L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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28 November 1918
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s.n. 1918, 28 November. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 05 June 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/jw86h4dx12/
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cp™="Tïrsiiir-e IV".14:95 i5~w&ni~ >ireM(di as novembre 19SB L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. «Sourira^S ciasottcSsem dai matin paraissant en Hollande Belge est notre nom do Famille. Toutes les lettres doivent être adressées au Ibureau de rédaction: IV. K. VOORBIJRGW41/ 334-240, j AMSTERDAM. Téléphones: 2797 et 1775. Rédacteur en Chef; Gustave Jaspaers. Comité de Rédaction : Charles Bernard, René Chambrf. Abonnements : Hollande II. 1.50 par mois. Etranger II. 2.00 par mois Pour la. militaires au front et les militaires internés en Hollande II. 0.75 par mois oavablà par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la lig-ie. Le Ravitaillement de la Belgique le Port d'Ânvers. Le port d'Anvers est vide. L'Anversc qui, du haut des promenoirs, voit, deva: lui, le vaste Escaut rouler ses eaux morn et glauques, dont rien ne vient interromp la monotonie, se sent envahi d'un indicdb sentiment de tristesse. L'Escaut est déser Anvers est mort. Rendez à l'Escaut s steamers, ses remorqueurs, ses allèges qi: jadis, le traversaient en tout sens, et Anve renaîtra, Anvers vivra. Ceci est l'évidence même. Mais il n'a rive que trop souvent que l'on n'accorc pas aux axiomes'l'attention qu'ils mériten précisément parce qu'ils n'ont plus beso: d'être démontrés. La nécessité la plus ii périeuse impose au gouvernement, à l'a< ministration communale d'Anvers, à tout les autorités et à tous les organismes respo sables de faire renaître au plutôt le traf de notre port qui est un intérêt vital c pays tout entier. Nous pensons bien qu'on y songe et qi ce problème constitue précisément l'up. d grands soucis de nos nouveaux gouvernant Déjà l'on a fait revenir de Flessingue 1 quatre bateaux du service de passage ent: le ponton du Steen et la Tête de Flandr et nous nous imaginons que nos concitoyen se réjouissent fort d'avoir retrouvé ces vieil amis, los populaires ,,bateaux de Saint Anne", avec leur aspect de gros crabes q-marchent do travers. Mais ceci n'est qu5u petit, un tout petit commencement. Il y mieux à faire, beaucoup mieux. Nous so] gcona notamment au service du ravitaill ment de la Belgique, qui se fait par Rotte: dam et qui devrait se faire par Anvers dai lo plus bref délai. Sans doute on nous opposera des obje tions d'ordre pratique. Nous ne pensons pi qu'elles soient insolubles. Il ressort de non tireuses déclarations officielles, notammei de M. le bourgmestre De Vos, que l'outi lâge de notre port est intact. Le navire qi réussirait à remonter l'Escaiit et qui se pri senterait sur la rade d'Anvers peut acco ter immédiatement et commencer le décha: gpment soit en allèges, soit en wagon. L question est de savoir si un navire de me: wbc un tirant d'eau relativement considi [ raUe, peut remonter le fleuve sans dange: Côrtzines passes se sont ensablées ; le bal &go normal dort encore être rétabli. Ma. ceci n'empêche que les Allemands ont p faire sortir d'Anvers, pour les conduire e Hollande^ nombre de navires d'un tonnas déjà^ important. Ainsi la preuve est faite Si l'Escaut demeure provisoirement ina< cessible, aux gros vaisseaux, la route d'Ar vers est libre pour des navires d'une jaug moyenne, comme c'est le cas pour plusieur unités qui naviguent pour lo compte de 1 ,,Commi^ien for Relief". Rien, par couse quant, ne s'opposa à ce que ces navires, ai li&U de passer par Rotterdam, se renden directement à Anvers, rien, si c« n'est peut être certaines difficultés administratives e des convenances particulières, qui doiven céder devant le bien général. Aussi nous espérons que le gouvernemen prendra des mesures énergiques pour assu rer dans le plus bref délai le ravitoillemen de la Belgique par les voies les plus directes et dans l'intérêt du ravitaillement lui-me me, et dans l'intérêt de notre port. X. Peur is récutiflago ol le réspprovisieîineinfi lis l'industrie. 1. Le Département des Affaires économiques attire l'attention de tous les intéressés belges sur les difficultés que présenteront, après la guerre, le réoutillage et le réapprovisionnement de l'industrie et du commerce, Tout indique qu'il sera nécessaire de procéder, sous le contrôle de l'Etat, à certaines répartitions des marchandises disponibles, du tonnage et des moyens de paiefrient à l'étranger. 2. Le gouvernement, convaincu do répondre aux besoins résultant de la situation économique générale. et des mesures prises dansées pays alliés, croit utile d'adopter les dispositions nécessaires en vue de concentrer entre ses mains toutes les demandes intéressant la reconstitution économique de la Belgique et de pouvoir présenter des programmes généraux aux gouvernements alliés. Il s'efforcera do respecter toutefois, dans la plus large mesure possible, la liberté des initiatives et des transactions individuelles.3. Le Département recommande en premier lien aux industriels et commerçants do chercher à éviter, aussi bien en pays alliés qu'en pays neutres, toutes demandes isolées do matériel ou de marchandises, qui ne peuvent que déranger le marché et nuire à l'action du gouvernement. 4. II. invite, en second lieu, les industriels et commerçants qui auraient déjà constitué Qes stocks ou passé des ordres fermes en pays alliés ou neutres, à en faire part au Département des Affaires économiques, — ^fiïce do3 Questions industrielles. 5. En ce qui concerne, en troisième lieu, ta commandes : restant à placer, il y i à faire une distinction. Le Gouvernement s'est occupé, en ordre Principal", de pourvoir aux besoins d es industriels et commerçants demeurés en Belgique ^cupée et actuellement dépourvus des Moyens de crédit propres à l'étranger. Il a favorisé, à cet effet, la constitution du » Comptoir national pour la reprise de l'activité économique on Belgique" — Société Coopérative — dont les statuts ont été publiés aùx annexes du ,,Moniteur Belge" , E0us la date du 20 iuillet 1918^ a Cet organisme fonctionne sous le contri Cl et avec le concours du Gouvernement, cc forînément à une convention^ passée enl l'Etat et lui' le 19 juillet 19i8. Le Département des Affaires éconon cKies invite en conséquence les industrie et commerçants à faire connaîtra lêu ,ls : besoins au Comptoir National. lfc I La Comptoir National a des sièges DS , Paris, 15 rue Louis le Grand (2e); à "Le re dres, 110 Cannon street, E.C. 3 et à ] le Haye, Bezuidenhout 173. t; | 6. Le Comptoir National est donc à es disposition de tous les industriels et coi i, i mérçants, meine de ceux qui sont représe :s tés à l'étranger ou qui y ont des môye de paiement propres. Toutefois, les intér* r- sés qui se trouvent dans ce cas peuvent ave le le désir de chercher à pourvoir eux-mêm t, à leur réoutillage et à leur réapprovisio: n nement. i- 7. Il est indispensable que, même da: i- ce cas, ils fassent connaître leurs besoi: 2S au Département des Affaires Economique i- Office des Questions industrielles. De iç sorte, le Gouvernement sera à même < u faire entrer leurs demandes dans les pr grammes généraux, ou éventuellement < L0 faire aux gouvernements alliés une d émane 53 . visant spécialement le matériel ou les ma 5. ebandises désirées par ces industriels c ^ commerçants particuliers. :e S. Le Gouvernement appelle la plus s 3 rieuse attention de ces particuliers sur is fait que, dans le cas où ils ne feraient p; x connaître en temps utile les stocks dé_ 3_ constitués, les commandes déjà passées c ^ celles qu'ils désireraient placer au Dépa n tement des Affaires économiques, celui-a se trouverait dans l'impossibilité de l faire participer à la répartition des ma: s_ chandises, des moyens de transport et c ^ payement qui pourront être mis à la dispi sition de la Belgique par les Gouvernemen alliés. Il est donc de leur plus grand intére personnel de communiquer immédiatemei ls au gouvernement les renseignements qu l" celui-ci leur demande uniquement dans u J but d'intérêt général. T 9. En toiH> état de cause, le Gouverne u ment se réserve de confier au Comptoir Né t ion al l'exécution des ordres, même de o&u >■ émanant d'industriels ou commerçants pai j ticuliers, qui ^comporteraient des accorc a avec des Gouvernements alliés. ;! ù Poursuites contre des traître i ~r— Q Nous sommes en nresure d'affirmer que 1 ô gouvern-àment prendra sans tarder des rnesu i es de rigueur contre les quelques militaire de l'armée.belge — ils sent d'ailleurs trè . peu nombreux, empressons-nous 'de le dir e — qui, prisonniers de guerre en Allemagne s ont accepté de prêter leur concours à 1; ^ sinistre comédie aktiviste et que les gen . dù ,,R'aad van Ylâanderein" ont promené l comme nous 1'avcns'déjà raconté, dans ne j. j villes flamandes et exhibé comme'des récla mes vivantes dans leurs meetings anti-pa t I triotiques. Pour jouir d'une liberté chère (. j ment achetée ces malheureux ont souilli leur uniforme en se montrant sur l'estradi l à côté des chefs du parti de la trahison dam des réunions à Bruxelles, Anvers, Ostende . Cour lirai, Saint-Nicolas, Willebroek, et plut récemment à Ganid, à Éasselt, etc. ' Bien plus: certains d'entre eux n'ont pas craint de prononcer des discours qui constituent des appels caractérisés: à la né vol te contre le gouvernement légal de la Belgique et à la guerre fratricide. Les nommés Charles Van Santé, un ancien séminariste ex-| puisé du séminaire, Léon Van Cleemputte. qui se décorait faussement du titre de ,,député des prisonniers de Gottingen", et De Schaepdrijver, qui s'affublait de celui d',,ambassadeur du Parti flamand au front ■ de l'Yser" — textuel! — se sont rendus j Coupable^ de ce crime dont ils vont devoir ' rendre compte à la justice et pour lequel l'opinion quasi unanime de leurs compatriotes les a déjà condamnés. nuT* " 0 * 'jiJ i —. Pour les évacués. Pour les évacués belges et français, 'produit d'une partie de cartes 1.75 fl. De la -part de M. Demony pour un remeign&ment 0.26 fl. r . a ■ ÎM» il y s un an 28 novembre 1917: Les batteroes françaises dispersent des concentrations de troupes ennemies dans la co<ntrée de Verdun. L'artillerie allemande bom-baxrde vigoure-u-^ sement les jiositiom anglaises cmx etwirons d'Y près. ! * En Palestine les Britanniques réalisent de nouveaux progrès. Avis mx Atanés. Vu le rapatriement prochain nous avons décidé de créer des abonnements bi mensuels. Les abonnés, tant civils que militaires, dont l'abonnement expire fin novembre et qui désirent continuer leur abonnement jusqu'au 15 décembre sont prié» do bien vouloir nous faire parvenir avant le lr décembre le mon. tant de fl. 0 75 pour les civils et fl. 0.3714 pour les militaires en un mandat ou timbres-poste. L'abonne-ment non renouvelé sera suspendu le 3 décembre. Eh Belgique. i le Soi Albert et le «gistutie. rs BRUXELLES, 25 novembre. Ce mati le Roi, acclamé au passage par la foui à s'est rendu en auto au Palais de Justic ii- où il a été reçu en audience solennelle p: ja la Cour de Cassation. A son entrée dans salle d'audience, profanée par l'ennemi q la en avait fait un corps de garde et dont 1 n- marbres et les meubles gardent encore n- trace de son passage, les magistrats, et 1 is invités firent une émouvante ovation au Soi s- verain. Celui-ci prit place sous un dais roi ir ge dressé au centre de la salle. Les magi 63 j tràts de la Cour étaient revêtus de la rot a- rouge vdes grandes circonstances. Successiv ment, le président Van Iseghem, le proci is reur général Terlinden et le bâtonnier d< is avocats de la Cour de Cassation, M. Plan s, sens, prononcèrent des discours rappelai la les crimes allemands et exaltant l'héroïsn le du Roi et de ses soldats. Ils dirent leur jo: de saluer enfin la présence du Souverai le dans le palais d'où la force avait expulsé J le droit. Ils rappelèrent .la courageuse attitud l*- des magistrats belges qui revendiquèrer u l'indépendant du juge et suspendirer leurs audiences. Le procureur général Tei 3- linden profita de la présence des magistral le de Douai pour insister sur les liens unissan is i ia Belgique à la France. Les orateurs évoque à rent en termes émouvants la mémoire de u soldats tombés sur les champs de bataille e r- , associèrent la Reine à l'hommage rendu a n Roi. Ces paroles furent soulignées par le is acclamations de l'assistance et les cris d > i ,,Vive la Reine". Les mêmes ovations qu' e l'arrivée saluèrent le Roi à la fin de 1 >- i cérémonie et ces vivats se prolongèrent dan ;s ^ la foule massée au passage do l'auto royal * Victimes de îa traîtrise teito 0 j (D'un correspondant particulier.) n I Voici un fait — entre mille autres — qu démontrera une fois de plus la duplicité e »„ la barbarie des Allemands. Le lendemai] _ de la signature de l'armistice, alors qu'au: s termes mêmes de la demande des gouver •_ liants boches les combattants avaient mi s bas les armes et qu'aucun coup de feu n i devait plus être tiré ,un groupe de soldat I belges, faisant partie de la division qui allai | entrer à Gand, fut attaqué par des AJle ^ mands qui se mirent à leur tirer dans 1 S dos. delà se passait -aux portes de la ville i dans la direction de Tronchieilnes. j Traîtreusement attaqués par derrière 3 plusieurs de nos braves tombèrent. L'ui d'eux, Marcel De Neef, sergent d'infanterie 3 auquel sa bravoure avait à plusieurs repri 3 ses mérité d'être cité à l'ordre du jour e 3 décoré, reçut une balle qui lui traversa L ' corps de part en part; c'était précisémeni 1 un jeune Gantois qui était tout foeureu? 3 d'être des premiers à entrer dans sa ville ' natale. Il vient de mourir, ces jours der 3 niera, des suites de sa terrible blessure mais, avant dé rendre le dernier soupir, i a pu écrire à l'un de ses amis: „Je meurs ; mais je suis heureux d'avoir contribué à li : bérer mon pays!" ' Nos soldats ' ont d'ailleurs vengé leur; 1 camarades, victimes de la traîtrise boche en abattant comme des chiens, à coups de 1 fusil, les auteurs de cette inqualifiabk agression. : ' Ceux qui oe veulent pas partis i l (D'un correspondant • particulier.) | Le gouvernement allemand a protesté récemment tontr^ le fait que la marche fies troupes alliées serait sur certains points si ( rapide que' des détachements des arrière-gardes allemandes, surpris à l'improviste, auraient été faits à tort prisonniers de guerre. La vérité est toute différente: il est arrivé à plusieurs reprises que des groupes entiers de soldats allemands aient attendu à dessein l'arrivée de nos troupes et- se soient rendus spontanément avec armes et bagages, en déclarant qu'ils se refusaient à rentrer dans leur pays. C'est ce qui s'est produit encore ces jours derniers dans la région de Lierre, de Wester-loo et de Diest, où le3 avant-gardes belges ont recueilli un nombre assez considérable de ces prisonniers volontaires. * * * Tandis que beaucoup de boches préfèrent se faire internèr que de rentrer en Allemagne avec le gros de l'armée vaincu, il en est certains autres qui, ne voulant pas, pour de multiples raisons, regagner leur pays natal, trouvent moyen de se cacher au moment du départ de leurs camarades et, grâce à certaines complicités, attendent pour se montrer en plein jour que le calme soit revenu la paix une fois signée. Il paraît qu'à Bruxôlles les boches, qui sont ainsi cachés particulièrement dans les environs de la place des Martyrs, sont assez nombreux. Il en serait de même à Liège, dans le quartier de la rue Féronstrée, et à Anvers, dans certaines rues qui environnent la place Saint-Paul et les bassins. Les autorités, prévenues de ce fait, ne manqueront pas d'ordonner des perquisitions domiciliaires qui permettront de mettre la main sur ces boches si désireux — pour quels motifs? — de demeurer en Belgique. Le châtiment commence. Une «cèuG^ vaudevillesque s'est déroulée, à Evere, mardi après-midi. Plusieurs soldats'do différentes armes, arrivés vers 2 heures, se rendirent tout d'abord dans un estaminet du centre du village et dont le patron, durant j toute 'l'occupation, n'avait cessé un seul jour de témoigner la vive sympatihie qu'il éprouvait pour les boches. Aussi ces derniers, avant leur départ définitif, lui avaient-ils laissé leurs photos en souvenir des excellents rapports qu'ils avaient eus avec lui. Toutes ces photographies étaient restées ,,fichées" dans l'encadrement de la grande glace du comptoir; nos braves soldats enlevèrent aveç soin les binettes bo ches qu'ils glissèrent en poche et ensuite, t froidement, avec méthode, sans pousser cri, ils se mirent à détruire le cabaret! Orcl trion, glace, comptoir, bouteilles, verres, e, blés et chaises, tout fut réduit en miettes. C e, fait, nos héros de l'Yser, auxquels s'étai ir joints de nombreux villageois, se mirent à [a recherche des femmes qui s'étaient méconc tes avec los Allemands. Une quinzaine de ^ viragos, dont une âgée de 48 ans, furent.i 33 semblées en un endroit et les soldats, arr ia cette fois de ciseaux, tondirent leurs cheve 25 les. Tout le village était accouru et les laz i- et les quolibets pleuvaient sur ces hétaïl i- Cette opération terminée, les Figaros bot 5. et éperonnés coiffèrônt les femmes tondues |e casques à pointes et de casquettes grises, } massées un peu partout dans le village, et y J~ tachèrent les photos des boches. Cela fait, leur lièrent les mains et les hissèrent sur de ÎS cari oies. Le cortège parcourut le village 5- tous sens pour arriver enfin à proximité tt Schaerbeek. Là, les femmes furent descend) e de leurs véhicules ; on leur arracha leurs 6 tements; ne leur laissant que la chemise, j, on les rendit à la liberté, en ayant soin de e pas les débarrasser ni de leurs biens, ni - leurs coiffures. Et c'est dans cette tenue b lesque qu'elles rentrèrent chez elles, en'ret versant tout le village. Aucune d'elles n'a p t testé contre le châtiment qui leur fut infli; — D'autres soldats ont fait subir un si 3 presque identique à certaines femmes t ivlolenbeek et de Schaerbeek. La police lai: faire les justiciers en leur recommandant de g point frapper ces tristes créatures, ce qui i , rigoureusement respecté. Et le soir, vers heures, des groupes de ,,ketjes" armés de vie d les casseroles et d'instruments divers parce s raient les boulevards du centre en chantai e • „Aan de duitsche wijven moet men het li£ a afsnijden !" (Aux.Allemandes il faut couper i cheveux). s A Bruxelles Parmi les arrestations opérées jusqu'à p « sent et qui* seront suivies de nombre'i autres encore — signalons celles de M. W quenne, ancien préfet des études du Consen toire, et d'un employé activiste de l'Hôtel t Ville de Bruxelles, i • * » : Les premiers jours la foule, très surexcitée . tenté à diverses reprises d'entrer dans certa: 3 établissements connus pour avofr servi, penda ^ la guerre, une clientèle exclusivement allemo ■.Des pierres ont été lancées dans les vitr 3 lies soldats belges mandés en toute hâte o pu maintenir facilement la foule qui s'es't re - due avec grâce à leurs injonctions, î * * * j __ Le bruit courait que des cadavres alleman étaient restés ici, abandonnés par les. fuyare -au Palais des" Académies et à" l'amphithéât de l'hôpital de Schaerbeek. On vient d'en c couvrir également à la gare du Luxembom Daiis un fourgon, les employés qui perquisitio naient ont trouvé un certain nombre de ce cueilg renfermant des cadavres en putréfactio Les ex>rps ont été transportés au dépôt me tuaire. * • • Un cortègo bi-m brillant c'est celai d lustres retournant au domicile qu'ils ont quit il y a quelques mois pour échapper à la réqi sition allemande. On les voit passer resplendissants, sur d ciyières, des charrettes à bras, dans des four go fcde déménagement, dont les portes sont .'aissé ouvertes à deux battants pour que nul n'< ignore. Et les charroyeurs ou porteurs cn't cet air s tisfait et railleur du bon ,, Bn sreleer" auteu (ou même simple collaborateur d'une ,,zwanze 1 réussie. L'intention est d'autant plus marquée que c lustres patriotes arborent presque régulier meut, en, toutes leurs parties, de petits drap lets belges et alliés. Bruxelles a eu vite fait de retrouver sa boni humeur. » » # D'accord avec l'administration communal MM. Van Gîabbeke et Corneil do Thoran or assumé la tâche de réunir les éléments néce saires à une ouverture très prochaine du thé tre de la Monnaie. Toutes les personnes qui étaient engagé pour la saison 1914-1915 — à quelque titi que ce soit, -— ont été priées de vouloir se troi ver au théâtre dimanche dernier, à on: heures. Les artistes désireux de faire des offres c fVrvice peuvent s*adresser au théâtro toi les jours, de 2 à 5 heures'. Cet avis était accompagné du communiqi suivant : Mardi prochain, à 8 heures, aura heu, a théâtre de la Monnaie un grand concert de gai donné par l'orchestre-symphonie de l'Armée c campagne (85 exécutants), sous la direction d sergent Corneil de Thoran. Cette phalange artistique a été créée au fror par S .M. la Reine en novembre 1917 et place sous la direction du premier chef d'orchestre c la Monnaie, devenu lo sergent Corneil de The ran. Elle est composée uniquement de combat tants choisis dans 'toutes les unités de l'arme de campagne. Notre gracieuse souveraine, qui s'est toujoui intéressée aux questions artistiques, avait fa: construire, à proximité du front, quatre granc théâtres où l'orchestre donnait des auditions d musique classique et moderne : c'était, pou nos troupiers, au retour de la tranchée, à 1 fois une distraction et une éducation ; pour eu et aussi pour les blessés qui se trouvaient dai: les he'jpitaux, ces auditions artistiques furer un précieux réconfort. L'orchestre-symphonie 6'est fait entendre un: quement au front, à l'exception d'une ouditio qui eut lieu à l'Albert-Hall de Londres, à la de mandé des souverains d'Angleterre et à l£ quelle, aux côtés du roi George et de la rein Mary, assistèrent LL. MM. le Roi Albert e la Reine Elisabeth ; eïette audition d'un orche^ tre dp soldats déchaîna un enthousiasme iudes criptible. Nul doute que l'orchestre-symphonie n trouve ici un accueil plus chaleureux encore. S. M. la Reine ayant manifesté le désir qu ce concert eût un caractère philanthropique, 1 soirée de mardi sera donnée en faveur de l'.Oeu vre des Orphelins de îa Guerre (Comité de l'As glomération bruxelloise), sous la présidence d M. l'échevin Jaoqmain. La location s'ouvrira dimanche, à 10 li., ai Théâtre royal do la Monnaie. Nous croyons savoir qu'aussitôt .rentré ; Bruxelles M. Kufferath s'adjoindra M. Cornei do Thoran pour reprendre l'eploitation régu lière de la Monnaie. M. de Thoran succéder; donc comme co-directeur à M. Guidé, mor pendant la guerre. L'Armistice. Les Français atteignent la frontière allemanî r^s (Communiqué officiel.) lm PARIS, 26 novembre. (Havas.) Aujoi .es- d'hui les armées françaises, après avoir ti ta- versé tout le Luxembourg, atteignirent ela frontière allemande à l'est de Weiswaippa ^ ' et de Heinerscheit. a A Redange l'administration commune ces ^ Un chaleureux accueil au général-co: as_ mandant de la 48i)ne division qui fit a aés entrée dans la ville. :lu- zjs La marche des Français dans le Luxembour es_ PARIS, 26 novembre. Dans la journée < tés 25 novembre les Français continuèrent le de marche dans le Luxembourg. Us occupère ra- Merzig, Betlen, Heinerscheif et Limerle. En Lorraine les Français atteignirent lls Luuter. La cavalerie entra dans Lauterber ux en Les Américains. de NEW-YORK, 25 novembre. Le corre lc's pondant de Reuter au quartier général a-m ^ ricain annonce en date du 25 novembre q- ne l'armée américaine se trouve à présent pr d6 de 1a Moselle, prête à entrer en Allemagn ai- A la suite de la rapidité de leur marc] ra- une singulière situation a été créée. L ro- Allemands se retirent de l'un côté de =G- rivière tandis que les Américains avance: de rï0 l'autre. Les Allemands furent oblig lsa de déléguer des officiers pour demandi ue aux Américains de ralentir leur marche. ut Actuellement tout le Luxembourg e 6 . rempli de trompes américaines qui par toi il- sont accueillies chaleureusement. Tous 1 IU" jours des milliers de prisonniers de guer: :t : libérés arrivent encore dans les lignes aan ar ° ri cames. .es La livraison du matériel roulant. LONDRES, 26 novembre. Reuter a] prend que le docteur Soif' a fait comprend: que la livraison des locomotives, des w; ;es gon9> e^c- €s^ devenue beaucoup plus diffici )t- à la suite du mauvais état dans lequel î •a- trouve le matériel roulant. On a demane: de de prolonger le délai pour la remise jusqu'à 1 février. L'entrée de Pétain à Strasbourg. ns PARIS, 26 novembre, (^avas.) Aujou: nt d'hui, à H heure, de l'après-midi, le m< a " réchal Pétain a fhit son entrée solennelle ^ Strasbourg. L'enthousiasme de la popi n_ lation fut considérable. Sur la place, devar j 1 ;ex-palais impérial, un défilé eut lieu, aprè ' quoi Pétain se rendit à l'hôtel de ville o 3s le bourgmestre lui souhaita la bienvenue ls, Ensuite une cérémonie eut lieu à la cathe ro drale. é- g. Un appel de la grar.tîc-duchesse du Luxembour n- 1 ' WASHINGTON, 26 novembre. (Reuter ■r- La grande duchesse du Luxembourg a de n- mandé à M. Wilson d'intervenir aiin d 1_ : protéger le grand-duché contre les dangei de la démobilisation 'allemande et de g? e- rantir ses intérêts à la conférence de pais tc: La demande a été envoyée au conseil d ii- guerre suprême à Versailles. es Les aspirations roumaines, as PARIS, 25 novembre. (Havas.) 0 es mande de Berne que toute la Bucovine es m occupée par des troupes roumaines. Dan : tout le pays le calme règne. a- ! r, I Le3 troupes françaises fêtées à Budapest. " BERNE, 26 novembre. (Hava's). Quelque journalistes hongrois arrivés en 'Suisse donnen as des détails sur l'accueil fait aux troupes fran e- çaises d'occupation à Budapest. Une grand e- foule assistait au passage de» troupes à traver les grands boulevards. On leur a jeté des fleurs le Les femmes ont rompu les cordons de polie pour _ remettre des bouquets aux officiers e fleurir les fanions. I En Bucovine. i. On signale de Vieillie que^ d'après un i- communication du Conseil national roumaii , provisoire, toute la Bucovine est occupé pa >s une armée composée de Roumains de l'an e cienne double monarchie. Le calme règn ~ partout. La lutte contre les bolsoHeviks. BERLIN, 26 novembre. (Wolff.) D'aprè. ■l'agence télégraphique ukranienne une esca è dre alliée de 5 navires (les croiseurs ,,Er nest", ,,Renan" et ,,Liverpool" et deu: u torpilleurs) est arrivée à Novorossisk. Le: a journaux annoncent qu'à Sébastopol le croi e seur anglais ,,Canterbury" est entré ave II | un torpilleur. A Novorossisk, tout comme ; t i Sébastopol, les navires furent salués par un: ;0 grande foule. * 0 Les journaux de Kiev saluent l'arrivé* u des alliés. En ville l'état de siège est levé c PARIS, 27 novembre. (Officiel.) Le 2; novembre une escadre alliee, comprenant { s cuirassés, 2 croiseurs et 9 torpilleurs, com fc mandée par l'amiral Calthorps, est partie s pour Sébastopol. Avant cette escadre une ® flottille, comprenant un croiseur, deux tor a pilleurs et un sous-marin, partit *pour u s même destination. La situation près d'Archangei. NEWïORK, 27 novembre. (Service spé _ cial de Reuter.) Le correspondant de l'„Asti sociated Press" à Archangcl annonce er - date du 25: Les canonnires des bolscheviks, qui pen-° dant si longtemps constituaient une menace pour les troupes alliées, ont été obligées finalement de quitter la Dwina afin d'éviter d'être prises par les glaces, mais les piè-3 ces lourdes ont été mises en position sur lof rives de la rivière. 3 Sur tout le front nord l'hiver a fait' son x apparition pour de bon et tous les cours d'eau sont gelés. 3 Les opérations militaires sont limitées à des actions d'artillerie mais on annonce que 1 les bolscheviks ont reçu des renforts importants.J Tandis que sur le front de la Dwina l'hiver a favorisé les alliés, sur les autres fronts leur situation est devenue plus dangereuse, - leurs flancs de trouvant exposés à la suite des marais gelés. _ I Je viens de rentrer d'une excursion au j îont et je crois que l'opinion généralement re> répand ue que les bolscheviks ne veulent pas se battre est fausse. at- ' J1 y a qulnz° jours l'infanterie des bol-'a" IS Pa.r"n5 à maintenir ses positions, la m^gro le violent feu de mitrailleuses. ch de M. Wilson, la ter f ,T0N' 26 novembre. (R e u-' e.r'). Les ambassadeurs italiens et français » partiront a de P*'* américaine,' Partiront avec le même bateau à bord duquel M. Wilson fera le voya?e s- bafoue^le % '6 Pré^ent s'em, lu- démen/ 2 3, Membre. Ce télégramme ir 7? - nfc don1c nouvelle que M. Wilson se ut 1 ouveiaifc déjà dans les eaux anglaises, ia Ebï Belgique S' PARTS oSrUiSS° et,Be|Si(!»e. JTAitib, J7 novembre. (Favas ^ Te a. des Belges a adressé le télégramme suivant é" Lwlr la "«nfédération helvétique 16 fédérafei'aam?6 C-haleUreu* colZl & ledeial m a adresse au nom du peuple son o, T,er?™ qui, au cours des siècles, s'ut toujours le mtact le patrimoine deHS ucht'7e df, ^ SuiSS6' P-f-dŒ 'î mercîmenta ' ' 6XpniUe meS lu 53 a- Ea Fraîice ît PARTS d'^pSrtati0? d'ar^nt allemana. \ 26 -novembre. (Reuter'i Hr. bs deCwtlet<f1Phblié Par lequd ^''mportatiôn -s de billets de banque ou de monnaie aile _e mands est défendue dan6 toute circonstance # * * _ p°i George à Paris LONDRES^ 26 novembre. (Havas.) Lo roi George d Angleterre, acoompajrne du îe ™ et dp rince Albert,^ par" i- ■ .ÇJ-°ur a FraW- Jeudi après-midi Sa Ma-) este arrivera à Paris. ;e __ é, E nu A srs g S €5 t ©S* u r question de l'ex-emperour. r-V ^ 26 ,novembre- (Bouter.) Le cabmet de guerre a chargé les conseiUers juridiques de la couronne d'étudier la ques- i- i dTf t ^>oslt!on aotuolle l'œc-kaisSr et v | u'0 fa-^re leur rapport. a | * * » CO que dit la presse anglaise tfas révélations TAVI,nT, bavaroises. 3 36 lloven>bre. Commantant les 11 b ba™r°15es, concernant les causes do , -giicrrc le ,,Daily Graphie" écrit- nnfi rf9 1c^irment seulement "le fait i nniw fi n fiuerrc a été tramé intention-, nollemcnt a Berlin mais aussi que lo nouveau f» uvernement ba-vjiro's veut rompre avec Bcr-) ■ lin a tini d obtenir des concessions des alliés. | Lie limes demande si Berlin osera iubdier a toute la correspondance entre Berlin et Vienne pendant tout le mois de juillet 1914. s ko journal dit ensuite : , "La Ba/ière ne pourra 6o justifier aux veux ■ des allies en inculpant Ire Etats fédéraux, e L Allemagne pécha, combattit et fut battue en l>loc. iSous n'a-Iloiiâ pas traiter avec un ciiaos. « * « i La reprise de l'exportation, t LONDRES, 26 novembre. (Reuter ) Le s dircoteur du „War-Trade-DePartment" annonce que l'exportation vers la Hollande peut être reprise avec une lioence de os dé-„ partsment. Le départemsnt est prêt pour , t recevoir des demandes de licence. Cette in-. formation ne se rapporte pas aux étoffes de , coton «t de laine pour lesquelles on puMic-s ra un arrangement séparé. . j * * * 3 709 raids aériens sur l'Allemagne. b LONDRES, 26 novembre. (Reuter.) D après une statistique sur les opérations aénenes les avions britanniques, au cours 3 des 13 mois précédant l'armistice, firent ! 709 raids sur l'Allemagne, dont 374 sur des l* villes allemandes, 209 sur des champs d'avia-. tien pour la défense du Rhin et 126 sur , d'autres buts militaires. Au total 670,000 kilogrammes de bombes furent lancés. • * L'extension du service militaire, i LONDRES, 26 novembre. (Reuter.) Le , département de la guerre annonce qu'en - j rapport avec le3 garnisons d'outre-mer et : les réservés en Angleterre le service militaire i britannique sera étendu. . J 3 La destruction du mon i tor „ciatton". i . LONDRES, 26 novembre, (Service spé-> cial de Reuter.) Un peu avant la dernière grande attaque l'amirauté annonçait la . mort d'environ 50 hommes à la suite d'une explosion à bord d'un de nos monitors. Cet accident eut lieu dans le port de Douvres où, 1 à ce moment, un grand nombre de navires » de guerre se trouvaient, parmi lesquels quatre monitors qui devaient prendre part aux i opérations devant la côte belge en rapport ' avec l'offensive sur terre. L'explosion se produisit le soir et immédiatement une grande foule se porta vers la côte, où elle aperçut le ^Glatton7', un monitor du nouveau type, en feu. Des remorqueurs et des bateaux à moteur environnaient le navire pour essayer de ^ sauver les blessés. j Le danger était grand, car, si le magasin du ,,Glatton avait pris feu, cela aurait été une catastrophe pour la ville. La présence d'autres navires avec des matières explosives à bord augmentait encore ce danger. I L'amiral Keyes se rendit lui-même à bord du j,G-latton" pour faire fonctionner les ' sirènes afin d'avertir la foule contre le danger, mais brusquement on entendit un bruit sourd et le „Glatton" coula. Il avait été atteint par une torpille du célèbre torpilleur ,,Broke". " j Pendant l'incendie plusieurs officiers et marins furent sauvés. A Douvres, 1 LONDRES, 27 novembre. (Reuter) Le ,,Times'' apprend que lès barrages et les champs de mine$ près de Douvces ont été Lenleyéa4 -

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This item is a publication of the title L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam belonging to the category Oorlogspers, published in Amsterdam from 1914 to 1918.

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