La Belgique: journal des réfugiés

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s.n. 1918, 10 July. La Belgique: journal des réfugiés. Seen on 06 December 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/sb3ws8jg11/
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Mercredi 10 Juillet 1910 & Cents 4m® Année INio. 22& LA BELGIQUE Les événements en Russie Les BoScheviks tiennent toujours à l¥t©scou. -Une république pro-aSiiée à la mer Blanclie. • La situation en Sibérie. ! L'assassinat du comie Mirbach. PARIS, 7 juillet. (Havas). La presse française commente longuement la nouvelle ide l'assassinat du comte Mirbach, ambassadeur d'Allemagne à Moscou. Elle fait ressortir que cet acte ne peut être considéré que comme le résultat de la haine croissante qu'inspirent aux Eusses les oppresseurs de leur pays. Le „Journal" rappelle la brutalité avec laquelle le comte Mirbach s'est acquitté de sa mission en Russie. Il a imposé aux Russes! in séparation de l'Ukraine et de la Finlande, Foccupation de la primée et du Donetz, Vingt violations des lignes-frontières, sans oublier la livraison .de là flotte de la Mer Noire. Cest lui encore qui a exigé la mise hors ta loi des Tchéco-Slovaques. Son dernier acte, s'il faut en croire certains télégrammes, aura été de préparer une intervention des troupes allemandes en Russie orientale et jusqu'en Sibérie sous le fallacieux prétexte de mettre le régime des soviets à l'abri du mouvement con:re-révolutionnaire soi-disant cimenté par les puissances de l'entente. La vérité est cjue le comte Mirbach exploitait l'anarchie russe au .profit de l'impérialisme germanique. • De tels actes suscitent toujours des vengeurs. L'„Eeho de Paris" montre d'autre part que l'événement de Moscou est un coup' très rude porté aux Allemands en Russie. La tâche du comte Mirbach était double: la. (appliquer le traité de Brest-Litovsk en exagérant jusqu'à la plus extrême limite ses clauses si favorables à l'Allemagne; 2o. rallier le peuple russe à la cause allemande représentée comme étant la cause de l'ordre et du salut social. Le comte Mirbach a réussi sur le premier point Les mille protestations de Tchitcherine transmises à la Wilhelm-strasse par Joffe marquent ses succès. Le 24 juin dernier M. de Kuhlmann annonçait au Reichstag que l'Esthonie et îà Livonie, 'destinées à une vie indépendante par l'article 3 du traité signé le 9 mars, entraient définitivement dans l'orbite de l'empire allemande WftlS à n'HJî knn mfrrT" " 'pie frC-lt'ère à Tenvahissement allemand? Il c-st partout en E1 . railieméttt de l'opinion russe, la fin <ie M. de Mirbach prouve qu'il -n'a,pas Itéussi à "l'obtenir. Peu de jours avant son lurrivée, dans la nuit du 11 au 12 avril, des mesures de police extraordinaires étaient prises, 80 organisations dissoutes, 500 arrestations opérées à grand renfort de bombardement et de combats de rue. Les dispositions hostiles de la population ont persisté comme on le voit dans la grande' Russie comme dans l'Ukraine: l'Allemagne a contre elle les masses populaires. Les combats-à Moscou (source allemande) MOSCOU, 8 juillet. (Wolff). Jusqu'à présent les combats de Moscou se_ sont terminés à l'avantage des Bolcheviks. La „Pravda" publie au sujet de la mort de von Mirbach un appel disant ce qui suit: Vers 3 heures deux agents de l'impérialisme russo-îranco-anglais ont pénétré chez l'ambassadeur d'allemagne von Mirbach en imitant la signature du camarade Tcherjinski et au moyen de fausses pièces d'identité. Sous le couvert de ses pièces jls ont assassiné le comte von Mirbach. Un de ces bandits coupable .de ce crime scandaleux et dont on cite depuis longtemps le nom dans la presse â propos de complots de monarchistes et de cortre-réyo'u'iornaires, serait suivant,les nouvelles reçues un socialiste révolutionnaire de gaucho et un membre de la commission dont fait partie aussi Tserjinski, il serait passé par trahison du service du soviet à celui des gens qui cherchent à entraîner la Russie dans la guerre et qui veulent assurer (ainsi le rétablissement d'un gouvernement de propriétaires fonciers et de capitalistes. Par suite des agissements de ces individus membres du parti des socialistes révolutionnaires de gauche qui se sont fait entraîner par Savinkof et les siens, la Russie se trouve actuellement à un doigt de la guerre. Les premiers efforts tentés par le gouvernement du soviet de Moscou à l'effet de procéder à l'arrestation des coupables ont provoqué de la part des révolutionnaires de gauche un soulèvement contre le Soviet tfë ont temporairement occupé le commissariat de Tserjinski où ils ont fait prisonniers le président, le secrétaire _ Lazis et Ifes membres principaux du parti communiste russe (bolchévik) rus e. Les socialistes! révolutionnaires se sont emparés ensuite de fil station téléphonique et ont entrepris une ' série d'opérations militaires occupant au moyen crune rorce armée une petf.e partie de Moscou et s'empjarant progressivement des »utos du soviet. Le gouvernement et tous les délégués du 5e congrès des soviets appartenant au parti socialiste de gauche ont été Jaits prisonniers. Des plans ont été élaborés peur Réfréner immédiatement les projets de la frnrde blanche. Tous ceux qui comprennent pa folie qui a entraîné la Russie dans la fSfuerre actuelle appuyent le gouvernement au soviet II n'y a pas de d'oute que la tévolte sera promptement maîtrisée. 1 Tous au poste, tous aux armed, a bas les perviteuis de la jjarde blanche!" r Pofar une intervention des Alliés* PARIS, 8 juillet. (Havas.) — „Excelsk>r" a interviewé quelques personnages russes qui déclarent unanimemnt que l'Entente il doit pas tarder à intervenir en. Russie. lloubanovitch, journaliste socialiste russe, qui a accompagné Alb. Thomas au cours de son récent voyage en Russie conseille d'agir prudemment et d'appuyer les partisans de la convocation d'une Constituante dans leur oeuvre de restauration des forces russes.Kerenski a parlé d'une intervention japonaise. Il a rendu hommage au loyalisme du Japon, mais ne conseille pas de faire le jeu des bolcheviks en leur donnant un prétexte de justifier leur complicité avec l'al-lemagne.L'aide militaire des Alliés est urgente et sa nécessité s'impose et il est évildent que le Japon y jouera le rôle principal. Mais il est nécessaire que jaus les Alliés y soient représentés par des détachements de tr«ftipes, quelque petits qu'ils soient. La présence d'une seule division américaine ne peut manquer d'exercer une influence morale militaire décisive.Les Bolcheviks auraient le dessus à Moscou LONDRES, 8 juillet. (Router.) Il résulte d'un radio russe que le mouvement contre-révolutionnaire des socialistes révolutionnaires de gauche serait enrayé. Plusieurs centaines de personnes auraient été arrêtées. Une opinion de Kerenski. PARIS, 8 juillet Kerenski déclare que le meurtre de yon Mirbach est un événement très important II marque le début d'un# phase nouvelle de la lutte de la Rus-sië par l'allemand ya se faire à.présent officielle. L'allemagne va tirer parti de cet événement comme l'Autriche a tiré parti de l'attentat de Serajevo. la presse entière estime que l'Allemagne prendra des mesures extrêmes, c'est pourquoi il faut que l'Entente agisse en Russie. Une opinion allemande. ooivoc+jSiî, t juwra ;^ct. xv. kji.) jue correspondant berlinois de la „ Gazette '3e Cologne" dit au sujet de l'assassinat de Mirbach: Les puissances de l'entente ont intérêt à provoquer une rupture entre le gouvernement du soviet et l'allemagne. L'on peut dès à présent mettre avec vraisemblance ce meurtre à charge de l'0ntente(!!!) (Ainsi les pirates qui assassinent journellement des marins et des civils sans défense, bombardent les villes ouvertes et saccagent les hôpitaux, imputent à l'Entente les procédés qui leur .sont chers et insinuent des imputations criminelles contre I Entante tout en pratiquant des .crimes identiques tous les jours depnis près de quatre ans. Etrange mentalité! Réd.) Réforme du Soviet de Moscou. MOSCOU, 8 juillet. (A. T. P.) Le soviet de Moscou a décidé d'exclure du soviet tous les membres du parti socialiste révolutionnaire et du parti menchévik. Ce que racontent les allemands 'de Russie MOSCOU, 7 juillet. (Wolff.) L'état de- siège a été proclamé à Moscou. Los Bolcheviks ont reconquis après quelques heures le bureau des télégraphes et téléphones dont les socialistes révolutionnaires de gauche s'étaient emparés hier. Les socialistes révolutionnaires de gauche canonnés dans leurs quartiers par l'artillerie ont envoyé dos parlementaires. Les Bolcheviks ont exigé la reddition sans conditions. Los socialistes révolutionnaires auraient adressé aussi un appel à la grève au personnel des chemins de fer, mais il -semble qu'ils se soient heurtés à un refus. Le gouvernement dément le bruit suivant lequel des soulèvements auraient éclaté à Pétro-grad, Jaroslof et dans d'autres villes. Los socialistes révolutionnaires de gauche ont publié hier un bulletin disant que le comte von Mirbach a été assassiné par le groupe terroriste des socialistes révolutionnaires de gauche. Le gouvernement assure qu'il résidte des arrestations opérées jusqu'à présent de, chefs du mouvement sfjcialiste révolutionnaire parmi lesquels se trouve Mme Spiridonowa, que l'attentat était connu par le comité directeur du parti qui comptaient provoquer ainsi la dénonciation du traité de Brest-Litowsk. Pour autant qu'il soit possible de l'établir jusqu'à présont l'attentat ainsi que la devise des contre-révolutionnaires „Guerre à l'allemagne!"', leur a fait perdre un grand nombre de partisans. On espère par conséquent que les Bolcheviks pourront maîtriser la situation à Moscou.L'enquête ouverte après l'assassinat a établi en outre que le crime avait été préparé longtemps à l'avance. Le comte hongrois Robert von Mirbach fut arrêté il y a un mois environ comme habitant un hôtel dans lequel une artiste suédoise que l'on disait mêlée à des intriguas contre-révolutionnaires s'est suicidée. H était absolument innocent au jitême titre que les autres hôtes de cet hôtel. Cependant il demeura en prison alors que les autres étaient relâchés. Il est probable que toute cette affaire a été machinée par des membres du comité contre-révolutionnaire afin de se créer un prétexte pour s'entretenir persouneAlement avec l'ambassadeur. , Les Alliés enverraient un ultimatum aux Bolchéviks? La „Weser Zeitung" reprend dans le journal suédois „Dagens Nyheter", organe proallié, îa dépêche suivante: «Peut-être doit on s'atiendre avant peu de jours à d'importmts .événements qui auront une grande influence non seulement sur l'attitude internationale mais aussi sur la politique intérieure de la '.Russie." La feuille boche veut voir dans cette dépêche la confirmation de certains bruits d'a-•près lesquels, M. Lackait, représentant anglais dans la Russie du nord aurait instruction d'envoyer au nom, les Alliés un ultimatum aux bolchéviks e? raison de la .position de la Russie vis-à-vis de l'Entente* Leurs journaux. Les bolchéviks disposent des journaux suivants: La Prawda (la Vérité i!!) Moscou, Bednota (la pauvreté) Moscou, Pe rograclskaya Bravv-da (la vérité de Pétrograd, différente de celle de Moscou évidemment), la Saratofs-kaya Krasnaya Gaze ta (Le journal rouge de Saratoff), à 'Saratoff. Au sujet de l'exécution de Wolodarsky. Nous avons annoncé, il y a une dizaine de jours, l'assassinat du . c >i»missaire du peuplo de la presse" Wolodarsky, tué à coups de revolvers dans les rues de Pétrograd. A propos de cette exécution, les journaux russes publient les détails suivants: L'assassinat de Wolodarsky, alias Holstein est l'oeuvre d'un organisme dirigé par le socialiste connu Boris Savenhof. La causo du crime doit être cherchée dans le mécontentement provoqué par l'assassinat de l'amiral Chtchiasny, mdamné à mort par les bolchéviks. C'est le 23 juin que le tribunal bolchéviks présidé par le caporal Erilenko, ex-généralissime bolchévik (Dieu, quelle salade!) a coa-damné l'amiral Chtchiasny accusé d'avoir fomenté un complot contre le soviet. Cette condamnation ç soulevé une violente indignation dans le public, car Chtchiasny était un patriote très populai: e. Il servait depuis 25 ans dans la marine russj et a rendu de grands services pendant la gue1 re Récemment encore, dans les pires conditioj -. il a sauvé 200 navires qui se trouvaient Hclsingfors et, grâce à son habilité, trois na ires allemandes qui le ' poursuivaient ont tov. '>é des mines et ont coulé. »-es icnequcS a tfladivostock LONDRES, 8 juillet. Le ,,Times"' apprend de Toldo: „Le colonel Vladimir Hurbein" du Conseil national tchèque est parti pour les Etats-Unis. Au sujet des événements à Vladivostok il a déclaré que le centre de l'activité militaire des Bolchéviks est établi dans une maison fortifiée occupée par des prisonniers de guerre autrichiens et allemands. Les Tchèques ont attaqué le 29 juin cette maison à coups de grenades à maki et 29 d'entre eux ont été tués pendant cette attaque. Il a la maladie espagnole. Jaffe, représentant des bolchéviks a Berlin est atteint de la maladie espagnole. Cela ne l'a pas empêché, d'écrire une lettre indignée a vo«i Kuhlrnanh au sujet die l'exécution dte Mirbach. Un nouveau ministère Kerenski? Le „Svenska Dahladiet" croit savoir, de Pétrograd, que l'Entente, au sujet d'-ane intervention en Russie, pose comme condition essentielle que cette intervention soit demandée par dies hommes d'états.-responsables do Russie. Ceux-ci dbivent constituer un ministère qui continuera le gouvernement ad-interin die Kerenski. On nomme : Kerenski. Terechtchenko (qui a gagné * Londres par Christiania), Stach-witch, ministre de l'intérieur et Iswolski, ministre dies affaires étrangères. Le nouveau gouvernement se rendrait sur dtes navires de guerre anglais à la côte die Mourman pour proclamer de là son désir dfexécuter les engagements d'Alliance pris par la Russie et pour annuler le traité de paix die Brest-Iitto'wpk. L'Allemagne et Isv Russie. PARIS, 8 juillet. (Havas.) — Un radio de Naupn du 7 juillet ae montre vivement irrité des déclarations qu'a faites à Londres et à Paris M. Kerenski pour demander l'aide de l'entente contre l'oppression allemande en Russie. Ce radio prétend que l'opinion russe est tout acquise à l'allemagne. Le service ra-diotélégraphique allemand choisit' un singulier moment pour dire de telles choses. les événements de toutes sortes, d'une caractère assez sensationnel se chargent de répondre par eux-mêmes aux singulières allégations allemandes. Il serait à la vérité étrange que les Russes fussent animés d'intentions amicales à l'égard die la puissance qui, après leur avoir imposé l'odieux tra'té de Brest-Litowsk viole elle-même les stipulations de paix qu'elle a signées et continue à faire la guerre et à envahir de nouveaux territoires. Le rédacteur des radios de Nauen aurait bien fait de parcourir d'abord la presse allemande. Il aurait vu que celle-ci dans son inquiétude, le contredit complètement. Ainsi, la „Gàw>tte de Francfort" lu C juillet écrit: ,Les succès des tchécoslovaques ne peuvent s'expliquer qu'en supposant qu'ils rencontrent de nomibreux partisans dan^ la population ruaSe.'' Parlant de l'état d'esprit des populations dans les régions de l'Océan Glacial la Gazette dte Francfort" déclare que les alliés disposent de l'appui du peuple. D'autres journaux allemand® «priment «T.. un avis analogue. Les allemands, qui ont tout fait pour se rendre odieux, savent bien qu'ils sont détestés. Il n'y a que les rédacteurs de Nauen qui l'ignorent ou qui font semblant de l'ignorer. La déception allemande en Ukraine. PARIS, 9 juillet. (Havas.) Suivant une information du „Matin'' l'échec de la politique allemande en Ukraine est maintenant confirmé de source compétente. Un négociant de Brème, M.- Melchior, a été nommé président do la commission envoyée en Ukraine pour étudier la question des céréales. Il est revenu en allemagne et déclare qu'il ne fallait pas compter sur la possibilité d'importer en allemagne des produits de l'Ukraine avant deux ans. Cette déclaration achève de ruiner les espoirs que les allemands avaient fondés sur ie pays extrêmement maltraité par eux. A la côte de Mourman. MOSCOU, 6 juillet (Wolff). — Le 16 juin est arrivé à Kern un train blindé avec des troupes anglaises, françaises et serbes. Le machiniste du train déclara que ces troupes se rendaient dans la ville pour la défendre contre les troupes finlandaises en marche „ Les employés du chemin de fer de Mourman se so*nt réunis le 28 juin à Kera et se sont proclamés en faveur des bolcheviks. Ils ont exclus les socialistes révolutionnaires et les minimalistes (mendieviks) du • sovietvdes chemins de fer. En Sibérie. La ,,Neue Freie Presse" reçoit un radio de Moscou disant que le gouvernement des soviets s'est réuni en 'Séance extraordinaire après avoir appris l'apparition de troupes japonaises près de Tchik (Sibérie). Si les Japonais et les Anglais ont l'intention d'occupé du territoire de la Sibérie, lies bolchéviks concluront immédiatement une alliange avec l'Allemagne. (En effet: l'Allemagne n'occuipé pas encore assez de territoire russe). Une nouvelle république i>i'»-alliéc à la Mer Blanche. BERLIN, 8 juillet (V. D.). — On télégraphie de Moscou qu'en même temps que la république de la mer Blanche, un autre état s'est détaché qui porte le nom de république de Wologdaczhe qui comprend tout le territoire russe du nord-est depuis lo la frontièrô asia- tique. Cette république est pro-alîiee. A la côte de Mourmaon les dféléguès de toutes les sections militaires et maritimes ont décidé de convoquer un congrès de tous les marins russes pour discuter quel est le devoir de la flotte dans les circonstances actuelles. (On sait qfj.2 la flotte de la mor Noire a déjà été livrée a l'Allemagne par les bolchéviks). Los Tchéco-Slovaques en Sibérie. ZURICH, 8 juillet. (Havas.) — Un télégramme de Vienne reproduit par le service allemand de propagande contient un aveu utiie à retenir. Il déclare en effet que la situation des tchéeo-slovaques en Sibérie devient de plus en plus^menaçante et que les prisonniers de guerre austro-hongrois prennent part & la lutte entreprise contre eux. ! ZX—— La s5£isa3io33 Pour voir clair L'histoire de la Russie pendant la grande guerre et pendant la grande révolution sera-t-clle jamais écrite? Oui, sans doute. D>e nombreux historiens s'y risqueront ; mais est-il une seule de ces versions qui se rapprochera de la réalité? Nous r.e le croyons pas. Et comment pourrait-il en être autrement? En oe moment même, où nous vivons cette révolution au jour le jour, où toute la presse européenne s'efforce d'être renseignée sur les événements de Russie,les nouvelles qui nous arrivent sont rares, imprécises et trop souvent contradictoires. Tel fait, qui s'est produit en Sibérie est ignoré pendant plusieurs jours. Fvtis le bruit en parvient à Moscou où les bolcheviks en font une version favorable à leur cause. Wolff s'en empare et modifie encore cette version dans le sens qui lui convient. Cette dépêche Wolff elle-même passe sous la griffe de 1? censure allemande qui coupe ce qui présente quelque intérêt pour son armée et transforme ce qui s'écarte de la ligne politique prussienne. Enfin, nous ne retrouvons cette nouvelle que dans les colonnes d'une feuille allemande ou suédoise ou danoise, trop heureux encore lorsque la rédaction de ces journaux n'y a pas ajouté quelques détails susceptibles d'exciter l'intérêt du lecteur. Il arrive que la même nouvelle s'achemine 'vers l'Est par des voies plus sures, gagne l'Amérique et, reprise par Beuter, nous parvienne sous une forme plus précise; mais ce cas est rare, les^illiés se montrant assez réservés sur les événements qui se déroulent on ce moment-ci en Russie. La qualité des «matériaux" dont nous disposons pour nous faire une idée approximative de la situation en Russie est donc déplorable. Force nous est, pourtant, de nous eh servir pour tendre vers une conclusion.De l'ensemble dos nouvelles, il semble résulter qu'en ces dernières semaines, les attaques dirigées contre les bolcheviks soient infiniment plus nombreuses. Ils ont à lutter,; d'abord contre ce puissant mouvement tché-co-slovaque' i qui ne cesse de gagner du terrain en Sibérie. Dans le Don, les cosan ques_ entretiennent toujours des foyers d'agitation. A la côte de Mourman, des troupes anglaises, françaises et serbes défendent le port de Kola, créé par les Alliés pendant la guerre et dont les allemands auraient tanli voulu s'emparer pour y organiser une base de sous-marins. L'intérêt de ce port és€ capital. C'est le $eul point de contact que les Alliés aient à l'ouest avec îa Russie, Mais ces différentes actions, menées pan. les tchéco-slovaques, par les cosaques, les; cadets, les socialistes révolutionnaires sont' dispersées; elles manquent de cohésion, tîe coordination surtout et c'est peut-être à' cela surtout que les bolchéviks doivent d'ê- ) tre encore au pouvoir. A cela et à leur complicité manifeste j avec l'Allemagne. Car cette fois il n'esti i plus possible de nier: les éloges que toute' . la presse allemande adresse aux bolchéviks en, les mettant hors de cause dans l'affaire j von Mirbach portent en eux l'aveu formel ' d'un accord entre maximalistes et allemands; ' C'est la confirmation de ce que nous n'avons! cessé d'écrire ici en dépit de tous ceux qui! tentaient de nous faire croire à la sincé!-rité d'un Trotsky ou d'un Lénine. Tous deux se sont iWés à l'Allemagne et' ils ont rendu plus de services au Kaiser qu'Hindenburg et que Ludendorff en personnes; Oui, il se peut qu'à certains moments, ils) aient fait mine de se tourner vers nous; mais ils ne l'ont fait que pour jouer double jeu. Ceux qui ont voulu y voir de la sincérité ont fait, preuve d'une naïveté coupable et que, fort! heureusement, les gouvernements alliés n'ont: pas partagés tout au moins jusqu'au bout. . Mais ceci nous écarte de notre sujet. Nous dis siens que les bolchéviks, complices de TAlle-i magne, n'ont cessé de tirer parti du manque! de cohésion do leurs adversaires. Telle était! à peu près la situation de la Russie au mcw ment du coup de théâtre qui s'est produit avant-hier. Et nous sommes en djoit do nous demau* der aujourd'hui si l'assassinat du comte «m Mirbach ne provoquera pas précisément cotte cohésion dont l'absence ce fait si cruellement' sentir depuis des semaines. A la nouvelle de cet acte, socialistes, cadets, tchéco-slovaques et Alliés ne vont-ils pas enfip. unir leurs efforts pour délivrer la Russie de la teigne maximalis-te qui achèvo de la ronger? Sans doute, une dépêche Wolff se bâte de rionis app-rendre que la ..contre-TCvolution" ctes gôcTaTistes â Tïbs'cbS a "échoué; mais cette 3?-pêchc est un peu précipitée. Il nous faut a (ton-' dre quelques jours encore; il faut laisser le1 temps à toute la Russie d'apprendre la nouvelle et de réagir en conséquence. Et le moins qui puisse arriver est que TrotsA. ky brûlant ^es vaisseaux, réclame une aide mili- i taire à l'allemagne, ce qui dégagera d'autant le front occidental. G. LANDOY. O&MS LES Soccès des Allîés en Albanie ROME, 8 juillet. Communiqué officiel italien:Au maiin du 6 juillet, nos troupes, en liaison avec les troupes françaises ont entrepris uns copération enlre ia côte et la valiée de Mori-ra qui se poursuit favorablement. Jusqu'à présent, nous avens fait plus e!e 1000 prisonniers don! 50 officiers. Discours Ae M. Venizelc«. ATHENES, 7 juillet. — Au cours du dînes? offert par le ministre des finances à l'occasion de là réalisation de l'unité de la Grèce et de son entrée en guerre, M. Vcnizelos a prononcé lé discours suivant: ,.L'année dernière, le pays était en pleine^ décomposition, au point que les puissances* prévoyant la liquidation de l'héritage du nou-j vel homme malade, occupaient les territoires helléniques et abolissaient les autorités grecques pour sauvegarder leurs propres intérêts. La famine régnait en Grèce, interna-, ) tionalement déshonorée par la violation de " son traité avec la Serbie. Aujourd'hui, la confiance est entièrement b rétablie; les mesures de sauvegarde sont le-vées par les puissances, le fonctionnement des autorités grecques est rétabli en Epire» où la collaboration sincère avec l'Italie et le rapprochement est de jour en jour plus étroit entre les deux peuples alliés. Lorsque la guerre sera terminée, la Grèce se présentera au Congrès avec la foi et 1e sentiment d'avoir, dans la mesure de sesi force-, contribué à conjurer le pcr'l r/cra-: çant la liberté du monde. M. Vcnizelos ne nie point le côté sombra dans ce tableau lumineux, conséquence fatale de la politique du régime déçu. Mais il affirme sa foi en la victoire plus ferme qu^ jamais. Toutefois, ce n'est pas cette foi en la victoire qui lui a dicté «a politique. Même vaincue avec l'Entente, la Grèce 9e trouverait en meilleure posture pour l'avenir national que victorieuse avec l'autre groupe de puissances. !Mpê©k©s âiwrsss Mil Graade Jiiretssiie Lea noces d'argent du Roi d'Angleterre. LONDRES. 8 juillet. (Router.) — Au parlement, M. Lloyd George a proposé une motion, adoptée à l'unanimité, pour féliciter les Souverains anglais à l'occasion de leurs noces d'argent. Tous deux n'ont cessé de < donner, a dit l'orateur, l'exemple de toute» I les vertus civiques et se sont acquis do la ser- i te l'affection et la gratitude profondes i» leurs pop ulatioaa."' j;. j>!< -1 ■ |

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