La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1918, 21 June. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Seen on 24 February 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/cn6xw4964d/
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LA SITUATION MILITAIRE Jllâdj jltir !«.'(!. fcSqllilU OOÛiif uw. Londres, 19 juin : A la Chambre des Communes, M. Asquith prit la pai oie. L orateur commenta pur déclarer que la Chambre et le pays étaient convaincus que dans l'intérêt ut la .uuse des Alliés, ainsi que de la continuation énergique de la guerre, il était souhaitable que a es voui autorisées exposassent « corum' pupulo » la situation générale et la marche des opérations de guerre. — Le chancelier ue r Echiquier nous a exposé la situation, continue M.Asquith, mus malgré toutes les considérations encourageantes et ies prévisions optimistes qu'd fc est plu à invoquer, j'estime, pour ma part, que la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement, est une des plus en-tiques que nous ayons connues depuis le déout des hostilités. » Après que M. Asquith eut touché un mot au sujet de la supériorité des forces aériennes des Alliés, de la diminution constante du danger de la guerre sous-niariue, et du nombre toujours croissant des troupeo américaines arrivant en Europe, il marque sa confiance pleine et entière dans le généralissime Foch et termine son discours par cette déclaration que, vu les événements qui se soin .succède depe s six 3ftinaT.es et lu gravité du moment, il est un ievoir patriotique pour les membres de la Chambre d'unir to:is leurs efforts pour servir de conseillers au gouvernement et d'exercer une critique sérieuse sur la manière dont est conduite la guerre. M. Bonar Law répond à ce discours : — La situation en France est connue dans ses grandes lignes par tous les membres de la Chambre. L'offensive allemande s'est déchaînée le 21 mars. Avant que fui prononcée la première attaque, le commandement de 1 armée de nos alliés -avait qu'une offensive ennemie était en préparation. Cependant, l'état-major anglais, aussi bien que celui de 1 armée française, doutait encore quant à l'imminence de l'attaque, vu que les troupes allemandes, 'in retardant l'offensive de quelques semaines, pouvaient être considérablement renforcées par les divisions venues du front de I i'.-t, qui assureraient aux armées allemandes une supériorité numérique écrasante *ur le Alliés. Nonobstant, l'offensive fut téclaii-chée, et elle se montra si impétueuse, fut couronnée d'un tel succès, qu elle provoqua de graves soucis chez les Alliés. Trois mois se sont passes depuis, et quoique la bataille dure toujours, nous pouvons aujourd'hui envisager l'avenir avec confiance. Dans le gigantesque effort qu'ils ont déployé, les Allemands se proposaient J atteindre trois buts stratégiques bien Jeter-minés. Le premier de ces buis, était fans , le second, la possession des ports du Pas de Calais, et le troisième, non seulement la défaite des armées ennemies, mais la rup-ture nette de la liaison entre les troupes anglaises et françaises Quoique les sains territoriaux ; .Usés par les Allemands soient considérables, il n'en reste pas moins vrai qu'aucun de leurs objectifs stratégiques n'a été atteint. S'il nous avait été donné de prévoir le jour de l'offensive, quelle serait la situation après trois mois de combals, nous aurions été moins anxieux que nou6 l'avons été en réalité. La première attaque du 21 mars dans le secteur de Salnt-Uuentin, peut être considérée comme la première grande :>ataille et constitua indubitablement un succès nour l'adversaire. Il en fut de même du premier jour de la bataille sur la Lys. Par contre, l'attaque de nuit, contre Arias ne le cédait en rien en impétuosité,mais fut une ictoire pour les troupes anglaises. Ou peut en -lire autant'des combats ultérieurs livrés dans e secteur de la Lys. Les Allemands durent renoncer à s'emparer de nos positions --Ira-tégiques et nous avons lieu de considérer cette résistance héroïque comme une victoire pour nos troupes. Tous ceux qui ont suivi les événements avec quelque affention y verront la justili-cation de la création d un commandoinenl supérieur unique pour les armées nlliées. Les Alliés trouvent dans l'Amérique une source de longue durée de nouvelles i-.serves. Il appartient certainement au plan de guerre des Allemands de provoquer l'engagement dans le s combats des réserves alliées, avant que nos armées puissent être renforcées par les troupes américaines, .le désirerais qu'il me fût possible de communiquer à la Chambre l'importance des renforts qui ont quitté l'Angleterre pour aller occuper leur place iu front. Mais la -ource principale des réserves alliées est toujours l'Amérique. La nécessité a réalisé l'impossible. On ne peut plus dire aujourd'hui que les troupes américaines sont en marche . la vérité est que les Américains sont la 1 il ne m'est pas possible de vous citer des chiffres, mais je peux vous communiquer un extrait du procès-verbal du Consehl de guerre supérieur, qui constate que grâce à l'initiative spontané» du président des Etats-Unis les disputions prises pour l'envoi de troupes américaines rendront vaines toutes les tentatives d^ l'ennemi qui essayerait de remporter la Victoire finale par l'extermination des réserves des Alliés avant que ses propres réserves ne soient épuisées. » M. Bonar Law en vint alors a iiarler des prestations fournies par les aviateurs anglais et touche un mot du danger des sods-marins.— 11 est incontestable, dit-il, que le danger des sous-marins s'affirme et il est à prévoir qu'ils occasionneront encore Je3 dégâts et des dommages au peuple anglais ; mais, pour autant qu'il éf=t en notre pouvoir d'envisager l'avenir, il n'existe aucun motif pour admettre que l'Angleterre puisse jamais être réduite par ia faim à se soumettre. Quand le? Allemands ont inauguré leur guerre sous-marine sans merci, ils étaient convaincus que l'Amérique ne pourrait jamais être considérée comme un facteur actif dans la guerre, ni inlluencer le résultat final. Ils se sont trompés. Le nombre de troupes américaines débarquées au cours du présent mois et celui de celles qui -ont attendues dans les deux mois suivants, esl si considérable que, il y a un ou deux u >is, nous n'aurions cru qu'il fût possible d'atlein dre ce résultat. Déiii l'intervention de trou pes américaines exercées se fait sentir sur le frout en France. C'est là le grand événement de celte aimée et U constituera le tait dominant de cette armée de guerre. » Envisageant la situation militaire du moment, M.Bonar Law s exprime comme suit: — Nous assistons à une accalmie dans les combats ; mais bientôt une nouvelle grande bataille suivra, il ne nous est pas possible de prévoir avec quelque chance le succès sur- quel point du Iront se Jéclan-chera celte lois encore l'offensive. Le commandement supérieur des armées française, américain# et anglaise est préparé à toutes les surprises et envisage cette attaque uon seulement avec espoir, mais encore avec confiance. Jamais le moral de nos troupes n'a été aussi satisfaisant qu'actuelement. L'issue de la lutte est encore incertaine, mais on peut prévoir que la décision finale tombera au cours des deux mois qui vont suivre. Si dans les trois prochains mois les Allemands n'ont atteint aucun de leurs .rois buts stratégiques, an peut dire que : nlgré leurs succès la campagne est perdue pour eux. L'avenir de notre pays et du monde entier dépendra des événements qui vont se dérouler dans les quelques semaines qui vont suivre : ri sont les soldats anglais et les soldats des armées alliées qui tiennent en mains le sort de l'Europe. Ils répondront à la confiance que nous plaçons en eux et s'en montreront dignes. Nous, de notre côfé, nous saurons, comme nos soldats, nous montrer à la hauteur de nos devoirs et supporter les charges avec confiance, avec courage et bon espoir, u Le « Belgischer Kurier» note en marge : — L'opinion oublique anglaise a besoin, une fois de plus, d'être tranquilisée. Asquith et Bonar Law s'en sont chargés. Reste a voir s'ils obtiendront quelque résultat, ils parlent de la diminution du danger des sous-marins, des troupes américaines al-fiuant en masse, de la supériorité des aviateurs alliés, lis ajoutent que les Allemands n'ont jusqu'à présent atteint aucun de leurs buts stratégiques à l'Ouest Bonar Law ajoute cependant avec prudence que tout danger n'a pas encore disparu Si donc les choses marchent si nien au gré des Allies, et que Bonar Law te charge de le faire savoir au peuple anglais, comment est-il possible que Asquith de son côté, déclare que la situation ira jamais e aussi critique depuis le début des hostilités? Comment expliquer aussi que Bonar law estime que l'issue de la guerre est i tout le moins incertaine et que 1 avenir de l'Angleterre et du monde entier dépendra des événements des semaines qui vont suivre 7 Comment concilier ces contradictions ? Si vraiment les prévisions militaires sont si favorables pour les Alliés, l'issue de la lutte ne peut être douteuse pour eux Nos ennemis ne semblent pas être .-m convaincus de la victoire finale qu'ils veulent bien le faire apparaître. » »*» Amsterdam, 20 juin : Du correspondant à Londres de l'Algcmeen Ilandclsblad : 1 — L'exposé de la situation militaire fait par M. Bonar Law n'est pas lort optimiste. Alors ' qu'au moment où elles étaient prononcées, ses paroles paraissaient encourageantes, les de-i mandes des déjjytés Walter Recli (libéral) et > Page Groof (unioniste), fortement appuyées par M. Asquith et tendant à obtenir des renseignements sur certains événements très inquiétants de ces derniers filols, ont été accueillies avec une grande sympathie, lin de-. hors de la gravité extraordinaire avec laquelle i M. Asquith a parlé de la situation générale, i l'insistance qu'il a mise dans son discours impressionnant à réclamer une politique plus ac-■ tive vis-à-vis de la Hussie a été fort remarquée. M. Asquith a dit qu'il ne fallait pas traiter la Russie en facteur négligeable, car ce serait pratiquer une politique à courte vue. li s'impose que les Alliés nouent des rapports ami eaux avec la Russie et mettent dans ce but en : jeu toutes les ressources de la diplomatie. • L'offensive allemande à l'Ouest Zurich, 20 juin : Ou mande de la frontière française : — Le nouveau gouverneur militaire de Paris a déclaré lundi aux délégués du Conseil municipal Qu'il se portait garant de la sécurité de la capitale. Le Comité de défense de Paris a décidé de mettre les installations bétonnées de la forteresse à la disposition de la population. « *'** Berlin, 20 juin : On transmet de Genève au Berliner Lokal Anzeiger une information particulière de Paris disant que les forts extérieurs du sud-est de Reims sont pris sans interruption sous un feu violent des canons allemands. Il ne reste plus du fort Pompelle que des ruines. «** Genève, 19 juin : A Melun, deux aviateurs qui avaient pris leur vol vers le Iront sont tombés d'une hauteur de 150 mètres et ont été carbonisés avec leur appareil. On mande, d'autre part, que l'adjudant-aviateur Kette, qui, d'après les communiqués français, avait déjà dix vie toiresàson actif, est porté manquant depuis le 5 juin. - OPINIONS DB LA PP.ESSB Du critique militaire du rw?2d, de iierne : — Chaque pas en arrière rapproche le général Foch du camp retranché de Paris, dont il défend dès maintenant les abords près de Compiêgne et de Villers-Cotterets, encore que les Allemands n'attaquent point Paris directe ment et que Paiis ne soit, en réalité, leur but ui géographique ni stratégique. Dès que Paris sera assez proche pour que les lignes de coin munications du front anglo-français au nord et à l'est soient englobées dans la bataille, l'offensive du feld-maréchal von Hindenburg aura atteint un de ses plus importants objectifs. Les contre-mesures prises par le général Foch pourront en retarder l'heure, mais non l'empêcher : pour l'empêcher, en effet, il faudrait qu'il disposât de moyens de reprendre complètement l'initiative. +** Le Daily News estime que les Allemands sont encore à même de jeter cinquante nouvelles divisions dans la bataille. — Le général Foch, dit-il, doit veiller au grain et masser de fortes réserves près du champ de bataille au sud de Noyon. » Les journaux anglais sont d'avis que les Allemands tenteront d'étendre leur offensive soit au nord d'Albert, soit au sud vers la Marne. Tout permet de conclure que les Allemands feront des efforts surhumains. *** Dans le Corriere délia Sera, M. Barzini estime que Compiêgne peut tomber entre les mains de l'ennemi si celui-ci veut y mettre le prix. La dernière lettre de M. Barzini montre que la puissante pression des événements commence à lui faire perdre son grand flegme. EN ITALIE Milan, 20 juin : On mande de Rome que les Alliés ont pro mis de venir en aide à l'Italie et'que des corps auxiliaires y sont déjà expédiés. Dans un ordre du jour, le général Diaz proclame la né cesslté de tenir le front coûte que coûte. »*» ir Londres, 20 juin : e- On mande du Miian au Daily Chromcle : lit Les autorités ont commencé à faire évacuer la population civile de la région de Bassano. o- •*» it- Berne. 19 juin : us La Presse tclcgrapliiQue suisse apprend de le Milan que le groupe parlementaire socialiste ^ délibérera à Home avec la direction du parti le et la rédaction dh> l'Avanti sur le discours de n Ji. i uraii. Cette délibération a trait à la sup-v, pression par la censure d uu long compte ■. rendu que l'Avanti avait publié et où se troues vait reproduit le discours du député socialiste , « Maftei qui, à rencontre de M. Turati, avait le demandé la continuation des débats à ia (gs Cliambre sans souci de^la bataille. Zurich, 19 juin : il Ues cas de peste axant été signalés aux , Indes anglaises, le gouvernement italien a or-donné la mise en quarantaine des coolies ve-,es nant des Indes dans tous les ports italiens. PS -f. ue * • Milan, 19 juin : l)u Piccolo : _ Quoique la session parlementaire soit •UI close, un grand nombre de députés res'.ent à ul" iioinè pour recevoir plus rapidement les nou-^ velles du front. » OPINIONS DE LA PRESSE 'us rf„ Milan, 19 juin : J On mande de Rome au Corriere delta sera : — Les Romains attendent avpc grande impa-ec tiencc, niais avec calme, les nouvelles du Iront. La bataille décisive se livre enfin, il faut souhaiter que le pays se prépare aux al-c ' ternatives de revers et de succès et qu'il soit convaincu que l'armée fera en tout cas vail-i animent son devoir. ^ ,"s Du colonel Egli dans les Basler A'ach- le,s richten : aI" — Il va de soi qu'une offensive ne peut être ;û" déclanehée avec une violence égale sur un "1s front de plus de 150 kilomètres. Les premiers 1,6 télégrammes indiquent d'aiileurs que le maximum de pression s'exerce sur certains points. ru" Toutefois, il est impossible en ce moment de !S" discerner l'attaque principale des opérations ien de diversion ayant pour but d'attirer ei de lier les réserves italiennes. Ces derniers temps, la l!s- situation était si tendue sur le front italien i0n que le haut commandement autrichien a dû e renoncer à tenter de surprendre son adver-saire. En conséquece, il lui a fallu ordonner aw l'offensive sur tout le front, seul moyen de ut mener une opération militaire de grands Btyle ^n- Les résultats de la première journée de ba- ies taille semblent indiquer que les chefs autri- e ? chiens ont mis en ligne leurs forces princi- Si pales dans la plaine; ils pouvaient, du reste, si admettre « priori que le général Diaz cher- itte cherait avant tout à résister dans le secteur du Grappa et sur le haut plateau des àette on- Communi pour éviter l'écroulement du front ent ae la Piave. , Du Zuriclier Tagesanzeiger : — Les Journaux italiens reconnaissent que [*e;i la réaction 'subie par les Autrichiens sur le front de montagne ne constitue pas un échec. Dar car ils réussissent en réalité à tenir leurs gains ors au delà de la Piave et à avancer,peu à peu ...3 dans la plaine vers ïrévise-Bassar-o. » de- Le '/.uricher Tagesanzeiger ajoute que si les ot troupes autrichiennes réussissaient encore à écs avancer daus cette direction, les Italiens re-■en. gratteront pt ut-être d'avoir massé de trop im-in portantes forces (iftfis le secteur du Grappa, ac. car, comme c-n automne dernier, elles gourde. i aient y être facilement coupées. elle • • " EN AMERIQUE Washington, 19 juin : La Chambre des représentants a voté une loi déjà approuvée par le Sénat, qui porto définitivement de 87,lis à 131,4S5 hommes les effec- i tifs de la flotte. Pans, 19 juin : On mande de Rockaford (Illinois), en date du 13 juin) à l'édition parisienne de la Chi- . cago Tribune : — M. Allison, ancien attaché à la légation des Etats-Unis à Berne, rappelé par M. Wilson pour sentiments pacifistes et critique ouverte des Alliés, vient d'être condamné à la réclusion perpétuelle par te Conseil de guerre de Chicago. II était accusé d'avoir enfreint la loi sur les révoltes. L'arrêt doit encore être sanctionné par le Président. Les cvéBemeiiis de Kussie Stockholm, 20 juin : J Le tsar Nicolas et sa famille ont été transférés a Moscou, car leur séjour à lékate^jûien burg était menacé par l'action des tchéco-slo- , vaques et des cosaques de l'Oural. DEPECHES* DIVERSES > Rotterdam, 19 juin : Le Steuwe Huilerda/nsche Courant annonce • que le nouveau président du Conseil, M. Coo-reman, a convoqué tes membres du Parlement belge résidant à l'étranger à une réunion fixée au ^1 juillet prochain. C'est le premier acte de ia nouvelle méthode gouvernementale ;inau-gurée par M. Cooreman. Let trois députés belges résidant en Hol-lanue, MM. Haemdonck (catholique). Buysse ^libéral) et l erwagne (socialiste), ont décidé de se rendre à l'invitation. #** Paris, 20 juin : [ De l'Humanité : —Un article (lol'Homme Libre demande à M. Lloyd George de faire connaître les conditions de paix de l'Angleterre, étant donné que la France est prête à écouter des propositions de ' l'Allemagne de nature à mettre fin à la guerre, cet article a été écrit par M. Clemenceau lui-même. ; L'Humanité n'indique pas la source de son ; information. *** 1 Bâle, 19 juin : 1 On sait que les journaux français destinés à l'étranger ne peuvent plus contenir d'an-J nonces. On assure de source bien informée que cette mesure sera bientôt étendue aux journaux des pays neutres importés en France **# Paris, 20 juin : 1 L'assemblée générale des employés subal-1 ternes des télégraphes et des téléphonés a voté, à l'unanimité moins 13 voix, un ordre du jour ! condamnant la diplomatie secrète et exigeant que le gouvernement fasse connaître les condi-1 tions auxquelles une paix générale équitable pourrait être conclue. En outre, l'assemblée a émis l'avis qu'aucune proposition de paix ne pouvait être rejetée sans examen minutieux. Enfin, rassemblée a invité les prolétaires de 1 tous les pays à réclamer de leurs gqûverne-? ments la publication des buts de guerre et le droit pour les délégués des syndicats ouvriers 1 d'assister aux négociations de paix. *** Rotterdam, 19 juin ; Le Nieuwe Hotterdamsche Courant apprend de Londres que c'est probablement aujourd'hui que viendra à la Chambre des lords le projet de réorganisation ministérielle visant l'ins. aition d'un cabinet particulier ou d'un comité de ministres chargé de l'administra-; tion des affaires intérieures. i D'après le Times, la réorganisation projetée serait fort importante, à raison du fait que les Dominions seraient invités à prendre part au gouvernement des affaires de l'Empire. COMMUNIQUES OFFICIELS communiques des Puissances Centrales. Berlin, 20 juin. — Officiel de ce midi : Théâtre de la guerre a l'Ouest. Armées du leld-maréchai prince héritier Hupprecht de Bavière : Les opérations de l'ennemi sont devenues plus actives le soir presque tout le long du iront. L'intensité de ia canonnade s'est accrue. D'importants détachements d'inlanterie ont attaque nos lignes dans de nombreux secteurs ; ils ont été repoussés. Armées du prince héritier allemand : : Les uouvelles tentatives faites par l'ennemi pour dépasser, au nord-est de Chàteau-Tiùerry, le secteur de Clignon, ont échoué sous notre feu. Sur le reste du front, le» opérations sont restées dans des limites modérées. Aimées du général von Galiwitz : Au sud-ouest d'Ornes, des attaques exécutées la iiuit par l'ennemi ont été repoussées. Entre la Meuse et la Moselle, nos troupes d'assaut ont pénétré profondément dans les positions américaines établies près de Seicheprey ; elles ont infligé de fortes pertes à l'ennemi. Le capitaine Berthold a remporté sa trente- sixième victoire aérienne. *** Berlin, 20 juin. — Officiel : D'après les rapports des sous-marins rentrés à leur port d'attache, nos submersibles ont encore coulé 13,000 tonnes brut sur le théâtre de la guerre septentrional. A la côte orientale de l'Angleterre, malgré une très violente intervention des navires de garde, ils ont torpillé dans un convoi les deux plus grands vapeurs qui en faisaient partie. Vienne, 19 juin. — Officiel de ce midi : L'aile sud du groupe d'armée du feld-maréchal von Bore o vie, avançant sans relâche en combattant, a remporté de nouveaux avantages ; sur plusieurs points, ses troupes ont franchi le canal de Fosetta. Les italiens mettent tout en œuvre pour enrayer notre marche en avant. Nous avons t'ait, dans des secteurs étroits, des prisonniers appartenant à un grand nombre de contingents et rassemblés sans aucune méthode. L'ennemi a déclanché et exécuté avec un extrême acharnement de violentes attaques, notamment des deux côtés du chemin de fer Oderzo-Trévize ; elles se sont fcrou-lées en partie au cours de corps à corps et ont coûté de fortes pertes aux Italiens. Près de Sevilla, au pied méridional du Montsllo, les divisions du général-colonel archiduc Joseph ont percé plusieurs lignes italiennes. Le nombre de nos prisonniers s'est accru. Sur le front de montagne, les positions que nous avons conquises le 15 juin entre la Piave et la Brenla et uu sud-est d'Asiago ont 'été de nouveau l'objdctif d'assauts acharnés. Malgré de grands sacrifices, l'ennemi n'a pu remporter d'avantages sur aucun point. Sur le Dosso Alto, les attaques italiennes ont continué à se succéder vainement. Sur le front du TyroL combats d'artillerie.Communiqués des armées alliées « Paris, 19 juin. — Officiel de 3 heures : ^ Hier soir, vers G heures, les Allemands ont déclanchô une violente préparation d'artillerie sur tout le front de Demis : du secteur de Vrigny jusqu'à l'est de La Pompelle. A 9 heures, l'infanterie ennemie a attaque les positions françaises comprises entre ces deux points. Nos troupes ont efficacement résisté a la pression de l'ennemi, qui a été fortement touché par notre artillerie. Entre Vrigny et ormes, les troupes d'assaut allemandes ont été repoussées par noue feu ; elles ont été à plusieurs reprises forcées de regagner leurs lignes de départ et n'ont finalement pas réussi à atteindre nos lignes. De violents combats se sont livrés dans les environs de Reims ; l'ennemi y a subi de fortes pertes et a été rejeté sur toute la ligne. A l'est de Reims, le combat s'est aussi terminé en notre faveur. Les Allemands, après avoir réussi à pénétrer dans le bois de Siiiery, en ont été rejetés par nos contre-attaques. Les prisonniers que nous avons fails dans ia ré gion de Reims déclarent que la ville a été atta quée par trois divisions et devait être prise la nuit. • ♦ * Paris, 19 juin. — Officiel de 11 heures: Aucun événement important à signaler au cours de la journée. Aviation. — Dans la journée du 18 juin, en dépit du temps couvert, nos équipages ont aouttu ou mis hors de cuuioat six avions ennemis et incendié un ballon captif. Nos bombardiers ont lancé dix tonnes de projectiles dans la nuit du 18 au 19 sur des gares, canton neinents, bivouacs et la région de Villers- Franqueux, Faverolles et Fisraes. *** Londres, 19 juin. — officiel : Nous avons prononcé cette nuit un heureux coup de main au sud d'Hébuterne. Dans le secteur de Vieux Berquin, un de nos détache ments a attaqué et reconquis un poste que l'ennemi avait occupé la nuit du 14 juin Au cours de ces combats, nous avons fait des prisonniers et pris deux mitrailleuses. Des troupes françaises ont repoussé une attaque exécutée par l'ennemi dans le secteur de Locre. Hier soir, l'artillerie allemande a été active dans la vallée de l'Ancre et près de xVléricourt; elle a aussi été active la nuit piès de Merris. Nous avons exécuté hier soir une heureuse attaque au nord-est de Béthune; quelques prisonniers sont restés entre nos mains et nous avons pris une mitrailleuse. A l'aube, des détachements d'attaque enne-i mis ont été repo'ussés avec pertes à l'est d'Hé-l buterne. i La canonnade ennemie a été plus active au-t jourd'hui dans le secteur d'Albert, ainsi qu'à proximité cle l'Ancre et de l'étang de Dikke-busch.* a Rome, 19 juin. — Officiel : Moins violente sur le front de montagne, la bataille est devenue plus acharnée sur la ; Piave. Notre troisième armée a vaillamment tenu tête au puissant effort de l'ennemi. En > face de Maserada et de Candelu, l'ennemi a tenté à diverses reprises de se forcer de i nouveaux passages sur la rive droite du fleuve ; il a été repoussé cf'une manière sanglante.Depuis Fossalta jusqu'à Capo Sile, le combat acharné a continué sans arrêt. Les formida bies attaques de l'ennemi ont alterné avec nos • contre-attaques, qui ont brisé la poussée autrichienne. Le combat n'a cessé que bina ant dans la nuit. Nos vaillantes troupes «m. été » mises à une dure épreuve, mais elles ont ieussi , à empêcher l'ennemi d'élargir la bande de terrain sur laquelle la bataille sévit depuis quatre jours. Quinze cent cinquante prison-: niera sont restés entre nos mains. Nos aviateurs sont intervenus infatigablement et effi-i cacement dans la mêlée, malgré la pluie bat-i tante. Sur la lisière septentrionale du Montello, nous avons renforcé notre position sur le fleuve jusqu'à Casa-serena. L'après-midi, l'en-1 nemi, débouchant du saillant que constitue la • pointe septentrionale du Montello, a di-» rigô une attaque vers le sud-ouest et une ; . autre vers le sud-est . La première d'entre elles i a été nettement arrêtée à l'est de la hauteur • 279, au nord-est de Jiavera; la seconde a été bientôt enrayée au sud du chemin de fer San î Mauro-San Audrea. Dans la région du Grappa, nous avons re t poussé des attaques partielles ennemies et exécuté de fructueux coups de main; une cen taine de prisonniers sont restés entre nos mains. Dans la vallée de la Brenta et à l'est de la vailee de la Frensela, nous avons rapidement li enrayé les attaques ennemies. A la lisière ^ orientale du haut plateau d'Asiago, nos troupes ont arraché à l'ennemi le Pizzo Redezza et les hauteurs situées au sud-est du Sasso ; elles ont fait 300 prisonniers environ. Nos détachements et des troupes françaises ont énergique-ment attaqué et conquis ia colline de Costa Lunga en faisant quelques prisonniers. D'autre part, un grand nombre de prisonniers ont été faits plus à l'est par des troupes britanniques. L'attitude de nos troupes et de celles de nos alliés est digne d'admiratino. Depuis le Stelvio jusqu'à la mer, chaque soldat avait compris qu'il ne fallait pas que l'ennemi passât. Quant aux vaillants défenseurs du Grappa, ils savent que le moindre grain de sable de ce mont historique est sacré pour la patrie. Le communiqué cite en terminant les nombreuses unités qui se sont distinguées dans les batailles des 13, 15 et 16 juin. Dépêches Diverses Londres, 19 juin : En déposant à la 'hambre des Communes u'-e nouvelle demande do crédit de 500 millions de livres, M. Bonar Law rappelle qu'à la date du 17 mars dernier la Chambre a voté un crédit de Ô00 millions de livres. Les dépenses pour les 69 jours, jusqu'au 8 juin inclus, se sont élevées à 472,500,000 livres, soit 9 1/2 millions de moins que les 483 millions prévus. \ e La Haye, 19 juin : Le Hollandsch Nieuws Bureau apprend de ( Londres que l'état de lord Rhondda est grave. fc** 1 La Haye, 18 juin : Certains journaux avaient en ces derniers I temps exprimé la crainte que le contrôle < exercé par la Hollande sur les trains du chemin de fer do Venlo et de Vlodrop vers la Bel-j gique, vià Ruremonde, fût insuffisant. Ces craintes ne reposent sur aucun fondement. En effet, l'accord conclu avec l'Allemagne prévoit que la circulation des trains ne dépassera pas la moyenne de celle du temps de paix. i *** i La Haye, 19 juin : j Interrogé à la Chambre par M. le député Nierstrass, le ministre des affaires étrangères a expliqué pourquoi le gouvernement n'était ] pas entré en relations avec l'Angleterre pour obtenir qu'elle fournit du charbon à la Hollande quand il a constaté la pénurie du char- • bon allemand. Il n'existait pas de convention avec l'Angleterre. La fourniture du charbon , anglais avait été prévue lors des négociations relatives à la cession du tonnage; mais à la suite de l'embargo mis sur les navires néerlandais dans les ports alliés, l'accord tomba à l'eau. De nouvelles négociations sont en cours en ce moment, et le gouvernement croit que l'Angleterre consentira à fournir du charbon en échange d'autres produits. **» Rotterdam, 20 juin : Le Kieuwe Iiotterdamsche Courant annonce qu'ayant été avisé du refus du gouvernement anglais de lui délivrer un passeport pour se rendre en Angleterre, M. Troelstra ne pourra assister au Congrès du Labour Party. Stockholm, 19 juin : Aux termes do l'accord conclu avec l'Entente, la Suède mettra à sa disposition 400,000 tonnes de jauge, dont 20,000 à utiliser dans la zone dangereuse. En outre, elle lui réservera une partie de ses minerais de fer destinés à l'exportation. En échange, l'Entente s'engage à fournir à la Suède des céréales paniflables, des fourrages, du charbon, du caoutchouc brut et travaillé, de l'huile, du coton, des textiles, des peaux, du cuir, du café, du tabac, du zinc, du salpêtre, etc. Déjà une grande quantité de froment est en route pour Stockholm.*** Berlin, 20 juin : On mande de Vienne au Berliner Tageblatt que le gouvernement hongrois a promis d'expédier à Vienne 1,000 wagons de pommes de terre hâtives et 1,000 wagons de légumineux. * ^ o Genève, 19 juin : Les journaux lyonnais apprennent viâ Marseille qu'une nouvelle agitation a éclaté au Maroc, surtout dans l'Atlas central, où les Berbères se sont soulevés, sous la conduite de leurs cheikhs. Des combats se déroulent également dans la région de Meknes, Tazza et Fez. C'est surtout le chef arabe El Malek qui cause des désordres dans le district de Dou-haroun.*** Berne, 19 juin : L'Associated Press mande au sujet du traité sino-japonais conclu vers la mi-mai que le texte n'en a pas encore été publié, mais que, d'après des informations de Pékin, l'accord aurait pour objectif la défense commune des frontières nord-est des deux pays. .La guerre navale Berne, 19 juin : On mande de New-York à l'édition parisienne de la Chicago Tribune que les steamers norvégiens Vindeggen et Hendrilc Lund ont été coulés par un sous-marin en vue de la côte de Virginie. *** Stockholm, 19 juin : Les vapeurs suédois Agrès (environ 1,400 tonnes brut; et Phylis (environ 1,000 tonnes brut), qui se rendaient de Hull à Blyth, ont été coulés. i- Berlin, 19 juin. — Olficiel : D'après les informations des journaux, l'Amirauté anglaise a annoncé la découverte, du 2 au 7 juin, de mines d'origine allemande sur la route prescrite aux vapeurs néerlandais qui transportent les prisonniers échangés. Dès la 7 juin, nous avons officiellement déclaré que nous n'avions placé aucune mine sur cette route. Ii nous est impossible de savoir si les Anglais y ont réellement découvert des mines, mais si c'est exact, ces mines n'ont en tout cas pas été placées par les Allemands •** Berlin, 20 juin : Le Journal of Commerce, de Liverpool, traite de comédie politique le dernier discours que M. Lloyd George a prononcé à Edimbourg et dans lequel il proclame plus que jamais l'inefficacité de la guerre sous-marine. —L'assurance si souvent répétée par les porte-parole du ministère, dit-il, qui affirment que le danger des sous-marins est définitivement écarté, constitue une tromperie. . L'opinion anglaise est depuis trop longtemps dupe de ces belles paroles, et il ne faudrait pas trop s'étonner de voir les ouvriers des chantiers navals, prenant les déclarations gouvernemntales pour argent comptant, cesser l'effort gigantesque dont dépend le sort de l'Angleterre. Rien, dans les dernières statistiques publiées au sujet de la guerre sous-marine et de l'activité des chantiers n'est de nature à corroborer les affirmations de M. Lloyd George. Les statistiques des prestations des chantiers américains et anglais, pas plus que remploi des chiffres ronds, ne valent contre notre conviction, à savoir que le génie du contrôleur des chantiers navals est seul capable de combler l'abîme qui sépare, en matière de constructions navales, les belles promesses de la production réelle. MARCHE SAINTE-CATHERINE L'agent 85. La population bruxelloise en généra], et les habituée du marché Sainte-Cattierinu en particulier, portent au aJjlcau tl'honneur l'agent 85 qui, jeudi matin, fonctionnait et gagnait hien ses appointements et ses in-demnitée de vie cia-ie par son travail intelligent et énergique contre les mauvais marchands.11 pénétrait dans les groupes de deux et trois cents personnes l'aisant cercle autour des marchandes qui demandaient de leurs légumes les prix exorbitants que l'on connaît et laisait ue lorce délivrer la marchandise au prix des larits. 11 ne se contentait pas de menacer du pirocès-verbal les récalcitrants : il mettait toute sa vigueur à les amener à délivrer la marchandise. Cela n'allait pas tout seul ; mais il savait vaincre les obstinés, leur parier du devoir et du vrai patriotisme et ues besoins de la population bruxelloise. Il était rouge et avait chaud, je vous en réponds, yuel spectacle réconlortant, et comme on l'approuvait en masse 1 — En voilà un qui mérite de la patrie ! », disait-on. Nous lui avons vu faire mettre en venta différente légumes, notamment des pois, aliment recherché pour ses qualités nutritives et qu'en raison de cc-o avantages-là mêmes les marchands détiennent âpre-ment, sachant bien qu avec oette marchandise, qui peut être sechée,. rien ne presse., Je vous assure que les bénéficiaires de l'intervention de l'agent 85 lui brûlaient en pen. sée bien des chandelles au fond de leuxi cœur. Ali I oui, l'agent 85 méritait oette ;jrati< tude et payait bien de sa personne. 11 soulevait les paniers qui en recouvraient d'autres cach&, fouillait de la main dans lea couvertures de foin, profondément, sans crainte de se salir — et cependant il (lait coquet et impeccable de tenue, 1 agent 8u ; U mettait au jour les réserves laites par les marchands cupides pour lea acheteurs à gros prix. Ce qui n'aura pas été bien lait ce' jour-là sur le marché bamte-Catherine, et si la faute en revient à quelqu'un, ue ne sera pas, en tout cas, l'agent 85 qu'il faudra accuser. Seulement, que voulez-vous que fasse un agent, même excellent, seul sur tout un marché? ! Les marchands ont tous les trucs et sont aidés d'une foule de compères. Nous avons raconté hier comment ils échappent à la saisie qui devrait suivre ' la déclaration mensongère du «tout vendu". A observer les tours, l'on se rend compte de l'impossibilité qu'il y aura pour les Bruxellois de garder sur les marchés une alimentation suffisante si l'on ne prend des mesures générales par tout le pays. On attend le salut de la collaboration des magistrats communaux avec le pouvoir occupant. Il faut que. par un réseau serré de mesures de police, observées et surveillées, bien entendu, le producteur et le revendeur — c'est le dernier cas au marché Sainte-Catherine — soient astreints à continuer leurs expéditions et ventes comme par le passé, c est-à-dire vers les centre:- et av« les mêmes acheteurs avec j ils Commerçaient avant ta crise. 11 n'y aura W» à faire tant que le producteur, ou son inter-niédiaire, ou le revendeur auront la licence d'aller demander en province les prix dont ils sont mécontents ici. Nous signalions hier les expéditions qui se font par la llascule, notamment ; aujourd'hui, nous signalons | l'exode des produits que les maraljaers et : revendeurs inecontenis dirigent des marchés sur la gare du Nord. Mais revenons au marché Sainte-Catherine. Certains marchands, mécontents Je la visite do leurs paniers par I agent b5 et ue ! l'application- du tarif, fermaient boutique, si j'ose ainsi dire, et après son passage entassaient dans leurs grandes marines r-our-pier, épinards, salades, et relusaient da vendre L'agent unique ne pouvait naturel-: lement rester de planton auprès d'un seul marchand alin de l'obliger à écouler sa marchandise, ainsi qu'il en devrait aller de tous les produits amenés sur le marche. Sa justice, en quelque sorte distributive, l'appelait ailleurs. Nous ne doutons pas f^ie, se-i condée par le public et en nombre, ia po-1 lice arriverait à un résultat. D'ailleurs, bien des marchands qui font ' mine de fermer boutique ne le lont pas eu ; réalité. Repassez une demi-heure après, une fois la colère tombée : l'intérêt .eprend 1 le dessus. De nouveau vous verrez les marchandises étalées. Et souvent la vente reprend et s'aenève de manière passable. Le marchand a sans doute réilécili aux aitficul-tés de l'expédition en province, aux ^mbar-; ras, et il s'assagit. ' Mais il faudrait aussi !a collaboration du public, par un autre moyeu que lu presque i impossible grève des acheteurs souvent proposée. Il faudrait que les clients des marchés et même les sunples curieux — car il y en a assez bien et même d'originaux qui s'amènent en costume de sport — devins; sent un peu plus hardis. La timidité leuo fait beaucoup de tort. Nous avons vu des femmes indiquer entre elles des paniers , dissimulés sous des planches, ayant l'aie de contenu- du trèlle, et qui cachaient en i réalité, dans leur panse discrète, des kilos de pois. — Mais dites-le à l'agent!", leur criait-on., Elles n'osaient pas. Et ceux qui les pous-» saient à crier n'osaient pas plus qu'elles.. L'agent occupé ailleurs — car le 85 ne res-1 tait pas une demi-minute inactil — ne pouvait naturellement suffire à tout et tout voir ; souvent, la foule pressée cachait elle-même par ses attroupements l'objet déjà dissunulé par le marchand. i »*• Comme nous l'avons dit, l'agent 85 .'tait seul sur le marché. A tout instant, des têtes 1 et des voix s'élevaient ;>our chercher à dé-' couvrir au-dessus de la foule son képi galonné ou un autre Mais il n'y en avait pas 1 d'autre. Et lorsqu'il fut parti, le marché ' resta absolument sans agent. J'a: quitté le marché au bout de trois quarts d'heure, et aucun nouvel a^ent n'avait apparu encore. Il n'y avait aucune police pour empêcher ' de se produire la petite émeute qui a ":claté ] en face du n° 1 de la place Sainte-Catherine, î où une marchande, déjà antérieurement expulsée du marché par les injures de la po-. pulation, nous a-t-on dit, avait installé *on ! éventalre sur le trottoir. A certain moment, elle jugea prudent de se retirer dans la maison, devant les clameurs indignés d'un . 'militer de personnes. J Disons encore qu'il ne faut pas déses-. pérer d'une police qui serait composée d'à-) gents choisis, capables de montrer de l'in-! telligence, du jugement et de la fermeté, i Nous en donnerons un exemple. Mous ". avons parlé hier d'une certaine marchande qui refusait de vendre et dont les acolytea mftles insultaient outrageusement à la mi-1 sère des pauvres ménagères et mères qu'ils s envoyaient cyniquement chez le boucher. . Eh 1 bien, hier nous l'avions fait interpeller ; par la police : la leçon et la nuit lui avaient . porté conseil. Aujourd'hui, vous auriez dit ; la meilleure femme du monde ; son éven-3 taire était garni, elle vendait et faisait Iran-e quillement ses petites affaires à la satisfaction de sa clientèle. 21 «luâsi 13 913 JOURNAL QUOTIDIEN — Z-e Numéro : 15 Centimes 5e Année. — F;3° 120©

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