La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1918, 26 June. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Seen on 17 September 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/tq5r787737/
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PRIX DES ABONNEMENTS: S mois (juillet-août-septembre), fr. 1t.40j 2 mois (juill.-août), tr. 7.GJj 1 iuoi3 (juiil.), ir. 3.00, Le* demandes d'abonnement sont reçues exc(ust~ vement pat les bureaux et les' facteurs des postes. — Le* réclamations concet nmt les abonnements doi vent être adressées exclusivement aux bxueaux de poste• ADMINISTRATION ET REDACTION : îîlonta^no cux-^erbes-FotBTjères, ~1. Bruxoîloa jnvKWBmx*xx*sï2&^3*<Ki£L--jcràir*:> *>< : avj nnm ri-ara PRIX DE3 ANNONCES : Pet. annonce», la ligne, ir. 1.00. — Uédamet avant les ann., la lig., Ir. 2.&£. — Corps du journal, la lig., tr. 7.50. —Faits divers, la iig.t fr. 5.C0. — Nécrologie, lalig., Ir. 3.50. — Coin des Eleveurs,' annonces notariales, avis de sociétés (assemblées paiement de coupons, tirages), la lig-, ir. 2.00. Bureaux d» 9 à 17 heuros Direction ot Administration : ggj? !? h8^M JOS. mORESSÉE, DIRECTEUR Lâ SOEBRE * 1,423° jour ds guerre Nous disions hier que les troupes autrichiennes étaient, sur la rive droite de la Piave, en butte aux pires difficultés. La crue soudaine du fleuve menaçant de compromettre la sécurité de leurs communications avec la rive gauche et la régularité de leur ravitaillement, le haut commandement a décidé d'évacuer les positions conquises sur le Montello et certains autres secteurs de la rive droite do la Piave. Nous n'en sommes pas surpris. On se rappellera que dès dimanche nous signalions le désavantage qu'avaient les Autrichiens à se battre avec le tleuve dans le dos et mettions en doute qu'ils pussent se maintenir dans leurs nouvelles jrositions. Si les Italiens réussissent à torcer leurs adversaires à abandonner les têtes de pont qu'ils tiennent encore sur ia rive droite de la Piave, ils auront rétabli en Vcnétie la situation qui y existait avant l'attaque générale des Autrichiens. Assurément, iee circonstances les auront servis,mais la. preuve n'en sera pas moins fournie par leur armée d'une force de résistance et d'une ténacité dont on ne la croyait plus guère capable depuis son retentissant échec de novembre 1917 sur l'Isonzo. Un discours à K von KOiiimanii A la séance du Reichstag du 2-i juin, M. R-von Kuhlmann, ministre d'Etat, a prononcé le discours suivant : — Me conformant aux traditions parlementaires, j'ai l'honneur de vous exposer dans ses grandes lignes la situation politique de l'Empire. Le comte Czernin, le représentant distingué de la politique extérieure de la monarchie danubienne, notre amie et notre aliiée, a pris sa retraite pour des raisons de politique intérieure. C'est avec un sentiment de pro-londe reconnaissance que je rappelle l'amitié qu'il nous a toujours témoignée, son successeur est le comte Burian, un diplomate avisé dont l'amitié fidèle et l'attachement à l'alliance avec notre pays nous sont de sûrs garants pour l'avenir. Il nous sera donné de continuer avec lui l'œuvre féconde que nous avons commencée avec le comte Czernin en vue d'apporter une solution avantageuse à toutes les questions qui intéressent nos deux pays. Depuis l'arrivée aux affaires du comte Burian a eu lieu au grand quartier général ( une entrevue des deux empereurs qui aura ■une influence considérable sur les rapports futurs de l'Allemagne et de l'Autriche-Hongrio et à laquelle il convient donc d'attacher une importance exceptionnelle. Les doux monarques se sont attachés à consolider l'alliance existante et à l'élargir encore, au triple point de vue politique, militaire et économique. Les bases de cette extension de notre alliance, discutées lors de la visite à Berlin du comte Burian, seront soumises à un nouvel examen a l'occasion de la visite du chancelier de l'Empire à Vienne. En ce qui concerne la Bulgarie, les événements qui viennent de se produire ont resserré les liens politiques qui nous unissent à elle. Nous regrettons tous que le distingué représentant de la politique bulgare, M. Rados-lavof, ait été forcé par des motifs d'ordre intérieur »_ran::ntfonntrr le pouvoir, mais ce changement de personnel gouvernemental n'aura aucune influence sur la politique extérieure de la Bulgarie. Le traité de paix de Bucarest a laissé sans solution, en créant le condomi-ïiium du nord de la Dobroutscha, une question de grande importance sur laquelle nous délibérons encore en ce moment. Je crois pouvoir me borner à rappeler mes déclarations antérieures à son sujet. . Depuis mon entrée en fonctions, aucun événement important ne s'est produit en Turquie. Les questions qui intéressent en ce moment au plus haut point notre diplomatie sont la solution de la question de la Dobroutscha, la réglementation des territoires formant les marais de la Maritza et celle des territoires caucasiques : les deux premières seront résolues à bref délai, au mieux des intérêts des parties intéressées, et très prochainement se réunira une conférence qui réglera définitivement les questions pendants entre la Quadru-plice et les populations du Caucase. Les événements qui se sont produits en Russie en ces derniers temps ont accaparé, eux aussi, l'attention des diplomates. Ainsi que j'ai eu l'occasion de le faire remarquer dans une autre enceinte, le colosse russe a subi, sous l'influence de fermentations de nature nationale et sociale, des dislocations intérieures d'une ampleur telle que l'Histoire n'avait jamais eu à en enregistrer de cette importance. Il est impossible d'admettre que de l'effervescence au sein de laquelle s'agitent et se contrebalancent tant de forces contraires et dont le premier résultat a été l'abolition du tsarisme, puisse sortir dès aujourd'hui un régime d'équilibre durable : nos relations avec le ci-devant empire des tsars doivent, par suite, être empreintes de la plus grande prudence; il s'impose que nous fassions montre, en matière d'événements rur.ses d'ordre intérieur, de la réserve la plus discrète. Sous l'action des fermentations intérieures, le bloc russe s'est dissous en une série de nouvelles formations particularistes. La Finlande est en bonne voie de se constituer en Etat autonome, grâce à la haute culture qui la caractérise, grâce aussi à nos troupes, qui ont, sans aucun doute, contribué, encore que dans des proportions limitées, à créer la situation qui se présente actuellement dans ce pays. Espérons et souhaitons que le nouvel Etat se développe à l'intérieur en force et en puissance. Le traité de paix de Brest-Litovsk a définitivement séparé de la Russie la Courlar.de et la Lithuanie. La situation très compliquée née de l'effondrement de l'Empire, qui nous fit désirer et nous imposa même la nécessité d'en finir avec le problème à l'Est, nous incita à conclure la paix telle qu'elle est sortie des délibérations. Nous avons dû nous décider à venir au secours des provinces d'Esthonie et de Livonie, d'y faire cesser le règne de la terreur que les troupes y avaient inauguré et d'y substituât un régime d'ordre et de tranquillité. Les habitants de ces provinces ont, dans leur détresse, eu recours aux autorités supérieures allemandes. Le gouvernement de l'Empire a adopté dès îe début pour point de vue que la première chose à faire en ce qui concerne la reconnaissance diplomatique des nouveaux Etats détachés du ci-devant Empire russe était d'entrer en pourparlers avec le gouvernement des Soviets et de s'entendre avec lni sur les modalités de la reconnaissance de l'autonomie des nouveaux Etats. Le cas qui nous occupe n'a pas fait exception à cette règle. Indépendamment de ces considérations. les événements qui se sont produits en Russie ont créé une série d'autres questions qui ont nécessité des échanges de vues avec le gouvernements des Soviets de Mo^ uu Nous sommes en bonne voie, dans une conférence qui se tient à Berlin sous ma présidence et à laquelle participent des plénipotentiaires de la République russe, d'aplanir tous les litiges pendants entre l'Allemagne et la Russie. La question de la reconnaissance de l'indépendance de l'Esthonie et de la Livonie par l'Allemagne fait partie do nos délibérations, qui aboutiront sans aucun d-ute à donner satisfaction ai«x vœux des populations intéressées et serviront îes intérêts de l'Empire allemand. La solution à donner à la question polonaise, dont l'importance est primordiale pour les rapports germano-austro-hongrois, a fait l'objet do longues délibérations. Ce ne sont pas seulement des questions intérieures, mais d'autres encore, presque insolubles, qui s'y rattachent, qui ont empêché jusqu'ici de résoudre le problème de façon adéquate. Il est à espérer qu'une solution satisfaisante interviendra avant l'ouverture des négociations de paix générale. Dans le Caucase, l'Etat de Géorgie, l'un des mieux consolidés, s'est attaché, dès le début de l'effondrement du pouvoir russe, à réclamer une existence propre et à proclamer son autonomie. De nouveaux corps étatistes, moins bien consolidés, ont suivi l'exemple de la Géorgie et ont à leur tour réclamé leur autonomie. Môme dans l'ouest de l'Oural, de petits territoires se sont agglomérés en Etats et se sont efforcés de constituer la République trans-caucasique en vue d'augmenter par leur union leur force de résistance. La Turquie s'est vue forcée, en ces derniers temps, pour des raisons d'ordre stratégique intéressant la haute Mésopotamie, d'utiliser la ligne de chemin de fer Batoum-Tifïis et d'établir une étape à travers le nord d'Afer-beidschan, vers le Tigre. Dans sa marche en avant, l'extrême aile gauche des troupes a, pour des raisons de sécurité, occupé des territoires étendus, que la Turquie, toutefois, n'a pas l'intention d'occuper définitivement ni d'annexer. La marche en avant des troilpes turques vers le Caucase est arrêtée, et les modalités de la réglementation des questions caucasiques futures seront fixées par la Conférence qui se réunit à Constantinople. L'Etat de Géorgie nous a envoyé son ministre des affaires étrangères, et de notre côté nous avons envoyé le général von Kretz en mission diplomatique à Tiflis. En ce qui concerne les îles d'Aland, un accord diplomatique a été conclu stipulant le démantèlement des fortifications. Au sujet de 1 avenir de ces îles, dont la neutralité doit être garantie, il n'a pas encore été pris de décision finale. Le Danemark, la Hollande et la Suisse — car il faut que je parle de ces trois Etats voisins et amis — ont fait connaître leur volonté ferme et leur résolution inébranlable de maintenir leur neutralité. Tous trois ont, d'autre part, fait preuve de philanthropie et de cœur, en soutenant de toutes leurs forces les œuvres qui ont pour but d'alléger les souffrances des blessés et des prisonniers, et ont mis généreusement leur pays à la disposition des belligérants pour y tenir leurs conférences. C'est ainsi qu'après la Conférence si bien réussie qui eut lieu en Suisse et qui amena l'échange des prisonniers entre l'Allemagne et la France, une Conférence se tient en ce moment à La Haye qui discute l'échange des prisonniers et internés civils entre l'Allemagne et l'Angleterre. Cette Conférenoe a déjà obtenu un premier résultat en faisant abandonner le projet infâme de la déportation des Allemands résidant en Chine. L'Espagne, de son côté, a déployé les plus grands efforts pour maintenir sa neutralité, de telle sorte qu'il n'y a pas lieu de craindre que cette neutralité soit mise en péril dans un avenir prochain... En Amérique, quelques petits Etats sont passés du côté de nos adversaires sous la pression des Etats-Unis. Il me plaît de caractériser la politique de l'Empire par le fait qu'elle s'efforcera de rendre à i'avenir impossible l'entrée d'un plus grand nombre d'Etats neutres dans l'Entente. En passant de la situation politique à la situation militaire, je ne vous apprendrai rien des opérations en France qui ne vous soit connu. . Vous savez que notre armée, sous la conduite des chefs géniaux que Dieu nous a donnés, marche de victoire en victoire. L'initiative des opérations repose entièrement entre les mains du commandement supérieur allemand, de telle manière que nous avons tout espoir que l'été et l'automne qui viennent verront s'accomplir de grandes choses. L'armée aus-îro-hongroise a prononcé une nouvelle offensive, qui donne des résultats appréciables et retient sur son front des forces importantes des Alliés ennemis. Le plus long jour de la quatrième année de guerre est passé, et, jetant un regard sur les .événements passés, on se demande si, d'après une estimation humaine, la guerre pourrait encor^ durer tout l'automne et tout l'hiver et se continuer au cours de l'année qui vient. L'opinion publique s'imagine que la longue durée de la guerre est une nouveauté et une surprise. L'on se berçait de l'illusion qu'une longue guerre était impossible dans les circonstances actuelles. C'était là une grave erreur. Le feld-maréchal comte de Moltke disait dans cette enceinte le 14 mai 1890 : — Si la guerre, qui depuis dix ans reste sus-pendue'sur nos têtes telle une épée de Damo-clès, se déclenche quelque Jour, on ne peut en prévoir la fin... » Depuis que le maître de la stratégie allemande a fait cette déclaration, la situation s'est compliquée du fait que les puissances qui prennent part à la guerre ont développé considérablement leurs préparatifs et que des grandes puissances transocéaniques comme le Japon et les Etats-Unis ont été impliquées dans le con-iSit. Il est donc humainement impossible de dire quand cette guerre se terminera. Avant d'envisager des éventualités de paix, il faut considérer les raisons politiques qui sont de nature à hâter, l'ouverture des négociations. Et, m'appuyant sur ces faits, il me faut dire que, malgré le succès éclatant de nos armes, aucun indice ne se remarque chez nos adversaires qui puisse faire entrevoir des lueurs de paix ou des dispositions à entrer en composition avec nous. Jusqu'à présent, nos ennemis n'ont fait aucun pas qui puisse être comparé à i'offre de paix allemande ou à la note du Pape. Et, à en juger par les déclamations do nos adversaires, il n'apparaît pas que dans ce sens une lueur d'espoir puisse venir illuminer ce drame obscur. M. Baifour a ressassé l'autre Jour la vieille légende qui prétend cjue l'Allemagne a déchaîné la guerre pour conquérir l'hégémonie du monde. Celte légende ne gagne par» en véracité du fait d'être répétée. Aucun homme intelligent ne croira en Allemagne que l'hégémonie du monde puisse être conquise par le déclenchement d'une guerre européenne. Le peuple <;ui s'y laisserait tromper verserait la dernière Kouîte de son sang dans une lutte vaine d'où il sortirait véritablement éclopé. Cette guerre se montre de jour en Jour davantage comme l'œuvre de la Russie, comme l'œuvre de la politique extérieure inconsciente des sphères oirigeantes russes d'avant la révolution. A mesure que nous étudions la préhistoire de cette guerre, nous sommes de plus en plus convaincus que la puissance qui a voulu la guerre et l a déchaînée est la Russie; que, des autres puissances, la France a joué un rôle marquant en encourageant la Russie dans son action et que, dans la politique anglaise, il y a des côtés très obscurs, notamment dans l'attitude du gouvernement anglais avant la déclaration de guerre, fortifiant la Russie dans son projet néfaste. De tout ceci, les preuves abondent dans les documents qui ont été publiés. Voilà pour ce qui concerne la responsabilité. De son côté, l'Allemagne n'a jamais songé un seul instant à déclancher la guerre et, moins encore, elle s'est imaginé que cette guerre pftf lui apporter la suprématie en Europe. Elle était loin de songer à l'hégémonie mondiale. Au contraire, la politique allemande s'est efforcée d'apanir pacifiquement les difficultés en Orient et de régler de la même manière les questions coloniales. Rien danr. notre histoire n'autorise à supposer que nous eussions intérêt en ce moment à déchaîner la guerre ou à contribuer à faire éclater un conflit. J'estime qu'il est utile et nécessaire de dire H de répéter non seulement que l'affirmation émise par M. Eal- our est une duperie, mais qu'elle constitue une diffamation. Et je tiens à déclarer de mon côté, simplement et catégoriquement, ce que veut l'Allemagne. Nous voulons pour le peuple allemand — et aussi pour nos alliés — et ce dans lés limites qui nous sont tracées par l'histoire, une place dans le monde qui lui garantisse une vie libre, forte et indépendante. Nous voulons au delà des mers posséder des territoires auxquels nous donnent droit la place que nous occupons dans le monde, notre richesse et les aptitudes coloniales dont nous avons fait preuve. Nous voulons la mer libre pour transporter aux quatre coins de l'univers les produits de notre commerce et entretenir nos relations économiques.Voilà, dans leurs grandes lignes, les buts que nous poursuivons et dont la réalisation constitue une question vitale pour l'Allemagne. Déjà dans un discours antérieur, j'ai eu l'occasion dans cette enceinte de déclarer que l'intégrité absolue du territoire de l'Empire allemand et do celui de ses alliés est la condition sine tiua non de tous pourparlers ou de toute négociation de paix. J'ai exprimé antérieurement l'avis qu'à part cela do nombreuses questions pourraient faire l'objet de nos délibérations, et je crois qu'il en est encore ainsi à l'heure actuelle. On nous reproche constamment du côte anglais de n'avoir pas consenti à faire, sur l'injonction de l'Angleterre, connaître nos intentions définitives en ce qui concerne la Belgique. Ici encoro, il y a une grande différence entre la manière de voir du gouvernement impérial et celle des hommes d'Etat anglais. Nous considérons la Belgique comme une question faisant partie d un ensemble d'autres questions. Cependant, nous devons refuser de faire, dans la question belge, des déclarations qui nous lieraient, sans que nous pussions établir les limites de notre engagement. • , Au surplus, M. Balfo.ur a déclaré que nous ne devons pas nous imaginer que l'accord au sujet de la question belge soit de nature à épuiser les exigences de l'Entente et de l'Angleterre. Il s'est bien gardé d'aborder les points au sujet desquels il a à faire valoir des vœux ou des exigences. Ses paroles s'adressaient avant tout à Paris et ses vues allaient au delà de 1a Méditerranée, jusqu'aux territoires occupés de la Palestine et de la Mésopotamie. Et alors apparaît peu croyable l'affirmation que l'Angleterre se serait saignée à mort et aurait dépensé tant de milliards sans entrevoir un avantage territorial. Ainsi qu'il a été déclaré déjà par le chancelier de l'Empire, la cause de la paix ne sera pas avancée par les déclarations qui pourront retentir du haut des tribunes. Il ne faut pas en attendre des résultats. Dans cet ordre d'idées, nous pouvons faire nôtres les paroles prononcées par M. Asquith à la date du 16 mai. Il suffira de remplacer dans le texte : « le gouvernement anglais» par: «le gouvernement impérial ». Et alors on lit : « Le gouvernement impérial ne veut pas fermer 1 oreille aux propositions de paix honorable qui pourraient nous être faites, d'où qu'elles viennent, à condition que ces propositions soient basees sur des faits concrets. Je vous assure que celui qui ferait ces propositions ne frapperait pas a la porte d'un sourd. » C'est donc clair et net. Nous pouvons de notre côté faire la même déclaration, attendu qu'elle est entièrement conforme à notre pou- 1 Quand le moment sera venu où les peuples qui sont en guerre se décideront à entrer en pourparlers, il faudra en tout premier neu qu'on fasse crédit plein et entier a 1 honnêteté et l'esprit chevaleresque de l'adversaire. Aussi longtemps que l'on considérera toute Offensive do pai." do l'adversaire comme un piège, comme une fausse manœuvre pour se-mer la discorde et la zizanie entre aines, il ne sera pas possible que des échanges de vues puissent se produire qui conduisent à la conclusion de la paix. Sans cet échange de vues, en présence do l'extension qu'a prise la guerre et du nombre de peuples qui y sont intéresses, tant en Europe qu'au delà de l'océan, il faudra attendre que la décision finale soit apportée par les armes sans intervention diplomatique. Notre situation sur 'es champs de bataille, nos réserves inépuisables en moyens militaires, la situation et l'énergie du peuple dans notre pays nous permettent de tenir ce langage. Nous espérons que nos adversaires voudront bien se convaincre qu'en présence de! moyens d'action qui sont à notre disposition, tout espoir de nous vaincre doit être aban donné et qu'il ne constitue qu'un rêve, une illusion, et qu'ils nous feront des offres de pais qui sont conformes à la situation et répondenl aux nécessités vitales de l'Allemagne. L'ofiensiïB allemands à l'Ouest Londres, il juin : On mande de Paris au Daily Mail que léva cuation d s bouches inutiles continue. Per sonne n'est forcé de quitter la ville, mais or conseille à tout le monde de partir, surtout a ceux que l'heure crtique laisserait le plus de pourvus do secours. Les hôpitaux ne sont pas encore systématiquement évacués, mais 011 commence à en retirer les femmes, les enfant-et les vieillards pour les transporter à l'Intérieur du pays. Paris, 24 Juin : , L'Echo de Paris annonce que la direction de l'évacuation de Paris est confiée à trois groupes. La plupart des personnes à évacuer voyagent gratuitement. Les vacances scolaires commenceront dans le courant de cette semaine excepté pour la Sorbonne. La plupart des musées sont déjà évacués. Berlin, 24 juin : De M. Stegemann dans le Buna de Berne : — La nomination du général Guillaumat er qualité de successeur du général Dubaii à le direction des travaux de défense du camp re tranché prouve que M. Clemenceau est décidé à tout prix à faire de Paris le centre de la ré distance, et il semble exact que le haut com mandement de l'armée française veuille comme l'a dit le président du Conseil, se battre devant Paris, dans Paris et derrière Paris, c'est-à-dire utiliser stratéglquement le caniï retranché sans s'arrêter à des considérations humanitaires. C'est là un moyen désespéré de prolonger la campagne. » EN AMERIQUE Paris, 24 juin: L'Agence 1-Iavas apprend de Washington qut la Chambre a adopté un projet de loi pré voyant la déportation des sujets ennemis. ••• Londres, 24 juin : Les Journaux apprennent de Washingtor que M. Wilson a autorisé l'envoi en Europ< d'une délégation socialiste favorable à la con tinuation de la guerre. Cette délégation s'es engagée à s'opposer à la participation de dé légués socialistes allemands et autrichiens l la Conférence de Berne. JLa guerre navale Amsterdam, 24 juin : Le Telegroaf annonce que, suivant les direî des matelots de deux chalutiers rentrés hier i Ymuiden, un lougre néerlandais a touché une mine dans la mer du Nord et a coulé. *** Berlin, 25"juin : On transmet de La Haye au Berlin er Loka Anzcigcr uile information du Vaderland an nonçant le licenciement et le renvoi en cong< illimité de l'équipage du Hertog Hendrik, qu devait partir en convoi pour les Indes néer „ landaises. Ce convoi de /ait quitter la Hollande le 13 juin. Le Vaderland apprend que J'Argl terre a refusé l'autorisation de partir sous 1 prétexte que le navire à convoyer devait tram porter aux colonies des matières colorante allemandes. On parle de la retraite du m nistre de la marine. Ymuiden, 24 Juin : Les vapeurs Java et Stella, amenant des ci réaies d'Amérique, ont passé cette nuit le bi teau-phare de Terschelling. Ils sunt attendu cet après-midi, l'un à Ymuiden, l'autre à Ro terdam. Les événements de Russi< Abo, 24 juin : Du Hufvudstadsbladet : — L'appel désespéré du gouvernement max maliste dit que la situation est extrêmemei dangereuse. Le gouvernement sibérien s'e; emparé de Michel Romanof et a l'intention c le proclamer empereur. En outre, il a saisi 1< stocks de charbon destinés à la Grand Russie. • Stockholm, 24 juin : Les bolchevistes ont remporté la victoire au élections pour le Soviet qui ont eu lieu dar les usines Poutilof. *** Stockholm, 24 juin ; La question des vivres est déplorable à P trograd. Journellement, do nombreuses pe sonnes s'affaissent d'inanition en pleine rue. *** Paris, 24 juin : Le Temps apprend de Moscou que le trava serait abandonné entièrement dans les mirn du bassin du Donetz. Les galeries seraiei inondées et toutes les autres industries ch meraient par suite du manque de charbo. Les ouvriers auraient piilé les usines et d monté les machines, dont ils auraient empor les pièces les plus importantes. Moscou, 24 juin : Les journaux annoncent que le vapeur Fel maréchal Souwarof a été coulé par les troupi tchèques-slovaques entre Rybinsk et Astr khan. Le Volga reste navigable entre Rybim et Kama jusqu'à Perm. Le nouveau gouvernement sibérien aura demandé l'appui de la Chine, mais aurait reç une réponse négative. *** Pétrograd, 24 juin : D'après une information de l'Agence télégr phique, les Tciièques et la Garde Blanche oi occupé Cysrau. Les troupes tchèques et les c saques marchent vers Kusnetzk et Pensa Orenburg serait cernée par des cosaques. Kief, 24 juin : L'état-major des troupes du Soviet envoyé" contre les rebelles du Don se trouve à Aies kowo, sur le chemin de fer Borissoglobask-Z ritzjm. Les troupes avancent vers le Drjupin •** Moscou, 24 juin : Les Journaux annoncent que le Soviet ( Tambow a été dispersé par les mobilisés i cri de : « Vive l'Assemblée constituante ! » D'autre part, les représentants do l'Entent en réponse à la note de M. Chichérine, ont ci qu'ils no pouvaient éloigner leurs navires d ports/usses, car ils y sont chargés de protég les troupes de l'Entente et leur matériel d barqué avant la paix de Brest-Litovsk. dépêches'" diverses Paris, 25 juin : Le ^Journal du Peuple» prétend savo de bonne source aue M. Vanderveide, ch des socialistes befgos et président du B reau socialiste international, a l'intentic de conférer à La Haye avec des socialisé allemands et autrichiens. Le « Journal ( Peuple» ajoute que les délégués autrichiei ont. accepté de se rendre à l'invitation < M. Vanderveide, mais que l'on ne connc pas encore la réponse des délégués ail mands. •S Berne, 21 juin : La Presse télégraphique suisse apprend < Paris quo le capitaine Bouchardon a entenc M. Loste, vice-président du Conseil d'admini tration du Crédit Foncier et du Chemin de f alpin à Berne, au sujet de l'affaire Caillau Le même jour, M. Caillaux a été interrogé. Paris, 24 juin : Le Matin apprend de Marseille que le pa quet d'Aix a commencé l'instruction d'une il portante affaire de détournement qui se sen produite à l'usine de munitions de Chamc Plusieurs arrestations auraient été opérées. •** Madrid, 21 Juin : Après une période de plusieurs jours < fortes chaleurs, la température a brusqueme: baissé. On signale de fortes chutes de nei: dans l'Espagne centrale, surtout à Ségovic à Avila. Les communications téléphoniqu entre Madrid et Ségovie sont interrompues» Londres, 25 juin : Le Daily Post, de Liverpool, publie ui phrase significative du discours prononcé il a quelques jours par le général Smuts. Pe lant de la commission créée pour faire co naître les buts de guerre, le général a e qu'elle allait enfin apprendre au peuple a glais pourquoi il se bat. Il a ajouté qu'il es malt qu'une victoire décisive de l'un ou < l'autre parti est impossible, car pour arriver ce résultat, la guerre devrait durer à l'infl et la civilisation de l'Europe sombrerait da la tourmente. Le Daily Post ajoute que si un pacifls quelconque avait tenu un langage de ce geni il aurait été déchiré à belles dents par presse de lord Northcliffe. Le Labour Leader estime que le généi Smuts a visiblement parlé d'accord av M. Lloyd George, qui bat depuis longtemps 1 retraite avec sa politique de knock-out. Londres, 24 juin : Du Times : — Le bruit court que lord Lansdowne est à veille de publier une nouvelle lettre. Il prop serait de laisser les mains libres à l'Allemagi à l'Est et de chercher en échange un accord l'Ouest. La lettre serait envoyée à la près dès qu'un nouveau mouvement en faveur i la paix se prononcera en Allemagne. On pi tend que lord Lansdowne aurait cette fois d chances de réussir, car il est appuyé par d membres influents du gouvernement. » Londres, 25 juin : Les chefs socialistes ont' lancé un mai i feste protestant énergiquement contre proposition de dénoncer l'Union sacrée i ■ prochain congrès annuel du parti ouvri-britannique. Ils font ressortir les nombrei • avantages obtenus par le parti ouvri grâce à l'Union sacrée et signalent l'exer pie de la Russie pour montrer la situatk qu'amène pendant la guerre une lutte à o trance entre les divers partis politique Dans les cercles bien informés, en crc i toutefois que les éléments radicaux obtie dront la dénonciation de l'Union sacré \ car les hommes de confiance des syndica ouvriers ont été remplacés dans toutes 1 exploitations commerciales et industriell par des personnalités de leur bord. Dans 1 1 milieux ouvriers, on considère la déno ■ : dation de l'Union sacrée comme un si^. i ; d'alarme pour empêcher que nV ^a' ~- f i luttes qui paraissent imminentes entre •. parti ouvrier et le gouvernement brila i | nique.. >- Londres, 24 juin : e Interviewé par un rédacteur de l'Agence i- Reuter, M. Henderson a dit que le refus du :s gouvernement britannique d'accorder des pas-i- seports à M. Troelstra provoquera une déception au Congrès puvrier qui va s'ouvrir. Il est absurde de prétendre que M. Troelstra soit germanophile; il est partisan de l'Internatlo-;- nale qui, dans les circonstances les plus diffl-t- ciles, a toujours observé une neutralité par-s faite vis-à-vis des divers groupes belligérants. Londres, 24 juin : L'Agence Reuter annonce l'arrivée de M. Brantlng, le chef socialiste suédois, venu à Londres assister au Congrès du Labour Praty. *** Dublin, 24 juin : j La police a saisi 40,000 tonnes de cartouches ^ qu'on devait passer en contrebande en Irlande _t en les déclarant comme céréales. e *** is Copenhague, 25 juin ; î- Le « Soziaidernoicraten » discute en détail, depuis quelque temps déjà, la question de la paix et ne cesse de faire ressortir que ce sont maintenant les socialistes anglais x qui emboîtent le pas aux pacifistes. £ Le journal danois publie aujourd'hui des déclarations de M. Stauning, qui dit que le parti socialiste danois s'est tenu en contact avec les socialistes anglais, français et bel-ges et qu'il a constaté avec satisiaction que r" les socialistes anglais conviennent de l'opportunité d'une conférence internationale et désirent que les neutres fassent en sorte qu'elle se réunisse sans tarder. Beaucoup J1 sont d'avis, affirme M. Stauning, qu'on a ■s laissé passer le moment favorable en 1917. M. Stauning a ajoute : — Il y a quelques jours, j'ai reçu de M. g Thomas, do Paris, un télégramme disant é qu'il est possible d'échanger des vues personnelles, et je ne doute pas que des tentatives sérieuses ne soient entamées. » Au sujet du Congrès socialiste qui va se 2_ tenir à Londres, M. Stauning es Lime que >s l'on y discutera ent-re autres la question d'une conférence internationale. Les négo-il; dations de M. Troelstra avec les socialistes allemands sonî conformes aux désirs des it socialistes anglais, qui pourront ainsi con-u naître l'avis des socialistes allemands. Au sujet des prévisions de paix, M. Stauning estime que la situation s'est aggravée depuis l'an dernier, car le parti militaire est i- devenu plus fort. it »** > Brunswick, 24 juin : De violentes tempêtes de neige ont sévi dimanche dans la Harz ; sur le Brocken, la neige a atteint à certains endroits plusieurs pieds. ~ Vienne, 25 juin : Un Conseil de la Couronne, auquel assis-teront tous les membres du Cabinet von 3' Seidler, se tiendra cet après-midi sous la présidence de i'Empereur. . On estima généralement que tous les par-® tis seront d'accord pour confier à M. Ban-hans, ministre des chemins de fer, la constitution du nouveau ministère, qui serait un cabinet de transition. îs >r Vienne, 23 juin : è- En exécution de la décision du Conseil de3 ouvriers, les députés au Reichstag Hanusch et Sover, ainsi que le rédacteur en chef du journal Ar'oeiterzeitung, se sont rendus auprès du ministre des affaires extérieures pour lui exposer les desiderata* ouvriers en matière d'alimentation et l'entretenir de la question de la . ^ paix. L1' Sur ce dernier point, ils exprimèrent le désir de voir conclure dans le plus bref délai une J" paix par conciliation en même temps que le rn gouvernement prendrait l'initiative de la con- stitution d'une Ligue des Peuples. 'u Le comte Burian répondit au sujet du ravi->s taillement que le gouvernement ne néglige au-'e cun effort pour approvisionner le pays et que, it dans ce but, les alliés de l'Autriche so sont s- montrés très dévoués à son égard. Il n'y a plus que quelques rudes journées à passer, les récoltes étant prêtes à être rentrées. En ce qui concerne la question de la paix, le la politique de la monarchie n'a pas subi de lu changements. La guerre dans laquelle elle est s- engagée est exclusivement une guerre de dé-îr fense. Le gouvernement ne voudrait pas faire x. durer la guerre une heure de plus pour des raisons de conquête ou pour la poursuite de buts impérialistes. Si les adversaires veulent causer de la paix, ils trouveront toujours r- l'Autriche prête à leur servir de réplique et à n- entamer des négociations qui puissent ame-tt ner une paix honorable pour les deux parties, s. Le gouvernement de Vienne est partisan de la création d'une Confédération des Nations, de la limitation des armements, et se déclare prêt à tout entreprendre pour rendre la guerre ïe impossible dans l'avenir. it — Nous ne négligerons rien, conclut le ?e comte Burian, qui puisse rendre possible l'ou-et verture des négociations de paix et n'atten-?s dons qu'un moment favorable pour entamer les pourparlers. Comme, en ce moment, nos adversaires se montrent peu disposés à entrer en composi-îe tion avec nous, partant, il est de notre devoir y de nous défendre et d'éviter tout ce qui pour-r- ralt être interprété par nos ennemis comme n- un signe de faiblesse. Nous espérons ccpen-'it dant pouvoir offrir au peuple autrichien, qui a- s'est sacrifié au cours de cette guerre, la paix ti- honorable et durable à laquelle il a incontesté tablement droit... » à ai Jassy, 24 juin : as Le Journal Arena annonce que M. Carp prononcera un discours à l'occasion de la ratifl-te cation du traité de paix conclu avec les Puis-e, sances centrales. Ce discours sera un réquisi-la toire sévère contre toute la politique libérale depuis 1914 jusqu'à la démission de M. Bra-al tianu. M. Carp demandera au Parlement la ec mise en accusation du gouvernement de 1916. ;n Sofia, 24 juin : Le nouveau Cabinet est composé comme suit ; Présidence et affaires étrangères, M. Alexan-dre Malinof; intérieur, M. Tarkef; finances, °* M. Lipatschef; justice, M. Fadenhech; instruc-le tion publique, M. Kosturkof; guerre, lieute-à nant-général Sawof; commerce, M. Danailof; 5e agriculture, M. Madjarof; travaux publics, M. ie Muschanof ; chemins de fer, M. Mollof. é- _ ^ PETITES NOUVELLES IN MEMORIAM j1" On lit dans la Patrie Belge, paraissant à Pa-a ris : A l'invitation du Syndicat des Travail-LU leurs Belges, de nombreux démocrates s'é-ir taient réunis dimanche dernier, au Père-La-!X chaise, pour rendre hommage à la mémoire îr de trois grands disparus : Emile Royer, Léon Defuisseaux et Paul Janson. Cérémonie très simple et profondément tou-u* chante, sous un soleil aident. Au colombarium s- un brave mineur de Charleroi déposait une »it fleur rouge et une pensée symbolique sur les n- urnes de ces hommes qui consacrèrent leur e, vie à la démocratie. A l'endroit où sont les ts cendres de Royer, des discours ont été pro-?s noncés : Vincent Volkaert, au non du Syn-îs dicat des Travailleurs Belges et Tillemans, en îs langue flamande, ont parlé de la vie du dé-n- puté socialiste wallon; vie toute d'abnégation et de dévouement. Parmi les personnes présentes à cette réunion, signalons Georges Hu-le bin, député de Huy, des membres du Syndi-q- cat et de l'Union des Socialistes belges rési-, dant en France, Jean Steens, etc. CoBimaniqués Officiels Communiqué» de» Puissance» Centrales.! Berlin, 23 juin. — Officiel de ce midi : Théâtre de la Qverra A l'Ouest. Armées du feld-maréchal prince hiritiar Rupprecht de Bavière : l.a canonnade, modérée dans la journée,: est devenue plus violente le soir dans quelques secteurs. Les opérations de reconnaissance sont restées actives. Au sud de la Scarpe et sur la rive occidenlalc de l'Avre, nous avons fait des prisonniers. Armées du prince héritier allemand : Après une forte action d'artillerie, plusieurs compagnies ennemies ont attaqué sur la rive septentrionale de l'Aisne ; elles ont été repou-sséee par une contre-attaque. Armées du feld-maréchal duo Albrecht ds' Wiulemberg : Le nombre des prisonniers américains et français faits hier matin à l'est du Badon-villcr par la Iandwehr du Brandebourg eb de la Thuringe, s'élève à plus de 60. Le lieutenant Billik a remporté sa 20e victoire aérienne. Berlin, 24 juin. — Officiel du soir : Rien de noirveau à signaler des fronts de bataille. »*. Berlin, 25 juin. — Officie! : Nos sous-marins ont encore coulé sur le théâtre de la guerre septentrional, principalement dans la Manche, 17,500 tonnes brut de tonnage marchand ennemi. ,4c Vienne, 24 juin. — Officiel de ce midi : La situation créée par les inondations et les conditions cHmatériques nous ont engagé à évacuer le Monteflo et quelques secteurs d'autres positions conquises en combattant sur la rive droite de la Piave. Cette évacuation a été ordonnée il y a quatre jours déjà ; malgré les difficultés inhérentes à tout changement de rive, elle a été exécutée de telle sorte que nos mouvements sont restés complètement cachés h l'ennemi. Certaines des lignes déjà évacuées ont été hier l'objectif de l'artillerie italienne qui, à certains endroits, les a prises sous un feu roulant. L'infanterie ennemie ai aussi attaqué les tranchées que nous avions, abandonnées; elle a été repoussée par le feu de nos canons à longue portée. Berlin, 2Ï juin. — Officieux : Les constatations suivantes, faites du 27 mal su 3 juin par un corps d'armée allemand massé sur l'Aisne, montrent nettement combien peu de créance méritent les informations de la pressede l'Entente sur la prétendue supériorité numérique des Allemands sur le front de combat ; elîes prouvent, en outre, combien sont graves les pertes de l'ennemi. Pendant les sept jours don» il s'agit, c-as mr-ins de dix divisions française» d'infanterie et de cavalerie ont été mises en ligne dans le secteur détendu par notre corps d'armée ; a ces divisions, i! y ai encore lieu d'ajouter une brigade territoriale. Nous avons fait prisonniers 273 officiers et 10.802 hommes dans ce seul secteur. Dès le 31 mai, 1e haut commandement de l'année française a été forcé de retirer quatre divisions épuisées par le combat du srcleur situé en face de notre corps d'armées ; parmi ces divisions se trouvaient ia 2-3o division d'infanterie, dont les pertes en morts et en blessés s'élèvent ù GO p. c., et la 43e division d'inîantcrie, dont ic bataillon de chasseurs -n° 1 a été détruit le 28 moi et dont d'autres compagnies ne sont retournées qu'avec un effectif de 10 hommes. La grande dispersion des effectifs ennemis résulte du fait que pas moins de 12 î-L-glmenta de cinq différentes divisions françaises ont él-': signalés le 23 mai en face du corps allemand. Le 2 juin, la 2e division de cavalerie a perdu 70 p. c. de son effectif. Le 27 mal, nous avons capturé sans combat la 173e brigade territoriale. Communiqués des armées alliées Paris, 24 juin. — Officiel de 3 liétrres : Nous avons repoussé une tentative ennemie dans la région d'Antheuil. Entre la Marne et lieims, l'ennemi a attaqué de nouveau vers 11 heures du soir les positions italiennes de la montagne de Bligny. Après un vif combat, l'ennemi a été repoussé avec des pertes sérieuses. Des prisonniers sont restés entre les mains (les Alliés. Lutte d'artillerie assez active en Woevre et dans les Vosges. Rien à signaler sur le reste du front. Paris, 2-i juin. — Officiel de 11 heures : Une opération de détail nous a permis d'améliorer nos positions sur le plateau au nord de Le Port. Nous avons fait 170 prisonniers. Une contre-altaque ennemie immédiatement déclancliée a été repoussée. L'activité d» l'artillerie a été assez vive entre l'Aisne et la Marne. •*« Londres, 2J juin. — Officiel : Nous avons exécuté hier soir une heureusa opération au sud de Meteren ; nous avons tué un grand nombre de soldats allemands, lait 50 prisonniers et pris 10 mitrailleuses. Nous avons atteint tous nos buts et avancé notre ligne. Sur d'autres secteurs du front, nous avons infligé des pertes à l'ennemi et lait quelques prisonniers au cours d'attaques prononcées la nuit et d'engagements entre patrouilles. Des troupes françaises ont exécuté hier soir une heureuse attaque dans le secteur de Locre et fait quelques prisonniers. Par ailleurs, rien do spécial à signaler. Rome. 24 juin. — Officiel : La journée d'hier a couronné notre vie-' toire. Refoulé sur la Piave dans un secteur de plus -en plus étroit et bombardé sans relâche par notre artillerie et par nos avia-teuns, l'ennemi, après s'être maintenu désespérément pendant quelques heures, a commencé la nuit du 22 au 23 juin à se re--tirer 6ur la rive gauche de la Piave. Sa retraite, exécutée sous le feu meurtrier d« nos canons, a continué hier 60us la protection d'une violente action de mitrailleuses et de troupes de couverture ; celles-ci, talonnées par nos troupes et après une résistance acharnée, ont été refoulées. A l'exception d'un petit secteur situé près de Musillo, où le combat continue, le Montello et la rive droite de la Piave sont de nouveau en notre pouvoir. Jusqu'à présent, nous avons compté 4,000 prisonniers. Un» grande quantité d'armes et de matériel de guerre de tout genre est tombée entre nos mains. I^e nombre extraordinaire de soldats autrichiens tués qui jonchent le champ de bataille témoigne de la vaillance et de l'esprit de sacrifice dont l'ennemi a fait preuve. ENJTALIE Zurich, 2-i juin : L'entrée de Venise est subordonnée à une autorisation préalable du commandant de la place et du port. Cette autorisation n'est accordée qu'à ceux qui peuvent prouver la nécessité de leur voyage à Venise. Bâle, 24 juin : La police de Livourne vient d'arrêter le professeur Carlo Negro et le directeur d'école Hugo Foscolo, qui sont accusés d'avoir tenu des propos défaitistes à l'école. MércrcdS 26 Jain 1918 JOURNAL QUOTIDIEN — Le Numéro : 15 Centimes _ 5* Année. — R3e "3 205 rv. ...ntr^.TCf"!'.2om Bimi'iienrrFifl.zrc.,wi».<,lva ; 111 im i i 11 un \m i n i ■ m m mi'Mi 11 111 n i ni i r ■■ TT.WM&.vrv AV-JMUX'-JJf^I..AJBEP—3K3QWCT—B3a.ll l'iPW iairi'jà.tû.'T B— ..— ' . .

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This item is a publication of the title La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie belonging to the category Gecensureerde pers, published in Bruxelles from 1914 to 1918.

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