L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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07 December 1914
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s.n. 1914, 07 December. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 03 August 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/b27pn8zd2k/
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jere AntlCÇ W°« ***** M| S cents (ÎO Centimes) Lundi *3 nècembee IQ14. L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. «Journal Quotidien du matin paraissant à Amsterdam Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées au burcflu de rédaction : ]\.25. VOORBUHOWAL 334—240. Téléphone ; 2797# Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers. f Charles Bernard, Charles Herbiet, Comité de Rédaction: ; Gustave Peellaert, René Chamhry, ( Emile Pàinparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du Journal: N.Z. VOORBUHGWAL 234-240. Téléphone: 1775. Abonnement i En Hollande fl. 1.50 par mois, payable par anticipation I Etranger fl. 2.00 „ „ Les billets de banque belges. Nos ennemis, non contenta d'avoir uiiné nos villes, brûlé nos villages, d'avoir prélevé des réquisitions excessives, d'avoir imposé d'énormes indemnités de guerre, essaient maintenant de miner nôtre crédit dans le seul but de provoquer une panique parmi les Belges et de les amener à rejeter l'argent belge pour prendre de la monnaie allemande dépréciée. Cette campagne ne réussira pas, parce qu'elle ne repose, sur aucun argument sérieux, ni même sur un prétexte admissible! Examinons froidement la situation. Quel changement s'est-il produit depuis la guerre? Notre Banque nationale n'a subi aucune perte; sauf le prélèvement de deux millions fait à Hasselt par les Allemands elle a continué à travailler comme à l'ordinaire et a seulement pris la précaution de sauver son encaisse et de la mettre en lieu sûr. Dites-moi, bonnes gens, ne croyez-vous pas que vos garanties sont aussi bien à l'abri dans les cavcs de la Banque d'Angle-ï terre et dans celles de la Banque de France, qu'en -Belgique a portée des mains de nos ennemis? L Si " lès Allemands essaient de semer la méfiance c'est parce qu'ils ne sont plus en état de s'approprier illégalement l'encaisse. Ils savent très bien que si nous avons mis { notre encaisse en lieu sûr, c'est pour la î-vjnettre à l'abri de leurs entreprises. La Banque aurait-elle souffert de l'affolement des premiers jours de la guerre, pendant lesquels, dans tous les pays, l'Allemagne comprise, beaucoup c^e monde s'est précipité aux guichets pour obtenir du numéraire. Aucunement; grâce aux lois de l'Union Jatinè la jBanque nationale n'a pas \ Jâché un louis de son encaisse destinée à : garantir lés billets de banque, elle a donné une petite partie de ses onze millions d'en-f caisse en argent, une bagatelle pour un tel établissement.' Encore le cours forcé, établi dans tous les pays, .a arrêté net ce mouvement, dès les premiers jours. Il n'y a donc pas une de nos garanties qui soit menacée. II reste à la Banque nationale à se justifier de sa qualité de caissier de l'Etat. Encore une fois, voyons les faits.' Les Chambres ont voté des crédits extraordinaires pour.la guerre; le montant en est de 225 millions. En admettant que cette somme tout entière ait été fournie par la Banque nationale, elle ne peut guère gêner un établissement qui a un capital de 50 millions et environ .75 millions de réserves, car, ne ] oublions pas: quoiqu'il arrive, les gouvernements de la Belgique de demain devront rembourser à la Banque nationale, établissement privé, les avances faites. Cette situation extrême se présente dans tous les pays pendant cette malheureuse guerre. Aussi l'Italie, qui n'est pas en guerre, a autorisé la Banque nationale de porter son.pouvoir d'émission de billets de 900 millions à 1800 millions. Notre Banque nationale échappe heureusement à cette situation anormale. Aucun projet de loi de ce genre n'a vu Je jour .et on ne parle pas d'en présenter un aux .Chambres. Pourquoi ? Peut-être le gouvernement avait-il un actif important à la banque, peut-être a-t-ij pu .placer des bons du trésor, cela est du domaine ^ des initiés; pour le public qui veut savoir, nons dominerons une preuve publique et incontestable qui démontre que le gouvernement belge n'a nullement besoin de pressurer la Banque nationale. Il est patent, en effet, que l'Angleterre et la France ont avancé la somme de cinq cent millions de francs à notre patrie. Somme suffisante pour rembourser la banque entièrement et garder encore de quoi vivre pendant longtemps. Notre établissement financier n'a donc souffert sous aucun point de vue et c'est ce qui explique pourquoi jios billets de banque sont si prisés. Voici maintenant l'opinion des tiers. L'opinion des Belges d'abord : on connaît la valeur commerciale de la firme John P. -Best., universellement connue. N'avez-vous pas lu que son chef, M. Alphonse Aerts, a eu maille à partir avec la Kommandantur parce qu'il exigeait des billets belges et ne voulait pas de billets allemands. ■ Celle des neutres ensuite: Pouvez-nous supposer un instant que la Banque néerlandaise accepterait de donner des florins à (frs: 209.40 quand le cours en valeur nominale est de 211,64 pour des billets belges, si ceux-ci offraient l'ombre d'un danger? Le bon sens suffit pour répondre à 'cette question, il n'est pas même besoin de connaître la prudence extraordinaire que mettent les banques nationales dans leurs agissements. ■ Nous finirons par une preuve que nos ennemis ne contrediront certes pas, c'est 1 opinion des Allemands eux-mêmes, des Allemands qui habitent la Belgique et qui ^ font des affaires financières. I Encore une fois tout le monde a lu l'histoire arrivée à Bruxelles. Un monsieur fait un achat à la Deutsche Bank, succursale en notre capitale. ! H voului payçr; en billets de banqueJ allemands, la banque refusa et exigea des billets belges ! ! ! Après cela on peut tirer l'échelle et dormir sur ses deux oreilles : les billets de la Banque nationale de Belgique sont excellents, jouissent de la confiance de tous. C'est leur valeur même qui excite îa jalousie et la campagne de calomnies allemandes.FRANÇOIS ROSSEELS ancien président de la Commission de la Bourse d'Anvers. m ♦ ■ —i r- Pour la St. Nicolas et la Noël de nos soldats. Tes petites souscroption affluent; tant mieux. C'est la sollicitude des humbles, surtout, gui v a droit au coeur de nos hommes. Leurs frères, que les circonstances obligèrent à se réfugier en Hollande, pour ne pas tomber aux mains des ennemis, songent à eux également, ainsi qu'en témoigne la liste ci-dessous, émamant des intimés de la nouvelle caserne, à TJarderxcijh. Et cela nous prouve que malgré les bouleversements terribles,-la rouge tempête dont souffrit notre pauvre pays, la devise nationale, plus que jamais, étincelle en lettres flamboyantes, au dessus de toutes les misères, de toutes les cendres, prometteuse de jours meilleurs et de glorieuses revanches. Montant des 4 listes préced...,» 449.60 frs. + 106.02 fl. Les officiers belges en résidence à Harderwyk „ 120.00 n Un groupe de 315 soldats belges internés à la nouvelle caserne de Harderwijk. „Pour le succès de nos armes". (Nous publions les noms de ces 315 souscripteurs dans la 2e page de notre journal) ... 2S,89i fL Mme. Madeleine Daens pour la St. Nicolas et la Noël de nos soldats Belges 10.00 9 M. Jos van Bulck. Un belge qui veut soulager nos pauvres soldats 20.00 frs. M. G. Matthys à Tholen. 5.00 t De la part d'un Belge pour la St.,Nicolas des soldats belges..„.25iOO fl, E. F 1.00 „ M. F. Wagner, pour la St. Nicolas et la Noël des soldats belges. 5.00 „ J. P. et E. B. Pour que nous retournions au feu!. 1.00 „ •M. T. E • 1.50 „ Sympathie hollandaise 5.00 s Em. de C'oen. Pour que cety porte bonheur à mon frère au front..., 1.00 „ M. L. Pierard •«. 2.50 „ Vive la Belgique indépendante 0.50 „ N.d. l.R. A xin officier interné à Amersfoort qui nons à envoyé une somme pour la îv'oël de nos soldats; Voulez vous nous dire à combien s'élève le montant de votre envoi? L'avenir de la Belgique prédit par Mathieu Lansberg. Un réfugié belge, dit le „XXme Siècle", bouquinant au British Muséum à Londres, vient d'y découvrir cette curieuse prédiction de notre Mathieu Lansberg. le père ck> l'an-cestral ,.Grand Double Almanach de Liège". ,,Mathieu Lansberg aux Belges, prophétie: ,,Du séjour aérien où j'interroge les astres, ma vue s'est prolongée jusque dans la, fuite des siècles. J'en ai pénétré les ténèbres, et j'ai pu m'élever jusqu'au sanctuaire vénérable où repose le livre qui renferme le destin des nations. Le vôtre s'y trouve gravé en caractères ineffaçables, et voici ce qui vous est réservé : ..Libres du joue; qui les tenait asservis, les Belges après trois siècles d'asservisseînent à l'impérieuse maison d'Autriche, figureront avec éclat parmi les puissances indépendantes d»3 l'Europe. On voudra les ramener au joug par dea promesses flatteuses et ils seront sourds à toutes ces promesses. Ils offriront leur alliance à toutes les nations voisines et œs na- 1 tions voisines l'accueilleront avec transport. Le lion belgique deviendra l'ami du lion batave et du léopard britannique: royaume des lys, qui leur aura donné l'exemple de conquérir la liberté, sourira à leurs efforts et les aidera, s'il le faut, à défendre leur glorieuse conquête". Ce n'est déjà pas mal prédit. Mais Mathieu Lansberg continue sa prédiction et parle de îa prospérité du pays, de l'art, des industries, de la science, de la littérature, etc., et il conclut par cette magnifique apostrophe : ,.0 Belgique, tu vas t'élever comme un cèdre , superbe au milieu d'une vaste forêt. Le siècle , de la gloire s'ouvre pour toi et il sera encore le siècle d'or. La devise sera : Quae regio in nostris terris non plena?" Union Belge. La prochaine assemblée générale se tiendra ^ à notre local provisoire "Weteringschans, 22 mercredi 9 décembre à 8£ heures. Ordre du Jour. 1. Lecture du procès-verbal d el'assemblée : générale du 28 novembre dernier. < 2. Désignation- de membres d'honneur. v< 3. Désignation de commissaires de salle. ( 4. Réunion intime. Nous portons à la connaissance de nos membres que notre local est ouvert et vaccessible c tous les jours à partir de 10 heures du matin c jusqu'à 11-i heures du soir. Nous invitons tous 1 les membres à fréquenter d'une façon assidue < le local, où ils trouveront tous les avantages s que pourraient leur offrir d'autres lieux de j réunion. Pour gouverne le comité se réunira à 7-J- heures du soir, mecredi 9 décembre, ( En Belgique. A Bruxelles. Nombre de soldats allemands se noient dans les canaux de Bruxelles. Cela devient une véritable épidémie. L'Allemagne a toujours eu la réputation d'un pays où la mode du suicide était bien portée. .Voici qu'à présent cette mode s'exporte! .* A * MM. Lévie, ancien ministre des finances, et Harmignies, vice-président de la Chambre, ont été rejoindre le gouvernement belge au Havre. Il serait question que M. Harmignies remplaçât M. Schcl-laert, dont la santé laisse à désirer depuis quelque temps. p. Le médaillier de la Chambre des Représentants a récemment disparu. Les voleurs n'ont laissé sur place que des médailles sans valeur ni importance, s'accaparant de toutes les pièces en or ou en argent. Plainte, comme de juste, fut déposée à îa Kommandantur, par les soins de la questure. Les autorités allemandes promirent qu'une enquête rigoureuse serait faite. Celle-ci n'a pas encore donné de résultat, mais depuis l'introduction de la plainte une main inconnue a raflé ce qui restait de médailles ! » * * On raconte à Bruxelles — où la nouvelle a transpiré venant de Luxembourg même — que durant son séjour dans cette ville, le Kaiser fit couvrir les toits de l'Hôtel Brasseur, où il était descendu, de matelats, en prévision du passage meurtrier, toujours possible, d'un aviateur des armées alliées. Il ne prolongea d'ailleurs pas longtemps son séjour dans cet hôtel, préférant une villa, sans doute moins exposée. & * Le roi de Saxe, qui fut l'hôte de la Belgique sans que celle-ci l'ait invité, s'est rendu à Malines où il a visité l'église St. Rombaut dont l'accès est sévèrement interdit au public. • * * Les prêtres de plusieurs villages se plaignent que des soldats aient sali les tabernacles et fait leï plus malpropres incongruités sur les Saintes-Espèces. Et cela de la part de gens qui portent sur leur ceinturon ,,Gott mit uns"! Ce qui provoquait cette question de la part d'un petit garçon: ,,11 y en a donc plusieurs, de bons Dieux?" Naïf, — mais juste! * * * """ Lorsque le freiherr von Lûttwitz convoqua les membres de la garde civique de Bruxelles à faire leur soumission et à signer le document dont nous avonds à plusieurs reprises entretenu nos lecteurs, les officiers chargés de ce soin furent très étonnés de voir arriver un officier honoraire de la feue garde qui venait solennellement offrir son sabre et ses décorations. Stupeur des Allemands! — Vous avez donc combattu dans les rangs de l'armée, lui demandèrent-ils? — Pas le moins du monde, répondit l'autre, sans se démonter. Je n'ai jamais quitté Bruxelles ! Les officiers du kaiser eurent toutes les peines du monde à faire comprendre à ce... patriote que le freiherr von Lûttwitz n'en demandait pas autant! Très joli de faire preuve de zèle, mais dans certaines circonstances seulement. * * * La situation devient grave dans la cité flamande. Des aviateurs alliés ont jeté quelques bombes sur une école, où sont caser-tiées des troupes allemandes. Cela a fort indisposé l'ennemi, qui se montre de plus 3n plus intraitable.. D'autre part le sentiment populaire est hostile et de sourdes colères fermentent. Cette situation tendue s'aggrave encore du fait que le pain se fait de plus en plus rare — on n'accorde plus que deux onces et demie par jour — ît que les Allemands ont pris en otage le bourgmestre Braun, le curé de St. Bavon ît les députés Siffer, Anseele et Verliaegen, iont les demeures sont surveillées. # j» * Un aumônier autrichien vient d'être le ,héros" d'une petite mésaventure qui plai-iera mieux notre cause que de nombreux iiscours. Il avait choisi comme logement m des collèges de Bruxelles, que nous ne lésignerons pas, afin d'éviter à ses occu-sants des ennuis toujours possibles. Il va le 6oi que la conversation roula sur les itrocités commises par les troupes allemands en Belgique. L'autrichien se refusait i croire qu'une armée put renfermer autant l'êtres malfaisants, d'autant que, dans 'armée allemande, toutes les classes de la ociété sont représentées. Devant cette cb-itination, le père recteur conseilla à son îôte de recueillir l'avis-d'un prélat étranger qui séjourne précisément à Bruxelles et lout la parole ne pouvait être mise en loute. Le bon aumônier incrédule 6'en fut lonc un beau matin vers la demeure du prêtre que sa naissance rendait étranger lu conflit, afin de pousser à fond son en-[uête. II n'avait pas fait cent mètres dans me rue de peu de passage, qu'un groupe le soldats allemands le prirent, à cause de on costume qu'ils ne connaissaient pas, >our un ecclésiastique belge. Aussitôt, il ut invectivé de la bonne façon. Les ,schweinhund" pleuvaient dru! Et l'Autri-îliien, sans demander son reste, revint lare-dare au çollège en question; Déjà revenu, s'enquerra le père révé rend ? — II suffit ! répliqua l'aumônier de armées de sa majesté très-catholique Eran çois-Joseph. Je suis édifié. Inutile que je pousse mes investigations plus avant. El il raconta, avec indignation, la scène char mante dont il venait d'être la victime. * » *> Plusieurs ,,baes" d'estaminet ont affiche ce qui suit: ,,Entrée interdite aux person nés armées." Ceci à cause des bagarres fréquente: entre soldats allemands qui menacent d< s'entre-tuer. - * * * Au Palais de Justice, les encriers er argent avaient disparu. Le président de la cour d'appel protesta, les encriers étan des cadeaux-souvenirs d'anciens magistrat ...et ils furent restitués. *. * * Toujours au Palais de Justice! Les sol data enlevèrent les décorations des toge' des magistrats, déposés au vestiaire ! * * * Les chauffeurs allemands transporten volontiers des voyageurs, même sans ,,pas sierschein" lorsque le pourboire en vau la peine, bien entendu. Tout récemment, nous écrit un Hollan dais habitant la frontière, un dhauffeu accepta, pour 20 mark, de le conduire i Bruxelles, dans son auto de transport Seulement, le Hollandais devait attendra la voiture en dehors de la ville. Arrivé don À l'endroit du rendez-vous, le chauffeu: cueillit notre ami et lui fit prendre plao parmi les bagages dont 6on auto étai encombrée. Surprise du voyageur qui trouv; déjà une dame dans le véhicule, écrasé' elle aussi entfe les colis les plus diyers Comme il ne put constater si elle étai jeune ou mûre, comme dame Marthe, c voisinage inattendu ne l'induisit pas ei tentation ! A A o ver s. D'après ,,De Telegraaf", la garnison d fort Erederic, dans le bas-Escaut, a déserté C'est la troisième fois que pareil fait se pro duit. Les soldats allemands colportent eux mêmes ces faits. D'autre part, des incidents fâcheux se mu; tiplient entre Prussiens et Bavarois. ,,Les tou jours-assoiffés landsturmers de Munich", con tinue Auguste Monet, se conforment ave mauvaise grâce aux ordres des officiers prus siens. • • M. AVilhelm von Mallinckrodt, de même qu M. ivon Bary qui a eu la pudeur de quitte Anvers pour Buenos A}-re« sans esprit d retour, fait ses préparatifs de départ, à soi tour. Son château de Cappelen. „Hortensia liof" est livré aux mains des déménageurs qu emballent, à destination d'Allemagne, tous le meubles de prix. Il a fait vendre, la semain dernière, tout le bétail de sa ferme modèle Le négociant en grains Hirscli préfère, lu aussi, les bords du Rhin aux rives de l'Escaut mais l'histoire du sieur von Bernuth, que nou tenons de bonne source, est édifiante. Afii que nul n'en ignore, M. von Bernuth (Mathia de son prénom) est le puissant assureur don les bureaux voisinent avec la Bourse. Il étai président de la S. R. N. A. Il est vrai qui cet Allemand avait obtenu la naturalisation Un fait qui aurait du cependant inciter no concitoyens à plus do prudence, c'est que M von Bernuth fut fréquemment l'hôte choy< de Guillaume II, à l'occasion des régates d; Kiel. Le Kaizer le retenait à sa table, seul i seul. Bref, après avoir obtenu la naturalisa tion belge, — ce qui aux yeux des Allemand ne devait point -parler en sa faveur, — il réus sissait à décrocher la décoration de l'Aigl Rouge do Prusse, qui no se décerne généra lement qu'en récompense de services excep tionnels rendus à la cause allemande. ICt M von Bernuth devint de Bernuth...., tan dis que ses deux fils continuaient à faire parti do la garde impéria-le. Conciliez tout cela, ca-nous, nous y renonçons! Le jour do la décla ration de guerre, ces messieurs rejoigniren leurs régiments. M. de Bernuth, au contraire fit publier dans plusieurs jouîxiaux anversois contre bonne monnaie sonnante et trébuchante qu'il était Belge et, comme tel, bon patriote Mais un jour, M. de Bernuth, dont certain soupçonnaient vaguement les sentiments, réso lut de gagner la Hollande. Il se rendit ; l'Hôtel de "Ville et réclama, le verbe haut, ui duplicata de son laisser-passer (il f aillait i l'époque, un écrit pour franchir la premièr ligno de l'enceinte fortifiée). L'employé refusa M. de Bernuth insista, se fâcha et partit ei claquant les portes. A qui devait servir o passe-port? Nous l'ignorons, mais on s'étonnî également, que sa la. pièce originale, délivréi à Anvers même, ne figurait pas, à côté du liei do naissance, le nom du pays, — ce qu'il es d'usage d'indiquer en pareil.cas. Voilà donc le président de la Société Nau tique parti. Mais il ne se tenait pas pour bat tu. Il revint accompagné d'un échevin qu appuya la demando de tout son pouvoir. L'em plové, fort de ses droits, tint bon. Que fit M de Bernuth, alors? Nous n'en sa\ons rien mais un coup de téléphone d'un commissaria de police voisin retentit, priant de ne pa laisser partir l'Allemand Belge. Il était ques tion, tout simplement do l'arrêter. Voilà les laits. L'assureur, qui n'avar pas perdu son assurance, put mettr la frontière entre lui et l'autorité militaire belge, grâce encore à des complaisances cou pables, assez à temps pour no plus être inquiété. Aujourd'hui, il arpente à nouveau la Place de Meir, — jusqu'à l'heure du coup de bala définitif ! Son fils, blessé à Courtraî, est soigné dan une ambulance de notre ville l * * A M. Ackermann, libraire allemand étaibli Place Verte depuis trente ans, a aussi un fils dans l'armée allemande. iSon magasin est intact, mais son domicile particulier a reçu la visite... d'un obus allemand. • * » Les employés communaux ont tenu une réunion à l'Antwerpsch Koffiehuis. Ces réu-3 nions ne peuvent jamais être privées. Et voulez-vou.s savoir qui faisait office de surveillant, pour compto do l'envahiseur ? Un i des chefs du rayon de chaussures des magasins Tietz, la „Société anonyme belge!" bien connue. A G an cl. Contrairement à ce que d'aucuns s'imagi-i lient, ,,Le Bien Public" est le seul journal > qui continue à paraître. Le 12 octobre, jour de l'entrée des Allemands, ,,La Elandre Libérale" a cessé sa parution. Le ,,Vooruit" qui s'était risqué à servir à nouveau ses > abonnés et ses lecteurs a été suspendu. 5 Les écoles ont été rouvertes. M. Pierre Beghin, conseiller*communal, publie dans ,,L'Indépendance", au sujet de ; l'activité de l'administration gantoise, la lettre qu'on va lire. C'est M. De Bruyne encore, qui présida, - avec une rare compétence, aux secours donnés aux réfugiés venus des villes et des - villages ravagés par les Allemands. Louvain, Malines, Termonde, envoyèrent plus de quarante mille indigents. Tous furent logés . et nourris aux frais de la ville, pendant t plus d'un mois. Le Palais des Eêtes qui, l'an dernier, lors de notre World's Fair, î recéla les trésors de l'horticulture, en héber-3 gea dix mille. : La question de ravitaillement était une i des principales, surtout dans cette ville b industrielle qui compte une population t ouvrière de plus de cent mille âmes. î C'est à M. Anseele, échevin du commerce . et de l'industrie, en même temps que des 3 régies, notamment celle du port, que revient i l'honneur d'avoir pourvu à tout ce qui con-t cerne l'alimentation de la population. C'est lui qui a obtenu, grâce à ses actives démarches et à ses initiatives intelligentes, que des navires chargés de grain et de charbon arrivent régulièrement et en quantité suffisante pour que, jusqu'ici, personne I n'ait eu à souffrir, à Gand, de la famine . et du froid. Avec l'aide de son collègue, M. Lampens, - il a veillé à ce que la durée du temps de ~ travail dans les usines ne soit pas réduite * dans des proportions exagérées, là où le ^ travail a pu être continué. Aux insuffisances de salaires, l'administration communale de Gand a suppléé par 3 l'organisation des soupes populaires et la ' distribution de secours de toute nature. 3 Qui plus est, la ville donne un travail 1 permanent et rémunérateur à plus de 5,000 \ ouvriers forcés de chômer. 5 Les finances fonctionnent aussi bien que i les moments difficiles que nous traversons le permettent, et le nouveau receveur com-i niunal, M. Gustave Dliont, a su faire preuve > dans ces circonstances pénibles de qualités 4 qui justifient l'excellence du choix que l'on [ fit en l'appelant à ces fonctions. I Au manque de numéraire on a substitué h, d'abord les coupures de deux francs et de ) cinquante centimes.- et, depuis quelques ! jours, les billets de 100, 20, et 5 francs, 3 dont le cours facilite les transactions, grâce : au crédit dont jouit la ville de Gand. ' M. l'échevin Heynderyckx préside au L bon fonctionnement des services d'hygiène . et de santé publique, bien qu'avec un per-î sonnel et un matériel en chevaux et charroi - notablement restreints, tant par suite du 3 rappel des hommes que des réquisitions. Çt ce service aussi, par ces temps, n'est pas sans importance. Ne faut-il pas craindre ' des épidémies? C'est M. Heynderyckx qui 3 s'occupe aussi du service de la Bienfaisance - Publique, charge très lourde actuellement. Cet aperçu succinct établira à l'éviaence t- que tous les édiles gantois ont su remplir j leurs fonctions avec dignité et honneur > autant qu'avec dévouement, et que si un j jour il y a des comptes à rendre, le collège j échevinal de Gand échappera à toute . critique; bien plus, il aura mérité i l'approbation reconnaissante de ses conci-t toyens, à l'intérêt général desquels il n'aura 1 cessé de se consacrer tant par amour pour f la cité et ses habitants, que par ardent | patriotisme. 5 Ce patriotisme se manifesta d'ailleurs t, encore le jour où l'administration commu-i nale reçut l'ordre de faire disparaître le l drapeau national belge de l'hôtel de ville t pour n'y laisser flotter que les couleurs allemandes. M. le bourgmestre Braun, dont le nom • est intimement lié à la grandeur de la ville . de Gand et à la prospérité des œuvres qui . y virent le jour, adressa à l'autorité alle-, mande cette lettre de protestation émou-' vante et énergique, dont les tenues indi-s quent les sentiments qui animent son auteur : Monsieur le Général-Major Jong. 5 Commandant de la Ville. > Monsieur le Général. Vous m'avez donné, d'abord verbalement, J l'ordre d'enlever sans retard le drapeau belge de la façade de l'Hôtel de Ville. J'ai ? répondu que je tenais à ce que cet ordre 1 me fût donné par écrit, voulant ainsi avoir - le moyen de prouver éventuellement à mes concitoyens que ce n'est qu'après injonction formelle que je me suis exécute» Je considère cependant comme un devoir d'élever une protestation énergique contre cette mesure, d'abord parce qu'elle est contraire à nos conventions prenîières et ensuite parce qu'elle froisse les sentiments les plus respectables de la population gantoise. Il ne faut pas, en effet, oublier que notre nationalité subsiste et que l'armée belge défend notre territoire avec une glorieuse vaillance. Pour nous tous, le drapeau national symbolise la Patrie et nos devoirs envers elle. Si donc vous pouviez obtenir, pour la ville de Gand, l'autorisation de replacer le drapeau national au fronton de sa maison communale, je vous en serais profondément reconnaissant. Le bourgmestre. <sé) BRAUN. Au L i m bourg. Un voyageur, arrivé d'Hasselt, — après les difficultés usuelles pour l'obtention d'un ,,passierschein", affirme que les soldats gardant les frontières du Limbourg sont possesseurs d'une liste de personnes à arrêter au cas où elles tenteraient de pénétrer dans la province ou d'en sortir, si toutefois elles avaient pu s'y cacher au mépris de la surveillance exercée par les soldats allemands. Parmi ces... futurs otages, figurent le ministre Helleputte, les députés Neven, Peten, Ramaekers, Schaetzen, les anciens députés de Menten de Horne et Van Ormelingen. * % * Dans tout le limbourg, une nouvelle proclamation ordonne aux possesseurs d'armes d'avoir à remettre celles-ci le plus tôt possible à l'autorité militaire allemande. * * * A St. Trond, il n'y a plus de gaz. * * * Le président de l'administration civile allemande de notre province, M. Bazille (un nom prédestiné !) a fait placarder à profusion, par tout le Limbourg, l'avis suivant. Il concerne uniquement l'introduction et la vente des journaux, question qui occupe et préoccupe vivement M. Bazille. ,,Pour pallier l'effet de nouvelles tendancieuses et empêcher dorénavant que de fausses nouvelles prennent cours, je décide ce qui suit: En complet accord avec le gouverneur militaire de la province du Limbourg les feuilles qui traitent de la guerre ne pourront paraître qu'après avoir reçu soit mon autorisation, soit celle du président de l'adlministration civile allemande à Bruxelles. Sont identifiées aux feuilles imprimées, les lettres, parlant de la guerre, et qu'on se passe de main eu main. Jusqu'ici sont autorisés: lo. Tous les journaux allemands. 2o. Les journaux paraissant à Hasselt: ,,Ons Belang", „Aankondigingsblad"3 ,, L a at ste Oorlogsberichten ' '. 3o. Les journaux flamands suivants: ,,Het Algemeen Handelsblad", ,,De Nieu-\ve Rotterdamsche Courant", ,,Nieuwe Courant", ,,Limburger Koerier" et 1',,Handelsblad d'Anvers". 4o. Les journaux édités en français, dont les noms suivent: ,,L'Ami de l'Ordre", „L'Echo de Bruxelles", „L© Quotidien', ,,Les Dernières Nouvelles", ,,1914 illustré".Nous nous réservons le droit de réquisitionner quelques numéros des journaux tolérés. Ceux qui ne se conformeront pas à notre ordonnance, risquent 5000 francs d'amende ou 3 ans de prison. Les deux peines peuvent être appliquées à un même déliquant. (signé) BAZILLE. On remarquera que ,,La Presse" ne se trouve pas renseignée sur cette liste. Est-ce un oubli? * * * Le député Neven, de Tongres—Maes-eyck est en ce moment aù Havre. • ♦ii* Comment voyager de Maestricht à Bruxelles? Par tramway vicinal! C'est un peu compliqué sans doute, mais avec de la patience, on arrive au but du voyage. Voici quelques indications utiles pour ceux qui veulent gagner la capitale par la voie du Limbourg hollandais: Départ de Maestricht: les lunelis, mercredis et vendredis à 7 h. du matin. Arrivée à Bruxelles à 2.30, via Tongres—Oreye— St. Trond—Esemael—Jodoigne—Beauve-chain—Hamme—Mille—Weert—33t.^ George—Vossem—Bruxelles. Le terminus est Place Dailly, à Schaerbeeck. Le retour s'effectue les mardis, jeudis et samedis. Départ de Bruxelles le matin à 8 h. 30. Arrivée à Maestricht à 4 h. 45 du soir. En Flandre occidentale. Le gouvernement "belge a signifié à tous les fonctionnaires de la Flandre occidentale qu'ils aient à se tenir prêts à rejoindre leurs postes prochainement. Le gouverneur de la province, baron de Kerekhove d'Exaerde, s'est installé très tranquillement à F urnes avec les fonctionnaires attachés à son département. Il s'occupe activement do toutes les questions vitales pour la province. , C'est là un signe de bon augure.

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This item is a publication of the title L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam belonging to the category Oorlogspers, published in Amsterdam from 1914 to 1918.

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