L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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13 December 1916
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s.n. 1916, 13 December. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 19 October 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/086348hd3s/
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3ème Atméé N°. 781 es cerna __ _ ZViercrectt ss ascemore ns>iâ L'ECHO BELGE L'Union fait la Forcer Journal «aaâo4I«tIen dai rrasllsî p«ir<ais»8£mt en Hollande Bôyje est noirs nom de Famim. Toutes les lettres doivent être adressées su bureau de rédaction: N. Z. VOORBURCWAL 234-240, AMSTE8DAIK, Téléphone: 3797. Rédacteur en Cfiefis Gustave Jaspaers. ^ ( Cfiarles Bèrnard, CStarîes Herfoîeî, Comité de Rédaction: < _ , ^ . ( René Chanstory, Emile painparé. ^2 j- yjt 4_e E U -Va <tî EKi ira 1ei VeîîM au raaamérQ, s'adresser èt fi'AdmrsBirsflstraiÊOînî cls journal: N.Z. Voorburgwal 234-240, Amsterdam Téléphone: J775. Aborniements: HoBlandefll. 1.50 pair mois. Etranger* ÎS. 2.00 gsaririoÊ Annonces: 65 cents Sa Bagne. Réclamest 30 cents Sa Éignc. Le Devoir Noaveau Deux années et demi de guerre, cinq cents milliards engloutis, qùatre millions de morts et autant d'éclopés n'ont pas encore suffisamment fait pénétrer dans l'esprit de certaines gens ce que c'est que la guerre. Ah! non, ce n'est.plus comme jadis l'exercice naturel et, pourrait-on dire, normal du métier de soldat pour ceux qui avaient adopté ce métier-là... La guerre d'aujourd'hui c'est la lutte pour notre existence, non point seulement l'existence de. ceux qui se battent au front et dont toutes les facultés sont tendues vers ce but: tirer et ne pas être tué, mais aussi pour nous, nous .qui appartenons à cette collectivité menacée *cte destruction dans cette vie économique et politique dont on peut dire qu'elle est la condition de la vie même des individus qui la composent. Ainsi tous, du premier jusqu'au dernier, eans distinction de sexe» ou d'âge, à partir de oot âge où l'adolescent commence à se dégager de l'inconscience première, nous sommes les soldats d'une cause à laquelle les lois naturelles les plus simples commandent de vouer toutes nos forces et .tous nos instants.. La guerre actuelle a créé cet étatisme, ce collectivisme si vous voulez, que naguère de doux rêveurs imaginaient comme une forme supérieure de la société et dont notre esprit individualiste supportait si difficilement l'idée; Ce salut commun, au nom duquel nous réconnaissons à l'Etat le droit de prendre les meilleurs, les plus forts, les plus utiles d'entre nous pour les envoyer sur le champ de bataille, exige aussi des sacrifices en réalité infiniment moindres mais que leur nouveauté nous fait paraître exorbitants. Ainsi cette mobilisation des civils décrétée de force par l'Allemagne et qui, en fait, existe déjà en France de par ce seul sentiment du devoir qui anime chaque patriote français. La machine^ de guerre moderne est infiniment compliquée. L'armée proprement dite n'est plus en quelque sorte que le bras qui frappe, mais que de rouages pour perAeti"-re à ce bras de frapper dru et fort! Chacun y trouve sa place et l'armée de l'arrière où se fabriquent les canons et les munitions, qui assure le service des transports et l'entretien des routes, qui travaille au ravitaillement des soldats comme des civils, cette armée-là, où peuvent servir des femmes, des vieillards et des enfants, est infiniment plus nombreuse. L'Etat, qui demande le sang des soldats du front, pourquoi ne pourrait-il pas demander l'avoir des soldats de l'arrière? Tout au moins n'a-t-il pas line hypothèque sur leurs ^biens et, en réduisant les dépenses individuelles, en contrôlant la gestion des fortunes, ne peut-il pas, ne doit-il pas s'assurer que ces fortunes demeurent toujours à sa disposition pour [a solidité de son crédit et comme gage de ses dépenses ? La chose existe, si 1 on peut . dire, avant le mot. Le cataclysme universel nous a jetés dans un tel bouleversement }u'en fait nous-pratiquons déjà un communisme dont notre esprit timoré n ose pas encore envisager la théorie. C'est cette grande innovation que Lïoyd George prétend introduire en Angleterre où ^lle n'a pas encore suffisamment pénétré. ; Jn connaît son' programme énergique de 1 aationalisation des industries et ^s finances. Plus un capital, si minime soit-il, plus im bras, même le pins faible, qui ne doive îèrvir à gagner la guerre, c'est-à-dire à sauver l'existence de la Grande-Bretagne; Et ne suffit-il pas de songer aux gigantesques ressources de l'empire pour imaginer la puissance d'une machine de guerre qui engloberait tant d'hommes et de richesses? D'autre part, M. Boselli, à la Chambre italienne, a insisté sur la nécessité de donner ] une impulsion nouvelle a la conduite de la . ^uerre. L'Italie, pays populeux et industrieux. est loin d'avoir entamé ses réserves profondes. Elle aussi peut collaborer plus puissamment encore qu'elle ne l'a fait jusqu'ici au triomphe commun. Et nous-mêmes ? . . Nous, dont le pays souffre cruellement sous la botte de l'envahisseur, nous, Belges, dont l'existence tient toute entière dans la poignée de vaillants qui luttent dans les ! marais' à jamais illustres de l'Yser, ^ que : faisons-nous pour les soutenir et les aider? Songeons-y. Nous avons à côté de nos obligations positives une lourde responsabilité , morale. Nul de nous n'y échappe et nous ne sommes pas venus ici simplement pour nous mettre à l'abri. Charles Bernard, ■ m jg' " Q-«-Qpit- j Pour Sa Maëlet les Et rennes de nos soldats au front Montant des listes précédentes: fl. 1 + 722.90 fr-s. Pour que notre cher Adolphe revienne sain et sauf. il[me Vve J. M. et R. M. 1.00 fl. Tour que Robert Macaire étudie .son livre sur les règles du jacquet .... • 0.50 ,, i F t. VA n (fiais- 0.25 ,, D'un élève reconnaissant du grand maître Robert Macaire 0-30 ,, JusQu'au bout/ F. G 0.50 ,, L'annexion il la Eelgipe Ce serait se bercer do fausses illusions que de croire à l'abandon par l'Allemagne de toute idée d'annexion de la Belgique. Le ,,Deutscher ; Courier", organe national libéral, a fait paraître récemment un article sur la discussion du chancelier avec les chefs de parti qui en dit dit long à ce sujet. Voici le passage où l'auteur de cet article, qui a certainement assisté à la séance de la commission, expose la doctrine des nationaux-libéraux en cette matière: ,,Le ohancelior a déclaré expressément qu'il ne retirait rien de ses déclarations antérieures sur la nécessité des garanties réelles en occident. Le chancelier, pas plus qu'aucun autre parti politique allemand, n'a jamais demandé I l'annexion de la Belgique, mais beaucoup dans 1 le peuple allemand estiment que la nécessité do nous protéger contre l'Angleterre ,,nous obligera à conserver une base maritime dans la Manche, à obtenir des garanties militaires, politiques, économiques qui nous assurent que -la Belgique ne deviendra pas Etat vassal de l'Angleterre." On sait ce que parler veut dire, c'est l'annexion déguisée de notre pays à l'Empire allemand en attendant que des circonstances plus favorables fassent de cette annexion un fait accompli. Une élection au Reichstag, qui a eu lieu récemment dans la circonscription d'Oschatz-Grimina, montre on ne peut plus clairement quelle est l'opinion du peuple allemand sur cette question. A cette élection,. en effet, le candidat ultra-annexionniste a été élu par 7.978 voix contre 6.322 au candidat socialiste dissident Lepinati. Or, il -faut remarquer que i beaucoup d'électeurs sont au front, et que, de J l'aveu du citoyen Leimpeters, ,,les plus ar- J dents partisans de Liebknecht qui sont sous ! les drapeaux voteraient pour l'annexion de la I Belgique et des territoires que nous occu- I pons". Aussi, d'après le correspondant suisse de 1',,Humanité", à qui nous empruntons les.; chiffres cités plus haut, le résultat de ce' scrutin a plongé' tout fe clan annexionniste allemand dans une folle joie. Cela se comprend aisément, et il importe de tenir compte . de cet état d'esprit. Cette manière de voir vient encore de se faire jour dans un article publié dans la : ,,Rheinisohe Westfiilische Zeitung", l'organe des grands industriels allemands. Nous° en i extrayons ce qui suit: Nous devons mettre en pratique le vieux ! dicton balkanique: ,,Le conquérant garde ce qu'il a pris". Pour chaque mètre do terrain | conquis que nous déposerons sur le tapis vent; de la paix, l'ennemi devra apporter l'équiva- ' lent. Répétons quotidiennement aux Français que chaque pouce du terrain français occupé demeurera ent.re nos mains. 11 n'y a plus rien j à dire au sujet de. la Belgique. Nous avons I besoin d'un débouché sur la Manche et il nous_ faut Anvers. Ceux qui revendiquent la Belgique n'ont qu'à venir la prendre." Ceci est très net eff"nous savons donc à quoi ! nous en tenir. Pourrions-nous- compter sur les socialistes allemands pour se mettre en travers do ces projets de conquêtes ? Hélas non ! Sans doute Scheidemann, ldUr chef,/a déclaré que: ,,Ce qui est allemand doit rester allemand, ce qui est belge doit rester belge, ce i qui est français doit rester français" mais, outre : qu'en parlant de la sorte, ce socialiste du'kaiser . reconnaît implicitement l'annexion sans retour do l'Alsace-Lorraine à l'Allemagne, il s'est exprimé un jour de cette façon: ,,11 faut être un enfant, politiq^zement parlant, pour pouvoir s'imaginer qu'après cette guerre tout aura pu être détruit sans qu'on change une seule des bornes érigées dans le passé". La ,,Koelnischo Volkszeitung", organe du Centre et pariger-maniste, s'est^ empressée d'en conclure que ,,ce que Scheidemann a dit concernant la revendication d'annexions, tous les' politiciens bourgeois peuvent y souscrire. En effet, si l'on commence à déplacer les bornes et qu'on abandonne le principe de ine pas annexer, alors il no s'agit plus que de force et de nécessités militaires pour les déplacer jusqu'à la Yisfule et la Meuse, ou encore plus loin." ' -a ■ — Lïpris-perri écenoiipt Un commerçant belge étaibli en Espagne adresse au ,,XXe Siècle" la lettre très intéressante qu'on va lire: ,,Le journal ,,A. B. C.", de Madrid, fournit dans son no. du 4 octobre, sous le titre ,,Or-ganizaciones alemanas en Belgica", quelques détails bien instructifs montrant comment l'Allemagne entend se forger à ..nos dépens" des armes pour l'après-guerre économique. Après avoir ,, ad miré" lo rôle centralisateur de l'Oelenzentralstelle à Bruxelles, l',,A. B. . C." poursuit: ,,La centrale des huiles concède certaines . quantités de matières premières, (réquisitionnées au préalable en Belgique) aux ,,industriels et commerçants" lorsqu'elle le juge bon. Lo Bureau possède des livres énormes ,, minutieusement détaillés" où sont annotés tous les noms des industriels, fabricants, la capacité do production de chaque usine, leur méthode de fabrication et d'élaboration, le- nombre d'ouvriers employés, etc. On se figure aisément ce que représentent de tels livres pour l'après-guerre. Avec cela, toute une branche de l'industrie belge est complètement connue et l'on saura tirer avantage de cette documentation dans les écoles de commerce en Allemagne. A côté de ces livres pour les huiles, il y en a d'autres pour les mines, la métallurgie, les textiles, les glaceries, les dentelles, etc." Puissions-nous, lors de la victoire, ne pas oublier de prendre avec nous ces livres et qu'ils nous servent de modèle, lorsque ce sera notre ,,tour" d'administrer un ,,territoire occupé".Voilà ce que font les Allemands chez nous pendant que leur presse s'efforce de démontrer aux Belges que leur intérêt est de repousser toute idée de guerre économique contre l'Allemagne. Nous soumettons ces faits aux réflexions des quelques Belges qui semblent disposés à faire en cette matière — sons prétexte de sauvegarder l'indépendance de la Belgique — le jeu cles commerçants et des industriels d'outre-Rhin, . j En. Belgique. la Ispttlion de: ouvriers belge Réponse du comité exécutif du bureau socialist International à Emile Vanderyeido. Cher Citoyen, % C'est avec sympathie et émotion que ] Comité exécutif et les sections de l'Interne tionale ont pris connaissance de l'appel qu vous avez lancé-., au sujet des déportation des ouvriers belges en Allemagne. Nous avons ressenti la même sympathie € la même émotion en entendant le cri d détresse, poussé par les travailleurs belge de toutes les nuances politiques et religieu ses, et appelant à leur secours les travailleur de tous les pays. Nous nous rallions sans réserve à vot? et à leur protestatien, car la déportation ordonnée par les autorités allemandes, es une violation brutale des principes le plus élémentaires d'humanité et de droi international. Nous rejetons d'une manière absolue tou les raisonnements ambigus par iesque; lo gouvernement allemand essaie de justi fier lai déportation des Belges et leur mis au travail forcé au profit de l'envahisseur Nous avons pris connaissance égalemèr des déclarations du gouverneur militaii d'Anvers, M. von Huenë, qui, en octobr 1914, prenait l'engagement que lefe jeun* gens belges , ne seraient ni envoyés en Alh magne, ni incorporés à l'armée, ni soumi au travail forcé. • Nous savons d'autre part que, sur la fc de cette déclaration et d'engagements ans logues du gouverneur général allemand e Belgique, les gouvernements belge et néei landais ont favorisé le retour de millier d'émigrés dans . leur' patrie. Aussi notr Comité proteste-t-il, unanimement et ave indignation, contre cette violation du droil qui est en même temps un manquement la parole donnée. Nous avoiïs donc pris les mésures néeeE saires pour que votre protestation et l'aj pel des ouvriers belges soient répandu dans toutes les sections de l'International* en nous avons insisté pour qu'une actio soit entreprise par elles dans le but d mettre fin aux'déportations. Aussi est-ce avec une réelle satisfactio que nous vous annonçons que la social-dé mocratie allemande toute entiere a formul une protestation énergique contre les de portations, avant même d'avoir reçu com niunication de votre appel et de l'adress des ouvriers belges. Aux séances du Reichs ta.g des 30 novembre et 2 décembre, à l'oc casion de la discussion du projet de loi su le service obligatoire des civils, les député socialistes ont trouvé l'occasion d'élever 1 voix contre les déportations et en faveu des ouvriers belges. C'étaient les citoyen Yogtihèrr, Haase et Dittmann de la frac tion minoritaire, et, au nom de la fractio: majoritaire, le citoyen Bauer s'est rallié cette protestation. Ce dernier a ajouté qu sa fraction avait déjà, en commission et di rectement, négocié avec le gouvernemen pour améliorer la situation des ouvriers bel ges et que les syndicats allemands n'avaien pas cessé de travailler en ce sens. Immédiatement après le. vote de cett loi, en réponse à votre appel et d'accor< avec les socialistes d'Autriche, deux délé gués du Parti social-démocrate allemand — qui est et. reste partisan du rétablissemen d'une, Belgique indépendante, — les citoyen Scheidemann et Ebert; se sont rendus à L. Haye pour conférer avec notre Comité ai sujet de la situation des ouvriers belges. Ils nous ont déclaré qu'avant mêm l'examen de cette question en séance pu blique, le citoyen Legien l'avait traitée Ion guement à la Commission du Budget e qu'il s'était élevé contre le travail forcé de Belges, non seulement en se basant sur de arguments de droit et d'humanité, mai également sur des motifs d'ordre pratique empruntés à sa connaissance personnelle de ouvriers belges. De notre côté, nous avon documenté les délégués allemands sur 1 triste situation de la Belgique, et notam ment sur "la responsabilité coupable de autorités allemandes quant au chômage, e ib nous ont communiqué leur ferme inten tion de procéder à une enquête sérieûse, et en outre, de faire tout leur possible pou mettre fin aux mesures coercitives. Il résuit de ces faits que vous avez été bien inspir en faisant appel à tous les membres d l'Internationale, aux neutres, aux bellige rants, à ceux qui combattent avec nous e même à ceux qui combattent contre nous Eu effet, — ,,après tout, malgré tout, c sont des socialistes !" A cette conférence avec les deux représen tants de la social-démocratie allemand nous avons procédé à un échange de vue sur divers cas de contrainte, d'injustice e d'inhumanité, des cas dont le caractère n révolte pas si brutalement la . conscienc générale que les déportations belges, mai qui n'en sont pas moins regrettables. Pou y mettre fin, il importe que les parti socialistes et leurs représentants politique agissent au plus tôt. Nous faisons allusioi à la déportation des prisonniers en clehoi do 1!Europe, aux mauvais traitements de prisonniers de guerre, aux mesures tracas sières prises pour supprimer ou saboter 1 correspondance de prisonniers et de soldat avec leur famille, ce qui augmente inutile-\ fnent la tristesse de la guerre, — à la déportation de la population civile par des e belligérants, — à l'internement d'étrangers appartenant à une puissance ennemie, — aux représailles dont sont victimes les prison-& niers et les internés qui devraient, au contraire, pouvoir compter, de part et d'autre, e sur des sentiments de bienveillance. Voilà g autant de faits qui sont la conséquence de la guerre actuelle et qui cependant ne k sont pas dé l'essence de la guerre. Ils e justif^nt et rendent de plus en -plus néees-s saire une action énergique, soit qu'elle vise des situations générales, soit qu'elle s'en rapporte à des cas particuliers. Au s cours de cet examen, l'idée a été émise que, pour résoudre ces différentes questions, ii était nécessaire de rendre plus durable la k collaboration des diverses sections de l'Inter-g nationale, auxquelles vous avez eu l'excel j. lente idée de faire appel pour la défense des ouvriers belges. Si les partis des principaux s pays belligérants nommaient chacun Un dé-g légué pour constituer à La Haye une commission qui travaillerait sous. la direction du Comité Exécutif du Bureau Socialiste International, nous aurions là un Bureau j. central qui fournirait aux représentants e socialistes d.ans les divers parlements les e documents nécessaires po\ir obtenir des s gouvernements lia suppression de .nombreux abus. g Cette idée a été accueillie avec sympathie par les délégués de la section, allemande de • l'Internationale, et nous la recommandons à votre bienveillance. Nous espérons que a vous voudrez bien collaborer à sa réalisa-tion et que vous ferez usage de toute votre influence auprès des partis socialistes de 0 France et de Grande-Bretagne, qui, pour c en arriver à un commencement d'action, devraient prendre place dans cette Commis-^ sion à côté des partis socialistes d'Allemagne, d'Ajutriche-Hongrie, d'Italie et de Russie. . La question de l'extension de la Commission devra nécessairement être examinée plus s tard, n:ais pour le moment il n'est pas de temps à perdre. Il faut commencer. ! Nous désirons dire nettement et clairement e que cette Commission n'aurait pas le moindre caractère politique. La politique est de 1 la compétence du Bureau Socialiste Interaa-. tio'nal, dont les partis de France et de $ Grande-Bretagne n'acceptent pa^encore la - convocation. Il s'agit, en l'occurrence, de . créer un véritable Comité de secours, dont q le but exclusif est d'adoucir et de prévenir . les maux de la guerre qui frappent en pre-> mier lieu' et le plus duremant la classe [• ouvrière. A mesure que la guerre dure, les s belligérants, en augmentent l'âpreté, et 3, cette seule considération justifie déjà l'in-i- teryention d'une organisation pareille à s celle dont nous vous proposons la création. . L'Internationale oublierait tous ses devoirs 2 si elle ne faisait son possible pour adoucir 'i les maux de la guerre et en prévenir les e inutiles cruautés, tout en respectant le . point de vue différent de ses sections, aussi t longtemps que celles-ci ne sont pas arri-. vées à un accord. t, Si l'idée que nous vous recommandons était réalisée, la déportation de nps Cama- 3 rades belges qui ont été si inhumainement l éprouvés, mais qui malgré tout luttent pour - leur indépendance, aurait donné naissance - à une oeuvre d'importance internationale b «dont bénéficierait la classe ouvrière de s tous les pays belligérants. i Pour le Comité Exéçutif, i P. j. Traelsîra. H. H. Van Kol, J. F. Albarda. Le Secrétaire,. Camille Huysmans. b 3 Un grand meeting à | Amsterdam. , Lundi soir eut lieu au ,,Beurs vooï' Dia- 3 manthandel" le grand meeting de protesta- s tion contre les déportations en Belgique or- i ganisé par le ,,Sociaal Democratische Arbei- - derspartij'-'. 3 Ce fut une manifestation très réussie, un t nombreux public, parmi lequel beaucoup de - Belges, ayant répondu à l'aippel des organi-, sateurs. r Le bureau, présidé par M. Schaper, était e composé de M.M. Vliegen, (Van Leeuwén, S Van dér Goes et Camille Huysmans. e^ Après que la foule compacte, suivant l'ha- - bitude socialiste, eût chanté l',,Internatio-t nale", M. Schaper prit la parole pour sou-! haiter la bienvenue aux assistants et expo-e ser le but de la séance. Ensuite, il accorda la parole à M. Van Leeuwen. A présent que la Belgique se trouve sous e le coup d'une nouvelle catastrophe, dit M. s Van Leeuwen, nous nous rappelons le grand fc exode des Belges en 1914. Pour la seconde e se révolte. Confiants dans'la j)arolé du gou- 3 verneur de la Belgique occupée et forts de s verneur de la Belgique occupée et fort de r leur droit que leur garantit la Convention de 5 La Haye, des administrations communales s hollandaises, des politiciens belges, le baron i Fallon, le cardinal Mercier, d'autres encore, s conseillèrent aux Belges réfugiés en Hollan- s de de retourner dans leurs foyers. Mais les - espérances des premiers furent trompées et i i les seconds tombèrent dans un guet-apens. s j Contrairement aux principes les plus élémen taires du Droit des Gens, des milliers de Bel- ï ges furent déportés. La Hollande, la Suisse | 'et. les Etats-Unis protestèrent auprès de l'Ai- | lemagne, mais sans résultat. Les barbares | poursuivirent leur infâme besogne en dépit S do l'indignation du mônde civilisé entier et | chaque jour de nouveaux contingents d'es- i claves allèrent rejoindre les premiers. Malgré | l'indiférence des teutons et l'insuccès des | démarches faites jusqu'à présent, dit M. | Van Leeuwen, nous devons protester quand- | même et avec plus d'énergie encore. Et, | aux applaudissements de toute l'assemblée, S il termina son discours en prononçant un | arrêt cinglant et flétrissant à l'adrese des | esclavagistes modernes. M. Van der Goes, qui monta ensuite à la » tribune, appela l'attention sur les autres crautés commises par les Allemands, prin- ~ cipalement sur les attentats des Zeppelins et ^ des sous-marins contre des civils inoffensifs. Puis, après avoir formulé une violente protestation contre le régime de la terreur ap- ; pliqué par les sujets du kaiser dans les pays occupés et contre la politique scandalede d M von Bethmann-Hollwrg, il conclut a ainsi: ® Eu protestant contre les déportations en ^ Belgique, nous n'agissons pas seulement con- s formément au désir de M. Vandervelde, s mais nous agissons également suivant l'es- o prit de tous les socialistes démocrates bel- t ges. C'est aux ouvriers qu'incombe le devoir c de veiller à ce que cette guerre terrible soit ^ la dernière. ^ M. Vliegen prononça le troisième discours, j. Il expliqua comment les Allemands procè- a dent pour pouvoir qualifier les Belges de S: paresseux et il peignit un tableau saisissant c des souffrances que nos, malheureux com- t patriotes ont à endurer pendant leur .cal- c vaire en Allemagne. M. Vliegen proposa d'envoyer aux socia- listes allemands la motion dont on trouvera ^ le texte ci-dessous ; .après quoi il exprima c l'espoir que le prolétariat allemand pren- q dra.it l'a défense des Belges. p Motion. ^ ,,La grande assemblée publique, convo- 1' quée à Amsterdam par la ,,S. D. A. P." , en date du 11 décembre -1916: Considérant que la déportation d'ouvriers et de citoyens belges pst, non seulement ^ contraire aux exigences de l'humanité, qui a ne peuvent pas être écartées par le droit t de la. guerre le plus impitoyable, mais ^ qu'elle est également contraire aux stipu- e lations du Droit des Gens, proclamées par la 1' seconde Conférence' de la Paix à La Haye, t signées par l'Allemagne; D demande que dans les pays neutres c] l'opinion publique s'associe à cet arrêt; £ et adresse eti même temps un appel à c tous les éléments qui aiment la paix — en d premier lieu aux socialistes-démocrates r d'Allemagne — afin de faire tout le pos- ^ sible pour arrêter ces déportations." j: Cette motion fut adoptée à l'unanimité. n Y Les déportations Le professeur J. A. van Hamel, directeur de la revue ,,De Amsterdainmer", adresse, à ,,Vrij België" de Scheveningue (17 novembrd 1916) n la belle lettre que voici: ,,La déportation de tant de milliers de Belges éveille en moi une indignation contenue. ,,Indignation pou^, la détestable brutalité | avec laquelle l'Allemand disperse une nation | dont il occupe le territoire ; une nation dont le œ sort fut toujours si étroitement hé au nôtre, gens du Nord. ,,Indignation aussi pour cette nouvelle violation du droit. Il n'est pas d'hypocrites belles paroles qui puissent changer quelque chose à ce fait que la nation d'un pays occupé soit trai- té6 par l'occupant comme un peuple d'esclaves (~ ■ soumis, ce qui est contraire à tous les principes du droit cles gens. L'ocoupant est, dans v tous les cas, tenu de prendre soin du peuple, de.telle manière que les civils puissent, autant n que possible, poursuivre leur vie normale. Si n cette existence normale est en opposition avec \-c les difficultés des situations ouvrières, — ainsi u que le prétendent les Allemands, — alors il est Si de leur devoir d'y remédier dans le pays même. Dans aucun cas la déportation n'est permise et ° en l'absence de toute raison stratégique justi- e fiant cette mesure il est clair que l'Allemand sacrifie la Belgique, de propos délibéré, à son T-propre intérêt. r ,,Nous ici, nous considérons avec stupeur c cette nouvelle dérision du. droit horyaête. Les neutres ne peuvent lui opposer des actes. Mais il est très certainement utile que dans les pays | neutres sonne clairement l'indignation éprouvée * pour cette façon de traiter la neutre nation ^ belge. . , ,,Le droit vit aussi par les mots et les té- a moignages. Les méfaits seront finalement dé- n truits et réparés. Mais alors résonneront encore t: les mots qui -confirment l'indignation de chaque q conscience indépendante. ^ ,,Que les consciences parlent donc." i M H. Carton de Wiart, ministre de la justi- ]; ce, et M. Cooreman, ministre d'Etat, viennent, r au nom du gouvernement belge, de prendre les ^ •dispositions nécessaires pour que des rations de pain soient envoyées d'urgence au groupe des ® déportés belges qui sont arrivés au camp de " Soltau. Douze mille prisonniers civils y sont détenus par les Allemands dans un état de d détresse navrante,, c * S » Lo ,,Nieuwe Courant" est un journal hol- 0 landais qui pénètre en Belgique occupée. Il publie des correspondances émanant de rédacteurs établis en territoire occupé et qui, forcément, doivent ménager les susceptibilités S allemandes sous peine d'expulsion. Un de ces i correspondants a été témoin en gare de Mali-; nés d'une scène de dppart de malheureux dé- ■ portés "belges. Il la dépeint comme suit : a | jjNous étions sur le troisième quai de la gare c JL IsÉoasIfaf PARDESSUS 1 %% D'HIVER I i depisisfL 27.50,} ffr'4' l^sfweg 11 I W la Haye, j < e Malines... Le train stoppe. Que se passe-t-il? ur le premier quai, une grande foule se tient ilencieuse. Elle est formée par des hommes, aunes et d'âgé mûr. Ce sont des ouvriers. Ils iennent tous un paquet à la main. On dirait es ouvriers de fabrique attendant le train des bornés à la semaine. Mais, dans ce cas, ils >nt joyeux, on entend leurs éclats de voix. Ils liment leurs pipes et les jeunes se font des a<rces. Maintenant, au contraire, ils sont là a-ns bouger. Qu'est-ce que cela signifie? Ce Dnt des chômeurs que l'on dépôrtc, dit notre >mpa.gnon allemand. Notre attention s'éveille rusquement. Oui, ce sont des prisonniers. Une orcle séparç le quai en deux espaces. Autour 0 la partie délimitée se promènent quelques ?ntineiies le fusil à la nuann. Ge ne sont pas es ouvriers qui retournent chez eux après une >urnée de travail, mais des malheureux qui, près deux ans de chômage, sans pain, mais ïuffert en liberté, vont pairbîr en exil pour rime de patriotisme. L'Allemand, qui se rouve- dans notre compartiment estime ,,que es gens n'ont pas fait de mal" et demande pourquoi on les fait prisonniers?"... Ce spectacle douloijjreux provoque les réfle-iens aes compagnons de voyage du correspon-ant : une veuve allemande, qui a pitié des tiômeurs, un courtier allemand qui approuve ue ces paresseux soient mis au travail forcé our leur propre bonheur, un commerçant elge qui se plaint timidement des maux do occupation allemande et affirme que, malgré Dut les Belges veulent faire • jusqu'au bout iur'devoir envers la patrie beige. Le correspondant reprend -alors:. /.Quelle attitude doit prendre le Hollandais ans un tel débat? Il est venu ici en neutre vec permission spéciale pour veiller aux in-ârêts des Belges, et il est obligé de se taire, lais son coeur, saigne de tout ce qu'il voit et ntend. Quel sort amer que de devoir ainsi artir pour l'étranger! Et je me demandai: ,,Notre peuple que fera-il déviant pareil danger, devant pareille me-ace de. mort?" Et la réponse vii^t : ,,Quand es Belges nous dis-ent qu'ils veulent rester elges, alors notre coeur s'ouvre. Et tous les >eurs nationaux, anglais, français ou hollan-ais sont les^ mêmes. Ainsi les "Hollandais se-lient aussi à l'heure du danger." ,,Un long train entre en gare, composé do oi'tu/res de 3e oliàsse. On commaïide aux hernies : ,,Einsteigen." Us obéirent tranquille-Lent. mais Une fcis qu'ils furent dans le train, éclat se produisit malgré eux et ils se mirent chantier à pleine poitrine : ,,Ze zullen hem niet temimen, ,,Den fieren Vlaamsolien Leeuw." (Us ne le dompteront pas, le fier lion fia-iand !) j piraoïii! îsslp et ia psiiaii de l'Esoaif Le député Van Leeuwen a adressé à la hambre hollandaise la question écrite sui-ante: » 1. La communication de M. Camille Huys-lans dans le journal ,,Het Volk" du 29 ovembre relatant q^e le gouvernement hol-mdais a reçu du gouvernement belge une ote disant que celpi-ci désapprouve toute jlution de la question de l'Escaut envisa-eant J'annexion de territoire hollandais st-ella exacte? 2. Si oui, le ministre est-il disposé à faire art à la- Chambre des'termes de cette décla-ition et de la correspondance échangée à ; sujet? Le ministre Loudon a répondu: 1. La communication citée à la- première uestion, dans ,,Het Volk" du 29 novembre ernier, est exacte, sinon dans les termes, u moins en principe. Le. ministre belge des ffaires étrangères, de concert avec les îembres du gouvernement, a fait connaî-•e par écrit son principe concernant cette uestion au ministre des Pavs-Bas au '• «-re et déclare qu'en rapport avec le désir ue les relations entre la Belgique et les 'ays-Bas porteront toujours la marque de t confiance et de l'amitié, son Excellence 'hésite pas à répéter que le gouvernement elge désapprouve complètement toute me-îre envisageant une attaque à l'intérieur u territoire hollandais. En même temps le gouvernement hollan-ais est autorisé à se prévaloir de cette détaxation.Ce qui précède est une réponse à la se-Diide question. i — — // y a un an 13 décembre 1915. L'armée grecque baimdowné aux alliés le territoire compris titre, Doiran' et Salomque.

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This item is a publication of the title L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam belonging to the category Oorlogspers, published in Amsterdam from 1914 to 1918.

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