L'écho d'Anvers

619 0
12 November 1914
close

Why do you want to report this item?

Remarks

Send
s.n. 1914, 12 November. L'écho d'Anvers. Seen on 08 March 2021, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/4q7qn5zz8g/
Show text

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

No. 34. Jeudi 12 Novembre 1914. L'ECHO D'ANVERS Organe officiel des réfugiés belges en Hollande. Paraît 2 fois A midi et 6 heures. Direction=Rédaction : ARTHUR DE GERS. Bureaux: Bergen=op=Z'oom, Boschstraat 68. Paraît 2 fois A midi et 6 heures. EDITION DE MIDI. La neutralité de la Hollande envisagée par un Belge. (C Je maintiendrai. » « Je maintiendrai )>, telle est la fière devise de la Hollande, c'est le cri que jeta le grand Taciturne à la lace des Etats-Généraux, lorsque, s'affranchis-sant du joug de l'Espagne, il créa les Pays-Bas indépendants. Cette noble devise qui condense toutes les aspirations d'un peuple, qui répond d'une façon si parfaite au sentiment national hollandais, ne fut jamais démentie au cours des siècles ; au contraire, elle fut portée haute et fière, aussi bien dans le maintien de ses droits, dans la diplomatie des peuples, que dans la continuation de cette sainte tradition qui veut les Hollandais, grands dans l'amour d'une liberté sans entraves, grands dans le commerce, la marine, les sciences et les arts. S'il m'appartenait de soulever quelques points intimes de la vie récente de la Hollande, je saurais combien paraît odieuse à celle-ci l'influence néfaste de l'étranger. Dans les diverses branches de sa remarquable activité, dans ses entreprises colonisatrices elle s'est maintenue aux premiers rangs, malgré la concurrence redoutable des adversaires. Comme par le passé, les sciences et les arts illustrent d'un éclat resplendissant la Patrie de Rembrandt. Dans les heures périlleuses qu'elle traverse, elle fait retentir dans le monde entier sa devise qu'elle prend comme ligne de conduite: «Je maintiendrai». Elle a maintenu sa stricte neutralité, malgré bien des obstacles et des influences pernicieuses; elle n'a obéi à aucune poussée étrangère, elle a suivi son devoir qui lui commandait, comme peuple libre et coopé-rateur de la civilisation, de ne pas sacrifier, pour les mesquines convoitises des nations, une situation prospère et enviable, qu'elle s'est acquise par son travail persévéramment maintenu.Mais le conflit actuel a rendu les Pays-Bas plus grands encore dans l'amour des Belges et l'estime des nations, car elle a maintenu ses marques de commisération pour les peuples abattus par le fléau de la guerre. Nous, Belges, nous la savions charitable, mais nous ignorions les ineffables trésors d'amour dévoué qu'elle a versés sur nos plaies béantes. Elle nous a reçus comme ses enfants, elle nous a choyés, ne reculant pas devant les infortunés, qui sont venus chercher asile, comme dit le poète, sous. «L'Auberge des Pays-Bas, qui , fait toujours crédit». Notre reconnaissance ne se ] bornera pas à de vaines protestations ; elle se maintiendra dans ! un souvenir vivace et perpétuel i de tous ses bienfaits et dans une étroite amitié que les ans ne ] pourront ternir. ] La Hollande a maintenu ses droits, visière levée, sa charité, < coeur ouvert; et sa devise plus chère encore aux compatriotes de Rembrandt lui sera un stimulant puissant dans sa marche de progrès. «Je maintiendrai» — devise brève, mais éloquente, qui fait écho dans les coeurs Belges. JOS. BASTIN. Cadicr-en-Keer. En Belgique. A Anvers ANVERS, 10 novembre (D. T.) Lors de ma dernière visite à Malines, j'ai appris que beaucoup de trésors artistiques de la ville avaient été placés en lieu sûr, grâce au concours précieux de M. de Barbé, prêtre etM.de Keersmaeker, d'Anvers. A Anvers, j'ai rencontré par hasard M. Pol de Mont, et profitai de l'occasion pour lui demander si le fameux tryptique, représentant «La Vocation de Pierre», avait été endommagé par les shrapnels, comme le bruit en avait couru dans tous les journaux. M. Pol de Mont a fortement louangé la tâche délicate du prêtre de Barbé et M. de Keersmaeker, qui lai ont confié intacts plusieurs tableaux : ils se trouvent dans les caves du musée des Beaux-Arts, entre autres le tryptique de Rubens et « L'adoration des Trois Rois » de l'Eglise St. Jean ; le Van Dyck de St. Rumolduskerk, légèrement endommagé, la toile ayant été enroulée intérieurement, ainsi que 22 petits panneaux de la même église. Depuis l'occupation d'Anvers, les voyageurs partant de Roosen-daal payent un coupon jus>iu'à Esschen ; de là ils vogayent gratis sur Anvers. Par contre, pour retourner dAnvers-Merxem vers la Hollande, il fallait prendre un ticket d'un franc. Il n'est pas étonnant que les Allemands exercent un contrôle sévère, et dimanche dernier je m'en suis encore aperçu : le train emportait le double des voyageurs débarqués. C'est cette perception d'un franc qui a été cause de l'interruption du service La compagnie de chemins de fer Belge, employant ses machines et son -personnel voyait plutôt d'un mauvais œil les milliers de francs, qu'elle gagnait, disparaître dans les poches des Allemands. Si au moins ces derniers payaient le salaire des ouvriers, il n'y aurait jamais eu de grèves, malheureusement l'Allemand ne délie pas facilement la bourse. Le personnel devait être payé par la Compagnie Belge et les profits étaient pour les Allemands ! Probablement, la circulation ies trains sera reprise, au besoin ivec un personnel Allemand ; à a gare de Merxem, tous les employés Belges ont disparu. Il est affiché que les trains de 12, 2 et 4 heures (heure allemande) partiront régulièrement. J'attends depuis deux heures e train de midi, et il ne part 3as (soit avant-hier./ A partir de ce jour la perception du franc est supprimée. A Anvers, la situation est calme et bonne. Avant-hier soir 2 ou 3 cinémas ont réouvert leurs portes : par ci, par là, les pianos électriques et les orchestres de nos grands cafés se font entendre. A Eecloo. SAS VAN GENT, 11 novembre (D.T.) A l'instant nous apprenons de source sérieuse, que les Allemands ont fait sauter les deux ponts qui se trouvent au Sud d'Eecloo, sur le canal. Par ce fait l'ennemi a l'intention d'arrêter les forces alliées qui pourraient arriver du Sud. On nous informe également, qu' entre Alost et Bruxelles, les routes sont pourvues de poteaux indicateurs peints en rouge, indiquant le chemin sur Bruxelles. A l'est de Bruxelles, jusqu'à Liège, les ai bres au bord du chemin ont été blanchis à la chaux. Ces moyens doivent faciliter et contribuer à l'envoi de troupes ou à la retraite des armées, en leur indiquant le chemin le plus court. A Termonde. SAS VAN GENT, 11 novembre (D.T.) A Termonde, près du pont de chemin de fer, d'ailleurs complètement détruit, les Allemands ont construit un pont-ponton. L'ennemi témoigne d'une activité extraordinaire pour refaire le pont de chemin de fer. Ces travaux urgents s'expliquent par le fait que le pont flottant sur l'Escant ne présente pas une garantie suffisante pour effectuer une retraite complète et en bon ordre. A Termonde, les effets de la marée sont encore suffisamment importants, et entre les deux marées on peut constater une différence de 11/2 mètre. Un simple attelage imprime déjà au pont un mouvement oscillatoire. L'artillerie et la cavalerie, pas même des troupes d'infanterie, ne sauraient en aucun cas employer ce pont. La reconstruction du pont de chemin de fer est donc de la plus haute nécessité. Ce pont lie les villes d'Ostende à Bruxelles et présente donc une importance capitale au point de vue militaire. On rentre facilement à Ter-monde, mais on en sort fort difficilement ; sans raisons fondées, les Allemands ne permettent à personne de quitter la ville. La population est bien traitée ; j'ai accosté un pauvre savetier qui m'a dit : — « J'ai tous les jours ma bouteille de vin et de la nourriture „en abondance". » Il faut ajouter, que les caves de Termonde étaient extraor-dinairement bien remplies. Quatre grands négociants en vins avaient pour leur compte 600.000 bouteilles. Ajoutez à cela le stock des particuliers ! Pensez-donc si les Allemands ont bu et boivent encore à Ter-monde ! Dans les Flandres. AARDENBURG, 11 novembre « (N.R.C.) ■ On a fait sauter les ponts sur ! le canal Léopold près de Stroo-brugge (entre Aardenburg et Maldeghem) et près de Middel-burg en Flandre. Ici les bruits d'explosions sont continus. Nos Télégrammes. La ebasse aux croiseurs. LONDRES, 11 novembre. Exception faite de l'escadre allemand qui infeste encore la côte chilienne, les Océans Pacifique et Indien sont maintenant tout à fait libérés de vaisseaux ennemis. ROME, 11 novembre. La Tribuna assure que l'escadre anglais dans l'Extrême Orient s'est assuré le secours de la flotte japonaise pour faire la chasse aux six croiseurs allemands qui sillonnent les Océans Pacifique et Indien. Huit unités japonaises sont déjà en route. Ltes pertes navales. Allemagne. Yorck croiseur blindé, . . , 9C50 t. Emden, croiseur 3600 , Kônigsberg » (interné). . . 3400 „ Geier » „ . . . 1630 „ Magdeburg, pe it croiseur . . 4550 „ Ariadne, „ „ . . 2660 „ Kôln, ,, » . • 4350 „ Mainz, „ „ . . 4350 „ Hela, „ „ . . 2040 „ S 115,116,117, 118, 119, torpilleurs 420 „ Un torpilleur, (nom inconnu) . — „ V 187, torpilleur 650 „ Carmania, croiseur auxiliaire . — „ Kaiser Wilheltn d. Grosse, croiseur auxiliaire . — „ Kônigin Luise, poseur de mines — „ Autriche Zenla, petit croiseur .... 2300 „ Kaiserin Elisabeth 4600 „ Ternes, Donau, monitor. Angleterre Cressy, croiseur, 12.000 „ Hogue, „ 12.C00 „ Hawke, „ ...... 12.000 „ Monmouth „ 9800 „ Goodhoop „ 14.700 „ Glasgow, croiseur léger . . . 4800 „ (interné) Amphion, croiseur léger . . . 3440 „ Pathfinder, „ „ . . . 2940 „ Hermes, „ „ . . . 5600 „ Hawke. vieux croiseur . . . 7350 „ Bullfinch, torpilleur, .... 335 „ D 5, E 3, sous-marins. Russie Pallada, croiseur blindé . . . 7775 „ Schemtschung, croiseur . . . 3050 „ Goubadetz, canonnière. ... — „ France Mousquet, torpilleur 303 „ Japon Takachiho, croiseur léger, . . 3700 „ Communiqué Serbe. NISCH, 9 novembre. Les combats du 6 novembre devant Sabats se sont terminés par la défaite des Autrichiens qui se sont retirés en abandonnant mille morts. Les attaques sur Dobritch et lewremowitch ont été repoussées. Une tentative des Autrichiens pour passer le Danube devant Belgrade a échoué. Le tsar décore le roi Albert. LE HAVRE, 11 novembre ;L. M. P.) Le baron de Broqueville, président du conseil et ministre de la guerre, a quitté le Havre ce matin pour le quartier général belge, en compagnie du prince Koudachew, ministre de Russie, jui va remettre, de la part de .'empereur Nicolas, le grand-jordon de Saint-Georges au roi Albert, avec ses félicitations pour .'héroïsme de l'armée Belge. Une nouvelle proclamation allemande HASSELT, 11 novembre. « L'on répand dans la province toute espèce de bruits au sujet de défaites qu' auraient subies les troupes allemandes. Il n'en est rien. Les troupes allemandes avancent lentement mais sûrement. Que la population ne se fasse donc aucune idée fausse et ne se laisse entraîner à aucun acte qui pourrait nuire au bien-être général. Je vous prémunis en outre contre la diffusion manuscrite ou imprimée de fausses nouvelles de ce genre. Ces faits entraîneraient les peines les plus sévères. Il est regrettable que- les ministres belges aient récemment du Hâvre, recommandé aux jeunes gens de 18 à 30 ans de passer par des pays neutres — il s'agit particulièrement ici de la Hollande — pour se rendre en Angleterre et de là en France. Différents journaux rédigés en français et publiés en Hollande ont repris cet ordre et ont tenté de le faire pénétrer subrepticement dans les provinces. La plupart de ces journaux sont tombés entre les mains de la police. J'attire l'attention de tous les Belges de 18 à 30 ans sur le fait qu'ils se rendent très punissables en suivant le susdit décret des ministres belges. Je serai donc obligé d'intervenir sans condescendance en pareil cas, et j'ai décidé aujourd'hui, que les jeunes Belges de 18 à 30 ans ne pourront plus, jusqu'à nouvel ordre, passer la frontière hollandaise, à moins que ces jeunes gens ne puissent exhiber un passeport signé par le Gouverneur civil ou par moi » . Dépêches de Nuit. A l'Ouest. PARIS, 11 novembre: 3 heures Un combat violent a eu lieu entre Nieuport et la Lys. En général, les alliés ont maintenu leurs positions. Ils ont repris Lombartzyde et poussèrent plus loin ; malheureusement les Allemands ont repris Dixmude, l'après-midi, quoique nous tenions encore les environs de la ville. PARIS, 11 novembre: 11 heures L'ennemi a continué ses attaques toute la journée, sans obtenir de nouveaux résultats. Il a dirigé une contre-attaque contre Lombartzyde, qui fut d'ailleurs repoussée. Toutes les tentatives de gagner la rive gauche de l'Yser vià Dixmude ont échoué. Sinon, il n'y a rien de saillant. Les Russes devant Cracovie. LONDRES, 11 novembre. Nous apprenons que les Russes marchent sur Cracovie; ils occupent déjà Miechow, et des cosaques en reconnaissance ont déjà été sous le feu des forts de Cracovie. flfirioriCEs. Mademoiselle JOSEPHINE VAN DIN-GENEN vraagt inlichtingen over Flori-mont Heynderickx, serg.-maj. bij het 6e Regiment linie 2/1. Zij verblijft te Halsteren, Holland, bij Jan de Weerdt. 3

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
This item is a publication of the title L'écho d'Anvers belonging to the category Oorlogspers, published in Bergen-op-Zoom from 1914 to 1915.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Add to collection

Location

Subjects

Periods