L'écho d'Anvers

662 0
21 October 1914
close

Why do you want to report this item?

Remarks

Send
s.n. 1914, 21 October. L'écho d'Anvers. Seen on 24 October 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/319s17tc86/
Show text

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

No. 19bis. Mercredi 21 Octobre 1914. 10 centimes. L'ECHO D'ANVERS Paraît à Midi. _ Direction-Rédaction : ^RTHUR DE GERS. ^ Paraît à Midi. Bureaux: Bergen=op=Zoom, Boschstraat 68. — Edition spéciale de 6 heures La Situation Le mouvement progressif des armées alliées dans la direction du nord, est considéré ici, dit le correspondant du « Times » à Bordeaux, comme un signe avant-coureur d'une rapide victoire des alliés. Un membre éminent du cabinet déclare que les derniers communiqués du front sont remarquables. i L'impression générale est que l'évacuation du territoire français par l'assaillant doit être attendue bientôt. On pense que les Allemands ne "sauront plus soutenir longtemps la pression des armées alliées, et seront forcés d'affaiblir leur Centre et ainsi d'abandonner leur action cdntre Soissons et Reims. La bataille à l'Aisne s'est terminée sans résultat; les principaux combats sont maintenant déplacés vers le Nord. La conséquence en est que l'armée de von Kluck se trouve maintenant en danger et celle du Kron-prinz, qui s'est mise dans une situation difficile, maintenant surtout que la neige commence à tomber sur les montagnes, se retirera. La neutralité de l'Italie. La mort du marquis di San Giuliano remet une fois de plus sur le tapis la question de la neutralité de l'Italie, cette question dont la presse internationale paraît éprouver périodiquement l'impérieux besoin de s'entretenir Que cette neutralité ait sa grande, sa très grande importance, personne n'en doute. Mais quelle serait exactement la puissance des éléments dont la rupture de cette neutralité amènerait l'entrée en jeu ? Voilà sans doute, dit à ce sujet VIndépendance Roumaine, ce qu'il serait intéressant de mettre sommairement en relief, dans un mo-mentoù l'Europe semble transformée en un vaste champ de bataille. La nouvelle Italie, la trosième, — n'a pas encore eu l'occasion de donner la mesure de toute sa valeur militaire. Ses soldats ont bien eu celle de faire la preuve de leur vaillance persistante, hors du continent. Mais de celle-ci, il ne pouvait être question : elle s'était attestée au cours du siècle dernier, alors que l'Italie ne représentait qu'une fraction de l'actuelle, alors que des alliances avaient fait bon accueil à la coopération de ses effectifs. C'est surtout du côté matériel que nous entendons parler ici. Si vous ouvrez le dernier Gotha, vous constatez que le total général de l'effectif italien atteint trois millions et demi d'hommes. Faisons largement état des déperditions et admettons que la nation italienne, dont l'ensemble représente 85 millions d'âmes, mettrait en ligne trois millions d'hommes. Qu'elle en acheminât deux millions et demi sur l'une ou l'autre de ses frontières, il tombe sous le sens que l'intervention d'une pareille masse de combattants serait décisive. On a bien prétendu de divers côtés que le moral du troupier italien n'était pas des plus élevés. Le soldat italien possède en réalité les grandes qualités et les petits défauts particuliers aux peuples méridionaux, L'armée italienne est une armée qui pense. Le soldat a l'imagination très vive ; il est par conséquent impressionnable. Uu chef qui sait faire appel à l'amour-propre de ses hommes peut en obtenir les plus magnifiques efforts. Un autre qui essaierait de s'en servir comme d'automates à déplacer mécaniquement n'en retirerait pas d'aussi bons résultats. Cela jurerait avec leur façon d'être, à la fois ardente et intelligente. Dans tous les cas, on aurait grand tort de ne point considérer l'armée italienne comme un très important facteur. En Belgique. Succès Anglais. SLUIS 20 octobre (D.T.) J'arrive de Bruxelles. J'apprends qu'avant-hier un combat violent a été livré le long de la cote Belge. Environ 30.000 Allemands occupent l'intervalle Ostende-Nieuport : ils avaient fait des tranchées le long de la digue de Middelkerke à Westende. La flotte Auglaise a tiré avec succès : 800 blessés furent transportés à Bruges. Une confirmation de la procle mation d'Anvers. Le bourgmestre de Forest, près de Bruxelles, M. Denis, a fait afficher dans cette commune un avis disant que le gouvernement allemand défend de la façon la plus formelle et sous les peines les plus sévères aux jeunes gens ayant des ordres du gouvernement belge de les exécuter. Le ccN. R. Ct.» dans son édition de mardi matin en donne le texte complet. On y lit que les jeunes gens nés en 1894, 1895 et 1896 ne peuvent rejoindre l'armée belge. A partir de ce jour ils sont placés sous les lois de la guerre et obligés de rester dans leur commune. Iudépendamment des peines les plus sévères qu'ils encourent leurs parents ou leurs proches paieront de leur propre vie toute infraction a cette ordonnance. Ces jeunes gens devaient se présenter à la maison communale le 5 octobre 1914 à 9 heures, du matin. Suite au précédent. Le même journal publie dans la même édition un avis du général baron Von der Goltz, gouverneur-général de la Belgique disant que les actes du gouvernement belge en territoire occupé par les 'Allemands sont nuls et que seuls comptent les ordres de gouvernement allemand, Tout le monde doit rester dans sa ville ou commune et ne peut en sortir sans l'autorisation allemande, sinon les familles des délinquants seront punies. Tous les jeunes gens qui seront trouvés porteurs d'un ordre de rejoindre ou d'une médaille ou d'un signe établissant leur idendité militaire seront faits prisonniers du guerre. La question des vivres en Belgique. Le «Maasbode» a publié déjà in extenso la correspondance échangée entre le gouvernement hollandais et le ministre d'Allemagne à Bruxelles au sujet du ravitaillement du Sud de la Belgique. Le gouvernement allemand reconnaissant la misère imminente et que le devoir lui imposait l'obligation de la prévenir avait invité le gouvernement hollandais à prendre les mesures afin de rassembler près de la Meuse les vivres qui pouvaient alimenter les populations belges. Le gouvernement hollandais après avoir écrit au ministre d'Allemagne qu'il avait pris connaissance avec vive sympathie de cette invitation inspirée par le souci d'épargner autant que possible à la populatian belge les misères insépaiables de la guerre, en à référé au gouvernement belge. Celui-ci accueillit avec reconnaissance les propositions hollandaises mais fit observer cependant que le soin de cet approvisionnement reposait sur l'Allemagne. Cette observation a été faite également par l'Angleterre et le France qui se sont même opposées à l'exécution de ce projet qui à leurs yeux mettait la neutralité des Pays-Bas en jeu par le fait que l'Allemagne se soustrayait à son devoir de fournir des vivres à la population et disposerait ainsi pour ses propres armées de provisions alimentaires plus abondantes.Dans ces conditions le, gouvernement de la Reine a résolu d'abondonner le projet. Avis aux soldats en civil. AMSTERDAM, 20 Octobre. Le «Handelsblad» appreud que le président du comité central pour réfugiés a reçu le télégramme suivant du ministre de l'intérieur : «On ne doit pas donner des secours aux jeunes belges surtout aux soldats en civil pour se rendre en Angletterre. Leur départ vers l'Angleterre doit, autant que possible, être empêché». Vers Anvers. MAASTRICHT, 21 octobre. Hier 2400 marins, venus de Hambourg, traversèrent Liège, en distination d'Anvers. C'était de forts gaillards, chantant avec entrain des refrains populaires Allemands. Deux pièces de 42 cm. traversèrent aussi la ville, mais je ne pus arriver à connaître leur destination.Deux Zeppelins survolèrent Liège dans la direction d'Anvers. A l'Ouest. BERLIN, 20 octobre. Les troupes Allemandes longeant la côte depuis Ostende rencontrèrent des armées ennemies sur l'Yseraux environs de Nieuport, et luttent avec elles depuis hier. Les attaques à l'Ouest de Lille furent repoussées avec grandes pertes. PARIS 21 octobre (officiel). La journée d'hier a été caractérisée par des attaques des Allemands sur tout le front. lo. le nord extrême où l'armée Belge a combattu de façon merveilleuse. 2o. près de La Bassée où l'attaque allemande fut excessivement violente, au nord d'A-trecht.3o. entre Péronne et Albert. 4o. près de Vauquois, à l'Est de l'Argonne. 5o. sur les hauteurs de la Meuse. Partout les attaques furent repoussées. LONDRES 21 octobre. Le correspondant militaire du « Times» attire spécialement l'attention sur la bataille actuellement engagée au Nord de la France. Le succès d'un des partis amènerait plus de liberté dans les mouvements stratégiques futurs. Si les Allemands subissent une défaite, alors les alliés pourront reconquérir la Belgique. Si le résultat est nul, alors la situation que nous avons e.ue dans l'Aisne pourrait se répéter en Belgique. A l'Est. PARIS, 20 octobre (Reuter). En Prusse Orientale et sur la Vîstule la situation est inchangée. Les Autrichiens essayèrent de passer la San, mais furent repoussés.La bataille au sud de Przemysl continue avec des chances favorables pour les russes. BERLIN, 20 octobre (W). Sur le front de l'Est, il n'y a rien de saillant à signaler. La Flotte. LONDRES, 21 octobre. Le « Times » reçoit un télégramme de la côte française annonçant que deux unités anglaises ont attaqué dans la matinée du 19 octobre une batterie allemande sur la côte. Des sous-marins attaquèrent les Anglais, qui reçurent du secours de leurs torpilleurs. Les sous-marins disparurent, après quoi l'attaque de la batterie put continuer. Le bombai demept de Cattaro. BRIND1SI, 21 octobre. Le bombardement de Cattaro par la flotte Franco-Anglaise continue toujours. Plusieurs forts sont fortement endommagés. CETTINIÉ, 21 octobre. Aujourd'hui, les forts Est de Cattaro ont été également attaqués par l'artillerie de campagne des Monténégrins. BERLIN, 20 octobre. Le sousmarin anglais E 3 qui s'était harardé dimanche dans la baie allemande de la Mer du Nord, fut anéanti. De 18 à 40. La proclamation allemande concernant les hommes valides de 18 à 40 ans a été enfin affichée à Anvers et le contenu nous en a été communiqué. Hier je disais encore que l'on rentre à Anvers sans aucune formalité, mais qu'on en sortira plus difficilement. Les faits sont déjà là pour confirmer ; la proclamation allemande stipule que : Tous les hommes valides |de 18 à 40 ans, dans toute la Belgique occupée par eux, doivent y rester. Ils ne seront pas in quiètes : ils sont autorises à continuer leur métier ou leur commerce. Quant aux rentiers et sans emploi, ils devront se balader toute la journée ou s'enfermer chez eux. Ils ne peuvent fuir en aucune façon ; toute tentative sera sévèrement punie, et ceux qui réussiraient à s'évader verront les membres de leur famille pris comme otages. Le rappel de nouvelles classes ou l'appel aux volontaires ne pourront être exécutés : tout porteur de la feuille de mobilisation sera considéré comme soldat combattant et fait prisonnier. Et voilà ! On comprend que par cette mesure, l'Allemagne veut que plus un seul homme valide de 18 à 40 ans, dans toute la Belgique occupée, ne puisse prendre les armes et rejoindre l'armée Belge en France. Cette mesure permet surtout de contrôler les soldats qui rentrent en civils et qui doivent être faits prisonniers. Ceux qui sont libérés du service militaire n'ont rien à craindre.Arthur de Gers. Dépêches parues ce matin. Démenti d'Ostende. SLUIS 20 octobre (Tél. particulier).Dès que j'ai appris d'Amsterdam le bruit répandu par le Morning Post qu'Ostende était réoccupé par les alliés, je me suis rendu en cette ville, et ai vu de mes propres yeux, qu'elle est encore toujours en possession des Allemands, PARIS, 20 octobre. Sanchez del Calardo, journaliste espagnol réputé, a été expulsé de Trieste par les Autrichiens.Au correspondant du „Temps", del Calardo avait déclaré que si la guerre éclate avec l'Italie, un massacre général se déroulera en Istrie. TOKIO, 21 octobre (officiel). Le ministre de la marine annonce l'occupation — pour des raisons stratégiques — des îles Marianes, Marshall et Carolines. VIENNE, 20 octobre (officiel). La bataille dans la Galicie Centrale, au nord de la Strybia, a augmenté en violence : nos attaques s'étendent davantage vers l'Est. On lutte ferme de part et d'autre. Les tentatives de l'ennemi pour nous reprendre Lagyra ont échoué. Nos troupes ont pris les hauteurs N.E. de Viscozee et dispersé les Russes. Nous fîmes beaucoup de prisonniers, parmi lesquels un général et capturâmes du matériel de guerre. Nos troupes occupent Stryk, Koeroesmedoeh et Sereth. RflfLOfLCES. * Mme VAN DEN EYNDE-SELS, d'Anvers désire avoir des nouvelles de son mari Charles van den Eynde sergent au 12e de ligne de forteresse 2—3 chez Mr. Verachtert, Koevoetstraat Bergen op Zoom.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
This item is a publication of the title L'écho d'Anvers belonging to the category Oorlogspers, published in Bergen-op-Zoom from 1914 to 1915.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Add to collection

Location

Subjects

Periods