L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1917, 15 June. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 19 September 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/jd4pk0847p/
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3ôme Amiée :S'cëîiïsV ViurareO! IS» IlBlat IÇM'S' L'ECHO BELGE L'Union fait la Force, *IOMraî^l «iM©ttcaiesi du matin. vrfiiraisisant en MoMaracSe. ' Belge est notre nom de famille. Toutes les lettres doivent être adressées ai» bureau de rédaction: fj. z. VOOBBURGWAL 334—240, AMSTEKOAM. Téléphone: 2797. , Rédacteur en Che£: Gustave Jaspaers. i Charles Bernard, Charles HerWet, Comité de Rédaction: j Ren& chambry, Emile Painparé. JPouî* les annonces, eiJboraaneiîacsrïîs et veanï© au numéro, s'adresser êt l'AcirrESanisirsitloï-a journal: N.Z. VoorburgwaS 234-24Û, AinrastercSfîtTsa Téléphone: I77S. Abonnements: Hollande^»1.50 par mois. Etranger fl.2.00 par mois Annonces: 8 5 cents la ligne. Réclames: 30 ce unis ïa Bigne. La fin d'une Comédie Les caricaturistes, cette semaine, auroin beau jeu. Le départ de Constantin leur in spirera des compositions amusantes dont ur grand bonhomme gras, aux bajoues accen tuées, à l'oeil terne, coiffé d'une couronn< de roi de carreau, fera les frais. Il y a quel que chose de tragique dans le cas des rois qui abdiquent. Ainsi, quoique l'on put pen ser du gouvernement du tsar, seule une âme de goujat peut se complaire dans l'infortune du prisonnier de Tsarskoïé Selo Mais qu'est-ce donc qu'avait en' lui Constantin, roi des Hellènes, pour que, mêm< déchu, il fasse figure d'un héros d'Offen-bach plutôt ^ que d'un héros d'Homère? Il avait fait dans le monde line entré* assez piteuse. Elève de l'Académie militaire de Berlin, s'étant affublé du titre sonore de diadoque plutôt difficile à porter, il courui; se faire battre par les Turcs, à Larissa, en 1896. .Ses anciens condisciples se montrèrent féroces pour lui et^ il n'est pas un brocard qu'on lui épargnât à Berlin. Sa vanité en fut vivement atteinte et, loin de le consoler, l'appui miséricordieux que la France, toujours généreuse, accorda à la Grèce en ces heures difficiles ne fit que l'irriter davantage. Il aurait sa revanche. Cette revanche, le génial Venizelos la lui prépara, complète, éclatante. Il put battre un peu les Turcs et, la perfidie bulgare menaçant de frustrer la Grèce des fruits de sa victoire, il eut l'occasion de battre beaucoup les Bulgares. L'ex diadoque, le vaincu de Larissa, devint le vainqueur de Kil-kis et, à la mode homérique, mérita le titre de Bulgarauctone, le Tueur de Bulgares. Il bourut se montrer à Berlin dans l'éclat de sa nouvelle dignité et le plaisir d'avoir reconqùis l'estime de ses anciens condisciples de l'Académie Militaire lui fit commettre une goujaterie à l'égard de la France. Ayant vaincu ses ennemis avec des ca-noîis français, selon les méthode? françaises introduites par le général Eydoux, il s'empressa de faire hommage de sa victoire à l'école de Moltke et du Grand Etat-Major allemand. Certain toast de Poincaré et lea lazzi des titis Parisiens, qui soulignèrent son inconvenance, lui sont - restés sur le coeur. Si médiocre qu'il fut, politicien absolument nul, soldat à qui la fortune des armes sourit un jour, il semblait qu'il n'eut qu'à se laisser aller, guidé par la main du prudent et clairvoyant Venizelos, pour conduire la Grèce à de hautes destinées. et, qui sait, ceindre un jour la couronne des basi-leus de Byzance. Un esprit malin s'y opposa. Le sang allemand dont il était issu dominait dans ses veines. La grandeur de la Grèce était liée pour lui à la puissance de l'Allemagne et il ne pouvait pas concevoir la pensée que son pays pouvait s'élever oontre le gré de l'empereur Guillaume, 6011 beau-frère, qui l'avait éréé maréchal à la suite et qui avait bien voulu consentir à 39 qu'il gardât Cavalla, le port que la Franco avait réclamé pour la Grèce au traité de Bucarest. On connaît le développement de la crise iu cours de laquelle la Grèce se scinda. La îouvelle Grèce, Salonique et les îles, fidèle i-l'Hellénisme, fidèle à l'amitié des puis-lances qui ont fondé et garanti l'indépen-lance du royaume, fidèle à l'alliance avec a Serbie, se rangea sous le pouvoir du sage Venizelos. L'ancienne Grèce, de gré ou de 'orce, accepta le pouvoir du monarque qui illa jusqu'à violer la Constitution et- méconnaître l'expression légale de la volonté Dopulaire pour le bon plaisir du roi de Prusse. Certes, la trahison de la Grèce envers la Serbie ne pouvait pas empêcher les alliés l'aller au secours de ce malheureux pays )uand la Bulgarie lui eût déclaré -la guerre. Une trahison ne crée pas de droits; elle ippelle bien plutôt un châtiment et ce châtiment est fait de tous les événements qui' uivirent. Au surplus, le gouvernement égal de Venizelos avait. autorisé le débarquement à Salonique et ce n'est pas parce qu'il plut au roi, par un coup d'Etat, de envoyer son ministre quelques jours après, |uo les Français et les Anglais, qui déjà emontaient le Vardar, eussent dû repren-ire le chemin de Marseille. C'est depuis :e moment que le roi Constantin créa à 'armée d'Orient toutes sortes de difficultés qui la gênèrent considérablement dans l'ac-:omplissement de sa tâche. Protégé par le isar, le mari de la reine Sophie crut pouvoir aller jusqu'à l'hostilité ouverte. Le lr lécembre la populace d'Athènes, conduite >ar les fameux réservistes qui formaient a garde prétorienne du roi, massacra les narins que l'amiral Dartige du Fournet ivait envoyés au Pirée. Les gouvernements ulliés" rappelèrent l'amiral imprudent mais ls laissaient en place le roi criminel. Les îrecs, bloqués, privés de ravitaillement, jurent méditer pendant les longs mois d'hiver sur une politique qui leur avait apporté eus les maux de la guerre sous le prétexte le leur épargner la guerre, qui avait laissé eur pays morcelé; appauvri et sans hon-îeur.L'abdication du tsar laissa enfin les mains ibres aux gouvernements de Paris et de Londres pour agir à Athènes conformé-nent à la logique et aux intérêts de l'En-ieate.. M. Jonnart, ancien gouverneur général d'Algérie, fut nommé commissaire des :r$is puissances protectrices de la Grèce, » Vêt»t la Rus sie — auxquelles les traités accordent le droit de veiller au maintien de la Constitution —, avec des pouvoirs spéciaux. Il exigea une série de garanties qui, toutes, eussent été illusoires sans cette garantie suprême: le départ de Constantin et • de son fils aîné, le prince héritier, acquis à sa politique. C'est fait. Le général Sarrail n'a plus qu'à s'occuper des Bulgares sans devoir s'inquiéter des Grecs. Ces Grecs lui viendront-ils en aide? On peut croire que l'influence de Venizelos va reprendre le dessus dans toute la Grèce. Premier ministre du roi Alexandre il peut reforger l'unité du royaume et lui assigner une direction. Mais, sans tirer de lettres de change sur l'avenir, on peut dire que dès aujourd'hui la position des Alliés en Orient se trouve simplifiée et renforcée. La Grèce constitue pour l'armée de Sarrail une base qui le rend moins directement dépendant de Marseille. Elle diminue les risques des transports par mer et lui permet d'organiser et de préparer une offensive sérieuse. Pour le reste, la fureur de la presse allemande explique suffisamment les avantages que nous assure le premier acte d'énergie de la diplomatie des alliés dans les Balkans. Charles Bernard. La ruine économique de notre pap, Une revue allemande d'élevage, la ,,Zeit-schrift fur Pf. und Sp.", dans un article consacré au haras belge, laisse échapper cet aveu: ,,Le gouvernement général de Belgique a fourni 30,000 chevaux utilisables pour l'armée et en a mis 30,000 autres à la disposition de l'agriculture allemande. Si maintenant on sait qu'en Belgique on exportait annuellement 35,000 chevaux et qu'on en importait 50,000 (la revue oublie de dire que ces derniers étaient destinés à la boucherie N. D. L. E.) on se rend compte de l'importance de ce chiffre de 110,000 en 2 ans 1/2. Une des conséquences de cette grande diminution sera que le stopk est provisoirement épuisé et que déjà le manque de chevaux se fait sentir." La conclusion à tirer de ces lignes, c'est que les Allemands ont vidé littéralement le haras au profit de leur .armée et de leur agriculture. Tandis que les agriculteurs belges, aussi bien que les industriels et les commerçants des villes, en, sont réduits à utiliser des boeufs ou à renoncer à l'emploi de la charrue pour recourir à la bêche, les paysans d'Allemagne ont reçu, aux conditions les" plus avantageuses, la fleur de la cavalerie du territoire envahi. Les ravages opérés en Belgique sont tels que les Allemands, non dans l'intérêt du pays envahi mais dans celui de leurs attelages d'artillerie, ainsi que le confesse la ,.,Zeitschrift fur Pf. und Sp.", ont décidé de recommencer l'élevage dans les Arden-* nés, afin de se procurer les sujets dont ils ont le plus grand besoin, disent-ils. Belges. souvenons* ! Après la guerre nous verrons sans doute revenir chez nous, la bouche en coeur, les commerçants et les industriels boches. Ces messieurs nous assureront, en vue de reprendre les ,,ponnes bedides affaires", que si la guerre a été portée en Belgique- ce ne fut : pas de leur faute mais bien de celle des militaristes. En ce qui les concerne, ajoute-'' ront-ils, le ciel ne fut pas pk.s pur que le fond de leur âme, et ils nous gardèrent toujours une sincère amitié. Pour faire taire ces vilains oiseaux, il suffira de leur montrer l'extrait suivant de [a ,,Rheinische-Westphalische Zeitung ' ', organe des industriels rhénans. Cet article 2ût, croyons-nous, ce% qui a paru de plus fort, en 00 genre, dans un journal boche. Voici le morceau odieux et grotesque à la j à conserver précieusement": ,,Bruxelles devient le symbole de l'Allemagne, rempart de lia race des bas Alle-nands. Les souffrances des Flamands dans me couple de batailles, l'incendie de Lou-/ain sont, après tout, des sacrifices bien 'aibles, comparés au grand bien que nous ivons fait. Il" faut que l'Etat belge soit iboli. Le nom de ,,Belgique" était un masque adopté par les francophiles pour tromper les Flamands. Des millions de gorges illemandes et flamandes doivent crier ensemble: ,,Supprimez la Belgique! Plus de Belges dans le monde! Plus de ministres, le gouvernement, de Roi belges!" Les Flà-nands ne doivent jamais oublier que des nillions d'Allemands ont dû mourir pour eur conférer la liberté." Si le journal avait été sincère il aurait ij'outé ,,surtout plus d'industrie belge qui îous fait par trop la concurrence." ^ Pour les enfants pauvres Bien reçu, votre lettre. Nous regrettons cependant- ne pouvoir la "publier dans ces termes, quoique approuvant entièrement le ' fond. Reçu 2 florins pour les -enfanta belges 2.— fl. Il y â un an 15 juin. 1916. De-puis le début de leur of-1ensive les Russes ont fait prisonniers U;67 officiers, 150.000 soldats et capturé 163 çanoij^ et 266 • mitrailleuses En Belgique. Le Régime de ia Terreur. M. Paul Wauters, directeur au ministère I de l'industrie et du travail, et M. Manne-| bach, secrétaire général au ministère de l'agriculture et des travaux publics, ont été déportés en Allemagne. Ces nouvelles victimes de la terreur qui règne en Belgique s'étaient opposées avec force aux dispositions prises par nos ennemis pour -diviser le pays. Les Oépsrlatîons des Belges en Âilemagne A Ciney .Le journal de guerre ,,Le QLnacien" a reçu quelques détails très intéressants concernant les déportations à Ciney et qui en disent long sur la vaillance et le patriotisme des femmes belges. Depuis la publication du fameux édit convoquant tous les hommes de 17 à 55 ans, la terreur régnait dans chaque ménage. A se représenter eans cesse les conséquences du terrible lendemain,s chacun frémissait d'épouvante. Jfartout, connue au lit de mort d'un être bien-armé, c'étaient les suprêmes recommandations, les adieux entreooupés de sanglots. L'Allemagne n'est-elle pas le pays de la mort ?... JÈnfin, s'arrachant à une- dernièue étreinte, voilà tous les malheureux proscrits en marche vers le rendez-vous de l'iniquité... Au cours de la longue séance-de l'examen des 1,280 proscrits, pour éviter des mesures qui. auraient sûrement obligé chacun à regagner sa' demeure, la foule, plutôt terrifiée et perdue de douleur, se garda de trop manifester extérieurement. Mais lorsqu'apparut, sur la route de Dînant, le lugubre cortège de leurs enfants réduits en esclavage, conduits comme un vil troupeau, révoltées par ces "moëurs de la dernière sauvagerie, blessées au plus intime de leur coeur, — ces femmes, avec unanimité, oublieuses tout à coup du danger et de leurs propres souffrances, donnèrent libre cours aux justes sentiments de dégoût et de colère que la prudence avait trop longtemps comprimés : ,,A bas les Boches! A bas l'Allemagne! Vive la Belgique! Vive la France! Vive l'Angleterre! Vivent les Alliés!" Au fur et à mesure que le oortège se rapprochait, les protestations se firent plus intenses. A peine les soldats allemands qui entouraient les déportés avaient-ils rejoint les premiers rangs de la foule, que des femmes leur crachèrent au visage. Et les... vainqueurs de l'Europe ne se retournèrent pas, ne relevèrent même pas la tête! Place de la Gare, noire de monde, la manifestation atteignit son apogée et se changea en un véritable triomphe pour les déportés qui entraient à la salle d'attente. La foule alors se transporta en toute hate du côté des Huit-Ponts. Au passage du train emportant vers Namur tous les déportés 4.u canton, nouvelle apothéose et redoublement de protestations: „A bas les Boches! Vivent les alliés! Vive la Belgique!" A ce moment solennel, l'auto du Comité américain passait précisément. Touchés des sentiments de patriotisme de nos compatriotes, les délégués de l'Amérique s'arrêtent, descendent, de l'auto et se tiennent respectueusement découverts devant la foule, qui s'empresse de témoigner sa reconnaissance envers l'Amérique compatissante et généreuse en l'unissant aux vivats en faveur des nations alliées ! * * * Nos compatriotes, .en acclamant les Etats-Unis, avaient-ils la prescience que la grande république allait se ranger du côté des alliés?... ,Quoi qu'il en soit, ce fut un moment inoubliable de sympathie émue et vibrante envers nos aniis, — après la manifestation courageuse et sublime de solidarité et de patriotisme et en même temps de dégoût envers les exécuteurs des basses oeuvres du kaiser! Les prisonniers martyrs Le gouvernement britannique vient de publier sous forme de Livre^ blanc les témoignages recueillis par lé Comité officiel sur le traitement par l'ennemi des prisonniers de guerre. . Le rapport parle de faits qui ont trait à des prisonniers-belges. Le major A. S. Peebles, qui a séjourné au camp de Halle, déclare. ,,A diverses reprises, j'ai vu un soldat belge quitter le camp portant un certain iXombre de sacs et accompagné par deux ,,Feld\vebel" '(sergents) et par plusieurs chiens. Le Belge était un peu innocent. Un soir il parut être très excité. Je lui demandai où il était allé l'après-midi. Après beaucoup d'hésitations, il me raconta qu'on le menait dans les champs habillé de sacs et qu'iï servait de ,,sujet" pour l'entraînement des chiens." Le soldat F. W. Farmer, qui résida à Sol-tau, déclare : ,,Un jour, vers lë mois d'avril (1915), les prisonniers étaient alignés pour se rendre à la cantine et un Belge était hors de l'alignement à cause de la presse. Des sentinelles passaient, employant la crosse de leur fusil, baïonnette au canon, et l'une d'elles frappa ce Belge de sa baïonnette... Je crois que îe Belge fut atteint à l'épaule; quoi qu'il en soit, il tomba- à terre sur-ie-champ et mourut endéans la semaine." A Bruxelles Le gouvernement belge vient d'être mis 311 possession d'un document qui prouve à suffisance que les déportations n'ont pas cessé en Belgique et que de malheureux déportés sont contraints à travailler derrière le front allemand. Il y a quelque temps des centaines de déportés, originaires de Bruxelles, travaillaient à la. voie terrée Malmédy-Metz. , j Le gouvernement" a reçu également noti- , fication que lea prisonniers de guerre à ; Hanovre sont très mal traités et que la mortalité y est très élevée. • Nous apprenons d'autre part que trois Belges, déportés, qui avaient dérobé une 1 grande provision de semences dans le bt de flaire du tort aux moissons allemandes, or été condamnés par le tribunal de» Crefel à un an de travaux forcés. Nous regrettons ne pas connaître 1< noms de ces patriotes' qui, emmenés de fore en territoire ennemi, cherchent à faire l'ennemi le plus de mal possible. C'est 1 guerre. De quoi les Boches se plaignent-ils * * * La ration de p'ain tomberait de 330 grau mes à 200 grammes parce que les Anglai ont retenu à Halifax les navires chargés d blé. C'est ce que prétend un journal publi à Bruxelles. La vérité est autre. Les Anglais, sachan que ces steamers seraient impitoyablemen torpillés, ont informé leurs capitaines qu'il 11e pourraient partir que lorsque la rout serait sûre. Le petit articulet de la ,,Belgi que" n'a donc d'autre but que de monter 1 population belge contre l'Angleterre. L'an qui l'écrit laisse passer le bout de l'oreille Les 60.000 tonnes de vivres destinées la Belgique auraient été'depuis longtemp distribuées si les pirates allemands n'avaien été prêts à torpiller les navires qui le transportaient. Ajoutons que la Hollande fait parvenir à la Belgique 15 millions d kilos de blé, — à titre de prêt temporaire Voilà ce que le journal de Moressée ne fai guère ressortir aux yeux de ses lecteur apeurés. * * * Les audiences de la Cour d'appel civil ont été levées en signe de deuil par suit de .lia mort de M. le premier présiden Faider, un magistrat de race, comme 1 dit dans l'oraison funèbre qu'il fit à soi sujet M. le président Levy-Morelle. M. le bâtonnier Botson, M. le procu reur-génér-il et M. l'avoué Bihin on prononcé à leur tour quelques parole élogiéuses en , l'honneur du défunt, don l'on s'accorde à dire que l!a guerre et se émotions auront hâté la fin. A Anvers Un crime a été commis à Westmalle. I est encore enveloppé de mystère. Le jug Taquet instruit l'affaire. Une arrestation ; été opérée. A Lïêâ© Le tribunal civil de Liège vient de rendre en* matière de .puissance paternelle, u] jugement .intéressant qui fixe la jurispru dence eur un point nouveau. En vertu d-la récente loi sur la protection de l'enfanc en Belgique, le procureur du Roi peu faire déchoir les parents de la puissance pa ternelle lorsque leur conduite donne d graves, sujets de mécontentement. Cette loi s'applique-t-elle aux étrangers — telle est la question qui vient d'êtr tranchée. Les époux.D..., de Liège, ont été con damnés par le tribunal de police, puis pa: le tribunal correctionnel, la Cour de cassa tion s'étant également prononcée, pou: avoir tenu une maison de débauche. Cetti décision étant devenue définitive, le pro cureur du Roi les a assignés, devant 1< tribunal civil, pour entendre dire, confor mément à la loi sur la protection de l'en fance, que la puissance paternelle su: leur fille leur serait retirée et que celle ci serait confiée à une institution. de bien f aisance. Seulement, les époux D... sont Hollan dais. Assignés devant le tribunal civil, le époux D... soutiennent, par l'organe d* leur conseil Me T. Collignon : Que la lo sur la protection de l'enfance, dans ses dispositions, ne s'applique pas aux sujet* étrangers, que le tribunal civil belge, er l'espèce, ne peut qu'appliquer la loi hol landaise, que cette loi ne prévoyant aucu ne disposition analogue, le procureur di Roi était impuissant, et, qu'en conséquen 2&, le tribunal devait débouter celui-ci. La défense faisait valoir que la loi sui la protection de l'enfance, en ce qui concerne la déchéance paternelle, n'est pa: d'ordre public international, qu'elle doil respecter le statut personnel, c'est-à-din les droits de la puissance paternelle Elle faisait observer que, dans la négative: les incidents diplomatiques étaient à craindre. En effet, il eût suffi aux parents D.. de retourner en Hollande pour, qu'à peim passés ia frontière, le jugement n'eût plus aucune force exécutoire; leur puissance paternelle reprenait le dessus, et la justice belge eût été. obligée de leur remettra leur enfant. Elle faisait remarquer enfir que la loi sur la protection de l'enfance de 1912. si elle est d'ordre public national l'est pas d'ordre public international; la défense citait une série de décisions analogues en d'autre matières. C'était, W effet, la première fois que la question se -posait en Belgique. Après ur ong délibéré, le tribunal a rendu un jugement rencontrant complètement les arguments dè la défense et y faisant droit. Le tribunal déboute le procureur du Roi de ;a demande en décidant que la loi de 1912 doit être considérée comme un statut personnel, pour autant qu'elle ne puisse restreindre, supprimer ou diminuer les droit* reconnus aux parents par leur droit natio-lal, que dès lors c'est la loi hollandaise pii, par analogie, doit régler la situation des défendeurs vis-à-vis de leur fille.... En conséquence, le tribunal déboute le i procureur du Roi de son action et condamne la P. B. aux dépens. A Louvain En séance du Conseil communal de Lou-vain, qui s'est tenue le lundi 23 avril 1917 sous la présidence de M. Col-lins, bourgmestre, le Conseil a voté l'expropriation : (1) Du pâté de maisons situées entre la Grand* Place, les rues de NarrAir, aux Poulets et Courte; (2) Le bloo situé entre les rues Courte, de Bruxelles, de Paris, le Mont des Trois Anges et le Vieux Marché; (3) Celui situé entre les rues de Paris, de l'Abreuvoir, Wiering et de Bruxelles, y compris les propriétés situées dans la rue de Paris et cadastrées sous les nos 248B, 248E, 248D, 247, 239B, 238, 237, ainsi que celle dans le , .Rattemanspoort" et cadastrées ~sous les nos 239D, 239C, 240B, 2411, 243Ar 244A, et d'ans la rue de l'Abreuvoir sous les nos 246C, 246D et 246F ; (4) Les •propriétés situées dans la rue de Bruxelles (côté droit), dans la partie comprise entre la Grand'PI ace et la rue de la Station, excepté celles expropriées ' précédemment pour le quartier du Vieil Abattoir; (5) Les propriétés situées dans la rue aux Tripes et cadastrées sous les nos 666, 665B, 710, 667, 668A et 669A; (6) Pour la reconstruction et le" dépouillement des Halles (Université), les propriétés attenantes aux Halles et situées rues aux Cordes et Kraken, et le Vieux Marché. Cette proposition a été acceptée sen principe, mais l'exécution en est remise jusqu'à l'obtention des renseignements concernant la question financière. A H u 3/ A la demande de la Ligue de? consommateurs, un grand nombre de restaurateurs demandent à leurs clients de renoncer volontairement, iafu profit des petits enfants, au morceau de sucre qu'ils reçoivent. * * * A la suite d'une explosion de chaudière aux sucreries de Wanze, Léon Pirotte, <2u Thier-Haquin, a été tué; son aide, Jules Kinet, fut blessé, miads peu grièvement. Basas les Flandres On nous prie d'annoncer la mort, à Cour-trai, de M. Jules Leciamnière, fondateur de la firme de ce nom, décédé le 22 février dernier, à l'âge de 75 ans. Le défunt était ancien conseiller communal de la ville de Courtrai. b„ Leur crime. La réprobation qui accueillit l'acte des sept traîtres, à leur retour de Berlin, fut magnifiquement unanime. Le bon sens populaire, le légendaire bon sens belge stigmatisa sans hési-ber l'action de vile courtisanerie, de lâche bassesse de ces quelques dévoyés s'en allant, froi-lement, de propos délibéré, vendre leur patrie i, l'ennemi. Depuis lors et précisément parce qu'il croit pouvoir compter sur la complicité de ces quelques vendus, le Boche essaie de réaliser la séparation administrative promise à Berlin. Le but visé est aisé à découvrir, 011 l'avoue du reste sans détours: ,,ne pouvant conquérir la Belgique, on tente de la détruire." De la race flamande et de sa kulture, l'Allemand se f... comnïe un poisson d'une pom-11e, et il serait bien naïf celui qui conserverait !a moindre illusion à ce sujet. Au surplus, on ;onge nullement à cacher son jeu, et le Reichs-bae; entendit formuler ces jours-ci l'axiome politique nouveau: ,,En soutenant le Conseil ,,des Flandres, en divisani la. Belgique, nous ,,rendrons ce pays inoffensif, et l'Allemagne ,en sera d'autant plus forte." Si on avait eu le courage de confesser toute a vérité on aurait ajouté: ,,Car c'est à la ,Belgique que nous devrorfs d'être vaincus ,dans cette guerre. Sans elle, sans son héroïque résistance du début, notre coup de force Réussissait." Voilà donc un point acquis: .,La séparation idministrative est la réalisation d'un intérêt illemand." D'autre part, jamais, au grand jamais, cette nesure ne fut demandée en Belgique. Les man-lataires du peuple flamand sont catégoriques >ur ce point: ,,La séparation administrative ,n'appartient pas au programme du mouvement flamand'' (1). En Wallonie non plus, à Dart quelques voix restées sans écho, jamais )n ne réclama chose pareille. Si . donc il s'est trouvé de soi-disant Belges. Dour collaborer avec l'ennemi, ils ne peuvent în aucun cas se prévaloir d'un mandat.quelconque, exprès ou tacite. Nous npus trouvons donc en présence d'une joignée de fous furieux- qui se croient, ou plutôt se donnent, une mission rédemptrice, destinée surtout à leur profiter à eux. Je lisais dernièrement dans une revue boche une .thèse bien divertissante. Un certain Ver-neersch, jeune blanc-bec quelconque, se disant activiste, y affirmait que jusqu'à présent l'ac-ivisme ne pouvait compter que sur bien peu l'arihérents. L'immense majorité des Flamands n'en veut à aucun prix. Or, la réalisation du programme activiste étant, au dire de ce bon ipôtre, la seule planche de salut pour la race lamande, il ne restait qu'une solution. Si mes rères flamands ne veulent pas accepter de bon gré leur salut, écrit ce jouvenceau, qu'on le eur impose par la force. Que les baïonnettes illemandes nous protègent non seulement contre l'ennemi du dèhors mais surtout contre 'ennemi du dedans, c'est leur devoir et notre lalut ! ! Et en effet, dans pas mal de villages fla mands, Borms et Cie s'en vont prêoher la cro**J sade activiste dans des locaux requis par les boches de l'endroit, et ils n'hésitent pas à faire surveiller et maintenir les réunions par les casques à pointes, leurs comparses. Si, malgré ces _ précautions) il y a de la casse, on coffre tout bonnement les bons Flamands récalcitrants ; tout cela évidemment pour le plus grand bien de la cause flamande! Ah! l'horrible crime que celui de ces gens-là: entente directe avec l'ennemi, collaboration à la réalisation de mesures dont le peuple belge n'a jamais^ voulu et ne veut pas entendre parler, violation formelle des traités internationaux qui imposent à l'occupant de respecter les lois du pays, violation surtout des lois du pays, de la Constitution qui affirme solennellement que les Belges font leurs affaires eux-mêmes, que s'ils désirent . modifier fès clauses de leur pacte fondamental c'est à la nation, et à la nation seule, qu'il appartient d'en décider. ,,Les questions de politique intérieure de la ,,Belgique ne regardent que les Belges, ne peu-,,vent être résolues que par les Chambres, par ,,le Gouvernement Belge, par le Roi des Bel-„ges" (2). Reste la-question: que faire devani'ccs tentatives de destruction d'une patrie que chaque jour nous aimons davantage? ,,Ce serait renier nos sentiments patriotiques que de nous plier au régime dont nous ,,sommes menacés... C'est une oeuvre impie et ,,téméraire de semer la division entre enfa its ;,d'une même famille, entre fils de la même ,,Terre" (3). ,,Traîtres à la patrie seraient ceux qui se* ,,conderaient ces procédés équivoques" (4). Pour le grand public, la solution est simple : entraver, contre-carrer par TOUS les moyens possibles l'application des mesures nouvelles. Et là, nous avons la partie belle; naturellement réfraetaire à tout règlement, frondeur par tempérament, amoureux de la liberté, es-prk critique s'il en fut. le Belge n'aura qu'à se laisser aller. Pour les fonctionnaires, le cas est plus délicat, c<ar ils 6ont, eux, directement en cause. Pour les fonctionnaires supérieurs, pour les ,,têtes", la question est simple^ ,,toute collaboration serait une trahison". Tenus de servir le Roi et de respecter les lois du pays, ils ne saliraient, sans être parjures, se faire les complices de nos bourreaux. Plusieurs" déjà sont tombés, victimes de leur attachement à l'honneur et au devoir ; saluons .ces héros et#espérons que PAS UN ae restera-à son poste : il serait inexcusable. Pour les fonctionnaire^ subalternes, le p|-o-blème est plus complexe, il faut le reconnaître; la guerre peut être longue et faut bien manger. Mais qu'il serait beau de les voir s'en aller en masse, refusant de faire le jeu de l'en-, nemi et préférant s'exposer eux et les leurs aux privations et aux souffrances plutôt que de se prêter à la mutilation de leur patrie. Quel geste et quelle gloire! Ce serait le digne pendant du courage stoïque de ces ouvrier- déportés en Allemagne et qui, malgré la faim, malgré les coups, refusèrent jusqu'au bout c!e signer. La Belgique, qui dans cette guerre a déjà donné tant d'exemples d'héroïsrafe., donnera-t» elle encore celui-là ? Nous le souhaitons et noufi l'espérons. Les Allemands,, eux, le craignent. Aussi es-eaient-^ls par tous les moyens d'effrayer les fonctionnaires. Par l'envoi en exil des premiers démissionnaires, 011 espère bien intimider les autres. Et voilà que ces jours-ci, des émissaires à solde s'en vont colportant l'absurde théorie d'après laquelle le fonctionnaire, n'étont qu'un soldat, doit obéir simplement à ses chefs. L'occupation lui a donné, et cela en vertu d'accords internationaux, une autorité de fait dont il n'a qu'à exécuter les décisions. Du reste, ajoutent ces beaux parleurs, les coalitions dé fonctionnaires sont .défendues et des démissions en masse seraient non seulement passibles de •peines allemandes, mais tomberaient également sous le coup de la justice belge!! Ah! la bonne blague! Mais ces illustres maîtres d'école nous prennent-ils donc pour des idiots finis? Comment, le fonctionnaire doit toujours obéir! Même quand les mesures prises visent la destruction de son pays? La convention de La Haye prescrit à l'occupant: ,,d'assurer, autant qu'il est possible, ,,l'ordre et la vie publics en respectant, saur ,,empêchement absolu, les lois en vigueur dans ,,le pays" (art. 4f4). Les fonctionnaires doivent donc, sous la direction de fait de l'occupant, assurer le bon fonctionnement des rouages du pays. Mais, .lorsque, en violation de ses serments, l'occupant veut forcer les fonctionnaires à trahir leur gouvernement et leur Roi! lorsqu'on leur commande de tuer de leurs mains le pays qu'ils servent, doivent-ils obéir. Si demain, par exemple, la brute qui nous gouverne s'avisait d'envoyer au front les milliers de soldats occupés dans les administrations, les Zentrales, les arsenaux, aux chemins de fer,-au ravitaillement, transports, etc., et si les fonctionnaires belges étaient appelés à assurer ces services, qui donc oserait venir affirmer que le fonctionnaire n'étant qu'un soldat doit obéissance à l'autorité? Qui donc oserait soutenir que même en ce cas les coalitions de fonctionnaires sont défendues par la loi BELGE ! ? Alors, ces admirables ouvriers de nos arsenaux qui, malgré toutes les menaces et toutes les vexations, malgré les privations et la gêne, malgré, tout enfin, ont toujours refusé de travailler pour le compte de l'ennemi, seraient en fin de compte, eux aussi, passibles de la justice belge ! ! Pour qui donc nous prend-on? . Ces cyniques sophistes d'Outre-Rhin croient-ils vraiment nous avoir volé notre bon sens avec tout le reste? , Belges, restons dignes de notre devise nationale. Le monde entier a les yeux fixés sur nous, restons plus unis que jamais dans résistance à l'oppresseur barbare. Souffrons s'il le faut pour cette union, la délivrance est proche et la gloire est certaine. Soyons Belges jusqu'au bout! ,,La Libre Belgique". (Extrait du numéro de mai 1917.) (1) Lettre au Chancelier de l'empire. (2) Lettre du Cardinal Mercier aux ecclésiastiques de son diocèse, Pâques 1917. (3) Lettre envoyée au Chancelier, de l'Empire par les Ministres d'Etat et les élus des arrondissements wallons et mixtes du Parlement Belge. (4) Lettre du Cardinal Mercier,déjà citée.

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This item is a publication of the title L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam belonging to the category Oorlogspers, published in Amsterdam from 1914 to 1918.

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