La Belgique: journal des réfugiés

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26 September 1917
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s.n. 1917, 26 September. La Belgique: journal des réfugiés. Seen on 14 November 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/ns0ks6k09p/
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LA BELGIQUE ABONNEMENTS: 3 moto-fl. 1.26;'8 mois fl. S 60. " (Etr. 76'cta. par mois en plus). ANNONCES: i, la ligne 80 cents. (Pour Contrats * s'adresser a l'Administration) c~-Adresser TOUTE la corrospon-cdanc» ii ^Xia Belgique", Nootdeiuda-iploin, LEIDEN. Directeurs: 8. LANDOY et J. SVAPrEP.i LEIDEN Administration ot IMdacfton Noordolndsploin—Téléphone Iïj. 175 EOTTERDAH, Stelger, 10b - 'i'él. 7065. Adresser touto la correspondance a LEÏDJ52F. Los manuscrits non insérés o« sont pas rendu3. SERVICE PARTICULIER DE ««LA BELGIQUE,, Le Roi Albart à Verdun I»a réponse des Centraux au Vatican. - La situation financière de l'aliemagne. LE HAVRE -•a ■; Communiqué officiel belge LE HAVRE, 25 septembre. (Part.) Voici !e communiqué officiel belge du 24: Tirs réciproques sur les communications et les cantonnements, ainsi que des luttes de bombes devant Dixmude et vers la borne 16 de l'Yser. Notre artillerie a pris sous son feu efficace des ouvrages et un observatoire ennemi aux abords de Dixmude et a neutralisé plusieurs liattories allemandes. Malgré un temps brumeux, l'activité de notre aviation a été très grande. Elle a combattu aujourd'hui des baraquements eniiemis vers Leke on représailles de bombardements par avions sur certains de nos cantonnement?. PARIS Le Roi des Belges à Verdun PARIS, 25 septembre (Part,) — Accompagné du président de la République et du général Pétain commandant en chef, 3 Roi des belges vient de se rendre à Verdun. Il a passé en revue en avant de là ville 1 \s troupes françaises qui se sont distinguées ait Mort-Homme, à la côte 304, à Samo-;;-neux, au Boi3 des'Corbeaux, au Bois des laurières. C'est le général Philippot, dont ia valeur sauva Fez en 1912 qui les a précitées.Le président de la République remit d'abord-la médaille militaire au général de Cas-telnau, puis le Roi des belges décora de son ordre militaire un certain nombre de généraux, d'officiers et de soldats. Après la revue, le Roi et M. Poincaré ont été conduits à un poste d'observation, d'où ils ont pu juger de l'étendue des dernières victoires et de la valeur dea .positions que les Français ont récemment conquises. Le moral des froupes allemandes dans les Flandres PARIS, 25 septembre. (Part.) L'interrogatoire des prisonniers sur l'un dos points d'attaque des Flandres a montré dans certaines unités les progrès de la démoralisation de ces troupes, conséquence nécessaire de l'usure générale de l'aimée allemande. Les 2Gle et 202e régiments (79e division de réserve) ont été complètement démoralisés pesant l'attaque et se sont enfuis en masse vers l'arrière où sans doute ils ont été anéantis par les feux d'artillerie. D'après un so. officier cette panique aurait eu pour cause le manque d'esprit combatif de !a classe '19 qui forme une partie importante de3 effectifs engagés ot ne peut pas tenir soua les bombardements intenses. La réponse des empires c - iux au Pape PARIS, 24 septembre (Part.) — Les réponses adressées par l'aliemagne et l'autri-che à, la note du pape ne contiennent pas fa inoindre précision sur aucune des questions posées par la guerre. Ainsi, chaque fois qu'on les questionne sur leurs desseins, las puissances centralc-s se dérobent. Tel fut déjà le cas lorsque le président Wilson demanda à tous les belligérants (ruels étaient leurs bute. L'Entente n'hési-point à répondre. Dès lors, ses hommes d'Etat n'ont laissé passer arucune occasion d'indiquer q'uels sont leurs projets. En revanche, les puissances qui ont déchaîné la guerre refusent, de fournir la moindre précision.Telle est la première constatation qu'appellent les notes allemande et autrichienne "03 documents ont droit à l'épithète de ,.chiffons de papier" et mériteraient à peine un examen si par ailleurs, ils ne constituaient pas un monument d'impudence. A cet égard, la note .allemande se distingue particulièrement. Cette note a l'audace de dire que ,,l'empereur d'allemagne, depuis qu'il a pris le gouvernement, a considéré que son devoir véritable et le plus sacré est de conserver aiu peuple allemand et au monde'les bienfaits de la paix." Elle ajoute que ,,durant la crise qui a conduit à la conflagration mondiale actuelle, ses efforts ont tendu jusqu'au dernier moment à apaiser le conflit par des moyens pacifiques." Le souverain auquel s'appliquent ces formules est celui q-ui n'a cessé de troubler l'Europe par ses intrigues comme l'ont rappelé encore récemment les révélations russes sur le traité de Bjoerkoe, le souverain oui, après avoir préparé le complot contre la paix de l'Europe a systématiquement écarte toutes les offres d'entente,qui a attaqué la France en invoquant des faits ridicules et controuvés, qui a fait envahir la Belgique neutre. Plus loin, la note contient encore oeci : ,,Nous aussi nous sommes d'avis que le corps malade de la société humaine ne peut recouvrer son énergie vitale sans un relèvement de la force morale du droit." Cette invocation du droit est admirable de la part du gouvernement qui a violé le droit systématiquement et partout avant et pendant la guerre, dans le traitement qu'il a infligé à lows les peuples qu'il a opprimés et dans ses méthodes de combat sur terre, et sur lier. Mais le passage1 de beaucoup le plus audacieux de la note est celui où l'ail emagne préconise l'arbitrage générait* eembiné aveto une limitation des armements. C'e.t i'alle-magne elle même qui a fait obstacle avec une volonté têtue, à to'utes les propositions d'arbitrage. Aux conférences de La Haye elle a refusé d'accepter l'arbitrage obligatoire. Bien plus, lorsque le conflit de juillet 1914, préparé par elle, a éclaté, elle a écarté la proposition formelle d'arbitrage ïaiîe par le tzar à Guillaume II dans une dépêche du 29 juillet. Aujourd'hui, lorsque son action a mis le monde à feu et à sang, trois aras i après le jour où l'arbitrage aurait pu épargner au monde la plus terrible des guerres, iïmagne préconise l'arbitrage. Rarement on assista à une pareille palinodie. Destinée simplement d'ailleurs à duper l'opinion mondiale. On peut dire toutefois que ce document enregistre .dans une certaine, mesure, l'aveu de l'échec infligé à la politique d'agression de l'aliemagne, puisque celle-ci, bien qu'il, ne s'agisse que d'une manoeuvre de sa part est obligée d'emprunter à s&3 adversaires quelques uns de leurs principes aux-i quels elle avait toujours fait une opposition systématique. La note autrichienne appellerait des observations analogues. L'autriche qui repoussa en juillet 1914 l'arbitrage offert par la Serbie, préconise e'ie aussi ce moyen de garantir la paix. On pourra constater toutefois que la note autrichienne évite d'aborder la question des responsabilités et des origines de la guerre. De toute façon l'opinion universelle tirera des notes allemande et autrichienne la conclusion que l^s deux puissances responsables de la guerre cherchent à dissimuler leurs écrasantes responsabilités en empruntant à leurs adversaires les formules et les moyens qu'elles repoussèrent naguère au moment où ces moyens auraient pu épargner au monde la guerre qui dure depuis trois ans. Elle enregistrera aussi leur silence persistant au sujet de leurs desseins.LYON L'opinion allemande et les révélations de M. 8ourtzef LYON, 25 septembre. (Part.) — La chancellerie allemande s'est, jugée sans doute fort habile en répondant aux révélations de M. Bourtzeii sur la, politique de Guillaume lï durant !•<, guerre russo-japon i.'- \ par la publication, qu'elle assurait intégrale, des télégrammes échangés de 1904 à -905 entre le kai er et le tzar. Elle a mal calculé et le ,,Temps" ea apporte la preuve: ,,Si M. Michaëlis et M. Tfuhltnann ont le loisir do lire la presse lib raie et socialiste de l'empire, ils doivent constater qu'il ne suffit pas toujours pour êtr-e cru d'affirmer sans preuves que l'Angleterre seule fut animée dans -les années qui précédèrent la guerre, d'intentions agressives, et que l'attitude de l'ail am&gne fut tau jours purement défensive. Faut-il s'"étonner que l'Angleterre se soit crue menacée lorsqu'on a vu l'aliemagne chercher à entrainer dans une coalition hostile la Franee. et la Russie 1 demande la ,,Gazette populaire de Leipzig". D'autres notent malicieusement que las mêmes hommes qui cherchaient en 1905 l'al-lianoe avec la Russie contre l'Angleterre, cherchèrent en 1908 l'allianoe avec l'Angleterre contre la Russie. Peut-on imaginer pire incohérence es faut-il s'étonner si la politique dirigée tantôt contre l'un, tantôt contre l'autre, mais toujours contre quelqu'un, a fini par donner l'impression qu'elle était dirigée contre l'univers?" Un autre (c'est Théodore Wolff) s'étonne qu'au moment même où l'aliemagne cherchait à gagner la Franco à ses desseins, elle se soit lancée dans l'entreprise marocaine qui devait fatalement jeter la république dans les bras de l'Angleterre. Les publications de la ,.Gazette de l'aliemagne du Nord" n'aboutissent d'ailleurs qu'à prouver une fois de plus qu'il a existé un ,,secret de l'empereur", et on peut se demander si le moment était bien choisi pour le reconnaître alors que la presse allemande, obéissant aux consignes de la Wil-helmstraese, accuse l'Entente d'avoir signé avec la Russie ts&riste des accords secrets 1 Il est vrai qu'un télégramme de Guillaume à Nicolas, recommande am tzar de ne pas conclure la paix sans consulter la Douma, car la responsabilité est trop lourde pour qu'il l'assume seul. Les journaux libéraux relèvent ironiquement ce conseil impérial. Yoilà donc treize ans, disent-ils que l'empereur estime qu''un parlement doit être consulté dans les grandes questions extérieures. Mais il s'agit du parlement russe. Pourquoi n'a-t-on pas jugé le parlement allemand digne de la même considération? En tout aïs .l'émotion que les révélations de Bourtzef ont soulevée montre combien le • problème des origines même lointaines de la guerre préoccupe aujourd'hui l'aliemagne.NEW-YORK Les révélations sur Bernstorff NEW-YORK, 24 septembre. (Part.) — Les révélations de M. Lansing sur les agissements de Bernstorff, tout en n'apprenant pas grand'chose de nouveau sur le degré d'abaissement moral où le gentilhomme prussien était tombé causent cependant une grande sensation surtout à Washington, où tout ce qui touche au congrès prend une Metidens & Zoon Pardessus d'hier depuis fî. 85.» Hofweg, 11 LA HAYE importance plus particulière Ces révélations, dans la pensée de ceux ■ li les font ont un double objet. C'est d'ab- <a de montrer les procédés honteux auxqiu. ; la diplomatie allemande aux Etats-Uni était descendue ; c'est ensuite d'indiquer l'opinion publique du monde que sans aucun doute l'aliemagne doit avoir actuellement reccrurs à des procédés semblables dans les dernières oapitales neutres d'Europe . u l'aliemagne entretient des représentants. Le ,,New-York Times" publie un article de son rédacteur en chef dans lequel celui-ci se montre dui et presque -iolent. Il déclare que Bernstoff n'était ni un gentleman ni un honnête homme : un ambassadeur, ajoute le ,,Times", est le représentant personnel do son souverain. Comme tel il occupe un poste d'honneur et q and il s'abaisse à des trahisons ignobles et à de basses conspirations, quand il se.tra isforme en vil espion, sa chute est terrible, car il salit en même temps le nom de so 1 souverain et le sien propre. S'il n'est- pas dé avoué il rend ce souverain aussi coupable >,ue lui-même, et le ,,Times" conclut: „11 n'y a plus plaoe peur un gouvernement comm celui qui est à la tête de l'aliemagne : Si les allemands ne comprennent pas, d'autres pays le leur feront comprendre, quel que puisse être le prix de la leçon." BERNE La réponse à la note du Pap ; et la presse allemande BERNE, 25 septembre, (l'art.) — Une fois de plus on constate que l'agence Wolff a soigneusement choisi les extraits de presse qu'elle a communiqués au sujet do la réponse à la note pontificale. Aujourd'hui que nous disposons de quelques curnaux et de télégrammes de correspor. '.ants particuliers, des organes sui-.ses, i! ipparait que l'approbation n'est pas aussi unanime- que voulait le faire croire l'âge:he officieuse. Le ,,Berliner Tageb'att" j* exemple té-guïse mal Pétonnemc'; ^ ,i - - * ' lencé de la chancellerie impériale sur la Belgique. Après tant de déclarations va-gués et obscures sur cette question, seule une parole nette excluant les interprétations fausses peut avoir les effets qu'on désire. Le gouvernement allemand préfère une autre tactique : attendre du pape une nouvelle question qui, d'ai'leurs, ne . saurait tarder. ' Au Reichstag le charoelicr parlera de la Belgique, et traitera également des autres problèmes. Espérons qu'il laissera cette fois de côté toutes, les habiletés diplomatiques, les formules vagues qui ont perdu leur vernis et dont le charme est évidemment suranné. Le monde n'est pas peuplé d'enfants qu'on laisse regarder par le trou de la serrure pour essayer d'apercevoir les cadeaux de Noël soigneusement recouverts d'une nappe. D'ailleurs, malgré toutes les diseussions subtiles,( c'est un fait incontestable que le gouvernement allemand est prêt à rétablir l'indépendance de la Belgique." Nous sommes tout disposés à croire le ,,Berliner Tageblatt" mais nous aurions préféré que le gouvernement allemand le déclarât lui-même. La manoeuvre austro-allemande BERNE, 24 septembre. (Part.) D'après les dépêches de Vienne à la „Morgenpost" la commission provisoire au conseil d'état aurait proposé aux commissaires des puissances centrales comme membres du conseil de régence le comte Tarnowski, le prince Lu-bomirski et l'archevêque Kacovski. On a aussitôt commencé les négociations pour arrêter les termes de la déclaration qui d~>it etre remise par les membres du conseil de régence aux représentants des puissances centrales. Cette déclaration est exigée par les. puissances centrales et la confirmation dans leurs fonctions des membres du conseil de régence y est subordonnée. Elle doit donner les assurances nécessaires sur l'alliance de la Pologne avec les puissances centrales et sur l'activ? participation de l'armée polonaise à la guerre contre la Russie. D'après les informations de la „Morge:ipost" la candidature du comteïarnowski peut être considérée comme définitivement écartée. Cette décision a été prise évidemment sur les instances de l'aliemagne. On aperçoit ainsi de plus en plus quel est le sens véritable de la pseudo indépendance préparée par les puissances centrales. Il s'agit simplement d'imposer à la Pologne la volonté austro-alieniande.Faux et usage de faux BERNE, 24 septembre. (Part.) La„Freie Zeitimg" du 22 septembre publie en supplément une étude où l'autour de „J'accuvse" soumet" à la critique les événements signalés par las révéla'ians du procès Soukhomliiioff et l'usage qu'en fit récemment le gouvernement allemand. L'auteur démontre que toute l'argumentation allemande repose sur un faux. La presse dans une première dépêche -du 28 août 1917, reconnut que l'ardre de mobilisation géné rale russe avait été signé le 30 juillet 1914. L'agence Wolff a antidaté de 24 heures la conversation nocturne dans laquelle Souk-homlinoff rappelle* avoir déclaré au Tzar qu'il était impossible de revenir sur l'ordre de mobilisation générale. Le fait nouveau sur lequel le gouvernement allemand base une version nouvelle des origines de La guerre est faux. L'important» étude publiéo par la „Freie Zeitung" dénonce d'autres falsifications de texte commises par l'agence Wolff. Plaeées sous leur vrai jour les déolarabicMis du général russe montrent que oes déclaratien? eorraborent ce qui est déjà universellement connu des origines de la guerre et donnent le véritable sens de la mobifoation générale russe. GENEVE La situation financière, de l'aliemagne GENEVE, 25 septembre (Part.) — Le Reichstag a voté jusqu'à présaht 94 milliards de marks pour les dépenses do guerre et les dix emprunts de guerre n'ont donné que 61 milliards de marks. Au moment où va s'ouvrir le 7me emprunt de guerre, l'aliemagne se trouve donc devant un délicit de 33 milliards de marks. D'autre part, les dépenses de guerre atteignent maintenant 3 milliards de marks par mois, c'e.t-à-iire 45 milliards de francs par an et elles augmentent sans cesse. En outre il convient de signaler le; intérêts et l'amortissement des emprunts, la réparation de3 dommages de guerre dans les paya allemands qui or.t été envahis et le service des rentes aux blessés et aux familles des morts. Ces dépenses supplémentaires-dépassent actuellement 8 milliards de marks par an. Ce ne sont pas là tous les embarras financiers que doit surmonter le gouvernement al'emand. Il a reconnu depuis longtemps la nécessité d'établir un nouveau programme d'implus, mais n'a pas encore osé l'aborder par suite de l'impôt sur le revenu qui exiite déjli et des lourdes contributions' qui frappent le capital. En mêmetemps le cours du mark baisse chez tou» les neutres.' La chute a été particulièrement brusque cet été. Le n'urk qui vaut normalement i fr._ 25 en Tuisse est tombé le 10 août dernier à 61 centimes; malgré toutes les comblnci.ons essayées et n'est remonté que de quelques centimes. C'est au milieu de ess difficultés que l'aliemagne va l incer son 7me emprur.t. Comment les bulgares traitent ies Grecs . GENEVE, 24 septembre. (Pa: tcuFe:). Le „Joiirnal de Genève' ' du 22 septembre publie les renseignements suivants qu'il déclare teR£ft:<v^V^ource sûre': dès que Fcrajtspift'fcjrè UTJ m OX-' «. <*1, : .-£• accompli? le feldmarécha! Mackensen ft un© proclamation à la population hellénique lui assurant qu'il venait en ami et que les biens, ■ la vie et l'honneur de tous seraient respectés. Aussitôt que l'armée et la gendarmerie hel.é-niques lurent partis les uns sous les ordres du colonel Hatzopoulos furent transposés à Gorlitz en allemagne tandis que les autres, dirigés par le c-olonel Christodoulou ayant" pu s'échapper se réfugièrent dans l'île de Thasos, l'oppression de la population hellér.i-que commença avec le concours des unités turques qui venaient d'arriver et dea paysans turcs. Parmi les nombreux faits, que signale cet article on peut relever le3 suivants: Les plus notables des Grecs sont internés dans les camps des détenus civils (p. ex. Carlov>, Rissar, Panaggeurista, Raskove, S arou, 7a-gora etc.) en Bulgarie et derniôromeîit en Serbie occupée. Plusieurs parmi eux furent employés aux travaux forcés; la fimine accompagnée de toutes sei horreurs accablait encore les malheureux hellènes. Les alimente se distribuaient entre turcs et bulgares et les Grecs mouraient de faim; des familles entières furent ainsi exterminées. Des milliers et des milliers d'innocentes victimes succombèrent. Leur nombre dépasse actuelle-parente sont morts sous leurs yeux ont été ment 28 mille: plusieurs enfants dont les envoyés en Bulgarie et placés dans des familles bulgares ou dans des orphelinats où il leur était défendu de parler leur langue nationale! Ainsi les bulgares espéraient les assimiler. Quant à l'attitude germano-bulgare envers 1©3 autorités consulaires grecques un exemple suffit pour se faire une opinion: Epammcndas Sachinis, s cré a re du consulat de Grèce à Xantri accuse d'espionnage fut condamné à mort le 13 mai 1917 par le commandant militaire bulgare de la place et pendu sans autre forme de procès sur la place publique de Drama au milieu des acclamations de la soldatesque des envahisseurs. Depuis octobre 1916 jusqu'à la mi mai de cette année 2-5832 habitants moururent de la famine dont les neuf dixièmes étaient des hellènes. En Dobroudja les Grecs ont été également persécutés et maltraités. Quant à l eur situation en Turquie elle est effroyable et cet article fournit des exemples des souffrances qu'ils ont à subir le nombre des Grecs atteints par la persécution est de deux cent mille. Dans certaines villes notamment à Amisso et à Bafra les hommes ont été tués tandis que les femmes et les jeunes filles étaient vendues aux turcs. Tels sont les exploits accomplis par les vassaux de cette allemagne qui proclame aujourd'hui son amour pour la justice et le droit. DERNIERE HEURE (Service particulier de „La Belgique") Le danois du sleswig dans l'armée allemande LYON, 24 septembre. (Part.) — L'impôt du sang prlevc' par l'aliemagne dans la partie danoise diu Sleswig est écrasant. Dans son numéro du 99 juillet, le ..National Ti-dende" de Copenhague accusait un total de 4208 tués au 21 juillet 1917 et publiait une carte détaillant les morts par commune. Ce chiffre de 4208 donne une proportion de 17 pour cent par rapport à l'effectif du contingent danois qui s'élevait en septembre 1915 à 25,000 hommes et une proportion de plus de 3 pour cent (au lieu de 15 pour cent qui est la mortalité normale) par rapport à la population totale des Danois du Sleswig qui atteignait 136,814 individus. Aussi on est amené à se demander si l'autorité miltaire allemande n'a pas délibérément incorporé les Sleswigois dans les régiments les plus exposés. Dans le même temps où elle opprime ainsi les Sleswigois, l'autorité ajJeta prime ainsi les Sleswigois, l'administration allemande en Belgique occupée multiplia d'ai 11 cars en vain les avances et les promisses les plus séduisantes pour arriver h capter la confiance de la population flamands, A l'entendre, l'aliemagne se considérerait comme providentiellement appelée à être la, libératrice de la Flandre de race et d« langue germaniques, que les .welches" oppriment indignement. Le spectacle de ce que cotte même administration allciMÛ.rdo fait, même en pleine guerre, au Sleswig, pour une autre population germanique déjà incorporée à l'empire, dont les fils meurent sur les champs de bataille pmir les intérêts allemands, et à laquelle l'aliemagne ost unie par une affinité de race et de lingue au moins égale à celle qu'elle revendique vis-à-vis de la Flandre, ce spectacle permet de juger de l'hypocrisie des promesses et des avances qu'elle fait aux flamand; Aussi personne ne s'étonnera que 1rs Flamands, lisant comme à livre ouvert dans la politique de l'aliemagne en Belgique occupée, aient persisté à rejeter avec indignation les offres intéressées et trompeuse-; da l'ennemi. Imposante manifestation en faveur des alliés MONTEVIDEO, 24 septembre. (Fart.) — Plus de 30,000 personnes, appartenant k toutes les classes de la société uruguayenne, ont fait une imposante manifestation de sympathie devant les légations des puissance «alliées. Des orateurs faisant partie de 1 elite intellectuelle de la nation ont chaleureusement approuvé la politique du fio.u-vernement argentin vis-à-vis de l'aliemagne et proclamé la solidarité de l'Uruguay avec l'Argentine et les autres républiques, du continent s: iméricain. Dans un banquet offert aux délégués de la jeunesse argentine M. Terra, ancien ministre, a déclaré que la neutralité uruguayenne .était devenae im- . a.y =-\b' >■ ft 1 - * o/-i 'iî - ,-To ceux de 1 Uruguay. De hautes personnalités qui assistaient à ce banquet donnaient à cette démonstration un caractère particulièrement important. Parmi ces personnalités il faut citer les ministres des nations de l'Entente, le sous-secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, le président de la cour de cassation, etc . L'opinion est unanime à croire à de proches événements et la presse toute entière préconise la rupture des relations avec l al-lemagne.Un télégramme du Roi des Belges au Presidenl de la République "PARIS, 24 septembre. (Part.) — Le pié-aident de la République a reçu le télégramme suivant que lui a adressé le roi des Belge.? après sa visite à Verdun : ,,J'ai été très heureux de vous rendre, sur le front français, les visites que vous avee bien voulu me faire à La Panne. Je voua suis particulièrement reconnaissant de m\v voir invité à veus rencontrer à Verdun, sur oe front glorieux où les armées française# ont déployé un héroïsme incomparable. Je reviens rempli d'admiration pour les magnifiques troupes que nous avons vues et qui ne cessent die donner au monde les plus beaux exemples d'élan et d'endurance. Aveo mes plus vifs remerciements, je vous prie, Monsieur le Président, de recevoir t assurance de ma plus fidèle amitié." Appel suppiemenfaire de soldais NEW-YORK, 24 septembre. ^Part.) — Le ministre de la guerre projette d'appeler 250,000 jeunes recrues supplémentaires avant l'appel régulier du 2e contingent de 500,000 hommes. Cet appel supplémentaire ' servira à la création d'un réservoir de recrutement pour combler les vides de l'armée régulière, afin d'avoir toujours des armées à effectifs de guerre. Incidents à Anvers FRONTIERE BELGE, 24 septembre^ — troubles qui se sont produit à Anvers le 16 septembre ont eu lieu après une réunion où les aktivistes René de Clercq et Rudelsr-heim avaient pris la parole. Une paras des auditeurs, parmi lesquels des élèves de l'Université allemande de Gand, rencontrèrent le cardinal. Mercier près de l'église St Georges. La feule acolama le cardinal. Quelques aktivistes sifflèrent. Une bagarre éclata' et la police intervint. Le sang coula. Cours du 25 Sept. Communiqués par ic COMPTOIR BELUË Change * Fends publies . Coupons - Chèques Téléphones II. 9116-11. 179, 39A, Parkstraal A LA HAYE. Achet v'ena. Billets belges (Bque Nat). 28.75 28.82$ (Sté Gén.). 26.50 26.60 Marks. ....... 33.05 33.12J Français...... . 40.40 40.70 Anglais 11.10 11.22 IVIererecSi, 28 Septembre 1917. 5 Cer»3i 3™e Année 291

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