par exemple, dans la réalité, c< 1 qu'une telle gigantesque partie, où de m-iUions de vies humaines, où l'existenci raême de tant de grandes nations est er jeu, suppose de puissance, d'énergie, _ d< domination de soi chez l'homme qui la conduit. Une qualité pourtant domine les au-très, et, en quelque sorts, les vivifie: la con-fcance. Et Foch a vaincu parce que sa vo lonté de vaincre était plus forte que cell< de l'adversaire. Depuis le 18 juillet quels 6ont les résultats acquis? En six semaines, l'ennemi s été forcé d'évacuer tout le terrain qu'il avait conquis au cours de quatre mois d'offensives, de batailles et de victoires qui s'étaient succédées coup sur coup. Compiè-gne, Amiens et Calais sont dégagés et, en même temps, trois grandes menaces ont disparu. Non seulement l'ennemi a perdu tous les fruits de son gigantesque effort, niais le voici menacé à son tour, et réduit à une défensive sans issue. Il a perdu 150.00C hommes ©n prisonniers seulement, et 200C canons. Ses divisions sont réduites à l'état squelettjque, son matériel est éntamé. Mais il a perdu quelque chose de plus important Que les hommes et le matériel: il a perdu cett9 confiance qui, nous voirons de le voir, donne seule la victoire. Dès ce moment l'Allemagne- €6t vaincue parce qu'elle ne croit plus dans la victoire. Et c'est cela qui peut, qui doit nous donner dos espérances qu'en aucun cas l'on ne saurait1 tenir pour exagérées si elles anticipent sur l'avenir de la manière qu'elles se sont réalisées depuis ces dernières sem^jnes. Celui qui, la veille du 18 juillet, eût osé pronostiquer le revirement que nous voyons aujourd'hui, eût été accusé, certes, de nourrir des espoirs excessifs. Il aurait eu raison^ pourtant. Au jourd'hui, considérons que, kl le moral de l'armée allemande n'a jamais été aussi bas, celui des armées al-liees, et pour cause, n'a jamais été aussi «levé. Foch a vaincu l'Allemand au faîte cle ea puissance, en plein triomphe, à nom-brt éjal et avec des armées qui, depuis quatre mois, ne s'étaient plus battues que WjlvTir de» retraites.. Aujourd'hui, que la victoire le6 électrise, aujourd'hu qu'elles ont, outre la supériorité du mora la supériorité du nombre et du matérie que ne peut-on pas attendre d'elles ? Cepei dant l'offensive de Foch qui se poursu: sans interruption depuis cinquante jour: ce qui est une chose inouïe, doit s'arrête bientôt? Non pas. Foch dispose encore d e" plusieurs puissantes armées qui n'ont pa 1!~ été engagées. Il les lancera en avant à so ,s heure. Et ce seront de nouveaux morceau i de la ligne Hindenburg qui seront enfoi] i oés, ce sera une nouvelle avance des alliés n" I une nouvelle retraite de l'ennemi, ce seron | de nouveaux territoires délivrés. Entrevois ; dans um délai raisonnable, la délivranc j d'une partie de la Belgique, n'a rien d'exa se ' géré. Tel est, au contraire, notre légitim 116 j espoir* - unanes ournaru. ne ne » il portrait de Radislavsf , • a Le „Preporets", l'organe du nouveau mi nistre-président bulgare, M. Malinoff, a trac L/ le tableau suivant Je la personnalité et di e~ régime du ministre-président; précédent J M. Radoslavofi: 6 „Le gouvernement de Radoslavoff étai ,a la maison dîun déséquilibré. Les ministres 16 ses collègues, se contentaient de la gloir< s" d'être ministres. Ils ne connaissaient guèr< 1_ les affaires d'Etat. Radoslavoff ne leu] |e communiquait rien, ils n'osaient riei ® lui demander et apprenaient tout par les * journaux. A leur propre honte et à lt ;s honte ,de la Bulgarie, c'est bien la vérité Du reste, Radoslavoff lui-même ne s'oc J cupait absolument de rien. Sa politique envers les alliés consistait à exécuter toujours ce qu'on lui demandait. En réalité e il n'y avait pas de gouvernement depuis a trois ans et c'est ce qui explique la com :® plication des relations aveo' les alliés ai sujet du ravitaillement, des vêtements el r d'autres questions vitales. Comme il n'} a avait pas de gouvernement, point de prin-cipes directeurs; ce qui existait était nébuleux, informe et enfantin. C'est ainsi s que, par exemple, on ne demandait pas l'exécution des contrats existants, leur caractère sacré n'était pas respecté, mais on marchandait en vue d'obtenir un accord et c'est ce qui a amené l'anarchie et le désaccord. > Il n'est pas vrai que les alliés soutenaient Kadoslavoff. Au contraire et confidentielle-r ment ils disaient à beaucoup d'entre nous: „N'avez-vous pas un homme plus intelligent?" 5 Kadoslavoff se prétend intelligent, mais il 1 ne l'est pas assez. Toute sa vie, il n'a pas s su ce que c'est que l'intelligence. Nos alliés se sont rendus compte qu'avec Radoslavoff " ils perdraient tout le soutien qu'ils avaient r en notre peuple et c'est pour cette raison s qu'on les a consultés au sujet de sa démission. 3 Je n'ai pas le temps de lire les ,,Narodni 1 Prava", mais j'ai appris que Kadoslavoff 6 s'est vanté d'avoir créé l'alliance et que, k souâ son régime, l'administration était excellente. Aucune de ces deux assertions n'est ' exacte. L'alliance fut conclue une nuit dans " la maison de' M. Tontcheff par les libéraux " qui n'ont jamais été ministres et M. Ra-~ doslavoff ignorait tout ceci. Même après "* avoir accepté le pouvoir, il a continué à " tout ignorer; il fut appelé simplement lorsque k tout était prêt. Personne ne voyait en lui un homme intelligent, on ne savait qu'une chose: c'est qu'il était prêt à devenir tout ce que l'on voudrait, pourvu qu'on lui permette de piller la Bulgarie avec ses apaches... L'héritage laissé par le cabinet libéral est l'anarchie dans l'Etat. Kien n'est organisé, tout est embrouillé. Pensez donc, nous sommes en guerre avec la Roumanie et nous n'avons pas de traité avec nos alliés. On dirait que nous sommes des vassaux et que, dès que nous sommes invités à faire la guerre, uous devons marcher. Ses collègues lui reprochent de n'avoir pas conclu de traité. Mais, Messieurs, pourquoi n'avez-vous pas démissionné pour empêcher Kadoslavoff de prendre des engagements contre la nation, ameutant aiosi le peuple contre les alliés? Dans nos finances, il y a un fait anormal: nous avons des centaines de millions de dettes fictives pour lesquelles il n'y a pas eu un centime de versé; de plus, nous payons d'énormes intérêts. En ce qui concerne l'armement, il en a été question au commencement; depuis tout est resté en suspens. J'ai failli oublier quelque chose: Radoslavoff est le plus grand menteur qu'on ait jamais vu." D'autre part, le ,,Mir" du 29 juillet annonce que l'ami <île M. Radoslavoff et Son aide principal, Ratcho Kosseff, ministre plénipotentiaire et ministre-adioint au ministère des affaires _ étrangères à Sofia, est déjà arrêté sous l'inculpation d'abus de pouvoir et du détournement d'une somme de 2.000000 de francs. Il est traduit devant le conseil de guerre et son procès doit commencer prochainement. Jolie compagnie, en effet. — uiij « q » ifïr'n ■ —— Pour nos œuvres Pour nos 'pauvres: pour envoi de 2 no>$ de l'Echo Belge par recommande en Angleterre. Th. F. à N. 1.00 fl. De la part de M elle J. Grégoire, Ermelo : Pour les blessés et prisonniers de guerre 0.60 ,, Pour les orphelins de la guerre ... 0.60 ,, Pour le Comité d'Alimentation ... 0.60 ,, #/ y a m an 7 septembre 1917: Les Britanniques ava>n-cent quelque peu leurs lignes à l'est d'Eleu , LeauvMo (jeçtfUZ ie lensj^ En Belgique. t Exactions afîemandes ^ La patience des populations belges occu-I pees est mise, journellement, à une rude j épreuve. II n'est pas de chicane, de brimade ou d'exaction dont elle n'ait à souffrir. Voici, résumés d'après une correspondance, ' cieux exemples typiques choisis dans le milieu flamand: ^ Dans un village des environs de Malines, un cultivateur, certaine nuit, entendit du 3 bruit dans son jardin. Il s'habilla à la hâte, dans l'intention de chasser les intrus. Mais la chose n'alla pas aussi facilement qu'il le supposait. A son grand étonnement, il trouva dans son jardin quelques 6pldats alle- (mands en train de voler des choux-fleurs. LorsQue le cultivateur leur demanda ce qu'ils faisaient xlà, ajoutant qu'ils avaient à quitter las lieux au plus vite, loin d'obtempérer, les Allemands, forts et courageux , parce qu'ils sont assurés de l'impunité, de-^ mandèrent au fermier ,,qui lui avait donné l'autorisation de sortir à une heure aussi ' tardive?" Il était plus d'onze heures du t soir, et, entre onze heures du soir et quatre heures du matin, personne ne peut se montrer au cehors! Ils lui donnèrent, ensuite, l'ordre d<* rentrer chez lui aussi rapideme-it que possible, ,,sinon"... ils le menaçaient de ,,l'emmener avec eux et de le fourrer au cachot.5' • Jr * On connaît la prédilection des Allemands pour la méthode de répression qui consiste à punir les collectivités pour la faute d'un seul. C'est ainsi, par exemple, que les communes Eont frappées- lorsque les Allemands trouvent un fil de téléphone ou de télégraphe coupé ou endommagé; même chose pour les attentats contre les voies des chemins de fer. • * Voici, à ce sujet, ce qu'il advint dans un petit village de l'arrondissement do Malines. Un beau mat n, les Allemands constatèrent que, pendant la nuit, le fil da leur téléphone avait été coupé. Aussitôt, le bourgmestre fut mandé ; on lui intima l'ordre de rechercher et de faire arrêter le coupable, faute de quoi la commune 6era frappée d'une amende de 3000 M. La caisse d6 l'administration est pauvre,, les charges, par ces temps de disette et de chômage, sont énormes; le pauvre mayeur chercha et fureta partout. Il ne découvrit rien et la commune paya, • * * Quelques jours plus tard, mêmes constatations, même appel, même menace, mêmes recherches vaines et même condamnation. Cela, par exemple, c'était trop fort. Le bourgmestre résolut d'en avoir le coeur net. Une sévère et discrète surveillance da nuit fut organisée. Les résultats de cette vigilance ne furent pas longs à se faire attendre. Quelques nuits après l'installation des guetteurs, le coupable était surpris en flagrant délit. C'était- un soldat do l'armés allemande. Tout heureux,' persuadé que la ,,pater nelle" administration allemande, reconnaissant son erreur, allait rembourser les 6,000 2\I. indûment encaissés, le bourgmestre s'empressa d'aller instruire la ,,Komman-dantur" de ce qui s'était passé. Il en revmo moins satisfait qu'il n'était parti. Le chef allemand, d'un ton sévère, lui demanda de quel droit il avait organisé une surveillance nocturne? Il n'avait pas obtenu, à cette fin. l'autorisation nécessaire. En conséquence, le chef, à son grand regret, se voyait obligé d'infliger à la commune une nouvelle amende de 3,000 M! Il fallut donc décaisser 9,000 M. A Bruxelles Le problème du lait a repris une réelle importance. Durant les mois d'hiver notamment le ravitaillement en lait était devenu très difficile dans la capitale. C'est pourquoi le comité bruxellois du ravitaillement 6'est préoccupé d'assurer la distribition du lait frais, de bonne qualité, aux oeuvres de^ l'enfance, par exemple, et aux dispensaires pour tuberculeux. Il a été créé un département spécial qui a pris à tâche de fournir non seulement aux oeuvres, aux tu-barcùleux indigents, mais encore aux fami. les non secourues qui ont des enfants en bas-âge du lait offrant les garanties de pureté. Ca département-laiterie du Comité bruxe-lois possède actuellement 18 étables, conte-tenant ensemble plus de 800 vaches, mais dont les installations peuvent en abriter un plus grand nombre. Il y a deux catégories d'étables : les unes sont installées en ville, et les animaux demeurent en permanence; les autres sont à la campagne dans des fermes prises en location, dans des locaux spécialement aménagés, haras, établissements industriels, toujours à proximité de patu-rages. C'est ainsi qu'il y a de vastes installations aux champs de courses de Bois-fort et de Stockel notamment. La lait, transporté par chemin de fer vicinal ou par camion automobile, est pasteurisé ou. stérilisé dans un établissement spécial. La quantité de lait produite journellement atteint environ 9000 litres. 120 oeuvres sont ainsi ravitaillées, et il existe, en secourus outre, neuf-dépôts pour la vente aux non. A Vepvlérs M. L. Loriaux va reprendre la'direction du Théâtre des Nouveautés pour la pro- ! chaine saison d'hiver. M. Loriaux se propose de donner une brillante série d'opérettes.* * * Des pierres ayant été posées sur les rails du tramway Verviers-Spa, les boches ont puni les communes de Heusy et Poulleur, en fixant l'heure du cauvre-feu à 7 heures. De plus, les notables de ces deux communes doivent monter la garde jour et nuit le long des railg, depuis Polleur jusque l'avenue I Haulet (territoire de Verviers). Les opérations militaires. in iaiis poursuivent \m retraite. A Nouveaux succès français. — Un progrès de 6 kilomètres sur certains points. — La retraite de l'ennemi sur ie Iront de l'Ailette. — Plus de 30 villages libérés. — Sambsis locaux sur le front anglais. — Les Britanniques devant Iss plateaux d'Âthies et de NurSu. — Vaine J tentative des Allemands au nord de la cote 63. i .... IL uiicssdivc woo «"«oo. Brillants succès français sur le canal du Noï la Somme, le canal de la Somme, l'Ailette, Vesle et l'Aisne. Des dizaines de villages libérés (Communiqué officiel) PARIS, 5 septembre. Dans la journ les Français continuèrent à pourchasser l'e nemi en retraite sur les fronts du canal < Nord et de la Vesle. Ils réalisèrent ainsi d progrès importants en dépit de la resistan locala qu'ils eurent à br^er sur œrtai points. Sur la rive septentrionale du canal de Somme les Français tiennent^Falvy et Offo; vers le sud ils ont approché leurs lignes < la route de ïïam et occupent ceîtto rou depuis Le Plessy-Patte d'Oie jusqu'à Berli çourt. Au sud-est de ce village le front fra çais traversa les dernières maisons de Guivr Caillouel, Crépigny, un point au nord < Marest, Dampcourt et la lisière sud d'A bécourt. Sur certains points les Françc progressèrent de 6 kilomètres. Epuisés par les durs combats que _ 1 Français leur livrèrent sans répit depuis 2Ç août, les Allemands ont commencé c après-midi, à 3 heures, à évacuer leurs pos tiens sur tout le front de l'Ailette. Les Fra: çais pourchassèrent les arrière-gardes enn mies et progressèrent lestement au nord < l'Ailette, où Pierremonde et Aut-reville trouvent en leur pouvoir ainsi qu'une boni partie du bois de Coucy. Plus vers l'est i occupèrent Folembray, Coucy-le-Châtea-Coucy-la-Ville et se trouvent à 1 kilomèt de Fresnes. Sur l'aile droite le front traverse la pa tie orientale de Landricourt. Au sud de l'Ailette les Français occupe] la ligne N«uviîie-siu*-Margival, Vregny les hauteurs à l'est du fort da Condé. Si ce front une bonne trentaine de villages oi été délivrés. nord de la, Vesle Js front frança , longe i Aisne entre bonde et Vieil Arcy. d, F-lus vers l'est les lignes françaises vont d'un la point au nord de Dhuisel jusqu'à Barbou-■ val. Les Français tiennent également le pla-1 teau de la ferme Beauregard. ' Progrès britanniques dans les secteurs d'Athies, eô « Equanccurt, Nïeppe et Wulverghem lu ' (Communiqué officiel) es LONDRES, 5 septembre. Dans la partie 00 méridionale du front de combat, au nord 05 at au sud de Péron-ne, nos troupes étendirent leurs progrès et refoulèrent les arrière-gar-^ des ennemies. Elles approchent les hauteurs ï ; sur le front Athies-Murlu. Entre Murlu et la Sensée on signale de tô petits combats sur plusieurs parties du front. Q- Nous avançâmes quelque peu nos lignes Q- sur la crête d'Equancourt. On livra des y, combats locaux aux environs de Neuville--Ie Bourjonval et de Moeuvres». Au sud d eMarquion, nos patrouilles pas-•is soient 6ur la rive orientale du canal du Nord et ramenerent des prisonniers appartenant à ea un pc6te allemand. io Sur le front do la Lys l'ennemi lança à nouveau, ce matin, une forte attàque, dans i- le secteur au nord de la cote 63. Il fut re-i- poussé à l'issue d'un vif combat. e_ Dans la journée nous avançâmes quelque 1© peu nos lignes au sud et au sud-est de *a Nieppe et au nord-est de "VVulverghem. ie ls Les Américains, coopérant avec les Français, j franchissent le plateau de la Vesle. (C&mmu7iKj iè officiel.; r. PARIS, 6 septembre. (Reuter.) Poursuivant leur marche, nos troupes, coopé-it rant avec leo Français, ont franchi le pla-=t teau de la Vesle et atteint les sommets des ir cotes qui conduisent vers la plaine de it l'Aisne. Dans les autres secteurs occupés par nos troupes aucun événement impor-is ^ tant ge §e produisit. L'activité des avions britanniques. j LONDRES, 5 septembre. (Reuter.) Nos avions abattirent 25 avions et neuf ballons ennemis; 13 appareils ennemis furent obligés d'atterrir. 16 de nos avions manquent. j Depuis le début de notre offensive, le 8 août, nous abattîmes 465 avions ennemis. Dans ce nombre ne sont pas compris le grand nombre d'appareils ennemis qui furent détruits par notre artillerie anti-aérienne, 61 ballons allemands furent incendiés tandis que 911£ tonnes de oombes fuient lancées. Le nombre de nos appareils qui ne sont rentrés pendant cette période est do 262. La retraite de l'ennemi près de La Fère. LONDRES, 6 septembre. Le correspondant de Reuter au front français annonce: Depuis le 5 septembre, à 3 heures du matin, la restraite des Allemands devant les Français continue. L'ennemi se replie devant l'armée du général Humbert et se retire sur son ancienne lipie La Fère — la rive gauche de l'Oise — Bari-sis — la Forêt basse de Cousy — le Bois de Go-bain. Entre Chauny et La Fère l'ennemi fait des préparatifs pour inonder le terrain en détruisant les digues. Il espère ainsi retarder notre marche. Déjà des détachements de nos troupes se trouvent dans la Forêt Basse de Coucy. Au sud de l'Oise l'armée Mangin occupa Coucy-la-ville, Coucy-le-Châtçau et Noye-en-Brie à 70u mètres à l'est de Coucy-le-Château. Aujourd'hui, contrairement à leurs habitudes, les Allemands se retirent en pleine journée, de sorte qu'ils subissent de grosses pertes sous notre feu. A droite l'armée Mangin atteignit Neuville-sur-Margival. Elle marche actuellement sur Laffaux, près de la vallée que traverse le chemin de fer Soissons-Laon. Devant Cambrai! LONDRES, 5 septembre. Le correspondant de Reuter au front écrit au sujet de la situation devant Lens: S'il est vrai que nos patrouilles avancèrent de paç^ et d'autre de la ville, elles n'ont pas occupé le terrain sur une profondeur bien con- i sid'rable. Nous n'avons pas tenté de conquérir : Lens. : Nous bombardons sans répit les positions j ennemies sur toute la partie septentrionale du front et la retraite de l'ennemi constitue indiscutablement une conséquence directe de Ê ses pertes sans cesse croissantes. 1 Suivant les prisonniers l'échec de l'offensive dans cette région, au printemps dernier, causa de grandes déceptions. . Au delà de Moeuvres la situation n'est pas « encore tout à fait nette. ] Il se trouve encore des Allemands dans la t solide redoute qui emprunte son nom au vil- ] lage, mais, comme nous enfonçâmes la ligne Hindenburg plus vers le nord, le fait n'a qu'une 1 importance toute locale. Nos troupes se trouvent à 7 milles de Cambrai et, suivant nos aviateurs, la ligne de i Marcoing, aménagée devant la ville, n'est ( pourvue que d'un réseau de fil barbelé d'une c profondeur plutôt limitée. c Mais on trouve toutefois dans le secteur i deux positions très solides, notamment les bois c d'Havrincourt et de Bourlon. r 1 Une lutte acharnée sur le canal de la r Somme. ^ LONDRES, C septembre. Le correspondant m de Reuter près de l'armée française annonce «n v date du o septembre: e . Aujourd'hui l'armée du général Humbort, cl ensemble avec cell/3 du général Debeny à sa L gauche, a. continué sa marche. A Epenancourt, c Voyennet et Offoy le canal de la Somme a été r franchi. A Offoy nos troupes se trouvent à q peine à 3 milles de Ham. s A l'aile droite les troupes du général Hum- ^ bert ont avancé jusqu'à Esmery-Hallon et s Flavy-le-Meldeux, situés à environ 700 mètres ii à l'ouest de la route de Ham vers Guiscard. Plus au sud nos troupes, partant de Guiscard, avancèrent jusqu'à la lisière de Berlancourt. Il est clair que l'ennemi ne l'eut se mainte- y nir dans la ligne de cette route, comme il se g l'était proposé, et qu'une nouvelle retraite est t; inévitable. Les incendies sur le terrain situé b plus en arrière indiquent nettement que l'en- fl nemi s'y prépare. \< Ces derniers jours la vallée de la Somme fut le théâtre d'une lutte extraordinaire. Extraordinaire autant au point de vue du terrain qu'au point de vue de la violence des combats. Le canal est situé parablèment à la rive gauche de la Somme et entre le canal et la rivière se trouve une bande étroite de terrain ^ très marécagaux. Les Allemands nous barre- a rent d'abord aveo la plus grande ténacité le passage du canal et ensuite le terrain S( marécageux. Finalement on se battit jus- f, que dans le lit de la Somme. L'ennemi oom- p mence à attacher une importance extraordinaire aux cours d'eau et les hommes avaient reçu ordre de ne pas se laisser chasser ni de 1 la Somme, ni du terrain marécageux qui consti- P: tuent des barrages infranchissables pour les tanks. q" La défense avait été confiée à des chasseurs fl alpins qui avaient été retirés des cotes pour v< combattre sur les points les plus bas de la vallée où ils se servaient de mitrailleuses, de " fusils et.de lance-mines légers là où cela fut i' possible. C'est sous leur feu que nos hommes construisirent des ponts sur le canal. La con- 01 struction de chacun de ces po*nts coûta la mort te à nombre do nos braves, mais finalement la F résistance fut brisée et la Somme et le terrain V, marécage'ix furent franchis. ^ L'usure des effectifs allemands LONDRES, 5 septembre. (Reuter.) La ,a 117e de ligne allemand a été réduit à 100 * fusils et le 115e à 450. Le 15e de réserve £ fut retiré après avoir perdu 43 pour cent de ses effectif». ca Les 15e et 91e d'infanterie de réserve ne comptent plus chacun que 200 fusils environ. ec La force moyenne de chaque compagnie du l 65e de ligne compta 25 hommes. La 258e do réserve est commandé par un capitaine, tous ei les officiers supérieurs étant morts ou blessés. Cçs chiffres concernent les régiments c€ ordinaires de 3 bataillons. La 2e division de réserve de la garde comptait, dimanche der- ^ » nier, 900 hommes. , le 110.000 prisonniers! na LONDRES, 5 septembre. (Reutar). De- da puis le lr août les Britanniques firent co: 70.000 prisonniers et les Franco-Américaine au 10.000. D'autre part, les opérations se ca- et raotérisèrent par la légèreté extraordinaire des pertes du côté des alliés. de Un démenti. ^ WASHINGTON, 5 septembre. CReuter.) L'état-major général américan en France a ta publié une déclaration officielle pour démentir 46 l'accusation cles jAllema^* que lgs troupes j a; américaines se servent d'une nouvelle arme qui cause des blessures terribles. La déclaration dit formellement qu« les armées américaines s en tiennent strictement aux stipulations de la Convention de Genève pour ce qui concerne 1 usage des armes. Les affirmations alleman-. des sont dénuées par conséquent de tout fonde-mentiSur Ee front bsfôe. Détails sur les succès dos trouves beiges dant la nuit (Ju 3 au 4 sepi^i-.brc, LE HAVRE, 5 septembre. Après un courte mus violente préparation d'artillerie un détachement d assaut, chargé de l'opération, s'est att.a<ïue de l'ouvrage ennemi Kloos-terniolen, puissamment organisé et comprenant immenses abris bétonnés avoismants. Les 'gn„a.r?s ?nt de haute lutte tons rive d?'pS Ma'gré la réaction très vive de 1 ennemi, ils ont occupé et conservé r°nv^aSS ® Kloostermolen, faisant sauter les vaus entonnants. Les corps à corps furent tts^ilnït ' a SUffi d'UD6 demi-heure aux ftssaiHants pour ramener une trentaine de prisonniers valides. Sur !s front italien. Faible activité. (Communiqué officiel.) £\sePts:fbr<>. (Stefani.) Sur tout le ront de part et d autre, l'artillerie déploie une °? siSMla dément des tenons de reconnaissance modérées. La situation en Russie. Les beautés du boiscïievissne Lo consulat de Grande-Bretagne à Moscou menacé ^ LONDRES,^ 5 septembre. (Reutsr). Sui-ant les dernières dépêches on prépare, une it/taquo sur le consulat de Grande-Breta^na I Moscou. On espère que la réception de la iota du gouvernement britannique poussera es bolsolievietes à la réflexion. On arrêta aujourd'hui Litvinoff et son eoretaire. Tous deux furent conduits à la xrison. / Pas de confirmation LONDRES, 5 septembre. (Reuter). Jus-ju à ce soir on ne confirma pas la nouvelle Ribiiee par quelques journaux du soir, aux erunes de laquelle lo consulat de Grande, Bretagne aurait été attaqué. .es propositSons du gouvernement britannique. LONDRES, 5 septembre. Reuter apprend que, depuis deux mois, il n'y eut pas de com, directes entre le département des riaires étrangères et Pétrograde. La nouvelle e 1 assassinat de Croinie fut reçue à Londres 0 source neutre. Immédiatement aorcs la :ote fut envoyée à Tshitsherin. Il y a plus une semaine Litvinof avait reçu de Tshitshe-m un telegramme contenant une base pour échange de représentants officiels et de civils on-officiels et jeudi dernier il envoya à Moscou es propositions très raisonnables du gouverne-lent anglais pour activer l'échange. Le gou-ernement anglais consentit à co que Litvinof t son personnel s'embarqueraient pour Bei-^en es que les Anglais en question auraient palsé 1 frontière russo-finlandaise avec un sauf-pnduit du gouvernement finlandais. Tshitshe-m ne fit pas savoir qu'il reçut ce télégramme uoiqu'fl dut être en sa possessiondepuis pilleurs jours. Tshitsherin avait d'abord pro-osé de faire l'échange dès que Litvinof srait arrivé à Bergen. Il est évident qu'il fut npossible d'accepter cette proposition. Litvinof en état d'arrestation. LONDRES, 5 septembre. (Reuter.) Lo gou-srnement a mis Litvinof, le représentant du ouvernement des bolscheviks, en état d'arres-ition jusqu'à ce que tous les représentants ritanniques en Russie aient été libérés et ifrnt reçu l'autorisation de se rendre en Fin-nde.Sur Mer Assassins aHémanîfs, LONDRES, 5 septembre. Reuter apprend ue les noms des officiers de sous-marins llemands qui so rendirent particulièrement >upable par leur- attitude criminelle 6ont tigineuseniieint notes et qu'on fait des ef->rts spéciaux pour mettre aussi vite que ossible fin à leur carrière active. Les hommes les plus connus parmi . ceux ji ont été notés et qui n'ont pas encore î-yé leurs crimes de leur vie çont: L,a capitaine de corvette Max Valentimer, ii est responsable de la façon barbare d: :it nent coulés eoiitre autres le staamer nor-sgien ,,Magda", le steamer espagnol Pema Castillo", le steamer italien Ancona" et le navire anglais ,,Pensa"; capitaine leutnant Wilhelm Werner, qui :ce!le dans le torpillage de navires-hôm-,ux ; le capitaine de corvetta Freiherr von jrêtner, qui, comme commandant ci3 ,M. 28", coula d'une façon barbare les wire3 anglais ,,Falada" et ,,Aquila". Peuvent être nommés ensuite: le capi-ino de corvette Fortmann et le capitaine s corvette Gansser. Avec ces deux-noms-la liste n'est pas-complète, mais elle suf-; pour montrer que les officiers de ca libre ne sont pas rares en Allemagne^ Reuter donne ensuite les noms de tous les mmandants de sous-marins qui ont été és ou blessés. Des 150, 117 ont été tués, 27 se trouvent l prison et 6 ont été internés. Parmi les différents noms en remarque lui de Rudolf Schneider, mort. Schneider j l'officier qui, le 19 août 1915, torpilla , Arabie"- « Schwieger, mort. Sohwieger -est celui qui 7 mai 1915, coula la ,,Lucitania". Sor vire, l'U 20", fut détruit près de la cota noise. Schwieger fut sauvé et chargé du inmandement à bord de le,,U 88", qui, mois de septembre 1917, 6e peardit corps biens. Siegfried Wachendorff, snotrt. Waclieai-rff coula le steamer ,,Belgian Prince" le juillet 1917. Il fit périr 46 hommes en plaçant sur le pont de l',,U 44" et en ' sart plonger ensuite son bateau. Environ heures après ce crime l'^U £&" fut coulé reç tout son équipage^

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This item is a publication of the title L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam belonging to the category Oorlogspers, published in Amsterdam from 1914 to 1918.

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