L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1916, 10 July. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 04 December 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/nv9959df40/
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! 2>eme Afinee N°..62S s cents (la CcnUmes) Lundi SO Juillet L'ECHO BELGE p'-A » A * IJUtoion 'lMtlà Fâiïfà «Journal^ quotidien cÎm matin paraissant en Koliandie Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres ooivem eire anresseRs ou bureau de rédaction: N. 35. VOOBBORGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone : 2797. —i • i - ij • V 1 .- - ...,.■■ Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers. __ ... _ _ . . ■ _ ( Charles Bernard, Charles Herbleî, Comité de Rédaction: L _ ^^ ^• _ , ( René Chambry, Emile Painparé. Pour les annonces, abonnements et vente aia numéro, s'adresser à fl'Adairaajniiâstration du journal:N.Z. VoorburgwaS 234-240, Amsterdam Téléphone : Abonnements: HoSlandefi. 8 .SOparmcss. Etrangerf?.2.00 pas*mois Annonces: 0 5 cents la ligne. RésSames: 30 cents la ligne. Mf-EfcUk i i mtwtvtt—t-^t r^irj«ttj»j-jjr-^^'^^^^-'»am<ifea3rowrs;i^r.^^r^^=trnja<«a^<ibagagakiigiiiifl Répliques tlleiamtes » Congrès de Paris 'A la veille du conflit actuel, l'Allemagne offrit à l'Angleterre, comme prix de sa neutralité. de respecter l'intégrité territoriale de la France vaincue et de ne pas bombarder les ports français. La proposition de sir Edward Grey de comprendra les colonies françaises dans l'engagement resta sans réponse. Ce silence en disait long sur les intentions- de la Wilhelmstrasse. Xa trahison de Mauritz au Transvaal, puis l'essai d'inva-, sion du pays boer par les troupes de l'Ouest allemand, " ne tardèrent pas à prouver que les colonies anglaises étaient aussi convoitées que les possessions françaises. L'Angleterre avait vu clair dans le jeu allemand. LV. ruée austro-allemande sur les districts riclies en gisements de fer et de charbon de là France et de la Belgique, l'incursion dans les contrées manufacturières de la Pologne Tusse révélèrent d'autres visées; les raids sur Anvers et sur Calais devaient assurer des bases navales meriaçantes pour la suprématie navale de l'Angleterre. _ La poussée vers l'Orient s'inspira de projets économiques hautement proclamés au moment ou la manoeuvre semblait en voie de réussir. Enfin, une victoire finale des pays centraux, unis militairement et commercialement, eut permis, au moyen de traités douaniers imposés, d'asservir l'Europe à VAllemagne industrielle. Le mirage peu à pen s'évanouit; la coupe enviée s'éloigne de plus on plus des lèvres assoiffées de l'ogre ' teuton - ' On se souvient des exigences germaniques du début, alors que des premiers succès militaires semblaient présager une fin he.urcuse de la tentative militaro-commer-cialé. Un manifeste mémorable, lancé par une puissante association des principaux groupements industriels et agricoles de l'empire allemand, est resté célèbre. Tous ; les territoires occupés, avec leurs fosses houillères, leurs réserves de minerai,-leurs ; couches de.phosphates, leurs puits de pétrole, devaient être annexés ; les vaincus seraient assujettis commercialement. On* commence à déchanter. L'Allemagne a perdu ses. colonies les unes après les • autres; la route de Bagdad est peu sûre, les | affaires dans les Balkans et ailleurs se gâ- ( tent. Pour comble de malheur, la Confé- l rence économique de Paris montre que les Alliés n'entendent pas se laisser dicter des lois dans aucun domaine, qu'au contraire ils comptent faire prévaloir leurs conditions. Il est hors de doute que les plans économiques des; puissances de l'Entente causent un considérable malaise en Allemagne. Craignant la domination mondiale fort compromise, on en arrive à opposer des con- ] tre-projets aux mesures élaborées à Paris. i A un moe<ting de l'Union économique ( geimanx> austro-hongroise, tenu à Mu- ] nich la semaine dernière, les orateurs 1 ont eu soin d'affirmer que le projet dé- ; nommé de l'Europe centrale n'a aucune ( tendance agressive. Ils ont reconnu que , ks ' relations entre les Puissances clu Oentre i et „ 'èelles qui formont l'Entente seront « excessivement difficiles bien longtemps < après que la guerre aura cessé de sévir; ils J exprimèrent l'avis que les Puissances contralos doivent constituer un domaine économique. En outre le Dr Gustav Gratz, représentant de l'Association in- , dustriello hongroise, fit ressortir les avan- | tagos mutuels qui sortiraient d'une combinaison favorisant l'échange des matières brutes et des ' produits manufacturés. La ■pour fait visiblement répudier au Dr Gratz l'idée d'agression et lui fait préférer une attitude défensive. Un des délégués allemands, le profes- , sour Herkner, plus optimiste, prétend^ que . le meilleur moyen d'assurer la liberté du commerce allemand après la guerre consistera à obliger les nations actuellement , ennemis à accorder aux Puissances centrales, pendant une nombreuse série d'années, le régime de la nation la plus avan- 1 tagée. Le Dr Kaom, avocat-conseiller de } la Chambre de commerce de Munich, esti- < me qu'on aurait tort d'exagérer ^ les con- < séquences des plans d'un ennemi affamé i de marchandises allemandes. Les délégués ] approuvèrent unanimement le^ baron Mètts," président du Conseil agricole ^ de j Bavière, quand il résuma les délibéra- ( t-ions oii ce6 termes: ,,C'est à la politique j protectionniste que nous devons l'accrois- j sèment sans pareil de nos produite agii- < coles et industriels et le colossal dévelop- ! liment du commerce allemand." _ i On le voit, les prétentions à l'hégémonie 1 commerciale d'antan s'atténuent sensiblement; il est évident que le doute se glisse £ dans les cerveaux, l'incertitude s'insinue £ même dans les organes de la presse, jadis 1 la plus intransigeante. ^ * Dans un article traitant de l'avenir de ^ l'industrie allemande, le ,,Frankfurter Zei- , tung." écrit qu'il est difficile de juger des ( conditions dans lesquelles se trouve l'Angle- c terre, mais qu'il est prouvé dès à présent -y que l'industrie anglaise est régie par des < méthodes surannées, qu'elle est esclave de i coutumes archaïques1, et qu'un semblable c état d'esprit n'est pas fait pour menacer les futurs progrès économiques de l'Allemagne. c Une autre cause, selon ce journal, doit in- * spirer confiance ; cette cause, réside dans le ^ fait que beaucoup d'ateliers anglais ont ( complètement cessé ae produire leurs articles j être fe^nvertis'^en ^usines; dejU : munitions. Par suite, ajoute le ,,Frankfur-" ter Zei tung", il se passera un certain temps: avant que ces manufactures seront à même de revenir à leurs précédents fabricats. Pendant cette période transitoire leurs compétiteurs allemands offriront des modèles nouveaux qui seront prêts avant que la guerre finisse. Quelques jours après, la feuille francfortoise suggérait , une entente avec le Japon, basée sur le passage du' marché chinois, et arguait de la rivalité commerciale qu'il découvre entre la Grande-Bretagne et le Pays du Soleil levant. Faut-il que la confiance ait baissée pour en être réduit à se bercer de pareilles illusions, à prêcher des concessions à une nation avec laquelle on est en état de guerre. Un ton moins confiait encore est relevé1 dans un supplément économique publié par la ,,Neue Freie Presse" de Vienne. Là herr .Wolff Zitelmann, directeur général de la ,,Brown Coal Company" de Berlin, admet qu'il est impossible de prédire aujourd'hui ce que sera l'avenir du commerce et de l'industrie de l'Allemagne, la paix venue. Cependant, incorporant dans une entreprise mercantile celui qui chassa les vendeurs lu Temple, le herr directeur est persuadé qu'avec l'aide de Dieu, et à condition que ;es compatriotes le veulent énergiquement, la paix pour laquelle ils combattent leur sera acquise. Néanmoins, ' il confesse que beaucoup de Germains, commencent à douter que leur diplomatie soit capable de leur assurer la position à laquelle les brillants "aits d'armes des troupes allemandes donnent des titres incontestables. En terminant herr Zitelmann formule : ,,On doit mettre dans l'esprit que le fait que nous avons perdu quelques-uns de; nos .marches anciens, au moins pour un long, unA très long, temps, âst à retenir". Conclusion: On voulait occuper des colonies, des régions riclies, s'implanter forcément sur des marchés accueillants, et on aboutit à la perte totale des'débouchés pacifiquement conquis et qu'il était si aisé de garder. • Les neutres se préoccupent-ils de ce qui eur^ est réservé - entre-1'enclume >et le mar-' >eau/Vils'. continuent'à "se- désintéresser des îvenements ? - ' • L. Teugels—Do Vos. r .litre oisvsrîedu preteflurliaûfieeiibiie iii rsoigyr de i'Onsversiîs siiemands de Osnd. Monsieur, Je ne vous connais pas, et ne veux point ■ous connaître. Étes-vous le pédagogue uxembourgeois dont lo nom a été prononcé ? îkes-vous l'inquiétant linguiste dont le cléri-alisme foncé cachait mal les appétits de fa--eura et de places? Etes-vous un juriste, un nédecin ou un apothicaire? Je n'en sais rien, et il n'importe guère. ?.our nôus, Belges unis dans l'espoir d'une evanche, due à notre loyauté, tout homme [ui pactise avec nos oppresseurs ost un enne-ni, dont nous souhaitons le châtiment. Si cet tomme est, en outre, un pédagogue attitré et Lssermenté, s'il a charge d'anies, son cas devient plus grave. Ce n'est pa-s lui seul qu'il léshonore, c'est le troupeau dont il est le mauvais berger, sur lequel il attire la malédiction les bons citoyens, restés fidèles à leur prince ît aux institutions nationales. Corrupteur des îsprits, il pèche plus criminellement par 'exemple et encourt une double responsabilité. Sans doute nos collèges et nos écoles primai-es sont restés ouverts; mais, dans ces maisons >ù l'on n'a cessé de prêcher l'union de tous les Belges et le respect, de nos lois, l'espionnage jjermain n'a pu exercer son action déprimante, ;t la vie scolaire, comme la vie administrative, l'a cessé de poursuivre 6on cours, prouvant à îos maîtres du moment que les habitants d'une >erre libre gardaient, dans la pire calamité, des vertus intangibles. Au contraire, nos étudiants sont, depuis de ongs mois, — et ils auraient dû être toujours — appelés à remplir un devoir de solidarité sociale infiniment plus sacré que celui de s'in-rtruire au contact de maîtres savants. Le grand naître de l'heure, c'est le canon, et il n'y a ias de voix qui puisse rendre plus attentif un eune homme de vingt ans, dont la patrie est neurtrie sous les sabots des cavaliers ennemis, ^a place de nos étudiants est aux environs de Oixmude; elle n'est pas dans les amphithéâ-;res désertés, que nos professeurs refusent una-îimement d'animer de leur parole. Comme l'a lit admirablement le Recteur de l'Université le Bruxelles, les rares élèves qui se proposent naintenant la conquête d'un diplôme ne valent )as la peine d'être enseignés. Mars si, dans les formes prescrites et. confor-nément à nos lois, des leçons de sciences et de ettres pourraient encore se concevoir, que dire l'une doctrine hérétique, élaborée au mépris de a volonté du peuple belge et qui trouve des uaîtres et des disciples dans le sanctuaire même lo nos hautes études? De quel nom qualifier in enseignement contraire à ' notre charte, à los usages, au sentiment de la majorité des Selgcs ? C'est pourtant un tel enseignement dont on ssure que vous avez assumé la charge. Votre 1 erinent de fonctionnaire, vous l'avez.donc ab-uré? Votre dignité professorale, vous allez onc en trafiquer pour propager des thèses qui eus sont odieuses? Et alors, que nos législa-èurs hésitaient à créer un nouveau trouble, ' . vant 1914, en retranchant à la culture fran-aise une tribune historique, du haut de la-uelle ont parlé Huet et tant. d'autres savants enus d'ici, vous prêtez votre bras à ce viol qui, < ans les formes où il est perpétré, répugne aux 1 Jus intransigeants des . adversaires belges • de etto culture. Il est, Monsieur qui- n'êtes point inon cher ollègue, ni mon collègue du,, tout, il est pour tne telle apostasie des précédents historiques t désignations- consacrées. Je veux vous les ' pargner et je préfère vous envoyer l'expression ' tu seul sentiment qui puisse survivre à votre gard^dans * un - coeur^belge, ,.du sentiment, de" J Mé2 M En Belgique. IVSouTOmgîiîs de tapes, La Belgique est, ente moment, traversée dans tous les sens par des convois d'artillerie, des trains chargés de régiments d'infanterie, tandis que. le long de nos grandes routes que l'incessante pluie rend boueuses, des uhlans avancent au trot lourd de leurs montures. A la mine affairée des officiers, à là nervosité des soldats, on sent que la situation est grave pour tous-les croque-mitaines qui faisaient bonne chère dans notre triste pays. Les uns et les autres se demandent avec effroi vers quelles boucheries ils vont être envoyés. C'est surtout de Verdun qu'ils ont peur, Verdun, l'ardente fournaise qui dwore des milliers d'hommes tous les jours, ^Verdun où brille, éclaire, illumine et ■ resplendit le coeur de la France. Mais il . bat autre part encore, dans la Somme à présent, ce. grand coeur qui énerve la vail- : lance et crée de l'héroïsme, et cela épouvante les officiers et leurs soldats qui doivent reprendre le chemin du combat.. On se la coulait douce en Belgique, il paraît ! Exceptons de ce tableau ceux qui durent partir pour la Russie. Leur heure a sonné avant celle-ci et, vraiment, ils ne montrèrent, en s'en allant, ni bonne hu- < meur, ni grande confiance. i Ainsi, la peur de partir alimente singulièrement la conversation des soldats cou- ' leur de pou. Ils ne se demandent point < tant ce qu'il adviendra de leur pays que ; ce qui leur arrivera à eux-mêmes. Egoïstes boches ! Le pays est sillonné continuellement par les'militaires, les convois d'automobiles, de ravitaillement, les parcs d'artillerie. On peut constater, au nombre des déserteurs ; qui franchissent journellement -la frontière ' hollandaise, que los soldats allemands . sont Uir peu craintifs... En Flandre, surtout, l'activité, est grande. < Des pontonniers sont arrivés en droite ligne de Louvaiii; des soldats du génie dressant-des mâts pou.*- la télégraphie sans- fil; des 3 hangars pour aéroplane.* sont aménagés. De jeunes militaires, venus "de Beverloo, i sont exercés" à Port Arthur, près de Gand, ( et des centaines d'automobiles ont traversé récemment la ville d'Artevelde, en route ] pour Thielt où siège l'état-major du Wur- 1 tembergeois qui triompha — de la manière 1 que l'on, sait — devant l'Yser en octobre < 1914. i Les Boches semblent se méfier. Ils don- 1 nent à penser qu'une attaque belge se ' déclanchera" bientôt en Flandre et ils pren- < nent — car le Boohe est prudent — toutes -] les mesures destinées à parer aux surprises < possibles. A cet effet, ,,ils" creusent de$ i tranchées, multiplient les abris, organisent les rares accidents de terrain de la plaine flamande. ,,Ils", signifie bien en- ( tendu « les Russes, car les Allemands ( n'onjt plus assez d'hommes sous la ] main pour entreprendre des travaux aussi conséquents. Les braves Russes, leur travail terminé, ont été concentrés, il y en , avait près de cinq mille, aux environs de j Bruxellés d'où on les enverra là où leur ] présence sera jugée utile. Le fait étant prouvé que les Allemands utilisent des . prisonniers pour effectuer des travaux mili- ■ taires, les Belges — qui les ont vus de leurs veux vus — espèrent v fermement que les Français useront du même procédé et en- ] verront à Verdun et dans la Somme des 3 prisonniers allemands pour organiser l'ar- ] rière du terrain conquis. Ce serait une ] mesure de réciprocité qui' libérerait un -, grand nombre de soldats appartenant aux compagnies de .travailleurs. Un fusil, dans les conditions actuelles, vaut mieux qu'une > pioche. Toutes les villes de Belgique se sont vidées de leurs troupes. Parmi les Wurtem-bergeois qui combattirent dernièrement à j Hooge figuraient un grand nombre de sol- s dats, cantonnés depuis longtemps dans ] l'intérieur du pays» Il y a trois jours, un régiment bavarois traversa Bruxelles en grande hâte. i ,,Quelle mauvaise idée ont donc les alliés, < gémissent les Boches, de vouloir l'unité de * front? C'est à elle que nous devons de 1 quitter le bureau tranquille où nous ^ fumions à l'aise nos longues pipes de por- c celaine. A présent, il va falloir risquer sa ^ peau!" j Ah ! oui. Et quelle peau. Car, en vérité, c :es messieurs commençaient à croire qu'il f l'y avait plus qu'à laisser aller les choses, s }ue la Russie était impuissante, la France s ;rop occupée à Verdun, les Italiens aplatis < ît les Anglais pas prêts. Le réveil est * Drusque et douloureux. En attendant, les postes frontières sont réduits, de moitié; les malades et les convalescents rappelés d'urgence dans les services de l'active» Seuls, quelques hobereaux 1 jontinuent à mener dans nos grandes villes j une existence de fainéant. c A Gand, on raconte que le .mouvement f les troupes a été si intense qu'aucun civil c îé put circuler aux environs. Aux portes de c Bruges et de Courtrai, des sentinelles veil- c aient et ne permirent pas de quitter la j ^lace. On remarqua, avec une vive curio- r sité, un détachement de " jeunes soldats g lutriciiens. r A MéUe, tmé centaine ,de prisonniers t •.usses trppnt" 'desj na.|tès pour;" les ;jran-* • fabrique de métal, d'autres moscovites sont occupés à la fabrication de fils de fer barbelés. Bref, la Flandre tout entière est en activité et un sentiment de nervosité, anime le pays. Ceci pour les Allemands. Quant aux nôttres, ils sont joyeux et confiants. Us voient déjà l'aube de la victoire se lever dans le lointain. A Brus-elSes Pour acheter du pain de Hollande^ on. arrive en cc-rtège do Hoeylaert, de Boitsfort, de Groenendael et de plus loin encore. Le nouveau débit qui s'est ^ouvert rue Mercelis a-été/pris d'assaut littéralement le jour d'ouverture. Et cette rue, d'habitude. si calme, était encombrée de gens bruyants qui ; avaient campé sur les trottoirs pendant des ' heures en attendant l'ouverture des maga- ! sins. . • i * * * L'administration a décidé, vu les circon- | stances actuelles, de payer par anticipation les émoluments des fonctionnaires et employés de la ville. Cependant, l'allocation équivalante à la moitié du traitement attribuée aux familles des absents, ne sera pas liquidée anticipa-tivement.* * * • Aucun cas de, rage n'ayant, été. constaté , depuis longtemps, les toutous ne devront plus porter de muselières.'. Les ,,hondèndie-ven" ont été remerciés aussitôt. Encore un métier qui va chômer ! * * * On se rappelle que les Boches avaient interdit les collectes destinées à certains groupements dont le but indiscutable est de soulager les misères nées de cette guerre-Voici la liste des oeuvres qui ont obtenu l'autorisation de collecter sur le territoire de la ville de Bruxelles : Alimentation populaire, rue de Lamber-mont 18; Comité de la Soupe du quartier no 4 (garde bourgeoise, pqste de la Monnaie); Comité de la Soupe du quartier no 8 (école communale, rue de Roliebeek) ; Œuvre^du quartier no 12 (poste Nouveau-Marché-aux-Grains) ; Œuvre du quartier ! : no- 3 (garde bourgeoise) ; Œuvre de quartier (poste du Théâtre Flamand, garde bourgeoise); Œuvro de l'Habillement des orphelins de .nos ■ braves soldats et des enfants des mutilés, boulevard Anspach, 113; la Caissette du Soldat, belge, rue Royale/ 67 ; la Cantine du Prisonnier belge, place de Brouckère,.; 17 ; l'Assistance Discrète, place ». Royale : l'Aide* au Village, chaussée de Vleurgat, ' 173 l'oeuvre di^'Petit' Caban (théâtre de l'Olympia), rue Auguste-Orts. * * # On apprend la mort/.devM.. Jean Franck, chevalier de , 1 'ordre ^ de rLéopôldg agent yde change,; vice-président de la Commission de la Bourse. *. #_ * Les journaux embçohés publient, par ordre de - la" Kommandantur, la liste des pertes subies'par l'armée britannique pendant le mois de juin. x Si les Boches se mêlaient un peu de leurs affaires et publiaient'la liste de leurs pertes durant le même mois? .* Mgr. Tacci n'a pas encore quitté officiellement la capitale. Il a déjà pris congé du ministre des affaires étrangères en' Hollande — car il était également accrédité près la reine Wilhelmine —, ce qui -signifie un prochain départ. Mgr. Tacci devra se rendre aussi au Havre, pour présenter s;es?lettres• de rappel, puisque le gouvernement belge siège à Ste-Adresse.* * * L'exposition des lois sociales boches, créée par des Boches —' et de,laquelle les Belges se .désintéressent splendidement —, s'ouvrira le 15 juillet. • L'exploitation du bloc d'haibitations ouvrières que la Ville do Bruxelles a fait construire dans lo quartier de la rue Haute a donné lieu à de nombreux pourparlers au sein .de l'administration. Bien que la Ville possède un service organisé en vue de la gestion des propriétés qu'elle possède, on a estimé que la location et l'entretieu des'habitations ouvrières devaient être indépendants. C'est à la seotion bruxelloise de la Société nationale des habitations ouvrières que l'administration communale confiera le soin de gérer cette partie spéciale de son domaine. Les demandes de location dépassent déjà largement le nombre de logements disponibles et l'attribution des logis ne sera pas chose ,aisée. Il y aura beaucoup d'appelés pour un nombre relativement restreint d'élus. A Anvers Dôpuis un temps assez long déjà, des boulangers de la catégorie pâtissiers se sont plaints d'avoir été odieusement trompés par dès courtiers qui venaient leur offrir de la farine prétendument fraudée à la frontière de Hollande. S'il faut en croire ces individus, des quantités considérables de marchandises entrent de cette façon dans le pays. On l'a entendu affirmer à deux reprises au tribunal, notamment dans la grosse affaire d^accaparement qui s'est déroulée il y a quelques jours en police corree« tionnelle. Récemment, lè chef de la brigade de su- plaintes de quatre pâtissiers qui avaient été les victimes d'un de ces courtiers. Ayant acheté de la farine dont un échantillon leur / avait été présenté, ils constatèrent à la rér céption de la marchandise que les sacs étaient en grande partie remplis de son: à la surface seulement il y avait quelques kilos de farine pour tromper à première vue. Les plaignants sont MM. C..., rue de l'Esplanade, \V..., chaussée de Malines, D.-C..., rue longue de la Digue, et B..., rue longue d'Argile. L'officier de police, bien secondé par deux agents des plus méritants, dont les services ne se comptent plus, s'est mis en campagne aussitôt et peu après a procédé à l'arrestation de quatre individus! D. S..., domicilié à Berchem, qui a ,,fait" l'affaire avoc les plaignants; M..., domicilié dans une localité du nord de la province, qui est, paraît-il, le vendeur; V. M..., domicilié en notre ville, qui a servi d'intermédiaire, et enfin un voiturier de la campagne qui a transporté la marchandise a Anvers, où elle était déchargée dans une auberge où descendent fréquemment des rouliers. Au moment où la police a mis l'embargo, le camion contenait encore dix sacs de la singulière farine dont il s'agit et qui ont été saisis à titre de pièces à conviction. Ata IPaiSTS Wsallosi Les Allemand ô' veulent-que les pigeons soient aussi embochés. Et ils annoncent : ,,Dans la partie dos arrondissements de Courtrai et de Tournai qui dépend du Gouvernement général et à l'exception du canton d'Atli, les détenteurs de pigeons quelconques sont obligés de tenir continuellement leurs pigeons enfermés dans les pigeonniers. Les ouvertures servant. d'aocès aux pigeons doivent être fermées , solidement d'une manière permanente ou condamnées au moyen d'une "volièrev exté- • rieure (fbien résistante. Il /est r défendu£de.-, * garder des pigeons hors ' du pigeonnier ' commun." A Hasselt L'oeuvre dee dîners économiques délivré cer-' \ tains jours de six à sept cents repas. St.S *: Le beurre est rarissime, les pommes de-? terre introuvables. ;* * * On se plaint des vols nocturnes et, du ma-, raudage. C'est surtout entre Hasselt et ;I>iest ■ que les malandrins montrent leurs talents". X *. *, Il y a disette complète de pommes de terre.. ■ ■ ■■■ta» ■ Q~»-<5S1 II. . ■ Si y a m 10 juillet 1915.. -r- Attaque allemande en face*de la Maison du -passeur, sur l'Yser, rejioussée par les Belges. Même échec pour Vennemi autour d'Arrasur le chemin 'd'Angres à Souciiez, au Labyrinthe, sur la ligne Perthes-B cause jour (Champagne), entre la cote 136 et le fortin, près de Lein-trey (Lorraine), ctc. L'artillerie française attaque, efficacement les ouvrages ennemis de Fricourt, près d'Albert, ainsi que dans l'Aisne. En Champagne, un poste d'écoute est enlevé aux Allemands. Dans la Meuse, l'ennemi bombarde Sampigny. Dès avions français bombardent les gares allemandes d'A'rnaville et de BayonyiUe, ainsi que les baraquements militaires de Norroy. Le général Gouraud reçoit la médaille militaire. Le 14' ie Ligne à Ramscappelle (t ar un oomoaztant) L'émouvant récit ,,A la reprise de Ramscap-pelle", quo le commandant Jacoby a publié récemment, a permis déjà d'apprécier la part glorieuse prise par les troupes belges à la conquête de cette localité, les 30 et 31 octobre i 9U. _ . ,,Le Courrier de l'Armée" annonce qu'il a la honne fortune, aujourd'hui, de pouvoir fournir à ses lecteurs une autre relation d'un intérêt tout aussi vif, rédigée par un de nos plus vail. lants officiers, et qui se rapporte au rôle du 14e de ligne pendant ces mêmes -journées^ Ainsi qu'on 1e verra, ce beau régiment, réduit alors hélas! à de glorieux débris, eut une part considérable dans l'opération qui devait définitivement chasser l'ennemi de Ramscappelle. Ainsi, petit à petit, grâce à l'apport de nouveaux témoignages, se précise et se complète ' ce que noue savions déjà de l'action héroïque de nos troupes pendant la sanglante et tragique bataille de l'Yser. Et chaque détail nouveau, en même temps qu'il ajoute à leur gloire, vient encore accroître notro admiration pour nos héroïques soldats et la dette de reconnaissance. contractée envers eux. Après avoir participé à la défense de Liège, assisté au combat d'Aerschot le 18 août 1914, pris une part brillante au combat de Haecht, le 10 septembre, où les Allemands furent repoussés, et exécuté un assaut superbe le 12 septem-bfe contre la position ennemie de Over-do Vaart, assaut au cours duquel le régiment perdit plus de 400 soldats et une vingtaine d'officiers, le 14e de ligne s'était porté sur l'Yser « aveo l'armée d'Anvers et se trouvait, le 19 octobre, près des briqueteries Ouest de Ramscappelle, creusant des tranchées. i Le régiment était à la disposition du commandant de la 2e D. A. Depuis Haeéht, il ne comptait plus qu% 10 compagnies avec deux i officiers par compagnie, dont le commandant, < sort environ 1,600 hommes. Le 21 ty^bre^e^He-de .ligue^ntre^da ns • la » Je ne parlerai quo du 2e bataillon, ayant vécu toute sa vie. Il était sous Jes ordres du major TYaslet. Le 1er bataillon était commandé par le major Marnette. tué le 24 octobre au S.-E. de Saint-Georges ; le 3e bataillon, formé de deux compagnies, était sous les ordres du capitaine-commandant Cleirens, aujourd'hui ma jor ; le régiment était 'commandé par le lieuk tenant-colonel A. E. M. Lambert, actuellement général. Donc, le 21 octobre, vers 15 heures, le 2e.ba-taillon reçut l'ordre do se porter sur le Noord-Yaart,- où tombait une pluie d'obus de 'gros calibre. Il était mis à la disposition du 7e de ligne, qui occupait Ja digue de l'Yser au Nord et à l'Est de Saint-Georges. ' La nuit du 2Ï au 22 se passa à améliorer es tranchées. Le soir du-22 octobre, le bataillon reçoit l'ordre de se porter à Saint-Georges : iil y bivouaque dans une-rue de village. A 1 aube du 23, il se porte derrière lia di^ûo de fC1"' ^"ord de Saint-Georges, ddns les intervalles libres du 7e, et une do ses compagnies va occuper les abords du polit do l'Union. Le soir du même jour, le 14o reçoit l'ordre dq remplacer le 7o dans la défense de la digue. a * C'est ainsi qu'arrive l'aube du 24 octobre, qui lut pour lo régiment une journée horriblement tragique. Sous les bombes ' formidables, se succédant rapidement, la digue est bouleversée, les hommes sont tués, blessés, enterrés, noyés. Bientôt les deux compagnes se trouvant:près du pont de l'Union sont décimées; l'une d'elles no compte plus que sept hommes; son chef, le sous-lieutenant Anciaux, un bravo officier auxiliaire, reste néanmoins à son poste. Un autre officier auxiliaire, le sous-liéutenant Bastin, commandant aussi une compagnie, est désigné pour4 se porter vers lo pont fatal avec les débris do son unité; il n'hésite pas. Il se borne à!dire< ,,Mon major, j'irai, mais j'y mourrai;. c'eg% mon devoir." Et il part se faire tuer, bravement, simplement, par devoir. Il'.venait de^la gendarmerie. Bref, au cours de cette journée, le I4eide ligne perdit un millier d'hommes. Le 2e bataillon en perdit 450 sur un effectif de-675. Tous les^ officiers du 2e bataillon, saiif deux, sont tués ou blessés. L'héroïquo officier auxiliaire Anciaux, mentionné plus haut, devenu subite-ment fou, était évacué sur un hôpital. _ Si jo rappelle ces faits, c'est pour montrer dans, quelle situation so trouvait le 14e de ligne lors 'de la reprise de Ramscappelle. - Pendanti la nuit du 24 au 25 octobre, Jes cléments dispersés du 14e, sauf une petite-fraction qui fut employée à la défense do Nieuport, se. réunissent aux briqueteries de Ramscappelle-où'étaient'restées les cuisines. Hélas! la nourriture y fut abondante cette nuit pour les quelques- débris encore valides du régiment. A-l'aube du 25, on se compte et on reforme quatre petites compagnies. Le seul major encore vivant du régiment en prend le commandement, et reçoit l'Ordre de se porter au pont dû-Noord-Vaart, sur la route de Ramscappelle à-Nieuport,' à la disposition du oc de ligne. Beaucoup d'hommes n'avaient plus d'armes, ni-de. sacs; ceux-ci étaient enterrés à Saint-Georges dans le bouleversement de la digue causé par les énormes ,,obus-Ci gares", comme nous les nommions à cette époque. Comme toujours, nous passons la nuit du 25 au 26 dans nos tranchées. Le 26, les 5e et 6e do ligne so retirent; Pune fies compagnies du 14e est fbargée .do. protéger les mouvements; elle ne se replie qu'après la lostruction du pont. • Les trois autres compagnies, suivant les oe st 6e de ligne., franchissent le chemin de fer Dixmude-Nieuport, puis réçoivent l'Ordre d'aller occuper la voie ferrée au Sud de Nieuport. Le 14e y passe la nuit du'26 au 27, sous les shrapnells • allemands,' et le 27, il reçoit enfin l'autorisation de se reporter en arrière. Dans la nuit du 27 au 28, il arrive à Coxyde, où l'on réorganise le régiment. Les quatre, compagnies reconstituées sont formées en deux bataillons. La nuit du 29 au 30, le régiment' se rendr a Boitshoucke. On y arrive très tard, après, une marche très pénible; et c'est lé lendemain 30 Dctobre, à 9 heures, que le commandant du 2e Dataillon reçoit l'ordre suivant: ,,Dirigez; vos deux compagnies , par la ferme Jockveld sur le moulin de Ramscappelle, où fous vous mettrez à la disposition d'il coinman-lant du 16e bataillon de chasseurs français." Donc, comme on l'a vu, sauf que^ues heures de repos relatif ,à Coxyde, le 14e a passé,* depuis lo 21 octobre, toutes ses .journées et toutes ses "nuits en marche ou dans les tranchées, ne pouvant guère être ravitaillé, vivant sous les >bus et ayant subi à Saint-Georges, sous, un aombardement infernal,. des pertes dont'l'histoire offre peu d-exemples. Et pourtant;,,le moral était bon'', pommelles leux compagnies 8u 2e bataillon Font prouvé i Ramscappelle. '• • * £ * Vers 9 h. 30, donc, nous partons,, ne sachant îo qui allait nous être demandé et nous^nous lirigeons sur la ferme Jockveld, j»ar la hernie A.llaertshuizen. Entre ces deux fermes, les Français, en échelons, progressaient lentement, an creusant des tranchées successives. Les salles sifflaient sans relâche. Le commandant français qui 'se trouvait à la Ferme Jockveld fait annoncer au commandant les deux compagnies du 14e, qu'étant charge.de reprendre Ramscappelle, enlevé par les Allemands, il lui demande d'appuyer sur sa gauche l'attaque que son bataillon prépare contre tes lisières S. et S.-O. de la localité. A cet effet, le commandant du II/14 décide 3;attaquer RamscappeHo par l'Ouest et, pour préparer son mouvement plus sûrement, à ['abri des coups et en évitant les nombreux fossés dépourvus de passerelles qui sillonnent cetta région, le détachement du l'4e suit l'itinéraire: Mlaertshuizen—Borne 6.700. de la route de F urnes à Nieuport-briqucteiûes de Ramscap-Dello.A peine arrivés sur la.route de Furnes, des jfficiers, nous demandant où nous allons, nous lisent : j,Vous ne passerez même pas le pont^;.,-,-Nous verrons bien. Un peu. à PEst de la briqueterie, sur le seuil d'une petite maison, le îolonel L commandant le '5, demande aussi loi major du 14e où il va » Le major répond ju'il est adjoint à un bataillon de chasseurs rançais chargés de reprendre Ramscappelle, ^t ju'il va attaquer la lt^Hte^pa^l^Otfest. Il'était près de miidiv je«crpis.y (A-rSuivre.^ f «|J. .W»

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This item is a publication of the title L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam belonging to the category Oorlogspers, published in Amsterdam from 1914 to 1918.

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