L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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05 December 1917
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s.n. 1917, 05 December. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 28 September 2021, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/ms3jw87s5f/
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a&tne, annee w». iî3S e» cents Mercredi S ctÉsceïTBï&re VSti'Z L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. «Journal auoiidien «Sas rri^tsr» ndraissant ers MoISas^dci^e Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées £iu Ibure«m c3e rédaction : M. Z. VOO^BiJRGWAL 234-240, A m STË KDAM. TéSésîhOîïes: 2797 et S77«. Rédacteur en CheS : Gustave Jaspaers. . t Charles Bernard, Louas IPIérard* ' Com.té de ^dactioii:)Mené Charalbry. Emile Paiitipairé, I Abonnements: Hollande II. Î.50 pas* mois. Etranger il. 2.00* par mois. Pour les niiitaires au front et les militaires internés en Hollande fil. 0.75 par mois payable jar anticipation. Annonces: 15 cents la Signe. Réclames: 30 cents la ligne. Fluctuations. La seule nouvelle 6Ûre — niais combien incomplète ! — que nous ayons reçue de Russie nous vient de Berlin. Un armistice a été conclu, non pas entre les d'eux belligérants, mais entre les états-majore respectifs d'un certain nombre do divisions occupant le front au nord du Pripet. La conclusion qu'on en tire immédiatement c'est que toute l'année russe est loin d'obéir au gouvernement arbitraire et inconstitutionnel de rétrograde. Il n'y a que les états-majors des divisions d'armée, fidèles a ce gouvernement, c'est-à-dire traîtres à la patrie et traîtres à la cause de l'Entente, qui soient entrés en pourparlers avec les Allemands. C'est une espèce de fraternisation en grand, une serai consécration officielle de ces actes d'indiscipline devenus de plus en plus fréquents sur le front et qui étaient dénoncés jusqu'ici avec réprobation dans les communiqués.Il est parfaitement inutile de clouer au pilori les misérables qui se sont faits les artisans de cotte manoeuvre, les Lenine, iua Trotzky et les Krylenko. Voilà beau temps qua nous étions fixés à leur sujet et noua savons qu'ils ne sont que les instruments de Borli». Nous ne pouvons, ni eux, ni ïeur bande, les confondre avec le peuple russe et nous déplorons seulement que dans ce peuple ignorant et impulsif, chez qui uue imagination trop, ardente ne trouve aucun contre-poids dans le aeu6 dès réalités, ait pu se développer un courant si fort en faveur des utopies humanitaires qui servent de paravent à la vénalité des hommes qui ont pris le pouvoir à Pétrograde. Co courant va-t-il l'emporter? Si peu que nous soyons au courant de ce qui ee passe en Russie nou6 avons pourtant assez d'indications pour savoir ci ue les illuminés et les fous pas plus que les traîtres ne sauront entraîner à leur suite la grande masse du peuple russe. Les élections pour la constituante qui se poursuivent dans tout le pays, malgré le terrorisme de la garde rouge, même dans les villes où les partisans de Lenine détiennent le pouvoir, ne donnent pas aux maximalistea la majorité qu'ils espéraient. Nous ne savons rien des résultats de ces élections chez les paysans qui représentent plus de 80 pour cent du peuple russe. Les paysans voudront | peut-être eu ivre Lenine dans la question du partage et de la nationalisation des terres. Mais ils e,entent trop combien ils auraient, à souffrir en fin de compte de la. catastrophe financière et économique où l'homme aux * gages de la Wilhelmstrass© est en train de conduire le pays pour qu'ils puissent lui £ donner leur confiance. Raisonnablement la 1 constituante, qui sera l'expression de la < volonté du peuple russe dans son ensemble, c no pourra pas ratifier la trahison du gou7 vernement actuel do Pétrograde. < Aussi' n'est-il pas encore question pour j les Allemands do ramener toutes leurs divi- ' sions, renforcées de corps autrichiens, du ] front de l'Est, pour les jeter sur nos ligues, en Flandre, à Verdun ou, en Italie. ^ Au ; contraire. Ils pourraient bien avoir à les ] employer en Russie même où il n'est pas improbable que le triumvirat Lenine— • Trotzky—Kryionko les appelle précisément < à son secours dans sa lutte contre une Russie reprenant conscience d'elle-même. Ce serait 1 le couronnement d'une oeuvre de destruc- 1 tion et d'anarchie délibérément poursuivie, 1 suffisamment monstrueuse et insensée dans ' Bon processus ]>our que nous soyons auto- ( risés à nous attendre au pire. Mais il n'est < plus, cette fois, aucun mensonge ni aucun < paradoxe qui pourrait aux yeux du moujik le plus ignorant justifier cet a^pel à l'en- 1 nemi, et-, du 'coup, il ne resterait plus 1 autour de l'ètat-major des boljeviiks que £ quelques traîtres avérés et les agents pro- < vooateurs de l'Allemagne. Faudra-t-il cette honte suprême pour ( donner à la Russie le stimulant nécessaire * a 6on réveil ? La solidité des armées de c Tsaherbatohef, sur le front de Moldavie, l Vaqtivite de3 armées du Caucase au sud . d'Ourmia, nous montrent assez que dans la Russie méridionale et les provinces Cas-piennes est en train de se développer une autorité autour de laquelle tout naturellement va sa grçmper la masse de la population, le prolétariat et la bourgeoisie, de ] toutes les provinces de cet immense pays. C'est à cette population que l'Entente prê- ( téra sen concours de la façon qui vient < d'être prévue à la Conférence de Paris. ^ Quelles sont oss mesures? Nous l'appren- { drons en partie par les communications qui { seront faites aux parlements de Londres, de ( Paris et de Rome. Mais la réalité même du fait ressort suffisamment du télégramme * que le président Wilson vient d'adresser au < roi de Roumanie. Il promet à ce pays l'ap- ] pul de l'Amérique, oe qui ne peut se conce- " voir que corrélativement à une action sur oette partie de la Russie où la conception allemande du chiffon de papier n'est pas encore devenue un principe de gouverne-nous sur le théâtre des opérations de l'Est nous sur le théâtre des opérations de l'est dans des coudrions, certes, difficiles, mais, bien loin de dire comme les boursiers qui font monter le mark qiie la paix allemande est proche, cette paix est encore loin — même en Orient. Aussi, sans rien négliger à l'Est qui puisse tourner à son avantage, l'Allemagne sait bien que la paix du monde se dictera sur le3 champs de bataille de l'Occident, Elle a mis tout en oeuvre pour annuler une partie des résultats importants de l'offensive britannique du 19 novembre. Mais, malgré tous se6 efforts et l'énormité de ses sacrifices, la bataille de Cambrai demeure une i victoire anglaise. De même, malgré la pusée de toutes ses forces, malgré le poids de son « élan au début irrésistible, la barrière du Piave demeure fermée. Le mur des lignes de Hindenburg en France se désagrège de plus en plus; le mur des armées italiennes se reforme et devient chaque jour plus fort. Quoi qu'en ait dit M. de Kuhlmann, l'offensive austro-allemande en Italie, loin d'ébranler la volonté de vaincre de ce pays, n'a fait que l'exaspérer. L'Italie va bientôt donner le maxinrurfi de son effort pour empêcher ses ennemis de l&ire un pas de plus vers Venise. Et l'Amérique commence à donner le sien pour nous aider à ouvrir les chemins qui conduisent vers le Rhin. Le mark aura encore l'occasion de descendre. Nous n'assistons qu'à une. simple fluctuation de cours. .Chartes Bernard. — m i I I -e—Î3l ■ Un ciy Trio Le compositeur von Weingartner* qui s'est rendu fameux en adhérant-au manifeste des 93 intellectuels allemands publié à grand fracas à l'automne de 1914, puis en allant diriger à Bruxelles des concerts boches, a été vigoureusement conspué, au I cours d^ cet été, par des Belges réfugiés à j Neuchâtel. A cette occasion notre distingué confrère, M. Maurice Muret, écrivit dans le <no. du 25 juillet de la ,,Gazette de Lausanne" les lignes suivantes: ,,Cet Austro-Allemand ondoyant et divers vient d'adresser à M. Fried, le pacifiste connu, une lettre où il reconnaît avoir signe le manifeste des 93 intellectuels sans l'avoir lu. Eb il ajoute: ,,Si j'avais pu le lire avant de le signer je n'aurais pas signé." M. von Weingartner regrette son zèle de naguère. Et nous en sommes heureux. Puisse-£-il ne pas s'arrêter en si bon chemin! Qui 6a.it? Peut-être M. von Weingartner n'attend-il que 1918 pour désavouer sa lettre à Cari Spitteler. Et si la guerre se prolonge sans amener le triomphe allemand, qui sait s'il ne regrettera pas en 1919 d'avoir dirigé des concerts de provocation pangermaniste dans ce Bruxelles où il avait été si bien reçu?" M. von Weingartner, ajouterons-nous, pourra regretter ce qu'il Voudra, il est une chose bien certaine: c'est qu'il ne rentrera jamais en grâce auprès des Belges. }8 que Lord Mcliffe a vu aux Etals-Unis. Lord Norblicliffe écrit dans le ,,Matin" : On peut se rassurer sur l'ultime résultat do ia grande guerre. La grande République de 100 millions L'âmes se priépare chaque jour à jeter tout e poids de ses hommes, de ses industries, [e sa richesse, de son enthousiasme et de a ténacité dans la balauce de la justice. Quand il s'agit de créer des instruments le guerre, nous ne sommes que des pyg-nées, nous autres Européens, par compa-'aison avec la République aux deux cents nillions de bras. Pour donner une idée de la prodigieuse ictivité des Etats-Unis, j'ai vu à Détroit, >ar exemple, la production quotidienne des îsines d'automobiles Ford sortir par les grandes portes d'un bâtiment dans lequel ;ent Grand-Palais tiendraient à l'aise. . J'ai vu sortir de cette usine 3.200 auto-nobiles avec leur carrosserie complètement erminée, et il en sort autant tous les 6oirs. 3n emploie dans ce bâtiment seulement. 11.000 ouvriers, et il ne faut pas oublier jue, grâce aux outils mécaniques, chaque mvrier américain a ea puissance de travail lécuplée. Et il en est de même pour toutes les isines d'Amérique. A Dayton (Ohio), latrie des frères Wright, j'ai visité la 'igantesque usine qui fabrique des millions le petites pièces d'aéroplanes. Ce que j'ai vu aussi, c'est l'effort financer dos Américains pour la guerre, et leur rdeur patriotique qui indique bien leur tétermination d'écraser le kaiserisme et le ►oloïsme. — La note gaie Il vient de se former à Dresde une com-uission ayant pour but de susciter dans le peuple allemand plus d'intérêt'pour la poli-jue coloniale. A cet effet, il est question l'organiser une exposition ambulante de >roduits coloniaux destinée, dans la pensée le ses promoteurs, à exercer une salutaire nfluence sur la mentalité des habitants des liverses villes allemandes. Nul ne niera que ce projet ne vienne à on heure, a l'heure où les troupes anglaises it belges sont- en train d'arracher aux KKîhes les derniers kilomètres carrés. <le eurs possessions d'Afrique! ■■■ * 'ii ■ *0 i ij 11 ■■ Les opérations en FSandre, L'état de défensivo constante dans lequel ious nous trouvons en face des troupes de Sir Douglas Haig — écrit lo major Mohrat dans la ,Deutsche Tageszeitung" — n'est certaine-nent pas réjouissant pour nous. Si active que joit notre résistance, ce n'est cependant toujours que de la défensive et c'est l'ennemi qui garde l'initiative des opérations. -*=ga9>~«-e ■ » ■ // y a un an 5 décembre 1916. Sur la Tchcrna les Verbes atteignent les abords de Stravina et les troupes franco-serbes réalisent des pro.' p"ès av> nord de Paralova. fin Grande-Bretagne. M. Asqwth donne M démission» En Belgique. A Bruxelles Le Conseil communal d'Ixelles s'est réuni sous la présidence de M. Emile Duray, bourgmestre. Après un comité secret qui a duré jusque 4 heures et au cours duquel il a été procédé à la nomination définitive d'employés communaux et à l'examen de différents objets concernant l'administra- j tion communale, le bourgmestre a déclaré | la séance publique ouverte. : , Oh a admis sans vote le renouvellement j des centimes additionnels à la taxe sur les revenus et profits réels, droit de patente or- ( dinaire, sur les autonlobiles, etc. Un nouvel emprunt a été voté à l'unanimité. ( Puis la séance a été levée. ( •» ■> Un journaliste parisien rapporte les paro- ' les suivantes à lui dites par un de ses com- j patriotes, évacué du Nord et récemment rapatrié de Belgique. Elle 'confirme la bonne entente — signalée à plus d'une reprise par les nouvelles venues de Belgique occupée— c qui rècjne entre Belges et Français dans le ^ territoire envahi. s ,,On ne dira jamais assez les souffrances, f le patriotisme et le bon coeur des Belges, j Chez eux, tout est dominé par un patriotisme inflexible. Tout ce qui est Allemand -ou * suspect de complaisance pour les Allemands 1 est impitoyablement repoussé. Tout ce qui est Belge du allié est accueilli avec enthou- f, siasme et la France, en particulier, est ad- g mirée et aimée comme une soeur à laquelle s la Belgique est unie dans la souffrance com- i: me elle le sera dans la victoire. r ,,Vous n'imaginez pas tous les liens d'af-fection qui se sont noués entre les Belges '• pendant ce3 évacuations. Je pourrais vous ^ en citer-des traits touchants, si la crainte de l'Allemand ne ra'pbligeait encore à beaucoup de prudence. Quand on pourra parler, on sera bien surpris.... " * K * On dénient la mort de M. Lowet, couseil- ! 1er à la Cour d'appel. ii d A Ganct On nous prié d'annoncer que c'est M. Lucien Morel, de Boucie-Saint-Denis, ad-ministrateur-directeur-gérant de la Société ^ de la Lys, à Gand, qui est décédé récemment et non M. Morel de Westgrave, connu-j j-nous l'avons annoncé par erreur. il A propos du voyage de Mgr. ïïeylen la ,,Croix" publie la nouvelle que voici. h Mgr. Hèylen, évêque de Namur, est ar- " rivé à Rome lundi soir, accompagné par ^ M. le chanoine Schmitz, secrétaire de l'évê- ^ ché. Il est descendu à l'hôtel de la Minerve, (j où il séjournera dix à douze'jours. ^ ^ S( On se rappelle qu'én janvier 1916 l'évêque de Namur avait fait un voyage ana- f] ogue, et que durant son séjour à Rome il .'était occupé spécialement d'organiser la subsistance des prêtres des diocèses français jeeupés, que le Souverain Pontife avait :onfiés à sa sollicitude, et qui sont environ >00. Nous savons que Mgr Heylen a pu as-* iurier mensuellement à chacun cinquante rancs et l'intention de la messe quotidien-ie. La distribution de ces sommes a été ëta->lie avec précision, malgré les difficultés des :ommunications, et les reçus en parvien-Kiit avec régularité à l'évêché de Namur. Mgr. Heylën a pu aussi, dans des cas fréquente, fournir à nos prêtres du vin de liesse, bioir que la Belgique souffre de la* lieetto de vin de messe comme de cire et l'encens. Mgr. H«ylen a conféré longuement avec e cardinal secrétaire d'Etat ce matin. Il çra reçu par Benoît XV. Das-as Ses lFl£a:îïêSsoes; Une lettre venue d'un village de la Flandre nvaliîe et publiée par un journal belge d'ex-ression flamande montre que les Allemands aisissont toutes les occasions d'extorquer des ands aux habitants. Voici deux des cas rap-ortés par la lettre en question : ,,Adam, l'époux de Fiavio L...j oublia de irer son .couvre-ohef à un casque à pointé et ut condamné à 100 marks d'amende. \,La femme Rémi S... avait un passeport our sc% rendre, par train, à Iseghem. Pour agner du temps — il n'y qu'un train par jour t l'endroit se trouve à 4 kilomètres — elle 'y rendit à pied. En chemin, elle rencontra n lieutenant en quartier chez elle. 11 lui de-îanda où elle allait, d'autres explications et onclut qu'il devait la punir. Avant que Mme fût rentrée dans ea demeure son mari vait déjà été ^ condamné à 20 marks 'amende." A sa s® es ra t £ è s® e s Des renseignements relatifs à la;vie civile à a Clingo (pays de Waes) sont parvenus en Belgique libre, par une lettre flamande qui a •anclii clandestinement la frontière. L'extrait iivapt de cette missive jette un jour peu ivorable sur la conduite des troupes a Hem ânes' cantoMnées dans ce village. ,.11 y -a quelques mrs", est-il dit dans la lettre,, les Allemands nt fait la fête, ici, à leur façon, en compati io do femmes de mauvaise vie. ,,A cette occasion, des orchestrions avaient té placés dans les grandes salles de danse. .,x\ la fin de l'orgie, une bande d'Allemands *res se dirigea vers le presbytère. Arrivés là, s se sont conduits sauvagement, ainsi qu'ils ut coutume de faire. ,,Heureusement, lo vicaire et sa servante ont u s'enfuir chez les religieuses épouvantées. ,.D© là, les Allemands ivres'se dirigèrent vers i- frontière dans le but de commettre des mé-lits dans la demeure du bourgmestre. Celui-i, cependant, éveillé par le grand bruit, par-' int à fuir en temps utile, avec ses filles. Les llémands, furieux de leur échec, se sont con-uits, une fois de .plus, de la manière la plus andaleuse. ,,Durant plusieurs jours la population fut •appéo d'épouvante." Les ©péraSsofts mitifaïres Les Allemands perdent leur dernière colonie Les récents succès des troupes anglo-belges. — Les eobsêqueriees de la capitulation du colonel Tafel. —• A la poursuite du commandant won Lettoy/. — La tin de la campagne dans l'EsÉ-Atricain. Violents combats dans la contrée de Cambra:. Sur le front occidental Vaines tenîatîves ennemies. (Oommunïquè officiel»; PARIS, 3 décembre. Vives actions d'artillerie dans quelques secteurs:au nord du Chemin des Dames. Sur la rive droite de la Meuse actions intermittentes d'artillerie. L'attaque fut repoussée par notre feu avec de après une violente préparation d'artillerie, line attaque sur nos positions au nord de Fiiroy. L'attaque fut repoussée par notre feu avee de grosses pertes pour l'ennemi. Plusieurs. prison-» niers demeurèrent entre nos inains. Dans les Vosges une tentative d'attaque ennemie sur les petits postes français dans la région de Viole, subit un échec complet, journée cal m© sur le reste du front. L'échec de la nouvelle offensive allemande sur le front de Cambrai. (Gcrmmuniquc officiel) LONDRES, ,3 décembre. S\ir le iront do Cambrai l'ennemi a repris l'offensivo et uno bataille d'un acharnement particulier so livra. Depuis Gonnelieu jusqu'à Marcoing l'ennemi entreprit des attaques extraordinairement puissantes avec des înasses compactes et il fut repoussé avec d'o fortes pertes. Nous nous sommes maintenus sur toutes nos positions sauf près de la Vacquerie et à l'est de Marcoing, où nous reculâmes quelque peu notre ligne. _ , Au sud d© Marcoing l'adversaire enfonça une parti© de notre ligne mais la situation fut aussitôt rétablie par uno contre-attaque. Sur le front d'Ypres un combat local au sud-est du bois du Polygone nous permit d'avancer quelque peu notre ligne.et de ramener des prisonniers.Au cours d'une opération de détail, exécutée hier au nord de Passchendaelc, nous capturâmes 129 prisonniers et quelques mitrailleuses. Actions aériennes. (Communiqué officiel) LONDR.ES, 3 décembre. (Router). Le maréchal Haig annonce : Hier, mal gré lin vent violent nord-ouest, nos avions d'ployèrent une grande activité dans le but de reconnaître les nouvelles positions de l'ennemi et d'aider l'action de notre artillerie. Un grand nombre de bombes furent lancées et les villages au nord de Bourlon, où se trou vaient, les réserves de l'ennemi, furent attaqués à coups de mitrailleuse. . Les batteries ennemies en action cur ie front d'Ypreâ fur; ni é«;c.Icrnent^Hâquéèâ à coups de bombe et de mitrailleuse. Les avons ennemis ne déployèrent qu'une fal>ble activité et seul ornent un petit nombre do 'combats se produisirent. Un avion ennemi fut abattu. Cinq lavions anglais . manquent. Les combats près de SVlasnières. LONDRES, 3 décembre. Le correspondant Reuter au quartier général anglais en France annonce en dato du 3 décembre : I^es succès notés pendant les dernières 24 heures so trouvent tous à notre actif. Une petit© action entreprise hier sbir au rùd-ouest do. Bourlon jj'our améliorer notre ligno sur co point réussit complètement. Le but visé fut atteint et 2 officiers et 36 hommes furent faits prisonniers, tandis que lious nous emparâmçs de 11 mitrailleuses. Apres avoir dftassé les Allemands de -VIas-nières samedi, nous repliâmes notro ligne volontairement jusqu'à la lisière ouest de la localité afin d© faire disparaître lo saillant en cet endroit. La place étant intenable pour les Allemands, excepté dans leurs abris souterrains, notre retraite tactique n'a aucun© valeur pour eux. Sur plusieurs points du front nous avançâmes nos postes. L'attaque ennemie fut une des plus violentes qui furent jamais entreprises par les Allemands à l'ouest. Seule la seconde attaque près d'Ypres l'égale peut-être. ■ On évalue que pas moins de 20 divisions ennemies furent engagées dans le combat, c'èst-à-dire environ 200,000 «ho^nmes. Je crois que, jusqu'à présent, les résultats de la grande offensive allemande constituent un succès pour nous. * Les troupes américaines en France. PARIS, 2 décembre. Lo quartier' général américain communique la note suivante: ..La désignation d'une unité do l'aVmée américaine arrivée en France serait de nature à provoquer la divulgation de l'identité des autres unités, co qui aurait pour résultat do faire connaître à l'ennemi leur nombre, leur identité et d'au- : très renseignements importants. On peut dire toutefois que, parmi les troupes à l'entraînement ou arrivées récemment, se trouvent des soldats de la garde nationale de chaque Etat de l'Union. Ces troupes font preuve d'un esprit j digne du but commun, qui est de faire de cett armée uno force américaine homogène don chaque division, qu'elle appartienne à l'armé régulière, à la garde nationale ou à l'aimé© nationale, rivalisera d'ardeur pour attein dre la perfection." Sur le front italien Actions d'artillerie et de patrouille. ( Commuai que officiel.) ROME, 3 décembre. Sur tout le front l'ac tivité de combat fut très faible hier. Des combats d'artillerie violents et longs s livrèrent sur le Pasubio, dans-la région d© Me lette et sur la pente septentrionale de la crêt du monte Grazza. Nous dirigeâmes un feu efficace sur la troupes ennemies au nord du monte Pertica Dos patrouilles ennemies, pourvues de m: traiUeuses, furent repoussées près du mon Fondareear et dans la région du monte Ners Sur le Piave, près jle Fagaro, nous captai râmes quelques bat-eaux. Dans le secteur d© la côte, grand® activit d'artillerie et de patrouilles. L'hiver sur le front. ZURICH, 3 décembre. Le ,,Cori;ier délia Sera" et le ,,Secolo" apprennent qu l'hiver sévit sur tout le nord de l'Italie, c qui entrave sérieusement le déplacemen des canons lourds austro-allemands. On peut s'attendre à ce que l'hiver, dan cette 1 région, arrête irrémédiablement le opérations. D'autre part, dans les _fabr: ques de munitions et de matériel italienne les ouvriers se sont si courageusement mi à l'oeuvre que la plus, grande partie d matériel perdu à l'Isonzo est dès à présen remplacée. Des 300.000 hommes que Cadorna avai envoyés en congé, ïa moitié seulement on été rappelés jusqu'à présent. Les autres d* meurent au travail dans les champs. Sur le front roumain. Feux d'artillerie et de mousqueterie. (Cemmuniqué officiel.) JA-'SY. 4 décembre. Feux d'artillerie et d imousquetërie sur diverses parties du front. Les opérations dans î'Est-Afrieain Tout l'Est Africain alîeniand au pouvoir des Britanniques et des Belges. (Communiqué officiel.J LONDRES, 3 décembre. Le général Va: Doventcr manda le 1er décembre: Nos éclaireurs ont constaté avec certitud quo l'Est Africain allemand a été totalemen purgé d'ennemis. La dernière colonie allemande s© trouv donc entre les mains des Britanniques et d leurs alliés, l'es Belges. Il ne reste plus qii'une petito colonne aile mande qui s'est sauvéo en territoire portu gais et contre laquelle on a pris des mesures Le nombre des ennemis tués ou faits pri sonniers . en novembre, comporte Ulo Alie m ands et 3382 indigènes (sans compter lès por teurs, ni les serviteurs). Nous •Stvons capturé ou détruit 2 pièces d-marine de 10 cm., un obusier de campagne d> 10 cm., mi canon de 70 mm., un de 60 mm. un do 37 mm., 73 mitrailleuses environ e plusieurs milliers do fusils. 2 La capitulation des troupes de Tafel. ^ LONDRES, 3 décembre. £e correspondant 5 de lleuter dans l'Est Africain ènvoit de Noan-da le récit des opérations qui aboutirent à la capitulation des troupes du colonel Tafel. Après la prise de Mali en ge par les Britanniques, écrit-il, les Allemands entreprirent un mouvement de retraite sur une distance do 300 milles dans la direction de la frontière portugaise. Le quartier général britannique ayant constaté que les moyens de transport étaient in- - suffisants* pour une prompte poursuite, uno partie des troupes belges forent expédiées via 3 la mer et Kilwa à Liwale, où elles menacèrent les lignes de communication de Tafel. e Le commandant allemand fut forcé d© se retirer plus rapidement qu'il n'en avait l'in-s tention. Entre temps nos détachements engagés . dans le nord 1© Refoulèrent vers l'est, tand;s - que des troupes fraîches menaçaient ses arrière-t gardes et son aile orientale, d© sorte que Tafel . arriva à la longue près do Neivala. Bombordé - de tous côtés et privé de nourriture, il se dirigea vers l'est, dans l'espoir de rencontrer Let- 3 tour. Mais nous avions mis tout en œuvro pour séparer les deux commandants. Dès qu'il entreprit ses reconnaissances, Tafel tomba dans le piège. Encerclé, affamé et sans espoir d'o-e pérer «a jonction avec Lettow, il capitula. A e présent toutes nos troupes peuvent so mettre à e la poursuit© de Letfcnv. Les troupes de von Lettow. g PRETORIA, 3 décembre. (Reuter.) Intcrvie-g wé au sujet des conséquences qu© la capitulation du commandant Tafel dans l'Est-Afri-•' cain pourrait avoir, un critique militaire auto-s risé déclara au correspondant de Reuter que s les éléments pour une fin dramatique de la i campagno manquent dans les restes do la t .force allemand© qui un jour fut si redoutable dans la colonie. k Jusqu'à la dernière capitulation il n'y avait plus que les troupes do Tafel et do von Let* tow en campagne. La force des troupes euro-■ péennes opérant encore dans la colonie ne dé* pas^e probablement pas 500 hommes. Von Lettow qui se trouve actuellement dans le bassin ouest de la Rovuma, dispose probablement de 300 soldats européens et d'un nombre d'indigènes beaucoup plus grand. Le but de Tafel était de se joindre à ron Lettow, mais les colonnes volantes du général q Van Deventer firent échouer ce projet. Un, petit détachement d'Européens, commandé par le colonel Otto, qui avait 'été séparé de la force principale de Tafel, s'était retiré dans les bois . et parvint ainsi à échapper à un enveloppement. Il est peu probable qu'Otto réussira, jamais à so joindre" à von Lettow. Quand von Lettow; "apprendra la capitulation de Tafel il acceptera lo combat ou il se repliera i vers la partie extrême gauche de la colonie. Les difficultés pour von Lettow augmen* e tent tous les jours et la fin de la campagne est t proche- 3, Sur toiis lies fronts. Le butin fait par les Angïais au cours du mois de novembre., (Co\nùnwn\k[ué officiel.) LONDRES, 3 décembre. (Reutar.) Au cours du mois de novembre les forces britanniques se sont emparées à l'O.uest de 11551 prisonniers et de 138 canons; en Palestine 5 de 10454 prisonniers et de 80 canons; dans 3* l'Est Africain de 4403 prisonniers, dont , 1212 Européens, et de 3 canons; en Mésopo-b tamie de 437 prisonniers et sur le front de Salonique de 24 prisonniers. La Russie et Ses puissances centrales La trahison des maximalistes est consommée Vers l'armistice. — La réunion des députatisiss. — Le quartier générai russe entre les màins des maxisnalistes. ~ La mort du généra! Douchonin? — Protestations de Maxime Gorki et du n rince Hronatksn. Le général TJeremisoff. PETROG-RiADE, 30 novembre. (Reuter). Retardé. Le comité militaire révolutionnaire a jugé bon de faire sortir d© la citadclïe' Pierre et Paul le général Tjeremisoff et de le mettre aux arrêts dans sa maison. Les sujets des pays alliés fixés à Moscou. P E T R O GRAD E, 30 novembre. (Router). Retardé. Les sujets des pays alliés quittent Moscou. Gcrki et KropctUin contre Lenine. Havas annonce qu© certains journaux dov Stockholm publient dos articles violents de Maxim Cci-ki centre Lenine. Dans un'de ces articles il appelle Len'ne et Trotzky des aventurier.'; aveuglés et fanatiques. ,,Sous quel rapport Lenine se <listinguc-t-il de Plchve?" demanda Gorki. ..Pourquoi a-t-il fait'enfermer les ministres des cadets dans la foi^eresse de Pierre-Paul 'f '' Dans le ..Rouekoïc Viedomosti" le prince Kropotkin, l'anarchiste bien connu, critique violemment les propositions des maximalistas eu vuo de la conclusion d'un armistice. ,,Si la Russie conclut une paix allemande, dit-il, elle sera ruinée pour des dizaines d'années, car 1© peuple serait obligé de payer une indemnité de guerre .considérable ou de faire des concessions commerciales on faveur d© l'Allemagne, Lo sort qui nous menace est piro que celui de la Franco en 1871." Le délégué du commamiement en chef austro-hongrois.Le ,,Koîrespondenz Bureau" annonce qu'aux négociations on. vue d'un armistice le commandement.-en chef austro-liongrois est représenté par un officier supérieur do l'état-major général qui aura des pouvoirs spéciaux. La dépu-tation russe, fut reçu© au front lundi après-midi à heures, continua son voyage encore le même soir pour se rendre au-lieu où les discussions auront lieu. Les événements do Russie et ia presse française PARIS, 3 décembre. La presse française, tout en. se gardant de tirer des conclusions prématurées d'informations encore fragmentaires et confuses, se montre frappée des résistances qui se manifestent, de côté et d'autre en Russie contre une politique d'abdication devant l'impérialisme allemand. Elle s'attache à montrer que lea AJliés savent distinguer entre le peuple russe et ceux qui cherchent ' à l'égarer. D'autre part les journaux- signalent ia duplicité et les contradictions de la politique allemande. Le ,,Petit Parisien" estime que 'le succès définitif de la manoeuvre allemande est douteux, parce, que l'Allemagne voudrait amener la Russie à une capitulation pure et simple. Il écrit : ,,L'Allemagne, qui, jusqu'à présent, mène l'Autriche, veut une capitulation totale.- Si elle s'.cst commise avec des éléments révolutionnaires, pour •lesquels sa répugnance est mal dissimulée, c'est dans l'espoir d'une prompte .et absolue satisfaction, plus les jours, s'écoulent et plus elle s'aperçoit qu'elle a assumé des risques et que le pouvoir extrémiste vacille. Elle entend maintenant faire vite pour amener les maximalistes à composition ; elle leur a manifesté des égards inattendus; saisie do l'offre d'armistice, elle démasquera ea brutalité coutumière et exercera une pression dénuée de tout scrupule. Lorsque le comte Seidler, le premier ministre autrichien, tente de substituer" la paix séparée avec la Russip à une paix générale, il avoue implicitement les embarras des deux empires devant la négociation ouverte". Faisant allusion à l'attitude des Etats-, Unis, le ,,Petit Parisien" conclut: ! ,,L'Amérique a pris une décision aussi gé-| néreuse quo sage. Il est impossible que la ; Conférence interalliée, saisie, par la force même des choses, des événements, ne l'étudié pas de près et ne s'en inspire pas * finalement." Parlant plus particulièrement du discours de M. de Kuhlmann, ,,L'Homme Libre" dit: ,,M. de Kuhlmann en est-il réduit, d'une part, à nous donner comme un fait ,' accompli l'accomplissement d'une paix " ,,juste" par une nouvelle organisation de l'Est, et d'autre part à faire miroiter à nos yeux l'opposition d'une entente menée par des ,,partis de guerre" en face d'une Allemagne uniquement soucieuse de paix. Les violents seraient chez nous, lea pacifi-, ques chez1 elle. Mais comme M. de Kuhlmann prend bien eoin de dire' que la paix allemande sera basée sur des ,,réalités", il |ne nous en faut pas plus pour reconnaître

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This item is a publication of the title L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam belonging to the category Oorlogspers, published in Amsterdam from 1914 to 1918.

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