L'écho d'Anvers

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31 October 1914
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s.n. 1914, 31 October. L'écho d'Anvers. Seen on 08 March 2021, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/057cr5p035/
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No. 22. Samedi 31 Octobre 1914. 10 centimes. L'ECHO D'ANVERS Organe officiel des réfugiés belges en Hollande. Paraît 2 fois A midi et 6 heures. Direction=Rédaction : ARTHUR DE GERS. Bureaux: Bergen=op=Zoom, Boschstraat 68. Paraît 2 fois A midi et 6 heures. EDITION DE MIDI. Une adresse des femmes de Genève aux femmes Belges. Un groupe de femmes genevoises éprouvant l'ardent besoin de manifester leur sympathie au femmes de Belgique, viennent de décider d'envoyer à ces dernières, par l'entremise de leur vaillante reine, l'adresse dont le texte suit. Certaines que beaucoup, parmi leurs concitoyennes, partagent leurs sentiments et seront heureuses de pouvoir s'associer à cet élan du cœur, elles ont décidé de différer de quelques jours l'envoi de cette a-dresse pour permettre à un plus grand nombre de femmes de venir l'appuyer de leur signature. L'adresse pourra alors vraiment être envoyée au nom des fem-de Genève. Voici le texte de l'adresse ; A Sa Majesté la Reine des Belges. Pour les femmes de son pays, dont elle incarne et personnifie l'héroïsme. Depuis plus de deux mois, c'est aux lemmes de^JBelgique. entre tuutes les femmes de l'Europe que vont surtout nos pensées. Nous savons bien qu'ailleurs aussi, des femmes, des mères, des sœurs souffrent une silencieuse et vaillante agonie : nous savons qu'elles vivent dans l'angoisse, ignorant tout de ceux qui sont partis, ou dans le désespoir parce qu'elles ont reçu au contraire la brève et implacable nouvelle, ou dans la douleur parce qu'elles attendent le sort brutal ou honteux qui leur est réservé. Et nos cœurs sont pleins de sympathie pour elles toutes. Mais pour les femmes de Belgique nous éprouvons une sympathie plus ardente'encore, parce que nous sommes sœurs. Sœurs par des liens ! plus élevés que ceux de la' race ou du sexe, sœurs parce que nos petits pays sont des pays neutres, c'est-à-dire les gardiens de cet élément essentiel du progrès et de la civilisation : la paix. Nous sommes fières d'être en Europe celles au nom de qui est lié cet idéal. Aussi quand nous avons vu votre neutralité violée, votre beau pays, terre de fécondité et d'industrie moderne, terre d'art et d'histoire, transformé en un champ de bataille où s'entrechoquent trois nations européennes; quand nous avons su que vous, qui étiez en droit de compter comme nous de vivre à l'abri de la tourmente, vous pleuriez des larmes de sang-sur vos fils morts et sur votre patrie envahie... alors, femmes de Belgique, nous avons été remuées jusqu'au fond de nous-mêmes. Nous avons compris que notre sort aurait pu être le vôtre; nous avons admiré votre vaillance ; nous avons tremblé pour vous, souffert avec vous. Et nous avons besoin de soulager notre cœur en vous disant ici ce sentiment qui l'emplit, en vous le disant de tout notre élan, à vous les femmes belges, femmes d'un pays neutre, nous les femmes d'un autre pays neutre, nous Les femmes de Genève. La situation. Les Russes viennent de gagner la grande bataille de la Vistule. Après huit jours de combats extrêmement meurtriers ils ont refoulé les Allemands sur toute la ligne. Ceux-ci qui avaient vu leur offensive brisée dès les premiers jours au Sud-ouest de Varsovie, leur objectif, s'étaient massés principalement sur le front de la Vistule, jusqu'à Ivan-gorod. C'est là, que, réduits à la défensive, ils soutinrent le choc formidable des armées russes, qui avaient franchi le fleuve derrière lequel leur concentration s'était opérée Alimentés par les renforts que leur fournissaient continuellement les corps du Caucase, les Cosaques, les tirailleurs sibériens, tous soldats entraînés et aguerris, servis par une artillerie qui se révèle à tous égards excellente, les armées dont le grand-duc Nicolas Ni-colaïevitch a le commandement suprême ont fini par user la résistance de l'adversaire et ont brisé ses lignes. Le général Di-mitrief, commandant l'armée de Galicie, joignant son -action à-celle- du centre, infligeait en même temps une sanglante défaite aux Autrichiens. La retraite générale des Austro-Allemands s'imposait dès lors. Les Allemands, en reconnaissant leur échec sur la Vistule, s'estiment en somme heureux que l'ennemi leur ait laissé quelque répit avant d'engager la poursuite. Ils auront ainsi le temps de se reformer.Quoiqu'il en soit, menacés de plusieurs côtés à la fois et n'ayant qu'une .faible cavalerie à opposer à celle, innombrable, de l'adversaire, ils "paraissent dans une situation assez difficile. Sur le front occidental, les Alliés qui ont reçu des frenforts, accusent une légère progression. Les attaques de leurs adversaires diminuent, disent-ils, d'intensité. La bataille de l'Yser qui a coûté l'existence de milliers de soldats, a gardé la même physionomie d'un bout à l'autre. Elle est toujours sans résultat définitif, mais paraît tourner à l'avantage des Alliés, à en croire tout au moins les derniei s communiqués de Paris et de Londres. (G. de H.) En Belgique. Serait-ce déjà la retraite? ANVERS, 30 octobre. Une personne digne de foi ijous rapporte qu'un avis a été publié pour les habitants de Berchem et de Contich-Casernes, leur demandant de tenir leur maison prête à recevoir des soldats allemands. Cela fait hupposer que les casernes sont déjà pleines et que l'on attend de nouveaux arrivages d'Allemands, qui — nous semble t'il — ne peuvent arriver que du front. Dans les Flandres. SLUIS, 30 oct. (D. T. particulier). Pendant deux jours, Je calme général a régné : la lutte ne cessa néanmoins pas complètement. Hier un train de blessés arriva à Bruges, vers 4 heures de l'après-midi. Le spectacle fut plutôt écœurant. Tous les soldats avaient la mine pitoyable et abattue par les longs combats. Beaucoup de malheureux avaient la tête complètement entourée de bandages. Parmi eux, quelques prisonniers Belges. Ii y eut donc un calme relatif au front. Pour le moment, le canon tonne à nouveau, tout comme la nuit dernière ; la bataille semble reprendre plus violente. Les Belges ont reçu du renfort à l'Yser, c'est dire que l'engagement sera de nouveau meurtrier.De ce côté-ci d'Ostende, on constate de grands mouvements de troupes. La garnison de Zeebrugge a été renforcée. 1100 marins occupent Ramscapel, près de Heyst. Chaque habitant doit héberger 10 hommes. Les Allemands réclamèrent 800 kg. de viande, légumes, du. sucre et du café. Hier, les canons de Heyst furent mis à l'essai. Ils dominent Je port de Zeebrugge. Après 1. coucher du soleil, toute lumière est interdite le long de la c<V> vers le Nord. Est et Ouest. Nos Télégrammes. Les instituteurs allemands à la guerre. BERLIN, 30 octobre. Les instituteurs allemands font remarquer que plus de 40.000 instituteurs, soit un cinquième du corps tout entier, se sont engagés pour la durée de la guerre. Les instituteurs allemands étaient astreints dès 1900 à une année de service militaire. Un grand nombre d'entre eux, poursuivant leur instruction militaire, ont passé des examens pour passer dans les cadres de la réserve en qualité de lieutenant. Ils forment d'excellents officiers de réserve. Beaucoup parmi eux ont îeçu la Croix de fer. Les Allemands à Anvers. BREDA, 30 octobre. Une personne revenant de Lierre, rapporte que les Allemands remettent en état {les forts de l'enceinte d'Anvers, pour couvrir éventuellement une retraite du Sud-Ouest. Un Zeppelin sur Paris. FRANCFORT '29 octobre (W.B.) Mercredi un Zeppelin a survolé Paris : il a lancé 6 bombes, dont 3 firent des dégâts sérieux. Huit personnes furent tuées et plusieurs, blessées. Des aviateurs français ont essayé d attaquer le dirigeable, qui disparut néanmoins dans les nuages. La défaite allemande. LA HAYE, 30 octobre. — D'après un communiqué de la légation anglaise, les pertes 1 allemandes au cours de leur défaite en Pologne russe, sont éva- : luées à 250.000 tués et 500.000 ■ blessés. ] (Ces chiffres sont tellement élevés, qu'il semble à première vue exagérés : cependant il con vient de noter que les forces en présence étaient considérables et que la défaite allemande a dégénéré en déroute.) La Turquie et? guerre. BERLIN, 30 octobre (B.L.) Toute la flotté turque a quitté mercredi la mer noire. D'après des avis sérieux, de petits engagements ont déjà eu lieu avec la flotte "Russe. Dans les états neutres, les sujets turcs doivent se présenter à leur consulat pour recevoir des ordres. Au golfe d'Akaba, de fortes divisions de cavalerie turque sont arrivées ; des navires, munis de la télégraphie sans fil sont arrivés près de Sjerm, à l'entrée du Golfe de Suez (île de Sinaï). L'attitude de la Turquie. LONDRES, 30 octobre, (Reuter) La Turquie - écrit le «Times»-a été assez folle d'écouter les conseils de l'Allemagne et a préparé sa ruine. L'empire ottoman en Europe sera sous peu complètement effacé et plus qu'un souvenir historique.Après cette guerre, l'Europe sera délivrée de deux facteurs, qui pendant cinquante ans, ont été un danger permanent pour le "maintien" d(f là pai#: le militarisme prussien et les Turcs en Europe. Le jugement dans le Procès de Sarajevo. SARAJEVO, 29 octobre. Aujourd'hui le verdict dans le procès de Sarajevo a été rendu contre les assasins de l'héritier du trône d'Autriche-Hongrie FAr-chiduc François Ferdinand et son épouse. Comme on sait cet assasinat fut la cause directe de la guerre européenne actuelle, préméditée et préparée depuis longtemps par la Serbie, le grande protégée de la Russie. Les accusés Ilio, Yeljko, Cu-brilowic Nedo, Kerovic, lowa-nowic et Milowic, sont condamnés à la peine de mort par la potence, Mitar Kerowic aux travaux forcés- à perpétuité. Princip, Cabrmowic et Grabe à 20 ans de travaux forcés, Vaso Cubrilowic à 16 ans de travaux forcés, Papowio à 13 ans, Kran-joevic et Gjukio à 10 ans, Stje-panowic à 7 ans Zagorac et Périn sont condamnÉs à 3 ans. Les autres accusés sont acquittés. Navires Russes coulés. PETROGRADE 30 octobre, ^Reuter). Deux navires Russes, le (( Yalta » et le « Ivarcek » ont touché des mines posées par le croiseur allemand <( Gôben » et coulèrent près du phare de Tahil. Tout l'équipage du «Yalta» est sauvé, mais plusieurs passagers et matelots du « Karcek » sont noyés. Au Cap. LONDRES, 30 octobre, (Reuter). Nous apprenons du Cap suivant avis reçus du général Botha que les commando's du-rebelle Beyers ont été dispersés ; il est improbable qu'ils pourront se reformer. Le général Beyers lui-même i fui dans une direction inconnue. ./entente entre l'Angleterre, la Russie et le Japon. Le Berliner Tagebtatt publiait, ces jours derniers, un article dans lequel il visait particulièrement la Russie et mettait en doute qu'une bonne harmonie caractérisât les rapports entre le gouvernement de Pétrograd et le gouvernement britannique. La Westminster Gazette commentant cet article du journal berlinois, écrit aujourd'hui que cette tentative allemande, faite pour semer la discorde parmi les Alliés, a complètement échoué, de même qu'échoueront tous autres efforts dans ce sens. cc Nous sommes, déclare notamment la feuille anglaise, tous liés par l'honneur pour les mômes obligations et pour le même but. Nous n'avons aucune suspicion les uns contre les autres et nous ne jouerons jamais le rôle que les pamphlétaires allemands nous assignent. Nous vivons .jen bonne intelligence avec la Russie, et si l'Allemagne n'a pas réussi, elle doit chercher la cause de cet échec dans sa politique provocatrice. » On nous annonce, d'autre part, que M. Winston Churchill, premier Lord de l'Amirauté anglaise, a adressé en rapport avec la question qui nous occupe, un cordial message au ministre de la marine du Japon, lui exprimant ses félicitations pour l'énergie H avec iaqurifle la marine japonaise soutient la cause des Alliés. Le ministre japonais a remercié chaleureusement, témoignant combien il est heureux de la parfaite cohésion existant entre les flottes des Alliés, « ce qui prouve, dit-il, qu'ils poursuivent le même but, qui ne tardera pas à être atteint. » Dénêches de Nuit. « A l'Ouest. PARIS 30 octobre, 11 heures. Il n'y a rien de particulier dans les environs de Dixmude. A l'aile gauche, de violentes attaques furent entamées contre l'armée anglaise, aux deux rives du canal de La Bassée, mais elles sont restées sans succès. Notre aile droite se réveille, aux environs de Reims et sur les hauteurs de la Meuse, au sud de Fraisnes en Woevre. Lille évacué ? LONDRES 30 octobre. Le « Daily Mail » annonce que les Allemands ont évacué Lille. (Comme le communiqué français ne donne aucun indice de la reprise de Lille, nous prions nos lecteurs d'accepter cette nouvelle sous toutes réserves). LONDRES, 30 octobre.' La bataille continue énergi-quement le long du front des alliés, surtout dans la direction Nord. Les Allemands qui résistent avec opiniâtreté font souvent des contre-attaques, toutefois les Anglais gagnent continuellement du terrain. Au cours d'une contre-attaque, une brigade fit un superbe assaut à la baïonnette, infligeant à l'ennemi d'importantes pertes. flfiflOflCES. Arthur De Heef à Folkestone Tri-nity Crescent 2 désire avoir des nouvelles de ses frères Laurent et Albert et de sa sœur Marie. 4

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This item is a publication of the title L'écho d'Anvers belonging to the category Oorlogspers, published in Bergen-op-Zoom from 1914 to 1915.

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