L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 29 May. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 03 July 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/z31ng4j21v/
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4«m° Année M® 1313 jpâ ceints IWieircrecai mal 1918 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. .lotsrrgal! oMOticSieri du malSrs paraissant eia HoSSaracle Bêlas esl nuira nnm da Famille. I - être adressées £«t» Rédacteur OU Chei: Gustave Jaspaers. Abonnements : Hollande il. 1.50 par mois. Etranger il. 2.00 par mois. Pour les routes «es lettres «Oiveni être aaresse .» »« icciinm-ur m,.,,,.,.,..,) Cliililllirï militaires au Iront et les militaires internés en Hollande II. 0.75 par mois payable Ibureau de rédaction :N. Z. VOOBBUROWAL 334-240, ComKé de BMac(ion: ^îIeS55^d,R Cham,,PÏ' par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 centsla ligne. l'aro ta Béuniiitinn sn âiitrinhs I Wl V I M II» I «•*■■■«•■ W8« Nous ne savons pas le détail du régimi de terreur que les gouvernements de Viami< et de Budapest font peser survies popula tions tchèques et elovènes de l'Empire. Li cruauté et l'hypocrisie de la bureaucrate autrichienne sont assez connues pour qu-mous puissions nous imaginer, le pire et res ter, dans nos imaginations, fort au-dessou. de la vérité. Mais il est à noter que, oetb fois, cette bureaucratie policière n'agit pa de sa propre initiative et sous sa propr< responsabilité. Malgré la puissance dont el1< dispose, malgré la quantité de ses gibets, 1< nombre de ses prisons et de 6es in paoe. élit sent devant elle une force qui, si elle s< manifestait toute eautière dans une brusque explosion, la balayerait devant elle. _ EU< cherche des points d'appui dans l'opinioi publique. Expression la plus basse, la plu: misérable de la tyrannie boche, il lui faul aujourd'hui le soutien avoué de la racc allemande, . du monde allemand, avant d< ee lancer à fond dans la lutte. Et c'est tâer le rassemblement de toutês les énergies de 1; Allemagne que vient-de sonner l^mpereui Charles dans le discours qu'il a fait aux dé-putations allemandes du Tyrol et d€ l'Istrie, venues pour implorer son impérial poncoure contre, la propagande slave. Après avoir montré la nécessité de résoudre (?) la question des nationalités dans l'Empire et de mettre fin aux frictions intérieures sans cesse renaissantes ou sont gaspillées le meilleur de ses forces, l'empereur a dit que son gouvernement se trouverait toujours aux côtés de ^ ceux qui prétendent maintenir intact l'héritage sacré d'un passé glorieux. Aussi ne manquera-t-il pas de combattre toutes les agitations, qui mettent en péril la cohésion de l'Etat avec tous le« moyens légaux en soii pouvoir. Et voila une déclaration de guerre en règle. L'empereur ee met à la tête des Allemands de l'Empire dans la grande croisade qu'il prêche contre les non-Allemands. Les temps sont changés depuis l'an dernier, depuis les premiers mois du rogne de Charles I d'où datent l'amnistie aux condamnés politiques slaves et la lettre au prince Sixte de Bourbon. Le© empereurs d'Autriche comme les Otiion vont encore à Canossa mais Canossa, au/Ard'hui, est en Prusse. Voilà qui n'annonce rien de bon pour les populations tyrannisées de la Bohême et de3 cik ,'s de l'Adriatique. Dans la répression annoncée, la manière forte allemande ira de pair avec la manière cauteleuse autri-ch\ ne. Moyens légaux, dit Charles. Mais, en Autriche, la loi 6e confond avec le bon plaisir de l'administration. La. constitution, dont les libertés sont suspendues pour les besoins de la cause, n'offre plus aucune garantie aux citoyens. La fureur de l'inquisition aheimande va dénoncer à une justice déshabituée depuis longtemps à rendre des arrêts pour ne plus rendre que des services ton ceux que ne croient pac à l'inviolabilité de cette armature de violence et de mensonge sur quoi repose l'Etat habsbourgeois. Nous allons voir recommencer en grand le procès <VAgram. C'est ce que l'empereur appelle ,,résoudre la question des nationalités ', ejb c'est ainsi qu'il prétend mettre fin à ces frictions où sont gaspillées toutes les forces du pays. Le procédé a fait faillite depuis si longtemps qu'.on s'étonne de le voir reprendre. Il faut que le danger soit bien grand pour que le gouvernement autrichien a.x-eté, après avoir iait acte de soumission à l'Allemagne et s'être mis sous la protection du ganteieb de fer de Guillaume, brandisse maintenant ce gantelet contre les trois cinquièmes de la population de l'Empire. Pour donner à nos lecteurs une idée de ce danger, reproduisons ces déclarations qu'a faites le dr. Benès, secrétaire à Paris ciu comité national tchéco-slave, à un confrère parisien : ,,Les Tchèques, esclaves de l'Autriche, et les Slovaques, esclaves de la Hongrie, ne forment qu'un seul peuple libre do dix millions d'âmes. Ami ou ennemi, un peuple de dix millions d'âmes vaut qu'on B'habitue à prononcer son nom difficile. Eunemd — bien malgré lui — au début de la guerre, il fournit 1.200.000 soldats au kaiser de Vienne. Mais quels soldats ! ,,Quatre cent mille réussirent à se rendre pi onniers avec armes et bagages (trois cc cinquante mille aux Russes, trente-cinq mi.le aux Serbes, vingt-cinq mille aux Italie 3). Trois cent mille n'ont pu, hélas! que 6e faire massacrer sous la cravache d'offi-01 ers qui, tous, à partir du grade de capitaine, étaient Allemands ou Magyars. Il en rejte, sous le drapeau détesté de l'Autriche, un demi-million, qu'il a fallu retirer de_tous les fronts où l'on se bat pour les cantonner, 61: >scts et encadrés de mitrailleuses allemandes, en Roumanie, en Ukraine, en Albanie ou dans les garnisons de l'intérieur. C'eût à la lueur de pareilles révélations que l'on comprend la faiblesse de l'armée au-tri chienne ! ' ' La faiblesse de l'armée autrichienne, oui. Nous savons comment l'armée allemande y supplée. La campagne de répression annoncée par l'empereur jette, elle, une lueur singulière 6ur la faiblesse de l'Etat autrichien. Comment l'empire allemand y sup-pléera-t-il? C'est ce que nous apprendrons dans un avenir très prochain, au cours des pourparlers qui vont se poursuivre entre Berlin et Vienne pour ,,l'approfondissement et l'élargissement" de l'allianoe. Le puissant soutien de l'Allemagne ne sera pas de trop ici à la police des Habsbourg. Les réoentes manifestations de Prague ont montré la solidarité entre les Tchécoslovaques et les Yougo-Slaves, dont tentent aussi de se rap-prooher les Polonais. C'est une force de trente millions d'hommes. Et il ne faut pas oublier que cette force se manifeste aussi au dehors dans les légions tchéco-slovaques, qui comptent csmt mille soldats, et les légions polonaises qui combattent dans nos rangs. Ces nations opprimées de l'Autriche pnt I leurs armées nationales qui comibatten | contre leurs bourreaux. Elles en conçoiven un sentiment de liberté et d'indépendanci que toutes les forces d'oppression de la Ger manie seront impuissantes à réduire. Charles Bernard. "I HJP' ' gl ' 'tir" Le sort îles archives de Namur. Une personne fort bien placée pour fournir des indications précises et autorisées écri' au sujet des actes de vandalisme perpétrés £ Namur: ,,J'ai déjà indiqué brièvement quelle* avaient été, au point de vue archives, le: pertes causées à Namur par le vandalisme allemand. Je désirerais les détailler ici. ,,De la destruction complète de l'hôte de ville par l'incendie du 25 août 1914, on s généralement conclu à l'anéantissement total des archives communales.4 Cette conclusion est fausse, et pour cause: le ,,Bureau dec Archives" de îa mairie 11'en.possédait plus lors de la déclaration de guerre qu'une très minime partie. A la suite d'une campagne ardemment menée par un groupe d'amateurs d'histoire locale, le Conseil échevinal avait, peu de temps auparavant, autorisé le trans-1 fort des archives de la ville au dépôt de l'Etat (1er étage du Palais de Justice), permettant ainsi de réunir les souroes d'histoire. A cette heureuse décision nous devons de posséder encore les chartes originales, tous les comptes du Magistrat de Namur, les documents concernant les anciennes frairies et aussi les ,,Registres aux Bourgeois" dont la suite ininterrompue du XVe au XVIIIe siècle nous donne de très curieux détails sur la composition de cette classe, de plus en plus puissante, qu'était la bourgeoisie. ,,Malheureusement, nous avons à déplorer la perte presque totale des anciens registres paroissiaux de Namur. Certains appartenaient au XVIe siècle; la collection en était très intéressante, car on y découvrait mille notes touchant non seulement l'histoire de ncs anciennes familles, mais aussi les moeurs du 6emps eu la température vraiment extraordinaire de certaines saisons et mille autres détails que l'on s'attendait peu à trouver parmi les actes d'état civil. Ces registres ont été détruits par l'incendie; on n'en a retrouvé, dans les décombres de l'Hôtel de Ville, que quelques fragments en mauvais état, à moitié consumés par le feu et très abîmés par l'eau; la reconstitution intégrale ' d'aucune page n'était possible, La destruction de ces registres constitue une perte énorme, surtout au point de vue généalogique, mais je me demande si elle n'est pas, en partie, tout au moins, réparable. Très nombreux sont le3 généalogistes et les essayistes du genre qui sont venus jadis consulter les registres' paroissiaux et qui, scrupuleusement, en ont transcrit maints actes; d'autre part, ,à la demande d'étrangers, l'administration communale avait fait faire beaucoup de ,,copies conformes" et je. saie aussi que les archéologues érudits qui ont spécialement étudié l'histoire des Lignages et du Magistrat y ont fait de larges emprunts. A eux tous, un appel pourrait, après la guerre, être fait pour que, de leurs archives familiales ou des fiches de leurs travaux, soient exhumées toutes ces copies et qu*» soit permise à la ville de Namur la reconstitution, au moins partielle, de ses registres paroissiaux.,,Dans le même incendie fut anéanti l'antique scel des comtes de Namur, bijou de l'art de la gravure au XIVe siècle. La rareté des empreintes de ce sceau en rend peu probable la reconstitution. ,,Anéantis aussi les tableaux — véritables archives vivantes — de Franz . Kegeljan, dont l'érudition et le talent s'étaient ingéniés à nous représenter les divers aspects de la ville au cours des âges. ,,Quant à la Bibliothèque communale de Namur, je puis vous assurer que non seulement elle n'est p^s incendiée mais est toujours intacte, voire même augmentée dans de notables proportions. L'occupation a fait chez nous beaucoup d'oisifs à qui la lecture est une des rares distractions permises. Pour répondre à leurs nombreuses demandes, des achats considérables de bouquins ont dû être consentis et voici pourquoi, loin d'être détruite, notre bibliothèque se trouve agrandie. Il est vrai que les Allemands n'en sont pas encore à leur dernier acte de vandalisme..."— M. iules Vermeulen. Nous apprenons que le dimanche 2 juin, à llijr heures, à l'église belge du Rosen-gracht, aura lieu un service funèbre en l'honneur de Jules Vermeulen, tué à l'ennemi, dans la bataille du 14 avril au sud de Dixmude. Jule3 Vermeulen, soldat volontaire, engagé dans l'infanterie, était âgé de 21 ans. II est mort en héros, face à l'ennemi, dans la défense victorieuse du dernier lambeau . do notre sol contre l'Allemand. Nous nous inclinons devant cette mort avec un profond, un pieux respect. C'est dans le même sentiment que nous présentons au père du jeune héros, M. Vermeulen, le sympattfique fonctionnaire du 1 consulat belge d'Amsterdam, si cruellement frappé, l'expression de nos condoléances. M. Vermeulen a encore un deuxième fils au front! Puisse-t-il être conservé a son affection.// y a un an 29 mai 1917: Les Français enlèvent un ■petit -poste allemand au nord de Vacher.au-ville.• La1 Chambre brésilienne adopte une1 loi a<iKc termes de laquelle h pays abandonne M m,contreditéK En Belgique. A Brexeîles La ville de Bruxelles vient d'adresser la lettre suivante aux Comités des Restaurante Bruxellois, de la Croix Nationale, des Réfectoires Elisabeth et des OEuvres Protectrices de l'Eenfance: ,,Nous avons l'honneur de vous faire savoir-que notre Collège, en séance du 3 mai courant, vient de décider de subordonner, à certaines nouvelles coniditiens, l'intervention de la ville dans le coût des repas délivrés par l'intermédiaire des Restaurants Bruxellois, des Cantines Bourgeoises, des Réfectoires Elisabeth et des Cantines Maternelles. ,,L'importance de la subvention communale étant la même pour les quatre organismes en cause, vous estimerez avec nous que la ville est en droit de demander que les dîners soient de quantité et de qualité égales.,,En vue d'atteindre ce but, nous avons fixé provisoirement comme suit, et à partir du 15 mai courant, les quantités minima devant composer les repas: ,,Viande, 65 grammes, donnant environ 45 gr. après la cuisson (ou un oeuf). ,,Féculents, 60 gr., doutant environ 4 fois ce poids pour le riz, et 2 fois pour les haricots et les petits pois (ou rutabagas, 200 gr. crus, soit environ 150 gir. cuits). ,,Légumes, 100 gr., donnant environ 75 gr. cuits. ,,11 sera délivré, trois fois par semaine, des repas avec viande, deux fois avec un oeuf et deux fois sans viande ni oeuf. Lors de la délivranoe de cette dernière espèce de repas, ceux-ci seront composés de 350 gr. do nourriture formée de féculents, 100 gr. pesés crus et donnant approximativement 280 gr. cuits (riz ou haricots), et de légumes 100 gr. crus, donnant environ 75 gr. cuits. ,,La soupe sera délivrée à raison d'un demi-litre par bénéficiaire et sera composée suivant les pcourcfentages ci-après: Os, 4 p. 0.; légumes, 12.50 p. c.; féculents, 6.50 p. c.; graisse, 0.25 p. c. , ,11 doit être bien entendu que tout sera ouit et que les poids sont simplement renseignés par vivres pesés crus, cette méthode étant la seule possible pour déterminer des rations. x „I1 importe également que les bénéficiaires aient connaissance de l'impartà-nce dee rationnements journaliers à l'aide d'avis ajDposés dans les réfectoires. ,,De plus, estimant qu'il est de notre devoir de nous assurer de la bonne application des conditions ci-dessus, nous avons jugé indispensable de désigner un fonctionnaire communal, chargé d'un travail de contrôle à exercer sur place et par tous autres moyens permettant de vérifier si les quantités minima prescrites sontv toujours délivrées." * Il paraît que toutes les communes de l'agglomération vont suivre l'exemple de la ville. Le Conseil communal de Schaerbeek s'esl réuni d'urgence jeudi 16 mai 1918, sous lz 1 présidence de M. Louis Bertrand. Cehii-c: fait l'éloge de feu M. le conseiller communal Mervie-Albert Aerts, qui vient de mourir et qui faisait partie de la gauche libérale. C'était un statuaire de grand talent et professeur à l'Académie de Belgique. Le Conseil a décidé de faire parvenir à la famille une lettre de condoléances au nom dr Conseil communal. Le Conseil procède ensuite à l'installation de M. Scquet, entrepreneur de travaus publics, en remplacement de M. Aerts. M. Soquet prend place parmi ses nouveaux collègues de la gauche. M. le président propose de voter d'urgence une convention à conclure entre toutes les communes du Grand-Bruxelles en vue de contracter de commun accord un emprunt de 40,000,000 de francs avec la Société du Crédit Communal, pour assurer l'alimentation des habitants et pour les besoins des administrations communales. Cette proposition rencontre des oppositions. parmi les membres du Conseil qui n'ont pas pu étudier la question, et l'on décide de renvoyer cet objet à une séance ultérieure. M. l'échevin-présidont soumet ensuite au Conseil le nouveau règlement de police concernant les représentations cinématographiques qui a été élaboré de commun accord entre toutes les communes composant le plus Grand-Bruxelles. A ce propos, M. le conseiller van Eemeren fait remarquer au Conseil qu'il est bon de voter des règlements sur les représentations cinématographiques, mais aussi qu'il faut les faire observer. Il a été constaté que 99 sur 100 des jeunes délinquants qui ont comparu jusqu'ici devant, les juges des enfants étaient des habitués des cinémas. Les représentations cinématographiques sont, pernicieuses pour la jeunesse, ajoute l'honorable conseiller. La nouveau règlement est adopté à . l'unanimité. A Anvers Peur la 3e fois Mme van Aubel, femme du médecin anversois bien connu, fait un stage ■j rue des' Béguines ! Connaissent aussi la paille humide des cachots: Mme René Have-nitli-Govers, dont le mari brûla la politesse aux boches 1,'an dernier et rejoignit l'armée au prix de mille dangers, et M elle Gaby Groetaers de Wael, fille aînée de Mme Léon-oe Groetaers. Après captivité de plus de douze mois on relâcha Mme M. de Vries. Retenons le nom de ces dames: ce sont d'ardentes patriotes. Aai Limbourâ Le fermier Camille Knappen, de Bom-mershoven, a vendu la semaine passée 13 boeufs gras pour 100,000 francs! Les opérations militaires Combats acharnés à l'Ouest. Les Allemands montent à l'assaut du Chemin des Dames et essayant d atteindre la vallée de l'Aisne. — Les alliés offrent une résistance acharnée à la ruse et infligent de grosses pertes à l'adversaire. — Sur le Iront de la Lys l'ennemi saisit un sanglant échec. lin çrtrrPQ ifnliûn rfnn? eorfour rlu Tr>nn1n L'offensive aiiemawie. I mentières et de Fricourt. Dans les combats I aériens nous abattîmes 6 avions «ennemis. Brillante résistance des Français vers Locre et Tous nos appareils rentrèrent au camp des Britanniques sur l'Aisne. Aujourd'hui nos aviateurs bombardé- (Communiqué officiel.) rent la gare de Bensdorf. On vit éclater 20 LONDRES, 27 mai. Ce matin, à 3J h., bombes de calibre lourd sur les locaux de la les positions britanniques sur le front Iran- gare. Des appareils de reconnaissance atta- çais de part et d'autre de l'Aisne vers Berry quèrent violemment nos appareils de bom- au Bac, entre Bermerioourt et Crayonnelle, bardement. On vit atterrir un avion britan- furent violemment attaquées. j nique, tous les autres rentrèrent indemnes. En même temps de très vigoureuses atta- 1 vio|snts ccmbats on(rû VauxaiIlon et Brîmontt ques furent entreprises oonue les troupes , ,, françaises engagées sur nctre aile droite et ^ (Communiqué officiel.j sur notre aile gauche, sur le terrain élevé PARIS, 27 mai. La bataille sévit toute que traverse le Chemin des Dames. la journée avec un acharnement extrême sur Dans le secteur britannique l'attaque fut un front de plus de 40 kilomètres, depuis appuyée par des chars d'as3aut et accompa- la région de VauxaiIlon jusqu'aux abords gnée d'un violent bombardement avec des immédiats de Brimont. Les masses alleman- uoaa ae^etères. 1 des engagées dans une lutte avec les troupes Sur notre aile droite nos troupes se main- ' françaises de3 premières lignes tentent de tinrent sur leurs positions et gardèrent un s'ouvrir un chemin vers la vallée de l'Aisne contact étroit avec les Français. i fans se soucier de leurs pertes. En fin de • Sur notre aile gauche l'ennemi réussit, journée quelques-uns de leurs détachements à -l'issue d'une âpre lutte, à refouler nos réussirent à atteindre la vallée dans la ré- troupes vers une seconde ligne de positions gion du pont d'Arcv. préparées à l'avance. | Les Franco Britanniques, échelonnés en La bataille, qui continue encore, fut très profondeur, se retirent méthodiquement violente sur tout le front. tout en- gardant un contact ininterrompu et Sur le front de la Lys l'ennemi lança ce en faisant payer très cher à l'ennemi ses matin de fortes attaques sur le rofnt Locre- premiers succès inévitables. Par leur ré- Voormezeele, qui furent repoussées par les sistance, où ils disputent chaque pouce de Français après .une bataille acharnée qui terrain à l'ennemi, ils assurent l'emploi ef- couta de grosses pertes à l'ennemi. ficace des réserves. Dans les environs du lac de Didkebuscs L'artillerie demeura très active sur les l'ennemi réussit à pénétrer dans les positions deux rives de la Meuse, dans la région de françaises sur une courte étendue. La ba- Saint Mihiel et en Lorraine. * taille continue sur ce point. A l'est de Eay-en-Haye un coup de main D'autres positions où l'ennemi avait pris ennemi subit un échec complet. pied au cours de sa première attaque furent D(!tai|s sur ,.assaut allemand, reconquises par les Français dans des con- tre-attaques çù ils firent des prisonniers. f"0 correspondant de Reuter annonce au Situation inchangée sur le reste du front sujet de 1 offensive entre boissons et Reims britannique. que les armées du kronpnnz se trouvent probablement sous le commandement des géné- Les succès des aviateurs britanniques. raux Franz von Below et von Boehm. Les " omniutiiqué officiel.j ^ ^ chefs des troupes alliées sont maîtres de la LONDPES;^ 27 mai. Dans la journée situation et attendent pour voir si l'atta- d'hier le brouillard entrave l'action des qUe €S^ une action démonstrative ou si elle | aviateurs jusqu'au so^r. Nous lançâmes 4 Se développera en une bataille générale. Il tannes de bombes dans les environs d'Ar- k possible gue lea Allemands ont l'inten tion de tromper l'ennemi afin de l'amener l envoyer ses réserves vers cette partie di: front pendant qu'ils concentreraient al on leurs propres foroes ailleurs pour l'attaqut principale. Le champ de bataille principa comprend à présent le Chemin des Dames où, Vannée dernière, les Allemands furenl finalement rejetés après la victoire des Français près de l'ancien fort de Malmaison. Lef troupes britanniques aussi bien que les troupes françaises prennent part au combat et luttent côte à côte. Comment l'attaque commença. LONDRES, 28 mai. Le correspondant spe^i de Reuter près de l'armée anglais* en France annonce: s Le bombardement des Allemands commença le matin de bonne heure et fut presque aussi violent que celui par lequel l'offensive du 21 mars commença. L'ennemi se servit d'une grande quantité d'obus à ga2 j asphyxiants dont les gaz, chassés par le vent nord-st, se dispersèrent à grande distance sur le front des alliés. L'attaque dans le nord fut dirigée contre les divisions françaises qui occupaient la crête à l'ouest du Mont KLemmel. Les détachements anglais prirenb également part à la lutte. Les Allemands montèrent à l'assaut en formations ordinaires par de grosses vagues. Les Français subirent le premier choc à l'aile gauche et au centre. A l'aile droite ils sembleient devoir céder quelque peu. Plus tard dans la matinée les Allemands lancèrent sans compter de nouvelles troupes au feù et les Français furent obligés de reculer plus loin. Pour autant que je puis conclure des renseignements obtenus jusqu'ici, écrit le correspondant, nos alliés ont fait une contre-attaque et rétabli la situation sur la plupart des points. Ils firent 100 prisonniers. L'artillerie anglaise et française déploya une grande activité et les pertes de l'ennemi doivent être très élevées. Les hydro-aéroplanes anglais en action. (Communiqué officiel-, LONDRES, *27 mai. (Reuter.) Pendant la période du 23 au 26 mai le mauvais temps entrava les opérations de nos hydro-aéroplanes. Ceux-ci firent cependant des raids s;ir Mariakerke et sur Zeebrugge où l'on vit tomber des bombes près des écluses et près du canal lattéral. Dans la nuit du 22 mai environ 1000 kilogrammes de bombes furent lancés sur les docks de Zeebrugge. Tous nos apparoils rentrèrent indemnes.' Dans nos eaux nous fîmes de nombreuses expéditions de patrouille afin de combattre les sous-marins. Plusieurs sous-marins furent aperçus et attaqués.Le 20 mai de3 avions alliés firent un raid sur la base maritime de Cattaro, où la caserne de la marine fut atteinte. Un raid aérien sur Paris. Reuter aunonce de Paris que, lundi soir, à 10^ heures on signala dix avions ennemis. Ils lancèrent plusieurs bombes sur les faubourgs. Aucun appareil ne parvint à dépasser la zone protectrice. A 11J heures tout danger avait disparu! Le caJmo à Paris. PARIS, 28 mai. (Havas.) La population ne se montra pas du tout excitée à la suite de la reprise du bombardement de Paris au moyen d'une pièce à grande portée. Elle resta complètement calme et se mit au travail comme d'habitude. Les dégâts matériels sont minimes. Un obus tomba dans un parc et déracina un peuplier de 10 mètres de haut. Un second projectile qui tomba erur le trottoir creusa un trou de quelques décimètres. Dans une rue très fréquentée un troisième obus fit explosion sans faire des victimes. La pointe du projectile roula sur le sol et fut portée au laboratoire communal où elle sera examinée. Le quatrième obus tomba dans un jardin et endommagea deux arbres. Un cinquième obus creusa un cratère de 3 mètres dans le sol. Dans un des faubourgs un obus fit explosion à 30 mètres au-dessus du sol. —- * Sur le front italien. Les italiens occupent les monts Zigolon Mcrocche, Presona, I© défilé do Mon-teoallo, font 870 prisonniers et capturent 12 canons. ( Com m u ni que offi ci ci.) ROME, 27 mai. Les chasseurs alpins ont inauguré la 4o année de guerre en remportant une victoire dans la région du Tonale, en dépit des grandes ^fficultés du terrain et de la résistance acharnée.de l'ennemi.L'action, commencée dans la nuit du 25 au 26, fut poursuivie sans répit dans la journée du 26. Le Zigolon (3040 mètres d'altitude), le Moroccbe, le Presena (369 m.), attaqué par quatre fois avec une bravoure extraordinaire, le défilé de Montô-callo (2250 m.) et le massif à l'ouest de ce point ont été enlevés à l'ennemi et ee trouvent aujourd'hui entre les mains des Italiens. Les pertes de l'ennemi furent très fortes, celles des Italiens minimes. On dénombra jusqu'ici 870 prisonniers, dont 14 officiers. On captura 12 canons, 14 pièces légères ou mortiers de tranchées, 25 mitrailleuses, des centaines de fusils et toute sorte de matériel.Dans la nuit du 24 au 25 mai l'ennemi lança deux fortes attaques sur les positions italiennes sur le mont Corsio (Vallarsa). Les Italiens, appuyés par l'artillerie, infligèrent de fortes pertes à l'adversaire et le mirent en fuite au cours d'une contre-attaque où il subit à nouveau de grosses pertes. On signale dans la vallée de la Posina et sur les pentes méridionales du Monte Rosso des actions de patrouilles qui tournèreart à l'avantage des Italiens. Sur le reste du front actions d'artillerie habituelles, un peu plus vives sur îa Piave, ■ entre Fagare et Intescusira. L'action de l'aviation fut partiellement entravée par le mauvais temps. Huit appareils ennemis furent abattus. Le dernier succès italien. Au sujet de l'offensive à Tonale l'Agence Stefani annonce: Le terrain conquis s'étend dans la direction est. L'opération fut exécutée en deux attaques séparées .La première, après quatre heures de tentatives infructueuses, permit aux Italiens de s'emparer du Cima Presama et ensuite du Zigolon, deux sommets qui dominent le Val Genova. Au cours de la seconde attaque, qui se pn> duisit un peu plus au nord, le Montioelli, qui domine le défilé de Tonale, fut occupé. Les Alpins avaient à surmonter de grandes difficultés. Même en temps de paix ces montagnes sont presque inaccessibles et; seuls des alpinistes expérimentés parviennent à faire l'ascension. Les positions étaient en outre défendues par des troupes tiroliennes bien entraînées. Les défenseurs furent tués ou faits prisonniers. Era France Le procès Paix-Séaillos. PARIS, 28 mai. (Havas). Le sergent Paix-Séailles a été condamné à une peine conditionnelle d'un an de prison, le capitaine Mathieu à une peine conditionnelle de 3 mois de prison. * * * La guerre sous-marlne et la mauvaise humeur de Nauen. PARIS, 26 mai. Le6 radios de Lyoït ayant reproduit les faits et les chiffres par lesquels M. Leygues, ministre de la marine, avait démontre qiso, grâce aux moyens mis en oeuvre par les alliés, les espoirs que l'Allemagne avait fondés sur la piraterie sous-marine étaient définitivement ruinés, lea radios de Nauen manifestent la plus vive colère. Un radio de Nauen 24 mai est plein d'injures. Il traite le rédacteur du radio de Lyon de ,,fidèle valet fridolin" pour avoir souligné l'importance des déclarations faîtes par M. Georges Leygues. Malheureusement, pour les services allemands de propagande, les phrases violentes n'ont jamais valu jin i'ait et un chiffre. Le radio allemand en question n'apporte aucun argument propre à ébranler les constatations qui avaient été faites. Il se borne à citer quelques extraits de journaux qui réclament une intensification de la lutte contre les pirates sous-marins et qui pensent que rien n'aura été fait tant qu'on ne les aura pas entièrement maîtrisés. Sa colère sans mesure est une preuve nouvelle du succès des alliés. Elle montre que nous avons touché au défaut de la cuirasse. Au risque de provoquer un nouvel acoès de colère, nous signalerons que M. Leygues, ministre de la marine, dans le discours qu'il a prononcé vendredi à la manifestation franco-britannique de la Sorbonne, a souligné les résultats obtenus par les flottes alliées. Il a dit notamment: ,,Au cours des derniers mois les flottes alliées ont coulé I plus de sous-marins que les Allemands n'en construisent. Elles protègent les transports qui nous donnent le blé, le cliarbon, le fer et qui ont en avril débarqué sur les côtes de France plus de 400,000 soldats. Elles maintiennent nos relations avec les colonies et les points les plus reculés du globe, forment autour de notre patrie une zone de j sûreté infranchissable, encerclent l'ennemi ' dans un cercle inexorable qui se resserre chaque jour et préparent ainsi les actions mili-' taires décisives" D'autre part, M. Lloyd George a dit le même jour, dans son die-. cours d'Edimbourg : ,,Nous sommes arrivés au moment où nous coulons des sous-marins ennemis plus rapidement que les Allemands ne peuvent en construire, moment où nous, c'est-à-dire les alliés pris dans leur ensemble, construisons plus de navires marchands que les Allemands ne peuvent en couler. De toutes les données actuellement à sa disposition l'amirauté pense pouvoir conclure qu'au mois d'avril nous avons battu le record en ce qui concerne le nombre de sous-marins détruite. Le sous-marin est toujours une menace, il n'est plus un péril. Enfin, l'arrivée successive dans les ports espagnols de sous-marins allemands désemparés paraît bien être une preuve matérielle de l'activité et de l'efficacité de la surveillance alliée". Ces constatations et ces faits provoqueront sans doute uA nouvel accès de -colère jî. Nauen, où, foute d'arguments, on recourt à des apostrophes dénuées de toute valeur. La vérité est bien dure à porter. Eîîb âng|teterre Un télégramme de M. Orlando à Lloyd George. ROME, 27 mai. (Stefani.) En réponse au télégramme de Lloyd George, M. Orlando a envoyé le télégramme suivant: C'est avec satisfaction et émotion que les Italiens ont pris connaissance du noble télégramme de Votre Excellence. L'accueil cordial et solennel que la ville réserva au jeune prince de l'empire britannique témoigne d'une façon nette de la •'•c1 lté de la nation italienne ainsi quo de la vive sympathiè et de la grancio amitié »vçp laquelle elle répond aux sentiments du peuple anglais. Avec l'expression de mon dévouement amical je prie Votre Excellence d'accepter mes salutations les $lus cordiales. Les marins anglais. LONDRES, 27 mai. (Reuter.) L'amiral ; Wemyss, premier lord de l'amiramté, a dit ! au cours d'une réunion de marins britanniques et étranger à Londres qu'actuelle

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This item is a publication of the title L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam belonging to the category Oorlogspers, published in Amsterdam from 1914 to 1918.

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