L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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07 September 1917
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s.n. 1917, 07 September. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 17 October 2021, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/028pc2v38c/
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3«me Attnee NTïOW 'scents J.1 T.. . 'V .1 ■ -..MW,1, "VëâtclFëm '^sëpïëmfors®^ L'ECHO BELGE L'Union fait la Forcer •Journal quotidien du matin paraissant en Hollande. BeSne est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées «au bureau c3e récSactiOïîï 2. VOOHSUKCWAli 234-240, AMSTERDAM. Téléphones: 2797 et 1775. Rédacteur en Chef! Gustave Jaspaers. ( Charles Bernard, Louis Plerard. Comité de Rédaction: | «ené Chambry, Emile Palnparé. Pour les annonces, abonnemems et vexi ati numéro, s'adresser à l'Administration t journal: N.Z. VoorburéwaI 234-240, Amsterda Abonnements: Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger II. 2.00 par m Pour les militaires au front et tes militaires internés en Hollande fl. 0, nnr mnic nnunhlp nar nniicinafion. Le bcii Apôtre. 'A l'instant que les troupeë allemandes franchissent la Dwina, prennent Riga et occupent la Livonie — cette ptoViûce allemande, disent les journaux teutons —, Mi-chaelis se fait interviewer par le directeur de l'Agence Wolff sur les révélations de gouchomlinof. Souchomlinof, ministre de la guerre en Russie au moment où éclata le conflit européen, doit répondre devant les juges de son incurie, de ses malversations et de ees trahisons. Perdu, il mange le morceau, comme on dit, et tâclie d'entraîner ^dans sa chute Jankovitcli, ancien chef d'etat-major général, et Sasonof, ministre des affaires étrangères. Il les accuse et s'accuse lui-même — d'avoir menti au tsar clans les tragiques journées de fin juillet 1914. Ils négligèrent d'exécuter l'ordre formel qu'ils avaient reçu de Nioolas II de faire cesser la mobilisation. Ceci fut-il vrai, que les efforts du tsar de prévenir la catastrophe, efforts auxquels l'Internationale elle-même a rendu hommage, n'en seraient que davantage mis en liîmiere; iJn Souchomlinof, en précipitant l'irréparable contre la volonté expresse de son maître, ne travaillait certes pas pour la Russie. Alors, pour qui travaillait-cet ex-ministre que demain, sans doute, une sentence judiciaire nous permettre d'appelef un traître? M. Michaelis est donc un peu trop presse en voulant exploiter contre l'Entente les révélations d'un Souchomlinof. Trop de hâte est synonyme de trop de zèle et M. Hichaelis doit connaître le mot de Talley-rand. Les auteurs responsables de la guerre né sont pas. ceux qui ont mobilisé, même contre la volonté du tsar et du peuple russe; ce sont ceux qui ont provoqué cette mobilisation. Et il suffit de répondre qu'à ce moment l'Autriche avait déclaré la guerre à la Serbie et qu'avec la complicité directe de l'Allemagne elle s'apprêtait à égorger cet heroïque petit peuple qui opposait une barrière au ,,Drang nach Osten", à sa marche en avant vers Salo-nique.La Russie, qui avait laissé s'accomplir l'annexion de la Bosnie-Herzégovine et la constitution sous le protectorat occulte de TAutriche-Hongrie d'un royaume d'Albanie dirigé contre le Slavisme aux Balkans, pouvait-elle supporter cette dernière humiliation? On le savait à Vienne comme à Berlin et c'est froidement, coupant d'avance tous les ponts capables d'assurer la retraite au dernier moment, que le gouvernement de feu François-Joseph lança son fameux ultimatum du 25 juillet 1914. Le rôle joué par les conseillers responsables du tsar, la veille du 1er août fatal, peut préciser un point de détail dans l'histoire diplomatique de l'avant-guerre; il no change rien aux événements ni à leur signification. A ce propos, d'autres révélations rendues publiques en ce moment ont une portée autrement considérable. Il s'agit de la coalition continentale que Guillaume II .voulait former contre l'Angleterre, eu. 1904, au lendemain de l'affaire d'Hull. On sait que l'amiral Rodjestvensko, en route pour l'Extrême-Orient avec une escadre de secours (celle-là même qui allait être détruite à Tsoushima), 6e crut attaqué dans la mer du Nord, à la hauteur de Hull, par des torpilleurs japonais dissimulés au milieu d'escadrilles de bateaux de pêche. Il fit tirer sur les barques et les chalutiers* La •Grande-Bretagne obtint satisfaction. L'opinion en Russie était, à ce moment, (fort montée contre l'Angleterre, alliée au Japon. On reparlait de la lutte prochaine entre la baleine et l'éléphant. Guillaume II et ses hommes d'Etat, qui se vantent par «illeurs d'avoir laissé échapper par pur amour de la paix cette occasion d'attaquer la Russie, crurent le moment favorable pour ourdir une conspiration contre la Grande-Bretagne dont la puissance maritime les Offusquait. Il s'agissait d'attirer dans la coalition la France, déjà liée par traité à la ^Russie. Sans doute elle aurait dû se ranger (du cote de celle-ci par le simple jeu des alliances. Mais une alliance n'est pas un traquenard. Guillaume s'en expliquait en disant: ,,Chea les Français la peur de perdre Paris fera le reste." Et déjà, en esprit, il voyait la ruée de ses armées à travers la Belgique vers le coeur de la France pour lo cas où celle-ci aurait refusé de laisser servir se flotte et ses forts au blocus de l'Angleterre. Et voilà une jolie histoire de brigands, mais non inventée, qui jette un jour nouveau sur les ambitions allemandes. Elle éclaire le mot fameux que. Guillaume aimait à répéter: „Notre avenir est sur l'eau". L'Angleterre seule, maîtresse de la mer, constitue un obstacle à cette hégémonie européenne dont rêve l'Allemagne. En associant la Russie et la France à ce plan de copquête, elle réduisit ces deux puissances, qui auraient eu à supporter tout le poids de la guerre contre la Grande-Bretagne, à l'état de vassales. L'Europe devenait prussienne. . Le tsar, sous le coup des échecs russes en Mandchourie, pouvait écouter sans sourciller les propositions de Guillaume. On comprend que la France ne s'y «erait jamais associée, même sous le coup d'une menace allemande d'invasion. Mais les moyens rocambolesques que la politique allemande emploie pour arriver à ses fins faut paraître ces fins encore plus odieuses. L'Allemagne, finalement, a dû se résc dre à atteindre l'Angleterre non plus moyen de la Russie et de la France, mais travers de la Russie et de la France, n'est point parce que la partie est un p forte que l'Allemagne peut se poser en v time et dénoncer les visées impérialistes ses ennemis. Encore une fois, l'armée Ludendorf qui vient de prendre Riga et ] journaux allemands qui prétendent gard Riga démentent les affirmations de $ chaelis, le bon apôtre., Charles Bernard. mm , — ta livrée beshe. On ne voit pas d'où pourrait naître mouvement qui libérerait l'Allemagne, de que le Président Wilson appelle ,,les i fluences néfaste3 et les tendances effroyabl pour l'humanité, dont le gouvernement ail mand nous a si souvent donné la preuve' Les socialistes du kaiser ont donné mesure de leur servilisme. L'autocratisn bodlie n'a pas de plus fidèles serviteui Quant aux autres partis, on sait, p leurs récentes déclarations, le peu d'espe qu'on peut fonder sur leur esprit d'ind pendance. Lorsque, le 24 août dernier, le chanceli Michaelis parla, devant la commission c Reichstag, de la limite des réformes po< tiques éventuelles, le comte Westarp, pa lant. au nom des conservateurs, mit ceux-à plat ventre devant le Pouvoir. ,,Mon parti, a-t-il dit textuellemen s'oppose à toute parlementarisation. 1 choix des ministres n'appartient qu'à l'er pereur. Demander que le Reichstag exer une influence sur le choix des membres c gouvernement, c'est porter atteinte ai droits du kaiser. Puisque le souverain décidé de nommer de nouveaux sous-secr taires d'Etat impériaux, mon parti s'a s tient de se plaindre qu'aucun de ses hoi mes de confiance n'ait été désigné." Le centre catholique n'a pas fait acte < plus d'indépendance. On devait s'y atte dre, au lendemain surtout du fameux tel gramme de Fulda que la ,,Kolnische Volk zedtung" a reproduit aveo amour» En voici le texte exact. ,,Les évêques allemands, réunis auprès < la tombe de l'apôtre, se permettent d'e: voyer à Votre Majesté l'expression de le 1 vénération,. Nous espérons et nous prio: Dieu pour qu'il envoie bientôt à l'humani la -paix pour laquelle travaille Votre Majes et à laquelle le chef de notre Eglise souha terait tant de préparer la voie." Signé Ca dinal von Hartmann. Ce télégramme est vraiment savoureu: surtout quand on le rapproche de la décl ration de Guillaume II à la landgrave < Hesse, récemment convertie au catholicism déclaration dont l'original est aux archiv du Vatican. ,, Je hais cette religion que tu as embra sée. Tu accèdes donc à oette superstiti< romaine dont je considère la destructi< comme le but suprême de ma vie." Quelle atroce ironie! De la tombe < l'apôtre (lequel? Judas? sans doute) 1 évêques allemands assurent le kaiser de lei vénération; et ils nous révèlent du mec coup, que leur Maître do Berlin, en faisa; incendier Louvain, torpiller la ,,Lusitania: détruire la cathédrale de Reims, travailla à la paix et au bien de l'humanité ! Décidément l'Allemagne tout entié porte la livrée du servilisme! Dans la mên tourbe d'eeclaves se mêlent et se confo dent socialistes, conservateurs et évêque Pouah ! Augor de Busbeck. — (In bornage russe à l'énergie si à ia vaiilënce des Beiges csmhattant sur le fro île ieiicie. Le commissaire du gouvernement prov soire aux armées de Galicie s'exprime e termes émus, dans le rapport qu'il vient c faire parvenir au gouvernement sur les de nières opérations de l'armée, sur le comp< des aviateurs français et des conducteurs d< autos-canons anglais et belges, ,,qui î sont dévoués pour la cause sacrée de . patrie russe jusqu'à la "mort"* Au nord de Brody, écrit le commissaire un avion français, chargé de seconder 1< efforts d'une sotnia de Cosaques, envoyé pour enrayer les avances de l'ennemi, de cendit à moins de 20 mètres du sol sai s'occuper des balles qui sifflaient autoi de lui, et mitrailla un régiment turc, ! mettant en fuite. Quant aux conducteurs des autos-canon: belges et anglais, ils ont rendu des service inoubliables par .leur courage et leur al négation, au commandement ru6se, en r< tardant l'avance ennemie, quelquefois pei da-nt des jours entiers. De plus, leur att: tude héroïque, leur absolu mépris du dar ger ont plusieurs fois remonté le mon fléchissant des troupes russes* ■ O ■ cm» // y a un m 7 septembre: Aux environs d'Halics h Eusses Jont 5645 prisonniers* En Belgique. eu £ Voyage de Plaisir le Après un séjour de cinq fois vingt-quatre es heures dans le pays-martyr, mis à feu et à er sang par ses compatriotes, le chancelier ■i- Michaelis a repris le chemin de Berlin. La ,,Norddeutsdhe Zeitung" assure que ce voyage eut pour but de mettre l'insi-^ gnifiant chancelier en mesure de se rendre compte de la situation du pays. Evidemment, Michaelis — dont l'agence "Wolff ne dit pas s'il était déguisé en colonel — s'est longuement entretenu avec von Falken-hausen des mesures à prendre, de la politi-. que suivie, des mises à mort, de la terreur et surtout des réquisitions. ~0 II faut croire que Michaelis fit plutôt en réalité un voyage de plaisir qu'un voyage 58 d'études, car il convoqua le Conseil des t" Flandres. Or, tous ceux qui connaissent les . * lâches qui font partie de oette mascarade, a et savent à quel point leur tenue grotesque ie — redingote, cravate de couleur, gants en " filoselle — prête à rire, comprendront que ^ le chancelier n'ait pas voulu se priver d'un lr quart d'heure d'aussi franche gaîté. L'agen-e" ce Wolff ne dit pas si Booms portait la décoration de l'ordre de Léopold II que ~v notre gouvernement lui permet d'arborer. I1 Puis, comme il faut quand même que l~ les meilleures plaisanteries prennent fin, r: Michaelis congédia les sept larrons, der-01 rière lesquels le Judas de Nazareth: Rafaël Verhulst, s'était glissé, et gagna le ' front où les deux Ineffables Kronprinzen jQ attendaient le colonel pour rire. On parla fort, on but beaucoup. Ce fut charmant. Au moment où le train du cliancslier u passait devant Saventhem — au voyage de LX retour •— on entendit un formidable ,,hoch" partir d'un arbre. C'était René De e" Clercq qui, de branche en branche et tantôt courant, avait délaissé momentanément sa tanière du Parc Léopojd pour venir ma-nifester son loyalisme à celui qui a le pouvoir d'augmenter ses émoluments. [Vive la Flandre ! e-s-Les pestiférés. îe 1_ Voicï un articulet qui en dit long sur le mépris dont on continue à entourer en Bel-11 gique la presse embochée. Nous le cueillons dans la ,,Belgique" do Bruxelles, nox du 21 te août, qui se juge ainsi elle-même: :é „La presse actuelle s'est fait en naissant i- des ennemis, mais elle s'est fait en vivant r_ beaucoup d'amis. C'est de l'histoire ancienne et nous n'y reviendrons pas. Mais il y a des dissidents dont on se plaint. Ce sont cer-ta in es sociétés, Vimo de celles récemment Y créées, ayant-des 'buts plutôt intellectuels que te philanthropiques, et qui négligent la presse, -, aussi bien que la peste en tant que moyens de es faire connaître à leurs membres les décisions, séances, ' excursions, etc., qui les intéressent. s_ Ces sociétés, d'ordre généralement élevé dans in la hiérarchie intellectuelle, comptent sur le colportage verbal-pour toucher leurs membres. ' Il en résulte que seul un noyau d'amis est tenu au courant des actes et des projets de Ie I la société, ce qui ne fait pas du tout l'affaire es des autres. Ils ont payé des cotisations dont ir ils ne retirent absolument aucun avantage. 1Q ,,0u bien il ne fallait pas fonder mainte-nant de sociétés nouvelles, ou bien pour celles > des sociétés qui sont anciennes il fallait sus-pendre les versements des cotisations ; mais il est inadmissible qu'on néglige du écarte la majorité des membres pendant qu'on organise re d'autre part des réunions, séances, etc., en 18 petit comité, à l'insu des membres en général. -r_ On comprend que, vu le prix élevé du trans-s port des imprimés, les sociétés en évitent les frais; mais il y a la presse qui a toujours ouvert ses colonnes hospitalières gracieusement aux communiqués de toutes les sociétés de ce genre. Nous engageons les plaignants -, lésés dans leurs droits à le rappeler sérieusement à leurs secrétaires et présidents respectifs."-jj " A Bruselias Lo trafic des pommes de terre, malgré les sévères mesures prises par les autorités, [. no fait que croître. Jeudi, dans la soirée, n 103 trafiquants, hommes et femmes, ont été [e arrêtés sur le territoire de Schaerbeek et L._ amenés au commissariat de la place Coli-e gnon avec leurs tubercules. La plupart de îs ces individus avaient été chercher les pom-;e mes tle terre à Vilvorde. Tous les jours, a depuis la première heure, les tramways se rendant vers Vilvorde sont pris d'assaut par des gens qui font le trafic des pommes de terre. Journellement, des scènes regrettables :e se passent dans les rues do Schaerbeek: les ^ agents qui arrêtent des trafiquants sont pris à partie et des rébellions et des pugilats s. ont lieu. Dans d'autres communes Je l'ag-1 glomération des scènes semblables se pas-e sent également. D'autre part, la complaisance de certains '' receveurs des Tramways Bruxellois n'a plus ;S de limite, dit un journal imprimé au pays. Nous avons compté ces jours-ci vingt-trois personnes, pas une de moins, l" sur une plate-forme d'arrière où, d'après ■" les règlements, ne peuvent prendre place l" que neuf personnes. De 9 à 23, il y a de la marge, et quelle marge! La plupart des voyageurs étaient des trafiquants de pommes - de terre et nous les avons entendus discuter les prix auxquels ils revendraient les pommes de terre qu'ils allaient acheter à Strombeek, Vilvorde, Peuthy, etc. Ils se s disaient certains do pouvoii acheter des ,j)oinmes de terre; dans les environs de [Vil vorde au prix de 65 centimes le kilo. Or, un de ces individus — un chômeur ! — assurait qu'il avait amateur, au Quartier Léopold, à 2 francs le kilo ! La complaisance des receveurs de la ligne gare du Nord-Grimberghen est même encore plus extensible: ces braves gens permettent-aux trafiquants de pommes de terre de se tenir debout entre les banquettes des .voitures ouvertes. Pourquoi n'établirait-on pas des sièges ,,ad hoc'' sur les toitures des voitures? Les bons trafiquants ont droit qu'on ait pour eux des égards. Revenons vite aux ,,impériales" de naguère! * * * On vient de terminer, au Musée d'histoire naturelle, le placement d'une collection qui n'a pas demandé moins de vingt-cinq années do travail pour être réunie. Il s'agit do la collection complète des insectes vivant sous notre climat et dont le classement a été opéré d'après une nouvelle méthode, par genre et famille. On s'est efforcé de montrer, par des moyens clairs et précis, le cycle des métamorphoses de l'espèce. C'est ainsi que tous ceux que la chose intéresse au point de vue de l'agriculture et de l'horticulture notamment pourront désormais se rendre compte exactement de la vie, aux différentes époques de l'année, des insectes utiles ou nuisibles. Pour chaque espèce, on a établi avec précision Ifes dates de la ponte des oeufs, de l'activité des larves, du stade de la chrysalide, etc. Cette remarquable collection, qu'on estime être unique en son genre, a été constituée sous la direction de M. G. Severin, conservateur du Musée d'histoire naturelle, qui s'occupe spécialement des insectes aériens. A Anvers Il a été détourné à un établissement situé à Borgerhout environ 125 kilos de biscuits fabriqués pour le ravitaillement du Nord de la France; ils ont été mis en vente chez un boulanger. M. l'adjoint de police Celis, qui a fait l'instruction, s'est acquitté de cette tâche avec sagacité. Il a fait poursuivre trois inculpés qui viennent d'être condamnés à 5 mois d'emprisonnement et 56 francs d'amende, conditionnellement pour deux d'entre eux. A Gand L'administration communale a fait fermer toutes les boucheries particulières et-la viande, ne sera plus débitée en ville que dans les boucheries communales. C'est u^e révolution en miniature, mais il fallait en venir là. Il y aura vingt-huit boucheries communales, desservies par 456 bouchers, à tour de rôle. La viande sera désossée et découpée on petits morceaux. Ce sera donc en fait l'égalité devant le pot-au-feu. Quant au prix, il sera uniforme pour tous les morceaux, ce qui ne veut pa6 dire que le minimum triomphera. Cette question des beu-cheries communales a semé la zizanie parmi ncs associations de bouchers et charcutiers, r.u.trefois très puissantes et citées en exemple aux confrères du pays entier. A Narîaaar Un grave accident s'est produit sur la plaine Saint-Nicolas, «à Namur. "Un tracteur à vapeur tirant un camion, une roulotte, deux tonneaux-citernes et une pompe déambulait bruyamment au milieu du terre-plein et quelques gamins imprudents s'étaient hissés sur les timons du second tonneau-citerne. Soudain, le petit Antoine Noiset, âgé de 5^ an3, domicilié rue du Bouge, 180, tomba sous le véhicule qui lui écrasa un bras et le traîna sur une longueur do plusieurs mètres. Le pauvre gosse fut transporté à l'hôpital civil où les médecins procédèrent aux premières constatations. Son état est très grave. * * * Depuis le 15 août dernier il est strictement défendu à la population de Namur de mettre le pied sur la plaine des manoeuvres à Belgrade. A CharîeroJ Une première réunion de la Ligue looale de défense des intérêts publics a été tenue à Montigiiies-sur-Sambre le 15 courant. Le but de cet organisme, qui compte déjà j des centaine^ d'adhérents, est de sauvegarder l'intérêt général des habitants, de prévenir, de constater-ou de signaler les abus, de recevoir de la population toutes les plaintes relatives aux irrégularités et de parer, dans la mesure du possible, aux menées des accapareurs et des négociants malhonnêtes. * * * Les cultivateurs et les colons de Mont-sur-Marchiennes devront intervenir pécuniairement en faveur de la police agricole. Ainsi en a décidé le Conseil communal en décrétant à l'unanimité les mesures suivantes: lo. Une taxe de 5 fr. à l'hectare sera appliquée pour tous les terrains de cultures et do pâtures; 2o. une taxe de 1 fr. sur les coins de terre dont les bénéficiaires paient fr» l.bU l'are; 3o. une taxe de fr. 1.50 sur les coins de terre payant 3 fr. l'are. Les étrangers à la commune qui ont loué un coin de terre aux cultivateurs seront taxés à raison de fr. 1.50, ainsi <fue les habitants de la commune qui ont loué directement un coin de terre aux fermiers, sans passer par l'oeuvre ^u Coin de terre* ' I Les opérations militaires. Violents combats dans la réiion ie Sorizia. Détails sur Iss derniers succès italiens. — L'occupation d'una position importante au sud-ouest d'Okregio. — Violents combats au nord-est de Sorizia. — Une défaite autrichienne entre Brestovizza et la mer. — 2104 prisonniers. La situation sur les autres fronts. L'offensive italienne Echec ennemi sur le Carso (Communiquê officiel) ROME, 5 septembre. Hier la bataille f" reprise avec acharnement sur le front d Alpes juliennes. Sur le plateau de Bainsizza nous obtînm des avantages et nous conquîmes une positic importante au sud-ouest d'Okregio. Au nord-est de Gorizia la bataille coni nue. Au cours de là journée nous fîmes pi sonniers 86 officiers et 1602 soldats, appa tenant à 10 régiments différents. Sur le Carso l'ennemi, après un viole: bombardement, attaqua avec des effecti compacts nos positions comprises entre Ça tagnavizza et la mer. Dans ia partie septe: trionale l'attaque fut repoussée, dans la pa tie centrale, entre Korite et Selo, nos tro" pes tinrent brillamment tête à sept attaqu furieuses et maintinrent leurs positions. Dans la partie méridionale, entre le v de Brestovizza et la mer, l'ennemi réali: toutxd'abord quelques succès entre la co 146, au nord-est de Flondar, et le tunn de la voie ferrée, au nord-est de Lokava où nous dûmes évacuer temporairemei quelques positions avancées. Mais, par ui contre-attaque vigoureuse prononcée l'aprè midi, nous rétablîmes la situation. Noi fîmes 402 prisonniers, dont 1>4 officiers. 261 avions italiens participèrent aux coi bats et bombardèrent les troupes ennemies l'arrière du front. Dans la nuit du 5 notre flottille aérieni bombarda à nouveau Pola avec des.résulta satisfaisants et rentra indemne dans sa bas • Le Monte San Gabrieie pas occupé par les Italiens? Malgré les deux télégrammes Reuter aj nonçant la prise du Monte San Gabrie par les Italiens, aucune confirmation off cielle ne nous est parvenue jusqu'à présen Le communiqué officiel autrichien du septembre dit cependant que de violen combats eurent lieu sur cette montagne doi le sommet 6e trouvait tantôt entre les maii des Italiens, tantôt entre celles des Autr chiens. K-—- „v, ^ .v, ■-! Jja vallée cle Vlsamaa avec le Monte San Gabrieie* Attaque aérienne sur Venise ROME, 5 septembre. (Stefani). L'ennen a cru devoir riposter par une attaque si Venise aux attaques réitérées qu'exécutei nos avions de la marin et de l'armée sur h établissements industriels, militaires et n; vais de Trieste. La nuit dernière plusieurs bombes ont él à nouveau lancées sur Venise, mais heurei 6einent sans causer ni victimes, ni dégât Sur le front occidental Vaine tentative ennemie vers Klein Ziilebekc (Communiqué officiel) LONDRES, 5 septembre. La nuit dei nière un fort détachement ennemi tent d'entreprendre un raid sur un de nos postx à l'est de Klein Zillebeke, mais il fut refoul avec pertes par notre feu avant de pouvo: aborder notre ligne. L'activité d'artillerie continue de part i d'autre sur le front d'Ypres. La nuit dernière des avions ennemis bon bardèrent à nouveau plusieurs points à l'ai rière de ncs lignes. H y eut quelques victimes. A proximité de nos ambulances queU ques dégâts ont été causés à des propriétés particulières. Aucun' dégât d'une importance militaire quelconque a été causé. tfc Un des avions ennemis fut abattu et dé* es truit par notre feu. Nos avions ont continué leurs bombarde-* E3 ments nuit et jour. L'aviation se montra ,n très active hier de part et d'autre. Nos appa-* reils et nos ballons coopérèrent toute la jour-j. née avec notre artillerie en dépit des violen-* [. tes attaques des appareils ennemis. r. Nos avions prirent hier un1 très grand nombre de photos, dont plusieurs à une ^ grande distance à l'arriéra des lignes enne-f3 miesv s. Bien que les avions ennemis ne se montre-^ rent pas fort disposés à se rencontrer avec nos appareils, nous abattîmes plusieurs appa-< j. reils ennemis et nous forçâmes 90 autres à 2S atterrir, après les avoir endommagés. Sept avions britanniques ne sont pas ren-très au camp,: sa bo Echecs allemands sur le plateau de Californie (Communiqué officiel) PAŒilS, 5 septembre. Deux attaques aile- 10 mandes Bur le plateau de Californie ont été repoussées. jS Activité d'artillerie sur les deux rives de • la Meuse. i- ■ 1 Sur le front oriental. Je Vers Sïcboclzea, les Russes repoussent l'ennemi ^ et font 200 prisonniers (Communiqué ofjicill) PETROGRADE, 5 septembre. Dans la région de Riga nos troupes ont passé l'Aa i- courlandais et continuent à se replier vers le le nord le long de la côte du golfe de Riga, i- " Dans les environs de la chaussée de Pskof b. et de l'Aa l'ennemi développe son offensive. 5 II atteignit le passage de l'Aa près ts d'Abrant ainsi que la ferme Hinsenberg à it 50 verstes au nord-est de Riga. is Les troupes russes engagées dans la région i- à l'est de Riga se replièrent sous la pression de l'ennemi vers Segerwalt, Lemburg, Detz _ et Sohudrasd. ^ On signale que ce sont des sous-marins qui > bombardèrent la côte du golfe de Riga. A Dans la région de Dwinsk vive activité d'artillerie. Sur le reste du front feux de ' mousqueterie. Sur le front roumain, dans la direction de Czernovitz, près de Slobodzea, l'ennemi continue ses attaques. Il prit pied temporaire-= ment sur deux hauteurs retranchées, mais, * par une contre-attaque, nous l'en délogeâ-^ mes et nous rétablîmes la situation. Nous v fîmes plus de 200 prisonniers. j* La flotte allemande dans le golfe de Riga. ^ (Communiqué officiel) « LONDRES, 6 septembre. (Reuter.) Par s télégraphie sans fil. La flotte allemande j est entrée dans le golfe de Riga. / D'après les dernières nouvelles la rupture ^ du front de Riga a "$té étendue en deux > jours sur une longueur d^ 60 verstes. Pendant toute la journée du 4 septembre .< les Allemands poursuivirent énergiquement s leur offensive sur le front de Riga, attaquant principalement au nord d'Uxkùll, dans le but de couper les communications par chemin de fer entre Riga-Wenden. ; Pas de troupes japonaises en Russie. LONDRES, 5 septembre. (Reuter). On nâ v sait rien au sujet de l'envoi de renforts japonais en Russie. Aucun soldat japonais n'a été envoyé en Mandchourie. Ces bruits émànent des propagandistes allemands.. 11 Dans l'Est africain. :s Les succès ries Belges sur la KiHmbero et la L" Sanza (Est-Africain) > LE HAVRE, 5 septembre. A la suite L_ d'un mouvement convergent des colonnes . britanniques et belges dans l'Est-Africain les troupes enemies* ont dû ee retirer sur la rive méridionale de la Kilimbero. Le 24 août, un détachement belge attaqua une colonne ennemie qui occupait une position sur la Sanza et il la refoula vers le sud. Les Allemands laissèrent deux morts sur le terrain. Deux Européens, 7 indigènes et une mi-a trailleuse demeurèrent entre nos mains. Au s surplus, les Belges délivrèrent Bix officiers é britanniques faits prisonniers par les Alle-r mands. Le 28 août des colonnes belges, venant du t nord, ont opéré leur jonction avec dés colonnes anglo-belges venant de l'ouest, à proxi-i- mité de Takara, sur la rive septentrionale de •- la KiHjnbaro

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