L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

432 0
12 January 1918
close

Why do you want to report this item?

Remarks

Send
s.n. 1918, 12 January. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 29 May 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/2r3nv9b640/
Show text

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

4eme Aimee tl7C> S cents Samedi 12! janvier ï«*5© L' ECHO BELGE L'Union fait ta Force. Journal quotidien du matin paraissant * en HolSaracïe Belge est no tri nom de Famille. L union ran la torce. «lournai » .1 WO——————- Toutes les lettrés doivent être adressées au bureau cïe rédaction: [V. 55- VOORBURGWAU 334-240, AMSTERDAM. Téléphones: 2797 et 177.1?. Rédacteur en Ciieî : Gustave Jaspaers. Charles Bernard, Louis Piérard. Bené Cgiambry. IBraïSe Painparé. — — — —«w £# «»w» <<u •< i# 1IWIII «J*# a Mtiiiiivi Abonnements: Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger fl. 2.00 «par mois. Pour les militaires au front et les militaires internés en Hollande fl. 0.75 par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. in filais isiieii Je lis dans un journal hollandais, sous le titre jjLa question des langues dans'l'armé©", lé résumé que voici d'un article d'une feuille belge au titre patriotique: Elle coustate, dit-il, que les efforts du ministre do la guerre, général Do Ceuninck, pour améliorer la situation inconvenant© due au mélange de Flamands et d© Wallons dans les unités, en exigeant un© connaissance plus général© des deux langues nationales, ont agi en sens opposé et empiré l'état de choses; les gradés wallons prennent un© attitude d'opposition à l'obligation de connaître la langue néerlandaise et fort peu montrent du bon vouloir; la plupart s'en tiennent à ce qu'on n'a ni le pouvoir, ni le" moyen de les contraindre à apprendre la langue flamande. Et la feuille y voit un nouvel argument en faveur de sa thèse, formation d'unités flamandes et wallonnes, avec cadre flamand eu wallon, seule solution permettant d© réaliser enfin ce qui n'a pu l'être jusqu'ici : cohé ion, confiance en soi-même et estime réciproque. J'aurais pu m© procurer ce numéro d© la feuille au titre patriotique, ne fût-ce que " pour voir si l'article n'est pas du monsieur qui s'est déjà permis, il v a trois ans, de prononcer, dans un© interview à un journal hollandais, des calomnies riens moins qu'inla-mes contre 1© .corps d'officiers de l'armé© d'Anvers. Mais, dans la ville que j'habite, co papier ne 6e vend pas : les Flamands y ont 1 esprit de ne .pas soutenir d© leurs deniers une entreprise de désorganisation nationale, s'il faut en* juger par l'échantillon ci-dessus, qui n'est pas sans valeur, surtout pour la galerie boche et pro-boche. Celle-ci est respectable, en nombre au moins, et doit fournir un© clientèle fidèle et avide d© friandises de ce genre: c'est un© compensation. La feuille au titre patriotique constate. Je la mets au défi de prouver. Elle apporte 3es oontes de fée là où il faudrait un décompte de faits. La manière est habituelle. C'était, l'autre jour, Hullebroek s'en va-t-en guerre contre les moulins qui, d'ailleurs, no tournent qu'au vent d© son éloquence, à lui et à ses pareils, mais tournent désespérément à vide, pour la réclame, comme celui du joli conte d'Alphonse Daudet. Celui-là prétendait que les officiers qui sont en Hollande depuis 3 ans ne sont pas encore capables de demander, en hollandais, leur ticket de^tramway. Au fait, s'ils le demandent en hollandais à la hollandaise, il a raison, mais en étant plus catholique, que le pape, car les aborigènes le font, le plus souvent, en employant des mots comme ,,receveur" et ,,retour" sans se considérer pour cela comme de3 bâtards fransqùillons. Pour le reste, bien qu'il dise qu'il n'y en a pas un seul, j© connais maint officier qui a mis à profit les loisirs forcés d© l'internement pour approfondir l'étude do la langue du pays, et comparer avec un intérêt étonné celle-ci au néerlandais enseigné en Belgique dans nos écoles moyennes, athénées et écoles militaires. Et je mets M. Hullebroek au défi de me cfter dix officiers qui seront incapables de lire les journaux hollandais et de les comprendre. Pour ma part, je lui en citerai cent qui l'ont appris ici, c© qui ne veut pas dire qu'ils fussent, avant, incapables de converser avec leurs soldats flamands, dont le vocabulaire tient habituellement dans un carnet d'un sou. Le procédé des fabricants de légendes est trop facile ; ils s© contentent d'affirmer leurs énormités et de donner comme des tuyaux leurs tubes de cultures microbiennes. C'est un vilain moineau, celui qui salit soh propre nid. Mais, ces vilains moineaux-là, l'armée qu'ils calomnient n'est mémo pas leur nid ; dédaigneuse de leurs excitations malsaines, ellfe se contente de mettre tout son courage et toute son abnégation à le défendre poux eux, leur nid. trop occupée pour se défendre en outre contre eux. Agir unit, parler sépare.: la Grande Muette agit, à la façon do J. Droz — ou d'un autre? qui disait ,,j'ai appris avec l'âge à devenir un bon cheval de poste: je fais ma station et ne m'embarrasse pas des roquets qui m'aboient aux jambes en chemin". Sa seule réponse, c'est le „Moniteur" qui la donne, comme le rappelait ici même, il y a quelques jours, l'article ,,Ce que l'on peut lire dans un ordre du jour de l'Armée". Il citait, entre autres traits d© bravoure, des actes de solidarité du soldat R. Duribrcu, du maréchal des logis Schielfaut, du sergent M. Fre-nay, songeant à leurs camarades blessés avant de songer à eux-mêmes, ou se dévouant même à des civils, comme le chasseur Huwart, blessé én sauvant 2 enfants au cours d'un bombarde* ment «aérien de la gare de Furnes. La liste en est inépuisable, des gradés qui donnent des preuves de camaraderie poussée jusqu'au sacrifice, des témoignages d'estime réciproque signés de leur sang. Que le monsieur de la feuille au titre patriotique ouvre un des numéros, au hasard, du ,,Courrier d© l'Armée", rubrique ,,Distinctions honorifiques pour actions d'éclat", il sera édifié par des cas suffisamment nombreux pour remplir ses rédacteurs de confusion, ©t vses colonnes de noms. Dans le no. 507 du 1-12 dernier, voici „De-clerck, Jos., cap. v. d. o-, inf..., a toujours été pour tous et dans toutes les circonstances un exemple de courage et de -dévouement. Ar^é de 39 (trente-neuf) ans, a 30 mois de front." C'est un Flamand, probablement ; je le mentionne pour consoler de l'autre, le poète qui a sa niche au musée Wiertz et sa pâtée à la Kom-mandantur.Mais, dans le même numéro, voici ,,Raty, Georges, adjud. v. d. g. inf..., a su acquérir rapidement la confiance do ses subordonnés par son courage et son mépris absolu du danger... A fait prouve (lo 20 X) d'altruisme et d'un bel esprit de solidarité en se portant par 2 fois, sous un violent bombardement, au secours des hommes blessés pendant l'action." Est-ce un Wallon? Péut-être, peu m'impor- ! te. Ce que je retiens des extraits de sa citation j c'est que, n'en déplaise à la feuille au titre patriotique, ce n'est pas la langue dans laquelle il est éloquent qui lui vaut la confiance de ses J subordonnés mais bien sa conduite, ce n'est pas la forme du précepte qui les entraîne, mait, l'exemple.^ S'est-il inquiété d© savoir si les hommes qu'il secourait, sous un violent bombardement^ étaient Wallons ou Flamands, avant d'y aller, ou d'y retourner, ou après en être revenu? Libro à cette feuille de le croire, moi, je m'y refuse. Et j© tions à sa disposition, gratis, des centaines d© citations analogues d'officiers ou d© gradés sauvant leurs _ hommes, d'hommes risquant tout pour leurs o'fficiers et leurs gra-<2% - / ~ ' ' Qu'elle veuille les ignorer, c'est affaire à elle. Mais qu'ello les nie, c'est s'attirèr 1© démenti, 1© pius éclatant, se faire couvrir do confusion et tuer son crédjt. Par qui? Par les soi-disant victimes qu'elle prétend défendre, qui mettent une sublime coquetterie à remplir le ,,Moniteur" de leur éloquent démenti, scellé de leur sang. La Grand© Muett© se tait, mais ie geste lui reste. Qu'importe, si le geste est beau, ,,à se mettre à genoux devant" ainsi que le général i Maistre disait d© ses poilu* du Chemin des. Dames, et comme nous pouvons aussi fièrement le dire des nôtres, méconnus seulement par certains. L'allégation du manque de cohésion, do confiance en soi et d'estime réciproque, le geste dédaigneux dont la Grande Muette y répond, feuille au titre patriotique, ce sont ses étendards troués qui vous claquent à la face des noms de victoires que les boches, eux, n'ont 1 pas encore oubliés et n'oublieront pas, je pense, de sitôt, s'il faut en croire ces paroles amères qu'eux-mêmes ont dites à nos parlementaires, à Anvers, le matin du 10 octobre 1914, donc avant leur déception décisive do l'Yser, et que je tiens de l'un d'eux: ,,Vous nous avez fait ' | bien du mal." K | C'est un vilain moineau, qui salit son nid. Mais c'est être dément que couper son nez pour faire dépit à son visage. Dans l'aveuglement de la passion, c'est calomnier pêle-mêle les Flamands avec les Wallons que répandre cette légende de manque de cohésion, do confiance en soi et d'estime réciproque. Non seulement cette estime existe — toujours jeune quoique fort âgée — mais elle ne so borne pas à être réciproque. - En dépit d'aussi louables efforts pour l'en- J tamer et la dénigrer ,elle a fait son petit tour du monde, et sa première étape a été Berlin, „ où elle est arrivée bien avant les membres du Conseil des Flandres, et a fait impression autrement vive et durable. Cela peut vous déplaire. La Légion d'Honneur^ décernée a Liège en témoignage d'estime à l'armée belge, vous fait, vraisemblablement, voir rouge? La cohésion, déployée à Haelen, ^ vous fait rire jaune? La confiance en soi témoignée — un peu — à l'Yser vous donne- . t-elle le noir? Journal au titre patriotique, nos 1 trois couleurs planant sur les claires baïonnettes de nos régiments vous font regarder de travers, et souhaiter les emblèmes particularis-tes du lion de Flandre et du coq wallon? ■ Vous voulez donc, d'un scalpel homicide, opérer les soeurs siamoises Flandre et Wallonie,-avec le même résultat que pour ces pauvres Rudica et Doodica? Elles auront, du coup, toutes les qualités, mais, hélas, comme la jument do Roland, toutes les qualités du défunt qu'on enterre. La séparation administra- c tive réalisée — très provisoirement et tant bien i que mal — par les boches ne vous suffit paa. e 11 resto un petit coin inviolé de Belgique libre —r vrij België — qu'ils n'ont pu essayer do contaminer d© leur propagande empoisonnée, E et, sur ce petit coin, un© armée, un bloo de béton, dont, pour achever leur infâme besogne, vous rêvez de séparer le ciment du granit. Donç vous n'avez pas honte, et vous -j. choisissez l'heure, (L'heure sombre où.... la Patrie agonise s. et pleure...., 5! et où, seule, peut la sauver l'union que vous 1 voulez détruire, tout en feignant hypocrite- c ment pour l'armée un intérêt traduit par des u soins tout à fait importuns et des drogues fort suspectes. j Laissez donc notre armé© so battre, comme 'j elle a montré savoir le faire, sans la distraire de vos inventions saugrenues: „Ne parlez -lias au conducteur." C'est la calomnier, que lui attribuer une indiscipline tell© qu'un© mesure du _ ministre y rencontre do la résistance, en temps de guerre et devant l'ennemi. Elle est saine et robuste en dépit des politiciens qu'elle ignore, quelque mal qu'ils lui aient fait avant la guerre, quelque mal que certains voudraient lui faire encore. C'est essayer d'y semer cette indiscipline, que ï vouloir y exciter une discorde existant seule- r< ment dans l'imagination malado do fanatiques prêts à la créer, pour l'exploiter à leur profit, et à faire leur bonheur d.u malheur des autres, enfin réalisé. 1 C'est faire le jeu de l'ennemi amusé, que do e tenter d'énerver l'armé© par do tels ferments do s: déiianc© des Flamands contre leurs gradés et g officiers wallons, c'est faire le jeu de l'ennemi d reconnaissant, que d'entreprendre de discréai- ir ter dans le public.et dans les familles de l'ai* rj rière — qui n'ont pas l'occasion de lire toutes ses citations à l'ordre du jour — le cadre de * conducteurs d'hommes auquel sont livrés leurs ^ enfants martyrs. Si cette jolie besogne de démoralisation ° ne réussit pas au front, où ces enfants voient par eux-mêmes ce qui se passe dans leur uni- r< té, ©lie pourrait réussir à entamer le moral de cl l'arrière, et la confiance que nous avons 1© si droit et ie devoir d'accorder à notre force armée, si appliquée à la mériter. y Non, cette armé© n'est pas un foyer d'indis- ^ cipline, de discorde, d© défiance et de dédain g-réciproque. ,-j A lire certain journal à masque patriotique, risque-t-elle de le devenir? S Non, cent fois non.# Elle ne-le deviendra que ^ le jour où, de même que les boches ont voulu — pourquoi? — séparer dans des camps G distmets nos prisonniers flamands des wal- c< Ions, on serait assez fou pour en former deux cl camps de régiments particùlaristes, vite ex- p. cites l'un contre l'autre par les divagations p de fanatiques malfaisants et intéressés. Mais, prisonniers ou au front, le simple ° bon sens de nos soldats, Belges avant d'être Flamands ou Wallons, déjoue spontanément 1 la manœuvre boche ou reprise des boches. ^ Les lauriers russes ne les tentent pas : ils a-n'ont pas encore besoin, eux, d'un général bon p langueyeur. Capitaine A. E. M. i Croix Rouge de Belgique ^ Caisse j de 'prévoyance des offi- te ciers belges à Ilarderwijk ^eb p. Ermelo: Pour honorer la mé- sa maire du sous-lieutenant Bras- sine, du régiment belge des ét grenadiers, décédé en exil à ryC Amcrsfoort, le 6 janvier 1918 5,00 fl. m fa — «as—®—a— fu ' ce Il y a un m z 12 janvier 1917: Les Roumains. délogent I Vennemi des hauteurs au sud de MonastirTcar j (11 UoubinouL* S te En Belgique. Leur esprit d'organisation, j L'activiste flamingant Marten Rudels-heim, Hollandais d'origine "boche, naturalisé Belge pour les besoins de la cause, nous donne une fière idée de ce que c'est que cette fameuse organisation allemande, tant prônée par les boches et devant laquelle certains neutres se pâment d'admiration. Tout le monde sait que, du temps cù les • Kultivés ne souillaient pas encore le sol de notre patrie, il suffisait de se rendre à la ' ;jare centrale à Anvers pour y trouver un -;rain en partance pour Bruxelles, À partir i le quatre heures du matin jusqu'à minuit 1 partait en effet deux ou trois trains par heure et le prix du voyage était bien rnodi-jue. On ne payait en effet que 2.70 francs pour le voyage aller-retour en 3me classe. Avec leur admirable esprit d'organisation es Boches ont changé tout cela. Le métè- ; ]ue Rudelsheim veut bien nous l'apprendre i *>ar ' une correspondance qu'il envoit au j ,,Nieuwe Courant". , Actuellement, il ne part plus que 4 trains ' mr joui* d'Anvers à Bruxelles. Le premier à 5.40 heures du matin, le second à 2.13 heures, le 3e à 5.51 heures et le dernier à 9 îeures. De Bruxelles on peut aller à 5.58 heures du matin, à 9.55 heures, à 2*30 heures et à 5.58 heures. Quant au prix, les Boches l'ont joliment ' augmenté. D'abord, on devait payer 8.80 ' frs. pour le voyage aller-retour en 3e classe. , (a.u lieu de 2.70 frs.) Cela ne leur suffisait pas. Comme ils ont un besoin constant de battre de la monnaie ils ont mis le prix aller et retour à 14 francs. Plus donc que ne coûtait chez nous un abonnement de vacances. Us vendent aussi des carnets de 20 coupons simples, donc 10 voyages'aller-retour, au prix de 55,20 frs. Pour ce prix on avait avant la guerre un abonnement de 3 mois! Dans les wagons, ils ont enlevé toutes les courroies de cuir pour ouvrir les fenêtres, ce qui fait qu'une fois laf portière fermée les voyageurs sont tout simplement prisonniers jusqu'à ce qu'on veuille bien venir ouvrir, les wagons ne s'ouvrant, que de l'extérieur. Et pour les 44 kilomètres que comporte le trajet Anvers—Bruxelles il faut au moins 4 heures! Et dire que dans ce bon vieux temps nous étions "furieux lorsque le ,,blcc" se permit de prendre 36 minutes au lieu de 33. Actuellement aucun train ne part ni n'arrive à temps et, arrivé dans les gares, il faut attendre encore une heure pour passer la visite. N'est- ce pas que l'administration allemande est une, belle chose? Les opérations militaires. Actions locales a l'Ouest .es Anglais font plusieurs raids réussis au sud d'Y près et infligent de grosses pertes è I ennemi. Bombardements réciproques au front français. Sur ie front occidental. Activité d'artillerie • (Communiqué officielJ PARIS, 10 janvier. Activité d'artillerie e part et d'autre en Champagne, dans la égion des collines et sur le front compris ntre Bezonvaux et le bois des Caurières. Il n'y eut pas d'action d'infanterie. ïes régiments londoniens réussissent des coups de main au sud cî'Ypres ( Com?n uiviqu ê officiel. ) LONDRES, 10 janvier. Ce matin, de onne heure, des régiments londoniens réus-irent des coups de main sur trois points < es tranchées ennemies au sud d'Ypres. Ils J ifligèrent de fortes pertes à l'ennemi et ' ipturèrent quelques prisonniers efc deux îitrailleuses. L'artillerie ennemie fut active dans la Dur née au sud de Buillecourt, à l'ouest de .ens et à l'est d'Ypres. Pas d'événements importants. (Communiqué officiel) LONDRES, 11 janvier. (Reuter.) Sir Douglas Haig annonce: Excepté des actions d'artillerie ennemies à l'est de-la cote de Viiny aucun événement importât ne s'est produit. Sur le front italien. L'activité des Anglais. (Communiqué officiel.) LONDRES, 11 janvier. Tous les jours de violentes actions de patrouilles sont entreprises pendant que sur plusieurs points de vigoureuses actions d'artillerie ont lie'u. Hier nos escadrilles aériennes attaquèrent sept, appareils ennemis. Deux avions ennemis urent détruits; deux autres furent anis en 5uite. Tous nos appareils rentrèrent indemnes. La neige est tombée en abondance. lirait froid et il gèle très fortement; Un discours d@ m. Balîour. Pas de paix allemande ! il janvier. (±teuter.; A idimbourg M. Balfour, ministre des affai-!3 étrangères, a prononcé un discours sur s buts de guerre. Il commença par faire quelques rernar-ues au sujet de la sympathique et complote titente qui unit à présent les pays anglo-Lxons dans un effort commun pour la rande cause .commune. Les événements es derniers jours, dit le ministre, ont dé-Lontré la sympathie complète et la coopé-ition remarquable qui existent entre le euple anglais et le peuple américain, qui à résent, pour la première fois, se trouvent nis dans la grande .lutte de la civilisation Mitre la barbarie. Après avoir parlé avec éloge des diffeintes déclarations de M. Wilson au sujet 3 la guerre, M. Balfour les résuma comme lit: Pas un mot d'égoïsme, pas un mot de' mité nationale mesquine; tout se meut : ms un plan de moralité supérieure, de ncère amour de la liberté, de noble sympa-îie pour la lutte de toutes les nations, randes et ' petites. Voilà. le ton dominant aus tout ce que M. Wilson a dit. Les deux dernières déclarations de Lloyd eorge et de Wilson, continua Balfour,. ne mtiennent rien qm ne fut déjà exprimé nie des discours prononcés précédemment il* des hommes d'Etat, notamment j>ar ancien premier qui exposa les. buts de ierre de cette nation. Q'uoique les points aient, été mis sur les s, personne qui relit ces documents ne prendra que l'esprit de l'Angleterre et de ses liés ait subi quelque modification. (Ap-audissements ). Nous ne sommes jamais entrés en guerre rec des buts égoïstes et nous n'avons pas ntention de poursuivre la guerre dans des îts pareils. (Applaudissements). S'il est vrai, comme je l'accepte, que les its de guerre des alliés n'ont pas su'bi des odificatipns importantes, je puis consta-r pourtant une faible amélioration dans ittitude modifiée de l'Allemagne et de ses tellites. Les puissances centrales, qui avaient é invitées d'abord par M. Wilson, ensuite ,r le Pape et1 plus tard encore par les hom-3S d'Etat des puissances de l'Entente, à ire connaître leurs buts de guerre, ont re-sé systématiquement de donner suite à tte invitation. La seule chose qu'elles fi-ut, ce fut de reconnaître que ce serait une mne chose peftir l'Humanité si, après la terre, on pouvait trouver un arrangement li dans l'avenir pourrait éviter la guerre. J'ignore, si cette déclaration a été faite de ut coeur, mais le} fait .qu'elle a» été faite j indique une amélioration cie îeui moaai. Car, rappelez-vous que d'abord on avait appris aux Allemands ce qu'en réalité la guerre pouvait signifier pour eux. Pour le philosophe politicien allemand c'était presque devenu un lieu commun- que la guerre faisait partie de la direction prédestinée de 1 Dieu, qu'elle constituait un moyen puissant de progrès et que la victoire remportée par les forts sur les faibles était la seule méthode par laquelle ce programme pouvait être réalisé. Eh bien, le fait qu'actuellement le politicien allemand peut rendre des services à la paix, à l'arbitrage international et aux arrangements internationaux pour éviter des catastrophes prochaines indique une petite amélioration d'esprit. J'espère que ce sera le précurseur d'améliorations dans l'autre domaine, dans celui, où l'on ne peut constater encore aucun changement. J'espère que cela entraînera également des améliorations par rapport à d'autres questions. Jusqu'à présent je ne puis vous dire s'ils ' commencent à avoir quelques notions de l'horreur morale qui a été provoquée chez tous ceux qui étudièrent les méthodes efc les buts de l'Allemagne. Ensuite M. Balfour fit un exposé étendu et sarcastique de la façon d'agir de l'Allemagne en Belgique, de son rejet absolu de tout .dédommagement et de son plan intentionnel d'abandonner ce pays, s'il est évacué, avec une industrie ruinée et une population affamée. Parlant des déclarations de Lloyd George et de M. Wilson, M. Balfour dit: Un des grands avantages ,de la netteté de ces déclarations, c'est que nous ne connaissons pas seulement mieux les buts pour lesquels nous combattons, mais que nous connaissons aussi ceux pour lesquels les Allemands combattent. Car, qu'est-ce qui entrave la paix? Le fait que les partis belligérants ne peuvent se mettre d'accord sur les buts de guerre. Par la simple- déclaration de nos buts de guerre et le refus de l'ennemi de les prendre en considération nous savons qu'ils combattent pour des buts opposés aux nôtres. Nous savons à présent que les Allemands sont conduits au supplice, que l'industrie allemande dans l'univers entier est mise en danger et que les finances allemandes sont désorganisées pour empêcher que l'injustice commise en 1871 soit réparée, que la Belgique soit reconstituée, que la grande oeuvre" de l'union italienne soit terminée et que l'injustice commise en 1792 par les prédécesseurs de l'empereur allemand 6oit réparée. Que cela a lieu, pour rendre la Méappotami^ et l'Arabie aux. Turcs, pour replacer Jérusalem sous'la domination de Constantincple, pour livrer la Grèoe à ceux qui la trahirent, pour prévenir la reconstitution de la Roumanie, de la Serbie et du Monténégro et pour empêcher que les éléments nationaux des Etats centraux, qui, trop longtemps, ont été opprimés, puissent vivre leur propre vie. Pour ces raisons, dit M. Balfour, l'Allemagne veut continuer la guerre et imposer des souffrances aux neutres. Avant que les déclarations britanniques et américaines eussent exposé la situation si nettement, les dirigeants allemands avaient coutume de raconter à leur peuple qu'il combat pour défendre ses foyers et son bien contre la politique ambitieuse des alliés. Mais le peuple allemand 6e rendra bien compte maintenant que, si on l'obligea de supporter toutes sortes de. misères pendant des mois et des mois,-ce ne fut pas pour ce qu'on pourrait nommer la sécurité de l'Allemagne, mais pour la réalisation, de certains buts ambitieux qui empêchent la solution à notre avis la plus heureuse des problèmes concernant les relations internationales. Nous connaissons deux programmes; le premier fut esquissé par MM. Wilson et Lloyd George, et vous pourrez facilement former vous-même le programme opposé. Tout le monde est à même de dire quel est le meilleur programme des deux et de citer celui sur lequel l'humanité peut fonder les meilleures espérances. Je crois que le monde, en dehors des frontières de. l'Allemagne et de la Turquie, a déjà compris comment on devra fixer le choix et qu'il faudra tout mettre en oeuvre pour préparer le peuple allemand à un tel choix. J'ai la conviction que l'institution d'une ' Société des nations se buttera à d'énormes difficultés, mais je crois aussi que le inonde civilisé entreprendra la tâche avec courage et qu'il tentera de trouver line bonne solution du problème- Mais, 6i l'on désire constituer une telle Confédération avec l'objectif d'améliorer les relations internationales, il faut que ces relations, si la Société des nations doit produire quelque effet, constituent une récom- V pense pour les efforts faits en vue de sa con- ' stitution. On doit donc commencer par baser cette "confédération sur un règlement territorial fonklé sur le droit et la liberté nationale. Si l'on signait une paix allemande, l'Eu-rdpe deviendrait un foyer d'infection. La France continuerait à souffrir de la grande injustice commise en ce qui concerne l'Ai- . sace-Lorraine, la Pologne serait comme un cofps disloqué, la grande oeuvre de l'unifi- . cation de l'Italie demeurerait inachevée, de grandes contrées en Orient, comme l'Arménie, souffrant sous le joug brutal des Turcs, i et comme la Grèce, qui, abandonnée de tous, dut se soumettre, demeureraient au pouvoir des traîtres. On ne ferait rien pour la population slave dans l'Europe sud-orientale. Dans de teilles circonstances une Société des nations ne pourrait accamplir de la bonne besogne. Si la.guerre se termine par une paix allemande, la situation en Europe sera pire qu'avant la guerre. Il faut que la civilisation humaine trouve pour le bonheur futur du monde une meilleure base que le souvenir des horreurs et ' des humiliations de la guerre. Ne pouvons-nous donc pas nous hausser jusqu'à un degré plus élevé de civilisation? Ne pouvons-nous donc pas mettre fin à la véritable politique de l'Allemagne, le système brutal dans lequel la force prime tout? Pour terminer, M. Balfour parla des ; sacrifices consentis par la Grande-Bretagne et par ses alliés et déclara que ces sacrifices ! valent le but et qu'enfin toutes les misères i de la guerre ne sont rien en comparaison avec les grands malheurs qui constitueraient les résultats d'une paix allemande. Le message de M. WâSson. Le président Wilson et l'AIsace-Lorraïne. PARIS, 10 janvier. (Havas.) Un télégramme de Washington fait connaître que le message du président Wilson a fait une impression profonde sur la Chambre, bondée de parlementaires, de diplomates et de fonctionnaires. Le discours avait été ponctué par de nombreuses salves d'applaudissements mais c'est une véritable et vigoureuse ovation qui s'est,élevée de toute l'assemblée, debout, lorsque M. Wilson a parlé de la réparation due à la France dans la question de l'Ait ace-Lorraine. Le ,,Temps" écrit à ce sujet: ,,Nous ne doutions pas des sentiments du président Wilson, mais nous sommes profondémeiit heureux qu'il les ait exprimés. Nous le remercions aussi d'avoir placé le problème sur son véritable terrain en présentant la restitution: de l'Alsace-Lerraine comme une condition nécessaire à la paix générale et non pas seulement comme une revendication particulière du peuple français. Lis paroles de M. Wilson rendront son nom populaire jusque dans le moindre village de France, j L'accueil enthousiaste qui leur a été fait par les membres' du congrès américain en j rehausse encore la valeur. Au début de l'an- ] neo nouvelle, qui sera sans doute l'année j décisive, nous enregistrons avec joie ce témoignage de solidarité qui nous est donné, ce gage de victoire qui est donné à la cause du droit. Le ,,Journal de Débats" écrit de j ] même: Comme le premier anglais, le président de la grande république américaine a déclaré que l'injustice faite à la France par la Prusse en 1871 devait être redressée. Il y ( a trois ans, M. Wilson n'aurait pas tenu le même langage. A mesure quelles événements se sont déroulés ses yeux se sont ouverts et ' lui, l'homme de la paix, a fini par constater qu'une paix durable ne pourrait jamais être rétablie, en Europe, ni dans le monde, si l'Alsace-Lorraine n'était pas restituée à ] la Frap.ce. r ■ •- Ëo;ii ËSeSgggi&ae Réponse du Roi à M. Van Cleemputte. „L© télégramme qu© vous m'avez acîressé comme doyen d'âge des membres de ia Chambre des représentants quise trouvent hors du Pays envahi m'a. vivement touché. Je vous remercie bien sincèrement, vous et vos collègues, do vos sentiments si loyalistes. A mou tour ^ je forme des voeux ardents pour que l'année 1918 réalise nos espoirs patriotiques." (signé) Albert. Réponse du Roi à M. le comté Cobiet d'Alviella. „Mon cher Vice-Président, ..La lettre qu© vous avez bien, voulu m'adresser à l'occasion du renouvellement de l'année traduit en termes éloquents 1© patriotisme du Sénat et est l'écho, je me plais à l'espérer, de la constante fermeté et des fervents espoirs qui sont au coeur de tous les Belges. _ C'est dans le sentiment du devoir accompli que tous nous puisons la force do résister à l'épreuve. Tous aussi nous sentons davantage chaque jour la nécessité de rester fidèles à notre belle devise nationale. L'union seule fait de la Belgique le rocher inébranlable que le flot envahisseur submerge mais no peut entamer. La Reine et moi, nous vous remercions bien 'sincèrement des voeux que vous nous exprimez au nom de la haute assemblée et nous vous prions d'accepter les souhaits les plus chaleureux. Veuillez croire, mon cher Vice-Président, aux sentiments invariables avec lesquels je suis votre affectionné". (signé) Albert. En France Le mouvement maritime. Havas annonce que, pendant la semaine terminant le 5 janvier à minuit, 857 navires marchands sont entrés dans les ports français, tandis que 728 en sont partis. Un navire français do plus de 1600 tonnes a été coulé. Quatre ont été attaqués sans résultat. ÎBîs Angleterre La question des colonies allemandes LONDRES, 10 janvier. (Reuter). Cet après-midi la ligue des ouvriers britanniques a tenu à Westminster une réunion pour protester contre la restitution des colonies allemandes en Afrique et dans l'Océan Pacifique et pour instituer un comité qui s'occu-£>era de la question des colonies allemandes. Beaucoup de représentants des Dominions assistaient à la réunion. Les ouvriers adoptèrent une résolution proposée par l'agent-général de Tasmanie et exprimant l'admiration et la. gratitude des congressistes pour l'action accomplie par les armées britanniques et leurs alliés en faveur de la délivrance des peuples qui se trouvaient dans la passé sous le joug allemand, rejetant le projet de soumettre le sort de oes colonies à une commission internationale et exigeant qu'on mette tout en oeuvre pour empêcher la restitution des colonies allemandes. i Les congressistes qui prirent la parole plaidèrent en faveur du droit des Dominions d'avoir voix au chapitre dans la solution de ce problème. « * Les leaders travaillistes britanniques aux , Etats-Unis LONDRES, 10 janvier. (Reuter). Le gouvernement a résolu d'envoyer des représentants du mouvement syndicaliste britannique aux Etats-Unis. M. Appleton, secrétaire de la fédération des syndicats, se trouve parmi les délégués. Dans un télégramme de bienvenue, adressé à M. Appleton, M. Gompers, secrétaire de la fédération syndicaliste américaine, dit que la résolution de la conférence des ouvriers britanniques du 28 décembre concorde avec celle du récent congrès des fédérations américaines à Buffaio. Sur les points les plus importants des buts de guerre, ajoute-t-il, les déclarations do MM. Lloyd George et Wilson sont également d'accord. Les représentants officiels des gouvernements et des ouvriers des deux nations ont exprimé de la sorte la volonté et le but du peuple, des gouvernements et de;s ouvriers en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.Si l'on fait un appel pour tenir une conférence des ouvriers de tous les pays, 1a fédération américaine n'y répondra pas. Les organismes professionnels et le peuple 3n Allemagne doivent prendre une attitude conciliante vis-à-vis des exigences des alliés E>t adopter le principe du droit d'autonome. A moins que co résultat soit obtenu, les démocraties alliées doivent écraser le militarisme, l'autocratie prussienne et apporter au monde de nouvelles libertés dont l'Allemagne pourra jouir également. Tant que ce but n'aura pas été atteint nous considérons comme nuisible pour ui'k paix durable la convocation d'un oonofi. des représentants de tous les pays. * * * Le droit électoral des femmes LONDRES, 10 janvier. (Reuter). La Chambre des lords a adopté par 134 voix contre 69 le projet de modification de la loi, électorale concernant le droit électoral des Femmes. * n * Explosion d'une mine. Reuter annonce qu'à Rcschaerty., sur la 30te d'^.berdeenshire, un grave accident â su lieu. Pendant une violente tempête une nine, qui avait été lancée contre le pier, fit explosion. Cinq personnes furent tuées sur e coup; deux autres succombèrent plus tard i la suite de leurs blessures. Dix blessés ont ité conduits à Aberdeen. * * h Le torpillage du „Rewa" LONDRES, 11 janvier. (Reuter). La commission parlementaire de la ,,Trado-Jnion" vient d'adopter une motion invitant les gouvernements des pays alliés a >rotester contre l'acte infâme des Allemands :{ui ont de nouveau torpillé un navire-hôpital».

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
This item is a publication of the title L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam belonging to the category Oorlogspers, published in Amsterdam from 1914 to 1918.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Add to collection

Location

Subjects

Periods