La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1918, 06 June. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Seen on 17 February 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/hh6c24s391/
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LABELGIQUE g,, , PRIX DES ABONNEMENTS X mois (juin), tr. 3.00» Im demandes d'abonnement sont reçues exclusif ■prnent par les bureaux et les facteurs des postes. —• ^3 réclamations concernant les abonnements dot vent ira adressées exclusivement aux bureaux de poste. ADMINISTRATION ET REDACTION : ||f Montagne aux-horboa-Potagè^os, Bruxelles PRIX DES ANNONCES Pet. annonces, la ligne, tr. 1.00. — litdames avant les ann., la lig.t tr. £.50. — Corps du journal, la lig., ir. 7.50. — Faits divers, la lig., ir. 5.00. — Nécrologie, la lig., tr. 0.50. — Coin des Eleveurs, annonces notariales, avis de sociétés (assemblées^ paiement de ooupoits, tirages), la lig., Ir. 2.QO. $ Bureaux de 9 à 17 heures Direclion et Administrais : ggjf j? heî?*- JOS. W0RE5SÉE, DIRECTEUR /Jujouid hut ; 'DEUX pages LA GUËRRÎ 1,403° jour de guerr Les opérations ont pris lundi — huitièc jour ûte l'offensive allemande — une tournu iéiavofable pour les Français dans le sectei ie boissons. Cramponnés aux collines qui se dressent l'ouest, ils s'efforçaient de contenir les Ai. mands à l'intérieur de la ville ou même de le y rendre la situation intenable en la prena tous un feu effroyable. On peut même suppos aue le généralissime Fochy à en juger par nombre inusité des divisions qu'il avait eng çées de ce côté, avait l'espoir de reconquéi la place. Mai6 les Allemands, qui ont le plus grai Intérêt â conserver cette nouvelle et exceilen base d'opérations, n'ont pas hésité â îoun l'effort qu'il fallait : après trois jours de coi bats, ils ont eu raison des troupes français gui tenaient, le long de la ligne Vauxbui Chaudun, les hauteurs à l'ouest et au sud-ouc île Soissons. Pernant, sur l'Aisne, et Missy-a Bois, à 5 kilomètres au sud, sont ensuite toi bées en leur pouvoir et ils ont rejeté les Fra çais sur la ligne Soulier-Dommiers, â 10 kil mètres de Soissons. Les Allemands ayant encore, aux dernièr nouvelles, étendu leur avance le long . l'Aisne, la situation des Français dans le se teur de Soissons apparaît très désavantageux ment modifiée. L'offensive allemande à l'Ouest Paris, 4 juin : M. Clemenceau n tait, samedi dernier, la Commission de l'aimée de la Chambi un exposé de la situation militaire et <; e exprimé en termes clairs et nets quant . programme adopté pour l'utilisation di ïorcets dont disposent les dirigeants de 1 fc) tente. A l'msue de la séance, la plupart a membres de la Commission disaient to haut leur intention de continuer leur co fiance au gouvernement pour la suite d opérations. Les journaux estiment qu'aprts les déc] rations de M. Clemenceau à la Commise de l'armée il est à peu prés certain qu'a cuil exposé public de la situation se lait à la Chambre et que toutes les interp jalious y déposées 6ur ta situation généra et l'armee seront renvoyées sine die. lou: lois, le groupe socialiste de la Chambre décidé de réclamer une séance secrète po pouvoir poser au gouvernement divers questions relatives aux dernières opêratio militaires. • * Paris, 4 juin : Prenant la parole devant la Chambre grand complet, M. Clemenceau a déclaré qi lui était impossible de répondre aux interp lations sur la situation militaire. — J'ai fait, dit-il, à la Commission de l'i mée, les déclarations qu'il fallait: je nepi en dire davantage ici. » Il a, en outre, repoussé la proposition constituer la Chambre en comité secret. Parlant au nom des socialistes. M. Cacl a conjuré M. Clemenceau de parler, en ai. mant que toute idée d'hostilité lui était étri gère et qu'il ne s'agissait que du bien de patrie. M. Clemenceau a répété qu'il lui ét£ après six jours de bataille, impossible de fa an exposé de la situation militaire. — Une enquête est ouverte et se poursi dit-il, mais je n'aurai pas la lâcheté de p mettre que des sanctions soient prises con des chefs qui ont bien mérité de la patrie. » A la fin de la séance, plusieurs députés c Insisté pour que la Chambre fixât à une de rapprochée la discussion de l'interpellaU' ,sur la situation militaire. M. Clemenceau refusé cette proposition et a posé la questi de confiance. La Chambre a passé aussitôt vote, et l'ajournement à une date indêteri née que demandait 1© gouvernement a < adopté par 377 voix contre 110. Paris, 5 juin. — Officiel : Les avant-postes ayant signalé hier si l'approche d'aviateurs ennemis, l'alarme été donnée à 10 h. 54; elle a déjà cessé 11 h. 25. 11 n'y a rien à signaler. ••• Perpignan, 4 juin : La frontière franco-espagnole a été ferm lundi soir, à 6 heures, pour une période in( terminée. OPINIONS DE LA PRESSE X,a tournure prise par les événements sur Iront de l'offensive dissipe les inquiétudes la presse parisienne. Les journaux constate avec une satisfaction non déguisée que marche en avant des Allemands se ralen et espèrent que l'intervention des réserves . clouera sur place. Tous s'accordent à dire q 'le point du front où le danger est le pl grave est entre l'Oise et la Marne. Toutefo l'Homme Libre met ses lecteurs en garde cc tre trop d'optimisme, l'offensive étant le d'être finie. L'Information expose, dans un article larg ment censuré, les conséquences qu'entraîner* la chute de Paris et démontre la nécessité i défendre la capitale jusqu'au bout et à n'ii porte quel prix. Le Matin demande sans répit que le génér lissime Foch hâte sa contre-offensive. Le Journal estime que la situation serait s tisfaisante s'il n'y avait à craindre la mise < action de nouvelles divisions allemandes. Les journaux de Milan estiment que la siti tion est plus critique que jamais. Le corri pondant parisien du Corriere délia Sera fi prévoir que la prochaine bataille pourrait bi déferler des départements de l'Oise et de Marne et déborder dans l'Ile-de-France. Ce! du Secolo dit qu'à Paris l'on estime que situation actuelle est la plus grave qui se s( jamais produite. Le correspondant du Secc à Londres considère Paris comme virtuel, ment menacé. Jla guerre navale Skagen, 4 juin : Un canot de sauvetage est entré hier mat à Skagen ; il avait à bord un passager et cir hommes de l'équipage du schooner l.-C. F tersen, do Marstall. Le maître-timonier est gri vement oiessé. Le schooner se rendait de G thenburg à Barcelone; il a touché une mine 10 milles de Vinger. Les six survivants o passé une nuit sur l'épave du navire et se so embarqués à 8 heures du matin dans le can de sauvetage. Le capitaine du J.-C. Pete/si a été tué par l'explosion. » * • Rotterdam, 3 juin : Du Maasbode : — Le vapeur anglais Bertie (341 tonnes bru a coulé après une collision. Le voilier améi cain Taloma (1,739 tonnes brut) a coulé L voiliers américains Avler, Cobours (1,973 to nés brut), Star of Chilie (1,0(X) tonnes brut) Cenlennial (1,287 tonnes brut) ont reçu ( graves avaries. La Haye, 3 juin : Le chalutier « Anuieen Adria n, de Vlaa dingen, a touché une mine dans la mer d Nord et a sauté. Un matelot a été tué t ieux bissés. Genève, 5 juin : On apprend de source digne de foi que deux "** grands vapeurs de J'Agence Maritime du Nord, qui se trouvaient à Dunkerque, ont été récemment détruits par des explosions survenues dans leurs salles des machines. Plusieurs autres vapeurs ont été endommagés plus ou | moins gravement dans les mêmes circon-g stances. L'enquête ouverte par le préfet maritime a démontré qu'on se trouve en présence d'attentats commis au moyen de bombes et a ie conduit à 1'arrestauoii de plusieurs matelots re de nationalité anglaise, française et espagnole, ir Berlin, 5 juin : à Deux nouveaux discours ministériels dé-e- montrent une fois de plus clairement la pé-jr nuric de vivres créée chez nos adversaires nt que ne le pourraient faire lôs chiffres les plus er suggestifs. le D'après l'Observer du 28 avril, le ministre a- du ravitaillement en Angleterre, lord Rond-ir dha, déclara au cours d'un entretien : — Grâce à l'appui prêté par les Etats-Unis, id le blocus allemand de la faiin a été rendu juste qu'à présent inopérant, mais il ne faut pas ir que l'Amérique aille jusqu'à s'imaginer que n- la situation de l'Entente au point de vue ali-es mentaire ne constitue pas une situation exces-n- sivement critique. Jamais elle n'a été aussi st grave. Si les Etats-Unis ne se décident pas à u_ accélérer la construction de leurs navires de n- guerre et n'intensifient pas la culture de leurs n" céréales, les puissances de l Entente se trou-°" veront acculées bientôt à de très grosses dif- cultés. La faim encore supportable à laquelle nous sommes en proie ne pourra pas être évi-*e tée par des récoltes indigènes. 11 existe de c" grands stocks de blés en Australie; l'Amé-e" rique du Sud tient des énormes quantités de viande à notre disposition, mais nous sommes dans l'impossibilité de les amener en Angleterre. » Le ministre du ravitaillement aux Etats-Unis, recevant cinq cents délégués de l'industrie hôtelière américaine, leur recommanda à de se montrer économes dans l'emploi de o, la farine blanche et, d'après le New-York st Times du 26 mars, excusa comme suit cette lu recommandation : « Nous avons constaté que îs les récoltes américaines n'ont pas donné ce n- qu'on avait attendu d'elles et que le total res-es tera loin au-dessous des prévisions. Le peu-ut pie américain devra rationner sa consomma-n- tion de farine blanche à la moitié si nous dé-as sirons accorder la part qui revient au minimum à nos alliés européens. Il se peut très a- bien que, dans un avenir rapproché, notre po->n pulation se voit contrainte de réduire sa con-u- sommation de pain de plus de la moitié. Une râ cause grandissante du mal réside naturelle-lï- ment dans le manque de tonnage, qui se fait le sentir de plus en plus. « ,e- Il faut donc que la faim commence à se a faire sentir là-bas pour que des ministres ur étrangers tiennent ce langage et que lord es Rhondda estime que la faim est encore assez [13 supportable pour le moment. EN AMERIQUE au ——— Londres, 4 juin : On mande de New-York au Daily Mail : — M. Hoover, contrôleur des vivres, a décidé ir" de réduire la consommation de la farine de ùs froment au tiers de la consommation normale pendant les deux prochains mois dans tout le territoire de l'Union. » in Genève, 4 juin : ir" Le président de la République de Panama est tn" mort subitement. la *** ll» Santiago de Chili, 4 juin : Dans son message à la Chambre, le président regrette que la guerre se prolonge et dit que le it, Chili continuera à rester neutre. Il constate îr- que l'année financière 1917 a été satisfaisante re et que la dette extérieure du pays n'est plus que de 31,035,820 £. >nt « EM ITALBE a — on Milan, 4 juin : au L'ouverture de la Chambre, fixée primitive-ni- ment au 12 juin, sera ajournée jusqu'au 18, ïté parce que, dit la Tribuna, le président du Conseil sera encore assez longtemps absent de Rome. •*# >ir Milan, 3 jui.i ? a A la première audience du procès des trou-à bles de Turin, les défenseurs ont contesté la compétence du Conseil de guerre. Ils ont demandé l'ajournement des débats, afin de pou-, voir examiner à fond le dossier. êe lé- Lugano, 3 juin : Un formidable incendie a détruit les dépôts militaires de Mirabello, dans la région dé Pavie. le • | :nt Les événements de Russie ht Moscou, 4 juin : es a l'occasion de la déclaration de l'état de ue guerre à Moscou et de l'appel de douze clashs us sous les drapeaux, M. Lénine a adressé l?n is, appel aux révolutionnaires. 11 y expose tout n- d'abord la situation politique et fait ressortir in ensuite les dangers immédiats dont les éléments réactionnaires menacent la révolution, e- *»* lit Berlin, 5 juin : ie On mande de' Copenhague au Lokal An-n- zeiger ; — Les communications télégraphiques efitre a- les pays scandinaves et la Russie étant inker- rompues depuis le 11 avril et aucun indicé ne a- permettant d'en prévoir le rétablissement^ la -a direction des télégraphes suédois annonce qu'elle se charge de faire transporter des celé-grammes pour la Russie par un steamer «qui a" fera la navette entre Stockholm et Pétrograd ■s- et dont le premier voyage a eu lieu le 4 juin. lJJ *** în Berlin, 5 juin : On mande de Posen au Berliner Tagebiait y* qu'un incendie a ravagé la ville de Tomps-zow, dans ie gouvernement de Lubin. Deux ,l1 cents maisons ont été atteintes par ie sinistte. 10 La ville compte environ 6,000 habitants, e- » * * Copenhague, ^ juin : D'après diverses informations parvenues de Finlande, la décision à prendre quant à la forme future de l'Etat de Finlande ne sera pas arrêtée par la Diète, mais sera le résultat ;n d'un référendum populaire, iq c- Stockholm, 3 juin : è- Le général Mannerheim est arrivé aujour-o- d'hui d'Abo à Stockholm; on croit qu'il restera à quelques semaines ici. m — 11 Négociations de paix Berlin, 4 juin : Le Conseil fédéral a approuvé aujourd'hui le ' traité de paix conclu entre l'Allemagne, l'Au-Triche-Hongne, la Bulgarie et la Turquie, t) d'une part, et la Roumanie, d'autre part. -s Kief, 4 juin : 11 La Commission militaire russo-oukrainîenne n'est pas encoro parvenue à régler la question le. de la ligne de démarcation militaire. Trois commissions mixtes ont été chargées de l'examen des conditions d'armistice. L'Oukraine in siste d'autre part pour qu'une convention for-*- ruelle empêche que les Oukrainiens rentrant de il la Grande-Russie dans leur pays soient dé-pouillés de tout leur avoir à la frontière. Berlin, 5 juin : Le Landtag finnois a adopté hier en troi sième lecture le traité de paix conclu entr la Finlande et l'Allemagne. DEPECHES* DIVERSES Paris, 4 juin : On annonce que le roi des Belges a déclar aux correspondants de journaux américain que la retraite de M. de Broqueville est du à ses divergences de vues avec certains d ses collègues à propos des Flandres et d'aï très affaires intérieures de la Belgique, mai que M. Cooreman est un partisan convainc de l'Entente et que la politique extérieure d gouvernement belge ne sera donc pas m< diflée. Paris, 3 juin : Le parti socialiste et la Confédération gi néraie du Travail ont tenu hier une séanc commune. D'après le Temps, la réunion ava pour but de prendre position vis-à-vis des d< cisions du parti démocratique, qui vise à un union de tous les éléments républicains ci gauche. Ce nouveau groupement prendrait o bien la forme d'un bloc ou encore celle d'ur coalition. La Confédération générale du Tr; vail a décidé de soutenir l'action des socii listes. Le voyage du secrétaire général Joi haux et de Marcel Cachin en Amérique d Sud a été différé. *** Paris, 4 juin : Une violente explosion s'est produite luïu dans une usine de Beausens travaillant poi l'armée. Les dégâts matériels sont important; Quelques' personnes ont été tuées, d'autres bk\ sées. *** Paris, 4 juin : L'Agence Havas annonce qu'un incend gigantesque sévit dans la forêt de Foi tainebleau. Plus de 300 hectares sont e (lamines. Le feu a éclaté dans des stocks : bois destinés à l'armée. Ur** Coblence, 4 juin : On annonce officiellement que le 1er jui vers 1 heure du matin, des aviateurs ennem se sont approchés de la ville de Trêves. L canons spéciaux et les projecteurs sont entr en action. Quelques bombes ont été lancée mais sont tombées en dehors de la ville. I même jour,vers 8 heures du matin, dix avioi ennemis ont attaqué une deuxième fois 1 environs de Trêves. Les aviateurs, efflcac ment bombardés par les canons spéciaux, oi laissé tomber la plupart de leurs bombes dai des jardins, des prairies et des localités d. environs de Trêves. A Conz, deux personm ont été tuées et quatre blessées. Les dégâ causés aux maisons sont insignifiants. Berlin, 4 juin : Le Conseil des doyens du Reichstag s'e réuni aujourd'hui avant la séance et a décid après une courte discussion, que l'élection d nouveau président du Reichstag appelé à ren placer le docteur Kacmpff serait portée l'ordre du jour de jeudi. Le Reichstag compte siéger pendant six s maines et prendra ses vacances vers le milie du mois de juillet. **» Vienne, 4 juin : Le président du Conseil a déclaré ~'ix r présentants de la presse qu'il entre dans I. intentions du gouvernement de convoque le Reichsrat vers la mi-juin. S'il ne l'a p£ convoqué plus tôt, c'est faute de savoir l'ordre du jour de l'assemblée pourrait con porter assez de travaux pour remplir ur session : il en est sûr aujourd'hui. .S Vienne, 4 juin : Le comte Burian partira pour Berlin 10 juin, pour y faire une visite officielle a chancelier de l'Empire et conférer avec 1' sur des questions du jour. » « * Bucarest, 3 juin : La famille royale de Roumanie passera l*é au domaine de la Couronne de Bical, en Mo davie. Le prince héritier Carol, nommé ch du 1er bataillon de chasseurs, le commande) effectivement et se fixera dans ce but à Piati Neamtz. *** Londres, 4 juin : Le général French, lord-lieutenant et gouve neur général pour l'Irlande, a lancé au peup irlandais la proclamation suivante : — Conformément à nos promesses, nous fs sons aujourd'hui au peuple une propositic qui, si elle aboutit au résultat entrevu, atn pour conséquence de laisser assumer par l't lande, dans sa lutte pour la liberté, le rô qu'elle entend remplir dans toute son amplei et sans la moindre contrainte. Notre propos tion comporte les trois points suivants : 1° Que l'Irlande fournisse volontairement n chiffre d'hommes qui se trouve en concordant avec celui fourni par les autres parties d pays ; £° pour fixer le pourcentage avec équit on pourrait proposer le chiffre de 50,000 hon mes, qu'elle mettra à la disposition de la mèr patrie d'ici au 1er octobre pour aller renforct les rangs de la division irlandaise en car pagne et que. dans la suite, elle fournisse e: core mensuellement de 2,000 à 3,000 recru* pour maintenir à son chiffre l'effectif de ceti division ; 3° nous tenons à déclarer nettemei à tous qu'il n'entre nullement dans les intei tions du gouvernement de contrecarrer les il térêts agraires ou d'empêcher l'approvisionn ment en vivres, d'entreprendre quoi que. ( soit qui serait préjudiciable aux industri< principales clu pays. Il n'est pas à prêvo qu'une partie de la population agricole puiss servir à des usages militaires. Le gouverni ment compte donc que la plus grande part: des volontaires sera fournie par les ville? 4° ainsi qu'il en a été en Angleterre, en Ecoss et au pays de Galles, il entre dans nos intei tions d'en appeler tout d'abord aux jeunes, ceux qui ne sont pas indispensables et qi viendront se mettre à la disposition du gouve nement. L'appel se bornera aux jeunes gens d 18 à 24 ans. Mais tous ceux qui sont au couraf du métier des armes, quoique plus âgés, s; ront reçus à bras ouveits; 5° des détails con plets au sujet de la solde, des avances au ramilles, etc., seront publiés. Le recrutements fera par les soins de l'administration civile ( des mesures seront prises pour reconnaître le ! droits de tous les intéressés. » •***■ Londres, 5 juin : M. El lis, secretaire du Syndicat des chem nots, a été arrêté pour avoir prononcé un di; cours en faveur de la conclusion d'une pai immédiate et pour avoir demandé que l'Ai gleterre se sépare des Etats-Unis. •S Berne, 5 juin : Les journaux annoncent que, pendant la dai nière semaine, on n'a enregistré à Londres qu 1,161 naissances contre 2,219 pendant la s* maine correspondante de 1914 et contre 3,iî en 1913 et 2,701 en 1910. **# Amsterdam, 4 juin : Le premier train allemand a passé aujoui d'hui par le Limbourg néerlandais. Il se coir posait de 36 wagons chargés de bois et cl planches. *** Copenhague, 4 juin : Après une discussion qui a duré deux jour sur l'adresse à faire en léponse au discours di I'rône, le Volkething a voté aujourd'hui, pa 70 voix contre 62, un ardre du jour de conflanc dans le ministère Zahle. Londres, 5 juin : L'Agence Reuter annonce que le Conseil de ministres persan aurait démissionné le 31 mai COMMUNIQUÉS OFFICIELS Communiques des roissaoces Centrales. Berlin, 5 juin. — Officiel <2 3 ce mlOl; Théâtre de la guerre à l'Ouest, Armées du feld-maréchal prince héritie] Rupprecht de Bavière ; Au cours d'heureuses attaques pronon cées en Flandre, nous avons l'ait des prison niers. Sur tout le front, opérations de recon naissance actives et pensis tan tes. Le due d'artillerie est devenu plus violent à cer tains moments. Armées du prince héritier allemand ; Donnant plus d'ampleur à nos succès suj la rive méridionale de l'Aisne, nous avoni rejeté l'ennemi sur Ambleny-'—try et :.ou* sommes emparés de ses positions établies au nord de Dommiers. Opérations locales sur les deux rives de l'Ourcq. Pour le reste la situation ne s'est pas modifiée. Le lieutenant Lôwenhardt a remporté sf 26e victoire aérienne. * * Berlin, 4 juin. — Officiel du sori : Combats fructueux sur la rive méridio nale de l'Aisne, à l'ouest de Soissons.. Berlin, 5 juin. — Officiel: Nos ious-marins ont encore coulé dans 1; zone barrée autour de l'Angleterre 12,000 ton nés brut. Parmi les navires coulés se trou valent deux vapeurs armés de grandeu moyenne, dont un anglais. Vienne, 5 juin. — Officiel de ce midi : En dehors de l'activité de l'artillerie, pai d'opérations importantes à signaler. Constantinople, 2 juin. —- Officiel : La canonnade est devenue très violent* dans l£ secteur de la côte. A proximité de 1; route de Jérusalem a Nabius, les opération* de nos patrouilles ont amené une violente ca nonnade ennemie. Notre artillerie a effica cernent pris sous son feu les mouvement effectués par les troupes ennemies près d la .tête de pont du Jourdain. Nos aviateur ont efficacement bombardé la cavalerie en neirue dans la vallée du Jourdain. Une de nos escadrilles d'hydroavions . lancé un grand nombre de bombas sur l; station de signalisation et les baraquementi établis dans l'Ile de Mavro. Nous avons ot servé l'efficacité des explosions. Nos avion sont rentrés indemnes. Dès l'entrée de l'Italie dans la guerre..ion diale, nos vaillantes rtoupes expodues dan. la province de Tripoli ont, au milieu de plus grands sacrifices et malgré les diffici l tés des communication avec leur patrie commencé à refouler pas à pas les Italien vers la côte. Aujourd'hui, les Italiens n s'accrochent plus que sur» quelques point de la côte ; nous les cernons et nos batte ries, ainsi que des sous-marins allemands les bombardent. Jusqu'ici, nous les avôn heureuaément empêchés d'améliorer leu. situation. Lors des dernières attaques qu'il ont prononcées le 17 avril sur la Suara nous les avons pris en tlanc. Un grand nom bre de prisonniers, une quantité d'armes des chevaux et un important matériel d guerre sont restés entre nos mains. Plu sieurs autres petites rencontres se son aussi généralement terminées en notre fa veur. Berlin, 4 juin. — Officieux : La première seme de la nouvelle gran-le ol fensive est terminée. Contra.rement aux a-'iirmc tiens de M. Clemenceau et du général Foch, i p-reiinère journée de la deuxième semaine nou a, malgré la rés.siance accrue des Français e les 'nombreuses et viOientes contre-attaque, qu'ils ont prononcées, valu de nouveaux et in: portants succès. Nous avons arraché à l'ennerr des hauteurs et des villages étonnamment fort liés, fanant reiiuer ses truupes et lui faisant si bir de fortes pertes. Rien qu'à l'ouest de So:; son s et au sud de l'Aisne, nous avons t'ait plu de l,5l»0 prisonniers et nous sommes emparés d nombreuses m.trailieuses et de plusieurs canons Uâe compagnie a pris d'assaut une batterie e pleine action, près de Missy deux batteries € près de la ferme de Verte Feuil.y une autre er cô're. A l'est de la lisière orientale du bois de \ l îars Cotterets, nous avons fait le 2 juin plus d 2,0o0 pnsonn.ers et capturé un tank et des batU ries. Au cours des attaques qu'iis'ont prononcée le 3 juin, sur les deux rives de l'Ourcq, en mai ses compactes et qui leur ont coûté de grosse pertes, les enemis ont mis en œuvre de nom Dreux tanks et des escadrilles de chasse. No batteries ont détruit une batterie ennemie ei s'avançant dans le secteur au sud de l enny. 1. lir rasant de nos pièces a arrêté un tra.n en 1 touchant en piein sur ie chemin de fer au sud d Viilers-Cottetets, et nos escadrilles de bombai diers ont provoqué de grands incend.es à la gar de Nanteuil. Nous tenons sous notre feu d'mi portants points du front, entre autres Amiens Saint-Juste, Breteuil, Compiégne et V.ilers-C;! terets, où nous avons observé de nombreux in cendies et des explosions. Berlin, 4 juin. — Ofncieux ; Ofliciers et soldats français se battent su. maints points du front avec une extrême a voure ; il faut priser d'autant plus haut r ffor des nôtres qui viennent sur tous les fronts à bou d'un tel adversaire. Un combat de plusieurs heu res-s'est-l.vré pour la'possession d'un abri Iran çais défendu par des mitraikeuseâ ; nos soldat-ont pu ie prendre; ils s'y sont emparés de su mitrailleuses, ont compté 50 morts gisant au: alentours et ont fait prisonniers-.es <J0 survivants Au nord de Septmont, un "parti de cavaleri< française, brave jusqu'à la mort, s'est jeté, pou; donner de l'air a ses fantassins, sur notre ;nfan terie qui les serrait de prés et sur les canon; qui l'accompagnaient. Ces braves %se sont sacn liés en vain et peu d'entre eux ont échappé Près des maisons, à l'est de Soissons, près di Vauxbuin et de Maison-Rouge, au nord-est d< Vailly, des troupes françaises en partie encer elées, en part.e coupées de leurs forces princi pales, nous ont opposé une opiniâtre résistance ijue nous avons hnalement vaincue. Les icrie; le l'ennemi en tués et blessés sont extrémemen élevées. (i/-5* Berlin, 4 juin. — Ofncieux : En Flandre,l'attaque ennemie dont nous avon; parlé, était dirigée contre tout le front de .Mete ren et dans la région de iVlerris. L'adversaire fu repoussé avec des pertes sanglantes.Au sud-oues :1c Merris, il réussit à prendre pied dans quel lues tronçons de tranchées. Durant toute la journée, un violent feu d'artil ler.e se déclancha depuis le canal d'Ypres jus jue dans la région de Mèms et se dirigea alors ivec la même impétuosité, contre le secteur di mont Kemmel. De nombreuses patrouilles o;me n.es furent repoussées, laissant des prisonnier^ Mitre nos mains. Les emplacements occupés pai .'ennemi et les passages furent pris sous un fei fioent par les batteries allemandes. Au sud-oues1 l'Arras, l'ennemi voulant à diverses repr .:x prononcer des reconnaissances, ne réussit ie faire rejeter en arrière avec pertes et fracas Jne expédition allemande exécutée dans la £on de Beaumont, nous valut un tas de prison liers, dont deux officiers anglais. communiques aes armees alliees Paris, 4 juin. — Officiel de 3 heures : Entre l'Oise et l'Aisne, l'ennemi, maintenu pa<.- l'énergique résistance de nos troupes, n'a , fait aucun progrès. Entre l'Aisne et l'Ourcq, la bataille s'est poursuivie dans la soirée et dans la nuit avec un grand acharnement. A partir de 7 heures, de violentes attaques ont eu lieu sur la région Pernant-Saconin-Missy-au-Boi^-Troesnes. Pernant est tombé aux ^ mains de l'ennemi après une défense opiniâtre qui a coûté des pertes élevées aux assaillants. Plus au sud, nos troupes ont cédé un peu de terrain à l'ouest de iSaconin et de Missy-au-' Bois. Faveroiies, attaqué par l'ennemi, a été i conservé par nous, ainsi que Troesnes. La i lutte a été non moins vive dans la région au i sud de l'Ourcq. L'ennemi, appuyé par une nombreuse artillerie, a porté son effort sur , Rosloy et Veuiliy-la-Poterie, Torcy et Boures-ches. Une contre;attaque nous a permis de reprendre Rosloy." Veuilly-la-Poterie a été ie théâtre de violents combats; le village, après être passé de maiiib en mains, est resté au pouvoir de i ennemi. Les troupes américaines ont enrayé l'avance des forces ennemies qui cherchaient à pénétrer dans le bois de Veuilly et, par une magnifique contre-attaque, les ont rejetées au nord de ce bois. Plus au sud, l'ennemi n'a pu réaliser aucun gain. Sur ie front de la Marne, un bataillon ennemi, qui s'était glissé sur la rive gauche à hauteur de Jaul-l gonne, a été contre-attaqué par les F'ranco-Amôricains et rejeté sur l'autre rive après avoir subi de lourdes pertes. La passerelle a été détruite et luu prisonniers sont restés entre no3 mains. Sur le reste du front, aucun changement.Paris, 4 juin. — Oftlciel de 11 heures : Au cours de la journée, l'ennemi a sensible-3 ment ralenti son action et s'est borné à quelques tentatives locales. L'artillerie ennemie s'est montrée active au nord de l'Aisne, entre l'Aisne et l'Ourcq et dans la région de Reims. Au nord de Moulin-sous-Touvent, nos troupes ; ont amélioré leurs positions et réalisé quei-i ques gains de terrain. Dans la région de Long-j pont, l'ennemi a réussi à pénétrer momenta- - nément dans la forêt de Pretz, mais nos con- - tre-attaques l'en ont refoulé immédiatement 3 jusqu'aux lisières est. Sur le reste du front, 3 aucun changement s **» Londres, 4 juin. — Officiel ; Une heureuse attaque exécutée hier soir à ï l'ouest de Merville nous a valu quelques pri-i sonniers. Nous avons repoussé une attaque s ennemie dirigée contre un de nos nouveaux postes établis à l'ouest de Vieux-Berquin; des 3 prisonniers sont restés entre nos mains. Au- ' jourd'hui, à l'aube, l'artillerie ennemie a été - très active entre Albert et Serré, s »** 5 Londres, 5 juin. — Officiel de l'Amirauté : Le 31 mai, un de nos contre-torpilleurs a j coulé à la suite d'une collision. Pas de vic-5 times. 3 * * * 5 Rome, 4 juin. — Officiel : Dans la vallée de Lagarina, sur le haut pla- j teau d'Asiago et dans divers secteurs de la rive ; gauche, delà Piave., notre ani-ileriea'efficace- ment pris hier sous son feu concentrique les 5 premières lignes, les voies de communication ' et les points d'approvisionnement les plus im-" portants de l'ennemi. Les batteries ennemies ' ont été plus actives dans les environs de Ponte - di Piave et de Musiie. Dans la région du monte " Grappa, nos patrouilles ont attaqué un déta-î chement ennemi auquel elles ont infligé des pertes ; en outre, elles ont forcé un petit poste ennemi à mettre bas les armes après un engagement. Des détachements autrichiens ont été repoussés près du monte Corno (Valarsa) et _ sur la crête de Salton (Splnuccia). : TETrrE^GAZETTE" t - - -■ 3 Je vous en priei , Je vous eri prie et vous en supplie, ue m'adressez plus de mamans qui ont des enfants tuberculeux ! J'ai reçu, dan? le courant, de cette matinée, quatre de ces mamans et j'en s ai le ecenr enaviré. Je ne puis rien pour eiles ni pour leurs malheureux enfants, quoi qu'on puissent penser certains, mais de le leur dire j me rend positivement malade. ! — Cependant, m'a dit -• quatrième de cc.; mamans dont j'entends les pas s'éi igner dans mon corridor au moment même o . j'écris ces lignes, la directrice de cette œu à laquelle " je m'étais adressée m'a nffirmé wi» je ne vo ; solliciterais pas en vain. '"Ile m'a dit : : Ce 6 Monsieur est très bon et il ne manquera pa. de vous venir en aide... » 5 — Madame, je ne sais pas si je cuis très bou ou moins bon ou mauvais, : ;ai.j ce que je sais, b hélas ! c'est que je ne puis rien. 1 — Alors, il faut que ma jeun- fille meure? L' Elle a dix-neuf ans, Monsieur. Elle est alitée e depuis trois mois. Le i-ère n'a plus d'ouvrage, et moi-même j'ai dû renoncer à faire des jo nées. Prenez des renseignemc: is. Monsieur tout le monde vous dira, dans ^otre quartier, que nous sommes des gens honnêtes et coura geux... ' -nez voir mon enfant, Monsieur. Venez la voir, de grâce! Après, vous ne pourrez plus refuser. — Elle est inscrite au dispensaire, votre jeune fille ? — Oui. On nous délivre chaque mois, pour , elle, un kilo de lard et des haricots. Mais ça ^ coûte chaque fois 9 francs et on ne les a, hélas ~ pas toujours. Du reste, le docteur affirme, que , ça ne suffit pas... » Et cette maman pleure et sanglote, et jo ne sais plus que lui raconter. Ne vo-s r' je pas dit que trois autres marrons, avant elle, 5 étaient venues me voir dans la m cime intention? Et pourquoi tenterais-je pour > :llo-ci ' que je n'ai pa3 fait pour les autres ? Et à que; • résultat, du reste, aboutirais-je ? Voyez-vous, il ; y a trop de tuberculeux — je sais une école de faubourg où, sur quarante-deux élèves, vingt-sept sont atteints de la terrible maladie — et » dans ces conditions que voulez-vous que je puisse faire? Tenez ! dans la matinée d'hier, un homme ■ avec qui pendant des années j'ai travaillé, ui ' collaborant à la quatrième page du journal auquel j'étais moi-même attaché, est venu me - trouver. C'est un vieux camarade, presque un , ami... Il m'a dit, lui aussi: : i — Si tu n'interviens pas, ma femme mourra. ; Elle est tuberculeuse. Elle est au lit depuis quatre mois. Il lui faut de la suralimentation, et je suis sans ressources — sans aucune espèce de ressources Tu l'as connue, ma femme. Tu l'avais même prise en amitié depuis ce ' jour où — il y a quinze ans — elle t'avait fait manger ce lapin... Tu te rappelles ?... Elle était belle et forte, et si vaillante !... I-Iélas ! tu ne la reconnaîtrais plus. Donc, tu vas intervenir, tu vas faire un appel. Vois le certificat du médecin et quelle nourriture il lui prescrit. Oui, tu vas intervenir. Tu ne peu.: pas vouloir que ma femme meure sans que tu aies fait au moins un petit effort, n'est-ce pas? Tu sais, toi dont la compagne est morte, la souffrance de vivre seul quand on avait rêvé une vieil-' lesse heureuse... » Et d'autres choses qu'il m'a dit, ce vieux camarade ' Des choses qui m'ont bouleversé, qui m'ont fait pleurer avec lui — et longtemps encore après qu'il m'eût qûitté, les mains vides. Car je n'ai rien pu lui donner. Vous entendez, rien ! Où voulez-vous que je trouve l'argent qu'il faudrait pour acheter ces kilos de lard que ces bandits de paysans éleveurs font payer au poids de l'or? Vous avez vu, hein? cet SUU1HU i... Marché aux chèvres et brebis Dimanche, nous avons fait une promenade jusqu'au marché aux chiens, qui se tient hebdomadairement, comme on sait, dans le hall de l'Abattoir de Bruxelles. Mais le marché aux chiens n'existe quasi plus là : il se tient principalement dans la rue, en face de la coun , de l'Abattoir. Les grands chiens ne s'y trou- ; vent plus à vendre. Tout est aux spitz, ausç ! grillons, aux chiens de dames. Dans lo hall où c'était, jadis, un vacarme • d'aboiements, on n'entend plus que le doux bêlement des chèvres et des moutons. La marché des chiens est devenu un marché de chèvres et de brebis. Il y en avait dimanche quelque deux cents. Paysans et ruraux qui les amènent ont des façons discrètes de vous en dire le prix. Ils semblent eux-mêmes effarou< chés de prononcer les centaines. — Quel âge a cette brebis à moitié tondue? — Un an et demi. Elle a eu son jeune il y, a vingt-quatre jours. Elle donne 2 litres et demi de lait. — Et le prix ? A cette question, le paysan répond doucement : — Cinq vingt-cinq. Vous devinez que cela signifie 525 francs. Les vendeurs ont tous adopté cette arithmétique d'apparence modeste. Une chèvre da 2 ans, qui donne. 2 litres de lait, pour deux quatre-vingt-cinq; cette autre pour trois; co couple de chevreaux bêlants pour un cinquante, etc. Les transations à ces prix sont plutôt rares. Les malins iront tout à l'heure raccrocher les marchands en dehors de l'en* ceinte sur la route du retour. A midi et demi, la cloche sonne, l'agent cir* cule, et le troupeau commence à défiler. C'est pittoresque. Les chèvres s'en vont, les unes à pattes, les autres en charrette, comme des animaux de La Fontaine. Elles trimbalent avec leur trèfle, à côté des cages de lapins avec leurs feuilles do choux; on dirait une pastorale de cavalcade jubilaire. Il arrive qu'on se mette en famille : la paysanne et sa fille mon* tent à côté des chèvres dans la carriole. Ailleurs, c'est le bon berger, le bon chévrier, qui s'en vont, câlins, avec leurs agneaux et che** vreaux dans les bras. Nous avons pu constater que chèvres et' moutons reçoivent de leurs propriétaires les meilleurs traitements. Ne, nous faisons pas illusion : c'est une conséquence de la valeur; il faut user avec ménagement; ces animaux nerveux sont très délicats. Les bêtes traitées le plus mal, ce sont tou« jours les pauvres chiens, ceux qui sont attelés aux chars de ces dames, chèvres et brebis, avec leur progéniture. Ces pauvres chiens sont malheureusement victimes le plus sou* vent de maîtres imbéciles, incapables de corn* prendre l'équilibre d'un chargement et le bon ordre d'un harnais. Le chien s'épuise, marty* risé par les traits. Si vous requérez le surveil* lant du marché, ce n'est pas son affaire, dit-il. Il vous adresse à la Société protectrice des animaux, dont vous cherchez en vain le représentant. Il vous envoie aussi à la police, et' cello-là, au moins, .est à son poste. Malheureusement, l'agent ne semble pas très ferré .sur la façon .d'atteler la chien. Requis, il arrête le véhicule, passe la, main sous le colligfl trop étroit, fait relâcher quelques sangles sous le ventre, met en œuvre toute sa bonne volonté, et quand est reparti l'attelage — dont le chien sera le même martyr que devant au dixième tour de roue — il vous dira cette phrase stéréotypée, servie depuis des années comme morale et conclusion aux cas de ce genre : — Ces gens sont plus bêtes que leurs bêtes! Pourquoi ne pas donner un cours d'attelage pour chiens, comme on en a donné un pour chevaux à Saint-Gilles? Les dispositions des règlements de police sur la matière sont insuffisantes pour l'éducation pratique des agents et celle des surveillants, s'il venait à! se trouver de ces derniers... Pour nos futurs instituteurs Le Conseil provincial du Brabant porta â la' connaissance des intéressés que l'examen d'ad-missîon pour l'année scolaire 1918-1919 à l'école normale provinciale pour instituteurs établie à: Tirlemont aura lieu pendant la seconde quinzaine de juillet prochain. Les récipiendaires doivent atteindre au 31 décembre 1918 l'âge de 15 ans au moins. L'école normale comprend, deux sections : l'une ayant comme langue vé-hiculaire le flamand, l'autre le français. Les, cours sont gratuits pour les élèves domiciliés dans la province de Brabant. Le minerval est da 100 francs pour ceux qui sont domiciliés dans d'autres provinces; il est payable par moitié le 15 octobre et le 1er mars, sauf remisa totale ou partielle accordée par l'autorité pro* vinciale. La province donne de préférence les bourses dont elle dispose pour les études normales aux élèves fréquentant l'école provins ciale de Tirlemont. L'Etat accorde également des bourses d'études aux élèves de la dito; école. Les demandes de participation à l'examen doivent être adressées par écrit, avant le 7 juillet, à M. le directeur de l'école normale provinciale, rue de la Chapelle, 26, à Tiriez mont. Celui-ci se tient à la disposition des intéressés pour les renseignements complémentaires qu'ils croiraient devoir lui réclamer. Les candidats doivent annexer à leur demande les' documents suivants : 1° extrait d'acte de nais-* sance sur timbre; 2° certificat de bonne conduite, vie et mœurs; 3° déclaration d'un médecin qu'ils ont été vaccinés ou ont eu la variole, qu'ils sont de bonne constitution et ne sont atteints d'aucun défaut physique; 4° certificat de nationalité belge, délivré par le bourgmestre.Les artistes belges à Vétranger Nous empruntons au nDaily Chronicle" 1$ nouvelle suivante : — Le plus grand des violonistes belges — et, du reste, un des plus célèbres des temps actuels — M. Ysaye. a accepté l'emploi de chef du fameux orchestre du Cincinnati. Il est à craindre donc 0"e l'on n'en, tende plus d'ici longtemps eu Europe l'il-lustro artiste belge." Pour les mutilés On nous communique les chiffres suivants, fort intéressants parce qu'ils dénotent l'activité de l'œuvre admirable qu'est la Boite des Soldats mutilés et le bien-être qu'elle procure à ses protégés sans recevoir aucun subside officiel. Depuis sa fondation (juin 1915), la Boîte des Soldats mutilés a distribué : 4,000 kilos de viande (fr. 25,324.03), 35,000 litres de lait (fr. 19,108.70), 75,000 œufs (fr. 29,035.40), des vêtements, des pièces orthopédiques, etc. (fr. 4,081.08). Nos œuvres L'Œuvre d'Education populaire ile Bruxelles organise les dimanche 9, lundi 10, jeudi 13 et dimanche 16 juin 1918, une grande foie cham-pCtre, à la " Ferme Bretonne „, chaussée de Mons, 394, Zuen (Lceuw-.Saint-Pierre), avec l'autorisation et sous le conlrùlo de l'Administration communale, au profit do l'Œuvré des Orphelins do la Guerre (2e circonscription, Bruxelles), l'Œuvre de la Grande Maison, l'Œuvre des Amis des invalides. Nombreuses attractions et jeux divers. Grands concerts donnés par la Symphonie " Gra-tia directeur M. Wansart ; match de football ; grande fête enfantine ; match de pelote ; exposi. lion de tableaux et ouvrages féminins Théâtre de l'Œuvre. Entrée générale, fr. 0.25 ; abonnement, fr. 0.75. On peut se procurer des cartes avenue Jean Volders, 10, Bruxelles. Jeudî 6 Juin 1918 JOURNAL QUOTIDIEN — Le Numéro : 15 Centimes vi w w v S* Année. — 53" ° 1278

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This item is a publication of the title La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie belonging to the category Gecensureerde pers, published in Bruxelles from 1914 to 1918.

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