L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1916, 08 July. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 03 December 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/5t3fx74w61/
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2ême Année No. 624 S cents CIO Centimes) Samedi 8 Juillet 96 ■ m , ■ L'ECHO BELGE L'Union fait la Forcer Journa! ciaotidllen du ir»«tfin paraissant en Mollande #e/#e esf notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: N. Z. VOORBORGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 3797. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. ( Charles Bernard, Charles Herbieî, Comité de Rédaction: ( Ren& chambryj Emîle painparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du iournal:N.Z.Voorburgwal 234-24Û, Amsterdam Téléphone: 1775. Abonnements) Hollandefl. 1.50 par mois. Etranger <3.2.00 par mois Annoncesi 15 cents la ligne. Réclamesi 30 cents la ligne. La Vue du Sang... Les événements nous prennent à la gorge. Un pou do ia fièvre qui s'est emparée de nos poilus à l'annonce des premiers succès de leurs frèraj français et anglais qui_ ont le bonheur —• les poilus pensent ainsi — do pouvoir enfin sortir de ces sales trous où ils se sont terrés pendant vingt mois pour se jeter sur le boche, un peu de cette fièvre, dis-je, s'est emparée! de nous. Elle est bienfaisante comme toute exaltation où nous porte l'exemple de l'héroïsme. C'est comme un souffle qui nettoie les ames. De nouveau la solidarité s'affirme entre les hommes d'un même sang, entre les fils d'une même terre et, hier, enclins a nous suspecter et à nous quereller un peu, nous ne sentons aujourd'hui qu'une envie de serrer des mains amies, de fraterniser dans nos grandes espérances communes. Et, que sera-ce donc, lorsque nos gas, à nous, entreront dans la danse! C'est eux, toujours, notre trait d'union. Ils sont un peu comme les enfants dont la •vus raccommode instantanément des parents tro-> enclins à bouder. Mais ce sont des enfants raisonnables; ils nous donnent non seulement des leçons par l'exemple — _ les meilleures — mais il leur arrive aussi de nous dire leur étonnement et leur tristesse. Ecoutez ce qu'écrit un filleul à sa marraine: ,,Madame —— J'étais aux tranchees lorsque j'ai reçu votre lettre du 28 mars et je vous assure qu'elle m'a fait un bien réei plaisir. On blague un penf, pour passer le. temps, qui est souvent long quand^ les boches ne nous envoient pas des distractions sifflantes, éclatantes ou asphyxiantes; mais rien ne vaut une bonne, lettre d un coeur vraiment belge. ,, Dernièrement je vous ai donné quelques détails sur notre vie, à nous, les soldats. Nous sommes des frères d'armes, devenus, devant le péril commun, des frères tout court. Malgré cela il y en a encore qui trouvent de bon ton de nous déblatérer un peu. — Je sais que les ,,réfugiés' ' n ont pas tous les droits, qu'ils en arrivent parfois à certains excès et qu'ils racontent bien des choses sur le gouvernement et rur l'armée. ,,Est-il donc impossible à ceux qui ne se ba.ttent pas de faire le sacrifice de leurs querelles, de leurs rancunes, de leurs ambitions? Ne peuvent-ils pas attendre que la vraie bataille, celle où l'on risque sa peau, soit achevée? Allons, n'est-ce pas, qu'on nous laisse faire, qu'on ne gâche pas notre besogne par des racontais de café, ridicules à faire pleoirer une oie et 6i malfaisants, et si odieux, et si lâches ! Ce ne &ont que des échos attardés de 1 avant-guerre. Aussi voudrais-je, si vous me le permettez, madame, vous mettre en garde oontre toutes oes histoires nuisibles qui pourraient vous parvenir pa* certains journaux neutres. Ceux dont _ je> veux^ vous parler sont la minorité ; mais ils existent cependant et il faut les conrbattre. Comment pouirrait-il en être autrement? Je le sais, toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire; mais, tandis que, dans les tranchées, nous nous serrons les coudes et les coeurs ; -tandis que le riche couche sur la paille à côté du pauvre et que le jésuite et le socialiste mangent à la même gamelle, je né puis tolérer ces inventions méchantes. Le3 divisions sont une stupidité criminelle qui fait l'affaire des boches et, pour me servir d'un euphémisme, qui pourrait affirmer que tous ces fa/uteurs ne sont p3s a la solde allemande? ,,Et. pardonnes-moi, madame, d j'ajoute un voile de crêpe a ma lettre deja si brusque de vérités mais loin encore -d'être complète; lorsqu'on a vu mourir un soldat, lorsqu'on a vu le sol s'abreuver avidement dû sang des braves, on n'a. plus le coeur à ces balivernes, dont le but est de nous décourager, et l'on estime à leur juste valeur ceux qui voudraient semer parmi nous les discordes néfastes. ,,Je vous quitte, Madame, avec le ferme espoir que ceux qui nous conduisent et peuvent tout, maintenant, ne laisseront pas salir nos morts. „Lahaye Joseph"* » * * Lorsqu'on a vu le sol .s'abreuver de sang... Arrêtons-nous seulement à cette phrase qui nous propose toujours le même admirable thème. Ils seront cent mille, deux cent mille, chez nous, qui auront « vu cela. Plus encore que deux années de luttes et de souffrances partagées pour un idiéal unique, la "vue de ce sang, en l'anoblissant par une pensée de deuil, fera leur âme meilleure. La pratique de® vertus les plus hautes, dans une lutte où les facultés sont constamment demeurées tendues au diapason le plus élevé, laissera après soi plus que ce reflet dont nous autres, qui n'avons partagé que leurs espérances, nous demeurerons longtemps éblouis. Elle les pénétrera au contraire si fort que désormais tous leurs actes, qui nous serviront, à nous, de guide, de stimulant et d'exemple, •tendront à manifester dans la vie future de notre pays cet esprit de sacrifice et. cette union fraternelle qui seuls, donnent des résultats féconds. . • Oui, lorsqu'on a vu le sol s'abreuver de sang Du sang le plus pur et le plus sublime simple.qui ne souffre point de commentaires et qui dans le coeur le plus sec ranime des sources de sensibilité ignorées. Ecoutez: Jean Dullaert, le fils de M. Maurice Dullaert, directeur au ministère de la justice, a été tué le 12 mai devant Dix-mude. Un obus venait d'éclater dans un abri voisin du sien, bouleversant tout, tuant ou blessant les occupants. Dullaert se précipite à leur aide,, se met à déblayer, puis s'offrit spontanément à chercher les pansements nécessaires aux blessés. Le bombardement était des plus violent. Dullaert courut vers le poste de secours. Comme il arrivait au but, un obus l'étendit sur le sol. Il n'avait pas dix-huit ans. Il avait fui Bruxelles délibérément, pour s'engager. D'après une lettre de son colonel, le généreux enfant est tombé en héros, victime de son dévouement à ses frères d'armes. Les funérailles ont eu lieu le 15 mai. Le colonel et les officiers du 3me lanciers, dont le défunt faisait partie, y assistaient. M. le ministre de la justice y était représenté par M. le Président de la Cour militaire, qui, en son nom, déposa une couronne sur le cercueil. Le commandant de l'escadron de Dullaert prononça de belles paroles d'adieu. Le héros repose provisoirement au cimetière d'Adinkerke. Le comité belge d'Arnhem, qui avait eu l'honneur de l'accueillir à son arrivée en Hollande, a fait célébrer lundi dernier un service pour le ' repos de son âme.... Je ne change rien à ce récit, tel qu'un ami le rapporte. Est-ce son amitié pour l'enfant admirable qui lui a fait trouver ces mots justes et sobres qui laissent à cette action sublime tout son humain? Je la rapporte ainsi, religieusement. Je songe au père qui est un esprit d'élite. Une telle mort, pour son fils, quelle source de consolations et de regrets ! Respectons cette douleur et laissons en nous, silencieusement, s'écouler le flot de sensations et d'idées que ce trait d'héroïsme, les circonstances qui l'entourent et l'extrême jeunesse de son. auteur font jaillir en gerbes. Charles Bernard. Un communiqué Renier L'agence Reuter déclare que ni le gouvernement belge, ni français, ni anglais n'ont jamais encouragé ni soutenu aucune propagande tendant à réclamer aux Pays-Bas une cession de territoire. Le ,,Telegraaf" écrit très justement à ce propos que cette assurance était superflue. La campagne des soi-disant anti-annexionnistes n'est qu'une manoeuvre allemande destinée à brouiller la Hollande et la Belgique.Quant à M. Elout, du ,,Handeltblad", il n'est pas très content. Il avait émis la prétention de faire marcher les chancelleries; il s'est attiré une réponse assez dédaigneuse d'une agence. Mais il abuse quand il croit que sa mauvaise humeur l'autorise à suspecter le gouvernement belge quand celui-ci déclare n'être pour rien dans une campagne menée par des particuliers. Mais rien ne nous étonne plus de la part de M. Elout. Bref, celui-ci aurait voulu que le gouvernement belge empêchât les ,, annexionnistes" de développer leurs idées. Est-ce que le gouvernement de la Haye a empêché les pan-néerlandais de mener leur campagne dirigée contre l'Etat belge ? Par exemple il n'y a pas un publiciste belge qui eût jamais songé à élever une prétention pareille ! Mais M. Elout ne dit pas le fond de ra pensée. Le gouvernement belge soutient les annexionnistes parce qu'il a exécuté son ami. M- Jean Bary qui est anti-annexionniste. Ceci est faux mais part d'un bon sentiment. Le pauvre diable de Genève m a été réduit à grattecr les nombreux titres qui ornaient sa carte de visite et il a été lâché par tout le monde, même par M. Max Glorie. Seul M. Elout fait mentir Horace quand il dit: Tempora si fuerint nibula, solus eris. M. Bary n'est pas seul, il lui reste M. Elout. Verrons-nous maintenant l'esprit de l'ex ,,Belgique Indépendante" animer les colonnes du grave ,,Handelsblad" ? Nous l'espé* rons, car ce n'est pas sans une nuance de mélancolie que nous avons vu tomber une feuille qui, — oserons-nous l'avouer? —, malgré les horribles circonstances qui nous entourent, nous a fait rire bien souvent. G. B. ■■ i -p . ^-^gouii. n y a un m S juillet 1915. — En Bètyique, 2»'ès de Pilken, contre-attaque allemande repoussée par les Anglais. Dam la région d'Arras, entre Angres et Souciiez, violentes actions d'infanterie; au nord de la route de Béthu-ne, attaques ennemies repous.sées; au, nord de la station de Souchez, nous enlevons une tranchée et prenons un canon. Bombardement de la T*ête-à-Vache, de la V aux-F éry, de Flirey, et attaques ennemies sans résultat. Le croiseur italien ,,Amalfi" est coulé dans VAdriatique. Conflit des Etats-Unis et de VAllemagne à propos du blocus maritime et de la ,,Lu&itania"; une note, en-i rxnpfi iv7j« Washiur/tnv n, ftp.rhn. En Belgique. A Sruxelies Les vinaigriers sont d'humeur aigre-douce. Ils attendent avec impatience que leurs privilèges soient renouvelés, afin qu'ils puissent se procurer les matières premières dont ils ont un urgent besoin. :* .* * On payait, au marché de vendredi dernier, 1.50 franc la botte de carottes, qui quelques jours auparavant valait trente centimes. A Anvers En plein village de Merxem, à hauteur de | la rue des Brasseurs — où la chaussée a pourtant une largeur très considérable —. le tramway vicinal d'Anvers-Bréda est entré , en collision avec un chariot plat,- au moment où celai-ci quittait la Grand'Rue pour, itourner dans la rue des Brasseurs. L'arrière-train du camion fut littéralement arraché et traîné jusque près de l'avenue du Prince Albert où •le tramway, lancé à grande vitesse, put stopper. Le chauffeur avait sauté à terre au moment où la secousse allait se produire; il s'est .blessé sérieusement à la tête. Sur le camion se trouvaient deux hommes qui ont eu plus de peur que de mal. * * * Avis C^Oflrarraerciaïo On nous informe que les firmes suivantes ont été rayées de la Lïs4e ëtioire angBaise b E. Bliiz- Soinpostduin et Havehk- 47, Scheveningue Simon Dsiden „ „ „ „ „ Deiden et Blitz „ „ » » n A ILiég© Ce n'est pas seulement au marché de la Batte qu'on s'est battu. Il y a eu aussi place Cockerill de violents incidents et quelques rixes. Les fermiers n'ont qu'à s'en prendre à eux-mêmes. Voilà vingt-trois mois bientôt qu'ils rançonnent les acheteurs et dame ! le moment vient où ceux-ci perdent patience. Les paysans devraient être les derniers à s'en étonner. * * * Au mois de mai, un agent de police, intrigué par le manège de deux femmes, qui envoyaient un enfant faire des emplettes dans plusieurs magasins de la rue Féronstrée, les invita à le suivre au bureau de police. En cours de route, une d'elles laissa tomber des pièces de monnaie, qui furent ramassées et reconnues fausses.. C'étaient des pièces de fr. 0.25 parfaitement imitées. Elles en avaient émis pour 150 francs. Ces piècès étaient fabriquées par D..., habitant le quartier du Nord. Celui-ci a été condamné à 2 anè de prison et 5 ans de surveillance et les deux femmes chacune à 1 an de prison. Eugène L... a des condamnations antérieures. Il est sous la surveillance de la police et d'oit habiter Herve, mais il n'y est jamais. Il préfère Liège, la cité ardente. Malheureusement le tribunal ne peut entrer dans ses vues et lui octroie une nouvelle condamnation à. 1 mois de prison. * '* >■> On se plaint de la qualité du pain qui est, paraît-il, détestable et plein d'eau. A Vervïers Les bourgmestres de Verviers, de Hodi-mont, d'Ensival, de Lambermont, de Wegnez, de Pepinster, de Cornesse et de Heusy ont fait afficher dans leurs communes respectives l'avis suivant: ,,Les bourgmestres soussignés attirent la sérieuse attention des fermiers et des cultivateurs sur la situation insolite que crée l'élévation anormale du prix du lait et des oeufs. A l'époque actuelle de l'année, rien ne justifie ces prix. Le lait, par exemple, ne devrait pas se vendre plus de 20 centimes le litre et le beurre pourrait subir une diminution considérable. Dans les circonstances actuelles, il est criminel de prélever. des bénéfices exagérés. Aussi les signataires espèrent-ils que leur appel sera entendu. Il n'y a pas seulement une question d'humanité. Les intéressés doivent penser au mécontentement que leurs agissements ne manquent pas de provoquer et dont certaines manifestations ont déjà laissé voir les effets." A CSsradl En vue de permettre aux habitants de s'approvisionner de beurre, un arrêté de l'autorité occupante oblige tous les marchands de beurre à apporter leur. marchandise au marché; il s'ensuit que les magasins où on vendait ordinairement du beurre sont dans l'impossibilité de donner suite aux commandes de leur clientèle. La semaine passée, la plus grande partie de la population en a été privée ; au marché de vendredi, les acheteurs étaient sur place dès 4 heures du matin; la vente a duré jusque dans l'après-midi. Le beurre se vendait par ration de £ et J kilo au prix de fr. 4.40 à 4.70 le kilo. Samedi, bon nombre de Gantois sont allés clans les villages des environs pour acheter du beurre et des oeufs. Les oeufs se vendaient fr. 0.15 la pièce; le beurre 5 francs. Les légumes, qui se vendent ordinairement à Gand fort bon marché, se payent maintenant : la botte d'asperges, fr. 2.50; les choux-fleurs, fr. 1.50 pièce; les pois, fr. 1.50 et 2.00 le litre. Les poulets se vendaient à des prix atteignant jusque fr. 4.50 la pièce. Tandis que la Ville annonce que la ration de viande sera, par personne et par semaine, de 130 grammes, le Comité de secours publie la liste des marchandises qu'il mettra en vente dans ses magasins cette 6emaine-ci: Riz, fr. *0.66, 'ration de 250 gr. par personne;-fèves, fr. 0.80, ration de 250 grammes par per-rnnnc coniftnlp fr 0 50 rafinn rlft 250 crrnm- mes par personne; harengs, fr. 0.20 pièce, j ration de trois harengs par personne; sain- j doux, fr. 2.30 la ration de. 250 grammes par personne. A Tournai ■ Parmi les nombreux travaux que le Secours-Travail a inscrit à son programme en vue d'occuper nos chômeurs figure le déblaiement des terrains de l'ancienne citadelle, dont les terres seront transportées par les vicinaux sur les prés de Maire. Ce genre de travail convient sans contredit aux chômeurs; mars les terrains en question appartiennent à l'Etat, et la Ville n'a aucun intérêt dans cette affaire. Si le Secours-Travail se bornait à subskUer l'entreprise à concurrence des indemnités actuellement payées aux chômeurs, et si l'Etat assumait le reste de la dépense, déduction faite de la part promise par le Bureau de bienfaisance, ce serait parfait, dit un journal du pays. Dans ce cas, à supposer une dépense approximative de 180,000 francs, comme les frais de transport des terres équivaudront au coût des terrassements, l'opération se présenterait comme suit : total des salaires 90,000 francs ; subvention du Secours-Travail (1/3 environ des salaires), 30,000 fr. ; intervention du Bureau do bienfaisance. 25,000 francs ; intervention de l'Etat 125,000 francs; total, 180,000 francs. Mais l'Etat n'intervenant que pour un quart soit 45,000 francs, le Secours-Travail devra intervenir pour 110,000 francs, et c'est la Ville qui devra payer le solde, soit 90,000 francs, à prélever sur le fonds A, part de Tournai. Maintenant il faut remarquer que si les ouvriers sontpayés à raison de fr. 2.50 par jour (ce qui est un minimum), les 80,000 francs de salaires représenteront 36.0G0 journées do travail permettant l'emploi de 120 chômeurs durant un an. Si on paie l'ouvrier 3 francs, le chiffre tombe à 100 travailleurs, soit la soixante-quatrième partie des chômeurs de Tournai! La conclusion s'impose : dans l'intérêt des finances de la Ville, il est à souhaiter que le Se-cours-Travail modifie sensiblement son programme.*' * * Eii novembre dernier, la Société des bibliophiles et iconophiles de Belgique a décidé de coopérer à la reconstitution de. la bibliothèque de Louvain. . Elle a constitué à cet effet des comités provinciaux qui sollicitent le don de tous livres, brochures, revues et documents quelconques | dont chacun pourrait disposer. Chaque donateur recevra un ex-libris 6ur lequel son nom sera inscrit afin de perpétuer le souvenir de sa générosité. Font partie du comité pour Tournai : comité de patronage : baron StiénOn du Pré, bourgmestre de Tournai; comité exécutif: MM. Soir de Moriamé, président du tribunal civil; baron Maurice Houtart; chanoine P. "YVari-chez; archiviste bibliothécaire : A. Hocquet. A Le Boerenbond a convoqué ses membres en assemblée générale à Louvain. M. Luytgarens, secrétaire général, a exposé l'activité de Cet organisme au cours de l'année 1915: le travail entrepris par le Boerenbond, aidé de ses inspecteurs, au début de cette année 1915, en vue de relever la vie économique et sociale dans les régions éprouvées par la guerre; l'institution, dans chaque commune, de comités agricoles grâce auxquels ses membres ont pu se procurer la nourriture nécessaire à leur bétail ; la façon dont le Boerenbond a défendu les intérêts des cultivateurs. L'orateur a fait connaître ensuite le fonctionnement des divers comités centraux du Boerenbond: le ,,bond" des paysannes, qui compte plus de 15.000 membres; le ,,bond" des jardiniers; la Société de vente et d'achat, dont l'activité n'a pas eu à s'exercer énormément, cette tâche ayant été réservée aux comités agricoles et locaux; les sociétés laitières ; l'a banque centrale de prêts ; le service d'inspection et d'assurance. Il a dit enfin quelques mot-s des assurances contre les accideûta du travail. Une grande activité a régné au département de la Banque centrale des prêts ; son mouvement d'affaires enregistre un total de 63 millions de francs. Au 31 décembre, elle avait en-dépôt 23 millions de francs, pour lesquels elle paie un intérêt de 3 p. c., taux très avantageux pour des versements dont le rembourse- j ment peut être exigé à chaque instant. Principalement au cours de l'année 1915, la Banque a consenti de petits prêts de guerre : aux petits campagnards, éprouvés par la guerre, elle a avancé des sommes dont le maximum ne pouvait dépasser 600 francs au taux de 2 p. c. Les sommes ainsi prêtées devaient servir exclusivement à remplacer les pertes provoquées par les faits de guerre dans le bétail et le matériel, de sorte que le capital prêté con- ; serve une garantie. Dans des conditions de | prêts aussi favorables, il a été conclu des con- 1 ventions avec la section agricole du Comité national de secours et d'alimentation, qui s'est ; engagée à avancer le tiers de chaque prêt sans intérêt. La Banque centrale de prêts, a ainsi consenti 2.561 prêts se montant à la somme globale de 1,262,045. francs. M. Van Holmen. secrétaire adjoint, a parlé ensuite . de l'amélioration des prairies, sujet de brûlante actualité en ces moments de disette de nourriture. M. Van Grunderbeek, inspecteur en chef, a posé la question suivante: ,,Quel sera le rôle de nos comités locaux après la guerre?" Pour terminer, le secrétaire général a exposé la, situation faite actuellement aux paysans et les attaques dont ils 6ont l'objet. Avant de se séparer, le Boerenbond a voté j les décisions suivante.*; : . Le Boerenbond engage tous ses membres à ] faire, dans les pénibles circonstances actuel- ! les, tout leur devoir, et à soulager les malheureux autant que possible, mais il proteste énergiquement contre les exagérations qui ont cours au sujet des paysans. Il demande: lo. que sur la récolte de 1916 il vsoit laissé ïplus de seigle et plus d'avoine que l'an dernier à la disposition des cultivateurs ; 2o. que dans la ' fixation des prêts maxima il soit tenu compte du fait que les récoltes de 1916 seront de beaucoup inférieures* à celles.de 1915; 3o. que la vente des pommes de terre pour provisions soit laissée entièrement libre. Au Luxembourg Voici, d'après un avis publié dans un magasin local, comment il est procédé pour la répartition du lard et du saindoux. Le lard est réservé aux non-possesseurs de porcs ; toute-tois, un ménage de sept personnes au moins, possédant un seul porc, peut obtenir une demi-ration . Le saindoux est réservé aux ménages ne possédant pas de vache laitière et à ceux n'ayant pas ou qu'un seul porc. Cependant, les familles de sept personnes et plus possédant une seule vache laitière ou deux porcs ont droit a une demi-rat:on. De plus, toute personne qui, pendant la guerre, a vendu un ou plusieurs porcs, est écartée définitivement de6 répartitions de lard et de saindoux. .* * * La ration de 6ucre a été pour juin de 600 grammes par personne pour la consommation et de 600 grammes pour les confitures. La ration de farine pouvait être -portée araît-il, de 250 à 300 grammes pour les travailleurs industriels et agricoles et pour les personnes secourues. Cela équivaut à 300 gram- . mes de pain. * A * Vt>ic enfin une diminution à signaler concernant le prix de la viande de boucherie et de charcuterie qui, dans la plupart des magasins d'Arlon, vient de baisser de 1 fçanc au kilo. Ce n'est pas enoore "énorme, si l'on songe aux. différentes hausses que cet article d'alimentation a subies depuis quelque temps. Au dernier marché les fruits, le beurre, les oeufs 6ont toujours vendus à des prix excessifs. Lapin, 15 à 18 fr. ; coq.' 5 fr., poule, 8 fr. Em général, c'est à Arlon qu'actuellement l'on doit débourser le .plus pour la plupart de ces victuailles que de temps à autre la police devrait bien saisir et mettre ensuite en vente à des prix abordables, comme le cas s'est déjà prolu.it dans maints endroits, à Molenbeek, à Namur, pour ne citer que ceux-là! Au Pays WsiBlosi Un fait assez rare pour être signalé : dans la commune, de Pont-de-Loup, il n'y a que quatre chômeurs ! i* ;* * Une concentration de cavalerie s'opère du côté de Beaumont. Le samedi 10 juin, un premier groupe de 1,500 hommes de cavalerie est ai rivé dans la petite villé. Puis d'autres sont arrivés et la ville et les environs ont été inondés de soldats. La plupart paraissent posséder des montures nouvelles. D'3 l'autre côté du Hainaut, dans le Tour-naisis, ce fut à un déplacement d'artillerie qu'on assista. Plusieurs colonnes d'artillerie défilèrent dans la région, se dirigeant principalement vers .Courtrai. Pa.r contre, l'on vit revenir de cette ville plusieurs trains . chargés de matériel, dont l'un ramenait 63 canons, dont plusieurs étaient de lourdes pièces, complètement démantibulées. Tout le Tournaisis a été vidé des soldats qui y subsistaient depuis un certain temps. On évalue à 50,000 le nombre de soldats partis, la plupart vers Courtrai. Les transports industriels par voie ferrée ont été suspendus dans tout le Hainaut depuis le 10 courant. * * * Nous apprenons avec joie que la santé ,de M. Raoul Warocqué, l'honorable député libéral de Thuin, s'est beaucoup améliorée depuis son séjour à Vichy. Il ne tardera pas à reprendre .le chemin de la Belgique, sa cure étant terminéë. Et il pourra demain retrouver sa vie si active au grand profit des oeuvres si nombreuses qu'il a fondées. * * * Le spiritisme vient de servir extra-ordinairemeiit deux malandrins qui, à Dour, sous le prétexte de mettre en communication de braves gens et leurs fils qui sont soldats, exploitaient odieusement la crédulité publique. La police a empêché ce lucratif commerce en jetant en prison les ingénieux spirites. ,* ;* * Le ,,Telegraaf" apprend de son correspondant à la frontière belge que dès troubles auraient éclaté parmi les soldats d'une division d'armée qui se dirigeait via Char-leroi et Mons vers l'Ouest. Les autorités militaires prirent d'urgence des mesures de discipline très séveres. Au Pagrs «Se Lriéâ© Il est question d'abattre tout le pâté de maisons qui masque, à Seraing, la façade de la nouvelle maison du Peuple, tout nouvellement bâtie rue Papillon. Sur l'emplace-, ment occupé actuellement par les maisons gênantes on créerait une vaste place qu'on baptiserait du nom, d'Alfred Smeets, et une statue serait même élevée à la mémoire de celui-ci. l * * * La grève de La Batterie est terminée» Dans Ses Flandres Des escroqueries ayant été commises sur une grande échelle, par quelques membres d'un comité local d'alimentation et de secours, les malhonnêtes gens ont été expédiés d'office en Allemagne. On ne peut, qu'applaudir à cette décision. * .* * Il y a un grand mouvement cls troupes en Flandre. Ou imrle de 20.000 hommes partis de Gand et se dirigeant vers Ypres pour rejoindre 60.000 autres militaires venus d'Allemagne vendredi et samedi derniers. Moniteur Belge des 24, 25, 26, 27, 28, 29 et 30 Juin 1910. LOIS, ARRÊTÉS ROYAUX ET ACTES DU GOUVERNEMENT. MINISTÈRE DE LA GUERRE, ARMEE, , Octroi de distinctions honorifiques (à titre posthume) ALBERT, Roi des Belges, A tous, présents., et à venir, Salut. Voulant donner un témoignage de gratitude le la Patrie reconnaissante aux sous-officiçrs, :aporaux et soldats morts par suite de blessures reçues à l'ennemi et auxquels il n'aurait pas encore été décerné un ordre national ou la décoration militaire pour faits de guerre; Sur la proposition de Notre Ministre de la Guerre, Nous avons arrêté et arrêtons : Article 1er. Les sous-officiers, caporaux et soldate morts par suite de blessures reçues à l'ennemi sont nommés cliévaliers de l'Ordre de Léopold II avec, la palme et la Croix de Guerre. Art. 2. La disposition de l'article, précédent conservera son effet pour l'avenir. Art. 3. Les noms des intéressés seront publiés ultérieurement au Moniteur. Art. 4. Après les hostilités (exceptionnellement pendant la guerre), les bijoux et les brevets seront délivrés au parent le plus proche jusque frère ou soeur inclus, contre reçu de l'ayant droit, dont la signature devra être légalisée par le bourgmestre de la commune ou il a sa résidence. Art. o. Notre Ministre de la Guerre est chargé de l'exécution du présent arrêté. Donné en Notre quartier général, le 22 juin 1916. Albert, Par le Roi: Le Ministre de la Guerre, Ch. de Brocquevllle. Institution d'un insigne spécial tilt „Chevron de front." Albert, Roi des Belges, A tous, présents et à venir, Salut. Considérant qu'r.l est équitable de distinguer les militaires (officiers, sous-officiers,, caporaux et soldats) qui, depuis longtemps, exposent leur vie au front; Sur la proposition de Notre Ministre de la Guerre, Nous avons arrêté et arrêtons : Article 1er. lo II est institué un insigne spécial appelé ,,chevron de front". 2o Cet insigne consistera en une ganse en or peur les officiers, en laine rouge pour les sous-officiers, caporaux et soldats, longue de 6 cm. et large de 8 mm. placée sur la manche gauche, k inclinaison de 4oo, d'arrière en avant, à mi-distance- entre le coude et l'épaule (capote et vareuse). 3o Le chevron pourra être attribué aux rarli-taires qui exposent couramment leur vie dans la zone des tranchées du front. 4o. Un premier chevron sera accordé pour 18 mois de présence réelle au front. Il sera ensuite attribué un nouveau chevron pour chaque période supplémentaire de six mois. Dans la supputation du temps de présence au front, il ne sera pas tenu compte d'une absenoe do quatre mois pour une première blessure, ni d'une absence totale de six mois, pour plusieurs blessures. oo Pour les sous-officiers, caporaux et soldats il sera alloué pendant la durée de 1a. guerre, une indemnité journalière de 5 centimes par chevron. 6o N'auront droit aux chevrons que les militaires de bonne conduite et braves au feu. Les droiits à l'attribution et à la conservation du chevron se perdent : a) En cas de condamnation, que l'accomplissement de la peine soit effectif ou différé ; b) Par suite de mauvaise conduite notoire ou de manque de courage; c) lorsque le militaire passe à l'arrière avec son assentiment ou sur sa demande, pour un autre motif que la blessure ou la maladie contractée au front. 7o. L'indemnité cessera d'être allouée dès que la militaire passe, pour plus d'un mois, dans un service do l'avant ou de l'arrière qui ne donne pas droit aux chevrçns. 8o. L'octroi ou le retrait des chevrons se fera sur la proposition du chef de corps et la décision du commandant de la division. 9o. Les indemnités afférentes aux chevron-? seront dues à partir de la date du présent arrêté et pendant la durée de la guerre. lOo. L'octroi des chevrons de front sera mentionné aux rapports journaliers, aux éta/s Contrôles et à la matricule du corps et, ultérieurement, aux feuillets punitions matricules des intéressés. Art. 2. Notre Ministre do la Guerre est chargé de l'exécution du présent arrêté. Donné en Notre quartier général, le 24 juin 1916. Albert. (à suivre.) 11 !!"► ' ijt ' '7 111 »■ Pour nos prisonniers de guerre iv ou s avons reçu les dons suivants: G. T 0.50 fl. M. G. Vollen, Assen 0.25 ,,

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This item is a publication of the title L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam belonging to the category Oorlogspers, published in Amsterdam from 1914 to 1918.

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