L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 02 March. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 19 October 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/5717m05048/
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âme ilïKMfllCS© & essiïë» SSSSU'sa'ESSBi'a: aa> ea.'nsaïïr-ss JTS* JTC3 L'ECHO BELGE L'Union fait la Fo »Iourraal dasotldieffi dlsa s-ra^tîw g»%&g,,@iggsaiEBt eirB MoBioirsalfô Belge est noire nom do Famille. Tontes les lettres cîoâveiaî être îfi£3ïi*essé-«s fsu » *>J.£de rédaction : IV.-5S. VOOHBU8GWAIL, 334-240, XsTËBdÀm. Téléphones: 3797 et 177S. Îéîïïacêeua* eîï Cîîeï: Gustave Jaspaars. Charles Bernard, Bené Charabrï, iom.te de Bfidaction : j EtI1,iag Pai„aaré. ftbonnemellts : Ho'iar.do II. 1.50 par mois. Etranssi- fl. 2.00 par mois. Fot:i- ÎC3 niiitaires eu Iront es les rr.iliiaires internés en Hollande fi^. 0.73 par mois payable iar anticipation. Annonces: 15 cenis ia ligne. Réclames: 30 cenûs la ligne. Sans conmuons. La discussion au Reicistag qui ajuiw le fo»urs de M. de Hertliug est msfeuctm, 'Ïcu3 avons montré que la seule bonne chose si l'on peut qualifier de bonne chose 'hypocrisie! — qui se trouva dans son dis-Jï c'est cet homma.ge que le vice rend a fl vertu. M. de Hertlmg est chef du gou-rernement, et a est tenu d'envelopper » jensée, de l'envelopper meme si bien qu a «rtairâ moments il dit le contraire de ce '^vL^Test d'autres Allemands, des Aile-ïiands qui occupent une situation très considérable, qui swtf tenus à moins de reserve. Quand le député Cohn ou lo députe Haase Jésapprouvent une politique de conquêtes et ](, violence, nous savons qu'ils n expriment n'me opinion personnelle, une opinion oulement partagée par un petit groupe du jeuple de3 usines. Mais quand un conserva-3ur comme Westorp ou Hydebrand, ou un ational-libéral comme Streseman revendi-«snt* pour l'Allemagne l'hégémonio du tonde, nous devons y voir l'expression tacbe et sans fard des véritables aspirations demandes. M. de Hertling et son gouvernement sont-3, oui ou non, les prisonniers des partis ne représentent Westarp et Streeenian. ans doute, sur le .domaine de la politique Ltérieure, certaines apparences peuvent aus induire en erreur. Mais la réforme eiec-irale en Prusse n'est destinée qu a xaire jcefpter au peuple allemand le3 iciées împe-alistes de ce fameux parti Vaterland qui su constituer l'union des agranens et des •ands industriels. Le gouvernement se rend ,mpte que la réforme .démocratique est la nçon nécessaire de l'expansion a^ 1 înte-eur. Et s'il rejette le point do vue réaction-lire de Westarp et de Hydebrand, ce n est je pour mieux poursuivre ia réalisation de ur programme pangennaniste. Dans le ême temps que von Payer, du liauo de la ibune du Reichstag, renouvelait les pro-esses d'une réforme électorale en Prusse, Allemagne adressait à la Russie un ult/i-Latum où les conditions de paix do Brest-itov&k avaient été révisées et .considerable-îent aggravées jusqu'à les mettre en accord arfait avec les revendications extrêmes du parti de Tirpitz. „Nous ne voulons pas annexer la Belgi-ue," déclare M. do Hertling. Nous connais-ms les restrictions qui détruisent le sens ?parent de cette formule. _Mais combien s restrictions plus ou moins imprécises, us ou moins enveloppées dans le discours i M. de Hertling, prennent du relief dans bouche d'un Hydebrand ou d'un Stresp-an. Et nous savons que c'est dans les osses de Hydebrand et de Streseman que rus devons rechercher l'explication du as sybillin de certaines formules de M. de ertling. Que dit Hydebrand? ,,Nous ne voulons 5 annexer la Belgique, mais nous devons oir en Belgique la suzeraineté politique, ilitaire et économique." Eu d'autres ter->s, les Allemands montrent une certaine ideur quant aux mots ; ils n'en tiennent ie d'autant plus à la chose. Quand la Bel-}ue sera devenue allemande il leur est as-5 égal que les Belges continuent à se dire yres. C'est toujours l'hommage que le vice nd à la vertu; mais l'hypocrisie n'a jamais it qu'ajouter au vice une laideur de plus. M. de Hertling n'a pas contredit M. Hy-brand. Les deux compères sont d'accord, t quand M. de Hertling vient nous dire le la Belgique ne peut plus servir de tête > pont contre l'Allemagne à la France et à Angleterre, nous savons très exactement qu'il entend par là. Pour M. Streseman, s'il est vrai que l'Al-nagne ne veut pas annexer la Belgique, est prématuré de le dire. Quoi qu'il en t, assure cet homme, les promesses de Allemagne en ce qui concerne la question mande ne peuvent pas être écartées d'un >te de la main. Streseman, en éffet, sait que valent les promesses de l'Allemagne, Sme les plus solennelles. Ce qui l'effraye, n'est point que ces promesses puissent 'e violées, c'est que l'Allemagne renonce-,t à l'instrument de domination qu'est ur elle le parti activiste. Et c'est ce rti, en effet, qui doit.servir à* fixer dans tre pays cette domination politique, mili-re et économique dont pariait M. Hyde-and, tout en écartant l'apparence d'une nexien pure et simple. Des journalistes neutres, commentant le icours de M. de Hertling, ont dit qu'en qui conoerne la Belgique il avait apporte peu de clarté dans le débat. En effet. >us savons, non pas mieux qu'avant, mais us savons une fois dé plus que les boches veulent nous rendre notre pays qu'en rdant dessus une hypothèque. Et nous, lis voulons notre pays quitte et libre, tel 'il était avant le 2 août 1914. Est-ce trop? t-ce commettre un crime contre la paix e de ne vouloir la paix qu'à ce prix? Il ïst pas un Belge au pays occupé qui pense fcrement et oe serait faire à ces Belges e mortelle injure que de prendre prétexte leurs souffrances et de leur misère pour îoncer à lutter jusqu'au jour où le comte >rtling ou tel autre qui sera chancelier ;a place aura déclaré: Nous restituons la lgique dans son intégrité territoriale et ns son autonomie d'Etat souverain, sans iditions. Ce jour est-il loin? Est-il près? n'est pas dans les hommes d'Etat alle-tnds, c'est dans nos admirables soldats de fser, c'est dans les magnifiques armées X"pres et de Verdun que nous avons placé tre confiance. Charles Bernard. ■" ncs> » n i !! y a un a n S rnosrs 1917. Les Britanniques réalisent s progrès aie nvr.d de Varlenwiprt et Eauemrt. ft. «t W'fkVifÇM sk£.»sknfx-aur ÉSÉ m tiptiss us w Le Ministre des Affaires Etrangères de Belgique, interrogé sur le discours du chancelier Hertling, déclare: ,,La pensée du Gouvernement Belge est connue et n'a pas varié. Il l'a affirmé tout récemment dans la réponse qu'il a adressée le 22 décembre dernier au Saint-Siège. Le Gouvernement belge a dit: ,,L'intégrité du territoire métropolitain et colonial, l'indépendance politique, économique et militaire sans condition, ni restriction, la réparation pour les dommages subis et des garanties contre le renouvellement de l'agression de 1914, telles sont les conditions indispensables d'une paix juste en ce qui ooncerne la Belgique.'' Le Gouvernement belge avait déjà déclaré et a répété qu'il ne discutera la -paix q;ie de concert avec les Puissances garantes de l'indépendance, qui ont fait honneur à leurs obligations senvers la Belgique." Hommage aux Belges» Voici un bel hommage rendu aux Belges par "M. le professeur Van Hamel dans le „Amster-dammer" : La force d'une petite nation réside dans sp foi en JÉa résistance. C'est le grand bonheur, c'est le mérite admirable dos Belges, d'avoir tenu toujours haute la religion de la résistance sans hésitation, sans amour des commodités efc sans fausse pudeur. Au milieu de l'oppression allemande, k*s meilleurs d'entre eux ont constamment prêché d'exemple en ce qui concerne la fidélité inébranlable au principe de la souveraineté de la nation. Ce sera leur gloire! Ce sera aussi leur salut! Nous saluons, tête découverte en signe de respect, la décision des magistrats de nos voisins du sud. L'attitude des juges belges peut être placée en regard des actes les plus sublimes de l'antiquité, do cette époque où la vertu civique, le patriotisme et la fermeté de caractère étaient honorés au-dessus de tout. i ■ ■ i ... Sur la tfamllli© ûu Cardêsiai Mercier M. Goyau, un écrivain efc un éiudit'français, a consacré à la famille du cardinal Mercier une intéressante étude : ,,ll y a deux cents ans", dit-il, ,,que les Mercier sont des Belges. Auparavant ils étaient Français. Nous pouvons noter avec une satisfaction patriotique cette lointaine origine française de. l'arahévêque de Mali-nés. Il n'est point non plus sans intérêt de savoir que le père du cardinal a fait, en 1830, à Bruxelles, avec trois de ses parents, le coup de feu pour les libertés belges. Il n'avait pas hésité à s'arracher à l'horizon familial (la famille Mercier était alors cou-, fortablenient installée à Braine-l'Alleud, bourgade du Brabant wallon), pour remplir au péril de sa vie son devoir civique. Les Mercier, même au temps où ils avaient du bien, n'étaient pas captifs de leur aisance : l'idée de droit, l'idée de liberté, pouvaient les émanciper de leur bien-être familial et les entraîner loin de chez eux. ,?Savait-on", ajoute l'auteur, ,,que Mgr Mercier, que l'on appelait à cause de sa havite taille ,,le grand abbé", longtemps avant qu'il fut le ,,grand cardinal", compta pendant quelques mois parmi les élèves de Cha-rcèt à Paris?" L'écrivain français rend un hommage éloquent à l'archevêque de Malines, à l'élévation de son caractère : ,,Vraiment", écret-il eu terminant, ,,est-ce que tant de sérénité intellectuelle, un si beau caractère, une telle noblesse d'âme, ne laissaient pas prévenir que les plus terribles épreuves trouveraient le cardin ri Mercier égal aux plus hauts devoirs ? Et Jfcnin>ténant, nous le voyons, écho et guide de3 consciences, parler à l'Allemagne au nom de la Belgique, à toutes deux au nom de Dieu." — Sous ia pluie D'une feuille bruxelloise censurée ce croquis de ,,Pluie" : ,,L'intempestive pluie — à l'instant où j'écris, l'eau dévale du ciel à pleins seaux — fournit à l'observateur l'occasion de faire une étude amusante de la ^-"^chû^c^do des gens .qyi doivent se risquer sous l'averse, Autrefois, on revêtait, avant de s'y risquer, un imperméable, des galoches ou de robustes bottines de chasse et on s'armait d'un solide riflard. On arborait un petit air «rc^uenard comme pour dire à la pluie : ,,Tombe toujours, ma vieille, fais des tiennes si ça t'amuse, moi, je ne te orains pas". A présent, on a un air moins fier. Dame, l'imperméable a vécu et les galoches, les semelles de bottes tiennent cl s l'éponge et du papier buvard et, quant au parapluie, il est devenu un meuble d'un tel prix qu'on a pour lui les soins d'une nourrice pour son nouveau-né. Au moindre coup de vent on le fprme, le pauvre, car quel irréparable désastre s'il allait se retourner ! Et on courbe le dos et on s'en va, pas fier du tout, sous l'eau qui gèle et qui éclabousse." ■■■!■■ —^i ii —) ■ I7TTIII»I Peur l3après-gyeg"r© M. Helleputte, ministre de l'Agriculture et des Travaux publics, vient de constituer, à Paris et à Londres, un comité consultatif de la navigation intérieure. M. Brunet, à Paris, et M. Stanidaort, à Londres, sont j Or«t\alXn X 1/^ ArtTOltûO En Belgique. La Keirewr' feoeii®. Le tribunal militaire allemand, siégeant à Charleroi, vient de condamner, sous les prétex-; tes les plus futiles : Orner Ladeuze, de Piéton, à 2 mois et 2 se-! maines d'emprisonnement; Jules Stroobans, de Joncret-, à 2 mois et 1 semaine; Charles Jacque-min, de Froidechapelle, 'à 1 mois; et Anatole . Hollande, de Monceau-sur-<Sambre, à 900 marks d'amende. Do son côté, le ,,.Kreischef" a infligé des amendes allant de cent à six cents marks à vingt-huit personnes de la région de Charleroi, pour ,fournitures insuffisantes de beurre" aux troupes allemandes! N Doux régime! Tyés par les boches. Encore une nouvelle liste de maihéureuses victimes de la maladresse — ou pis encore — des soldats boches. Cette fois, elle nous vient de Mouscron, cette localité frontière au-dessus de laquelle récemment eut lieu un combat d'aéro-| plcnc-s. Ce je. - - à. six personnes furent tuées par les projectiles allemands; ce sont: trois enfants, 0. Vandeputte, 8 ans, J. A. Hcspel, 7 ans, R. Janssens, 6 ans; un jeune homme,. D. Vanvrolleghem, 23 ans; un homme, H. Debar-"* rieux, 50 ans, et une femme, l'épouse . Elisa Vanhoutte, 44 ans. Quatre personnes furent très grièvement bles-: Marin T*cr. 47 ans, "RLisa Devos-, 17 ans, R. Vandercolle, 17 ans, et le jeune Robert Steyaert, 8 ans. Huit autres personnes furent blessées plus «légèrement. Au Conseil des Traîtres. Voici la. composition du ,,Raad van Vlaaai-doren" pour la province de Brabant et du Conseil provincial' activiste : Conseil des Flandres: Jean François De-bondt, professeur à Leefdaa.1 ; J. Decroos, professeur "à Diest; Eug. Dervtyter, bourgmestre à Saint-Joris-Winghc ; Emile Jacques, artiste peintre Bruxdlcs: Armand Reggc'i, instituteur à Tirîemont; Joseph Ursi, commerçant. à Louvain. Conseil provincial de Brabant: Guillaume Bonté, peintre en bâtiment à Tirîemont; Victor Coenen, employé au ministèro alrir'v'ste des sciences et des beaux-arts: Joseph Everaerts, tourneur etf fer. à Park-Heverlee : Remjf. Me.lis, instituteur à Louvain ; ôbarles Pletinx, commerçant à Louvai.n ; L. Posquin, Commerçant h. Diest; Remyi Saen, à Tirîemont; Richard Torbvns, cultivateur à Molenbeek-Werebcek ; Léonard van Berckelaar, commerçant en détail à Park-Heverke; Edmond van Dieren, rentier à Louvain ; Victor Van Wezenbeek, restaura^ teur à Werchter ; Auguste Verelst, fabricant à Aerschot; Emile Vogelaers, instituteur à Louvain.provocateurs. La bande subventionnée par le3 boches pour travailler contre la Belgique répand le bruit, à Bruxelles et à Anvers, que les fra-nsquiilons, comme ils ddsc.it, préparent en secret une grande manifestation anti-aktivistej et ils vont jusqu'à affirmer qu'elle partira de la place de Meir ! Ces messieurs seraient évidemment très heureux de pousser la population belge à une imprudence qui attirerait immariqua-blement une répression sanglante. Mais nos compatriotes sont trop sensés pour donner cette satisfaction aux boches et à leurs valets; ces agents provocateurs en seront pour leurs frais d'imagination. Au reste, la population belge.a, dans ces derniers temps, suffisamment témoigné de ees véritables sentiments d'union patriotique et sa dég approbation des menées flamingo-bcohes pour qu'il soit nécessaire de se livrer à une manifestation dont les suites pourraient être graves. La prspagas^d© défaitiste On sait de queSle magistrale façon la courageuse ,,Libre Belgique" ô déshabillé le sieur Hannotiau, conseiller communal | d'Etterbéek, et lui a administré une retentissante fessée. Cet individu, traître à son ! pays et vendu aux ennemis de la Belgique, ?ient encore de se signaler au mépris public par un acte qui suffit à faire juger de sa mentalité. Alors que l'immense majorité des élus et des corps constitués manifeste une union patriotique si complète, ce triste personnage a imaginé d'adresser ses félicitations aux hommes auxquels la Belgique doit certainement de n'être pas encore libérée de l'oppression allemande. Au nom d'un vague ,,Comité de défense sociale", dont on n'avait d'ailleurs jusqu'ici . jamais entendu parler et qui doit avoir | été créé pour la circonstance, Iiannctiau j vient, en effet, d'adresser à Trotzlry un télé-! gramme pour lui exprimer, à lui et aux i bolscheviks coupables d'avoir Ixrré la Ru6-. eie, pieds et poings liés, aux empires centraux, so* admiration la plus sincère et les souhaits qu'il forme pour lo succès de la trahison perpétrée par les soviets. Le document vient d'être rendu public. Si le peuple belge tout entier — y lit-on —-ne se lève pas en masse pour faire cesser ces hostilités, la faute en est au gouvernement du Roi Albert, qui le terrorise et l'empêche de manifester ses véritables sentiments (sic) ; c'est donc le gouvernement belge, ce sont les gouvernements alliés qui sont responsables de la continuation de la guerre. Et le lélégramme se termine par ces mots : Vive la. paix immédiate ! Un tel document témoigne d'une inconscience telle qu'on doit renoncer, à le discuter. C'est un honneur que ne mérite pas son auteur, et oe dernier, comme ees quatre co-signataires — les sieurs Cornet, président des Jeunes Gardes libéraux, Cas-teels, A. Daenens, dessinateur, et R. Hael-brecht — sait bien qu'il n'exprime que ses propres sentiments, et ceux" des boches, ' quand i\ félicite les bolsohflviks d'avoir trahi ia cause de la iioerte er, en aeoruisaii& n puissance militaire russe, essayé de facilite la victoire de Pimpérialisme tenton sur le libres démocraties occidentales. N'importe: en acceptant de se livrer pour le compte des Allemande et dans l'inté rêt de leur triomphe, à une • manifestation aussi impudente, Hannotiau et les quatr autres pantins - dont' les boches tirent les fi celles , se sont délibérément rangés dans L petite troupe de traîtres et de rebelles au devront bientôt rendre compte de leurs ac tes. à la justice de leur pays et auxquels 1 Conseil de guerre réserve le sort de Bolo Aktivistes comme les gens du Conseil de Flandres ou défaitistes comme ce Hanno tiau, ce sont des valets de l'Allemagne. Mai s'ils sont payés,-et même, paraît-il, bie: payés, pour accomplir leur odieuse besogne c'est de l'argent qui, dans quelque mois leur coûtera cher. A. M. V.... avait encaissé il y a quelques jours aux guichets du. Crédit Générai, une somm de 62,000 marks, composée notamment de 4 billets de banque de 1,000 marks. Au momen où il quittait la banque, M. V.... eut un syncope dans les escaliers. Après être reyem à lui, l'encaisseur constata que les 44 billet de 1,000 marks avaient disparu de son porte feuille! Le directeur du Crédit Général, mi au courant, prévint la police. M. Dewez, eom mjssaire adjoint, se transporta sur les lieu: pour procéder à une enquête. Beaucoup ^ d personnes ont été entendues par le policier mais jusqu'à présent il n'a recueilli aucu: renseignement pouvant le mettre sur le traces du voleur. Le malheureux encaisseur été" tellement frappé par là perte qu'il venai de subir qu'il a commencé à déraisonner e que, peu de tenips 'après, on a dû procéder sa collocation dans un asile d'aliénés. « • * En entrant dans sa chambre à coucher, 1 soir, Mme veuve B , de la rue de la 01 nique, à Cureghem, fut saisie brusquemer à la gorge par une femme qui se trouva: derrière la porte. Heureusement la victim parvint à se dégager et appela au secour: La femme-bandit ouvrit la fenêtre, saut sur la plate-forme d'une annexe, et de 1 dans une propriété voisine, d'où §lle pai vint à la rue. Quand la police arriva, la cc quine avait disparu. L'enquête a révélé qu la ' coupable est une nommée. D..., 43 ans ayant demeuré rue Raphaël. Son signale ment a été envoyé à tous le^ commissaire; Chez Mme B.... elle a volé plusieurs bijou et une somme de 350 francs. * * a Rue de Mérode habitait seul, dans un chambre du premier étage, un forain d nom de L... Mercredi après-midi des loca taires, en passant sur le palier, sentiren une forte odeur de gaz. Ils prévinrent àus sitôt le locataire principal. Comme la chan bre était fermée à l'intérieur, on requit M l'officier de police Petrons, de Saint-Gilleî qui pénétra dans la chambre. On trouv L.... étendu sans vie sur son lit. On 1 transporta dans une autre pièce où un mé decin essaya vainement de le rappeler à 1 vie. Le bec de gaz servant à l'éclairage d la chambre était resté ouvert. Xj— était ^ag de 53 ans. A Buîêsif© Georges Lab., pharmacien à Ougrée avait été condamné par le tribunal correc tionnel à 6 mois do prison pour tentativ d'extorsion, comme nous avons annonc dans un de nos numéros précédents. J avait adressé une lettre anonyme à M S...., chef de service d'Ougrée-Mar: haye, lui demandant de lui vendre 300 kilos de carbure d$.ns les prix, doits sous menace de le dénoncer à l'autorité o< cupante comme ayant caché du cuivre. S. devait répondre à des initiales d'une annor ce parpe dans un journal local. Quelques jours après, un autre emploi recevait à son tour une lettre le priant d ei gager S... à conclure le marçjhé.-Une sour. cière fut établie au journal: un jeune hou me étant venu réclamer les lettres aux in tiales indiquées, on l'empoigna: il déclar qu'il agissait pour compte du pharmaciei Celui-ci reconnut le fait mais prétend: avoir agi à l'instigation d'un sieur L..., d< mourant à Bruxelles, qui resta introuvable Le parquet se pourvut en appel. Devant la Cour, le ministère public d< manda une application sévère de la loi, € la Cour, faisant droit à ces réquisitions, condamné L... à"^ ans de prison. # * * Des voleurs se sont introduits, à l'aide S fausses clefs, dans l'immeuble no. 11, ru des Bénédictines, et y ont dérobé pour 170 francs de cigares, au préjudice de Marc< L... Ils ont en outre enlevé une charrett à bras pour transporter leur butin. Du violent incendie, qui était favorisé pi un vent violent et qui avait pris naissant dans la maison du ' boucher Ferdinan bchwaertz, rue de Turennc, a. malgré-le efforts des pompiers et d«s sauveteurs, con plètement détruit cet immeuble et six autr< màisons voisines, dont l'une occupée par u photographe. Une vive panique s'empara d< habitants de ce quartier populeux, qui purer ■ craindre un instant que le sinistre gagnât ég; lemeut leurs habitations. De nombreuses fî railles sont sans abri ; les dégâts matérie sont extrêmement considérables. Il n'y a € heureusement pas d'accidents de personnes regretter. * * * Pendant la nuit, une bande de ,,perron: de murailles'' a réussi à dérober dans lô coffr fort de M. Pouleux, marchand de bestiaux Gerpinnes, hameau des Flaches, une somir cl" "zOO.OOO francs, que ce négociant nvfiit r-tiré dans la journée d'une banque do Ckarl ' r •: u'i] destinait au -paiement d'un aoh; I de bétail,- Les ©pératioras militaires Succès locaux anglais à l'Ouest. Les troupes du maréchal tlaig tant deux raids réussis èt infligent ds grosses pertes à l'ennemi. Violentes actions d'artilleiie. Sur is front occidental. j Raids réussis êtes Anglais. (Communiqué officiel.) LONDRES, 28 février. (Reuter. ) • Ce matin, de bonne heure, les troupes anglaises . firent un raid réussi sur les tranchées enne- -mies aux environs de Gcmneilieu. L'adver- ( saire subit de grosses mertes. Nous fîmes un ! certain nombre de prisonniers et nous dé- ■ truisimes une mitrailleuse. Pendant le raid entrepris au cours de la ; nuit au sud du Bois de Houth-ulst, des trou- ; pea de Dorset, de Manchester, de Lança- ' shire et. de l'Ecosse s'introduisirent dans les ouvrages de défense ennemis jusqu'à une profondeur de 1200 yards. E'iles firent 14. prisonniers et tuèrent sans i doute un grand nombre d'Allemands. Aujourd'hui l'artiierie ennemie déploya de nouveau quelque activité sur un certain nombre de points du front, principalement aux environs de St. Quentin, au sud'-est d'Armentières 'et dans le secteur de Zonne-beke.Actions d'artillerÊe. (Communiqu ê officiel. ) PARIS, 28 février. (Router.) Ai part quelques actions -d'artillerie à l'est de St. Die il n'y a rien d'important à signaler. S.e coup do ïîiain de Gfoevrïgny. PARIS, 27 février. Le coup de main qui a eu lieu le 23 dans les environs fie Chevri-gny était une opération de sondage et non une attaque de force comme l'a prétendu un communiqué allemand. Il a d'ailleurs brillamment réussi : 2-5 prisonniers, dont deux officiers, et une mitrailleuse furent ramenés. Des batteries américaines coopérèrent à la préparation qui ne dura qup 5-minutes, mais qui fut d'une extrême violence.On donne sur la coopération d'un détachement américain les renseignements suivants: Le commandement français ayant sollicité des volontaires pour participer à l'opération, tous demandèrent à faire partie de la reconnaissance; il fallut désigner oeux qui seraient admis, à y prendre part. 2 officiers et 24 soldats américains furent choisis et firent yreuve d'un entrain égal à celui de nos roupes. La visite cfe Ni. Clenicnoeau au front britannique. PARIS, 28 février. M. Clemenceau, Président du Conseil, est arrivé le 24 février lans l'après-midi sur le front de l'armée britannique. Il a été l'hôte à dîner de Sir Douglas Haig, commandant en chef des forces britanniques. Le. 25, au matin, M. Cle-nenceau s'est mis en route et a visité le ront britannique du Nord au Sud, a'intéressant aux organisations de l'année, traversant les villes et les villages bombardés, prodiguant aux chefs et aux soldats ses plus vives félicitations et à la population âvile des paroles de réconfort et d'espoir. M. Clemenceau a traversé de la sorta Béthune, Noeux-les-Mines,' Souchez, Ablain, Saint-ÎMazaire, dont il tint à visiter le oimo-ière militaire r français. Le Président du Conseil a fait ensuite l'ascension de la cota 145, plus connue 6our le nom de Boulon-.de-Vimy. De cette position, brillamment enlevée par les Canadiens le 7 avril 1917, M* Clemenceau a contemplé longuement la ville 3e Lens et le pays minier encore aux mains 3e l'ennemi. Enfin le Président du Conseil s'est rendu par Neuville-Saint Vaast à Arras où il a été reçu avec les honneurs militaires par les a-utorités militaires britanniques et par la municipalité. M. Clemenceau a rapporté d® ?a visite au front britannique l'impression la plus favorable. Il lui a été particulièrement agréable d'avoir reconnu par lui-même oue l'harmonie la plus complète règne entre le» hauts commandement des arméès alliées. Les opérations en Palestine Engagements près cta Kit. (C&mmwviquê- officiel.) ^ LONDRES, 28 février. (Reuter.) p&jkiis .'occupation d'e Xhanaburayat par nos troupes, la. 20 février, nos patrouilles entrèrent En contact avec les Turcs près de Hit et firent quelques prisonniers. Nos avions attaquèrent des camps et de3 quartiers près de Hit ainsi que. sur la Dia-la supérieure. L2 presse anglaisa et le discours de M, Balfour. LONDRES, 28 février. (Reuter). Le ,,Westminster Gazette" écrib: Nous approuvons com-PvyDÊanesvt .les déclarations do M. Baàfour. Ncus devons juger l'Allemagne d'après 6es actes. Lorsque ncus voyons les hommes d'Etat allemands proclamer avec fracas, notre programme de pr ' _ i.ufc en viciant chaque oLauso dans les conditions qu'ils imposent aux Russes, aux IV.onnu?; Roumains, il importe que nous nous demandions si leur parole a quelque va- * fleur. Le ,,Pall Mail Gazette'' éc;it: M. Balfour a stigmatisé le chancelier d'Allemagne avec ses ; propres inexactitudes. Il montra que le chancelier, partout où il reconnaît les principes de i M. V/ilsou, fit preuve do mauvaise foi et qu'il employa le met ,,justice" pour garder l'Alsace dans les fers et comme un prétexte pour para^ lyser la Belgique. L9 ,,Manchester Guardian" écrit: Le ton de la réponse de !"<!. Balfour au chancelier Hertling a été intentionnellement modéré. Comme tout patrote, comme tout ami d© l'humanité, il aspire à la paix et i'1 envisage la réunion à la table verte dont parla Hertling, mais ^our une telle réunion il faut quelque perspective de concorde et presque tout le monde estimera, comme M. Balfour, que le discours du chancelier n'en offre aucuno. * fi * M." Balfour confère avec l'ambassadeur du Japon LONDRES, 28 février. (Reuter). Ce soir M. Balfour a conféré avec l'ambassadeur du Japon. * * x Les des bclsofteviks à. Londres. LOND'IIÎÏS, 28 février; (Reuter). Au cours les débats sur le cars de Lit.vin.of, le représentant d'c.~ bolsohovibs à Londrest et de la mission Kamenef, M. Cave, sous-secrétaire d'Etat à l'intérieur, déclara à la Chambre des Communes quo Litvinof a rromis de ne pas s'occuper do propagande révolutionnaire. S'il ne tient oas sa iî.Tfrm:'3se on ne montrera plus autant . de complaisance à son égard. Les membres de la mission Kamenef ont exprimé le désir do rentrer en Enssie, après que : la France leur a refusé l'accès de son territoire. Ils ne pourront parler à aucune réunion publique et l'on édictera un Order'in Council qui interdira à^tctis les sujets étrangers de parler à des réunions mib'iques ou de mener une propagande quelconque, sans l'autorisation du ministrfe de l'intérieur. Efis ItealSe Nouvelles dîVerses. ROME, 25 février. Lo. séance* du 23 fé~ : viier de la Chambre italienne peut bien être définie une séance historique, soit pour le patriotisme dont elle s'inspira, soit pour la | décision prise' et adoptée par presque tous les députes de continuer la lutte eni union avec les Alliés dans le but d'atteindre 'les buts communs de la guerre. Sonnino, en répondant aux discours de Hertling et Czermii, déclara que l'Italie est toujours prête à discuter toute^ proposition d© paix, pourvu qu'elle soit sérieuse et sincère.Les déclarations du président du conseil, eu complétant le discours du ministre des [ affaires étrangères uortèrent au dIiis haut diapason la ferveur patriotique qui inspira tout le peuple italien. Grâce à l'invocation d'Orlamdo à la patrie menacée par l'ennemi, le parlement italien put donner une preuve de sa propre solidarité avec le gouvernement en se faisant ainsi le fidèle interprète du sentiment sa* tional. / La Ohambre vota sa confiance au gouvernement presque à l'unanimité. Turat^ même no put s'abstenir d'atténuer le votë hostile des socialistes officiels en déclarant leur solidarité devant l'ennemi envahisseur. ROME, 26 février. Le mémorandum dea socialistes interalliés à Londres a produit en Italie une notable satisfaction eu égard1 aux affirmations des revendications nationales françaises et italiennes, belges, roumaines> serbes et monténégrines. Les cercles politiques et les journaux constatent, en se ré* jouissant, comment les socialistes, en reconnaissant que lés revendications de l'Entente sont inspirées des principes de liberté et de la volonté populaire, formulent implicites ment une accusation et une condamnation, des buts impérialistes des empires centraux» IJn très bon accueil fut réservé à l'affirmation du retour automatique de l'Alsace-» .Lorraine à la France, sans aucune allusion au référendum, ainsi qu'aux revendications des aspirations italiennes. En effet, les socialistes confirmèrent la nécessité d'avoir des frontières qui. donnent toute sûreté tant sur terre que sur mer. La ,,Tribuna" constats l'importance du: document et elle observe que les socialistes américains renoncèrent à l'invitation de participer à la conférence parce qu'on avait admis des fractions qu'on suspectait dé germanophilie.— J^e député Fon a présenté à la Chambre une interpellation sur la situation grave des territoires de Gorizia et de Tolmino qui manquent absolument de vivres. Tout ce qui était resté à ces populations pendant l'occupation italienne fut éloigné par lés soldats allemands, le tout accompagné de pillages, de vols et do violences. A Gorizia les agressions et les assauts des maisons particulières ont donné' lieu à des scènes sanglantes. Les citoyens sont obligés de se défendre au moyen des airmes. Le député Fon dit qu'on ne doit pas s'étonner que la population fasse des comparaisons en-» tre l'administration italienne et l'autrichienne, certainement défavorables pour cette der-miere. Il demande de veiller à l'approvisionnement de ces localités pour sauver la population de la mort par la faim. * ♦ * Ls mouvement maritime. ROME, 1er mars. (Havas.) Dans la semaine finissant le 23 fécrier 419.- navires de commerce de diverses nationalités jaugeant ensemble 333.330 tonnes sont entrés dane les ports italiens tandis que 338 vaisseaux (299.745 tonnes) les ont quittés. Ces ohif-fres ne comprennent ni les caboteurs, ni les barques de pêche. Aucun navire italien n'a été coulé. Un L vapeur italien fut attaqué sans; succès.

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